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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 22:45

France


- Fabius réitère la mobilisation de Paris pour la reconnaissance de la "Palestine" (i24)
http://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/82571-150819-le-ministre-des-affaires-etrangeres-palestinien-rencontre-son-homologue-francais-a-paris
"[...] Un porte-parole de haut rang de la diplomatie a également déclaré récemment que la France était revenue sur son projet de proposition de résolution à l'ONU après avoir fait face à des objections venant à la fois d'Israël, qui s'oppose à l'idée d'imposer une solution venant de l'extérieur, et des Palestiniens, mécontents de la résolution qui ne leur apporte pas satisfaction.
Selon le porte-parole du Quai d'Orsay, la France souhaiterait proposer un compromis : la reconnaissance immédiate de la "Palestine" au lieu de la résolution. Le Parlement français, avec un certain nombre de parlementaires européens, avait déjà recommandé de prendre une telle mesure l'an dernier, après que le gouvernement suédois est devenu le premier pays d'Europe reconnaître la "Palestine". Contrairement à l'initiative suédoise, ou l'initiative de parlementaires européens, la reconnaissance française "pourrait amener d'autres Etats européens à prendre des mesures similaires", a déclaré le porte-parole. [...]"

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Israël

- Qui est Mohamed Allan, le détenu palestinien en grève de la faim ?, Elise Lambert (France TV info) - "Il a repris conscience après cinq jours dans le coma et a fixé un ultimatum de 24 heures à Israël pour régler son cas. A défaut, il reprendra sa grève de la faim et "la durcira en cessant de boire"" ; "Avocat de 31 ans, Mohamed Allan est soupçonné par les renseignements israéliens d'appartenir aux brigades Al-Qods, la branche armée du Jihad islamique, et de préparer des attentats-suicides" ; "les liens de la famille avec le Jihad islamique sont connus, y compris par les services de l'Autorité palestinienne. De son côté, le Jihad islamique a présenté Mohamed Allan comme l'un des siens".
http://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/qui-est-mohamed-allan-le-detenu-palestinien-en-greve-de-la-faim_1047603.html
- La justice israélienne, sous pression, examine le sort du gréviste de la faim Allan, Shatha Yaish (AFP) - "Les informations ont circulé toute la journée sur les efforts que déploieraient le gouvernement israélien et les avocats de Mohammed Allan pour trouver une porte de sortie qui sauverait la vie du prisonnier et permettrait aux deux parties de ne pas paraître avoir transigé sur leurs positions" ; "Le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, s'est dit, avant l'audience de la Cour suprême, "fermement opposé" à la libération de Mohammed Allan. "Sa libération récompenserait sa grève de la faim et risquerait d'encourager des grèves de la faim massives parmi les détenus de sécurité, qui auraient ainsi trouvé un nouveau moyen de faire chanter l'Etat d'Israël", a-t-il dit dans un communiqué. Faute de compromis, le gouvernement pourrait être appelé à prendre une décision susceptible elle aussi de provoquer la colère palestinienne : nourrir de force M. Allan et appliquer ainsi pour la première fois une loi adoptée fin juillet, justement pour parer à de telles situations".
https://fr.news.yahoo.com/justice-isra%C3%A9lienne-pression-examine-sort-gr%C3%A9viste-faim-allan-083610076.html
- Israël lève la détention administrative du Palestinien Mohammed Allan (AFP)
http://www.liberation.fr/monde/2015/08/19/israel-leve-la-detention-administrative-du-palestinien-mohamed-allan_1366087
"La Cour suprême israélienne a levé mercredi la mesure de détention administrative pesant sur le prisonnier palestinien Mohammed Allan, en grève de la faim depuis deux mois, tout en soulignant qu’il resterait à l’hôpital en attendant une décision sur son sort. «En raison de l’état de santé du requérant, il va demeurer en soins intensifs», a indiqué la Cour suprême dans son jugement. «Cela signifie que pour le moment, en raison de l’état de santé du gréviste de la faim, l’ordre de détention administrative n’est plus en vigueur». [...]"
- Un Palestinien suspend sa grève de la faim au bout de 65 jours (Reuters) - "Mohammed Allan a mis fin à la grève de la faim qu'il observait depuis 65 jours [...] après la décision de la Cour suprême israélienne de suspendre son mandat d'arrêt, a indiqué son avocat".
https://fr.news.yahoo.com/un-palestinien-suspend-sa-gr%C3%A8ve-la-faim-au-191134558.html

