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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 17:28

Intifada ?


- Jérusalem : troisième attaque au couteau [mardi] (AFP) - "Un jeune Palestinien a tenté aujourd'hui de poignarder un policier israélien à un poste de contrôle de Cisjordanie non loin de Jérusalem et a été blessé par des tirs d'autres policiers".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/11/10/97001-20151110FILWWW00204-jerusalem-troisieme-attaque-au-couteau.php

- Heurts en Cisjordanie pour le 11e anniversaire de la mort de Arafat (AFP) - "Entre 200 et 300 Palestiniens qui entonnaient des chansons nationalistes, ont avancé avec un tracteur à Al-Bireh, lançant des pierres et des pneus brûlés vers les forces de l'ordre israéliennes". Ainsi que des cocktails Molotov, selon Tsahal.
https://fr.news.yahoo.com/heurts-cisjordanie-11e-anniversaire-mort-arafat-175510466.html

- The rise of the child terrorist, Boaz Bismuth (Israel Hayom) - "Those who try to excuse this grave incident by blaming the "occupation" are wrong and misleading. It isn't the "occupation" sending children with knives to kill Jews. Palestinian incitement is sending them, efficiently and persistently".
http://www.israelhayom.com/site/newsletter_opinion.php?id=14305
"Wars have never been pretty. People are maimed and killed. Children are orphaned and spouses are widowed. It is precisely for this reason that wars, over time, have been relegated to the adult sphere: because children need to be children. Indeed, some are less innocent than others. But they are still children.
The Palestinian Authority still has not internalized what the role of the child should be in a conflict. In the Palestinian Authority, just as in the Gaza Strip, they don't understand that children shouldn't play any role at all.
A child has the privilege of being a child, regardless of origin, religion or skin color. A child is supposed to be innocent. So why in hell did we see two children trying to stab Jews to death again on Tuesday?
The video from the Jerusalem light rail on Tuesday shows two children, one of whom less than 12 years old, assaulting a Jewish security guard with knives. It is an appalling and terrifying sight. In the video we can see everything, except for the innocence of a child. We don't see two children. We see two terrorists. We see two murderers.
Those who try to excuse this grave incident by blaming the "occupation" are wrong and misleading. It isn't the "occupation" sending children with knives to kill Jews. Palestinian incitement is sending them, efficiently and persistently.
Those who send their children to summer camps where they learn about defending mosques and becoming shahids need not feign surprise that they have raised a terrorist in their home. This is what the children are taught at the Al-Aqsa summer camp, for example. And there are many others just like it, run by mosque preachers who don't exactly devote time to things like sports and games. At the same time, Hamas-run summer camps have been a huge success in Gaza. So is anyone really surprised to see child terrorists? [...]
Prime Minister Benjamin Netanyahu, during his meeting with U.S. President Barack Obama at the White House on Monday, reiterated his commitment to the two-state idea. True, there are conditions: recognition of Israel as a Jewish state and a demilitarized Palestinian state. It's hard to argue that these demands are so unreasonable as to justify the other side sending children to kill.
Before he signed the Oslo Accords, Prime Minister Yitzhak Rabin demanded of Yasser Arafat that he put an end to incitement in Palestinian schools. Rabin understood why. Evidently, ending the incitement was just one more thing that never came to pass. All we can do now is wonder whether a state can actually be built on child terrorists."

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"Processus de paix"

- Les Palestiniens annoncent savoir qui a tué Arafat et accusent Israël (AFP)
https://fr.news.yahoo.com/palestiniens-annoncent-savoir-tu%C3%A9-arafat-accusent-isra%C3%ABl-225928668.html
"La commission d'enquête palestinienne sur la mort de Yasser Arafat a identifié l'auteur de l'"assassinat" de l'ancien président palestinien, a affirmé mardi à l'AFP son chef Tawfiq Tirawi, accusant une nouvelle fois Israël d'être "responsable" du décès du défunt leader.
Cette déclaration intervient à la veille des commémorations du 11e anniversaire de la mort de l'icône palestinienne et alors que les juges d'instruction français en charge de l'enquête pour "assassinat" ouverte par sa veuve ont récemment prononcé un non-lieu. Souha Arafat a fait appel.
"La commission d'enquête est parvenue à identifier l'auteur de l'assassinat du défunt président Yasser Arafat", a affirmé M. Tirawi, en refusant de divulguer plus d'informations sur le suspect ou les développements de l'enquête. "Il faudra encore un peu de temps pour élucider les conditions exactes de cet assassinat", a-t-il ajouté, précisant toutefois qu'"Israël est responsable de cet assassinat" sur lequel les Palestiniens enquêtent depuis 2009. [...]
Or, les experts mandatés par les juges français ont à deux reprises écarté la thèse de l'empoisonnement. Les experts russes ont conclu à une "mort naturelle". [...] Nombre de Palestiniens accusent Israël, qui a toujours nié, d'avoir empoisonné Yasser Arafat. Mais certains soupçonnent aussi une collaboration palestinienne dans ce décès, sur fond de luttes de pouvoir."

