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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 11:28
France

- « Quenelle », comment un geste antisémite est devenu un emblème (Le Monde.fr) - « une mouvance transversale, antisystème et complotiste, dont l'antisémitisme reste la colonne vertébrale. Leur vision du monde est celle d'un ordre mondial dominé par l'axe Washington-Tel-Aviv. Derrière les discours fustigeant l'OTAN et la finance internationale, tout en soutenant Bachar Al-Assad et Hugo Chavez, il y a la conviction qu'au fond, ce sont les Juifs qui tirent les ficelles. »
http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/12/11/quenelle-comment-un-geste-provocateur-est-devenu-un-embleme_3528089_823448.html


Gaza & Hamas

- La Cour des comptes de l’UE recommande de suspendre l’aide à Gaza (AFP) - "Une partie des salaires des fonctionnaires palestiniens de la bande de Gaza (enseignants, médecins) est réglée grâce à des fonds européens. Or l’UE a payé les salaires de fonctionnaires qui ne travaillaient pas depuis parfois six ans".
http://nosnondits.wordpress.com/2013/12/11/la-cour-des-comptes-de-lue-recommande-de-suspendre-laide-a-gaza/
   "L’Europe devrait "radicalement modifier" son système d’aide financière à Gaza, où elle paye des fonctionnaires palestiniens qui "ne travaillent pas", a estimé mercredi la Cour des comptes de l’UE, s’attirant une réponse cinglante de la Commission qui défend sa politique.
    L’aide financière accordée par l’Union européenne à l’Autorité palestinienne requiert "une révision approfondie", a plaidé le responsable du rapport, Hans Gustaf Wessberg, au cours d’une conférence de presse. L’UE, qui est le principal bailleur de fonds de l’Autorité palestinienne, a, depuis 2007, versé environ 2,9 milliards d’euros pour des projets dans les territoires [palestiniens], ce qui représente près de 20% de toute l’aide européenne destinée à la "politique de voisinage".
    Une partie des salaires des fonctionnaires palestiniens de la bande de Gaza (enseignants, médecins) est réglée grâce à des fonds européens. Or, fait remarquer M. Wessberg dans son rapport, l’UE a payé les salaires de fonctionnaires qui ne travaillaient pas depuis parfois six ans. Selon des estimations de la Cour des Comptes, environ 22% des fonctionnaires des services de santé et 24% de ceux du secteur de l’éducation reçoivent des subsides européens alors qu’ils ne travaillent pas.
    En conséquence, "une révision approfondie de certains aspects de l’approche actuelle devient indispensable", a dit M. Wessberg, tout en admettant que "des résultats importants ont été obtenus". Pegase, nom du principal programme d’aide aux Palestiniens, "est destiné à soutenir les services publics au profit de la population palestinienne, le paiement des fonctionnaires qui ne travaillent pas ne fait pas partie de cet objectif", souligne le rapport. Selon M. Wessberg, la Commission européenne et le service diplomatique de l’UE "n’ont pas prêté une attention suffisante à ce problème". Le rapport recommande de rediriger vers la Cisjordanie l’aide versée aux fonctionnaires de Gaza.
    Parmi les exemples de mauvaise gestion supposée des fonds européens, le rapport dénonce le remboursement de la TVA, à hauteur de plus de 2,5 millions d’euros, pour un hôtel 5 étoiles de la bande de Gaza, soit 23% de toute l’aide européenne versée aux entreprises à Gaza. "Ces paiements sont censés fournir un service public, or, quand les enquêteurs ont visité l’hôtel, en octobre 2012, il fonctionnait à peine", note le rapport. Il s’inquiète aussi de la disparition de 90 millions d’euros destinés à permettre le fonctionnement de la seule centrale électrique de Gaza, qui a cessé de fonctionner en novembre faute de carburant.
    Mise en cause, la Commission européenne a contre-attaqué, mettant l’accent sur la situation "très difficile" sur le terrain. "Nous n’avons pas trouvé de signes de corruption ou de mauvaise gestion" des fonds européens dans le rapport de la Cour des comptes, a soutenu Peter Stano, le porte-parole du commissaire chargé de la politique de voisinage, Stefan Füle.
    Concernant les problèmes relevés à Gaza, il a rappelé que ce territoire, contrôlé par le mouvement islamiste Hamas, se trouvait "en dehors du contrôle de l’Autorité palestinienne". "Les gens de Gaza soutenus par l’Autorité palestinienne avec l’argent que fournit l’UE sont souvent empêchés d’aller travailler", a dit M. Stano. Pour autant, a-t-il ajouté, "la Commission considère que l’Autorité palestinienne doit continuer de soutenir ces travailleurs à Gaza". "Sinon, si personne ne finance ces employés, ils seront beaucoup plus susceptibles d’être contactés et influencés par des extrémistes", a-t-il souligné. [...]"
- La Cour des comptes de l'UE prône une révision de l'aide à Gaza (Reuters)
http://fr.news.yahoo.com/la-cour-des-comptes-l-39-ue-pr%C3%B4ne-141427313.html
   "L'Union européenne devrait cesser de financer les fonctionnaires de la bande de Gaza car la plupart d'entre eux ne travaillent pas, a préconisé mercredi la Cour des comptes européenne.
    Première donatrice aux territoires palestiniens, l'UE paie un cinquième des salaires des enseignants, fonctionnaires et médecins de l'enclave palestinienne contrôlée depuis 2007 par le mouvement islamiste Hamas. La Cour des comptes dit avoir constaté à l'occasion d'un audit réalisé au cours des 16 derniers mois que la plupart des bénéficiaires de cette aide ne fournissent en réalité aucun service public, ce qui est contraire, ajoute-t-elle, "à l'un des principaux objectifs" de l'UE. [...]"
- One in five Gazans receiving EU salaries don't have work (AP) - "Auditors recommend halting EU payments to Palestinian civil servants in Gaza and using the aid funds instead on the West Bank".
http://www.haaretz.com/news/middle-east/1.562914

