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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 23:21
Conférence de Paris

- A Paris, une conférence de paix sur le Proche-Orient de l'ordre du symbole (Libération) - "Fallait-il, au-delà de l’engagement en faveur de deux Etats (israélien et palestinien) envoyer un signal fort à Donald Trump en stipulant explicitement qu'«une tierce partie» ne pouvait pas prendre de décision unilatérale qui remettrait en question le statut de Jérusalem ? En d’autres termes, mettre en garde la nouvelle administration américaine sur le danger que représenterait le transfert de son ambassade à Jérusalem ? Beaucoup poussaient en ce sens mais les Américains, considérant sans doute qu’ils étaient allés suffisamment loin en s’abstenant le 23 décembre lors du vote de la résolution 2334 de l’ONU condamnant la colonisation israélienne, ont freiné de toutes leurs forces. Et ils l’ont emporté".
http://www.liberation.fr/planete/2017/01/15/a-paris-une-conference-de-paix-sur-le-proche-orient-de-l-ordre-du-symbole_1541607
- Israël-Palestine : la communauté internationale suspendue aux décisions de Trump, Marc Semo (Le Monde) - "Les tentatives de la Ligue arabe pour évoquer le sujet et appeler des « tierces parties » (il n’était pas question de nommer explicitement Washington), et pas seulement les protagonistes du conflit, à s’abstenir d’initiatives déstabilisatrices n’ont pas abouti" ; "Au sein de l’UE comme dans le monde arabe, certaines capitales – notamment Londres et Le Caire – ne veulent pas s’aliéner la future administration américaine" ; "Laborieux compromis, le communiqué final de la conférence se réfère aussi bien aux recommandations émises en juillet 2016 par le Quartet sur le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, Russie, ONU) qu’aux résolutions de l’ONU les plus pertinentes, dont la 2334, ce qui a satisfait notamment les pays arabes. Il intègre aussi une mention explicite des « principes » évoqués par M. Kerry" ; "Le communiqué final, avec toute sa portée symbolique, devait être endossé lundi par les ministres des affaires étrangères des Vingt-Huit, qui se réunissent à Bruxelles. Ce texte pourrait aussi être repris au Conseil de sécurité de l’ONU, qui doit se réunir mardi, et faire l’objet d’une « déclaration »".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/01/16/israel-palestine-la-communaute-internationale-suspendue-aux-decisions-de-trump_5063134_3218.html

- Israël/Palestine : les frontières de 1967, "base" de résolution du conflit (AFP) - ""Il est bon de rappeler la base et, la base, ce sont les frontières de 1967 et les grandes résolutions des Nations Unies", a déclaré M. Ayrault".
https://fr.news.yahoo.com/isra%C3%ABl-palestine-fronti%C3%A8res-1967-base-r%C3%A9solution-conflit-172420050.html
- Israël/Palestine : la solution négociée prime pour la communauté internationale (AFP)
https://fr.news.yahoo.com/isra%C3%ABl-palestine-conf%C3%A9rence-symbole-avant-larriv%C3%A9e-trump-031634393.html
   "[...] Dans un communiqué âprement négocié, les participants à la conférence de Paris ont exhorté Israéliens et Palestiniens à "démontrer leur engagement pour la solution à deux États et à s'abstenir d'actions unilatérales qui préjugeraient du résultat de la négociation, notamment sur les frontières, Jérusalem, les réfugiés". Le texte précise que si de telles actions étaient prises, "ils ne les reconnaîtront pas".
    Les Palestiniens se sont immédiatement félicités des conclusions de la conférence, le numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) Saëb Erakat estimant qu'elle avait "souligné la nécessité de mettre fin à l'occupation israélienne". A l'inverse, pour Israël, la conférence "éloigne" la paix. [...]"

