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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 10:31

Attentats parisiens


- Le djihadisme est une révolte générationnelle et nihiliste, Olivier Roy (professeur à l’Institut universitaire européen de Florence, politologue, spécialiste de l’islam) - "La [lecture tiers-mondiste] évoque avec constance la souffrance postcoloniale, l’identification des jeunes à la cause palestinienne, leur rejet des interventions occidentales au Moyen-Orient et leur exclusion d’une société française raciste et islamophobe ; bref, la vieille antienne : tant qu’on n’aura pas résolu le conflit israélo-palestinien, nous connaîtrons la révolte" ; "rien ne sert de leur offrir un « islam modéré », c’est la radicalité qui les attire par définition. Le salafisme n’est pas seulement une question de prédication financée par l’Arabie saoudite, c’est bien le produit qui convient à des jeunes en rupture de ban" ; "Ils se radicalisent autour d’un petit groupe de « copains » qui se sont rencontrés dans un lieu particulier (quartier, prison, club de sport) ; ils recréent une « famille », une fraternité" ; "Pourquoi l’islam ? Pour la deuxième génération, c’est évident : ils reprennent à leur compte une identité que leurs parents ont, à leurs yeux, galvaudée : ils sont « plus musulmans que les musulmans » et en particulier que leurs parents. [...] Quant aux convertis, ils choisissent l’islam parce qu’il n’y a que ça sur le marché de la révolte radicale". Très intéressante tribune dans l'ensemble.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/11/24/le-djihadisme-une-revolte-generationnelle-et-nihiliste_4815992_3232.html
"La France en guerre ! Peut-être. Mais contre qui ou contre quoi ? Daech n’envoie pas des Syriens commettre des attentats en France pour dissuader le gouvernement français de le bombarder. Daech puise dans un réservoir de jeunes Français radicalisés qui, quoi qu’il arrive au Moyen-Orient, sont déjà entrés en dissidence et cherchent une cause, un label, un grand récit pour y apposer la signature sanglante de leur révolte personnelle. L’écrasement de Daech ne changera rien à cette révolte.
Le ralliement de ces jeunes à Daech est opportuniste : hier, ils étaient avec Al-Qaida, avant-hier (1995), ils se faisaient sous-traitants du GIA algérien ou pratiquaient, de la Bosnie à l’Afghanistan en passant par la Tchétchénie, leur petit nomadisme du djihad individuel (comme le « gang de Roubaix »). Et demain, ils se battront sous une autre bannière, à moins que la mort en action, l’âge ou la désillusion ne vident leurs rangs comme ce fut le cas de l’ultragauche des années 1970.
Il n’y a pas de troisième, quatrième ou énième génération de djihadistes. Depuis 1996, nous sommes confrontés à un phénomène très stable : la radicalisation de deux catégories de jeunes Français, à savoir des « deuxième génération » musulmans et des convertis « de souche ». Le problème essentiel pour la France n’est donc pas le califat du désert syrien, qui s’évaporera tôt ou tard comme un vieux mirage devenu cauchemar, le problème, c’est la révolte de ces jeunes. Et la vraie question est de savoir ce que représentent ces jeunes, s’ils sont l’avant-garde d’une guerre à venir ou au contraire les ratés d’un borborygme de l’Histoire.
Deux lectures aujourd’hui dominent la scène et structurent les débats télévisés ou les pages opinions des journaux : en gros, l’explication culturaliste et l’explication tiers-mondiste. La première met en avant la récurrente et lancinante guerre des civilisations : la révolte de jeunes musulmans montre à quel point l’islam ne peut s’intégrer, du moins tant qu’une réforme théologique n’aura pas radié du Coran l’appel au djihad. La seconde évoque avec constance la souffrance postcoloniale, l’identification des jeunes à la cause palestinienne, leur rejet des interventions occidentales au Moyen-Orient et leur exclusion d’une société française raciste et islamophobe ; bref, la vieille antienne : tant qu’on n’aura pas résolu le conflit israélo-palestinien, nous connaîtrons la révolte.
Mais les deux explications butent sur le même problème : si les causes de la radicalisation étaient structurelles, alors pourquoi ne touche-t-elle qu’une frange minime et très circonscrite de ceux qui peuvent se dire musulmans en France ? Quelques milliers sur plusieurs millions.
Car ces jeunes radicaux sont identifiés ! Tous les terroristes qui sont passés à l’action avaient leur fameuse fiche « S ». Je n’entre pas ici dans la question de la prévention, je remarque simplement que l’information est là et accessible. Alors regardons qui ils sont et essayons d’en tirer des conclusions.
Presque tous les djihadistes français appartiennent à deux catégories très précises : ils sont soit des « deuxième génération », nés ou venus enfants en France, soit des convertis (dont le nombre augmente avec le temps, mais qui constituaient déjà 25 % des radicaux à la fin des années 1990). Ce qui veut dire que, parmi les radicaux, il n’y a guère de « première génération » (même immigré récent), mais surtout pas de « troisième génération ». Or cette dernière catégorie existe et s’accroît : les immigrés marocains des années 1970 sont grands-pères et on ne trouve pas leurs petits-enfants parmi les terroristes. Et pourquoi des convertis qui n’ont jamais souffert du racisme veulent-ils brusquement venger l’humiliation subie par les musulmans ? Surtout que beaucoup de convertis viennent des campagnes françaises, comme Maxime Hauchard, et ont peu de raisons de s’identifier à une communauté musulmane qui n’a pour eux qu’une existence virtuelle. Bref, ce n’est pas la « révolte de l’islam » ou celle des « musulmans », mais un problème précis concernant deux catégories de jeunes, originaires de l’immigration en majorité, mais aussi Français « de souche ». Il ne s’agit pas de la radicalisation de l’islam, mais de l’islamisation de la radicalité.
Qu’y a-t-il de commun entre les « deuxième génération » et les convertis ? Il s’agit d’abord d’une révolte générationnelle : les deux rompent avec leurs parents, ou plus exactement avec ce que leurs parents représentent en termes de culture et de religion. Les « deuxième génération » n’adhèrent jamais à l’islam de leurs parents, ils ne représentent jamais une tradition qui se révolterait contre l’occidentalisation. Ils sont occidentalisés, ils parlent mieux le français que leurs parents. Tous ont partagé la culture « jeune » de leur génération, ils ont bu de l’alcool, fumé du shit, dragué les filles en boîte de nuit. Une grande partie d’entre eux a fait un passage en prison. Et puis un beau matin, ils se sont (re)convertis, en choisissant l’islam salafiste, c’est-à-dire un islam qui rejette le concept de culture, un islam de la norme qui leur permet de se reconstruire tout seuls. Car ils ne veulent ni de la culture de leurs parents ni d’une culture « occidentale », devenues symboles de leur haine de soi.