- UN: Israel to resume transfer of building materials to Gaza (Times of Israel) - "Special coordinator for peace process says Jerusalem will ease restrictions on goods for United Nations projects".
http://www.timesofisrael.com/un-israel-to-resume-transfer-of-building-materials-to-gaza/

- Egypt cuts electricity to Gaza completely (Elder of Ziyon) - "Since Egypt curtailed the tunnel trade to Gaza and Hamas refused to pay market prices for fuel, allowing the power plant to shut down on November 1, the amount of electric power available for Gaza went down from about 222 MW to 142 MW. Now that amount has been further reduced by another 12%, and Israel is now the only party providing power to Gaza. [...] This news has not yet been reported in English anywhere. If Israel cannot be blamed, the media and the NGOs lose interest very quickly".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2013/12/egypt-cuts-electricity-to-gaza.html


"Processus de paix"

- Les Palestiniens refusent les solutions transitoires avec Israël, Nasser Abou Bakr (AFP) - "Barack Obama a prévenu samedi que les Palestiniens devraient accepter une "période de transition" après la signature d'un accord de paix, précisant qu'"ils ne pourraient pas obtenir tout ce qu'ils veulent dès le premier jour"."
http://fr.news.yahoo.com/palestiniens-refusent-solutions-transitoires-isra%C3%ABl-133846080.html
   "Les dirigeants palestiniens récusaient lundi l'idée d'un nouvel accord intérimaire et du maintien d'une présence militaire israélienne sur leur territoire, envisagés par l'administration américaine, exigeant une souveraineté complète après la conclusion d'un accord de paix. "Il n'y aura aucun accord sans les prisonniers, Jérusalem et les questions de statut final", a affirmé le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas, Nabil Abou Roudeina, dans une déclaration publiée par l'agence officielle WAFA.
    Dans les propositions du secrétaire d'Etat américain John Kerry, "il est question d'un accord-cadre, d'un accord général", a indiqué à l'AFP Yasser Abed Rabbo, secrétaire général du Comité exécutif de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP). "Qui a dit que nous voulions un accord-cadre ? Nous voulons l'indépendance complète et résoudre toutes les questions de statut final, en vertu des accords et du droit international", a-t-il souligné, rappelant que M. Kerry s'était engagé au lancement des négociations à rechercher un accord global et non plus intérimaire.
    Il a également dénoncé les idées présentées la semaine dernière par M. Kerry sur les mesures de sécurité aux frontières d'un futur Etat palestinien avec la Jordanie, déjà qualifiées jeudi par un responsable palestinien de "très mauvaises idées que nous ne pouvons accepter". "Ces idées vont mener les efforts de Kerry dans l'impasse et à l'échec total", a renchéri M. Abed Rabbo, l'accusant de vouloir "par ses propositions amadouer Israël en agréant à ses exigences d'expansion de la colonisation, sous le prétexte de la sécurité d'Israël, en plaçant la vallée du Jourdain sous contrôle israélien".
    Le président américain Barack Obama a prévenu samedi que les Palestiniens devraient accepter une "période de transition" après la signature d'un accord de paix, précisant qu'"ils ne pourraient pas obtenir tout ce qu'ils veulent dès le premier jour". Les Etats-Unis ont trouvé les réponses aux préoccupations de sécurité d'Israël sur la création d'un Etat palestinien, a-t-il assuré, tout en reconnaissant que la décision revenait au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et à ses chefs militaires et de sécurité. [...]
    Le commentateur politique du quotidien israélien Maariv souligne que la formule américaine prévoit le maintien de l'armée israélienne sur le Jourdain pendant un nombre indéterminé d'années, avec une réduction progressive si la situation reste stable. [...]"

- PA says no agreement with Israel without release of prisoners, Khaled Abu Toameh (JP)
http://www.jpost.com/Middle-East/PA-says-no-agreement-with-Israel-without-release-of-prisoners-334466
   "The Palestinian Authority reiterated Monday that there would be no agreement with Israel without the release of Palestinian prisoners. The PA’s announcement came in response to a report in Maariv according to which US Secretary of State John Kerry had threatened the Palestinians that the release of prisoners, slated for later this month, would be postponed. “We won’t accept any delay in the release of prisoners,” said Nabil Abu Rudaineh, spokesman for PA President Mahmoud Abbas. “Also, there will be no peace without Jerusalem.” [...]"

- PLO: Palestinians won't accept current proposals from Israel, Khaled Abu Toameh (JP)
http://www.jpost.com/Diplomacy-and-Politics/PLO-Palestinians-wont-accept-current-proposals-from-Israel-334379
   "The Palestinians can’t accept any proposals or plans like the ones that are being suggested today; that solidify occupation and legalize the division of the Palestinian territories, the PLO Executive Committee announced Sunday. The announcement, which was issued to mark the 26th anniversary of the first intifada that began in 1987, was referring to recent security arrangements between Israel and the Palestinians, as proposed by US Secretary of State John Kerry.
    The PLO warned that there could be no deal with Israel that excludes the Jordan Valley, and Jerusalem as the capital of a Palestinian state. The PLO also expressed opposition to the presence of any settlement blocs in the West Bank in the context of a future deal with Israel. “We can’t accept that the airspace, borders and border crossings remain under the control of the occupiers,” the PLO said.
    Meanwhile, the ruling Fatah faction – the PLO’s largest group – vowed to pursue “popular resistance” against Israel until Palestinians fulfill their rights. Saying that it had created the term intifada, Fatah referred to the first uprising as the “stone intifada.” “Fatah has consolidated the popular uprising as a program for struggling against occupation and settlements,” the faction said in a statement. “Popular resistance is a natural extension to the struggle of our people.” It said that while it would pursue the path of “popular resistance,” Fatah would continue to work politically in the international arena to achieve the goals of the Palestinians."

