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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 11:14
France

- Les frères Kouachi : une jeunesse française, Marion Van Renterghem (Le Monde) - "Saïd et Chérif Kouachi sont français, nés en France. Le système de protection sociale français ne les a pas laissés tomber. Orphelins, comme d’autres, pauvres et mal partis dans la vie, comme d’autres, ils n’ont pas grandi comme des exclus".
http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/02/12/les-freres-kouachi-une-jeunesse-francaise_4575115_3224.html
   "[...] Lors de discussions sur le foot ou d’autres sujets, Saïd et Chérif disent : « Nous, les Algériens. » Laurent ne sait pas trop pourquoi. Un éducateur se le demande aussi. Ils disent aussi facilement « sale Blanc, sale Français », si un éducateur fait acte d’autorité. A l’époque, personne ne parle de « juifs » à la Fonda. « “Juif”, ce n’est pas un mot qui sortait. » « Ils n’étaient pas racistes, c’était des mots comme ça qu’ils répétaient, ils avaient des petites amies céfran », admet Laurent, finalement assez fier d’être « le pote blanc à Saïd ». Les frères Kouachi, « rebeus » revendiqués, « n’aimaient pas beaucoup les Français en théorie. Ils ne portaient pas les Blancs dans leur cœur, ça, c’est sûr ».
    Pourquoi ? Saïd et Chérif Kouachi sont français, nés en France. Le système de protection sociale français ne les a pas laissés tomber. Orphelins, comme d’autres, pauvres et mal partis dans la vie, comme d’autres, ils n’ont pas grandi comme des exclus. « Je n’ai pas les moyens d’offrir à mes gosses les vacances et les loisirs qu’ils ont eus à la Fonda », constate un éducateur. Le foyer de Treignac leur a donné la possibilité de vivre une adolescence correcte et d’en partir avec un brevet professionnel.
    Au fur et à mesure de son séjour à la Fondation, Saïd change. Celui qui faisait sa prière discrètement dans sa chambre (« il pratiquait son truc dans son coin, on le laissait tranquille », raconte Laurent), devient plus démonstratif. Saïd est un têtu qui veut avoir raison sur tout, sur un film, un joueur de foot ou la manière de ficeler la viande. Peu à peu, la religion entre dans ses conversations. Il se chamaille sur la pratique avec des copains, se flatte de respecter les cinq piliers de l’islam. Il s’installe ostensiblement dans un coin avec son walkman pour attirer les questions. A qui lui demande ce qu’il écoute, il répond « les versets du Coran », d’un air important. « Au début, constate un éducateur, on ne savait pas si Saïd faisait sa prière ou pas. A la fin, on ne pouvait pas l’ignorer, il en parlait tout le temps. » [...]
    Aïcha [leur petite soeur], de son côté, fréquente Maxime, un garçon de Treignac, brun aux yeux bleu, très réservé, qui n’osait pas s’approcher du foyer du temps où Saïd et Chérif étaient encore là : ils ne supportaient pas que leur sœur sorte avec un « Français ». Eux-mêmes fréquentent des Françaises mais leurs règles à eux ne valent pas pour une femme. Aïcha, une jeune fille aussi volontaire qu’elle est petite et menue, porte des minijupes et n’est pas du tout religieuse. Elle leur tient tête et leur répète : « C’est ma vie, je fais ce que je veux. »
    En préparant son CAP de cuisine, Aïcha travaille comme serveuse à l’Hôtel du Lac que possède la mère de Maxime dans le village. Ses frères aînés sont partis. Un éducateur l’interroge : « T’as des nouvelles de tes frangins ? » Aïcha : « Non, on s’est disputés, on se parle plus. » Lui : « Ils font pas des conneries au moins ? Ils taffent ? » Elle : « Ben justement, je sais pas trop. » Elle ajoute cette phrase sibylline : « Notre oncle [Mohamed] a une mauvaise influence sur mes frères. » Elle part ensuite s’installer avec Maxime aux Sables-d’Olonne (Vendée), « en partie pour échapper à ses frères », nous dit Brigitte, la mère de Maxime. Ils se quittent au bout d’un an. D’après ceux qui la fréquentaient en Corrèze, elle aurait été récupérée de force par ses frères, obligée de porter le voile et de se marier religieusement avec un beau-frère de Chérif. [...]