La clé de la révolte, c’est d’abord l’absence de transmission d’une religion insérée culturellement. C’est un problème qui ne concerne ni les « première génération », porteurs de l’islam culturel du pays d’origine, mais qui n’ont pas su le transmettre, ni les « troisième génération », qui parlent français avec leurs parents et ont grâce à eux une familiarité avec les modes d’expression de l’islam dans la société française : même si cela peut être conflictuel, c’est « dicible ». Si on trouve beaucoup moins de Turcs que de Maghrébins dans les mouvements radicaux, c’est sans doute que, pour les Turcs, la transition a pu être assurée, car l’Etat turc a pris en charge la transmission en envoyant instituteurs et imams (ce qui pose d’autres problèmes, mais permet d’esquiver l’adhésion au salafisme et à la violence).
Les jeunes convertis par définition adhèrent, quant à eux, à la « pure » religion, le compromis culturel ne les intéresse pas (rien à voir avec les générations antérieures qui se convertissaient au soufisme) ; ils retrouvent ici la deuxième génération dans l’adhésion à un « islam de rupture », rupture générationnelle, rupture culturelle, et enfin rupture politique. Bref, rien ne sert de leur offrir un « islam modéré », c’est la radicalité qui les attire par définition. Le salafisme n’est pas seulement une question de prédication financée par l’Arabie saoudite, c’est bien le produit qui convient à des jeunes en rupture de ban.
Du coup, et c’est la grande différence avec les cas de jeunes Palestiniens qui se lancent dans les formes diverses d’intifada, les parents musulmans des radicaux français ne comprennent pas la révolte de leur progéniture. De plus en plus, comme les parents des convertis, ils essaient d’empêcher la radicalisation de leurs enfants : ils appellent la police, ils vont en Turquie pour tenter de les ramener, ils craignent, à juste titre, que les aînés radicalisés n’entraînent les plus jeunes. Bref, loin d’être le symbole d’une radicalisation des populations musulmanes, les djihadistes font exploser la fracture générationnelle, c’est-à-dire tout simplement la famille.
En rupture avec leur famille, les djihadistes sont aussi en marge des communautés musulmanes : ils n’ont presque jamais un passé de piété et de pratique religieuse, au contraire. Les articles des journalistes se ressemblent étonnamment : après chaque attentat, on va enquêter dans l’entourage du meurtrier, et partout c’est « l’effet surprise : « On ne comprend pas, c’était un gentil garçon (variante : “Un simple petit délinquant”), il ne pratiquait pas, il buvait, il fumait des joints, il fréquentait les filles… Ah oui, c’est vrai, il y a quelques mois il a bizarrement changé, il s’est laissé pousser la barbe et a commencé à nous saouler avec la religion. » Pour la version féminine, voir la pléthore d’articles concernant Hasna Aït Boulahcen, « Miss Djihad Frivole ».
Inutile ici d’évoquer la taqiya, ou dissimulation, car une fois born again, les jeunes ne se cachent pas et étalent leur nouvelle conviction sur Facebook. Ils exhibent alors leur nouveau moi tout-puissant, leur volonté de revanche sur une frustration rentrée, leur jouissance de la nouvelle toute-puissance que leur donnent leur volonté de tuer et leur fascination pour leur propre mort. La violence à laquelle ils adhèrent est une violence moderne, ils tuent comme les tueurs de masse le font en Amérique ou Breivik en Norvège, froidement et tranquillement. Nihilisme et orgueil sont ici profondément liés.
Cet individualisme forcené se retrouve dans leur isolement par rapport aux communautés musulmanes. Peu d’entre eux fréquentaient une mosquée. Leurs éventuels imams sont souvent autoproclamés. Leur radicalisation se fait autour d’un imaginaire du héros, de la violence et de la mort, pas de la charia ou de l’utopie. En Syrie, ils ne font que la guerre : aucun ne s’intègre ou ne s’intéresse à la société civile. Et s’ils s’attribuent des esclaves sexuelles ou recrutent de jeunes femmes sur Internet pour en faire des épouses de futurs martyrs, c’est bien qu’ils n’ont aucune intégration sociale dans les sociétés musulmanes qu’ils prétendent défendre. Ils sont plus nihilistes qu’utopistes.
Si certains sont passés par le Tabligh (société de prédication fondamentaliste musulmane), aucun n’a fréquenté les Frères musulmans (Union des organisations islamiques de France), aucun n’a milité dans un mouvement politique, à commencer par les mouvements propalestiniens. Aucun n’a eu de pratiques « communautaires » : assurer des repas de fin de ramadan, prêcher dans les mosquées, dans la rue en faisant du porte-à-porte. Aucun n’a fait de sérieuses études religieuses. Aucun ne s’intéresse à la théologie, ni même à la nature du djihad ou à celle de l’Etat islamique.
Ils se radicalisent autour d’un petit groupe de « copains » qui se sont rencontrés dans un lieu particulier (quartier, prison, club de sport) ; ils recréent une « famille », une fraternité. Il y a un schéma important que personne n’a étudié : la fraternité est souvent biologique. On trouve très régulièrement une paire de « frangins », qui passent à l’action ensemble (les frères Kouachi et Abdeslam, Abdelhamid Abaaoud qui « kidnappe » son petit frère, les frères Clain qui se sont convertis ensemble, sans parler des frères Tsarnaev, auteurs de l’attentat de Boston en avril 2013). Comme si radicaliser la fratrie (sœurs incluses) était un moyen de souligner la dimension générationnelle et la rupture avec les parents. La cellule s’efforce de créer des liens affectifs entre ses membres : on épouse souvent la sœur de son frère d’armes. Les cellules djihadistes ne ressemblent pas à celles des mouvements radicaux d’inspiration marxiste ou nationaliste (FLN algérien, IRA ou ETA). Fondées sur des liens personnels, elles sont plus imperméables à l’infiltration.
Les terroristes ne sont donc pas l’expression d’une radicalisation de la population musulmane, mais reflètent une révolte générationnelle qui touche une catégorie précise de jeunes.
Pourquoi l’islam ? Pour la deuxième génération, c’est évident : ils reprennent à leur compte une identité que leurs parents ont, à leurs yeux, galvaudée : ils sont « plus musulmans que les musulmans » et en particulier que leurs parents. L’énergie qu’ils mettent à reconvertir leurs parents (en vain) est significative, mais montre à quel point ils sont sur une autre planète (tous les parents ont un récit à faire de ces échanges). Quant aux convertis, ils choisissent l’islam parce qu’il n’y a que ça sur le marché de la révolte radicale. Rejoindre Daech, c’est la certitude de terroriser."