- Kerry dooming peace talks by siding with Israel, Palestinian sources say, Jack Khoury (Haaretz) - "Criticizing Kerry is something new coming from the Palestinian Authority spokesmen, who until now have spoken positively about his efforts".
http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/.premium-1.563013

- Netanyahu: Ready for historic compromise with Palestinians, but peace is a two-way street (JP) - "It's about one thing: the persistent refusal to accept the Jewish state, in any border. The question shouldn't be, why does Israel make this demand. The question is, why do the Palestinians consistently refuse to accept it?"
http://www.jpost.com/Diplomacy-and-Politics/Netanyahu-Tougher-sanctions-will-lead-to-a-better-deal-on-Iran-334339
   "Prime Minister Binyamin Netanyahu said on Sunday that he is ready for "a historic compromise" to end the Israeli-Palestinian conflict "once and for all," but stressed that peace is a "two-way street."
    Speaking to the Saban Forum of the Brookings Institution, the prime minister asserted that the Israeli-Palestinian conflict is not the source of the Middle East's problems. Offering a laundry list of problems facing the region, Netanyahu suggested putting the conflict in perspective - but said that peace was vital nevertheless, primarily for Israelis and Palestinians themselves, referring to a final-status agreement as a "strategic goal" of his office. [...]
    Netanyahu said that the "minimal requirement for peace" with the Palestinians was their recognition of the state as home to a Jewish people with equal right to self-determination as themselves. "It's about one thing: the persistent refusal to accept the Jewish state, in any border," Netanyahu said. "The question shouldn't be, why does Israel make this demand. The question is, why do the Palestinians consistently refuse to accept it?" [...]"

- Abbas decorates terror leader Abu Jihad with Star of Honor (PMW) - "a post-mortem honor to arch-terrorist Abu Jihad, who was responsible for the murder of at least 125 Israelis".
http://www.palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=10346
   "Palestinian Authority Chairman Mahmoud Abbas has granted a post-mortem honor to arch-terrorist Abu Jihad, who was responsible for the murder of at least 125 Israelis in numerous terror attacks that he planned, including a bus hijacking in 1978, in which 37 civilians were murdered. Official PA TV News reported that Abbas, in order "to honor the founding leaders and the first generation of the Palestinian revolution and the PLO, and out of loyalty to their history of struggle," chose to decorate Abu Jihad with "the highest order of the Star of Honor."
    At the ceremony, Abbas handed the award to Abu Jihad's wife. Secretary-General of the Presidential Office Tayeb Abd Al-Rahim read aloud the "decree" signed by Abbas, calling terrorist Abu Jihad "the model of a true fighter and devoted leader," and praising him for "his honorable national role": "Abu Jihad shall be granted the highest order of the Star of Honor in recognition of his honorable national role and his history of struggle as one of the founding leaders of the Palestinian revolution, and out of great appreciation for his high position and significance in the defense of Palestine as a country, a nation, and a cause. He was the model of a true fighter and devoted leader [and] through his commitment and contribution he left his mark on the history of the Palestinian revolution and the PLO." Click to view [...]"