    Les frères Kouachi habitent chez [leur oncle] Mohamed puis se font héberger par une certaine Albertine, toujours dans le 19e. Pendant plusieurs années, ils vivent de petits boulots et de divers trafics. En 2004, Chérif est filmé pour un reportage de l’émission de France 3 « Pièces à conviction ». On le voit en survêtement au milieu d’une bande, micro à la main, déclamant du rap. C’est l’époque où Saïd commence la reprise en main de son petit frère pour mettre fin à ses « déviances de mécréant ». Il l’emmène à la mosquée Adda’Wa, un vaste hangar situé dans leur quartier, rue de Tanger, où un petit prédicateur, Farid Benyettou, rassemble des fidèles après la prière. Il est à la tête de la filière des Buttes-Chaumont qui envoie des recrues faire le djihad pour la branche irakienne d’Al-Qaida en Irak, entre 2004 et 2006. Les images de la prison américaine d’Abou Ghraib ont bien préparé les esprits. Chérif est interpellé la veille de son départ en Irak et fait dix-huit mois de préventive à Fleury-Mérogis. [...]
    Pendant son séjour en prison, il a tissé des liens avec un maître du terrorisme islamiste, Djamel Beghal, moudjahid franco-algérien formé aux armes et aux explosifs en Afghanistan et au Pakistan. Il a également rencontré là un jeunot inconnu, Amedy Coulibaly. En 2010, tous deux rendent visite à Beghal, assigné à résidence dans le Cantal. [...]"

- Une interview de la compagne de Coulibaly dans le magazine de l'État islamique, Eugénie Bastié (Le Figaro) - "l'antisémitisme, teinté de complotisme (allusions multiples aux francs-maçons) est mis en avant pour séduire un public de banlieue, sensible à ce genre de discours, largement développé notamment par Alain Soral et Dieudonné".
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/02/12/01016-20150212ARTFIG00167-une-interview-de-la-compagne-de-coulibaly-dans-le-magazine-de-l-etat-islamique.php
   "[...] Dans cette interview, menée selon les codes journalistiques occidentaux, l'épouse d'«Aboû Basîr ‘Abdoullâh al-Ifriqî», nom de guerre d'Amedy Coulibay, se réjouit d'avoir gagné «la terre du califat» où elle peut enfin «vivre sur une terre régie par la loi d'Allah». La jeune femme confirme l'allégeance complète de son mari à l'État islamique : «[lorsque le Califat a été proclamé] il s'est énormément réjoui et a tout de suite rendu véridique le Calife ainsi que le la califat.» «Ses yeux brillaient à chaque fois qu'il visionnait les vidéos de l'État islamique et il disait : “Il ne faut pas me montrer ça” car cela lui donnait envie de partir immédiatement», affirme la jeune femme. Des déclarations à prendre avec précaution, sachant qu'il s'agit d'un magazine de propagande et que Daech a tout intérêt à récupérer l'attentat terroriste de Coulibaly. [...]
    Pour Mathieu Slama, communicant spécialiste de la propagande de l'État islamique, ce nouveau numéro du magazine propagande marque un tournant. «Le premier numéro appelait les musulmans français à émigrer pour les territoires de l'État islamique, celui-là les appelle clairement à attaquer les mécréants en France, sourates du Coran à l'appui», souligne-t-il.
