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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 19:33

France


- « Israël assassin, Opéra complice » scandé devant l’Opéra Garnier à Paris (Times of Israel)
http://fr.timesofisrael.com/israel-assassin-opera-complice-scande-devant-lopera-garnier-a-paris/
"La troupe Batsheva Dance Company donnait hier sa première représentation à l’Opéra Garnier à Paris. En réponse à cette représentation culturelle, des groupes d’Euro Palestine s’étaient réunis devant l’Opéra, en brandissant des drapeaux palestiniens.
La manifestation intitulée « On ne danse pas avec l’Apartheid » était organisée à partir de 18h30 par Euro Palestine, une organisation qui a pour but de « dénoncer sans relâche l’occupation des territoires palestiniens qui perdure depuis des décennies et qui menace gravement la paix dans le monde. » Dans son communiqué datant du 4 janvier, Euro Palestine a appelé à « manifester massivement, Place de l’Opéra à Paris, pour dénoncer la scandaleuse invitation faite à la troupe israélienne Batsheva de se produire le même soir à l’Opéra Garnier. » Pour justifier cette manifestation anti-israélienne, le communiqué explique que « la troupe nationale Batsheva, qui n’a pas recruté un seul danseur arabe depuis sa fondation en 1964, fait partie intégrante du dispositif de propagande visant à occulter la réalité des agissements criminels d’Israël à l’encontre du peuple palestinien. »
La manifestation s’est tenue à la fois devant l’Opéra de Paris mais des militants ont réussi à entrer à l’intérieur de l’édifice culturel. Des drapeaux palestiniens étaient présents dans la salle de représentation. A l’extérieur, les militants scandaient « Israël assassin, Opéra complice », « la Palestine aux Palestiniens », « Palestine vivra, Palestine vaincra ». [...]"
- On ne danse pas avec l’apartheid à l’Opéra de Paris (Vidéo) (Europalestine) - "Grâce à une puissante sono et à l’enthousiasme des manifestants, le public, y compris les spectateurs qui s’apprêtaient à assister au spectacle, a ainsi pu prendre la mesure du dégoût croissant pour ces lamentables tentatives de "blanchir" les crimes de l’apartheid à travers des événements censément festifs et culturels".
http://www.europalestine.com/spip.php?article11406
- Manifestation honteuse du BDS devant l'Opera de Paris (CRIF, Vidéo 6 secondes)
https://www.youtube.com/watch?v=RNrzysgdjgA
- Non au boycott culturel (Communiqué du CRIF)
http://www.crif.org/fr/lecrifenaction/non-au-boycott-culturel/58669
"Hier soir, mardi 5 janvier 2015, des membres du BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) France ont tenté d'empêcher un ballet israélien de la compagnie Bathsheva de se produire à l'Opéra de Paris. Entourés par des cordons de police, quelques activistes d'auto-proclammées associations de défense du peuple palestinien ont troublé l’ordre public, déversant leur haine d’Israël en plein Paris et attisant l’antisémitisme. En pleine commémorations officielles en hommages aux victimes des attentats de Paris, il est irresponsable de laisser de telles manifestations avoir lieu. [...]"

- Un terroriste palestinien comparé à Nelson Mandela [à Paris] (Times of Israel)
http://fr.timesofisrael.com/un-terroriste-palestinien-compare-a-nelson-mandela/
"Une maison de ventes aux enchères a supprimé la vente d’une peinture représentant le terroriste palestinien Marwan Barghouthi après avoir reçu une lettre de l’ambassade d’Israël en France, selon Ynet. Cette peinture faisait un parallèle entre Marwan Barghouthi et Nelson Mandela. « Nelson Mandela était qualifié de terroriste dans les années 50, » aurait déclaré le peintre de la toile pour justifier son choix. La recette de cette vente aurait été destinée, selon Ynet, à Reporters sans frontières. [...]"

