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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 22:48

France


- Non-lieu requis dans l'enquête sur la mort de Yasser Arafat (Le Figaro) - "Le parquet de Nanterre, dont trois juges étaient saisis de cette enquête, a finalement «rendu un réquisitoire définitif aux fins de non-lieu» dans ce dossier où aucune mise en examen n'a été prononcée".
http://www.lefigaro.fr/international/2015/07/21/01003-20150721ARTFIG00231-non-lieu-requis-dans-l-enquete-sur-la-mort-de-yasser-arafat.php

- Entretien avec Pierre-André Taquieff (Marianne, 17 juillet 2015) - "Depuis la disparition du IIIe Reich, la haine des juifs ne s'idéologise plus sur la base de la vision racialiste du « sémitisme » comme menace, mais sur celle du « sionisme » fantasmé comme une superpuissance mondiale et occulte".
http://www.cicad.ch/fr/anti-semitism-news/les-mots-qui-tuent-par-pierre-andré-taguieff.html
"- Marianne : II y a treize ans, vous avez publié la Nouvelle Judéophobie. Votre essai pointait une haine des juifs émergente, alors largement sous-estimée par les élites. Comment le phénomène antisémite a-t-il évolué depuis lors ?
- Pierre-André Taquieff : Le diagnostic que j'avais dressé fin 2001 dans la Nouvelle Judéophobie [essai publié en janvier 2002] est largement confirmé. J'y avais notamment identifié l'émergence, à côté des formes persistantes mais résiduelles du vieil antisémitisme nationaliste d'extrême droite fixé sur la figure mythique du « juif international » conspirant contre les peuples, d'une configuration antijuive inédite, située au point de confluence des mobilisations islamistes et des mouvements antisionistes radicaux d'extrême gauche, instrumentalisant l'antiracisme et l'antifascisme pour diaboliser le «sionisme »et délégitimer Israël. Le terme d'« antisémitisme » est impropre pour désigner cette configuration antijuive nouvelle, qui ne repose pas sur une vision raciale et répulsive des « Sémites », mais sur la démonisation des « sionistes ».
- Assiste-t-on à la radicalisation, dans des franges entières de l'opinion française, d'un rejet des juifs ? Est-il dès lors valide, pour caractériser ces attitudes, de refuser de recourir à la notion d'antisémitisme ?
- P.-A.T. : Pourquoi donc tenir à ce point au mot « antisémitisme », forgé dans les années 1870 pour marquer l'apparition d'une nouvelle forme d'hostilité à l'égard des juifs fondée non plus sur la religion mais sur la « théorie des races », à une époque où les doctrines racialistes sont jugées désuètes et condamnées d'une façon consensuelle ? Depuis la disparition du IIIe Reich, la haine des juifs ne s'idéologise plus sur la base de la vision racialiste du « sémitisme » comme menace, mais sur celle du « sionisme » fantasmé comme une superpuissance mondiale et occulte.
On peut reconnaître une validité au terme d'« antisémitisme » pour renvoyer à la forme dominante de la Judéophobie observable de la fin des années 1870 au milieu des années 1940. Stricto sensu, le mot «antisémitisme » signifie « racisme dirigé contre les juifs ». Or, les nouveaux ennemis des juifs, dans leur majorité, ne se réclament pas du « racisme », mais, rhétoriquement, de l'« antiracisme ». Parallèlement, lorsqu'ils se réfèrent à des motifs religieux, les judéophobes contemporains puisent de moins en moins dans le christianisme et de plus en plus dans l'islam.
Plutôt que de parler de « nouvel antisémitisme » (comme plusieurs auteurs le font depuis le début des années 1970), je juge préférable de parler, pour éviter certaines équivoques, de « nouvelle Judéophobie » ou de « nouvelle configuration antijuive », dont le noyau dur est constitué par l'antisionisme radical et démonologique. [...]
- Au sujet du 11 janvier, vous formulez ce jugement hétérodoxe : « Le droit de vivre des juifs sortait du champ de vision des universalistes républicains, qui ne trouvaient pas en lui une raison suffisante de manifester. » N'est-ce pas un peu sévère ?
- P.-A.T. : Je me suis contenté de constater le fait, peut-être en forçant le trait. Quelques millions de Français se sont mobilisés avant tout contre une forme de terrorisme visant un hebdomadaire satirique de gauche érigé en symbole de la liberté d'expression. Or, non seulement cette « marche républicaine » n'a guère attiré les jeunes issus de l'immigration, mais on a pu observer un contraste entre la large mobilisation populaire en hommage à Charlie Hebdo, érigé pour l'occasion en symbole de la France voltairienne ou « républicaine », et la modeste mobilisation, à dominante juive, pour honorer la mémoire des victimes juives du djihadiste Coulibaly. Derrière la façade du « grand rassemblement républicain » et l'écran de la « France unie », j'ai perçu l'existence d'une terrible hiérarchisation implicite, fondée sur le partage entre des victimes dotées d'une valeur universelle (en tant que symboles de la liberté d'expression) et des victimes réduites à leur identité particulière, ethnique ou religieuse, les victimes juives. [...]"