- Le PM israélien tente de convaincre les Américains de gauche de son désir de paix avec les Palestiniens, Tal Shalev (i24) - un entretien intéressant, dont on peut voir la vidéo ici.
http://www.i24news.tv/fr/actu/israel/diplomatie-defense/92067-151111-la-question-de-jerusalem-et-du-mont-du-temps-est-insoluble-netanyahou
"Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a un mal de gorge, comme toutes les personnes qui suivent sa visite aux Etats-Unis ont pu le remarquer. Il l'a lui-même admis au début de sa visite dans un des endroits les plus périlleux pour lui : le Center of American Progress, un think tank de gauche situé à Washington. [...]
Une des questions les plus brûlantes, pour ce public, était le conflit israélo-palestinien. Netanyahou a été interrogé sur sa politique à plusieurs reprises pendant les séances de questions et réponses. "Ce n'est pas une question de compromis territorial," a déclaré Netanyahou, "c'est à propos de la reconnaissance mutuelle, à propos [de la nécessité pour] les Palestiniens de reconnaitre Israël comme un Etat juif et [d'accepter] des arrangements de sécurité. Vous devriez inviter le [président de l'Autorité palestinienne Mahmoud] Abbas ici, je suis prêt à entamer des négociations sans conditions préalables, mais pas lui".
Netanyahou a abordé la question de l'expansion des implantations, l'un des sujets épineux pour les partisans démocrates d'Israël. Il a tenu à souligner ce qu'il appelle les faits. "Il n'y a pas eu de nouvelles implantations construites au cours des dernières années. Ce sont les implantations existantes qui ont été développées. Mon gouvernement a construit 1500 unités [de logement] par an, ce qui est inférieur à mes prédécesseurs des gouvernements Barak, Sharon et Olmert. Le développement des implantations ne modifie pas concrètement le potentiel pour la paix. Le gel des constructions n'a pas aidé, Abbas n'est pas venu à la table [des négociations]."
Lorsqu'on lui a demandé s'il avait un plan B, il n'a formulé aucune réponse. Il n'a pas exclu une solution unilatérale, mais a répété que ses exigences de sécurité constituent une demande majeure pour tout accord et qu'elles requièrent "une meilleure compréhension internationale." Tout accord avec Israël "devra permettre à Israël de se défendre par lui-même", a-t-il soutenu. Par ailleurs, il a jugé que la question de Jérusalem et du Mont du Temple est "insoluble" et affirmé que le lieu saint devra rester sous contrôle israélien. "Une décision unilatérale pourrait être possible si la communauté internationale comprend les besoins de sécurité d'Israël," a-t-il ajouté.
Interrogé sur l'attaque de Douma et sur le fait que personne n'a encore été inculpé, Netanyahou a nié que la violence des Israéliens vivant dans les implantations demeure impunie et rappelé qu'Israël a émis des avis de détention administrative pour des extrémistes juifs. "Il faudra du temps et nous allons les trouver. Je suis beaucoup plus préoccupé par la question de savoir comment atteindre l'esprit palestinien et lui faire accepter l'idée que nous aurons à vivre côte à côte. Je ne pense pas que leur leadership politique soit encore prêt à accepter cela". Il a également affirmé qu'"il n'y a pas de symétrie dans les sociétés israélienne et palestinienne. Nous n'envoyons pas nos enfants à la maternelle du suicide. Il y a une différence dans les valeurs : ils glorifient les terroristes, ce n'est pas notre cas"."
- Nétanyahou dit ne pas voir de solution immédiate avec les Palestiniens (AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/11/11/97001-20151111FILWWW00038-netanyahou-dit-ne-voir-pas-de-solution-immediate.php
"Le premier ministre israélien, en visite à Washington, a dressé un tableau particulièrement pessimiste du conflit israélo-palestinien, estimant que le statu quo dans lequel se retrouvent Israéliens et Palestiniens, faute de négociations de paix en vue, allait encore durer.
Tout accord de paix avec les Palestiniens "négocié ou unilatéral devait prendre en compte la question de la sécurité d'Israël" et les Palestiniens ne sont "pas prêts à accepter cela aujourd'hui", a estimé Benjamin Nétanyahou lors d'un débat devant un centre de réflexion à tendance démocrate.
Benjamin Netanyahu, réputé proche des républicains américains, s'exprimait devant le Center for American Progress, qui critique l'actuelle politique israélienne. [...] Benjamin Netanyahu a estimé que le gel des constructions d'implantations juives en Cisjordanie occupée n'avait "pas aidé" à une reprise des négociations, reprochant au président palestinien Mahmoud Abbas de ne pas "être venu" à la table des négociations.
Quand, du public, une question a fusé sur Jérusalem, autre point clé de tout accord envisagé dans le passé, Nétanyahou a fait des grands signes de la main signifiant qu'il ne voulait pas entrer dans le débat. "Je pense que la question de Jérusalem et du Mont du Temple (nom donné par les Israéliens à l'esplanade des Mosquées, NDLR) ne peut pas être résolue, cela doit rester comme cela est, sous souveraineté d'Israël sinon cela serait explosif", a-t-il dit en référence à la volonté des Palestiniens de faire de Jérusalem-Est [...] la capitale de leur futur Etat. [...]"