- Sfar, c’est arabe ?, Joann Sfar (Facebook) - excellent témoignage de Joann Sfar sur l'antisémitisme et le complotisme... des chauffeurs de taxi parisiens.
https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=10153778296808211&id=801503210
"Il y a très peu de Sfar de religion juive. La plupart des gens qui portent mon patronyme sont musulmans et viennent de Tunisie. Pour cette raison sans doute, et aussi par la forme de mon visage (olivâtre, pas franc, nez busqué, bouche lippue ), mes chauffeurs de taxi croient presque systématiquement que je suis musulman. Depuis vingt ans. Parfois, lâchement, je laisse croire que je suis musulman, ou je ne précise pas.
Lorsque mon chauffeur est sympathique et ouvert, j’ose raconter que je suis juif. Je précise naturellement que je suis un juif moitié berbère moitié ukrainien, né en France. Car je sais que la conversation va finir par tomber sur Israël et je suis d’ordinaire, courageux mais pas téméraire. Puis si on parle d’Israël je dis invariablement que j’ai de la famille là-bas, et que j’ai peur pour eux, mais que mes compétences ne me permettent pas de trop discuter politique.
Ce qui est certain, c’est que depuis vingt ans, lorsque le chauffeur arbore les signes extérieurs de l’embrigadement religieux, je n’insiste pas sur mes origines. Pardon, je le redis en langage intelligible : quand mon chauffeur est sympa et souriant et vêtu comme moi, c’est à dire blouson ou veste et barbe pas trop longue, je m’autorise à dire que je suis juif. Mais lorsqu’il s’agit d’un chauffeur avec longue barbe, sourcils froncés, calot blanc et stigmates bleus sur le front, je préfère passer pour un musulman comme les autres. Pour voyager sans polémique inutile. Sauf hier.
Et hier je me suis aperçu que j’ai eu tort, pendant vingt ans, de fermer ma gueule.
Hier le chauffeur avait toute la panoplie du religieux : un vêtement blanc, une très longue barbe, et une dégaine vraiment pas commode. Et au bout de deux minutes il m’a expliqué que l’attaque du commissariat du 18e était un coup du Mossad. Et avant que je déglutisse il me racontait également que le Bataclan avait été fomenté par Manuel Valls qui est téléguidé par Israël. Parce que le gouvernement français est gangréné par Israël. Et que c’est un stratagème pour créer un état fort afin de…
- Afin de quoi ?
Merde. Là, il s’est demandé si j’étais un bon Sfar ou pas. J’ai pensé à mon ami Nouri Jarjir qui me dit qu’il ne faut jamais laisser passer une connerie. Nouri et moi sommes de la même obédience : celle qui n’a jamais sur faire la différence entre un juif et un arabe. Celle qui pense qu’on a le droit de défendre la Palestine même quand on est juif. Celle qui pense que ça n’est pas parce qu’on est musulman qu’on doit cautionner des meurtres au couteau. Nouri me dit qu’il entend des conneries nuit et jour, dans les deux camps, dans TOUS les camps, provenant de personnes mal informées ou embrigadées. Et Nouri me dit qu’étant donnée la situation, lui, il ne laisse jamais rien passer. Alors dans un œcuménisme digne des films les plus larmoyants de mon (autre) ami Alexandre Arcady, je me dis que si Nouri prend des risques, je dois en prendre aussi.
Je fais un grand sourire, et je demande à mon chauffeur si vraiment il croit un mot de ce qu’il vient de dire. Et là il se produit une chose extraordinaire. Au lieu de développer, il saute du coq à l’âne dans un phénoménal salto de côté façon Nadia Comanecci. Il me dit « Monsieur bien sûr je comprends pas les fous qui font le Jihad, mais parfois, quand je vois certains films, les israéliens, j’ai envie de prendre les armes et de tous les tuer ».
- Quels films ?
- Plein.
- Je ne les ai pas vus.
- Plein. Sur l’ordinateur. Hier encore. Vous avez pas vu ? Il y a un palestinien, il est déjà blessé, il est attaché dans une pièce, et les juifs, pardon, les israéliens, ils rentrent à six dans une pièce avec des rangers et ils commencent à lui taper sur la tête avec leurs rangers. Sur la tête vous comprenez. Et ils arrêtent pas de taper tant que le type il est pas mort.
- Monsieur.
- Quoi ?
- Votre film, d’où vous savez qu’il est vrai ?
- Je sais pas.
- Monsieur, je ne m’y connais pas plus que vous. Je suis juif mais je n’ai pas d’informations particulières sur Israël. Mais j’y ai des amis, de la famille. Je vois à peu près qui on envoie à l’armée en Israël. Il y a de tout. Il y a des braves gens et aussi des sales cons, comme dans toutes les armées. Il y a aussi des militaires très jeunes, et qui peuvent faire des choses parfois inexcusables. Mais je ne crois pas que le film dont vous parlez soit vrai. Et je ne crois pas non plus à un gouvernement français qui ferait intentionnellement abattre 130 jeunes français pour instaurer un état militaire afin de…je ne sais pas quoi ? Afin de vider la Syrie de ses réfugiés, de les installer ici ? de créer un grand Israël dans un Proche Orient vitrifié. Vous croyez ce que vous dites ?
- Je sais pas. Moi je sais pas. Je répète juste ce que m’a dit un ami et lui il connaît.
- Il connaît d’où ?
- Il connaît des gens.
- Vous vexez pas, mais j’y crois pas. Monsieur. Pour de vrai, vous y croyez aux conneries que vous venez de me dire ?
(je dis tout ça avec un grand sourire et sous le ton de la blague)
Et là un miracle se produit, mon chauffeur se met à rire. Je vous jure que c’est le plus joli rire que j’ai jamais entendu, c’est le rire de quand on se sent con. Et là il me dit une chose très juste.
- Monsieur, y a des morts partout, je me demande juste c’est qui les méchants et ce qu’il faut faire.
Et moi, face à un semblable qui se marre et qui doute, je me sens redevenir humain, et soudain je suis inspiré par une sorte d’espoir christique, je me dis que puisqu’on est tous aussi cons, on va peut être devenir amis, alors je lui réponds ce qu’il est possible de répondre dans ces cas là :
- Monsieur, imaginez que les israéliens veuillent massacrer au fusil TOUS les palestiniens. Imaginez que DEMAIN, TOUS les israéliens prennent un fusil et décident de faire un massacre, y aura combien de morts à votre avis ?
Il se marre mais il ne comprend pas où je veux en venir, à vrai dire moi non plus à ce moment, mais bon, je suis ému.
- Monsieur, ça fait quelle taille Israël ?
- Le Grand Israël ?
- Non, celui là existe juste dans la tête d’Alain Soral et de Donald Trump. Le vrai pays du vrai monde, dominé par des juifs et qui s’appelle Israël a la taille des Alpes Maritimes. Et il est par endroit moins large que douze kilomètres. Alors même si ce pays était plein de connards sanguinaires qui fument du crack et décidaient de commettre un bain de sang, ça ne serait jamais le lieu où l’on tue le plus de musulmans sur la planète.
- Je ne comprends pas.
- Je veux vous dire que ni les israéliens ni les palestiniens n’ont le pouvoir de changer seuls leur destin. Qu’on le veuille ou non, les arabes et les juifs de là bas se sont trouvés livrés à eux mêmes à la fin de l’empire ottoman, puis à la fin du mandat anglais. Et ils démontrent depuis soixante ans leur incapacité à vivre ensemble, avec les conséquences tragiques que l’on sait. Et sans qu’aucun des pays voisin n’ait le moindre désir que ça change. Car cette situation ne changera que lorsque la région entière le souhaitera. Monsieur, mon sentiment c’est que depuis soixante ans, on a vu des pays arabes dirigés par des dictatures qui ont adoré dire que tous les problèmes du monde étaient soit de la faute d’Israël, soit du Mossad. Vous vous rappelez, il y a trois ans, quand un journal égyptien a raconté que le Mossad téléguidait des requins pour aller manger des égyptie
ns ?
Là, il se marre.
- Ce que j’essaie de vous dire, c’est qu’on parle d’un petit pays, où c’est vraiment la merde, par manque de confiance et par manque d’espoir, et sans doute par lâcheté politique dans les deux camps, et par haîne aussi. Mais la situation israélienne suffit à vous rendre aveugle au fait que les plus grands bourreaux des musulmans aujourd’hui sont des musulmans ? Vous voyez où on est, avec les chiites et les sunnites ?
- Oui mais attendez, Daesh, c’est les américains !
- Que voulez-vous dire ?
- Daesh, c’est pas l’Islam. Ils ont été mis là par les américains pour…
- C’est encore une info de votre copain ?
- Ha ! ha ! je sais pas mais tout le monde le dit. [...]"


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Israël

- Après une semaine de traque, l'auteur de la fusillade à Tel-Aviv a été abattu (AFP) - "Le tueur présumé, Nashaat Melhem, 31 ans, a été repéré alors qu’il se trouvait dans un bâtiment de son village d’Arara, dans le nord d’Israël, selon la police. Il a été tué lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre".
http://www.20minutes.fr/monde/1762403-20160108-apres-semaine-traque-auteur-fusillade-tel-aviv-abattu
- Le tireur de Tel Aviv abattu dans le nord d’Israël (Times of Israel) - "Il a été suivi jusque dans un bâtiment où il se cachait, a ouvert le feu sur les forces de l’ordre, et a été abattu, ont déclaré les officiels de la sécurité israélienne dans un communiqué" ; "Il aurait apparemment changé de cachettes une ou deux fois, et aurait pu être aidé par des membres de sa famille et/ou des membres du Mouvement islamique israélien. Les policiers « auraient voulu capturer Milhem vivant ». La police a pensé capturer vivant le tireur de Tel Aviv Nashat Milhem, mais « n’a pas eu le choix » de riposter quand il a ouvert le feu sur eux, ont déclaré des officiels de la sécurité cités par la Deuxième chaîne. L’objectif était de le capturer vivant afin de vérifier s’il avait agi seul, et quelle aide il avait reçu".
http://fr.timesofisrael.com/le-tireur-de-tel-aviv-abattu-dans-une-mosquee-du-nord-disrael/
- La police suspecte que le tireur de Tel Aviv soit membre d’une cellule de l’EI (Times of Israel) - "Les soupçons du Shin Bet selon lesquels Milhem aurait pu être un agent du groupe terroriste sont basés sur les interrogatoires de plusieurs détenus arrêtés par les forces de sécurité parce qu’ils auraient aidé l’homme armé".
http://fr.timesofisrael.com/la-police-suspecte-que-le-tireur-de-tel-aviv-soit-membre-dune-cellule-de-lei/