- Accord sur l'eau entre Israël, la Jordanie et l'Autorité palestinienne (AFP) - « En dépit de nos problèmes politiques, nous partageons les mêmes problèmes liés au manque d'eau ».
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/12/10/accord-sur-l-eau-entre-israel-la-jordanie-et-l-autorite-palestinienne_3528178_3218.html
   "Des représentants d'Israël, de Jordanie et de l'Autorité palestinienne ont signé, lundi 9 décembre à Washington, un accord qualifié d'« historique » pour tenter de sauver la mer Morte et lutter contre la pénurie d'eau dans la région. Aux termes de l'accord obtenu après onze ans de négociations, un système de pompage va être mis en place dans le golfe d'Aqaba, à la pointe nord de la mer Rouge, afin de collecter quelque 200 millions de mètres cubes d'eau par an. Une partie sera ensuite acheminée par l'intermédiaire de quatre conduits vers la mer Morte, une mer fermée ayant une très haute concentration en sel et qui risque de s'assécher d'ici à 2050.
   « Cela offre une lueur d'espoir sur la possibilité de surmonter d'autres obstacles à l'avenir », a estimé le ministre israélien de l'eau et du développement, Sylvan Shalom, en paraphant l'accord au siège de la Banque mondiale, partenaire du projet. « Nous avons montré que l'on pouvait travailler ensemble en dépit de nos problèmes politiques », a ajouté son homologue palestinien, Shaddad Attili, présent à la même tribune, à l'heure où Palestiniens et Israéliens tentent de relancer le processus de paix sous l'égide des Etats-Unis.
    Une autre partie de l'eau pompée dans la mer Rouge sera dessalée, et distribuée en Israël et en Jordanie afin de répondre à la pénurie d'eau qui frappe la région. L'Etat hébreu a également accepté de laisser s'écouler davantage d'eau du lac de Tibériade, situé sur son territoire, en direction de son voisin jordanien, a précisé la Banque mondiale dans un communiqué. « Sans eau, il n'y aura pas de développement économique, pas d'emploi », a commenté le ministre jordanien de l'eau et de l'agriculture, Hazim El-Nasser, qui a lui aussi signé l'accord à Washington.
    Israël a par ailleurs accepté de vendre à l'Autorité palestinienne entre « 20 à 30 millions de mètres cubes » par an d'eau dessalée fournie par l'entreprise publique israélienne de production d'eau potable, Mekorot. « En dépit de nos problèmes politiques, nous partageons les mêmes problèmes liés au manque d'eau », a relevé M. Attili. Dans son communiqué, la Banque mondiale assure que la Cisjordanie, dirigée par le Fatah, le mouvement du président Mahmoud Abbas, bénéficiera de ces nouveaux arrangements ; mais lors de la conférence de presse, le ministre palestinien a assuré que la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, en profiterait également.
    Selon les trois parties, un appel d'offres international devrait être lancé pour l'ensemble du projet, en commençant par l'usine de dessalement d'Aqaba et l'installation du premier conduit. L'appel d'offres devrait être lancé dès 2014, selon le ministre israélien. [...]"


Europe

- 60% of antisemitic mail to German Jewish council comes from well-educated Germans (Elder of Ziyon) - "One of the research pair’s other main findings was that hatred for Israel has become the main vehicle for German anti-Semitism. More than 80% of the 14,000 emails focused on Israel as their central theme".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2013/12/60-of-antisemitic-mail-to-german-jewish.html


Points de vue

- Middle East Mess Isn't About Settlements, Jeffrey Goldberg (Bloomberg) - "there is danger in thinking that the removal of these settlements would bring about a liberal, enlightened Middle East. The danger is analytical: If you don’t understand what ails the Middle East, how can you possibly fix it? It is also dangerous to scapegoat Israel for problems it didn’t cause, in the same way that it has historically been quite dangerous to blame the Jewish people for problems they didn’t cause". Une traduction française de cette tribune est disponible ici.
http://www.bloomberg.com/news/2013-12-02/middle-east-mess-isn-t-about-settlements-.html

