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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 15:49

France


- Iran : "Rien n'est définitivement acté", dit Fabius (Reuters) - "Plusieurs sujets sensibles n'ont pas encore été réglés".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/04/12/97001-20150412FILWWW00049-iran-rien-n-est-definitivement-acte-dit-fabius.php
"Le ministre français des Affaires étrangères n'exclut pas un éventuel rebondissement qui viendrait compromettre la signature définitive d'un accord sur le nucléaire iranien fin juin. [...] Un nouveau rebondissement venant compromettre la signature d'un accord définitif n'est "pas l'hypothèse la plus probable", estime Laurent Fabius dans une interview au Parisien Dimanche. "Mais on ne peut l'écarter", ajoute-t-il. "Plusieurs sujets sensibles n'ont pas encore été réglés. Par exemple, comment s'assurer que l'Iran ne se dotera pas d'un programme à dimension militaire ? A quel rythme lever les sanctions, et si l'accord n'est pas respecté, comment les rétablir ?"
Selon Laurent Fabius, les Iraniens pourraient aujourd'hui construire la bombe atomique en deux mois. L'accord définitif envisagé allongerait ce délai d'un an et permettrait aux grandes puissances de réagir le cas échéant, précise-t-il. La question se pose aussi de savoir comment le Congrès américain d'un côté, le Guide suprême iranien de l'autre, vont accueillir cet accord, juge le chef de la diplomatie française. "Cela fait encore beaucoup d'interrogations. On va donc plutôt vers un accord mais rien n'est définitivement acté", souligne Laurent Fabius."