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Gaza & Hamas

- Comment le Hamas s’approvisionne pour les roquettes et les tunnels ? A travers Israël, Avi Issacharoff (Times of Israel)
http://fr.timesofisrael.com/comment-le-hamas-sapprovisionne-pour-les-roquettes-et-les-tunnels-a-travers-israel/
"[...] les matériels vitaux à l’industrie des tunnels passent en contrebande d’Israël vers la bande de Gaza à travers le point de passage de Kerem Shalom. Il y a du matériel à double usage, du matériel illégal à l’importation qui était caché dans des cargaisons de provisions. Du matériel pour la construction de roquettes a également été importé vers la bande de Gaza à travers Israël de cette manière.
Creuser des tunnels nécessite, en plus des travailleurs et de quelques pelles, des cables en acier. Des tonnes de cables en acier. Et des moteurs, des poulies, des batteries, des panneaux en béton et en bois, des palettes de métal et différents produits chimiques. Dans le même temps, la construction de roquettes nécessite des électrodes, des matériaux explosifs, du carburant pour les roquettes entre autres éléments. Le Hamas réussissait à importer tous ces éléments dans le bande de Gaza jusqu’à tout récemment, non pas à travers les tunnels du Sinaï ou par la mer, mais depuis Israël via Kerem Shalom.
L’effort intensif de l’Egypte pour lutter contre la contrebande à la frontière avec Gaza et en mer au large de la côte de Rafah avait poussé le Hamas à chercher d’autres solutions pour continuer à approvisionner son industrie et son aile militaire en général. Une des solutions que le Hamas a trouvées était de faire passer en contrebande plusieurs matériels et des produits à double usage depuis Israël.
Les produits dont il avait besoin passaient pour des composants d’équipements civils, mais pouvaient facilement être réutilisés pour la fabrication d’armes et le creusage de tunnels. Alors le Hamas a mis en place toute une hiérarchie de fonds et de personnel pour acheter et faire l’acquisition en Israël et dans la bande de Gaza. [...]"

- Gaza : la centrale électrique à l’arrêt après un différend entre le Hamas et l’AP (AFP) - "L’unique centrale électrique de la bande de Gaza est de nouveau à l’arrêt à cause d’un différend entre le Hamas au pouvoir dans l’enclave et l’Autorité palestinienne qui lui réclame des taxes sur le carburant, a indiqué mardi l’Autorité de l’énergie à Gaza".
http://fr.timesofisrael.com/gaza-la-centrale-electrique-a-larret-apres-un-differend-entre-le-hamas-et-lap/

- Les Palestiniens libérés dans l’accord Shalit ont tué 6 Israéliens depuis 2014 (Times of Israel) - "L’arrestation d’agents du Hamas derrière l’attaque terroriste mortelle en Cisjordanie le mois dernier rappelle le prix des échanges de prisonniers".
http://fr.timesofisrael.com/les-palestiniens-liberes-dans-laccord-shalit-ont-tue-6-israeliens-depuis-2014/

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"Processus de paix"

