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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 10:33

France


- Paris veut convaincre Bruxelles de l’opportunité de son initiative pour le Proche-Orient, Jean-Pierre Stroobants (Le Monde) - "L’initiative française, qui paraît acter l’impuissance du Quartet et celle de l’UE, souligne la volonté de Paris de prendre le leadership sur ce dossier" ; "La diplomatie française souligne également qu’elle ne veut pas « se substituer » aux dirigeants israéliens et palestiniens, mais les « accompagner ». « Et plus il y aura d’accompagnateurs, plus nous progresserons », souligne un diplomate".
http://www.lemonde.fr/international/article/2016/03/14/paris-tente-de-convaincre-bruxelles-de-l-opportunite-de-son-initiative-pour-le-proche-orient_4882451_3210.html

- Alain Soral, des histoires à endormir debout, Dominique Albertini (Libération) - "Connu pour sa proximité avec Dieudonné, l’essayiste a fait du complotisme antisémite son fonds de commerce. Au sens propre, puisque des livres aux «stages de survie», de nombreux produits dérivés lui assurent de confortables revenus" ; "Au fil des vidéos, l’homme diffuse une vision du monde paranoïaque : ensemble confus empruntant à différentes traditions d’extrême droite, structuré surtout par un ton péremptoire et un débit torrentiel" ; "Un «système» ayant le sionisme pour principal avatar : «Les gens qui appartiennent à la communauté juive veulent imposer la défense inconditionnelle d’Israël et, dans les faits, la France cautionne cet Etat d’apartheid raciste, colonial», insiste Lionel [militant soralien]".
http://www.liberation.fr/france/2016/03/11/alain-soral-des-histoires-a-endormir-debout_1439125

- Un prof face aux théories complotistes (JDD) - ""C'est vrai, monsieur, que 3.000 juifs ne sont pas venus travailler dans les tours jumelles ce jour-là?", demande un élève" ; "Mardi, en demi-groupe, Franck Schwab projette un petit film pioché dans le "top ten" "­attentats de Paris" sur YouTube. Les événements du 13 novembre y sont présentés comme un "complot perpétré par les juifs et l'Etat"" ; "Dans ce lycée de centre-ville, fréquenté par les classes moyennes, ces 32 lycéens ne gobent pas ces mensonges mais sont parfois troublés : le rabbin, "il a vraiment dit cela ?", "Daech, en fait, c'est financé par qui ?"" ; "La sonnerie retentit, les élèves s'éclipsent. "Ces gamins ont des armes pour décoder les informations, mais ce type de vidéo peut les faire douter, soupire M. Schwab. Les professeurs d'histoire ont plus que jamais un rôle à jouer"."
http://www.lejdd.fr/Societe/Education/Un-prof-face-aux-theories-complotistes-777113

- Pourquoi les familles juives désertent des écoles publiques, Denis Peiron (La Croix) - "Comme en témoignent plusieurs parents d’élèves non-juifs, des insultes ou remarques antisémites résonnent parfois jusque dans les cours de récréation au cœur de Paris, et de la part d’enfants d’origines diverses. Des attaques qui se basent parfois sur le simple patronyme de l’enfant, quand bien même le lien avec le judaïsme a été rompu depuis plusieurs générations" ; "Parmi les motivations [en 2007 pour quitter l'école publique], la transmission d’une culture juive arrivait largement en tête (citée par 77 % des sondés), devant la pratique religieuse (70 %). Mais près d’un tiers de parents (32 %) disait aussi considérer l’école juive « comme refuge face à l’antisémitisme ou à la violence »".
http://www.la-croix.com/Religion/Judaisme/Pourquoi-familles-juives-desertent-ecoles-publiques-2016-03-11-1200745971

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Gaza & Hamas

- Une roquette tirée de la bande de Gaza atteint le territoire israélien [lundi] (AFP)
http://fr.timesofisrael.com/une-roquette-tiree-de-la-bande-de-gaza-atteint-le-territoire-israelien/

- Hamas leader says stabbing Jews is "self-defense" (Elder of Ziyon) - "In other words, yes, [Khaled Meshal] does support the murder of Israeli civilians, but doesn't like to use that terminology to Western media. (France 24 of course didn't follow up, asking how stabbing random Jews, Arabs and tourists can be considered defensive. Reporters really are absurdly deferential to terrorists that they manage to interview.)".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2016/03/hamas-leader-says-stabbing-jews-is-self.html

- Hamas TV Host Abu Jleidan Encourages Suicide Bombings: Our Enemies Have Nuclear Bombs, But We Have the Invincible Human Bomb (Al-Aqsa TV, 11 février, Vidéo 1mn19) - "Hamas TV host Sheikh Moussa Abu Jleidan said in the February 11 episode of his show that he was optimistic about the future of the Islamic nation, because it managed to produce "an entire generation of people who covet death as much as our enemies covet life." Sheikh Abu Jleidan said that when a youth is selected for a "martyrdom operation," he darts toward it like an arrow, "as if this was his wedding night"."
http://www.memritv.org/clip/en/5385.htm

- Gaza : mort d'un commandant du Hamas dans l'effondrement d'un tunnel (i24) - "Un nouveau tunnel s'est effondré lundi dans la bande de Gaza, causant la mort d'un commandant de secteur des brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas".
http://www.i24news.tv/fr/actu/israel/diplomatie-defense/106153-160314-gaza-mort-d-un-commandant-du-hamas-dans-l-effondrement-d-un-tunnel

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Intifada ?