- Why anti-Zionism is inherently anti-Semitic, Eylon Aslan-Levy (Blog Times of Israel) - "Anti-Zionism is, strictly speaking, the denial of a right of the Jewish people to self-determine in Israel".
http://blogs.timesofisrael.com/the-trouble-with-anti-zionism/
   "[...] Firstly, anti-Zionism is the position that the Jewish people should be dispossessed, against their will, of a fundamental right that they currently enjoy: namely, the right of self-determination. Whatever one believes about whether the Jewish people had a moral right to self-determine in 1948, this right is now a fact of international law, which states that “all peoples have the right freely to [self-]determine”, recognises that the Jewish people constitute a people and, although the law does not require self-determination to be manifested through political independence (of which more anon), accepts that the creation of the State of Israel was the valid manifestation of this right.
    Anti-Zionists may claim that the international community was wrong to grant Jews a legal right that had no moral basis, but anti-Zionism today is the demand that Jewish people should be deprived of their internationally recognised legal right to self-determine, and that Jews worldwide should be divested of a right that they already lawfully possess as Jews.
    Anti-Zionists may argue that Zionism has deprived the Palestinians of their political rights, and self-determination exercised in a repressive form has neither legal nor moral basis: Israel is a racist regime, and has no more right to exist than did the white supremacist Apartheid regime in South Africa. The fine distinction, however, is between those who seek justice by accommodating Jewish and Palestinian claims for self-determination through a pragmatic partition of the land, helpfully suggesting adjustments to bring the practice of Jewish self-determination closer to liberal ideals, and between those who believe that justice can only be attained if the rights of one community are allowed to override those of another: fiat justitia, ruat caelum, as the old saying goes.
    The selective deprival of fundamental rights is the essence of discrimination. There is simply no conceivable sense in which attempts to retroactively strip Jews, and only Jews, of fundamental rights can be anything other than anti-Semitic.
    Secondly, anti-Zionism is a stance that necessarily fails to treat Jews as political equals. It is the insistence that Jews should return to being permanent minorities, restored to an irreversibly weaker and more vulnerable position vis-à-vis other groups. It is the demand that Jews, and only Jews, should be forcibly subordinated against their will to other majorities, having already been given their freedom.
    Anti-Zionism may be accompanied by a caveat that Jews should have full and equal civil rights wherever they live, but this operates against the implicit understanding that the majority will determine the cultural fabric of the state: the flag, the anthem and its dominant values. In denying Israel’s legitimacy, anti-Zionists tell Jews that they wish to treat them as equals, but only on their terms. Jews have rights only as individuals, but not as a collective. For those anti-Zionists who are members of national majorities in their respective states, the claim is that while they may enjoy individual and collective rights, Jews may only entertain the former.
    There is no way that this assertion of political supremacy over Jews can fail to constitute anti-Semitism.