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Gaza & Hamas

- Le Hamas affirme avoir capturé un dauphin espionnant pour Israël (Times of Israel) - "L’Unité navale du groupe islamiste prétend que le mammifère marin était équipé de caméras".
http://fr.timesofisrael.com/le-hamas-affirme-avoir-capture-un-dauphin-espionnant-pour-israel/
- Dolphins join the Zionist Attack Zoo (Elder of Ziyon) - "Dolphins now join the club of animals that Israel-haters claim are trained in espionage or vandalism".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/08/dolphins-join-zionist-attack-zoo.html

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"Processus de paix"

- BDS, dessous d’un boycott, Laurent Joffrin (éditorial Libération) - "En se donnant pour objectif final la transformation de l’Etat d’Israël en un autre Etat où les juifs seraient minoritaires - beaucoup y voient une disparition pure et simple dudit Etat - le fondateur de BDS rejoint, sous les atours d’une action légale et pacifique, les mouvements les plus extrémistes".
http://www.liberation.fr/monde/2015/08/14/bds-dessous-d-un-boycott_1363643
"La modération est parfois trompeuse. En apparence, le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), qui coalise une myriade d’associations propalestiniennes et qui a été au premier rang de la protestation contre l’opération «Tel-Aviv sur Seine» organisée par la maire de Paris, tient un discours raisonnable. [...]
Pour autant, l’action de BDS pose question. Le boycott indistinct de tous les produits israéliens a d’abord pour effet de mettre tous ses citoyens dans le même sac et de sanctionner aussi ceux d’entre eux qui sont favorables à la paix. On ne peut pas assimiler Israël à une dictature où l’opinion ne compte pas. Quand Omar Barghouti, animateur et cofondateur de BDS, met Israël sur le même plan que le Soudan du général El-Béchir, islamiste implacable, où la guerre civile et la répression ont causé quelque 2 millions de morts, il pratique un amalgame inacceptable. Il est vrai que dans certains textes, le même Omar Barghouti compare aussi les Israéliens à des nazis…
Aussi bien, les militants du boycott, qui agissent en principe au nom de valeurs universelles - le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le droit international - se gardent bien de dénoncer les atteintes à ces principes quand elles sont le fait de certaines forces palestiniennes, par exemple le Hamas qui gouverne Gaza en pratiquant une répression impitoyable et qui use lui aussi de moyens de lutte cruels et contraires aux conventions internationales.
Mais l’essentiel n’est pas là. La charte de BDS, en effet, ne se contente pas de demander l’arrêt de la colonisation ou la fin de l’occupation israélienne. Elle exige aussi le retour sans conditions des réfugiés palestiniens sur leur terre d’origine. Là aussi, sous une apparence logique, cette revendication révèle la vraie nature des dirigeants de BDS, en tout cas de certains d’entre eux. Le retour en question, s’il se produisait un jour, rendrait les juifs d’Israël minoritaires dans l’Etat qu’ils ont créé et dont l’ONU reconnaît le droit à l’existence. Omar Barghouti ne le conteste pas. Il assure simplement que la situation des juifs dans cet Etat nouveau serait comparable à celle des juifs américains ou français, minoritaires dans leur pays mais néanmoins protégés et égaux en droit.
C’est là qu’éclate l’artifice rhétorique. Comment les juifs qui ont souvent fui les pays musulmans par peur des discriminations, qui entendent chaque jour des extrémistes musulmans se répandre en imprécations antisémites, qui observent le sort réservé aux minorités non-musulmanes dans les pays où l’islamisme sévit, pourraient-ils accepter cette perspective, alors que le mouvement palestinien, à Gaza par exemple, comprend une composante islamiste puissante ? [...]
Barghouti prône une solution à un seul Etat. Certes, les militants de BDS ne sont pas forcément sur sa ligne et beaucoup ont pour but unique de faire pression pour qu’Israël abandonne sa politique de colonisation. Mais ceux-là doivent réfléchir à cette constatation : quelle est la force palestinienne la plus active qui demande aussi un seul Etat ? Le Hamas, qui prévoit, lui, que cet Etat unique sera un Etat islamique et qui reprend à son compte, dans sa charte, les clichés antisémites les plus éculés. En se donnant pour objectif final la transformation de l’Etat d’Israël en un autre Etat où les juifs seraient minoritaires - beaucoup y voient une disparition pure et simple dudit Etat - le fondateur de BDS rejoint, sous les atours d’une action légale et pacifique, les mouvements les plus extrémistes. Ainsi beaucoup de militants sincères, qui croient lutter pour le droit international, risquent de se retrouver instrumentalisés au profit d’une entreprise extrêmement douteuse."