- 4 soldats légèrement blessés [lundi] dans 2 attaques à Kiryat Arba (Times of Israel) - "Trois terroristes palestiniens ont été tués lundi après des attaques à l’arme à feu et à la voiture bélier en Cisjordanie".
http://fr.timesofisrael.com/3-soldats-legerement-blesses-dans-2-attaques-a-kiryat-arba/
- Cisjordanie : 3 Palestiniens tués après deux attaques séparées (AFP) - "Deux assaillants armés d'un pistolet et d'une mitraillette ont ouvert le feu sur des piétons à un arrêt de bus à l'entrée de la [localité juive] de Kiryat Arba avant d'être abattus par les forces de l'ordre" ; "Quelques minutes plus tard, un troisième Palestinien a mené une attaque à la voiture bélier contre un véhicule militaire israélien, avant d'être abattu à son tour. Un officier et deux soldats ont été blessés dans cette nouvelle attaque". Sachant cela, ne trouvez-vous pas le titre de la dépêche particulièrement outrancier, faisant d'abord passer les attaquants pour des victimes ?
https://fr.news.yahoo.com/cijordanie-3-palestiniens-tu%C3%A9s-apr%C3%A8s-deux-attaques-s%C3%A9par%C3%A9es-063732064.html
- Trois Palestiniens tués après une agression en Cisjordanie (Reuters) - les titres de Reuters ne sont pas vraiment plus dignes, semblant presque manier volontairement le flou et l'ambiguïté.
https://fr.news.yahoo.com/trois-palestiniens-tu%C3%A9s-apr%C3%A8s-une-agression-en-cisjordanie-073545750.html

- PA official to terrorists: "You are heroes, crown on our head" (PA TV, 6 janvier, Vidéo 55 secondes)
https://www.youtube.com/watch?v=B-jeimQsSWU
- Deputy Secretary of the Fatah Central Committee, Jibril Rajoub:‎ "I say to the Israelis first of all: You sons of bitches, we will not accept less than a ‎Palestinian state. We are the owners of the land, and we are the residents of the land ‎and you are strangers in the land... Our relations with the occupation need to be first of ‎all on a basis of clashes – until a Palestinian state is established. Do not believe in ‎‎[Israeli Prime Minister] Netanyahu, he is a liar and a scoundrel, and he’s a Fascist and ‎represents the new Nazism... From here we say to the 145 Martyrs (Palestinians killed ‎in the Oct. 2015 - Jan. 2016 terror wave, most during terror attacks –Ed.) – You are ‎heroes and we bless you and strengthen your families, and say to you: You are a ‎crown on our heads.‎" [Official PA TV, Jan. 6, 2016‎]

- La majorité des Palestiniens de Cisjordanie contre la poursuite des attentats (i24) - "56% des personnes interrogées ont indiqué soutenir la poursuite des attaques au couteau. Il y a là un écart important entre la Cisjordanie et Gaza. Ils sont 79% à les soutenir à Gaza, contre 46% en Cisjordanie".
http://www.i24news.tv/fr/actu/israel/diplomatie-defense/106096-160314-la-majorite-des-palestiniens-de-cisjordanie-contre-la-poursuite-des-attentats
"Plus de la moitié des Palestiniens en Cisjordanie sont opposés à la poursuite des attaques au couteau, selon une enquête publiée dimanche, rapporte le quotidien israélien Haaretz. Le sondage, mené par le Centre Al-Qods pour les médias, indique cependant que les habitants de Gaza soutiennent eux largement le soulèvement contre Israël et les attentats. Le sondage a été effectué au début du mois auprès d’environ 1.200 personnes : 750 à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, et 450 autres à Gaza.
En tout, 55% des Palestiniens soutiennent la poursuite du soulèvement contre Israël (y compris les manifestations), contre 41% qui s'y opposent. Dans la Bande de Gaza, 75% des habitants soutiennent l'insurrection, alors qu’ils ne sont que 51% en Cisjordanie.
56% des personnes interrogées ont indiqué soutenir la poursuite des attaques au couteau. Il y a là encore un écart important entre la Cisjordanie et Gaza. Ils sont 79% à les soutenir à Gaza, contre 46% en Cisjordanie. [...]"