- Réactions d’Israël et des Palestiniens suite à la conférence de paix (Times of Israel) - "Les responsables israéliens ont aussi rendu hommage aux efforts déployés par le Conseil de sécurité national israélien et le ministère des Affaires étrangères pour un « affaiblissement significatif » de la portée du communiqué final" ; "Ces succès, concluent les fonctionnaires israéliens, sont le « résultat des dures réactions » exprimées par Israël contre la Résolution 2334".
http://fr.timesofisrael.com/reaction-disrael-suite-au-communique-final-de-la-conference-de-paix/
   "Israël a estimé dimanche que la conférence de Paris sur le Proche-Orient, qui a renouvelé son soutien à une solution à deux Etats pour résoudre le conflit israélo-palestinien, éloignait les perspectives de paix. « Cette conférence internationale et les résolutions de l’ONU ne font qu’éloigner les perspectives de paix car elles encouragent les Palestiniens à refuser des discussions directes avec Israël », a déclaré le ministère des Affaires étrangères à Jérusalem.
    Les responsables israéliens ont aussi rendu hommage aux efforts déployés par le Conseil de sécurité national israélien et le ministère des Affaires étrangères pour un « affaiblissement significatif » de la portée du communiqué final publié par les 70 participants de la conférence de paix à Paris.
    Les fonctionnaires israéliens se réjouissent que les « passages problématiques » de la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies n’ont pas été inclus dans le document de Paris. La résolution 2334, adoptée le 23 décembre, condamne sévèrement l’entreprise de construction dans les Territoires palestiniens, déclarant qu’elle « n’a aucune valeur juridique et constitue une violation flagrante en droit international et un obstacle majeur à la réalisation de la solution des deux États et d’une paix juste, durable et globale. »
    En outre, les responsables israéliens se sont déclarés satisfaits du fait qu’aucune autre action contre les implantations israéliennes n’est prévue au Conseil de sécurité. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry l’avait alors promis au téléphone au Premier ministre Netanyahu lors d’un appel téléphonique de Paris le dimanche précédent.
    Ces succès, concluent les fonctionnaires israéliens, sont le « résultat des dures réactions » exprimées par Israël contre la Résolution 2334.
   « Si les Etats réunis à Paris voulaient vraiment que (le processus de) paix avance, ils devraient faire pression sur (le président de l’AP Mahmoud Abbas) pour qu’il accepte l’invitation de Netanyahu pour des négociations directes », a ajouté le ministère.
    Le numéro deux de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a favorablement accueilli dimanche les conclusions de la conférence de Paris sur le Proche-Orient qui, selon lui, « a souligné la nécessité de mettre fin à l’occupation israélienne ». Saëb Erekat a en outre appelé, dans un communiqué, la France « à reconnaître immédiatement l’Etat de Palestine dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme sa capitale » et demandé aux autres participants à la conférence de « reconnaître la Palestine au même titre que leur reconnaissance d’Israël ». [...]"

- Londres « très réservée », n’a pas signé le communiqué final de la conférence (Times of Israel) - "Nous avons des réserves particulières sur une conférence internationale censée faire avancer la paix entre deux parties sans que ces dernières soient présentes, une conférence qui se tient en fait contre la volonté des Israéliens".
http://fr.timesofisrael.com/londres-tres-reservee-na-pas-signe-le-communique-final-de-la-conference/
- Conférence/Proche-Orient : Londres «réservée» (Reuters)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/01/15/97001-20170115FILWWW00193-proche-orient-londres-exprime-ses-reserves-sur-la-conference-de-paris.php
   "[...] "Le Royaume-Uni reste déterminé à obtenir une solution à deux Etats", souligne un porte-parole du Foreign Office dans un communiqué. Mais "nous pensons que le meilleur moyen d'y parvenir est un retour à des négociations bilatérales". "Nous avons donc des réserves" concernant la conférence de paix organisée à Paris en l'absence des deux parties et à quelques jours de l'arrivée d'une nouvelle administration aux Etats-Unis, qui restent le "garant ultime" de tout accord, ajoute le porte-parole.
   "Il y a donc des risques que cette conférence durcisse les positions à un moment où nous avons besoin d'encourager les conditions pour la paix", a-t-il poursuivi. "C'est pourquoi nous avons participé (à la conférence) sous le statut d'observateur et n'avons pas signé la déclaration"."
- Londres aurait empêché l’UE d’adopter la déclaration de Paris (Times of Israel) - "La Grande-Bretagne aurait empêché les ministres des Affaires étrangères européens d’adopter la déclaration finale de la conférence de Paix à Paris".
http://fr.timesofisrael.com/londres-aurait-empeche-lue-dadopter-la-declaration-de-paris/