- Une cellule du Hamas de Jérusalem Est projetait d’assassiner Netanyahu (Times of Israel) - "L’acte d’inculpation a affirmé que les trois hommes prévoyaient de placer les explosifs sous la scène sur laquelle Netanyahu aurait été présent".
http://fr.timesofisrael.com/une-cellule-du-hamas-de-jerusalem-est-projetait-dassassiner-netanyahu/

- 90 secondes pour comprendre pourquoi Israël joue en Europe et pas en Asie, Frédéric Moray (RTL Sport)
http://www.rtl.be/sport/football/euro-2016/90-secondes-pour-comprendre-pourquoi-israel-joue-en-europe-et-pas-en-asie-761906.aspx
"- A quelques heures du match Belgique-Israël, en qualification pour la Coupe d’Europe de football, pourquoi Israël joue-t-il les compétitions européennes, en football, mais aussi dans d’autres disciplines ?
- C’est avant tout pour une question de rapport de voisinage. Encerclé par des pays hostiles, ou qui ne reconnaissent pas son existence, Israël s’est retrouvé par le passé confronté à de très nombreux boycotts. La plupart des pays musulmans asiatiques refusaient de jouer contre Israël lors de compétitions entre pays d’Asie.
Avec des situations parfois cocasses. Israël a failli se qualifier pour la Coupe du Monde de football de 1958… sans avoir joué. En qualification, la Turquie et l’Indonésie ; puis l’Egypte et le Soudan ont préféré perdre par forfait que de jouer contre Israël. Israël s’est donc retrouvé à un match de la qualification sans avoir pratiqué une seconde. Ils ont finalement échoué dans le dernier match qualificatif contre le Pays de Galles.
- Pourtant au départ, Israël brillait dans les compétitions asiatiques...
- Oui. Si on se concentre sur le football, on se rend compte qu’Israël était finaliste de la première Coupe d’Asie de foot en 1956, puis en 1960, et qu’il a remporté l’édition de 1964, qu’il organisait. Mais les boycotts successifs devenaient difficiles à gérer pour les fédérations sportives internationales. En 1974, Israël est exclu des compétitions asiatiques.
Durant 20 ans, le pays ne sera plus intégré à aucune zone. Il prend part aux compétitions là où on le veut bien. En 1990 par exemple, il loupa de peu la qualification pour la Coupe du Monde de football en jouant dans la zone… Océanie. Finalement, l’Europe a décidé d’intégrer Israël, pays amis de la plupart des européens, dans ses compétitions et en 1992, le champion d’Israël prenait part pour la première fois à la première Ligue des Champions.
- Ce boycott existe-t-il toujours aujourd’hui ?
- Oui et de plus en plus de pays hostile à Israël s’en servent, dans tous les sports. On se souvient en tennis des boycotts du joueur tunisien Malek Jaziri qui a refusé par deux fois, en 2013 et cette année, d’affronter un joueur Israélien. Ou, toujours cette année, l’équipe nationale israélienne de judo, qui voulait participer aux mondiaux à Rabat au Maroc, a été retenue plusieurs heures à l’aéroport."

- Israël s’attaque au terrorisme d’extrême droite, Piotr Smolar (Le Monde) - un expert : "Ces jeunes ont l’obsession de l’authenticité, comme les volontaires européens partant rejoindre Daech. Ils haïssent les Arabes. Mais leur pire ennemi est l’ennemi proche, l’Etat israélien, comme le sont les régimes nationalistes arabes impurs pour Al-Qaida ou Daech".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/01/08/israel-s-attaque-au-terrorisme-d-extreme-droite_4843840_3218.html
"Le terrorisme juif est semblable à tout autre. Il s’appuie sur un noyau d’activistes violents, une idéologie en circuit fermé. C’est à cette réalité que le gouvernement et les services de sécurité israéliens ont décidé de se confronter, suscitant la controverse sur les moyens utilisés et des allégations de torture. Dimanche 3 janvier, deux jeunes colons ont été inculpés dans une affaire très sensible, après cinq mois d’enquête : l’incendie volontaire contre le domicile des Dawabsha, une famille palestinienne du village de Douma, en Cisjordanie, le 31 juillet 2015. Ali, un bébé de 18 mois, était mort. Ses parents aussi, des suites de leurs blessures.
Amiram Ben-Uliel, 21 ans, fils de rabbin, est considéré comme l’unique auteur de cet acte criminel. Un mineur de 17 ans, E., qui a arrêté ses études religieuses il y a deux ans pour vivre dans des avant-postes au nord de la Cisjordanie, se serait chargé des repérages, à distance, sans venir au rendez-vous le soir fatidique. Il a été aussi inculpé pour quatre autres attaques contre des biens palestiniens au cours des dix-huit derniers mois.
Le Shin Bet (le service de sécurité intérieure) avait été très critiqué depuis l’été pour l’absence de résultats dans l’enquête. L’annonce de la confession des suspects, puis de leur inculpation, a déplacé la polémique. Leurs avocats ont dénoncé des tortures psychologiques et physiques subies lors des interrogatoires. Me Shai Haber, qui défend le mineur E., explique qu’il n’a pu voir son client pendant vingt et un jours, en décembre.
« Il m’a raconté ensuite comment ils l’ont torturé, précise-t-il. Par exemple, ils vous mettent une couverture sur le visage et vous frappent. Ou bien ils vous assoient sur un banc, pieds et mains menottés, et vous plient le dos vers l’arrière. Et puis, il y a la privation de sommeil. » Les défenseurs des suspects soulignent que, pour la première fois, le Shin Bet a utilisé ces méthodes contre des Juifs, brisant un tabou. Le Shin Bet, lui, assure que les procédures prévues en cas de « bombes à retardement » – soit une menace immédiate – ont été respectées. Dans une affaire aussi sensible, il n’aurait jamais agi sans feu vert du gouvernement. [...]
Dans un communiqué inhabituel, le Shin Bet a justifié ces méthodes par les objectifs du groupe auquel les suspects appartiennent, appelé La Révolte : renverser le gouvernement en Israël, tuer des Palestiniens, expulser les non-Juifs, porter atteinte aux minorités. Le leader de ce groupe est Meir Ettinger, petit-fils du rabbin Meir Kahane, mort en 1990, qui fut député à la Knesset et créateur du parti raciste Kach, interdit tardivement par les autorités.
L’incendie volontaire de la maison des Dawabsha n’était pas un acte impulsif et isolé. Il s’inscrivait dans une stratégie d’escalade. « Il existe un noyau de quelques dizaines de terroristes, entourés de centaines d’extrémistes appartenant à la jeunesse des collines, puis enfin une population de colons en Cisjordanie qui soutient ces activistes, détaille Lior Akerman, ex-chef de division au Shin Bet. Ils ont débuté leurs activités dans les émeutes, l’incendie d’oliviers et de voitures, le tabassage d’Arabes. A cause de l’incapacité du gouvernement à les gérer, ils sont devenus plus radicaux, en planifiant une révolte clandestine contre l’Etat et des assassinats. » La réaction, tranchante mais tardive, des autorités doit permettre de les neutraliser et de freiner leur capacité à recruter, dit M. Akerman.
Professeur à l’université hébraïque de Jérusalem, Shlomo Fischer, qui prépare un livre sur le sionisme radical, invite à replacer ce projet messianique dans une perspective historique. « Il s’agit d’une question culturelle, et pas médicale ou juste criminelle, dit-il. Ces jeunes des collines vivent dans l’idée d’un retour “rousseauiste” à la terre, pour retrouver leur identité authentique et se connecter à Dieu. » Même la kippa qu’ils portent, conçue dans un tissu grossier, témoigne d’une rupture avec la société matérialiste, dit-il.
Ces jeunes extrémistes, souvent en décrochage scolaire, mais issus de familles standards, vivent tous dans des avant-postes, soit des habitations sauvages sur les collines. Illégales, mais rarement démantelées [...]. Le Shin Bet et la police ont en leur possession un manifeste de La Révolte, décrivant un mode d’organisation clandestin, par cellules indépendantes, a rapporté la presse.
« Ce manifeste reprend des idées en circulation depuis les années 1980, note le professeur Fischer. Elles accordent par exemple l’autorité religieuse aux activistes, et non aux rabbins, considérés comme corrompus et vendus. Ces jeunes ont l’obsession de l’authenticité, comme les volontaires européens partant rejoindre Daech [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique]. Ils haïssent les Arabes. Mais leur pire ennemi est l’ennemi proche, l’Etat israélien, comme le sont les régimes nationalistes arabes impurs pour Al-Qaida ou Daech. » [...]"