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Judée-Samarie

- Une Palestinienne sacrée «meilleure enseignante du monde» (Le Figaro) - "Hanane al-Hroub a été récompensée pour son combat contre la violence à l’école par un prix d’un million de dollars, parrainé par le souverain de Dubaï et dont le versement se fera sur 10 ans".
http://etudiant.lefigaro.fr/international/actu/detail/article/une-palestinienne-sacree-meilleure-enseignante-du-monde-19507
- As Palestinian teacher wins prize for teaching non-violence her fans chant violent slogans (Elder of Ziyon) - "It is great that a Palestinian teacher who advocates non-violence wins this award and can influence her society. But something interesting happened at the ceremony: "As al-Hroub accepted her award, Palestinians in the audience waved their country's flag and some chanted, fists pumping in the air, "With our souls, our blood, we sacrifice for you Palestine"." That is a war chant. Variants are used throughout the Middle East to incite violent demonstrations accompanying the current shooting and knifing spree feature "With our souls and blood we sacrifice to you, Al Aqsa." Syrian soldiers chant " "With our souls and blood we sacrifice to you, Bashar." Palestinians' natural reaction to having someone win a prize for teaching non-violence was to shout war slogans".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2016/03/palestinian-teacher-wins-prize-for.html

- Israel offers to limit IDF activity in Ramallah, Jericho; PA refuses (Israel Hayom)
http://www.israelhayom.com/site/newsletter_article.php?id=32437
"An Israeli offer to reduce military operations in major Palestinian cities across the West Bank with aim of bolstering the Palestinian Authority has been rejected by Ramallah, Israel Hayom learned Monday.
Clandestine negotiations on the matter have been held over the past few weeks, following recommendations by GOC Central Command Maj. Gen. Roni Numa and Coordinator of Government Activities in the Territories Maj. Gen. Yoav Mordechai, who said increased IDF presence across Palestinian cities, due to the current wave of terrorism, was frustrating the Palestinians and agitating the volatile situation further. [...]
A source privy to the plan's details told Israel Hayom that the Israel Defense Forces has been promoting this initiative for a while, saying that as Israel's interests are to prevent the Palestinian Authority from collapsing, this move could give the unstable Ramallah government a much-needed boost.
The plan includes effectively ceasing IDF operations in major Palestinian cities in exchange for two Israeli demands: The first, Palestinian recognition that Israel reserves the right to operate across Area A in the event of pressing security needs, such as intelligence suggesting an imminent terror threat; and the second entails assurances from the Palestinian Authority that it will take steps to curtail the anti-Israel incitement prevalent in its education system and mosques. The plan suggested a pilot program of these steps would be implemented in Ramallah and Jericho.
The IDF operates across Area A routinely, as intelligence dictates. The plan sought to secure official Palestinian recognition of Israel's right to do so, which currently does not exist. [...] Netanyahu stressed that the issue was now a moot point and that the initiative has been shelved."

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"Processus de paix"

- The Moral Vacuum at the Heart of Palestine, Mortimer B. Zuckerman (chairman and editor-in-chief of U.S. News & World Report)
http://www.usnews.com/news/the-report/articles/2016-03-11/palestinians-have-been-their-own-worst-enemy
"[...] The wave of random killings by Palestinians, male and female terrorists, began last October with a typically hysterical falsehood that Israel planned to bar Muslims from the sacred Temple Mount. It was another demonstration of how the Palestinians are trapped by their own history, by the heritage – and daily practice – of incitement against Jews. The virulence of their indiscriminate hostility has a clear line to Amin al-Husseini, the Palestinian Arab nationalist and Muslim leader in the mandated territory of Palestine. He was, of course, the grand mufti of Jerusalem from 1921 to 1937 and the ally of Adolf Hitler and his gang through World War II and the Holocaust. Even before the United Nations voted for Israeli independence, he polluted the well of Arab nationalism with the poison of anti-Semitism. In a 1943 speech, al-Husseini said: “It is the duty of [Muslims] in general and Arabs in particular ... to drive all Jews from Arab and Muhammadan countries. ... Germany ... has very clearly recognized the Jews for what they are and resolved to find a definitive solution for the Jewish danger that will eliminate the scourge that the Jews represent in the world.” A definitive – or final – solution: those are the words of the Holocaust and there is the image of the peddler into the Middle East of fascist anti-Semitism, paying homage to Hitler.
The collaboration has proved tragic for the Palestinian people. They could now be living peacefully and prosperously in their own state, alongside Israel, had they not absorbed the paranoia and refused to accept the right of the Jews to worship and live in Israel. Instead, Palestinians live miserably under occupation on the West Bank (by Israelis) and in Gaza (by Hamas), theoretically governed by an inept President Abbas whose four year term was supposed to end in 2009. The Canadian Muslim scholar Salim Mansur has bravely written that too many of his fellow Muslims “refuse to take responsibility for our role in history, [leading] to a pathological proclivity to blame others – especially the Jews – for misfortunes that are really of our own making.” [...]"