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Monde arabe

- L'ONU dénonce des raids saoudiens "inacceptables" contre un port yéménite (AFP)
https://fr.news.yahoo.com/lonu-d%C3%A9nonce-raids-saoudiens-inacceptables-contre-port-y%C3%A9m%C3%A9nite-202515451.html
"Le patron des affaires humanitaires de l'ONU Stephen O'Brien a vivement critiqué mercredi la coalition menée par l'Arabie saoudite pour avoir bombardé le port yéménite d'Hodeida, un point d'entrée crucial pour les approvisionnements en nourriture, médicaments et carburants dans le pays en guerre. "Ces attaques contreviennent clairement au droit humanitaire international et sont inacceptables", a déclaré M. O'Brien au Conseil de sécurité de l'ONU."


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Iran

- Menendez : Je voterai contre l’accord iranien, Rebecca Shimoni Stoil (Times of Israel) - "Menendez regrette que l’accord ait bifurqué de façon significative de l’objectif déclaré d’origine des négociations avec l’Iran". Ce sénateur démocrate a synthétisé clairement les points problématiques de l'accord.
http://fr.timesofisrael.com/menendez-je-voterai-contre-laccord-iranien/
"Le sénateur Robert Menendez est le deuxième démocrate du Sénat à avoir annoncé son intention de voter contre l’accord iranien en septembre au Congrès. Le sénateur a souligné lors de son annonce qu’il votera à la fois contre l’accord mais aussi contre un probable veto présidentiel. Dans un long discours à Seton Hall University du New Jersey où il a défendu sa position, Menendez a désavoué les critiques de l’administration en présentant son plan de renégociation de l’accord. « Je voterai contre l’accord et, si besoin, je voterai pour neutraliser un veto », a-t-il annoncé.
Menendez, ancien président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, était le démocrate le plus sceptique au cours des négociations nucléaires avec l’Iran. Il imite son compatriote, le sénateur démocrate Chuck Schumer, en déclarant son intention de s’opposer à l’accord. Sur les 46 membres du caucus démocrate, 21 ont annoncé qu’ils soutiendront l’accord, même si un certain nombre ont exprimé des réserves sur ses aspects. Ses détracteurs, y compris l’ensemble du caucus républicain au Sénat, doivent se rallier une douzaine de démocrates de plus pour outrepasser un veto présidentiel.
Dans son discours, Menendez s’est défendu des critiques de la Maison Blanche à son encontre, soulignant qu’il n’est nullement motivé par une quelconque animosité envers le président ou ses politiques. Le sénateur a rappelé son soutien record à l’administration. « J’ai soutenu le président Obama 98 % du temps en 2013 et 2014 et ma chère défunte mère aurait bien aimé que je l’écoute 98 % du temps, » a-t-il plaisanté.
Les États-Unis, dit-il, devraient également fournir à Israël « les moyens nécessaires pour contrer seul la menace nucléaire iranienne » – en proposant un effet dissuasif.
Menendez a également rejeté les insinuations du président selon lesquelles ceux qui s’opposent l’accord sont les mêmes voix qui ont exhorté les Etats-Unis à lancer l’invasion de l’Irak en 2003, désormais impopulaire. « Contrairement aux allégations du président Obama sur ceux qui ont soulevé de sérieuses questions au sujet de l’accord, ou qui s’y sont opposés, je n’ai pas voté pour la guerre en Irak, je m’y suis opposé, contrairement au vice-président et au secrétaire d’Etat, qui l’ont tous deux soutenue », a protesté Menendez. « Mon vote contre la guerre en Irak était impopulaire à l’époque, mais il fut l’une des meilleures décisions que j’ai jamais prises. »
« Je décide de m’opposer à une question, ou de la soutenir, suivant notre intérêt national, » a-t-il poursuivi, ajoutant que la sécurité et le bien-être d’Israël était une deuxième considération.