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Intifada ?

- Quatre Palestiniens tentent de poignarder des soldats israéliens [jeudi] avant d'être abattus (AFP) - "Trois assaillants, armés de couteaux, ont tenté de poignarder des soldats qui gardaient le carrefour de Gush Etzion" ; "Un peu plus tard, un Palestinien armé d'un couteau a tenté de poignarder des soldats israéliens au nord-est de Hébron" ; "Les trois assaillants présumés de Gush Etzion ont été identifiés par les médias palestiniens comme Muhanad Kawazbeh, 20 ans, Ahmed Kawazbeh, 21 ans et Alaa Kawazbeh, 20 ans, tous originaires du village de Saïr au nord-est de Hébron. Ils seraient des membres de la famille de Ahmed Kawazbeh, 18 ans, tué mardi après avoir poignardé un soldat au carrefour de Gush Etzion également".
https://fr.news.yahoo.com/trois-palestiniens-tentent-poignarder-soldats-isra%C3%A9liens-avant-d%C3%AAtre-185837170.html

- En réponse aux attaques au couteau, l’armée déploie des armures pour le cou (Times of Israel)
http://fr.timesofisrael.com/en-reponse-aux-attaques-au-couteau-larmee-deploie-des-armures-pour-le-cou/
"Ces prochaines semaines, l’armée israélienne va distribuer de nouvelles protections pour le cou pour mieux protéger les soldats servant en Cisjordanie contre la menace d’attaques aux couteaux, a déclaré lundi un officiel de l’armée. Les attaques au couteau sont devenues une méthode de choix pour les Palestiniens dans le dernier round de violence contre des civils et des soldats israéliens qui emporte le pays depuis mi-septembre.
Alors que les soldats de l’armée sont principalement protégés des attaques avec un casque et un gilet pare-balles en céramique, une zone sensible restait exposée : le cou. Ce type d’attaques est relativement nouveau pour l’armée. [...] Le nouvel outil sera distribué aux soldats qui sont déployés dans des sites comme Hébron, le carrefour du Gush Etzion, Hawara et Tapuah, qui ont été les sites les plus fréquents d’attaques aux couteaux contre des soldats. Le déploiement final dépend du commandement central, a déclaré Segel. [...]"

- Is an armed intifada underway?, Alex Fishman (Ynet) - "Rate of shooting incidents has been increasing in recent weeks, alongside a gradual drop in number of riots and stabbing and vehicular attacks. Hamas, seeking to create an escalation that will lead to PA's collapse, is behind institutionalized terror threatening to take over conflict".
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4749296,00.html


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Gaza & Hamas

- Hamas celebrates 100 days of terror (Elder of Ziyon) - "Haniyeh again explicitly reiterated what Hamas apologists in the West deny - that Hamas will accept nothing less than the complete destruction of Israel from the river to the sea".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2016/01/hamas-celebrates-100-days-of-terror.html
"Hamas leader Ismail Haniyeh celebrated the current wave of attacks against Jews a rally in Khan Younis before thousands of supporters on Thursday. He noted two anniversaries - one, today, is the 100th day of the "intifada," and the recent 20th anniversary of Israel's killing of Yahya Ayyash, Hamas' chief bombmaker known as "the Engineer." Hamas says that the official beginning of the current uprising was the murder of Eitam and Na'ama Henkin. [...]
Haniyeh again explicitly reiterated what Hamas apologists in the West deny - that Hamas will accept nothing less than the complete destruction of Israel from the river to the sea. He stressed that Hamas not happy only controlling the Gaza Strip but is fighting to liberate all of "Palestine," starting with Jerusalem. Hamas media released a video, with heroic music, to celebrate the 100 days of terror."