- Pourquoi il ne faut pas confondre le salafisme et le takfirisme, William Audureau (Le Monde.fr) - "Le salafisme peut être aussi perçu comme un sas, une digue, et un opposant au takfirisme" ; "le salafisme est également une digue : mouvement fondamentaliste le plus porté sur l’analyse littérale du Coran, il est le seul à pouvoir déstabiliser les takfiris sur le terrain qu’ils revendiquent, celui de la religion, en leur opposant d’autres clés de lecture du Coran".
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/11/25/pourquoi-il-ne-faut-pas-confondre-le-salafisme-et-le-takfirisme_4817042_4355770.html

- Mindless terrorists? The truth about Isis is much worse, Scott Atran (anthropologist at the University of Michigan, Senior Research Fellow at Oxford University) - "They deal in chaos, but they work from a script. The failure to understand that is costing us dear".
http://www.theguardian.com/commentisfree/2015/nov/15/terrorists-isis

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France

- L'humoriste français Dieudonné condamné en Belgique à deux mois ferme pour antisémitisme (AFP) - "toutes les infractions reprochées Dieudonné sont établies : à la fois l'incitation à la haine et diffusion de propos haineux mais aussi l'infraction de négationnisme".
https://fr.news.yahoo.com/lhumoriste-fran%C3%A7ais-dieudonn%C3%A9-condamn%C3%A9-belgique-%C3%A0-deux-mois-101405170.html
"L'humoriste français Dieudonné a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel de Liège (Belgique) à deux mois de prison ferme et 9.000 euros d'amende pour incitation à la haine, a-t-on appris auprès d'un des avocats de la partie civile. Le jugement "considère que toutes les infractions reprochées Dieudonné sont établies : à la fois l'incitation à la haine et diffusion de propos haineux mais aussi l'infraction de négationnisme", a expliqué à l'AFP Me Eric Lemmens, qui représentait les organisations juives de Belgique. Dieudonné était poursuivi pour des propos tenus lors d'un spectacle en mars 2012 dans la région de Liège."
- Dieudonné condamné à deux mois de prison ferme par la justice belge, Elzie Obiang (Le Figaro) - "Il était poursuivi pour des propos tenus le 14 Mars 2012 lors d'un spectacle dans la ville de Herstal" ; "Le jugement décrit le spectacle de Dieudonné comme étant «un catalogue de clichés antisémites». Et considère qu'il a clairement appelé au génocide notamment lorsqu'il invite les chrétiens et les musulmans à «s'unir pour tuer les juifs»".
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/11/25/01016-20151125ARTFIG00156-dieudonne-condamne-a-deux-mois-de-prison-ferme-par-la-justice-belge.php


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Intifada al-Aqsa

- Kerry exprime une "condamnation totale" des attentats palestiniens (AFP) - "Personne ne devrait avoir à vivre au quotidien avec la violence, les attentats dans la rue, commis à l'aide de couteaux, de ciseaux ou de voitures. (...) Ces actes de terrorisme méritent les condamnations dont ils font l'objet et j'exprime ici une condamnation totale de tout acte de terrorisme qui coûte la vie à des innocents".
https://fr.news.yahoo.com/attentats-palestiniens-kerry-exprime-condamnation-totale-091317115.html

- Cisjordanie : un Israélien blessé au couteau [mercredi] (AFP) - "Une source médicale a dit que l'Israélien, âgé de 20 ans, avait été grièvement blessé".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/11/25/97001-20151125FILWWW00113-cisjordanie-un-israelien-blesse-au-couteau.php