    Thirdly, and most gravely, anti-Zionism is complacent with exposing Jews to dangers for which the anti-Zionists have no answer. Zionism was first conceived as an answer to the Jewish Question: the controversy around the political status of Jews as an anomalous, transnational, religious-cum-national minority. Zionism is, at its core, the belief that self-determination in Israel is the answer to this Jewish Question and to millennia of persecution. Anti-Zionism not only rejects as irrelevant Jews’ desires for the determination of their own fate, but crucially fails to articulate a better alternative. [...]
    Critics will no doubt say that the equation of anti-Zionism with anti-Semitism is a sinister attempt to silence legitimate political discourse. It should be self-evident, however, that there is no room in civilised debate for singling out Jews for the deprivation of fundamental, internationally recognised rights.
    It may be objected that there are many nations without corresponding nation-states, so to deny the Jewish nation a right to its own state is not to single it out: the Kurds, Basques and Tibetans lack their own states too. If the denial of Kurdish statehood is not expressive of anti-Kurdish prejudice, the argument might go, then the denial of the Jewish statehood cannot be anti-Semitic.
    This objection, however, overlooks the uniquely retroactive nature of anti-Zionism, which is a demand to revoke certain rights, rather than a refusal to grant them. As indicated in the above distinction between Philosophical and Programmatic varieties of anti-Zionism, the question is not whether it is racist to deny a certain people the right to self-determine as a nation-state. The answer to that is probably ‘no’: international law, at least, does not recognise a right for minorities to secede “because it is their wish… [as this] would be to destroy order and stability within States and inaugurate anarchy in international life”.
    Anti-Zionism, however, is not rooted in this reluctance to destabilise the international order, for it represents an explicit challenge to the norm of sovereignty and the present order. Whether the Jewish right to self-determination should have been recognised in 1947 is a different matter from whether this right, once recognised, should be revoked. The fact that the international community refuses to entertain certain further claims to statehood is no defence for those who want to retroactively revoke a right to statehood once exercised.
    Far from Zionism being a form of racism, anti-Zionism is racist to boot. Advocates of the Palestinian cause too often couple a defence of Palestinian rights with a denial of Jewish rights, as if the two are in zero-sum competition: justice for Palestinians must come at the expense of injustice for Jews, but since the Jews never had any legitimate rights to self-determine in the first place, nobody’s rights would be violated by the elimination of Israel anyway. Israel’s detractors are not interested in reconciling Jewish and Palestinian right where they appear to clash, instead treating the latter as a trump card. Zionism is reconcilable with Palestinian statehood: but anti-Zionism, of the kind I describe, is not reconcilable with Jewish statehood. [...]
    The proposition that anti-Zionism is inherently anti-Semitic does not mean that anti-Zionists necessarily hold classically anti-Semitic beliefs: anti-Zionism is a variant of anti-Semitism, even if it sometimes also manifests itself as a cover for a more traditional variety of anti-Semitism. Many anti-Zionists are probably sincere, therefore, when they deny accusations of anti-Semitism. That is irrelevant, however, because their agenda can be anti-Semitic in deed if not in intent. The bearer of prejudiced views may still be prejudiced even while ignorant of the nature of his offence: one need not be a wife-beater to be a misogynist, if one also believes that a woman’s place is in the home. [...]"