- Matteo Renzi : les Palestiniens doivent « reconnaître la réalité » de l’Etat juif (Times of Israel)
http://fr.timesofisrael.com/renzi-les-palestiniens-doivent-reconnaitre-la-realite-de-letat-juif/
"Le Premier ministre italien Matteo Renzi a déclaré mercredi à la Knesset qu’il prévoit d’appeler les Palestiniens à reconnaître Israël comme un état juif. Renzi s’est exprimé devant le parlement israélien lors de sa visite en Israël, avant un arrêt à Bethléem pour rencontrer les dirigeants palestiniens. Il a déclaré au législateur israélien qu’il a l’intention de dire aux Palestiniens que « reconnaître Israël est reconnaître la réalité ». Renzi était en visite en Terre Sainte our rencontrer les dirigeants israéliens mardi et mercredi avant une rencontre avec le Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, prévue pour jeudi.
« La paix sera seulement possible avec deux états pour deux peuples », a déclaré Renzi à la Knesset, « et seulement si la sécurité est garantie pour les deux peuples, avec le droit des Palestiniens à l’auto-détermination et le droit de l’état nation du peuple juif à la sécurité ». « La paix signifie que les Palestiniens auront leur état nation et le Juifs auront leur état nation, a déclaré Renzi. Reconnaître Israël signifie reconnaître la réalité… L’existence de l’Etat d’Israël n’est pas un geste de la communauté internationale après l’Holocauste, mais un fait qui date d’un accord international de centaines d’années… Israël existe malgré l’Holocauste pas en vertu de l’Holocauste. » [...]
Renzi a également déclaré que des mouvements appelant au boycott des produits israélien « trahissent leur propre futur ». L’Italie « sera toujours en première ligne des forums européens et internationaux contre toutes les formes stériles et stupides de boycott », a-t-il déclaré sur l’estrade de la Knesset. [...]"

- PA honors murderers of civilians (PMW) - "The Palestinian Authority continues to present murderers as heroes to the Palestinian public. One of the two killers who murdered four worshippers in a synagogue with butcher's knives and guns and later a policeman last November in West Jerusalem, was honored as a "Martyr" in recent reports in the official PA daily Al-Hayat Al-Jadida and WAFA, the official PA news agency".
http://www.palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=15263

- Compilation of videos from PMW report on PA education (Vidéo 15mn) - désespérant.
https://www.youtube.com/watch?v=jBA0ayR5Ogk

- Why Palestinians Cannot Make Peace with Israel, Khaled Abu Toameh (Gatestone Institute) - "Palestinian Authority leaders who accuse Israel of "war crimes" and "genocide" are certainly not preparing their people for peace".
http://www.gatestoneinstitute.org/6142/palestinians-peace-israel
"There are two main reasons why Palestinians will not sign a real and meaningful peace agreement with Israel -- at least not in the foreseeable future. The first is a total lack of education for peace. The second is related to the absence of a leader who is authorized -- or has the guts -- to embark on such a risky mission.
Americans and Europeans who keep talking about the need to revive the stalled peace process in the Middle East continue to ignore these two factors. They continue to insist that peace is still possible and that the ball is in Israel's court. The Americans and Europeans fail to acknowledge that in order to achieve peace, the leaders must prepare their people for compromise and tolerance.
In fact, it is inaccurate to say merely that Palestinian leaders have failed to prepare their people for peace with Israel. Instead, one should say that the Palestinian leadership has long been inciting its people against Israel to a point where it has become almost impossible to talk about any form of compromise between Israelis and Palestinians.
Since its inception in 1994, the Palestinian Authority (PA) has devoted most of its energies and propaganda to delegitimizing and isolating Israel. Ironically, this incitement continued even as the PA was negotiating with Israel in an attempt to reach a peace agreement.
If you want to make peace with Israel, you do not tell your people every now and then that the Western Wall has no religious significance to Jews and is, in fact, holy Muslim property.
You cannot make peace with Israel if you continue to deny Jewish history or links to the land. Take, for example, what the PLO's Hanan Ashrawi said in response to statements made by President Barack Obama, in which he acknowledged Jewish history. "Once again, he [Obama] has adopted the discourse of Zionist ideology," she said. "He adopted it when he came to this region, speaking about the Jews' return to their land, and that this is a Jewish state."
You will never be able to make peace with Israel if you keep telling your people and the rest of the world that Zionism was created in order to implement the Jewish project of world domination. This is what the Palestinian Authority ambassador to Chile, Imad Nabil Jadaa, said at a conference on Israeli-Palestinian peace in Santiago.
It will be impossible to make peace with Israel at a time when the Palestinian Authority is telling its people that Jews use wild pigs to drive Palestinian farmers out of their fields and homes in the West Bank. This is what PA President Mahmoud Abbas told a pro-Palestinian conference in Ramallah.
According to the PA, Jews have also used rats to drive Arab residents of the Old City of Jerusalem out of their homes. The official Palestinian news agency, Wafa, which reports directly to Abbas's office, claimed in a dispatch that, "Rats have become an Israeli weapon to displace and expel Arab residents" of the Old City of Jerusalem. The agency reported: "Settlers flood the Old City with rats... they release the rats to increase the suffering of the [Arab] residents and force them to evict their homes and leave the city."
These messages are being sent to Palestinians not only by Hamas, but also by the Western-funded Palestinian Authority, which happens to be Israel's "peace partner." The messages are being sent to Palestinians through the mosques, media and public statements of Palestinian leaders.
This is in addition to the PA's worldwide campaign to isolate, delegitimize and demonize Israel and Israelis. PA leaders and representatives who continue to accuse Israel of "war crimes" and "genocide" are certainly not preparing their people for peace with Israel. On the contrary, such allegations serve to further agitate Palestinians against Israel. [...]
Yet this is not only about the lack of education for peace or anti-Israel incitement. It is time for the international community to acknowledge the fact that no Palestinian leader has a mandate to reach an everlasting peace agreement with Israel. That is because no leader in Ramallah or the Gaza Strip is authorized to end the conflict with Israel.
If Yasser Arafat was not able to accept the generous offer made by former Prime Minister Ehud Barak at the 2000 Camp David summit, who is Mahmoud Abbas to make any form of concession to Israel? Arafat was quoted back them as saying that he rejected the offer because he did not want to end up drinking tea with assassinated Egyptian President Anwar Sadat, the first Arab leader to sign a peace agreement with Israel. [...]"