- Cisjordanie : tentative d’attaque au couteau et Palestiniens tués dans des heurts [jeudi et vendredi] (i24) - "Un Palestinien a été mortellement touché par des tirs des forces israéliennes alors qu’il tentait de lancer un cocktail Molotov sur des voitures israéliennes lors de heurts non loin de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie. Plus tôt, à l'intersection de Tappuah, au sud de Naplouse, un Palestinien est sorti brusquement d'un véhicule et a couru, un couteau à la main, vers des garde-frontières qui l'ont touché par balles, selon la police israélienne".
http://www.i24news.tv/fr/actu/israel/diplomatie-defense/93681-151126-cisjordanie-tentative-d-attaque-au-couteau-et-palestiniens-tues-dans-des-heurts

- Deux soldats blessés [vendredi] dans une attaque à la voiture bélier à Jérusalem-Est (Times of Israel) - "Le conducteur est le frère du terroriste qui a essayé d’écraser des Israéliens au même arrêt de bus à Kfar Adumim dimanche".
http://fr.timesofisrael.com/deux-soldats-blesses-dans-une-attaque-a-la-voiture-belier-jerusalem-est/

- Suspected Palestinian sniper shoots at car near Cave of the Patriarchs [vendredi] (JP) - "Security forces have opened an investigation into the incident and are combing nearby neighborhoods for possible suspects".
http://www.jpost.com/Arab-Israeli-Conflict/Police-Sniper-shoots-at-car-near-Cave-of-the-Patriarchs-435288

- Le Palestinien de 11 ans qui a poignardé un garde à la tête : « Je voulais mourir en martyr » (Times of Israel) - "A la Porte de Damas, j’ai acheté une paire de ciseaux et ensuite nous sommes montés dans le tramway à la recherche de Juifs à poignarder".
http://fr.timesofisrael.com/le-palestinien-de-11-ans-qui-a-poignarde-un-garde-a-la-tete-je-voulais-mourir-en-martyr/
"Le service de sécurité du Shin Bet a publié mercredi la transcription de deux cousins âgés de 11 et 14 ans de Jérusalem Est qui ont effectué une tentative d’attaque au poignard il y a deux semaines et ont légèrement blessé un garde du tramway. L’enfant de 11 ans, en sixième à Shuafat, est le plus jeune terroriste arrêté en date de l’actuelle vague de terrorisme palestinien. Il est trop jeune pour pouvoir être inculpé selon l’actuelle loi israélienne, l’adolescent de 14 ans est lui accusé de tentative de meurtre.
Lors de leur interrogatoire, les deux enfants ont déclaré qu’ils ont mené l’attaque comme un acte de vengeance sans le préparer à l’avance et sans aucun encouragement d’adultes. « J’ai rencontré mon cousin à l’entrée de l’école », a déclaré l’enfant de 11 ans qui n’a pas été nommé. Il a déclaré qu’ils ont décidé de venger la mort de leur proche, Muhammad Ali, aussi de Shafat, qui a été tué alors qu’il essayait de poignarder un officier de la Police aux Frontières près de la Porte de Damas de la Vieille Ville, le 1er octobre.
« La maitresse a refusé de nous laisser entrer parce que nos parents n’avaient pas payé les frais. Mon cousin m’a dit qu’en chemin vers l’école il voulait poignarder quelqu’un mais n’a pas réussi parce que tous les voyageurs étaient de vieux citoyens », a déclaré l’enfant. L’adolescent de 14 ans aurait convaincu son plus jeune cousin de mener une attaque. Les deux sont d’abord montés dans un bus à la recherche du moment et de la cible opportuns.
« Nous avons voyagé de Shuafat vers la Porte de Damas afin de poignarder un soldat mais nous ne l’avons pas fait parce que les soldats étaient en groupes et nous n’en avons pas trouvé un seul, s’est souvenu l’enfant de 11 ans. Ensuite, il m’a dit ‘faisons une attaque ensemble pour venger la mort de Muhammad Ali. Il a ouvert son sac et m’a montré le couteau. A la Porte de Damas, j’ai acheté une paire de ciseaux et ensuite nous sommes montés dans le tramway à la recherche de Juifs à poignarder ».
Des gardes du tramway sont montés à bord, mais les jeunes ont décidé « de ne pas les poignarder parce qu’ils étaient deux. Plus tard, l’un d’eux est descendu et nous avons immédiatement attaqué celui qui était resté ». « Je l’ai poignardé à la tête, mon cousin l’a poignardé au torse et à l’estomac jusqu’à ce que le garde me pousse et me tire trois balles dans l’estomac », a déclaré l’enfant de 11 ans.
Les deux cousins avaient décidé qu’ils voulaient mourir comme des shahids, ou martyrs, a-t-il expliqué. Lors de l’interrogatoire, le plus jeune a déclaré qu’aucun des membres de leur famille ne connaissait leurs intentions. « Je voulais mourir comme un shadid, mais maintenant je comprends que j’ai fait une erreur et je suis désolé », a-t-il déclaré. [...]"