- Bibi demolishes J-Street and Peace Now's central claims (Elder of Ziyon) - Netanyahou : "this is just repeated, ad nauseum, so it assumes the cachet of self-evident truth, that we're 'gobbling up land' and so on. We're not gobbling up land....I mean the total amount of built up land is just a few percent".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/11/bibi-demolishes-j-street-and-peace-nows.html
"At Binyamin Netanyahu's appearance at the Center for American Progress, he said that the settlements were not an obstacle to peace. He answered that "There have been no new settlements built in the past 20 years.The additions have been in existing communities. The map has not materially changed."
I'm not sure if that is 100% true; I know of three formerly illegal outposts that became legal, and I cannot imagine that there haven't been more illegal outposts in 20 years that have escaped being demolished. But the larger point is true - there has been essentially no new settlements, as opposed to how they are characterized. and Netanyahu said this:
"By the way, Google this. Because this is just repeated, ad nauseum, so it assumes the cachet of self-evident truth, that we're 'gobbling up land' and so on. We're not gobbling up land....I mean the total amount of built up land is just a few percent. And the addition, if you look at it over time, it's got to be a fraction - maybe one tenth of one percent? Maybe I'm off, maybe it's 3/10ths of one percent. That's the land that's being "gobbled up." That's a factual question. That is not something that should be debated. And yet it's become an axiom, that we are gobbling up land. We're not."
This statement is driving the "progressives" like J-Street crazy. Because their entire existence, and their entire funding, is dependent on the lie of the ever-expanding settlements that make a two-state solution impossible. So J-Street tweeted [voir le tweet sur le site, je le retranscris ici]: "Netanyahu at @amprog: Settlements are < 1% of West Bank. Truth: 40% of West Bank is under control of settlements. https://peacenow.org/page.php?name=tsws-settlements-are-not-an-obstacle-to-peace …" The link goes to Peace Now, which writes:
"The "one percent argument" is a classic example of how supporters of the status-quo use a fraction of the truth to misrepresent the truth on the ground in the West Bank. Yes, the actual built-up area of West Bank settlements takes up only a little more than 1% of the West Bank. But the settlements' built-up area is just the tip of the settlements iceberg. The impact of the settlements goes far beyond this 1%.
Almost 10% of the West Bank is included in the "municipal area," or the jurisdictional borders of the settlements. These borders are so large that they allow settlements to expand many times over onto land that is completely off-limits to Palestinians. In addition, almost 34% of the West Bank has been placed under the jurisdiction of the settlements' "Regional Councils." That is, more than an additional 1/3 of the West Bank has been placed under the control of the settlers, off-limits to Palestinians.
In total, more than 40% of the West Bank is under the direct control of settlers or settlements and off-limits to Palestinians, regardless of the fact that only a small portion of this land has been built on by settlers."
L
et's say that this is 100% true. Then this means that Peace Now agrees that there has been no fundamental change in the West Bank map since the PLO rejected Israeli peace offers of 93%-95% of the land in 2001 and 2008!
Somehow, the 40% Israel controls didn't stop Barak and Olmert from offering nearly the entire West Bank for a Palestinian state. If they could offer it, so could the current Israeli government. So the 40% figure is a red herring, meant to obscure the fact that the intransigent party is the Palestinian side. And according to Israeli media, Netanyahu was ready to offer nearly the same amount! (Netanyahu's office denied it, saying it was a US proposal.) [...]
Yet this Peace Now and J-Street lie of Israel "gobbling up land" is repeated without any shame by the White House, by the New York Times, and by many other sources who don't even bother to read Peace Now reports with a critical eye. [...]
Here's the entire video. The section I am highlighting starts at about 23:00."