- La France, meilleure alliée des puissances sunnites, Christophe Ayad (Le Monde) - "Paris n’a jamais caché son scepticisme envers les promesses iraniennes" ; "Son analyse, partagée par nombre de hauts responsables diplomatiques et militaires français, est que l’Iran n’est pas un facteur de stabilisation du Moyen-Orient".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/04/13/la-france-meilleure-alliee-des-puissances-sunnites_4614823_3218.html
"[...] Riyad vient de se lancer dans une guerre périlleuse au Yémen et ne cache pas son mécontentement après l’accord-cadre signé le 2 avril, à Lausanne, sur le programme nucléaire iranien. Dans les deux cas, la monarchie saoudienne se sent assiégée et menacée par les ambitions hégémoniques de l’Iran au Moyen-Orient.
Sur ces deux points, Laurent Fabius, qui était porteur d’un message du président Hollande, a cherché à rassurer ses hôtes [saoudiens]. Sur l’intervention saoudienne au Yémen, il a déclaré : « Il n’est pas acceptable que le pouvoir légitime soit destitué », ajoutant qu’une solution négociée avait sa préférence par rapport à la guerre. Pour les dirigeants français, l’opération saoudienne au Yémen est « légitime » : ils l’interprètent comme un « signal » envoyé à l’Iran afin de « ramener tout le monde à la table des négociations ».
Mais c’est surtout sur la question nucléaire iranienne que Paris a donné le plus de gages à son partenaire saoudien. Partie prenante de cette longue et difficile négociation au sein du groupe 5 + 1, qui regroupe les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et l’Allemagne, Paris n’a jamais caché son scepticisme envers les promesses iraniennes. Laurent Fabius, qui a négocié l’interminable contentieux Eurodif avec l’Iran et a dû faire face à la vague d’attentats de 1985-1986 lorsqu’il était premier ministre, a de bonnes raisons d’être dubitatif.
Son analyse, partagée par nombre de hauts responsables diplomatiques et militaires français, est que l’Iran n’est pas un facteur de stabilisation du Moyen-Orient. Pour le chef de la diplomatie française, comme pour François Hollande, l’Iran n’a cessé de faire la preuve de son appétit illimité : le Liban est désormais sous la coupe du Hezbollah chiite ; la Syrie de Bachar Al-Assad est plus que jamais dépendante de l’aide militaire iranienne ; l’Irak est dominé par des milices chiites encadrées et commandées depuis Téhéran ; quant au Yémen, il était en passe de tomber entièrement aux mains des houthistes, soutenus par l’Iran.
Or, fait-on remarquer à l’Elysée, au Quai d’Orsay et au ministère de la défense, ce ne sont pas les Iraniens, doublement minoritaires au Moyen-Orient du fait de leur identité perse et de leur affiliation chiite, qui vont régler les problèmes d’un monde arabe déchiré par les conflits et dominé par le sunnisme.
Il faut donc, estime-t-on à Paris, travailler avec les Arabes qui incarnent un sunnisme modéré – ou du moins officiel – comme l’Arabie saoudite et sa principale alliée, l’Egypte, c’est-à-dire les pays respectivement le plus riche et le plus peuplé du monde arabe, pour faire pièce à la menace djihadiste de l’Etat islamique (EI). Quitte à mettre en sourdine les critiques sur les droits de l’homme et la répression des Frères musulmans.
Tournant la page du quinquennat de Nicolas Sarkozy, durant lequel le Qatar – rival de l’Arabie et protecteur des Frères musulmans – fut le principal relais de la France dans le monde arabe, François Hollande a choisi de restaurer un ordre de préséance plus logique en choisissant pour partenaire privilégié l’Arabie saoudite, véritable chef de file du camp arabe sunnite. Ce faisant, il renoue avec la ligne diplomatique des années de la présidence de Jacques Chirac.
A l’inverse, Barack Obama a dilapidé une grande partie du crédit américain auprès de ses alliés saoudien et égyptien. D’abord en misant sur les Frères musulmans lors de leur bref passage au pouvoir en Egypte, de juin 2012 à juillet 2013. Ensuite, en ne mettant pas à exécution ses menaces de punir le régime syrien pour avoir franchi une « ligne rouge » en bombardant sa population à l’arme chimique en août 2013. Et enfin, et surtout, en faisant tout pour parvenir à un accord avec l’Iran sur son programme nucléaire.
Sur chacun de ces points, la France n’a pas changé de discours, mettant en garde contre tout risque de prolifération dans une région explosive. La France, comme l’Arabie saoudite, considère ainsi que l’accord final sur le nucléaire iranien doit prévoir une levée progressive et réversible des sanctions frappant l’Iran, tandis que Téhéran la veut immédiate et totale.
La fermeté française est largement appréciée à Riyad, où l’on s’estime trahi par Washington qui, sur ce dossier, n’a cessé de jouer « l’ambiguïté constructive ». Fort de son statut d’allié privilégié des Arabes, Paris entend capitaliser et pousser en avant sa prochaine initiative diplomatique sur le conflit israélo-palestinien, mais aussi ses grands contrats – notamment d’armement – et ses entreprises. Après la vente de vingt-quatre Rafale à l’Egypte en février et les premières livraisons, début avril, d’armes françaises à l’armée libanaise – sur financement saoudien (3 milliards de dollars au total) –, Paris espère vendre de nouveaux Rafale aux Emirats arabes unis, l’autre grand allié régional de l’Arabie saoudite."

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Gaza & Hamas

- Gaza : les ONG tapent du poing (AFP) - "Seuls 26,8% des fonds destinés à la reconstruction ont été débloqués".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/04/13/97001-20150413FILWWW00032-gaza-les-ong-tapent-du-poing.php