- Le terrorisme secoue le quotidien du Gush Etzion (JTA) - "« Il ne s’agit pas seulement de s’en prendre à la vie des gens », a déclaré le commandant, qui a requis l’anonymat selon le protocole de l’armée. « Cela touche le tissu social, et les mesures que nous prenons, de leur point de vue, représentent déjà une sorte de succès. »"
http://fr.timesofisrael.com/le-terrorisme-secoue-le-quotidien-du-gush-etzion/
"[...] Le Gush Etzion, un groupe de localités dortoir à environ 30 minutes au sud de Jérusalem, ressemble en général à n’importe quelle autre banlieue israélienne. Mais une série d’attaques terroristes depuis quelques semaines a brisé le calme de la région, en mettant ses résidents en état d’alerte et en suscitant des appels à une présence militaire accrue.
Jeudi dernier, un Palestinien a ouvert le feu au croisement sur un véhicule en mouvement avant de foncer avec sa voiture sur une autre voiture, tuant trois personnes, parmi eux un étudiant de yeshiva américain. Dimanche, une Israélienne de 21 ans est morte après avoir subi plusieurs coups de couteau. Plusieurs autres attaques et tentatives d’attaques au couteau ont été signalées au carrefour depuis un mois.
« Notre quartier ressemble au Vietnam », a dit Rivka Epstein Happin, qui vit dans une implantation de Gush adjacente à l’intersection, où elle a organisé lundi une manifestation. « Jour après jour, il y a davantage de soldats. Une fois qu’un terroriste arrive dans notre quartier, c’est trop tard. Nous devons arrêter le flux de terroristes dans nos quartiers ».
Situé à mi-chemin entre Jérusalem et Hébron, les 21 implantations qui composent le Gush Etzion abritent environ 70 000 Juifs. La majeure partie de ces habitants vivent dans deux villes, Efrat et Betar Illit, les autres dans des petites localités. Toute la region devrait continuer à faire partie d’Israël dans tout accord de paix potentiel. Les Juifs se sont installés pour la première fois dans le Gush Etzion avant la création de l’Etat d’Israël en 1948, mais la région est tombée entre les mains des Arabes durant la guerre d’Indépendance. La zone a été repeuplée après la victoire d’Israël lors de la guerre des Six Jours de 1967.
Le croisement du Gush Etzion est un carrefour commercial et de transit majeur pour le sud de la Cisjordanie. Les autobus la traversent, en route vers Jérusalem et Hébron, tandis que les habitants l’utilisent souvent comme un point d’auto-stop. Un centre commercial a surgi sur son côté sud-ouest avec un supermarché, un café, une station d’essence et de réparation de pneus. Beaucoup de Palestiniens locaux travaillent dans les maisons et les entreprises appartenant à des Juifs, et Palestiniens et Israéliens font leurs courses et travaillent ensemble au supermarché.
Maintenant, un véhicule blindé est posté devant la grande surface, qui est entourée d’une clôture, et les ouvriers palestiniens n’ont plus le droit d’entrer dans les implantations. Deux soldats se tiennent à chaque sortie du rond-point prêts à vérifier les voitures palestiniennes. Des blocs de béton ont été placés devant les arrêts de bus pour se prémunir contre les attentats à la voiture bélier. En tout, environ 20 soldats patrouillent maintenant sur le carrefour, et l’armée israélienne procède à une trentaine d’arrestations par semaine dans les villages palestiniens avoisinants afin de prévenir d’eventuelles attaques.
La normalité apparente de la région est ce qui fait d’elle une telle cible attrayante, explique un commandant militaire israélien en poste dans la région. Au-delà de tuer des Israéliens, a-t-il dit, les terroristes espèrent transformer un endroit tranquille en zone de guerre. « Il ne s’agit pas seulement de s’en prendre à la vie des gens », a déclaré le commandant, qui a requis l’anonymat selon le protocole de l’armée. « Cela touche le tissu social, et les mesures que nous prenons, de leur point de vue, représentent déjà une sorte de succès. »
L’officier a déclaré que son objectif était de « minimiser la friction » dans la région, mais certains résidents veulent que l’armée aille plus loin. Lors d’une manifestation lundi au carrefour, des centaines de femmes ont exigé de meilleures mesures de sécurité, certains orateurs suggérant de fermer aux Palestiniens les principaux axes routiers. « Toutes les routes du bloc sont des routes destinées uniquement aux Juifs », a déclaré Ruti Hasano, une habitante de Kiryat Arba, une implantation au sud d’Hébron, dont le mari a été tué le mois dernier quand un terroriste l’avait intentionnellement ecrasé avec son camion. « Ils les ont ouvertes pour nous. Avant qu’ils n’aient construit ces routes, [les Palestiniens] avaient leurs propres chemins. Ils doivent revenir à ces chemins ».
Shuli Mouallem, une députée du parti de droite HaBayit HaYehudi, a appelé le gouvernement à lancer une opération militaire en Cisjordanie et à annexer officiellement le Gush Etzion à Israël. [...] Mais d’autres résidents des implantations pensent que plus de séparation d’avec leurs voisins ne fera qu’empirer les choses, aliénant encore davantage les Palestiniens et poussant plus d’entre eux à commettre des actes de terreur. [...]"

- "Non-violence?" Mahmoud Abbas' party takes credit for shootings, threatens more (Elder of Ziyon) - "Fatah party has just contradicted what Abbas tells the West: "Palestinian gunmen opened fire on Qalandiya checkpoint on Monday night after a resident of Qalandiya refugee camp, 16-year-old Hadeel Awwad, was shot dead in central Jerusalem earlier in the day after she allegedly attempted a stabbing attack. Al-Aqsa Martyrs Brigades, Fatah's military wing, claimed responsibility for the attack, which did not result in any reported injuries. The brigades said they would continue to target Qalandiya checkpoint, as well as Israeli settlements, settlers and soldiers, in order to "defend" the Palestinian people"."
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/11/non-violence-mahmoud-abbas-party-takes.html

- Terrorists who butchered 5 rabbis exemplified the meaning of heroism (PMW)
http://www.palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=16366
"Celebrating "the first anniversary" of the Har Nof synagogue massacre, the independent Palestinian news agency Wattan dedicated a full article to praising the two terrorists who with guns and butcher's knives slaughtered 5 Israeli worshippers, and killed a policeman last year. The article referred to the horrific killings as "the heroic operation" and an "epos written by the heroes."
"Today is the first anniversary of the Martyrdom of... the heroes Ghassan and Uday Abu Jamal, who carried out the heroic Dir Yassin operation (i.e., Har Nof neighborhood of Jerusalem), which led to the death of 6 settlers... Ghassan and Uday Abu Jamal exemplified the meaning of heroism for the homeland... They set out to protect it from the defilement of the thieving occupation, and died as Martyrs on the path of honor. Today is the first anniversary of the epos written by the heroes." [Wattan, Nov. 18, 2015] [...]"