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Egypte

- Egypte : quatre militaires tués par une bombe dans le Sinaï (AFP) - "Trois autres soldats ont été blessés dans l’attaque à la bombe « déposée par des éléments terroristes » près de Rafah, à la frontière avec la bande de Gaza".
http://fr.timesofisrael.com/egypte-quatre-militaires-tues-par-une-bombe-dans-le-sinai/


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Syrie

- Over 2900 Palestinians killed in Syria. HEY - Jews are building a house! (Elder of Ziyon) - "You wouldn't know any of this from reading the mainstream media or "human rights" organizations' social media feeds. But if Israel approves a single step of a multi-step process that may one day result in a Jew being allowed to build a house in his historic homeland, the media and NGOs get very interested".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/07/over-2900-palestinians-killed-in-syria.html

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Monde arabe

- Le martyre du Yémen, dans l’indifférence absolue (Le Monde éditorial) - "Voilà quatre mois déjà que le Yémen, pourtant habitué à la guerre, vit à l’heure des bombardements urbains et d’une crise humanitaire chaque jour plus dramatique" ; "le calvaire vécu par le Yémen ne fait ni la « une » des journaux ni ne mobilise qui que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis. Pourtant, en quatre mois, la guerre qui s’y déroule a fait près de 3 000 morts et quelque 10 000 blessés, selon les ONG humanitaires. Elle a mis 1 million de réfugiés intérieurs sur les routes. Elle prive 80 % de la population – 25 millions d’habitants, parmi les plus pauvres du monde – d’un nombre croissant de produits de première nécessité : eau potable et médicaments, notamment". On peut aussi comparer cette indifférence avec l'obsession pour tout ce qui se passe au Proche-Orient...
http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/07/21/le-martyre-du-yemen-dans-l-indifference-absolue_4692281_3232.html