Menendez regrette que l’accord ait bifurqué de façon significative de l’objectif déclaré d’origine des négociations avec l’Iran. « Il devait démanteler toutes les parties – ou les plus importantes – de l’infrastructure illicite iranienne pour veiller à ce que l’Iran ne se dote jamais de capacité d’armement nucléaire, » a-t-il rappelé aux membres de l’auditoire. « Nous avons pensé que l’accord serait donnant-donnant : vous mettez fin à votre infrastructure et nous mettons fin à nos sanctions. »
Les dispositions actuelles, a-t-il dit, sont « aux antipodes » de l’objectif initial – offrir aux Etats-Unis une « sonnette d’alarme s’ils [les Iraniens] décidaient de violer leurs engagements et un système pour inspecter et vérifier leur respect [de l’accord] ». Menendez a ensuite énuméré les demandes passées des Etats-Unis, y compris le démantèlement du site d’Arak et la fermeture de l’installation souterraine de Fordo. « Ce que nous ne pouvons nier est que nous avons abandonné notre politique de longue date visant à empêcher la prolifération nucléaire, » a affirmé Menendez, soulignant que la nouvelle politique, de retenue, « nous laisse avec un ordre mondial moins sûr ».
Démentant les affirmations de l’administration selon lesquelles les adversaires de l’accord n’offrent aucune alternative viable, Menendez suggère que le Congrès désapprouve la version finale du Plan conjoint d’action global (JCPOA) « sans toutefois rejeter l’intégralité de l’accord ». Au lieu de cela, dit-il, le Congrès devrait autoriser la poursuite des négociations dans le cadre plus limité de l’accord intérimaire. Il promet qu’il inciterait l’Iran à poursuivre les négociations en lui offrant une douceur – un versement unique de fonds comme preuve de volonté de poursuite des négociations.
Il a énuméré une série de questions sur lesquelles les États-Unis devraient renégocier, y compris : la ratification iranienne immédiate du protocole additionnel plus strict ; une interdiction de la recherche et le développement des centrifugeuses pour la durée de l’accord ; la fermeture de l’usine d’enrichissement de Fordo ; la divulgation complète des dimensions militaires précédentes du programme nucléaire avant l’allègement total des sanctions ; une délimitation claire des pénalités imposées par le P5 + 1 pour modérer les violations de l’accord ; et une extension de la durée de l’accord de 20 ans au lieu de 10 ans.
Il a rejeté les allégations selon lesquelles si le Congrès ne parvenait pas à approuver l’accord et réimposait des sanctions, son alliance avec les autres Etats du P5 + 1 s’étiolerait et le dollar lui-même pourrait s’effondrer en raison d’une perte de crédibilité. Les autres nations, a suggéré Menendez, « se soucieront plus de leur capacité à faire des affaires avec une économie américaine de 170 milliers de milliards de dollars plutôt qu’avec une économie iranienne de 415 milliards de dollars. » Selon Menendez, l’examen par le Congrès de traités dans le passé n’a pas endommagé la crédibilité américaine. Il note que, dans son histoire, le Congrès a rejeté plus de 200 traités et accords internationaux, y compris plus de 80 multilatéraux, ou demandé de ratifier leurs versions.
Le sénateur regrette également qu’aucun responsable de l’administration n’a offert de réponse quant à savoir si les termes de l’accord actuel permettaient au Congrès de réinstaurer la Loi sur les sanctions contre l’Iran. Cette loi, qui selon Menendez contient le mécanisme de réimposition des sanctions, expire en 2016. Il a affirmé devant son auditoire qu’il correspondait avec l’ambassadeur iranien à l’ONU, qui l’a informé que l’Iran voit la ré-instauration de cette Loi comme une violation claire des termes du JCPOA – laissant la question ouverte sur la façon dont les États-Unis pourraient « réimposer » des sanctions suite à des violations iraniennes après-2016."