- Paris statement not much better than draft statement was. Removes "1967 lines," removes language against imposing solution (Elder of Ziyon) - "The good part is that the paragraph about the June 1967 lines being sacrosanct is gone, along with the call to essentially boycott any Israeli person or entity beyond the Green Line. That is probably what Israel is happy about. The bad part is that they took out the language saying that "solutions cannot be imposed" on the parties along with one of the two mentions insisting on direct negotiations. Also the follow-up conference added in the statement will again be more one-sided pressure on Israel. So it is somewhat better than the draft but not a whole hell of a lot".
http://elderofziyon.blogspot.com/2017/01/paris-statement-not-much-better-than.html

- The Paris Peace Conference, Elliott Abrams (Senior Fellow for Middle Eastern Studies) - "What is the point of this endeavor? According to the French, it is to show support for the two-state solution and urge both parties, meaning Israel and the PLO, to negotiate. That is a demonstration of bias, because it is the PLO not Israel that has been refusing negotiations and rejecting peace plans again and again for years—indeed decades. To treat the government of Israel and the PLO as if their desire for peace were identical is wrong and unfair".
http://blogs.cfr.org/abrams/2017/01/15/the-paris-peace-conference/
   "Once upon a time, the term “Paris Peace Conference” was a serious one, and referred to the historic Versailles Conference that ended World War I. That conference began on January 18, 1919, and it is striking that the French would wish to make a mockery of their own history by convening a useless conference on almost exactly the same date—today, January 15.
    Today nearly 70 countries, and nearly 40 foreign ministers including the one from the United States, are gathering in Paris. Why? Well, why not—from the point of view of the foreign ministers. You do have to sit through an entire day of boring speeches, of course, but then you get the whole weekend in Paris. I’ll bet most arrived Friday for a good dinner, then you have Saturday free for shopping, then another dinner….who would say no merely because the event will be useless or harmful to the cause of peace?
    For John Kerry this is his swan song, and he is fresh from Vietnam where he walked down memory lane yet again, at God knows what cost to American taxpayers. But thinking of Kerry should lead us to recall who will be engaged in this event. There is Kerry, who will be unemployed in five days. There is French President Francois Hollande, who has announced he won’t even run for re-election in May. There is Palestinian President Abbas, elected in 2005 for a four year term and now entering his 12th year. And Abbas won’t actually be at the conference, just nearby in some gorgeous hotel suite. Israel is boycotting the conference. No one will represent the new American administration.
    What is the point of this endeavor? According to the French, it is to show support for the two-state solution and urge both parties, meaning Israel and the PLO, to negotiate. That is a demonstration of bias, because it is the PLO not Israel that has been refusing negotiations and rejecting peace plans again and again for years—indeed decades. To treat the government of Israel and the PLO as if their desire for peace were identical is wrong and unfair. If the participants at the conference truly wished to advance peace, they would be pressuring the Palestinians to stop rewarding and inciting terrorism by glorifying terrorists, and pressuring them to start negotiating seriously. This will not happen. There is every reason to believe Mr. Abbas will leave Paris satisfied with the circus and feeling zero real pressure to do anything at all.
    The other point, perhaps the real point, of the conference is to pressure Israel to stop all settlement growth. In this sense it is a follow-up to UN Security Council resolution 2334 of December, and shares its conclusion that the real barrier to peace is the increasingly rapid, uncontrollable, endless, limitless growth of Israeli settlements. But this is false, as the statistics show. Settlement populations are growing, at about four percent a year, but the notion that they are rapidly gobbling up the West Bank and making peace impossible is a fiction.
    There may be a third objective for the conference: pressing President-Elect Trump not to move the U.S. Embassy from Tel Aviv to Jerusalem. We can expect language about leaving Jerusalem as a final status issue and doing nothing at all that changes the status quo. If you believe the President-Elect will be dissuaded by such a declaration from a conference such as this, well, I don’t agree.
    So the conference will soon be nearly forgotten, and go down as yet another feeble effort to undermine Israel’s legitimacy. Of course if you ask the French, they will angrily deny that this was their purpose. I agree that it was not the purpose, but it is the effect, predictably. Like Resolution 2334, it is another diplomatic blow against the Jewish State, trying to isolate it and criticize it and undermine its ideological and diplomatic defenses. And meanwhile, this very month, we will see the PLO pay more money to prisoners convicted of terrorist acts and name more schools or parks or squares after murderers and would-be murderers. But there will be no Paris conference about all of that."