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Egypte

- Egypte : peines de prison à vie pour ceux qui creusent des tunnels vers Gaza (AFP)
http://fr.timesofisrael.com/egypte-peines-de-prison-a-vie-pour-ceux-qui-creusent-des-tunnels-vers-gaza/
"Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a publié dimanche un décret prévoyant une peine de prison à vie pour les personnes reconnues coupables d’avoir creusé ou utilisé des tunnels aux frontières du pays, en particulier vers la bande de Gaza.
Depuis la destitution en juillet 2013 du président islamiste élu Mohamed Morsi, l’armée a intensifié ses efforts pour détruire les tunnels reliant la péninsule du Sinaï (est), fief de groupes djihadistes, à l’enclave palestinienne. Elle affirme en avoir déjà détruit des centaines, tandis que les autorités établissent une zone tampon à la frontière pour empêcher l’infiltration d’activistes et la contrebande d’armes et de biens divers.
« Quiconque creuse, prépare ou utilise une route, un passage ou un tunnel sous-terrain dans des zones frontalières avec l’objectif d’établir une connexion avec une entité étrangère ou un État, ses citoyens ou ses habitants (…) risquera la prison à vie », affirme le décret publié au journal officiel. Toute personne au courant de telles activités et qui n’en avertissent pas les autorités encourront la même peine. La prison à vie en Egypte équivaut à 25 ans de détention.
L’Égypte soupçonne des activistes palestiniens de prêter main forte aux groupes armés égyptiens qui lancent régulièrement dans le Sinaï des attaques meurtrières contre les forces de sécurité depuis le début de la répression des partisans de M. Morsi après sa destitution. Pour elle, les tunnels avec Gaza servent notamment à faire passer des armes. Plus de 500 policiers et soldats ont été tués dans ces attaques, essentiellement dans le Nord-Sinaï, selon les autorités. [...]"

- Egypte : Un soldat abattu dans le Sinaï au lendemain d’attentats meurtriers (AFP) - "Un soldat égyptien a été tué et un autre blessé lundi dans le nord du Sinaï dans deux attaques séparées, ont indiqué des responsables de la sécurité au lendemain d’attentats meurtriers qui ont fait 14 morts".
http://fr.timesofisrael.com/deux-attaques-de-lei-contre-larmee-et-la-police-dans-le-sinai-14-morts/

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Syrie

- La descente aux enfers du camp palestinien de Yarmouk, Laure Stephan (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/04/13/la-descente-aux-enfers-du-camp-palestinien-de-yarmouk_4614834_3218.html
"Connu pour sa vitalité avant la révolte contre Bachar Al-Assad, Yarmouk, le plus grand camp palestinien de Syrie jusqu’en 2011, est devenu un tombeau. Symbole de l’inhumanité infligée par le régime syrien aux civils, soumis à un implacable siège depuis près de deux ans, ce faubourg, situé à sept kilomètres au sud de Damas, vit à l’heure des avancées de l’Etat islamique (EI), des retournements d’alliance au sein de la rébellion et de la peur d’une offensive majeure de l’armée syrienne. [...]
A Yarmouk, le groupe Aknaf Beït Al-Maqdess, émanation du mouvement islamiste palestinien Hamas, est le principal fer de lance de la résistance contre l’Etat islamique. Il contrôlerait une petite partie dans le sud-ouest du camp, alors que l’est serait sous la joug de l’EI et du Front Al-Nosra. Le nord du camp, lui, reste sous la coupe de groupes palestiniens prorégime, accusés par les habitants de Yarmouk d’affamer le camp au même titre que le pouvoir syrien. [...]"