- Amnesty International criticizes proposal to halt ICC action against Israel (JP)
http://www.jpost.com/Arab-Israeli-Conflict/Amnesty-International-criticizes-proposal-to-halt-ICC-action-against-Israel-432570
"Amnesty International on Tuesday criticized a section of New Zealand's proposed UN Security Council resolution which calls for a renewal of negotiations between Israel and the Palestinian Authority (PA), yet proposes that the Palestinians pause their efforts to bring Israel to the dock of the International Criminal Court (ICC) at the Hague. In a statement, Amnesty expressed that it is "deeply concerned" that the move could damage chances for a lasting peace. [...]"

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Gaza & Hamas

- Arabs already started blaming Israel for Gaza winter flooding (Elder of Ziyon) - "There are no restrictions on fuel into Gaza. There are no restrictions on water pumps into Gaza. There are severe restrictions on Hamas' ability to anticipate the flooding that happens every single year and to prepare properly ahead of time".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/11/arabs-already-started-blaming-israel.html

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Egypte

- Round-up of today's antisemitism in Arab media (Elder of Ziyon) - "Egyptian newspaper Masr11 wants to have Egyptian intelligence take over protection of ancient sites like the Pyramids, so as to protect them from Jews who want to steal or destroy or co-opt them as Jewish. Egypt's 24.com says quotes a Salafi preacher who says that the Muslim Brotherhood corrupts Islam the way that Jews have corrupted their own religion". Etc.
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/11/round-up-of-todays-antisemitism-in-arab.html

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Iran

- Rohani : "l'Etat actuel d'Israël n'est pas légitime" (AFP)
https://fr.news.yahoo.com/rohani-letat-actuel-disra%C3%ABl-nest-l%C3%A9gitime-194125094.html
"Le président iranien Hassan Rohani a déclaré que "l'Etat actuel d'Israël (n'était) pas légitime" et qu'un vote sur le rétablissement du territoire d'avant 1948 devait être organisé parmi les réfugiés d'origine palestinienne, dans un entretien à des médias français. "L'Etat actuel déIsraël néest pas légitime. C'est pourquoi nous néavons pas de relations avec eux car nous ne considérons pas cet Etat comme légitime", a déclaré M. Rohani selon la traduction de ses propos par la chaîne de télévision publique France 2.
"Nous pensons que toutes les personnes qui étaient d'origine palestinienne et qui sont en errance à l'étranger doivent pouvoir tous revenir sur leurs terres. Il faut qu'il y ait des élections publiques sous la supervision des Nations unies et quels qu'en soient les résultats, nous les accepterons", a-t-il ajouté. Invité à préciser sa pensée, M. Rohani a déclaré qu'il ne parlait pas de deux Etats (un israélien et un palestinien vivant côte à côte), mais "d'un seul". [...]"