- Paris peace conference: Wrong message, wrong time, wrong place, Ron Prosor (former Israeli Ambassador to the UN)
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4907728,00.html
   "[...] - The message: The conference won’t change anything on the ground. Just like nothing changed on the ground after the United Nations General Assembly resolution which recognized the Palestinians as a non-member observer state. All it will do is raise the expectations, which will only increase the frustration and violence. Albert Einstein defined “insanity” as doing the same thing over and over again and expecting different results. When will the international community finally realize that granting the Palestinians unilateral achievements, time and again, is simply the wrong way?
    Beyond the etiquette, the fireworks and the crispy croissants, this conference lacks any real content. International conferences are intended to serve as an envelope in which the sides work to reach an agreement while they hold direct negotiations. That’s the way it was in Madrid, Oslo and Camp David. The international community’s job is to provide incentives to both sides in order for them to sit down at the negotiating table and make it clear to them that without negotiations they both stand to lose, but it appears to be doing everything apart from that.
    The conference is expected to reinforce the Security Council’s outrageous resolution, which encourages a boycott of Israel and determines, among other things, that the Western Wall, the Gilo neighborhood and other places are occupied Palestinian territory. Of course the conference will not deal with the real obstacles to peace, like the Palestinian refusal to recognize Israel as a Jewish state, so its results are like a chronicle foretold. Instead of bringing the sides closer, it is expected to push them away from the negotiating table, deepen the stalemate it is in and encourage violence.
    - The timing: The Paris conference is taking place at a miserable timing – just days before the new American administration is sworn in and on the background of the upcoming elections in France. A cold and tasteless dessert brought to Israel courtesy of the Obama administration, accompanied by improvised hors d'oeuvres from the French kitchen, served a moment before the chef is replaced. The problem is that the chef prefers to continue to meddle in the affairs of others, completely ignoring the other pots – like the genocide in Syria, the internal European terror and the immigration problems – which are boiling over in light of the intensity of the fire below them.
    - The place: Yes to a conference in Cairo, no to a conference in Paris. There is no doubt that the peace process between Israel and the Palestinians has to be restarted, yet not in the form of a pointless international conference but through a regional conference in a “2+6” format – in the presence of Egypt, Jordan, Saudi Arabia, the Gulf states, Israel and the Palestinians, brokered by the United States and Russia, given the American transition of power and the new dynamics between the world powers. Such a conference would include regional key players and could create leverages that would allow the Palestinians to return to the negotiating table which they abandoned more than two years ago.
    Restarting the peace process requires and understanding and real responsibility. It’s time for the international community to realize that the Palestinian leadership does not need an American-French prom, but someone who will know how to shake it and bring it back to the negotiating table."