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Iran

- Les illusions d’un accord, Bruno Tertrais (Maître de recherche, Fondation pour la recherche stratégique) - "Cet accord répond-il aux objectifs que s’était fixés la communauté internationale ? Peut-on dire que la crise nucléaire iranienne est désormais réglée ? Et que cet accord aura des effets positifs sur le Moyen-Orient ? Malheureusement, la réponse à ces trois questions est « non »."
http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/445070/les-illusions-d-un-accord
"Douze années de négociations, un investissement personnel sans précédent à l’époque contemporaine des ministres des Affaires étrangères des grandes puissances, 140 pages de texte, dont 120 d’annexes techniques. Le qualificatif d’« historique » vient naturellement à l’esprit à propos de l’accord nucléaire de Vienne ; et la joie de la population de Téhéran est touchante.
Mais soyons maintenant réalistes et posons les questions de fond. Supposons que l’accord franchisse les obstacles politiques nécessaires à sa mise en oeuvre d’ici la fin de l’année, c’est-à-dire : accord du Congrès des États-Unis ; nihil obstat des autorités iraniennes ; et satisfecit donné par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Cet accord répond-il aux objectifs que s’était fixés la communauté internationale ? Peut-on dire que la crise nucléaire iranienne est désormais réglée ? Et que cet accord aura des effets positifs sur le Moyen-Orient ? Malheureusement, la réponse à ces trois questions est « non ».
Retour en arrière : que souhaitaient les Européens dès 2003, et les P5 + 1 depuis 2006 ? Que Téhéran fasse un choix stratégique majeur et renonce clairement de manière vérifiable à toute ambition nucléaire militaire en échange de sa réintégration dans le concert des nations. Or, l’accord du 14 juillet ne donne pas les garanties espérées à l’époque. On est passé, sur pression de l’administration Obama, de l’objectif du « refoulement » (roll-back) à celui de « l’endiguement » (containment). En 12 ans, l’Iran est devenu un « pays du seuil », apte à fabriquer un engin nucléaire dans un bref délai s’il le décidait. Et il va le rester. Certes, l’accord permet de gagner un peu de temps, puisque, dans les dix ans qui viennent, le temps nécessaire à la fabrication d’une quantité de matière fissile nécessaire à une ou plusieurs bombes sera étendu (il sera d’un an). Mais une décennie est une durée courte pour les révolutionnaires iraniens… et pour un programme nucléaire engagé il y a maintenant 30 ans. Que l’on se souvienne de ce qui s’était passé en 1994 avec la Corée du Nord, lorsque les négociateurs américains étaient persuadés que le régime se serait transformé en 2004.
La crise iranienne est loin d’être réglée. En se basant sur le comportement de l’Iran au cours des 20 dernières années, on peut parier que Téhéran fera tout son possible pour tester la résolution de la communauté internationale, en interprétant l’accord a minima et en mettant des bâtons dans les roues des inspecteurs de l’Organisation des Nations unies. Nous pourrions même nous retrouver dans une situation analogue à celle de l’Irak des années 1990. On sait comment cela s’est terminé. Et il ne faut guère compter sur la menace d’une réimposition des sanctions. Même si des procédures créatives ont été prévues à cet effet, cela serait très difficile à obtenir si les Iraniens jouent bien, c’est-à-dire en se gardant de toute action ouvertement provocatrice dans le domaine nucléaire et en préférant la politique des petits pas ou de la « mithridatisation » — comme ils savent très bien le faire.
Les espoirs de « réconciliation » (on emploie ce mot comme s’il s’agissait d’une simple querelle de ménage…) entre les États-Unis et l’Iran sont vains. L’accord de Vienne est une transaction limitée, et non le début d’une transformation profonde. Le Guide de la révolution l’a d’ailleurs dit clairement : il ne conçoit de changement dans la relation irano-américaine qu’à la condition que Washington reconnaisse, dans les faits, la domination de Téhéran dans la région. Car l’opposition à l’Occident est l’un des principaux ressorts du régime.
Quant à espérer des effets positifs sur le Moyen-Orient, c’est une autre illusion. L’Iran lutte déjà contre le groupe État islamique, parce que c’est dans son propre intérêt. Dans le même temps, une meilleure situation financière et budgétaire, du fait de la suspension des sanctions, permettra à Téhéran de maintenir, voire d’accroître, son investissement militaire en Syrie en soutien du régime sanguinaire de Bachar al-Assad et des milices chiites irakiennes, dont le comportement a largement favorisé l’émergence de du groupe État islamique. Et l’Arabie saoudite, estimant que son protecteur américain l’a trahie, continuera à se poser la question d’une éventuelle option nucléaire nationale.
Pour le principal allié de l’Iran, le 14 juillet est une date particulière. C’est en effet l’anniversaire du renversement de la monarchie irakienne, et c’est pour cela que le régime de Saddam Hussein, dans les années 1980, employait la référence codée « 14 juillet » pour se référer à son programme nucléaire militaire. Espérons que l’histoire ne se répète pas."