- Football tournament at Palestinian school named after 13-year-old who stabbed two Israelis (PMW)
http://www.palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=16376
"Last month, two Palestinian boys, Hassan Manasrah and Ahmad Manasrah, aged 15 and 13, went with knives to the Pisgat Ze'ev neighborhood of Jerusalem, planning to kill Israelis. They stabbed two people aged 21 and 13, critically wounding both victims. Terrorist Hassan was killed while fleeing the scene, while terrorist Ahmad was shot and wounded by Israeli police and later tended to in an Israeli hospital. Now a Palestinian school has named a football tournament after one of the stabbers: "The Ahmad Manasrah Football Tournament" [Al-Hayat Al-Jadida, Nov. 23, 2015] [...]"

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Israël

- L’ONU condamne Israël à travers 6 résolutions (Times of Israel) - "Le terme ‘surréaliste’ ne rend pas correctement compte de la situation".
http://fr.timesofisrael.com/lonu-condamne-israel-a-travers-6-resolutions/
"L’Assemblée générale a adopté, hier, six résolutions non-contraignantes, cinq rédigées par les Palestiniens, et une rédigée par la Syrie à propos du Golan. Ces résolutions pointent du doigt et critiquent Israël, tout en ne faisant aucunement mention de l’avalanche des attaques au couteau réalisées par les Palestiniens, des fusillades, des attaques à la voiture bélier et aux campagnes d’incitations à la haine.
« Le terme ‘surréaliste’ ne rend pas correctement compte de la situation : le monde est sous l’assaut de terroristes tuant au nom de l’islam et au nom du martyre, comme les Palestiniens l’ont fait cette semaine en poignardant des Israéliens, et la réponse des Nations unies est de condamner Israël à l’occasion de six résolutions, chacune d’entre elle adoptée unilatéralement, » a déclaré Hillel Neuer, le directeur exécutif de UN Watch.
Une résolution a condamné l’État juif pour conservation des hauteurs du Golan, demandant ainsi à Israël de redonner ces terres et le peuple présent sur cette partie du Golan à la Syrie. « C’est stupéfiant, » a déclaré Hillel Neuer. « A l’heure ou le régime syrien est en train de massacrer son propre peuple, comment l’ONU peut appeler plus d’individus à être sous le règne d’Assad ? Le calendrier est moralement exaspérant et logiquement absurde, » a-t-il ajouté. « Ce qui est également scandaleux, c’est que ces résolutions prétendent se préoccuper des Palestiniens. Encore une fois l’ONU prouve son insouciance concernant les centaines de Palestiniens qui continuent d’être abattus, mutilés, et expulsés par les forces d’Assad ».
« Cette farce à l’Assemblée générale souligne un simple fait : la majorité de l’ONU n’a aucun intérêt à réellement aider les Palestiniens, ni à protéger les droits de qui que ce soit. L’objectif de ce rituel et de ces condamnations unilatérales reste de faire d’Israël un bouc-émissaire ». « L’assaut disproportionné de l’ONU contre l’État juif ébranle sa crédibilité institutionnelle. Rappelons que l’ONU est censée être un corps international impartial. Elle s’expose à la politisation et à la sélectivité ce qui gangrène sa mission initiale, décimant sa Charte qui promet le traitement égalitaire de toutes les nations grandes ou petites, » a conclu Neuer.
L’ambassadeur syrien, Jaafari, à quant à lui exprimé « sa vibrante appréciation et gratitude » à l’ONU pour sa résolution concernant le Golan, et a accusé Israël pour sa politique « d’occupation expansionniste », « raciste » qualifiée de véritable agression."
- UN adopts 6 resolutions on Israel, 0 on rest of world (UN Watch) - "The UN General Assembly today adopted six non-binding resolutions, drafted by the Palestinians and Syria, singling out and criticizing Israel, and no resolutions on China, Cuba, Russia, Saudi Arabia, Venezuela, ISIS, or any other human rights situation".
http://www.unwatch.org/un-adopts-6-resolutions-on-israel-0-on-rest-of-world/

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"Processus de paix"

- PLO threatens to rescind 1988 recognition of Israel — again, Avi Issacharoff (Times of Israel) - "PLO officials are also planning to invite senior Hamas and Islamic Jihad leaders to take part in the meeting, thought the two terror groups are not members of the PLO".
http://www.timesofisrael.com/plo-threatens-to-rescind-1988-recognition-of-israel-again/
"Palestinian Authority President Mahmoud Abbas and other senior Palestine Liberation Organization officials are once against examining the possibility of canceling the PLO’s recognition of Israel in protest over stalled peace talks. The PLO’s Palestine National Council is set to meet in the coming weeks, where the measure is expected to be considered.
The plan, proposed by several senior officials, will see the national council announce that in light of the failure to establish a Palestinian state, and in light of Israeli actions during the latest round of violence, the PLO’s recognition is withdrawn. PLO officials are also planning to invite senior Hamas and Islamic Jihad leaders to take part in the meeting, thought the two terror groups are not members of the PLO.
According to senior officials who spoke with The Times of Israel, many Palestinian Authority officials oppose the move, which could have a dramatic effect on the PA’s relationship with Israel, the economic wellbeing of Palestinians and the ongoing security and civil cooperation between the two governments. It could also have a deleterious effect on the PA’s standing around the world, including on its ability to draw aid from western countries, the officials said.
The threat to withdraw the PLO’s 1988 recognition of Israel has been raised by PA officials multiple times in recent months, likely as a way to highlight that recognition in light of Israel’s demand that Abbas recognize Israel as a Jewish nation-state. But Israeli officials contend that merely recognizing Israel’s existence is not enough to tackle Palestinian delegitimization of the Jewish state."