- Why Palestinians in Yarmouk Are Unlucky, Khaled Abu Toameh (Gatestone Institute) - "mainly because they are being attacked and killed by Muslims, and not by Israel. An Israeli attack on the camp would have drawn worldwide condemnation and protests, with Palestinian and Arab leaders rushing to seek the intervention of the UN Security Council and the international community".
http://www.gatestoneinstitute.org/5527/palestinians-yarmouk-syria
"As Palestinians were being killed and beheaded by Islamic State terrorists in the Yarmouk refugee camp near Damascus over the past week, Palestinian leaders once again proved that delegitimizing and isolating Israel is more important than caring about their people.
After seven days of fighting, Islamic State is now in control of nearly 90% of the camp, which once used to be home to more than 150,000 Palestinians. The United Nations Relief and Works Agency for Palestinian Refugees (UNRWA) estimates that since the beginning of the civil war in Syria four years ago, the population of Yarmouk has dropped to 18,000.
Palestinian Authority (PA) and Hamas leaders have expressed deep concern over the Islamic State takeover of Yarmouk. Over the past week, these leaders issued daily statements strongly condemning the "massacres" in Yarmouk and calling for an end to the fighting. But they have stopped short of calling for an emergency meeting of Arab leaders to stop the attack on the camp.
PA President Mahmoud Abbas decided earlier this week to dispatch senior PLO representative Ahmed Majdalani to Syria for talks aimed at ending the crisis and saving the lives of the camp residents. In some parts of the West Bank and Gaza Strip, Palestinian activists held sit-in strikes and small rallies in protest against the "heinous crimes" perpetrated by Islamic State against Palestinians in Yarmouk. But the decision to dispatch the PLO official to Syria and the limited protests in the West Bank and Gaza Strip are unlikely to help the Palestinians in Yarmouk. Nor will they deter Islamic State terrorists from proceeding with their crimes.
The Palestinians in Yarmouk are unlucky, mainly because they are being attacked and killed by Muslims, and not by Israel. An Israeli attack on the camp would have drawn worldwide condemnation and protests, with Palestinian and Arab leaders rushing to seek the intervention of the UN Security Council and the international community. The Palestinians in Yarmouk are unlucky because their leaders in the Palestinian Authority and Hamas are still busy fighting each other over power and money. This is a power struggle that has been going on since Hamas drove the PA out of the Gaza Strip in the summer of 2007.
They are also unfortunate because Palestinian leaders seem to have other things on their minds, such as proceeding with the campaign to isolate and delegitimize Israel in every possible international forum. For PA leaders, the desire to punish Israel is stronger than the will to save the lives of thousands of Palestinians being killed by the Islamic State and starved by the Syrian army, which has been besieging Yarmouk for more than 700 days. Instead of devoting their energies and efforts to stop the massacres in Yarmouk, Palestinian Authority officials were busy during the past week preparing a new draft resolution to be submitted to the UN Security Council, establishing a timeline for ending Israeli "occupation." [...]
Were the Palestinian leaders to invest 10% of their anti-Israel efforts to help their people in Yarmouk and the Gaza Strip, the Palestinians would be in a much better situation today. However, these leaders are obviously determined to remain obsessed with Israel at the same time as they continue to bury their heads in the sand about ISIS's slaughter of their people.
Summing up the state on apathy toward the suffering of the Palestinians in Syria, Ashraf al-Ajrami, a former PA minister, remarked: "The Palestinian situation is at its worst phase. The PLO has lost the ability to move and defend the Palestinians in all places. The various Palestinian factions are incapable of forming a Palestinian force to protect the refugees. The Palestinian leadership is also incapable of ending the division between Fatah and Hamas. All that is left for us to do is to howl, slap and cry"."

- Where is Muhammad Durrah of Yarmuk camp?, Ksenia Svetlova (Member of Knesset and an expert on Arab affairs)
http://www.i24news.tv/en/opinion/67200-150410-where-is-muhammad-durrah-of-yarmuk-camp
"[...] Some websites, newspapers and magazines do publish updates about the situation in Yarmuk – an informal camp that used to house over 14,5000 Palestinian refugees until recently, but no sports games was interrupted by breaking news from Yarmuk, no head of state rushed to gather a conference on the matter, no Arab league or OIC gathering took place anywhere, no mass demonstration of solidarity took place in Cairo, Paris, London, Amman, Rabat, Tunis or any other city. And although during the last two years more than 1,000 Palestinians were murdered in Yarmuk, among them many children and teenagers, the world didn't hear of even one name of a victim, a name that would enter our collective memory like Muhammad Durrah, a 12 years old from Gaza that was killed during a gun battle in the second day of the second Palestinian Intifada. Until now when one googles the name Muhammad, the name of Muhammad Durrah comes first. Newborns were called after him, some businesses adopted the name of the fallen boy. The whole world and especially the Arab world felt a surge of anger and solidarity with the suffering of the Palestinians at that moment. [...]
What happened with the solidarity with those who suffer in Yarmuk and why didn't it translate to wide protests against brutality and murder? In fact, why until this very moment not a single significant protest against IS took place in an Arab or European capital? [...] There is no lack of footage from Yarmuk, the telephone lines still work so the logical consequence is that Palestinians are only important to political actors when they suffer in Gaza or West Bank. Nahar al-Bared in Lebanon that was razed in 2007 or al-Yarmuk in Syria that was thrown by Assad's forces to IS as it was a bone to a dog. [...]"