- No, President Hollande, focusing on Israel won’t bring “stability” to Syria, Iraq or Yemen, Hillel Neuer (executive director of UN Watch)
http://blogs.timesofisrael.com/no-president-hollande-focusing-on-israel-wont-bring-stability-to-syria-iraq-or-yemen/
   "My open letter to French President Francois Hollande in response to his speech at the Paris Middle East Peace Conference."
   "January 15, 2017
    Dear President François Hollande,
    In your speech thjs afternoon, after you cited the wars in Syria, Iraq, and Yemen, and the struggle against the Islamic State, you sought to justify the focus of today’s Paris summit on the Israeli-Palestinian conflict by saying the Middle East cannot “regain its stability” unless we address “the oldest of its conflicts.”
    Are you not aware that today’s Middle East wars in the name of Jihad, and internecine conflicts such as the Sunni-Shiite schism, are 1300 years older than the Arab-Israeli conflict?
    Do you really believe that increased world focus on the Israeli-Palestinian issue will cause Syria—a country that has disintegrated from Bashar Assad’s genocidal bombings of his Sunni population, backed by Iran, Hezbollah, and Russia—to somehow “regain stability”?
    Do you really believe that what Israel does or doesn’t do will affect the Islamic State’s genocidal massacre, abductions and rape of Yazidis and Christians in Iraq?
    Do you believe it will affect the proxy war in Yemen between Wahhabist Saudi Arabia and Shiite Iran, in which Saudi-led airstrikes have killed more than 10,000 people?
    Are you not really saying, in effect, that all of today’s Middle East wars—their death, destruction, and displacement of millions of refugees, many of whom are fleeing into Europe—can somehow be pinned on the Jewish state?
    If not, then why did your country decide to call today’s event a “Middle East” peace conference—when, in fact, it was only about one of the region’s many conflicts (and, in the past six years, the least bloody and consequential of them all)?
    In doing so, are you not echoing the U.N.’s frequent resort to euphemism, in its debates, reports, and web-pages, which claim broadly to address “the Middle East,” when in fact they focus only on actions by Israel?
    Sincerely,
    Hillel C. Neuer"