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Iran

- L'Iran soutiendra l'insurrection palestinienne (Reuters) - Khamenei : «Nous défendrons le mouvement du peuple palestinien par tous les moyens et aussi longtemps que nous le pourrons».
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/11/25/97001-20151125FILWWW00225-l-iran-soutiendra-l-insurrection-palestinienne.php
"L'Iran fera «tout ce qu'il peut» pour soutenir l'insurrection palestinienne contre Israël, a déclaré aujourd'hui le guide de la révolution iranienne, l'ayatollah Ali Khamenei, tout en rejetant le terme de «terrorisme» employé par les Etats-Unis pour qualifier les récentes attaques commises contre des Israéliens. Le dignitaire religieux s'exprimait au lendemain de la visite du secrétaire d'Etat américain John Kerry en Israël et dans les territoires palestiniens. A cette occasion, Kerry a estimé que les agressions à l'arme blanche et à la voiture bélier commises par des Palestiniens constituaient des actes terroristes.
«Malgré tous les efforts de l'arrogance (les Etats-Unis) et même avec la coopération de pays arabes, l'intifada palestinienne a débuté en Cisjordanie», a déclaré Ali Khamenei cité par la télévision nationale. «Nous défendrons le mouvement du peuple palestinien par tous les moyens et aussi longtemps que nous le pourrons», a ajouté Khamenei qui s'exprimait lors d'une réunion de la milice Basij, organisation paramilitaire réunissant des volontaires sous l'autorité du corps d'élite des gardiens de la Révolution islamique. [...]"

- Islamic Jihad suffering from Iran cutting support (Elder of Ziyon) - "The reason is because Islamic Jihad's main sponsor, Iran, has cut funding in retaliation for PIJ's refusal to support the Houthis in the Yemen civil war, whom Iran supports. When the war broke out, Iran insisted that the terror organizations that depended on it take sides, but most of them refused because they didn't want to alienate either the Iranians or the Saudis and Gulf states. Iran has been acting similarly towards Hamas since that group refused to support the Syrian regime against the rebels. Both terror groups have been trying to mend their ties with Iran. Islamic Jihad believes that things will improve although no details have been published".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/11/islamic-jihad-suffering-from-iran.html

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Turquie

- Report: In midst of Russian crisis, Erdogan says Palestinians are engaged in "honorable fight" against Israel (Elder of Ziyon) - "According to the report, Erdogan said "The Palestinians are standing up to Israeli attacks and their violations of the Al-Aqsa Mosque; [they are] engaged in a struggle that is honest and honorable"."
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/11/report-in-midst-of-russian-crisis.html

Syrie

- Syrie : douze civils dont cinq enfants tués dans des raids à Raqa, selon une ONG (AFP) - elle "n'a pas été en mesure de préciser la nationalité des avions ayant mené ces raids contre la capitale de facto du groupe jihadiste ".
https://fr.news.yahoo.com/syrie-douze-civils-dont-cinq-enfants-tu%C3%A9s-raids-210104223.html

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Yémen

- Yémen : 200.000 civils assiégés (AFP) - "Près de 200.000 civils vulnérables sont pris au piège des combats à Taëz (sud-ouest du Yémen) entre les forces gouvernementales et les rebelles chiites houthis, a déploré aujourd'hui l'ONU. Selon le patron des opérations humanitaires Stephen O'Brien, ces civils "vivent comme sous un siège et manquent cruellement d'eau, de nourriture et de médicaments"."
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/11/24/97001-20151124FILWWW00410-yemen-200000-civils-assieges.php


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Europe

- How to fight labeling, Eugene Kontorovich (international law expert, teaches at Northwestern University) - "Israel can use the European hypocrisy, rather than merely complain about it, by bringing the matter to various tribunals, such as the World Trade Organization, a body that hears disputes about technical trade issues, like labeling. The key sin in the WTO system is treating discriminatory, and the EU rules are manifestly discriminatory".
http://www.israelhayom.com/site/newsletter_opinion.php?id=14459
"The European Commission's labeling is not about promoting "the two state solution" and it's not about "consumer protection." It is about a single-minded demonization of Israel.
The EU claims that "Made in Israel" labels mislead consumers about products' "country of origin." Yet the EU is not merely seeking a different geographical designation. Surprisingly, according to the EU rules, if "Made in Israel" is the problem, then "Made in the West Bank" or even "Made in Occupied Palestinian Territories" is not an acceptable answer.
Indeed, the EU notice specifically says that such alternative geographic indications cannot be used, though they entirely address the objection about geographic/territorial mislabeling. Instead, the EU notice also requires such products also be labeled "Israeli settlement" products. This is an extraordinary and unique step. "True origin" requirements for labeling are always and only about the country or territory goods comes from. "Israeli settlement" labeling, however, is not about the geographic area. "Israeli settlement" is not a place on the map. The EU has replaced geographic indications -- labels about where something was made -- to something labels about who or how goods were made.
The rules leave room for creativity and challenge by Israel exporters. Nothing in the EU rule proscribes a "Judea and Samaria" label. Such a designation satisfies all the EU's objections: It does not say "Israel," and is a geographic place name. Of course, the EU does not like "Judea" and "Samaria," because that is what "settlers" call them. But then it is also the best way to accurately inform consumers that the products are from settlements.
The labeling is another step in a series of escalating European punitive measures. Europe has issued guidelines barring a single euro being spent on academic or other projects in Judea and Samaria or the Golan; barred the import of some agricultural products; issued vague warnings to businesses about having any connection with "settlements," and now, imposed labeling. That is just the past two years. The EU is literally working down a list, one that ends in ruinous sanctions. Indeed, Europe uses Israel's failure to lodge formal legal protests to the act measure as a precedent for taking the next step. [...]
However, the EU's inconsistent and discriminatory application of its rules gives Israel unique leverage to fight back. The labeling rules contradict not just the EU's treatment of other areas where they do not recognize a country's sovereignty; they contradict official EU statements of policy and European court rulings. For example, while the EU does not recognize Western Sahara as part of Morocco, it still labels goods from that occupied territory "Made in Morocco." This is not an oversight: The Polisario is currently suing the EU and various countries insisting on changing the labeling. But the EU has formally taken the position that the labeling is not misleading or in any way inconsistent with existing EU rules.
Israel can use the European hypocrisy, rather than merely complain about it, by bringing the matter to various tribunals, such as the World Trade Organization, a body that hears disputes about technical trade issues, like labeling. The key sin in the WTO system is treating discriminatory, and the EU rules are manifestly discriminatory.
Some fear that this will lead Arab states to challenge Israel in the WTO about the status of the territories. But that assumes that Arab states have the ability to do so and simply refrained from doing so to be nice. That is implausible. Nor is the fear of losing such a case a reason to avoid it: That would simply leave Israel in the same place it is now, with the labeling in place. Nor would such a case give the WTO an opportunity to rule on the legal status of the settlements, as this would not be a point in debate: The only question is, given the EU's views on sovereignty, is their treatment discriminatory?
However, if Israel makes clear it will not assert its rights, the outcome is certain: more and worsening sanctions. Fortunately, Israel has tools to fight the labeling -- it is time to use them."