- Syrie : le régime bombarde une école à Alep et tue cinq enfants (AFP) - "L'aviation militaire a bombardé une école dans l'est de la ville d'Alep, tuant cinq enfants, trois maîtresses d'école et un homme".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/04/12/97001-20150412FILWWW00057-syrie-le-regime-bombarde-une-ecole-a-alep-et-tue-5-enfants.php

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Monde arabe

- No Jews, No News: 400 kids killed or injured by Saudi airstrikes (Elder of Ziyon) - "Did you miss the massive rallies in European capitals against "indiscriminate airstrikes" and "disproportionate response"? At this time, hundreds of people have been killed in Yemen from airstrikes, including many civilians killed every day, versus 3 Saudis. I haven't seen any scorecards in the media comparing the two numbers either".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/04/no-jews-no-news-1-400-kids-killed-or.html

- VIDEO: ISIS cartoon depicts 'beheading' of 'mule of the Jews' Obama (JP) - "In the video, a character based on the real-life "Jihadi John" is about to execute a whimpering Obama, "the mule of the Jews"."
http://www.jpost.com/Middle-East/WATCH-ISIS-cartoon-depicts-beheading-of-Obama-396844

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Iran

- Poutine lève l'interdiction de livrer à l'Iran des missiles S-300 (AFP) - "L'ancien président russe Dmitri Medvedev avait interdit en 2010 la livraison de ces missiles à l'Iran -un contrat critiqué par les Occidentaux et Israël-, en application de la résolution 1929 de l'ONU sanctionnant Téhéran pour son programme nucléaire controversé".
https://fr.news.yahoo.com/poutine-l%C3%A8ve-linterdiction-livrer-%C3%A0-liran-missiles-s-125300361.html
- Putin ends ban on delivery of S-300 missile system to Iran (Haaretz) - "In recent years, Russia did not supply Iran with the advanced missile system, due in part to Israeli and American requests. Had the advanced missile system been delivered to Iran, it would have made an Israeli strike against Iran's nuclear facilities much harder".
http://www.haaretz.com/news/middle-east/1.651565

- L’Iran tenterait de livrer des missiles sol-air aux Houthis (Times of Israel) - "Les États-Unis soupçonnent que l’Iran tente de fournir aux rebelles houthis au Yémen des missiles sol-air et un destroyer américain a récemment accosté en mer Rouge un navire battant pavillon panaméen pensant qu’il convoyait de telles armes destinées au pays déchiré par la guerre".
http://fr.timesofisrael.com/liran-tenterait-de-livrer-des-missiles-sol-air-aux-houthis/