Histoire

- Quand on pensait le monde en termes de races - entretien avec Pierre-André Taguieff (L'Histoire) - "tout se passe comme si les Français, pour désigner leur antisémitisme ou leur racisme, avaient besoin de traduire l'allemand, d'utiliser du vocabulaire allemand".
http://www.histoire.presse.fr/actualite/infos/quand-on-pensait-monde-termes-races-09-12-2013-79449
   "[...] - L'Histoire : Gobineau ne parle pas des Juifs ?
    - Pierre-André Taguieff : Il en parle, certes, mais pour faire leur éloge. L'un des plus beaux textes que l'on ait écrits sur les Juifs, c'est un passage de l'Essai de Gobineau. Il s'agit ici d'un texte admiratif, plein de sympathie, et manifestement très sincère : « On les vit guerriers, agriculteurs, commerçants; on les vit [...] traverser de longs siècles de prospérité et de gloire, et vaincre, par un système d'émigration des plus intelligents, les difficultés qu'opposaient à leur expansion les limites étroites de leur domaine. [...] Et dans ce misérable coin du monde, que furent les Juifs ? Je le répète, un peuple habile en tout ce qu'il entreprit, un peuple libre, un peuple fort, un peuple intelligent, et qui, avant de perdre bravement, les armes à la main, le titre de nation indépendante, avait fourni au monde presque autant de docteurs que de marchands. »  Vous le voyez, c'est un passage très gênant pour les antisémites, qui se réclament volontiers, et à tort, de Gobineau.
    - L'Histoire : Où place-t-il les Juifs dans son tableau des races ?
    - Pierre-André Taguieff : Pour Gobineau, c'est une subdivision de la race blanche, qui, d'après lui, est pourvue d'excellentes qualités, intellectuelles, affectives, esthétiques, etc., mais qui n'a pas eu de chance, qui a été injustement persécutée... Il le déplore. On ne répétera jamais assez que la doctrine de Gobineau est un « racialisme », c'est-à-dire une élaboration strictement théorique, mi-descriptive mi-interprétative. Gobineau ne préconise rien. Il est persuadé qu'il n'y a rien à faire. Le pur racialisme ne débouche sur aucun programme politique de type raciste.
    - L'Histoire : La pensée purement descriptive, théorique, qui ne débouche sur aucune injonction politique. Vous l'appelez « racialisme » par opposition au racisme ?
    - Pierre-André Taguieff : Exactement. Un strict « racialiste » n'appelle à aucun acte, et même à aucune prise de position, qu'on pourrait qualifier de « raciste ». Il pense le monde ou l'histoire en termes de « race », rien de plus. Il n'élabore pas de théorie normative de la persécution, de la ségrégation, de la discrimination, de l'expulsion. Le racisme, au contraire, est à la fois théorie et pratique politique. Il veut aboutir à quelque chose en excluant, séparant, « purifiant ».
    - L'Histoire : Si Gobineau n'est pas antisémite, alors le véritable fondateur de l'antisémitisme en France, à vos yeux, c'est Renan ?
    - Pierre-André Taguieff : Oui. Mais disons de l'antisémitisme savant : un antisémitisme non politique, strictement spéculatif, une sorte d'annexé de la théorie des races. De l'antisémitisme infériorisant, il a inventé et élaboré l'idée, avant même l'apparition du mot. Et cela, nous l'avons vu, dans ses spéculations de philologie comparée des langues sémitiques et indo-européennes. Mais, encore une fois, c'est un antisémitisme d'école, il n'appelle à aucune persécution. L'antisémitisme « en action » prend vraiment corps lorsque l'Eglise catholique lance une vaste offensive antimaçonnique, en instrumentalisant l'antijudaïsme, qui est de plus en plus radicalisé, à partir du krach de l'Union Générale, c'est-à-dire de 1882 environ. Cette propagande antijuive, plus précisément anti-judéo-maçonnique (avec une forte dimension antiallemande), aboutira, en passant par La France juive de Drumont, publiée en 1886 — un best-seller —, à l'affaire Dreyfus.