- Conférence de Paris : les apparences et les réalités, Michel Gurfinkiel (Shillman/Ginsburg Fellow au Middle East Forum) - "La conférence sur le Moyen-Orient qui s’ouvre ce 15 janvier à Paris est à cet égard l’exemple même des erreurs à ne pas commettre".
http://www.atlantico.fr/decryptage/conference-paris-apparences-et-realites-michel-gurfinkiel-2936827.html
   "Avant de relater le voyage qu’il effectue au Levant au printemps 1941, le général de Gaulle écrit, dans le premier tome de ses Mémoires de Guerre : « Vers l’Orient compliqué, je volais avec des idées simples ». Replacée dans son contexte, cette « petite phrase » signifie, comme n’importe quel lecteur peut s’en rendre compte, qu’il doit gérer une situation cornélienne en Syrie et au Liban, où les Britanniques viennent de renverser les autorités vichystes. Dépendants de Londres, de Gaulle et la France libre ne peuvent que soutenir une opération qui ôte par ailleurs toute légitimité au maintien d’une domination française dans les deux territoires.
    Le général résout cette contradiction – la « simplifie » - par un tour de passe-passe : il se résigne à l’inévitable, mais obtient d’assurer la transition. De fait, c’est son représentant, Georges Catroux, qui mettra en place dès 1943 les premiers gouvernements indépendants à Beyrouth et Damas…
    Le mot a sans cesse été cité. On s’est moins attardé sur les événements auxquels il sert d’exergue. On y trouve pourtant l’essentiel de ce que sera, après 1958, la politique étrangère de la Ve République. De Gaulle et ses successeurs, jusqu’à François Mitterrand et Jacques Chirac hier, François Hollande aujourd’hui, savent que la France n’est plus une très grande puissance ; mais ils veulent à tout prix qu’elle en conserve les apparences. La difficulté, dans cet exercice, est de ne pas trop s’éloigner de la réalité. Cela pourrait amener à travailler contre les intérêts profonds de la nation. Ou bien, pire, à perdre le crédit qu’on cherchait à sauvegarder.
    La conférence sur le Moyen-Orient qui s’ouvre ce 15 janvier à Paris est à cet égard l’exemple même des erreurs à ne pas commettre.
    Le président Hollande et le Quai d’Orsay affirment qu’ils prennent aujourd’hui l’initiative de cette conférence dans le seul but de « relancer » ou de « sauver » un « processus de paix israélo-palestinien » défaillant. Personne, dans les chancelleries, n’est dupe. Le projet d’une telle conférence remonte au moins à 2011 : c’est Alain Juppé, sous Nicolas Sarkozy, qui l’avait évoqué le premier. Tout a changé en six ans au Moyen-Orient, sauf, semble-t-il, le fantasme d’un « rôle » arbitral de la France.
    Quel poids, compte tenu du calendrier, peut revêtir une telle conférence ? Hollande, le maître d’œuvre, est le plus déconsidéré des présidents français, tant en France même qu’à l’étranger ; et il est peu probable que son successeur appartienne à la même famille politique que lui. Quelque soixante-dix pays et organisations envoient des représentants : la plupart de ces derniers sont de second ordre. L’administration américaine sortante envoie son secrétaire d’Etat, John Kerry. Mais elle sera remplacée cinq jours plus tard par l’administration Trump dont on sait, d’ores et déjà, qu’elle a ses propres idées sur le Moyen-Orient et sur une reprise des négociations israélo-palestiniennes. Entre une initiative Hollande et une initiative Trump, personne ne peut actuellement hésiter.
    Quel est en outre le sens d’une telle conférence en l’absence du principal intéressé, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ? Le président Hollande a reconnu le 12 janvier, devant le corps diplomatique, que la paix ne sera faite « que par les Israéliens et les Palestiniens eux-mêmes », et que « seules des négociations bilatérales donneront des résultats ». Ce qui est exactement la raison que Netanyahu a invoquée pour ne pas venir à Paris. Dès lors, pourquoi mettre en scène ce qui est donné d’emblée comme un non-événement ? Toutes choses égales d’ailleurs, n’aurait-il pas mieux fallu se concentrer sur un événement plus substantiel, prévu à Paris lui aussi, mais auquel Netanyahu a donné son accord : un sommet avec le président de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas ?
    Les présupposés juridiques de la conférence de Paris font également problème. La diplomatie française se comporte comme si le « processus de paix » engageait deux Etats, Israël et la Palestine. Ce n’est pas le cas. La Palestine, au sens d’Etat arabe palestinien souverain, sera peut-être créée au terme de ce processus. Pour l’instant, elle n’existe ni en droit, ni en fait.
    L’Autorité palestinienne, créée en 1993 par les accords d’Oslo et qui pourrait en constituer l’ébauche, ne contrôle qu’un territoire palestinien sur deux, la Cisjordanie. Ses instances – présidence, parlement, gouvernement - n’ont plus ou n’ont jamais eu de légitimité démocratique. L’autre territoire, Gaza, entièrement et unilatéralement évacué par les Israéliens en 2005, est tombé en 2007 aux mains du Hamas, une organisation islamiste considérée comme terroriste, en tant que telle ou à travers sa branche armée, par les Etats-Unis, le Canada, l’Union européenne, le Japon, l’Australie, mais aussi l’Egypte et la Jordanie. Qui plus est, il exclut toute éventualité d’une paix avec Israël. Un traité n’étant valide que dans la mesure où il est mis en application (« pacta sunt servanda »), un éventuel acte de paix entre Israël et l’Autorité palestinienne serait donc, dans la situation actuelle, nul et non avenu car inapplicable dans une partie importante des territoires qui dépendent de cette dernière.
    La diplomatie française présente également la ligne d’armistice israélo-jordanienne des années 1949-1967 – la « ligne verte » - comme la frontière internationale séparant Israël de l’hypothétique Etat de Palestine. Mais elle ne reconnaît pas cette frontière elle-même puis qu’elle refuse obstinément d’inclure Jérusalem-Ouest (les secteurs de la Ville sainte situés en deçà de la « ligne verte ») comme partie intégrante du territoire israélien.
    Dernière erreur de la diplomatie française, la plus grave peut-être : elle se trompe d’urgence géopolitique au Proche et du Moyen-Orient. Le vrai problème humanitaire, par le nombre, la détresse, l’impact global, c’est celui des réfugiés irakiens, syriens, libyens : pas celui des Palestiniens de 1948 et de leurs descendants, pris en charge par l’UNWRA sur près de quatre générations. Face au nihilisme jihadiste et à un axe chiite Iran-Assad-Hezbollah, les pays sunnites, y compris l’Arabie Saoudite et la Turquie, se rapprochent de plus en plus ouvertement d’Israël. Enfin, ce qui peut remodeler la région en profondeur, ce n’est pas un « jeu » de la France, ni même celui de l’Europe, mais bien l’interventionnisme de la Russie, l’entrée désormais inéluctable de la Chine (qui vient d’acquérir une base navale géante à Djibouti) et le retour, avec Trump, de l’Amérique."