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Europe

- L'UE veut étiqueter les produits fabriqués [au-delà de la Ligne Verte], Cyrille Louis (Le Figaro) - "L'ex-ambassadeur Freddy Eytan, qui dirige le Centre pour les affaires publiques de Jérusalem, déplore: «La mise à l'index de produits fabriqués par des Juifs nous rappelle de bien sombres périodes.»" NB : l'UE veut un étiquetage spécifique même pour Jérusalem-est et pour le plateau du Golan (qu'il ne veulent donc pas reconnaître comme faisant partie d'Israël).
http://www.lefigaro.fr/international/2015/11/11/01003-20151111ARTFIG00053-l-ue-veut-etiqueter-les-produits-fabriques-dans-les-colonies-israeliennes.php
- Comment vont être étiquetés les produits ? (AFP) - "L’indication « colonie israélienne » devra être précisée, entre parenthèses par exemple. La mention pourrait donc être formulée ainsi : « Produit de Cisjordanie (colonie israélienne) ». Si le produit vient de Palestine mais pas d’une colonie, la mention pourrait être la suivante : « Produit de Cisjordanie (produit palestinien) ». La formulation est laissée à l’appréciation des Etats membres, qui sont chargés d’appliquer et de faire respecter la législation européenne sur la protection des consommateurs". Concrètement, pour tout produit de Cisjordanie, du Golan ou de Jérusalem-est, il faudra préciser la nationalité (i.e. si c'est un Juif) de l'entreprise. Et pour être certain que le consommateur ne soit pas tenté de se "salir" avec un produit fait par des Juifs dans ces régions, on ajoute le qualificatif diffamant de "colonie". Merci, on se sent bien protégé désormais en tant que consommateur.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/11/12/comprendre-l-etiquetage-des-produits-fabriques-dans-les-colonies-israeliennes_4808515_3218.html

- Étiquetage : un pas "insuffisant", selon les Palestiniens (AFP) - OLP : "L'étiquetage par l'UE des produits des colonies est un pas dans la bonne direction, mais il est insuffisant : les produits issus d'un crime de guerre doivent être interdits, pas seulement étiquetés". Vous avez bien lu : un Juif habitant et travaillant sur le plateau du Golan, ou au-delà de la Ligne d'armistice de 1949, commet un crime de guerre... par sa seule subsistance. Heureusement que l'Europe nous permet désormais de ne jamais contribuer, en tant que consommateurs éthiques, à cette ignominie.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/11/11/97001-20151111FILWWW00134-etiquetage-un-pas-insuffisant-palestiniens.php

- Étiquetage européen : Israël «condamne» (AFP) - ""Israël condamne la décision de l'Union européenne d'étiqueter les produits israéliens en provenance des secteurs sous contrôle israélien depuis 1967", a indiqué le porte-parole des Affaires étrangères israéliennes Emmanuel Nahshon. Il s'est ému du "deux poids, deux mesures" pratiqué selon lui par l'Union européenne alors qu'il y a plus de 200 querelles territoriales dans le monde et qu'Israël est actuellement confronté à une "vague de terrorisme". "L'étiquetage des produits ne fait pas avancer le processus politique entre Israël et les Palestiniens, au contraire"."
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/11/11/97002-20151111FILWWW00097-etiquetage-europeen-israel-condamne.php
- Israël dénonce l’étiquetage « immoral » par l’UE des produits fabriqués dans les colonies, Piotr Smolar (Le Monde) - "cette information obligatoire n’est pas imposée à d’autres territoires considérés par l’UE comme occupés. Je pense notamment au Sahara occidental, occupé par le Maroc. Du poisson en est exporté vers l’Europe. A plusieurs reprises, la Commission européenne a dit qu’il n’y avait rien d’obligatoire à étiqueter les produits provenant de là".
http://www.lemonde.fr/international/article/2015/11/12/israel-denonce-l-etiquetage-immoral-par-l-ue-des-produits-fabriques-dans-les-colonies_4807698_3210.html
"[...] Le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Emmanuel Nahshon, a dénoncé une approche reposant sur « deux poids, deux mesures, tout en passant sous silence le fait qu’il existe 200 autres conflits territoriaux dans le monde, dont certains au sein de l’UE ou sur le pas de sa porte ». [...]
Abraham Bell, professeur de droit à l’université de Bar-Ilan, estime que l’étiquetage prôné par la Commission est « malhonnête et illégal ». A l’écouter, « cette information obligatoire n’est pas imposée à d’autres territoires considérés par l’UE comme occupés. Je pense notamment au Sahara occidental, occupé par le Maroc. Du poisson en est exporté vers l’Europe. A plusieurs reprises, la Commission européenne a dit qu’il n’y avait rien d’obligatoire à étiqueter les produits provenant de là ». Selon Abraham Bell, Israël pourrait se tourner vers l’Organisation mondiale du commerce (OMC), « même si la procédure peut prendre du temps », pour contester la décision européenne.
David Simha, président de la Chambre de commerce et d’industrie israélo-palestinienne, regrette également la décision de l’UE. Il rappelle que l’impact sur l’économie israélienne sera très limité. Selon la Commission, les produits concernés représentent « moins de 1 % » des échanges commerciaux entre l’UE et Israël, qui s’élèvent à 30 milliards d’euros en 2014 (dont 13 milliards exportés vers l’UE). Pour David Simha, « cela aura par contre des conséquences pour les milliers de Palestiniens qui travaillent dans les usines et les exploitations des colonies. S’il n’y a plus de commandes, ils devront être licenciés. »"