- Politics Slows Rebuilding in War-Ravaged Gaza Strip (Wall Street Journal) - "Gulf Arab states, where pro-Palestinian public sentiment is strong, promised more than half the amount, or $1.9 billion. To date, however, $1.2 billion of the $3.5 billion has been delivered, with Gulf states dispensing only about $170 million"; "Chief among these differences is their views about Gaza’s rulers. While Qatar supports Hamas, Saudi Arabia and the United Arab Emirates have grown more aggressive in recent years in their opposition to Hamas, the Muslim Brotherhood and other Islamist groups across the region".
http://www.wsj.com/articles/politics-slows-rebuilding-in-war-ravaged-gaza-strip-1451407828
- Muslim states pledge big, give little to Gaza (Elder of Ziyon) - "Counting only states for which information was available, Muslim states pledged $2.168 billion, of which only $270 million was paid, 12.5%. Non-Muslim nations had pledged $1.242 billion and paid $960 billion, over 77%".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2016/01/muslim-states-pledge-big-give-little-to.html

- Turkish cement arriving in Gaza (Elder of Ziyon) - "The ships are offloaded in Ashdod and then would travel to Gaza by truck. Which means that Israel and Turkey are cooperating in helping Gazans build. One of those stories that you won't see mentioned anywhere".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2016/01/turkish-cement-arriving-in-gaza.html


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"Processus de paix"


- Fatah praises and encourages “heroic” murderers of Israelis (PMW) - voir la vidéo (1mn07) ici.
http://www.palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=16857
"Fatah leader Jibril Rajoub said this week that he and the Fatah movement “bless and encourage” Palestinian killers of Israelis. Such murderers, like Muhannad Halabi who stabbed two Israeli civilians to death, are “heroes and a crown on the head of every Palestinian.” Rajoub, Deputy Secretary of the Fatah Central Committee, said this on the anniversary of the launch of the Fatah movement:
“Yesterday in Hebron, they escorted 17 Martyrs to burial. This is of course a source of pride for all of us. I say that whoever carried out individual acts of heroism, we in the Fatah movement bless and encourage them. We consider them heroes and a crown on the head of every Palestinian. At this point, when there is weakening and frustration, there is a group of people, beginning with our brother Muhannad Halabi (i.e., murdered 2) and ending with the last Martyr... There is a competition between individuals. This is one of the issues we need to address - are we for or against it? I say that we in the [Fatah] Central Committee have discussed this matter, and we are in favor." [Official PA TV, Jan. 2, 2016] Click to view [...]"

- PA and Fatah: Israel steals organs of dead terrorists (PMW) - voir la vidéo ici.
http://www.palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=16847
"As the Palestinian wave of terror attacks against Israelis continues and more terrorists are killed while attempting to murder Israelis, the PA and Fatah have revived an old libel, often documented by Palestinian Media Watch, which claims that Israel steals body parts from the dead terrorists before handing them over to the PA.
Fatah Central Committee member Jamal Muhaisen stated on PA TV that Israel's takes whatever organs it needs. Fatah Central Committee member Jamal Muhaisen: "There are Israeli testimonies acknowledging that organs are being taken from the bodies of young Martyrs. While the body is with the Israelis, organs are taken according to Israel's needs, and afterwards they hand over the body [to the PA] with conditions... including not allowing the body to be autopsied, in order to cover it up." [Official PA TV, Dec. 27, 2015] Click to view [...]"

- Palestinians declare Jerusalem is the "capital of the world" - except for Jews, of course (Elder of Ziyon) - "On Tuesday, a group of Palestinian "religious and national leaders" launched a new campaign called "Jerusalem is the Capital of the World" using the slogan "Jerusalem is united and steadfast for Muslims and Christians alike"."
http://elderofziyon.blogspot.fr/2016/01/palestinians-declare-jerusalem-is.html
"On Tuesday, a group of Palestinian "religious and national leaders" launched a new campaign called "Jerusalem is the Capital of the World" using the slogan "Jerusalem is united and steadfast for Muslims and Christians alike."
Sheikh Ikrima Sabri, head of the Supreme Islamic Council, said in his speech that this year should be a year of solidarity with the city of Jerusalem, stressing Muslim and Christian support for the city based on justice, love and tolerance, and against injustice, oppression and aggression.
Sabri, a former Grand Mufti of Jerusalem appointed by Yassir Arafat, has expressed his desire for justice, love and tolerance before, by stating, "Six million Jews dead? No way, they were much fewer. Let’s stop with this fairytale exploited by Israel to capture international solidarity. It is not my fault if Hitler hated Jews, indeed they were hated a little everywhere. Instead, it is necessary to denounce the unjust occupation endured by my people."
Sabri has also stated in 2005, "Anyone who studies The Protocols of the Elders of Zion and specifically the Talmud will discover that one of the goals of these Protocols is to cause confusion in the world and to undermine security throughout the world."
Another speaker at the conference was Bishop Atallah Hanna who said "We call for solidarity with the city of Al Quds, the city of love and peace" and he urged all Arabs - Muslims and Christians - to work to liberate the city from its "occupier." He called for solidarity with all the oppressed in the world, although he apparently doesn't consider Jews who are in danger of being stabbed to death by random Arabs in Jerusalem to be among them.
But the speakers didn't completely ignore the topic of Jews and Jerusalem. Hatem Abdel Qader, who is in charge of the Jerusalem portfolio for the Fatah movement said: "There is no value for Arabs and Muslims without the city of Jerusalem. The Arab and Muslim worlds are witnessing an Israeli attack that is unprecedented, and the occupation authorities are seeking to convert it into a religious capital for all Jews of the world." See? Jews were mentioned!"

- Jews and Palestinians — The difference between us and them, Michael Freund (JP) - "While Israel has a vocal, sizable and active Left, there is no corresponding Palestinian movement pressing for reconciliation".
http://www.jpost.com/Opinion/Fundamentally-Freund-Jews-and-Palestinians-The-difference-between-us-and-them-439391
"Every once in a while, a news item comes along that captures the essence of an issue, encapsulating a point so crucial and fundamental that it manages to convey just about all one needs to know about a given subject. Such was the case with a press release issued last month by the Ramallah-based Palestinian Center for Policy and Survey Research regarding the findings of a poll conducted among Palestinians in Judea, Samaria and Gaza. The document, which should be required reading by anyone who professes to offer an informed opinion about the Israeli-Palestinian conflict, underlines the profound moral chasm that exists between the two sides. [...]
The survey, which was carried out by Dr. Khalil Shikaki among a random sampling of some 1,270 Palestinians adults, firmly puts to rest the assertion that only a small fraction of our foes support violence and terrorism against innocent civilians. The numbers speak for themselves: A whopping 67 percent of Palestinians – two out of every three! – support stabbing attacks against Israelis.
Think about that for a moment. It means that the overwhelming majority of Palestinians see absolutely nothing wrong with the act of picking up a knife and plunging it into another human being simply because he or she is an Israeli Jew. This is not a matter of moral cowardice, it is a collective descent into depravity.
Of course, every society has its fringes, those who embrace immoral or destructive behavior. But when such immorality becomes the norm, when tormenting the innocent is considered a socially acceptable path, then how can one possibly even consider making peace with such people? The study also revealed that 60% of Palestinians support a return to an armed intifada and that 66% believe that such a violent uprising would “serve Palestinian national interests.” [...]
The fact of the matter is that in Israel, there are a variety of organizations spanning the spectrum, with some calling for annexation of Judea, Samaria and Gaza and others demanding that the territories be handed over to the Arabs. But you won’t find a similar diversity among Palestinians. Last time I checked, organizations such as “Gaza Friends of Israel” or “Palestinians for Peace and Settlements” had yet to be established.
While Israel has a vocal, sizable and active Left, there is no corresponding Palestinian movement pressing for reconciliation. And if Palestinian society were truly longing for peace, as some claim, then its political arena would presumably look very different than it does today. When was the last time you heard about Palestinian relief groups offering to help Israeli victims of terrorism? When have Palestinian human rights organizations pressed Palestinian officials to make concessions to Israel? How many Palestinian clerics have issued rulings forbidding suicide bombing attacks? We all know the answer to these questions.
The popular support for violence among Palestinians, and the absence of a similar trend in Israel, is not a coincidence. It is a telling testimony which speaks volumes about the two societies, their values, goals and objectives. The Jewish state may have a few rotten apples here and there, but in the case of the Palestinians, surveys indicate that much of the orchard has gone bad, and therein lies the overwhelming moral disparity between the two."