- Settlements Equal Security, Evelyn Gordon (Commentary) - "Most Israelis aren’t ideologically committed to the settlements. But as long as the world rejects positions that Israelis consider essential to their security, their support will only grow for the one thing that has proven effective in averting IDF withdrawals – large concentrations of much-maligned civilian settlers".
https://www.commentarymagazine.com/foreign-policy/middle-east/israel/settlements-equal-security/
"One of the most intriguing findings in the sweeping Pew survey of Israel released last week was a sharp rise in the proportion of Israeli Jews who said settlements are beneficial to Israeli security. As recently as 2013, the survey noted, a plurality of Israeli Jews (35 percent) accepted the global consensus that settlements harm Israel’s security. But in the new poll, an even larger plurality deemed settlements beneficial to Israel’s security – 42 percent, up from 31 percent in 2013. Only 30 percent deemed settlements detrimental, while 25 percent said they make no difference to Israeli security. This shift in public opinion reflects both a growing conviction that Israel’s security requires the Israel Defense Forces to remain in at least part of the West Bank, and a growing recognition that settlements are the anchor keeping the IDF from leaving.
Three significant events occurred between the earlier poll, conducted in March-April 2013, and the latest one, conducted from October 2014 to May 2015: the Gaza war of summer 2014, the virtual collapse of UN peacekeeping forces on the Golan Heights, and the failed Israeli-Palestinian talks led by Secretary of State John Kerry. All had a major impact on how Israelis understood their own security.
The war solidified an Israeli consensus that the unilateral pullout from Gaza was disastrous, with even opposition leader Isaac Herzog admitting that “from a security perspective, the disengagement was a mistake.” There were two reasons for this. First, despite two previous wars with Hamas since the 2005 disengagement, Israeli casualties in both were low enough that on balance, the pullout seemed to have saved soldiers’ lives. This time, military casualties were so high (66 soldiers killed) that, as I explained in detail here, keeping the IDF in Gaza would actually have cost fewer lives than leaving did. Second, while Hamas had bombarded Israel with thousands of rockets and mortars ever since the pullout, it had previously mainly targeted the south. During the 2014 war, sustained rocket fire for the first time hit the center of the country, where most Israelis live.
In short, what this war proved was that, far from being deterred by previous wars, Hamas had only more grown stronger and more dangerous from war to war. By contrast, in the West Bank, the surge in terror that had followed Israel’s handover of part of the territory to the Palestinians in the mid-1990s had given way to a sharp, steady decline in terror since 2002, when the IDF retook security control of the territory to stop a deadly wave of suicide bombings. The lesson couldn’t have been clearer: Terror soared when the IDF ceded control to the Palestinians and dropped when the IDF regained it.
The virtual collapse of UN peacekeeping operations on the Golan in mid-2014 solidified another Israeli consensus: International forces can’t substitute for the IDF, either. In truth, this was already obvious from the performance of international forces in Lebanon. Following the Second Lebanon War of 2006, the IDF withdrew all its troops in favor of an international force that was supposed to prevent Hezbollah from rearming; instead, Hezbollah more than tripled its pre-war arsenal without this force lifting a finger to stop it. But Hezbollah’s rearming was visible only in statements by senior defense officials. The flight of UN peacekeepers as the Syrian civil war approached Israel’s border was visible on Israeli television screens, making its impact far more visceral.
The sight of these troops, which were supposed to keep Syrian forces away from the border, instead fleeing at the first sign of trouble made Israelis understand that international forces couldn’t be trusted to replace the IDF in the West Bank, either. Understandably, foreign soldiers aren’t willing to die in someone’s else war.
Finally, there was the Obama Administration’s behavior during both the Kerry talks and the subsequent Gaza war. Israelis knew Europe didn’t support their positions in talks with the Palestinians, but they’d previously trusted America to do so. Instead, during the Kerry talks, Washington adamantly opposed a long-term IDF presence in the Jordan Valley, something Israelis of almost all political stripes have long considered essential to Israel’s security. Earlier, Obama had repudiated President George Bush’s recognition of the major settlement blocs, which most Israelis also consider essential. Then, during the Gaza war, he completed the trifecta by backing Hamas’ negotiating demands and even halting arms shipments to Israel at the height of the fighting.
The cumulative effect of all these developments was to convince Israelis that U.S. support for its security was no longer a given. Indeed, in the latest Pew poll, an absolute majority of Israeli Jews (52 percent) said the U.S. wasn’t supportive enough of Israel. The contrast with the 2013 poll, despite the question’s very different wording, is stark: Back then, a whopping 82 percent of Israelis thought American policy either “favored Israel” or was at least “fair” to both sides of the Palestinian-Israeli conflict.
Thus to sum up, Israelis no longer trust either the Palestinians or international forces to replace the IDF in the West Bank, but they also no longer trust Washington to shield Israel from international demands that the IDF leave. So how can they ensure that the IDF remains despite international pressure to withdraw? The only answer, as Israelis increasingly understand, is the settlements: The more Israeli residents a place has, the harder it is for the IDF to withdraw.
The IDF could quit Sinai relatively easily under the 1979 peace treaty with Egypt because only some 2,000 settlers had to be evacuated. It could unilaterally quit south Lebanon in 2000 with great ease because no Israelis lived there. It could unilaterally quit Gaza in 2005 with relative ease because only 8,000 settlers had to be uprooted. On the flip side, most international peace plans acknowledge the impossibility of forcing Israel completely back to the 1967 lines in the West Bank, solely because uprooting hundreds of thousands of Israelis from East Jerusalem and the major settlement blocs is too difficult. Yet even there, the world is demanding 1:1 land swaps from within Israel proper, meaning that even in pre-1967 Israel, the only guarantee of international support for Israeli control over any given area is the presence of civilian communities.
In short, where there aren’t enough Israelis, the IDF leaves. And where there are enough Israelis, the IDF stays. Thus having concluded that the IDF must stay in at least part of the West Bank, Israelis have increasingly concluded that the settlements, by keeping the IDF there, perform an essential service for Israel’s security.
Most Israelis aren’t ideologically committed to the settlements. But as long as the world rejects positions that Israelis consider essential to their security, their support will only grow for the one thing that has proven effective in averting IDF withdrawals – large concentrations of much-maligned civilian settlers."