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"Processus de paix"

- Official position of PLO: ALL of Jerusalem is "occupied Palestinian territory" (Elder of Ziyon) - "Elherfi knows quite well that any US embassy would be to the west of the Green Line, and would not be considered to be in "occupied territory" by the world. Even though he is knowingly lying, he is the official Palestinian representative in France and speaks for the PLO leadership.  This means that the official PLO position is that all of Jerusalem is Palestinian and Jews have no rights to the city at all".
http://elderofziyon.blogspot.com/2017/01/official-position-of-plo-all-of.html

- Is allowing more Arab homes to be built than are being demolished "ethnic cleansing"? (Elder of Ziyon)
http://elderofziyon.blogspot.com/2017/01/is-allowing-more-arab-homes-to-be-built.html
   "The minister for Jerusalem affairs in the Palestinian Authority, Adnan al-Husseini, said that Israel implemented "policy of ethnic cleansing" against the Arabs in the city. In a press release issued today he said that "the occupation authorities" deliberately demolished Arab homes to make way for Jews to move in. He said that the "occupation is aimed at uprooting and expulsion of the largest number of Palestinian citizens from their homes and build more illegal settlements."
    How many Jerusalem homes were demolished in 2016? According to the article, 183. Let's compare that two two recent stories.
    In 2015, Israel approved 2,200 new Arab units to be built in the Jabel Mukaber neighborhood in Jerusalem, and retroactively approved the illegal building for 300 other units. Arab leaders complained about it!
    In 2016, Israel approved 600 new Arab home units in Beit Safafa.
    If Israel is approving far more Arab homes than it is destroying, then "ethnic cleansing" doesn't quite seem accurate.
    One would think that there would be one or two English-language reporters for mainstream media, somewhere in Israel, who would do what I just did. I haven't found  them."

- Entretien avec Michael Herzog (Brigadier général de réserve et ancien responsable de la planification à l’état-major israélien, chercheur associé au Washington Institute for Near East Policy) - "Le gel des implantations est dans l’intérêt même à long terme d’Israël et dans la logique de la solution à deux Etats. Israël ne devrait pas autoriser de nouvelles constructions dans les zones où nous supposons que sera établi un futur Etat palestinien. Mais [la résolution 2334 est] aussi une résolution très déséquilibrée qui fait faire un pas en arrière. Elle est ressentie comme telle par de nombreux Israéliens, y compris partisans de la paix, parce qu’elle considère comme faisant partie de la Palestine tout ce qui est au-delà des lignes de 1967, sans tenir compte, même a minima, des impératifs sécuritaires ou de sentiments historiques israéliens. Elle ne permettra donc pas de progrès. Nous avons besoin de mesures pratiques, pas de postures".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/01/16/entre-israel-et-la-palestine-nous-avons-besoin-de-mesures-pratiques-pas-de-postures_5063246_3218.html
 

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Gaza & Hamas

- Le Hamas fustige « l’absurde » conférence de Paris (Times of Israel) - "Pour le groupe terroriste, le sommet est un « retour à la méthode » qui a « donné une légitimité à l’entité sioniste sur la terre de Palestine »".
http://fr.timesofisrael.com/le-hamas-fustige-l-absurde-conference-de-paris/