- .@UNRWA's Youth Ambassador: "I spit on Israel" (Elder of Ziyon) - "UNRWA, which claims that it is dedicated to neutrality and peace, responded to Assaf's support of violence and widespread criticism of Assaf with a strong statement: it extended his contract as Youth Ambassador so he can continue to spout his hate. Assaf is doing exactly that".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2016/01/unrwas-youth-ambassador-i-spit-on-israel.html

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Syrie

- En décembre, la coalition a tué près de 2.500 combattants de Daesh en Syrie et en Irak (AFP) - "Selon Steve Warren, porte-parole de l’armée américaine, la coalition aurait tué environ 2.500 combattants de Daesh en décembre dans ses frappes aériennes en Syrie et en Irak". Notez comment les médias reprennent à leur compte, sans émettre le moindre doute, le bilan du porte-parole de l'armée américaine. L'éventualité de morts civils parmi les victimes de ces frappes (éventualité qui s'approche en réalité de la certitude dès qu'on y songe sérieusement) n'est même pas suggérée dans cette dépêche. Maintenant, comparez avec la couverture médiatique des bilans de l'armée israélienne. Dire que le contraste est flagrant serait encore un euphémisme.
http://www.20minutes.fr/monde/syrie/1760939-20160106-decembre-coalition-tue-pres-2500-combattants-daesh-syrie-irak

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Tunisie

- Tunisian Sociologist Omar ben Yahmad: Homosexuals in Tunisia Follow the Model of the Jewish Lobby (Zitouna TV, 22 décembre, Vidéo 3mn) - "Tunisian sociologist Omar ben Yahmad, discussing homosexuality on a December 22 show on Zitouna TV, complained that homosexuals in Tunisia were "well organized," relying "on what the Zionist and Jewish lobby has done in the past decades." They follow the model of Israel, which "has a lobby behind it, controlling all the important hubs of the superpowers," he said".
http://www.memritv.org/clip/en/5245.htm

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Iran

- Israël donne la priorité à la lutte contre l'Iran, Nissim Behar (Libération) - "Une petite phrase qui ne surprend personne à Jérusalem et qui passe pour un appel du pied aux pays de la région qui, tels l’Arabie Saoudite, le Koweït, les Emirats arabes, la Jordanie et la Turquie, ont eux aussi des comptes à régler avec Téhéran".
http://www.liberation.fr/planete/2016/01/07/israel-donne-la-priorite-a-la-lutte-contre-l-iran_1424835
"Les dirigeants israéliens ne disent rien. Mais ils se frottent les mains car la rivalité grandissante entre l’Arabie Saoudite et l’Iran alliée à l’affaiblissement de l’Egypte, aux ennuis de la Turquie avec la Russie et à la désintégration de pays tels l’Irak et de la Syrie, est tout bénéfice pour l’Etat hébreu qui voit renforcé son statut de puissance régionale stable.
Lorsqu’il était en fonction au début des années 2000, l’ex-ministre travailliste de la défense Ehud Barak répétait à l’envi que son pays «est comme une villa isolée au milieu de la jungle». A l’époque, cette boutade semblait exagérée mais elle ne l’est plus aujourd’hui. Du moins, pas aux yeux des dirigeants ainsi que de l’appareil militaro-sécuritaire israéliens qui considèrent leur pays comme un havre de paix comparé ce qui se passe autour.
En prenant officiellement ses fonctions mercredi, le nouveau patron du Mossad (Renseignements extérieurs), Yossi Cohen, a en tout cas désigné l’ennemi principal de l’Etat hébreu : c’est la «menace iranienne». Une petite phrase qui ne surprend personne à Jérusalem et qui passe pour un appel du pied aux pays de la région qui, tels l’Arabie Saoudite, le Koweït, les Emirats arabes, la Jordanie et la Turquie, ont eux aussi des comptes à régler avec Téhéran.
Certes, officiellement, à part la Jordanie qui a signé la paix avec Israël en 1994 et la Turquie, qui a réduit au minimum ses relations avec l’Etat hébreu, aucun de ces pays n’entretient de contacts avec l’«entité sioniste». Mais la réalité est différente. Des canaux existent. Depuis plusieurs années déjà, Israël échange par le biais de la Jordanie des renseignements avec plusieurs pays arabes sunnites officiellement considérés comme «ennemis». En outre, des vols non immatriculés décollent régulièrement de l’aéroport international de Tel-Aviv avec une destination bidon. En réalité, ils emmènent des businessmen israéliens spécialisés dans les systèmes électroniques de défense, des consultants en sécurité, ainsi que des émissaires officieux dans les Emirats arabes.
«Nous avons intérêt à constituer une alliance formelle avec nos voisins pour combattre le radicalisme islamique» (comprenez : Daesh et l’Iran placés dans le même sac), a déclaré jeudi matin l’ex-travailliste Barak au micro de la radio de l’armée. Dans la foulée, le même a estimé qu’il suffirait qu’Israël règle son problème avec les Palestiniens pour que cette alliance d’intérêt soit officialisée. [...]
Pour les stratèges israéliens, que le processus de paix avec les Palestiniens reprenne ou pas n’y changera pas grand-chose : les monarchies arabes sunnites ont tellement peur de l’Iran et du monde chiite qu’elles finiront de toute façon par s’allier d’une manière ou d’une autre avec Israël. [...]"