- Iran brags that deal will allow them to fund terrorists (Elder of Ziyon) - "A senior Iranian official has stated that Iran has been having problems paying Palestinian Arab terror groups, but now things should be getting much better"; "He continued that "we reject any Israeli presence in this world"."
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/08/iran-brags-that-deal-will-allow-them-to.html

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Monde

- Le Sri Lanka tourne la page de l’autoritarisme, Julien Bouissou (Le Monde) - "Le « retour à la politique normale » comporte un risque : celui de voir le Sri Lanka faire l’impasse sur les crimes commis pendant la guerre et ignorer le sort des Tamouls. Or des milliers d’entre eux attendent toujours de retourner chez eux, après trente ans d’occupation de leurs terres par l’armée. Ils attendent toujours de savoir si leurs proches ont disparu ou sont morts, et dans quelles circonstances. La pratique de la torture, même si elle a considérablement diminué depuis quelques mois, perdure dans certains camps militaires" ; "Les enquêtes sur les atrocités de la guerre vont-elles déboucher sur des condamnations ? Dès septembre, lors de la publication du rapport final de la Commission des droits de l’homme de l’ONU sur les atrocités commises entre 2002 et 2011, [le nouveau premier ministre] M. Sirisena devra prendre position". Car jusqu'ici, c'est l'impunité la plus totale qui fut la règle. Et ce n'est pas la pression de l'opinion internationale, absolument inexistante, qui risque d'y changer quelque chose.
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2015/08/19/le-sri-lanka-tourne-la-page-de-l-autoritarisme_4729884_3216.html
- Sri Lanka : les espoirs de la révolution silencieuse (Le Monde éditorial) - "Des milliers de Tamouls continuent de vivre dans des camps de fortune, parfois sans accès à l’eau ni à l’électricité". Et ce, après s'être faits littéralement massacrés (40.000 morts, surtout civils) en 2009. Où est l'indignation internationale, mis à part un éditorial du Monde une fois par an ?
http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/08/19/sri-lanka-les-espoirs-de-la-revolution-silencieuse_4729974_3232.html
"Pour la première fois depuis la fin d’un conflit long d’un quart de siècle qui a fait près de 100 000 morts, le Sri Lanka a une occasion historique de se réconcilier avec sa minorité tamoule. [C'est presque dix fois le bilan du conflit israélo-palestinien pour la même période.] En offrant, lundi 17 août, une majorité parlementaire au président Maithripala Sirisena, sept mois après son élection, les électeurs sri-lankais ont aussi donné à leur pays une chance de tourner la page d’un régime autoritaire entaché par les accusations de violations de droits de l’homme. [...]
Des années après le conflit, torture et arrestations arbitraires ont continué. L’ONG sri-lankaise International Truth and Justice Project a recensé, depuis 2009, 180 cas de torture et de violences sexuelles pratiqués dans 41 centres dans le nord et l’est du pays. Des milliers de Tamouls continuent de vivre dans des camps de fortune, parfois sans accès à l’eau ni à l’électricité. Près de 6 000 hectares de terre sont encore occupés par l’armée et pas seulement à des fins militaires : des hôtels de luxe, gérés par l’armée, y ont été ouverts aux touristes. En fait de réconciliation, le gouvernement a entrepris de « cinghaliser » le nord de l’île, en construisant des temples bouddhistes et des monuments en hommage aux soldats cinghalais morts pendant la guerre. Cent policiers tamouls viennent seulement d’être recrutés dans le nord de l’île. [...]
Enfin, la réconciliation ne pourra aboutir sans une enquête indépendante sur les crimes commis, entre 2002 et 2011, à la fois par la rébellion des Tigres tamouls et par l’armée. La Commission des droits de l’homme de l’ONU doit publier d’ici à la fin septembre son rapport, très attendu, sur les atrocités commises pendant la guerre. Ce sera, pour le nouveau président Sirisena, un moment de vérité face au passé qu’il se doit d’affronter."

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Europe

- Une école juive londonienne vandalisée pour la deuxième fois (JTA) - "Des croix gammées et « Les youpins sont de la m… » ont été trouvés griffonnés à l’extérieur d’une école de filles".
http://fr.timesofisrael.com/une-ecole-juive-londonienne-vandalisee-pour-la-deuxieme-fois/