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Syrie

- Syrie : 600 combattants de l'EI tués (AFP) - "Le groupe Etat islamique (EI), visé par des bombardements de la coalition internationale emmené par les Etats-Unis, a perdu 600 combattants au cours ces trois dernières semaines en Syrie, a déclaré le secrétaire d'Etat américain John Kerry". 600 morts et pas un seul civil tué ? Extrêmement implausible, et pourtant c'est cette version que reprennent les dépêches (dont Reuters) sans hésiter, et sans même marquer le moindre doute à l'égard de la simple possibilité que tous ne soient pas des "combattants". A comparer avec la moindre frappe israélienne, où la présomption par défaut est alors que toute victime est un civil innocent, jusqu'à preuve du contraire (et encore).
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/03/13/97001-20160313FILWWW00078-syrie-600-combattants-de-l-ei-tues.php

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Monde arabe

- Qatari educational software teaches Arabs to hate Jews (Elder of Ziyon) - "I've seen all kinds of Arab antisemitism, but I admit that this shocked even me". Je confirme, c'est du lourd. La vidéo (3mn54) est visible ici.
http://elderofziyon.blogspot.fr/2016/03/qatari-educational-software-teaches.html
- Des dessins animés éducatifs qataris relaient une propagande antisémite (Times of Israel)
http://fr.timesofisrael.com/des-dessins-animes-educatifs-qataris-relaient-une-propagande-antisemite/

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Iran

- Iran : 996 exécutions en 2015 (AFP) - "Au moins 966 personnes ont été exécutées en Iran l'an dernier, un record au cours des 20 dernières années, s'est alarmé aujourd'hui le rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits de l'homme en Iran" ; "Selon Amnesty International, l'Iran est le pays qui exécute le plus de mineurs dans le monde".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/03/14/97001-20160314FILWWW00164-iran-996-executions-en-2015.php