- L’accord sur le nucléaire iranien est «une farce», Eric Leser (Slate)
http://www.slate.fr/story/100243/nucleaire-iran-accord-farce
"Après les autocongratulations ayant suivi l’annonce d’un accord de principe entre les grandes puissances et l’Iran sur le contrôle de son programme nucléaire, les doutes ne cessent de grandir sur la réalité des engagements pris. Car l’accord de principe, non signé, auquel tenait tant l’administration américaine, n’est pas du tout le même selon les versions rendues publiques à Washington, Téhéran et Paris. Le site The Atlantic se demande même s’il y a bien un accord et il n’est pas le seul média à se poser cette question.
Le New York Times pointe les différences considérables, qui portent sur des questions essentielles, entre ce que présente d’un côté la diplomatie américaine et Barack Obama et de l’autre les dirigeants de la République Islamique. Pour ajouter à la confusion, la France a même une troisième version de l’accord.
Selon le document rendu public par Washington «l’Iran a accepté de réduire son stock d’uranium enrichi [de 10 000 tonnes] à 300 kilos, un engagement qui n’est pas mentionné par la version de l’accord rendue publique par l’Iran…», écrit le New York Times. De la même façon, Téhéran évoque un développement de la coopération nucléaire entre l’Iran et les six puissances qui ont négocié l’accord et cela comprend «la construction de centrales nucléaires et de réacteurs de recherche… Cette coopération potentielle n’est pas mentionnée par le document américain». Le document américain affirme que l’Iran «ne pourra pas utiliser ses centrifugeuses les plus avancées pour produire de l’uranium pendant au moins 10 ans. Et pendant ce laps de temps, l’Iran pourra conduire des recherches «limitées» sur les centrifugeuses. Dans la version iranienne, le mot «limité» n’existe pas».
La différence la plus flagrante porte sur la question essentielle de la levée des sanctions qui pèsent lourdement sur l’économie iranienne et la popularité du régime et l’ont contraint à négocier. «Selon le texte iranien, quand l’accord sera mis en place, les sanctions seront immédiatement levées. Pour les officiels américains, il s’agit en revanche d’une levée étape par étape...». Hassan Rouhani, le Président iranien, a été très clair : «il n’y aura pas d’accord tant que les sanctions n’auront pas été levées».
La version française apporte d’autres éléments. Elle confirme d’abord que l’Iran «sera autorisé à continuer la recherche et développement sur les centrifugeuses avancées de type IR-4, IR-5, IR-6 et IR-8, ces dernières pouvant enrichir l’uranium a un rythme 20 fois supérieur aux centrifugeuses utilisées aujourd’hui en Iran de type IR-1». Des précisions que la version américaine de l’accord n’évoque pas. Le document français indique aussi que l’AIEA (Agence internationale pour l’énergie atomique) aura la possibilité d’effectuer des visites de sites suspects en Iran «à tout moment et n’importe où», les versions américaine et iranienne étant beaucoup plus floues.
Pour David Horovitz, le fondateur de Times of Israël, rien n’est clair dans cet accord qu’il qualifie de «farce». «Les sanctions économiques seront-elles levées par étapes en fonction de la mise en place par l’Iran des accords ou au moment ou l’accord sera signé ? Ce n’est pas clair. Y-aura-t-il des inspections à tout moment et en tout lieu de tous les sites suspects nucléaires civiles et militaires ? Ce n’est pas clair. L’Iran sera-t-il contraint de transférer à l’étranger l’essentiel de son stock d’uranium enrichi ? Ce n’est pas clair. L’Iran aura-t-il la possibilité de continuer la recherche et développement de centrifugeuses sophistiquées pour accélérer le processus de fabrication d’une bombe ? Ce n’est pas clair.»
Comment accorder alors du crédit aux promesses de Barack Obama et John Kerry se félicitant d’un progrès «historique» qui éloigne la perspective d’un Iran doté de l’arme nucléaire et apporte de la stabilité au Moyen-Orient ? Henry Kissinger et George Shulz, deux anciens Secrétaires d’Etat américains, sont tout aussi sceptiques dans une tribune conjointe publiée par le Wall Street Journal. «Négocier l’accord final [prévu avant la date butoir du 30 juin] s’annonce particulièrement difficile. Pour une raison, aucun texte officiel n’a été publié pour le moment. Le soi-disant accord de principe est une interprétation américaine unilatérale. Certaines de ses clauses ont été qualifiées par le principal négociateur iranien de "baratin"…».
Henry Kissinger et George Shulz considèrent en outre que parier, comme le fait Barack Obama, sur un comportement rationnel des acteurs au Moyen-Orient est extrêmement risqué. «Les modes de pensée passés dans le domaine de la stratégie nucléaire assumaient l’existence d’acteurs étatiques stables. Parmi les puissances nucléaires, les distances géographiques, l’importance des programmes et les considérations morales rendaient des attaques surprises inconcevables. Comment cette doctrine s’applique-t-elle dans une région ou l’utilisation d’affidés non gouvernementaux est courante, les structures étatiques sont menacées et la mort dans le cadre du djihad est un accomplissement ?»
Même Barack Obama a reconnu implicitement les limites de l’accord «historique» en faisant une gaffe lors d’une interview à la chaîne de télévision publique américaine NPR. Il a admis que même si l’Iran respecte les engagements pris «rien ne l’empêchera de se doter dans dix ans, à l’issue de l’accord, et en très peu de temps de l’arme nucléaire…». Le Département d’Etat a tenté de limiter les dégâts et expliqué ensuite que le Président avait été «confus»."