- Espagne : un festival de reggae revient sur l'annulation du concert d'un chanteur juif (AFP) - "Le festival a reconnu avoir décidé lui-même, sous la pression de BDS, d'annuler la prestation du chanteur juif parce qu'il ne se prononçait pas "clairement contre la guerre et sur le droit du peuple palestinien à avoir son propre Etat"."
https://fr.news.yahoo.com/espagne-festival-reggae-revient-lannulation-concert-dun-chanteur-152632457.html
"Les organisateurs d'un festival de reggae en Espagne se sont publiquement excusés mercredi d'avoir annulé le concert d'un chanteur juif, sous la pression d'un groupe pro-palestinien, et lui ont proposé de se produire samedi comme prévu. Le retrait de l'invitation au chanteur américain Matisyahu avait provoqué un concert de protestations, y compris de l'ambassade d'Israël et a été condamné mardi par le gouvernement espagnol.
"Le Rototom Sunsplash (...) présente ses excuses les plus sincères à Matisyahu", et "reconnaît son erreur, fruit du boycott et d'une campagne de pressions, menaces et contraintes exercées par BDS (Boycott Desinvestment Sanctions, un lobby pro-palestinien)", ont écrit les organisateurs dans un communiqué. Les organisateurs affirment rejeter "l'antisémitisme et tout type de discrimination religieuse" et "respecter la communauté juive". Ils invitent le chanteur de reggae de 36 ans, qui faisait partie jusqu'en 2011 du mouvement hassidique Loubavitch, "à monter sur scène le samedi 22, comme prévu initialement au programme".
Les organisateurs de ce festival, qui se tient du 15 au 22 août dans la ville balnéaire de Benicassim, près de Valence, avaient annoncé l'annulation de la prestation du chanteur au début de l'événement. La section locale de la campagne mondiale non-gouvernementale BDS, qui se définit elle-même comme une "campagne contre la colonisation et l'apartheid de l'occupation israélienne" des territoires palestiniens, avait lancé le 9 août une offensive sur les réseaux sociaux demandant au festival qu'il exige du chanteur une condamnation publique de la colonisation. Matisyahu "a dirigé récemment des festivals sionistes, a reconnu aimer Israël et est arrivé à affirmer que "la Palestine n'existe pas"", dénonçait BDS.
Le festival a reconnu avoir décidé lui-même, sous la pression de BDS, d'annuler la prestation du chanteur juif parce qu'il ne se prononçait pas "clairement contre la guerre et sur le droit du peuple palestinien à avoir son propre Etat". Le Congrès juif mondial, fédération d'organisations juives qui avait mené la campagne contre le boycott du chanteur a "remercié les organisateurs pour avoir reconnu leur erreur", dans un communiqué."

- Analyse : le phénomène Corbyn, Elie Barnavi (Professeur émérite d'histoire moderne à l'Université de Tel-Aviv et ancien ambassadeur d'Israël en France) - "A l’international, il est pacifiste, prône le désarmement nucléaire unilatéral, passe pour pro-palestinien et tiers-mondiste".
http://www.i24news.tv/fr/opinions/82570-150819-analyse-le-phenomene-corbyn
"[...] certes, les prises de position de ce candidat surgi d’un autre âge semblent condamner le parti sous sa férule à peupler à jamais les bancs de l’opposition de Sa Majesté. Pour ceux qui pensent que Ed Miliband a été défait pour s’être positionné trop à gauche, il fait passer ce dernier pour un homme de droite. Lui est franchement de gauche, voire socialiste. Il se réclame de Marx. Il est antimonarchiste. Il veut renationaliser les chemins de fer et rouvrir les mines à charbon. A l’international, il est pacifiste, prône le désarmement nucléaire unilatéral, passe pour pro-palestinien et tiers-mondiste. Pour retrouver un candidat de cette eau, il faut remonter au début des années 1970, à l’aristocrate gauchiste Tony Benn dont il est le fils spirituel, ou à Michael Foot, battu à plate-couture par Margaret Thatcher en 1983, et dont le manifeste électoral a été qualifié par un rival de « plus longue notice de suicide de l’histoire ». [...]
Fort du soutien des deux principales centrales syndicales, et, surtout, de l’appui enthousiaste des nouveaux adhérents, il sera probablement proclamé au congrès du Labour du 12 septembre le leader du parti. Sera-t-il aussi le premier ministre de Grande-Bretagne en 2020 ? Peu vraisemblable. Certes, il aura fait bouger les lignes et clarifié le débat. Mais, comme l’a dit un commentateur, un parti n’est pas une « debating society » universitaire. Son objectif est l’action, c’est-à-dire le pouvoir. Vu ainsi, le phénomène Corbyn est un cadeau aux Conservateurs. On comprend que ceux-ci se frottent les mains."

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