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ONU

- Une candidate au poste d’Observateur pour la Palestine à l’ONU compare Israël à l’EI (Times of Israel) - "Le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies a désigné un professeur britannique, qui a accusé Israël d’apartheid et l’a comparé à l’État islamique, comme enquêteur à propos des violations des droits de l’homme dans les territoires palestiniens".
http://fr.timesofisrael.com/une-candidate-au-poste-dobservateur-pour-la-palestine-a-lonu-compare-israel-a-lei/
- The U.N. Sinks Further into the Anti-Israeli Muck, Elliott Abrams (National Review) - "It may seem hard to believe that the United Nations can hold any new surprises when it comes to unprincipled attacks on Israel, but never despair: There is always farther to fall".
http://www.nationalreview.com/article/432740/un-anti-israel-bias-reaches-new-low
"It may seem hard to believe that the United Nations can hold any new surprises when it comes to unprincipled attacks on Israel, but never despair: There is always farther to fall.
For more than 20 years, the U.N. Human Rights Council has had a dedicated “Special Rapporteur on the situation of human rights in the Palestinian territories occupied since 1967.” (Needless to say, there’s no U.N. Special Rapporteur for the condition of Tibetans or Cubans; only Palestinians.) Now, the incumbent Israel-Hater-in-Chief is leaving and his replacement must be chosen.
This being the U.N., what kind of candidate will they choose? Be careful, now: The position’s entire purpose is to condemn Israel, so it’s important to disqualify anyone who might examine the evidence in an unbiased search for truth. Heaven forfend. Much better to choose someone whose anti-Israel bias is absolute. And this being the U.N., that’s what they’re doing.
There are two top candidates, both worthy successors to Richard Falk, who served in the post from 2008 to 2014. Falk was the nut-case Princeton professor who wanted U.S. officials prosecuted as war criminals for deposing Saddam Hussein, and once said, “Is it an irresponsible overstatement to associate the treatment of Palestinians with this criminalized Nazi record of collective atrocity? I think not.” You can see why the U.N. chose him.
Anyway, back to the current candidates. Ranked second for the Special Rapporteur job is a Canadian named Michael Lynk. Who is Lynk? The invaluable U.N. Watch notes: “Lynk . . . promotes an extreme anti-Western political agenda. Three days after the 9/11 terrorist attacks, Lynk instinctively blamed the West, pointing the finger at ‘global inequalities’ and ‘disregard by Western nations for the international rule of law.’” Needless to say, this political stance means he hates Israel. As UN Watch reports:
"Lynk plays a leadership role in numerous Arab lobby groups, including CEPAL, which promotes “Annual Israeli Apartheid Week” events; signs anti-Israel petitions; calls to prosecute Israel for alleged war crimes; addresses “One State” conferences that seek to eliminate Israel; and argues that “the solution” to “the problem” must go back to Israel’s very creation in 1948, which he calls “the start of ethnic cleansing”."
You might think, “Wow, he’s perfect for the U.N.!” But no, he’s only ranked second, under the top candidate, Penny Green. Who is Green? She’s a British criminologist whose hatred of Israel is even more blatant. She has urged that the U.K. de-list Hamas as a terrorist group. U.N. Watch reports that she “advocates the total boycott of Israel, posting statements on Twitter such as: ‘Support BDS against Israel – best way to resist this criminal government’; ‘Academics should now systematically refuse any invitations to visit Israeli universities or attend conferences there’; ‘the West must impose sanctions against, boycott and divest from Israel.’”
The Human Rights Council’s Vetting Committee deemed both Lynk and Green to be impartial and put them forward as the two best candidates for the job.
In doing so, the committee bypassed eight other applicants, some of whom have never expressed any view about Israeli–​Palestinian affairs, and some whom even appear to be actually impartial as that term is commonly understood. The ultimate decision now rests with South Korean ambassador Choi Kyong-lim, the Human Right’s Council’s chairman, who could reject Lynk and Green in favor of one of the other applicants if he so chooses.
Will he? We’ll find out on March 24, at the end of the council’s current session. Not to worry, though: Even if the U.N. chooses Lynk or Green, Israel will never let either of them set foot in “the Palestinian territories occupied since 1967.” Israel never let Falk or his successor set foot there, either. But the game goes on in Geneva. President Bush would not permit the United States to join the Council; Obama reversed him and leapt for a seat at the table. Today, the U.N. has entrusted the defense of global human rights to representatives from China, Cuba, Vietnam, Russia, and Saudi Arabia, among other liberal bastions. [...]"

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Points de vue sur l'antisionisme