- What a Good Iran Deal Would Look Like, Michael Oren (Israel’s former ambassador to the United States and a member of the Knesset) - "The alternative to this deal is not, as its supporters insist, war, but a better deal. Indeed, the present agreement will likely escalate, rather than avert, conflict".
http://www.politico.com/magazine/story/2015/07/what-a-good-iran-deal-would-look-like-120424.html
"Proponents of the nuclear deal with Iran claim that it is the best one possible. They also say that the international sanctions on Iran could not have been maintained indefinitely, and that Europe, Russia and China would soon violate them. The deal’s advocates have accused Israel and other critics of failing to propose an alternative to the current agreement. And, most radically, they warn that either America accepts this deal or goes to war.
None of these assertions is true.
Instead of blocking Iran’s path to nuclear weaponry, the deal, in fact, provides two paths. Under its terms, Iran could develop advanced centrifuges capable of enriching uranium at 20 times the current rate. By repeatedly exploiting the 24-day head start that the deal affords Iran before it has to let international inspectors visit a suspected site, the ayatollahs could cheat and make a bomb well within the deal’s 10-year time frame.
Or Iran could comply with the agreement and emerge with all of its nuclear facilities intact and thousands of advanced centrifuges that can produce an entire arsenal of bombs in virtually no time at all.
And while Iran likely chooses between these two paths to atomic bombs, its neighbors, beginning with Saudi Arabia, would rush to acquire their own. The result would be a strategic arms race that would transform the already unstable Middle East into a nuclear powder keg.
In the interim, Iran would be released from the sanctions that took the world a decade to impose. These cannot be “snapped back” if Iran were to violate the deal, as its defenders contend, but reinstated only after a lengthy international process that excludes all the contracts signed by Iran before it were to cheat. As such, the deal serves as an incentive for foreign companies to sign a great number of short- and medium-term contracts with Iran. The windfall is estimated to reach $700 billion, according to Israeli government sources. [...]
Could a better deal have been achieved? The answer — emphatically — is yes.
The biting sanctions enacted by Congress, and approved by President Barack Obama, halted the Iranian nuclear program. They also forced the Iranians to the negotiating table where they would have remained and made far-reaching concessions were the sanctions intensified or at least sustained.
These sanctions presented Tehran’s international customers with a choice: Either do business with Iran or with the United States. Russia, China and others might have protested continuing sanctions on Iran but, in the end, it is highly unlikely that they would have forfeited access to America’s $17 trillion economy to cut oil deals with Iran.
The Iranian military, with its mostly 1970s-vintage weaponry, posed no serious threat to the world’s largest and most sophisticated armed forces. A combination of robust sanctions and a credible military threat by the United States would have compelled the Iranians to make more far-reaching and substantive concessions than the few largely symbolic gestures contained in this deal.
These were the terms that Israel sought and communicated to American decision makers. We have the greatest interest in reaching a good diplomatic solution to the Iranian nuclear threat, and the most to lose from either a bad deal or a resort to force. After all, in any confrontation with Iran, Hezbollah and other proxies are poised to fire thousands of rockets at our homes.
Israel would have embraced an agreement that significantly rolled back the number of centrifuges and nuclear facilities in Iran and that linked any sanctions relief to demonstrable changes in its behavior. No more state support of terror, no more threatening America’s Middle Eastern allies, no more pledges to destroy the world’s only Jewish state and no more mass chants of “Death to America.” Israel would have welcomed any arrangement that monitored Iran’s ICBMs and other offensive weaponry. Such a deal, Israeli leaders across the political spectrum agree, was and remains attainable.
The alternative to this deal is not, as its supporters insist, war, but a better deal. Indeed, the present agreement will likely escalate, rather than avert, conflict. Already Iranian Supreme Leader Ali Khamenei has pledged to continue Iran’s armed struggle against the United States. Iran Defense Minister Hossein Dehghan has sworn to prevent inspections of suspect Iranian nuclear sites. Syrian dictator Bashar Assad, the only Arab leader to celebrate the deal, can continue to butcher his own civilian population with impunity. [...]"

- Obama gave Europe control of the Iran sanctions ‘snap back’ mechanism, Steven Rosen (Washington Times) - "It may be true that “No one country could block a snap-back of sanctions,” as Secretary of Energy Ernest Moniz said, but no one country—not even the United States—could re-impose them either unless all of Europe went along".
http://www.washingtontimes.com/news/2015/jul/20/steven-rosen-obama-gave-europe-control-iran-sancti/

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