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Facebook

- The big facebook experiment (Vidéo 2mn17) - "One page incites against Jews - One page incites against Muslims. Which page will be closed by Facebook?" Une intéressante (et déprimante ?) expérience, en vidéo.
https://www.youtube.com/watch?v=i3KfQoFHEDs


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Histoire

- Croissant fertile et croix gammée, Géraldine Schwarz (Le Monde) - "La création de l’Etat d’Israël, en mai 1948, a évidemment relancé l’attrait pour ce pamphlet haineux contre les juifs ["Mein Kampf"]. Mais l’intérêt pour le national-socialisme dans la région a émergé bien avant cette date" ; "Tout au long de la [2e] guerre [mondiale], des millions de tracts sont diffusés dans la région, tandis qu’une radio créée à cet effet, Berlin in arabic, diffuse sans relâche, sous la direction, entre autres, du grand mufti en exil à Berlin, des programmes en arabe qui proclament la haine des juifs ad nauseam dans une rhétorique propre à la fois aux stéréotypes nazis et islamiques" ; "Cette influence du national-socialisme ne va pas disparaître avec la chute du IIIe Reich. Après la guerre, des pays comme l’Egypte et la Syrie vont recruter plusieurs centaines d’anciens nazis pour former et réformer leur armée, leurs services de renseignement et de police, et leur industrie militaire" ; "l’influence de l’antisémitisme national-socialiste est également palpable dans les « délires antisémites islamisés » du Hezbollah et du Hamas, ainsi que dans la sensibilité de la région aux thèses négationnistes. Ainsi, en 1996, le négationniste français Roger Garaudy, converti à l’islam en 1982, fit une tournée au Moyen-Orient où on lui fit un « accueil triomphal ». Il fut reçu par des personnalités religieuses et politiques comme le grand imam de la mosquée Al-Azhar au Caire, l’une des plus hautes autorités religieuses d’Egypte".
http://www.lemonde.fr/enquetes/article/2016/01/08/croissant-fertile-et-croix-gammee_4843862_1653553.html
"La République fédérale a tranché. Pour la première fois depuis la chute du IIIe Reich, Mein Kampf, tombé dans le domaine public le 1er janvier, est republié en Allemagne. Le 8 janvier, l’Institut d’histoire contemporaine de Munich (IFZ) proposera une édition critique du (seul) livre écrit par Adolf Hitler, publié en 1925. Une republication « officielle » qui ne fera guère événement dans le monde arabo-musulman. L’ouvrage y est en vente libre depuis longtemps.
Dès 1933, à peine Hitler arrivé au pouvoir, un journaliste irakien, Yunis Al-Sabawi, enthousiasmé par le Führer, traduit en langue arabe de larges extraits de Mein Kampf, publiés en feuilleton dans la presse irakienne. Aujourd’hui, « il y a une prolifération de copies pirates qu’on trouve un peu partout, certainement favorisée par les technologies et le contexte politique », explique Sven Felix Kellerhoff, auteur de Mein Kampf, die Karriere eines deutschen Buches (Klett-Cotta Verlag, 2015, non traduit). Le ministère allemand des affaires étrangères a depuis des années cherché à restreindre la diffusion pirate du « livre-programme » d’Hitler dans le monde arabe, mais aussi en Inde, en Indonésie ou encore en Iran. Finalement, « les ambassades se sont officieusement mises d’accord pour ne rien entreprendre, de crainte que cela n’envenime les relations germano-arabes », affirme l’historien.
La création de l’Etat d’Israël, en mai 1948, a évidemment relancé l’attrait pour ce pamphlet haineux contre les juifs. Mais l’intérêt pour le national-socialisme dans la région a émergé bien avant cette date. Pour des raisons à l’origine plus géopolitiques qu’idéologiques. C’est moins l’antisémitisme d’Adolf Hitler que sa virulence contre le « diktat » du traité de Versailles (1919) qui retient d’abord l’attention au Moyen-Orient, en colère contre la France et la Grande-Bretagne, qui se sont partagé les vestiges de l’Empire ottoman au lieu d’accorder l’indépendance aux Arabes, en récompense de leur soutien contre les Turcs, alliés des Allemands. Les diatribes du dictateur contre le colonisateur britannique qui « ne fait qu’opprimer et exploiter » les petites nations, en violation du principe d’autodétermination, avaient séduit des peuples en plein éveil politique et nationaliste. [...]
Les rituels mystiques, le culte du chef, la glorification de la force et de la jeunesse, l’importance accordée à la culture populaire et aux ancêtres sont d’autres aspects du fascisme et du nazisme qui fascinent alors, au Moyen-Orient comme dans bien d’autres régions du monde. Au point d’inspirer, dans l’entre-deux-guerres, la création de nouvelles formations politiques arabes : le Parti syrien nationaliste social (PSNS), Les Phalanges libanaises, le parti Jeune Egypte, le groupe paramilitaire Al-Futuwwa en Irak, ainsi qu’une branche du futur parti Baas en Syrie, toujours au pouvoir avec Bachar Al-Assad. Ces mouvements ont en commun une admiration pour le modèle politique du Reich, que certains soutiendront même ouvertement pendant la guerre.
Une autre évolution va ensuite ouvrir un nouveau terrain de convergence : l’afflux croissant de juifs européens persécutés par les nazis vers la Palestine mandataire (1923-1947), où le chef de la diplomatie britannique, Lord Balfour, a promis en 1917 de faciliter « l’établissement d’un foyer national pour le peuple juif ». L’antisémitisme nazi, avec son obsession d’un complot juif mondial destiné à dominer la planète, va s’engouffrer dans cette brèche, relayé par quelques figures de l’islam intégriste. « Pendant la première guerre mondiale, les juifs ont semé le “poison de la révolution” dans la flotte et l’armée allemandes, comme service rendu à l’Angleterre en échange de son engagement à leur céder la Palestine, écrit, en 1934, l’intellectuel syrien, installé au Caire, Mohammed Rachid Rida dans son mensuel Al-Manâr. (…) Si nous voulons préserver notre patrie de l’emprise des juifs, nous devons suivre à cet égard le chemin de nos ancêtres qui les ont expulsés de la péninsule arabique. »
Rida est l’un des grands inspirateurs de la société des Frères musulmans, fondée en 1928 en Egypte par un de ses disciples, Hassan Al-Banna. Pendant les années 1930, cette organisation, qui veut instaurer un califat islamique par la voie politique, « va recevoir le soutien financier de la légation allemande au Caire », souligne l’historien David Motadel, auteur de Islam and Nazi Germany’s War (2014, Cambridge, non traduit). L’un des proches de Hassan Al-Banna est le grand mufti de Jérusalem Amin Al-Husseini (1897-1974), fer de lance, dès les années 1920, de la lutte contre l’occupant britannique et le projet de la Déclaration Balfour. [...]
Pour le Reich, Amin Al-Husseini est avant tout un instrument utile à sa propagande, à l’heure où le général allemand Erwin Rommel combat les Britanniques aux portes de l’Egypte. Tout au long de la guerre, des millions de tracts sont diffusés dans la région, tandis qu’une radio créée à cet effet, Berlin in arabic, diffuse sans relâche, sous la direction, entre autres, du grand mufti en exil à Berlin, des programmes en arabe qui proclament la haine des juifs ad nauseam dans une rhétorique propre à la fois aux stéréotypes nazis et islamiques. « La propagande allemande contribua à allier dans les esprits islam et campagne antijuive dans une dimension qui jusqu’alors était inconnue du monde musulman », affirme l’historien américain Jeffrey Herf, auteur de Hitler, la propagande et le monde arabe (Calmann-Lévy, 2012).
Cette influence du national-socialisme ne va pas disparaître avec la chute du IIIe Reich. Après la guerre, des pays comme l’Egypte et la Syrie vont recruter plusieurs centaines d’anciens nazis pour former et réformer leur armée, leurs services de renseignement et de police, et leur industrie militaire. Dès 1950, le Frère musulman Sayyid Qutb, l’un des idéologues les plus influents de l’islam fondamentaliste – il a notamment inspiré des organisations terroristes comme Al-Qaida –, publie Notre combat contre les Juifs. Une allusion à peine cachée à Mein Kampf (« mon combat » en français).
Puisant dans le registre hitlérien, il compare les juifs à des « créatures » à la « sexualité animale », qui font « couler du sang humain » pour dominer les musulmans. Sayyid Qutb rend hommage au Führer : « Allah a envoyé Hitler, pour les dominer [les juifs]… Prions Allah pour qu’il envoie d’autres personnes imposer la pire des punitions aux juifs ; ainsi il réalisera sa promesse implicite. » En 1964, ce « penseur » égyptien récidive dans son best-seller Jalons sur la route de l’islam, qui prône le recours au djihad pour instaurer la charia (loi islamique). Il rhabille les vieux poncifs de l’antisémitisme européen d’une argumentation islamique instrumentalisant l’Histoire et le Coran. Quant à Mein Kampf lui-même, une traduction intégrale en arabe est publiée autour de 1963 par un certain Louis Al-Hadj, qui n’est autre que Luis Heiden, un ancien nazi exilé en Egypte et converti à l’islam.
Parmi les partis politiques qui ont été influencés par le fascisme et le nazisme dans l’entre-deux-guerres, trois existent encore au Moyen-Orient. Le Parti social nationaliste syrien, formation laïque et chrétienne qui collabore avec le Hezbollah dans la lutte armée contre Israël, continue d’arborer l’emblème d’origine : une hélice à quatre pales avec les couleurs inversées du drapeau à croix gammée des nazis. Certains de ses militants vouent toujours un culte au fondateur Antoun Saadé, grand admirateur du national-socialisme. Les Phalanges libanaises, parti chrétien fondé en 1936 par Pierre Gemayel, militarisé depuis la guerre civile de 1975, sont notamment à l’origine du massacre de civils palestiniens, en 1982, dans les camps de Sabra et Chatila, à Beyrouth, pendant la guerre au Liban.
La troisième formation est le parti Baas. En 1966, en Syrie, l’aile modérée, inspirée par le fondateur Michel Aflak, est évincée au profit d’une fraction plus radicale qui considère que le vrai père du baasisme est Zaki Al-Arzouzi, théoricien du nationalisme arabe, admirateur du régime nazi. Toujours au pouvoir en Syrie, le parti Baas a régné en Irak jusqu’à la chute de Saddam Hussein, en 2003. Mais des réseaux baasistes ont survécu, dont certains officiers ont rejoint les rangs de l’organisation Etat islamique (EI).
Comme l’écrit l’historien libano-français Gilbert Achcar dans Les Arabes et la Shoah (Sindbad/Actes Sud, 2009), l’influence de l’antisémitisme national-socialiste est également palpable dans les « délires antisémites islamisés » du Hezbollah et du Hamas, ainsi que dans la sensibilité de la région aux thèses négationnistes. Ainsi, en 1996, le négationniste français Roger Garaudy, converti à l’islam en 1982, fit une tournée au Moyen-Orient où on lui fit un « accueil triomphal », raconte Gilbert Achcar. Il fut reçu par des personnalités religieuses et politiques comme le grand imam de la mosquée Al-Azhar au Caire, l’une des plus hautes autorités religieuses d’Egypte. Le journaliste star Mohamed Heikal, ancien conseiller du président Nasser et l’un des auteurs les plus lus du monde arabe, rédigea quant à lui la préface de la version arabe du livre Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, paru en 1996, dans lequel Garaudy avance qu’un « complot sioniste » aurait « inventé la Shoah »."