- La haine d’Israël est synonyme d’antisémitisme, Brigitte Stora (sociologue, journaliste) - "L’antisionisme vise à faire d’un pays plus petit que la Bretagne l’axe du mal, la cause du malheur du monde, rien de moins".
http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/03/15/la-haine-d-israel-est-synonyme-d-antisemitisme_4883175_3232.html
"Je pense que la haine d’Israël, qui semble être la matrice de l’antisionisme, est synonyme d’antisémitisme. Le débat sur le sionisme eut lieu dans le mouvement ouvrier juif au début du XXe siècle. Les communistes mettaient en avant l’internationalisme, les bundistes visaient l’autonomie territoriale et culturelle, la majorité des sionistes considéraient que le socialisme passait d’abord par la création d’une nation pour les juifs. L’Histoire est passée par là. Ce débat est désormais caduc, il a pris fin avec la création de l’Etat d’Israël.
Israël n’est plus un rêve, c’est un pays. L’antisionisme, aujourd’hui, n’est pas une position théorique sur l’avenir, il est une volonté de destruction de ce qui est. Et cela n’est pas et n’a pas été sans conséquences. On peut, et c’est mon cas, considérer avec prudence toute forme de nationalisme, se méfier des drapeaux et des hymnes nationaux. On peut encore et toujours espérer, comme Jan Valtin, un monde « sans patrie ni frontières » ; mais comment expliquer ce « refus » d’un seul mouvement de libération nationale, celui du peuple juif, cette excommunication d’une seule nation, Israël ?
La critique marxiste du nationalisme a fini par prendre acte de la légitimité à une souveraineté nationale des peuples opprimés. Or l’antisionisme dit en creux que les juifs n’en font pas partie. Et la haine d’Israël renoue avec l’imaginaire de la domination d’un "nom". C’est ce nom que vomissaient Céline, Drumont et tous les antisémites bien avant l’existence de l’Etat d’Israël. Israël tentaculaire, tueur d’enfants, fauteur de guerres et ennemi de l’humanité, la chose n’est pas nouvelle…
Dans ma jeunesse, j’ai milité à l’extrême gauche. Dans les années 1980, on ne pouvait pas imaginer les alliances d’aujourd’hui avec des forces mortifères antiféministes et antisémites. L’internationalisme avait encore un sens, et le ressentiment n’avait pas encore supplanté la révolte. Ni le Chili, ni la Pologne de Solidarnosc, ni la lutte des Kanaks ou des Sud-Africains n’ont jamais suscité cette étrange solidarité où la haine domine. Aucune « dénonciation » d’un gouvernement n’a jamais mérité un vocable particulier, aucun pays non plus n’est considéré comme un nom propre auquel on peut accoler l’adjectif d’« assassin ». Or quand on crie dans une manifestation : « Israël assassin », qui est désigné ? Un pays, un peuple ou un fantasme ?
Que l’on songe seulement à toutes ces dictatures qui ont opprimé, tué et assassinent encore aujourd’hui… Malgré les décennies de goulag, l’océan de morts de la Chine communiste, jamais « Russie assassine » ou « Chine assassine » ; même l’Allemagne nazie n’a jamais été affublée de cet adjectif que l’on réserve à un nom. Seule la Turquie est parfois qualifiée d’« assassine » par des Arméniens afin de dénoncer le négationnisme constant d’un Etat vis-à-vis du génocide qui a frappé un million et demi des leurs. Mais jamais, toutefois, il ne fut question de « destruction » de l’Etat turc. Or seul Israël mérite un mot particulier, le mot « antisionisme », dont la triste assonance avec le mot « antisémitisme » vient nous rappeler encore une fois cette mise en exception radicale, que les mêmes déplorent pourtant.
L’immense majorité des juifs partagent la réflexion de Raymond Aron : « Si les grandes puissances laissent détruire le petit Etat d’Israël qui n’est pas le mien, ce crime modeste à l’échelle du monde m’enlèverait la force de vivre. » Ou encore celle de Hannah Arendt qui, malgré son éloignement du projet sioniste pour lequel elle avait milité, confia un jour : « Je sais bien que toute catastrophe en Israël m’affecterait plus profondément que toute autre chose. »
Israël est le pays où beaucoup de juifs ont une partie de leur famille, des parents qui y sont enterrés. « Israël », c’est ce mot qui revient dans toutes les prières et qui fait de la Bible une véritable « propagande sioniste ». Méconnaître cette réalité, c’est faire offense aux juifs, à leur mémoire et à leur histoire.
Surtout, c’est oublier que dans la « patrie du socialisme », Staline remplaça le mot « juif » par celui de « sioniste ». C’est au nom de ce vocable diabolisé que se tinrent des procès en sorcellerie comme celui de Slansky en Tchécoslovaquie, en 1952, dans lequel on reprochait aux accusés « un complot trotskiste-sioniste-titiste ». Il y eut aussi « la nuit des poètes assassinés », l’exécution secrète des membres du comité juif antifasciste, puis le fameux complot des blouses blanches, tous suppôts du « sionisme ». Et, plus récemment, la Pologne de Moczar qui, en 1968, dressait des listes de « sionistes » jusqu’à la troisième génération… Mais le nazisme avait mis la barre tellement haut qu’en deçà des chambres à gaz, il y avait une obscénité à parler d’antisémitisme stalinien.
L’antisionisme n’est pas la critique de la triste politique israélienne actuelle, pourtant plus que jamais légitime et nécessaire. Il vise à faire d’un pays plus petit que la Bretagne l’axe du mal, la cause du malheur du monde, rien de moins. Et il fut pour le peuple palestinien ce que la corde est au pendu ; son plus sûr ennemi.
Nos antisionistes professionnels, qui abritent les « morts aux juifs » dans chacune de leurs manifestations, n’eurent pas une larme pour les Palestiniens martyrisés du camp de Yarmuk en Syrie. Tout entiers tournés vers leur seul « sujet », la haine d’Israël, ils ont manqué leur principal « objet » d’amour : les Palestiniens.
L’antisionisme a été et demeure le plus beau cadeau jamais offert à la droite israélienne, aux partisans du Grand Israël, il a alimenté les peurs ancestrales liées à la destruction, nourri le repli et la guerre, responsables aujourd’hui de souffrances sans nom des deux peuples pourtant condamnés à vivre ensemble, Israéliens et Palestiniens.
L’antisionisme est un des malheurs des Palestiniens, peut-être aussi celui du monde musulman. Il n’a pas de légitimité théorique, conceptuelle ou politique. Comme l’a écrit Jankélévitch, « l’antisionisme est l’antisémitisme justifié, mis enfin à la portée de tous »."