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France

- La CEDH rejette la "démonstration de haine et d'antisémitisme" de Dieudonné (AFP) - "Les réactions du public (du Zénith) montrent que la portée antisémite de la scène a été perçue par les spectateurs". Plus de détails sur la décision de la Cour européenne des droits de l'homme.
https://fr.news.yahoo.com/cedh-rejette-d%C3%A9monstration-haine-dantis%C3%A9mitisme-dieudonn%C3%A9-115916698.html
"[...] Le polémiste avait été condamné pour son spectacle du 26 décembre 2008 au Zénith de Paris. Ce soir-là, il avait convié sur scène le négationniste Robert Faurisson, l'avait fait applaudir par le public et lui avait fait remettre un "prix de l'infréquentabilité" par un comparse déguisé en déporté juif.
La Cour européenne a estimé que "la soirée avait perdu son caractère de spectacle de divertissement pour devenir un meeting qui, sous couvert de représentation humoristique, valorisait le négationnisme". "Travestie sous l'apparence d'une production artistique", la "prise de position haineuse et antisémite caractérisée" à laquelle s'est livré le polémiste "est aussi dangereuse qu'une attaque frontale et abrupte" contre la mémoire de l'Holocauste et les juifs, et ne "mérite donc pas" d'être protégée par la liberté d'expression, a tranché la CEDH.
Dans une décision définitive, elle a déclaré irrecevable la requête de celui qu'elle qualifie d'"humoriste engagé en politique", en soulignant que la Convention européenne des droits de l'Homme, dont elle est la garante, ne protégeait pas "les spectacles négationnistes et antisémites". Pour la Cour, invoquer la liberté d'expression dans un tel cas relève d'un "abus de droit" : Dieudonné a tenté de "détourner" la Convention de sa "lettre" et de son "esprit", ont estimé les juges. Selon eux, admettre le raisonnement du requérant aurait contribué "à la destruction des droits et libertés garantis" par cette Convention. [...]
C'est la première fois que la CEDH était appelée à se prononcer sur Dieudonné - un habitué des prétoires français, plusieurs fois condamné pour ses propos antisémites. Dans les mois à venir, elle aura toutefois d'autres occasions de se pencher sur son cas: le polémiste a déposé des requêtes - toujours pendantes à Strasbourg - contre l'interdiction par les autorités françaises de trois de ses spectacles en janvier 2014, à Nantes, Orléans et Tours.
Devant les tribunaux, Dieudonné s'était défendu en expliquant que l'arrivée de M. Faurisson sur scène avait été "très drôle" et que les spectateurs avaient ri. Mais la CEDH, pas plus que la justice française, n'a adhéré à cette analyse. "Les réactions du public (du Zénith) montrent que la portée antisémite de la scène a été perçue par les spectateurs", relèvent les juges européens.
Pour le juriste français Nicolas Hervieu, spécialiste de la CEDH et de sa jurisprudence, les magistrats européens ont opposé à Dieudonné une "fin de non recevoir très brutale, qui douche tous les espoirs de ceux qui voudraient, sous couvert d'humour, exploiter les failles des dispositifs nationaux de luttre contre le racisme et l'antisémitisme". Cet arrêt marque également, de la part des magistrats européens, une "volonté de consolider une jurisprudence qui a toujours été très ferme sur la négation de la Shoah", selon M. Hervieu."