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Point de vue

- « Contre les Juifs et les Croisés » : l’arrière-fond complotiste de l’islamisme radical, Rudy Reichstadt (Fondation Jean Jaurès) - Téléchargez la note ici.
http://www.jean-jaures.org/Publications/Notes/Contre-les-Juifs-et-les-Croises-l-arriere-fond-complotiste-de-l-islamisme-radical
"- Synthèse :
A l’instar d’autres idéologies extrémistes, l’islamisme radical entretient avec l’imaginaire du complot des rapports étroits. Non seulement les grandes thématiques complotistes contemporaines sont utilisées comme levier de recrutement par les djihadistes, mais le fantasme d’un « complot contre l’islam » ourdi par une « alliance judéo-croisée » constitue le cœur de leur doctrine, si l’on en juge par les déclarations et écrits de certaines des plus influentes figures de l’islamisme radical, de Sayyid Qutb à Abou Bakr al-Baghdadi en passant par l’ayatollah Khomeini et Oussama Ben Laden.
La vision obsidionale du monde prônée par les djihadistes fournit en effet sa justification intellectuelle au passage à l’acte terroriste. Mais la théorie du « complot contre l’islam » est ambivalente. Pour Rudy Reichstadt, elle remplit la double fonction d’armer la main des djihadistes tout en les exonérant de la responsabilité de leurs actes en vertu d’un sophisme paranoïaque voulant que le terrorisme, parce qu’il nuit à l’image de l’islam dans le monde, soit nécessairement l’œuvre des ennemis de l’islam.
Cette théorie du complot a de si nombreux adeptes qu’elle a conduit les djihadistes sunnites à prendre plusieurs fois position contre la thèse, développée aussi bien par le Guide suprême iranien que par le Grand Mufti d’Arabie Saoudite, selon laquelle l’« Etat islamique » serait en réalité manipulé en sous-main par des services secrets occidentaux, américains ou israéliens.
Rudy Reichstadt montre que, bien qu’il prétende s’affranchir spirituellement et politiquement de l’Occident, l’islamisme hérite en réalité et non sans paradoxe d’un matériel complotiste largement étranger à la tradition islamique. Forgés pour l’essentiel en Europe avant d’être exportés au Moyen-Orient il y a près d’un siècle, les thèmes du « complot juif » et du « complot judéo-maçonnique » imprègnent aussi bien le discours de l’« Etat islamique » que celui du mouvement des Frères musulmans."

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