    - L'Histoire : Vous avez dit que Renan avait inventé l'idée, avant même l'apparition du mot. Le mot lui-même, « antisémitisme », quand est-il donc utilisé pour la première fois ? Et d'où vient-il ?
    - Pierre-André Taguieff : « Antisémitique» (nom et adjectif), puis «antisémitisme» et «antisémite» apparaissent en langue française au cours des années 1880. Ce sont les transpositions de néologismes forgés par le journaliste et ancien communiste allemand Wilhelm Marr, entre 1875 et 1880 : «antisemitisch» et «Antisemitismus». Le mot «raciste», quant à lui, apparaît en français, au sens où nous l'entendons aujourd'hui, pour traduire l'allemand «völkisch», en 1922, sous la plume d'un germaniste.
Ces importations sont en elles-mêmes extrêmement intéressantes : tout se passe comme si les Français, pour désigner leur antisémitisme ou leur racisme, avaient besoin de traduire l'allemand, d'utiliser du vocabulaire allemand ; comme si le racisme ou l'antisémitisme étaient inhérents à...
    - L'Histoire : A la pensée allemande ?
    - Pierre-André Taguieff : A la pensée allemande, qui est alors celle de l'ennemi « héréditaire ». Le rapport à l'Allemagne est en effet un facteur central dans la formation de la théorie des races à la française : bien avant la guerre de 1870, au moment où il théorise l'antisémitisme, Renan est profondément germanophile. Et puis ce sentiment se transforme, après la défaite, et non sans nostalgie,  en  virulente  germanophobie. [...]
    - L'Histoire : Vous avez dit que l'antisémitisme de Renan était descriptif. A qui doit-on, en France, l'antisémitisme « actif » ?
    - Pierre-André Taguieff : En tout état de cause, après le lancement de La Libre Parole, en 1892, par Drumont et ses disciples, c'est Jules Soury, disciple de Renan et de Haeckel, et théoricien de la race, qui effectue le passage à l'acte, au moment de l'affaire Dreyfus. Et Maurice Barrès lui emboîte le pas.
    - L'Histoire : Jules Soury, à quoi appelle-t-il ?
    - Pierre-André Taguieff : A la ségrégation. 11 ne s'intéresse pas tellement aux mesures concrètes, mais il dénonce la conquête juive, la mainmise des Juifs, comme il le dit, sur l'appareil politique, les institutions, etc. C'est la grande  passion  idéologico-politique  du vieux Soury : Campagne nationaliste, 1899-1901, le recueil de textes, précédé d'une autobiographie, qu'il publie en 1902, est l'œuvre de la fin de sa vie. Il y rend hommage aussi bien à Renan qu'à Ernst Haeckel ou à Jean-Martin Charcot, l'inspirateur de Freud : c'est un curieux mélange de ce qu'on appelle le darwinisme social, et de philologie comparée — de référence au mythe  aryano-sémitique. La «lutte des races» est réinterprétée comme la principale manifestation de la «lutte pour l'existence» chez les humains. La lutte entre l'« Aryen» et le «Sémite» est une lutte fatale, une lutte à mort. [...]"

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Published by Occam - dans Décembre 2013
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