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USA

- Anthropology group votes to boycott Israel despite major donors’ – including Intel and Yahoo – thick Israeli ties, Eugene Kontorovich (professor at Northwestern University School of Law, and an expert on constitutional and international law) - "Doubtless the AAA did not know about their benefactors’ leading role in the state they despise, and the tech firms did not intend to support a boycott".
https://www.washingtonpost.com/news/volokh-conspiracy/wp/2015/11/23/anthropologists-seek-to-enlist-intel-wiley-publishing-co-in-its-israel-boycott/
"The annual meeting of the American Anthropological Association has approved a resolution to boycott Israel, which must now be voted on by the group’s membership. There are some unappreciated ironies that arise from the AAA’s efforts, and its interaction with private businesses that the AAA contracts with and takes donations from.
The resolution seeks to enlist a major academic publisher in excluding Israeli institutions from access to scholarly publications. And while the AAA is doing this, the AAA’s major donors are among the most important companies in Israel — which probably have not yet caught on to what is being done with their money.
For it turns out that the AAA does not mind getting funding from companies that, by the AAA’s logic, “maintain perpetuate the occupation.” Two of the group’s most “significant” donors are Intel and Yahoo! Labs.
Intel does not just do business in Israel, it is a big part of the Jewish State’s economy, and vice versa. Its Israel division is the country’s largest private employer, while accounting in recent years for up to 40 percent of Intel’s profit.
Intel is deeply tied in to Israeli academic institutions and has facilities all over the country. If Israel’s obscure anthropology departments “have been directly and indirectly complicit in the Israeli state’s systematic maintenance of the occupation and denial of basic rights to Palestinians, by providing planning, policy, and technological expertise for furthering Palestinian dispossession,” as the AAA resolution claims, surely Intel must be the Great Dispossessor.
Similarly, Israel plays a crucial role for Yahoo Labs (formerly Yahoo Research), and its Haifa facility is one of only two overseas locations. It has extensive collaborations with numerous Israeli academic institutions — the same ones that the AAA is spending Yahoo! Labs money to organizing a boycott campaign with.
So it seems that AAA is what some would call “profiting from the occupation.” Heck, if as the AAA obscurely claims, Israel uses “anthropological frameworks” to “further occupation and colonization,” then surely the tech developed with the AAA’s benefactors is surely even more useful.
Doubtless the AAA did not know about their benefactors’ leading role in the state they despise, and the tech firms did not intend to support a boycott. Now that this is brought to the AAA’s attention, perhaps they will take a stand on principle and return the tainted money, and certainly refuse to take more. On the other hand, it is also likely that Yahoo and Intel, with their deep and mutually beneficial ties to Israeli academic institutions, will certainly not want to continue funding boycotts of Israeli academia.
Another aspect of the planned boycott that will prove problematic in its implantation concerns academic publishing. As the AAA Boycott resolution explains: "[T]he boycott precludes granting permission to copy and reprint articles from AAA publications to journals and publications based at Israeli institutions. The boycott may also preclude the AAA from selling Anthrosource access to Israeli institutions."
AAA journals, however, are mostly published by Wiley-Blackwell, a prominent international academic publisher. Wiley & Co., a publicly traded company, also runs the Anthrosource database, and manages the subscriptions. I am not sure, but it seems that articles in Wiley publications will often fall under Wiley’s copyrights and be governed by its “Terms and Conditions of Use.”
Aside from any possible legal issues with Wiley’s possible liability under anti-discrimination laws for enforcing the boycott, this presents the odd prospect of a global academic publisher devoted to the dissemination of knowledge boycotting a particular a country. This would surely be a first.
Wiley is surely surprised by AAA’s efforts to enlist it in enforcing a nation-specific boycott. One expects that Wiley will want to quickly disassociate itself from these efforts. Similarly, the other academic publishers, like Oxford, that sponsor the AAA — who are devoted to the global diffusion of knowledge, even to Israel — will doubtless come under pressure to stop their support for activities that contradict these ideals."

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