- Snap back? Not so fast. Sanctions provisions still a big issue for the Iran nuclear deal (AP) - "many questions remain, including what would happen if two or more countries object. Russia and China have traditionally opposed almost all U.N. sanctions measures".
http://www.usnews.com/news/world/articles/2015/04/09/snap-back-not-so-fast-sanctions-a-big-issue-in-nuke-talks
"[...] "If Iran violates the deal, sanctions can be snapped back into place," Obama declared last week. He went further this week, saying that restoring the international sanctions would not require consensus among U.N. Security Council members. And Energy Secretary Ernest Moniz, who helped seal last week's pact, insisted "no one country could block the snapback."
That assertion rests on an informal compromise reached at the talks in Lausanne, Switzerland, to bypass the typical U.N. Security Council process if Iran breaks the agreement. Normally in that body, any one of the five permanent members — the U.S., Britain, France, Russia and China, which are all party to the Iran negotiations — can veto resolutions. But many questions remain, including what would happen if two or more countries object. Russia and China have traditionally opposed almost all U.N. sanctions measures, and, perhaps tellingly, neither country's foreign minister was present when the April 2 framework was unveiled. [...]
One idea would put the burden on the U.N. Security Council. Rather than voting to re-impose sanctions, it would have to vote to stop the automatic re-imposition, officials said. Or, an extraordinary procedure could be created with the permanent, veto-holding members voting by majority. Russia and China are unlikely to accept any process that sees them sacrifice their veto power. And they could block any plan with Iran that would leave them powerless to stop majority votes by the U.S. and its European allies. [...]
Questions are everywhere. In the buildup to the framework, French officials questioned if the U.N. sanctions could be snapped back into place at all. They suggested the U.N. penalties be kept in place for years. In Congress, lawmakers threatening to get involved in Obama's diplomacy are concerned as well. Sen. Ben Cardin, the Senate Foreign Relations Committee's top Democrat, is among those asking about snapback sanctions.
"Undertaking the 'snapback' of sanctions is unlikely to be as clear or as automatic as the phrase implies," former Secretaries of State Henry Kissinger and George Shultz said in a joint opinion piece in The Wall Street Journal. "Restoring the most effective sanctions will require coordinated international action," they wrote. With commercial interests and popular opinion swaying some countries against a prompt snapback, any U.S. attempt at forcing such a move "risks primarily isolating America, not Iran"."

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Europe

- Manifestation pour l'expulsion d'Israël de la FIFA les 28 et 29 mai à Zürich (L'Equipe)
http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Manifestation-pour-l-expulsion-d-israel-de-la-fifa-les-28-et-29-mai-a-zurich/550718
"L’association EuroPalestine, partie prenante de la campagne internationale Carton Rouge à l’apartheid, qui demande l’expulsion d’Israël de la FIFA, appelle à une manifestation les 28 et 29 mai à Zürich, à l’occasion du congrès de la FIFA. «Le dossier noir de la Fédération israélienne est lourd, et notre demande est plus que légitime, car malgré notre patience, les efforts conduits en interne à la FIFA, rien n’a avancé et nous n’avons d’autre choix que d’exposer le problème à l’assemblée mondiale à Zürich», a expliqué Djibril Rajoub, le président de la Fédération palestinienne.
Il y a deux semaines, ce dernier avait indiqué qu’il allait demander à la FIFA de suspendre Israël lors du prochain congrès de l’instance fin mai. Il accuse Israël d’entraver les activités liées au football en Palestine, notamment en imposant des restrictions dans les déplacements des athlètes palestiniens entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, ou encore en contrôlant les équipements sportifs importés sur le territoire palestinien ainsi que les équipes et les athlètes étrangers qui s'y rendent."

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