- L'électricité devrait peu à peu revenir à Gaza (Reuters) - "Les difficultés d'approvisionnement en électricité de la bande de Gaza devraient s'atténuer grâce à un prêt de 12 millions de dollars octroyé par le Qatar".
https://fr.news.yahoo.com/l%C3%A9lectricit%C3%A9-devrait-peu-%C3%A0-peu-revenir-%C3%A0-gaza-134021689.html

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France

- Le lycéen kurde ayant agressé un enseignant juif renvoyé devant le tribunal pour enfant (Le Monde) - "Avant de quitter le domicile de ses parents pour aller frapper « un yahoudi » – un juif –, il avait posté sur son compte Facebook un drapeau de Daech".
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/01/16/le-lyceen-kurde-ayant-agresse-un-enseignant-juif-renvoye-devant-le-tribunal-pour-enfant_5063339_1653578.html
   "Le lycéen kurde qui, il y a un an à Marseille, avait, au nom de Daech, frappé un enseignant juif à coups de machette ne serait plus, à l’entendre, un djihadiste forcené [...]
    Elève dans un lycée professionnel de Marseille, l’adolescent n’a que 15 ans lorsqu’il est interpellé le 11 janvier 2016, vingt minutes après l’agression de Benjamin Amselem, enseignant en matières juives de l’Institut hébraïque La Source, porteur d’une kippa et d’une torah. Immédiatement, il revendique sa volonté de « tuer des juifs », de « venger [ses] frères palestiniens ». Avec un aplomb glaçant, il regrette de ne pas avoir « coupé la victime en deux » et clame même « Vive moi ! » S’affichant comme un partisan de l’Etat islamique auquel il a prêté allégeance un an et demi plus tôt sur Internet, il oppose lors de sa mise en examen une même morgue : « Je ne veux pas d’avocat ! Je garde le silence ! »
    Il dit désormais que « ce n’est pas bien de tuer des gens sans raison et comme ça », ajoutant : « Avant je ne réfléchissais que religieusement, maintenant je sais qu’on est d’abord humain et puis ensuite musulman. » Longuement interrogé, le jeune homme est revenu sur sa radicalisation à bas bruit, seul dans sa chambre, sans aucun autre contact que l’« imam Google » : « Pendant des semaines, je n’ai regardé que des vidéos de l’Etat islamique, j’ai fait des recherches sur comment tuer avec des couteaux. »
    Avant de quitter le domicile de ses parents pour aller frapper « un yahoudi » – un juif –, il avait posté sur son compte Facebook un drapeau de Daech. Seul son père, un réfugié politique kurde que son épouse et leurs trois fils avaient rejoint à Marseille en 2011, avait perçu cette dérive de son cadet toujours excellent élève en 2de professionnelle électricité, félicité par ses professeurs, délégué de la classe en dépit de son absence de relation avec les autres élèves. [...]
    Une rédemption sur laquelle s’interroge la juge à laquelle il a confié avoir « toujours envie de mourir en martyr, c’est le rêve de tout musulman ». Il envisage son avenir, une fois sorti de prison : il veut « travailler en France et investir en Turquie ». Et lorsque la magistrate lui demande « comment on peut être sûr de savoir ce [qu’il] pense ? », il botte en touche : « Je n’arrive pas à parler avec les femmes depuis tout petit, si vous aviez été un homme, ça aurait été différent. »
    Enigmatique rapport aux femmes car il ne retranche rien de ce qu’il déclarait en garde à vue : « Durant cet été en Turquie, ma foi a un peu diminué par la fréquentation de la plage. C’est un lieu de sheitan [satan], il y a des femmes à moitié nues. Une femme doit rester à la maison, s’occuper des enfants et faire à manger à son mari. » A la psychologue venue pour mener son expertise, il n’a pas serré la main. [...]"

- Des tweets antisémites accueillent l’arrivée de Laurence Haïm chez Macron (Times of Israel) - "« Une journaliste (juive) ex-journaliste, maintenant porte-parole d’un ex-banquier d’une banque juive, » a-t-on pu lire sur Twitter".
http://fr.timesofisrael.com/des-tweets-racistes-accueillent-larrivee-de-laurence-haim-chez-macron/

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