- Pierre-André Taguieff : « L’antisionisme est devenu la forme dominante de la judéophobie », Noémie Halioua (L'Arche) - "Le thème du Juif « cosmopolite », « sans patrie » ou « internationaliste » a été marginalisé, sans disparaître pour autant, depuis que l’antisionisme est devenu la forme dominante de la judéophobie. Dans la rhétorique antijuive contemporaine, les Juifs, stigmatisés en tant que « sionistes », sont au contraire accusés de nationalisme, de racisme, de colonialisme et d’impérialisme".
http://larchemag.fr/2016/03/11/2316/pierre-andre-taguieff-lantisionisme-est-devenu-la-forme-dominante-de-la-judeophobie/
"[...] - L’Arche magazine : Vous avez conceptualisé ce que vous appelez la « nouvelle judéophobie ». Quelles en sont les caractéristiques ?
- Pierre-André Taguieff : Seize ans après le début, en octobre 2000, de la dernière vague antijuive mondiale, la France demeure l’un des pays les plus touchés par la haine des Juifs. Le diagnostic que j’avais dressé fin 2001, dans La Nouvelle Judéophobie (essai publié en janvier 2002), est largement confirmé. J’y avais notamment identifié l’émergence, à côté des formes persistantes mais résiduelles du vieil antisémitisme nationaliste d’extrême droite, d’une configuration antijuive inédite, située au point de confluence des mobilisations islamistes et des mouvements antisionistes radicaux d’extrême gauche. Tels sont toujours en 2016, dans l’espace idéologico-politique français, les trois fronts antijuifs observables, formés respectivement par les nationalistes, les islamistes et les gauchistes antisionistes. Le phénomène est observable autant dans l’opinion et le champ idéologique que dans les comportements. Au niveau élevé des faits antijuifs (actions violentes, menaces, injures, etc.) recensés depuis l’année 2000 s’ajoutent les massacres de Juifs commis par des jihadistes, de Merah à Coulibaly. En matière de haine des Juifs, il y a donc une exception française, que je me suis efforcé d’expliquer.
Aujourd’hui, la haine antijuive est portée par un antisionisme radical mâtiné de complotisme, un propalestinisme de propagande savamment orchestré et une islamisation croissante de la cause palestinienne, instrumentalisée par tous les islamismes (qu’ils soient chiites ou sunnites). Le propalestinisme fonctionne comme un puissant mythe victimaire, capable d’engendrer de la compassion et de l’indignation morale, de nourrir des passions militantes et de conduire à un engagement total, celui de fanatiques prêts à mourir en « martyrs ». Il marque l’entrée dans un nouveau régime de judéophobie, fondé sur l’attribution exclusive aux Palestiniens des traits d’un peuple messianique dont le salut dépend de la négation d’Israël.
- L’Arche magazine : Il existe donc une nouvelle configuration de la haine antijuive, mais, avec le retour des nationalismes, le mythe du Juif hors-sol ne risque-t-il pas de refaire surface ?
- Pierre-André Taguieff : Le thème du Juif « cosmopolite », « sans patrie » ou « internationaliste » a été marginalisé, sans disparaître pour autant, depuis que l’antisionisme est devenu la forme dominante de la judéophobie. Dans la rhétorique antijuive contemporaine, les Juifs, stigmatisés en tant que « sionistes », sont au contraire accusés de nationalisme, de racisme, de colonialisme et d’impérialisme. Les amalgames polémiques « antisionistes » consistent à assimiler le « sionisme » à « une forme de racisme », et l’État d’Israël à un État raciste, sur le modèle du Troisième Reich ou du régime d’apartheid de l’ancienne Afrique du Sud. L’instrumentalisation de l’antiracisme est l’un des principaux traits de la nouvelle configuration antijuive. Il fait couple avec la diabolisation complotiste du « sionisme » comme puissance occulte mondiale, accusée de dominer, opprimer et exploiter tous les autres peuples. Ce « sionisme mondial » est bien entendu une pure construction mythique, une chimère.
À supposer qu’elle puisse être définie comme une forme spécifique de xénophobie, c’est-à-dire une haine mêlée de crainte à l’égard du peuple juif perçu comme peuple étranger et hostile, la judéophobie se caractérise d’abord, voire se singularise, par sa permanence ou sa persistance dans l’Histoire, ce qui lui a valu d’être baptisée « la haine la plus longue » (Robert S. Wistrich), ensuite par sa forte charge mythique, indissociable de ses sources théologico-religieuses chrétiennes (puis musulmanes), et corrélativement par son intensité (culminant dans la diabolisation), enfin par l’universalité de sa diffusion, impliquant une capacité d’adaptation aux croyances particulières des cultures affectées. Dans chaque configuration antijuive, on reconnaît à la fois des thèmes d’accusation invariants, des représentations stigmatisantes nouvelles et des reformulations de rumeurs ou de stéréotypes négatifs. La répétition des motifs antijuifs légués par la tradition n’exclut ni l’intégration de nouvelles accusations, ni la métamorphose des anciennes. [...]"

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