- L’éditeur, l’agresseur et Alain Soral, Lucie Soullier (Le Monde) - "Marc Grinsztajn est pour sa part persuadé qu’il n’a pas été agressé par hasard, mais bien parce qu’il est l’éditeur du livre Le Système Soral, enquête sur un facho business, paru à peine dix jours avant l’agression".
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/11/10/l-editeur-l-agresseur-et-alain-soral_4806945_1653578.html
"« - Sale juif !
- Quoi ?
- Les goys redressent la tête »
D
eux heures quinze du matin, le 12 septembre. Marc Grinsztajn rentre chez lui, lorsqu’un homme surgit, flasque de rhum à la main et injures antisémites à la bouche. L’éditeur du livre Le Système Soral – écrit par Robin D’Angelo et Mathieu Molard (Ed. Calmann-Lévy) – lui décoche un coup de poing, son agresseur réplique en lui lançant sa bouteille. M. Grinsztajn finit la nuit avec quelques agrafes à l’arrière du crâne et deux jours d’interruption temporaire de travail.
Des faits qui valent à Frédéric Pauze d’être jugé devant la 23e chambre du tribunal correctionnel de Paris, mardi 10 novembre, pour violences volontaires avec les circonstances aggravantes d’ivresse et d’injure à caractère antisémite.
Face au tribunal, le prévenu reconnaît : « Oui, c’est le genre de propos que je peux tenir lorsque j’ai bu. » En revanche, pas question d’accepter « les faits tels qu’ils sont présentés ». D’accord pour endosser les insultes antisémites, mais pas les violences volontaires, pour lesquelles il est pourtant poursuivi. Et ce car il n’a pas porté « le premier coup », du moins physique. « N’inversez pas le dossier, prévient la procureure. Si quelqu’un est victime ici, ce n’est pas vous monsieur Pauze. »
Depuis l’obligation de soins qui lui a été imposée lors de sa première comparution en septembre, l’accusé multiplie les rendez-vous dans les centres antialcoolique pour prouver sa bonne foi. « J’arrive maintenant à me restreindre à une petite fiole 20 centilitres de rhum le soir. » Mais « pas tous les soirs », se reprend-il sur une question de la présidente du tribunal.
L’avocat de la victime, Me Michaël Ghnassia, lui laisse le bénéfice du doute sur ce point. « En revanche, on ne l’a pas beaucoup entendu parler de soigner son antisémitisme. » A 37 ans, Frédéric Pauze n’est pourtant plus un jeune premier en la matière. En 2008, il a déjà été interpellé ivre dans la rue, hurlant des insultes antisémites. Un stage au Mémorial de la Shoah lui avait alors évité des poursuites judiciaires. Ce qui l’a le plus marqué ? « Le témoignage d’une dame lambda qui disait vouloir tourner la page, » répond l’accusé. « Un message d’espoir » selon lui.
A cela s’ajoutent un drapeau nazi, autrefois chez lui, et sa participation au « jour de colère », la manifestation d’extrême droite dont les slogans antisémites s’étaient fait entendre dans la capitale, en janvier 2014.
Frédéric Pauze préfère se réfugier derrière son alcoolisme, considéré comme une circonstance aggravante par la justice, comme le racisme. « Je tiens des propos incohérents lorsque je suis alcoolisé. » Pas si incohérents note la présidente, puisqu’ils semblent toujours être dirigés contre les mêmes.
Alors, « êtes-vous antisémite ? » lui demande la procureure. « Je ne pense pas mais je fréquente des gens qui le sont. Et ça me tape sur la tête parfois. » Rien à voir, toutefois, avec Alain Soral. Certes, il a vu certaines de ses vidéos et lu un de ses ouvrages mais il nie toute accointance avec l’essayiste d’extrême droite. D’ailleurs, à la barre, il nie finalement avoir cité Robespierre cette nuit-là. Une référence étrange que Marc Grinsztajn est certain d’avoir entendu, et qui ne l’est pas tant pour qui sait l’admiration d’Alain Soral pour le révolutionnaire.
Marc Grinsztajn est pour sa part persuadé qu’il n’a pas été agressé par hasard, mais bien parce qu’il est l’éditeur du livre Le Système Soral, enquête sur un facho business, paru à peine dix jours avant l’agression. Son nom y apparaît dans les premières pages. « Et même s’il n’y a pas de lien direct, cela montre bien que les thèses de Soral imprègnent l’extrême droite », souligne Me Ghnassia, qui voulait que soit reconnue la préméditation. [...]"

- Enseignons un islam sans haine des juifs, Mounir Mamoghli (géographe et professeur de mathématiques au lycée Jacques Feyder à Epinay-sur-Seine en Seine-Saint-Denis) - "Est-ce par crainte d’un pays voisin juif que les dirigeants palestiniens refusent sans cesse le partage de la Palestine ?" ; "Le Coran, livre sacré de l’Islam, est constitué de chapitres appelés sourates, elles-mêmes composées de versets. Or, des versets en dehors de leur contexte sont souvent derrière des préjugés anti-juifs".
http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/11/11/enseignons-un-islam-sans-haine-des-juifs_4807411_3232.html
"L’implication des jeunes musulmans dans les actes antisémites va croissant. Les pouvoirs publics expliquent cette situation par le cloisonnement ethnique et social. D’autres évoquent le blocage politique au Proche-Orient. La marginalisation sociale combinée aux difficultés entre Palestiniens et Israéliens est un facteur de taille pouvant expliquer les comportements anti-juifs d’une frange de la population musulmane. Ceci ne semble pas toutefois l’unique cause.
Dans la société musulmane l’antisémitisme est bien ancré depuis fort longtemps. Ne serait-ce que le statut de « dhimmi » accordé aux juifs par les musulmans jusqu’à la chute de l’empire ottoman est un bon révélateur de l’antisémitisme à l’époque. Et cela perdure aujourd’hui. Les Palestiniens tentent de créer leur Etat ; ce qui est légitime. Mais alors, pourquoi, si ce n’est pas de l’antisémitisme, d’autres musulmans, dans d’autres pays, s’en prennent à des juifs ? En comparant avec la guerre d’Algérie, ce ne fut apparemment pas le cas des Français malgré leur présence encore importante à cette époque dans les pays musulmans d’Afrique.
La privation des Palestiniens d’un Etat entretient l’antisémitisme chez bon nombre de musulmans. Il est vrai que l’extrême droite israélienne cherche constamment à torpiller d’éventuels accords. Il faut avouer aussi que les dirigeants palestiniens ont perdu des occasions pour la création d’un Etat en refusant notamment deux opportunités : la résolution de l’ONU en 1948, et l’Etat proposé en 2000 lors du sommet de camp David II. Est-ce par crainte d’un pays voisin juif que les dirigeants palestiniens refusent sans cesse le partage de la Palestine ?
Dans tous les cas, ce n’est point du bon sens puisque dans le même temps, des peuples sont en souffrance et Israël continue à grignoter des territoires [faux]. L’antisémitisme chez de nombreux musulmans semble plus en relation avec une mauvaise interprétation de l’Islam qu’en lien avec des problèmes politiques et sociaux.
Le Coran, livre sacré de l’Islam, est constitué de chapitres appelés sourates, elles-mêmes composées de versets. Or, des versets en dehors de leur contexte sont souvent derrière des préjugés anti-juifs. Prenons l’exemple de sourate Al-Baqara (la vache en arabe). La tradition musulmane a donné comme titre à cette sourate La Vache, du fait d’un dialogue dans la sourate entre Moïse et le peuple juif à propos d’une vache devant être sacrifiée. Un préjugé anti-juif chez les musulmans semble provenir du 74ème verset de cette sourate : « Puis, et en dépit de tout cela, vos cœurs se sont endurcis ; ils sont devenus comme des pierres ou même plus durs encore ; car il y a des pierres d’où jaillissent les ruisseaux, d’autres se fendent pour qu’en surgisse l’eau, d’autres s’affaissent par crainte d’Allah. Et Allah n’est certainement jamais inattentif à ce que vous faites ».
Ce verset semble induire chez de nombreux musulmans un préjugé sur les juifs considérés comme des êtres durs et inhumains. La relecture de la totalité du chapitre nous révèle pourtant qu’il n’en est rien dans les paroles de Dieu. Dans cette sourate, Dieu s’adressant aux juifs, son premier peuple choisi : « Ô Enfants d’Israël, rappelez-vous mon bienfait dont je vous ai comblés, que je vous ai préférés à tous les peuples » (47ème verset)…
« Mais, à ces paroles, les pervers en substituèrent d’autres, et pour les punir de leur fourberie Nous leur envoyâmes du ciel un châtiment avilissant » (59ème verset). En fait, Dieu semble en colère contre une partie des juifs. Ceux qui ne l’ont pas suivi, en somme les non croyants. Or, ces derniers ne sont pas nécessairement plus nombreux chez les juifs que chez les musulmans.
La lutte contre l’antisémitisme devient une priorité. Et l’école est un lieu parfait pour sensibiliser les jeunes contre toute dérive antisémite. La laïcité dans les établissements publics semble toutefois avoir des effets pervers. En effet, dans la mesure où divers actes antisémites se font aujourd’hui au nom de l’Islam dont l’apprentissage se fait souvent sans un véritable encadrement de l’Etat. En ce sens, il nous apparaît que l’éducation religieuse est plus que jamais du ressort de l’Etat."

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