    En effet, si le premier numéro du magazine paru en décembre était entièrement consacré à Daech et à son extension, ce second numéro vise uniquement la France et consacre tout un dossier à Amedy Coulibaly, désigné comme un «exemple à suivre». Le terroriste s'était réclamé d'une allégeance à l'Etat islamique, contrairement aux frères Kouachi qui eux s'était revendiqués d'al-Qaida au Yémen.
    Dans cette apologie du terrorisme, les juifs sont désignés comme cibles privilégiées. Les propagandistes de Daech mettent en avant les terroristes Merah et Coulibaly, parce qu'ils ont visé des victimes juives. «Manuel Valls déclare que les juifs de France sont l'avant-garde de la République, ils doivent donc mourir en premier dans la guerre qui oppose l'islam et le Califat à la France», écrivent-ils.
    Pour le communicant, l'antisémitisme, teinté de complotisme (allusions multiples aux francs-maçons) est mis en avant pour séduire un public de banlieue, sensible à ce genre de discours, largement développé notamment par Alain Soral et Dieudonné. Ainsi, Manuel Valls y est désigné comme un «ministre sioniste enjuivé par sa femme», ce qui n'est pas sans rappeler la rhétorique soralienne.
    Mais cette propagande ne vise pas uniquement les juifs, mais aussi les «mauvais musulmans» : une photo montre deux musulmans tenant une pancarte «Je suis Charlie» avec cette légende : «apostats ayant pris pour allié les ennemis d'Allah», tandis qu'une photo du policier tué par les frères Kouachi est accompagnée de cette sentence : «soldat du tâghoût [Satan, NDLR] français humilié et effrayé». [...]"

- Désinformation : comment les mots modifient les perceptions sur le conflit israélo-palestinien, Pascale Zonszain (Actualité Juive) - "s'il y a pu y avoir une époque où ce choix venait d'une décision politique, il y a bien longtemps que ce n'est plus le cas. Une fois pour toutes, les enjeux du conflit israélo-palestinien sont perçus et présentés comme un conflit de type colonialiste, mettant en présence un Etat occupant et un peuple occupé, bloquant ainsi toute possibilité de débat, puisque les termes qui le définissent désignent à l'avance le coupable et la victime".
http://actuj.com/2015-02/france/1440-desinformation-comment-les-mots-modifient-les-perceptions-sur-le-conflit-israelo-palestinien
   "Il y a des mots pour parler en français du conflit israélo-palestinien. Pour rendre compte de ce qui se passe au-delà de la Ligne Verte, qui marque la séparation entre les frontières d'Israël de 1949 et les territoires conquis en 1967, la terminologie employée sera déjà un indicateur de l'opinion du journaliste ou du média. Le lexique convenu dans la presse généraliste française consiste à parler de "Cisjordanie occupée", de "colonies" et de "colons", de "Jérusalem-Est" et d'"Esplanade des Mosquées" pour n'évoquer que les plus connus. En 2004, l'Agence France-Presse avait même rédigé un manuel à l'usage de ses journalistes sur les termes à utiliser pour rendre compte des événements. C'est le vocabulaire employé par les agenciers de l'Afp, qui avec le temps, s'est imposé comme la seule terminologie autorisée, l'autre étant réservée à la presse juive.
    Les termes traduits de l'hébreu et utilisés couramment par la presse israélienne, ne trouvent pour la plupart aucune place dans la traduction française. "Judée-Samarie", "implantations", "quartiers Est de Jérusalem" ou encore "Mont du Temple" ne sont utilisés qu'avec guillemets maintenus, dans le cadre de citations rapportées d'officiels ou d'individus israéliens, pour souligner qu'il s'agit d'une opinion et non d'un fait. C'est d'autant plus troublant que les journalistes français sont quasiment les seuls à être aussi pointilleux. Leurs confrères parleront sans problème de "Temple Mount" en anglais ou de "Templeberg" en allemand, pour évoquer les mosquées du Mont du Temple. De même que le mot "implantation" se traduit sans difficulté par "settlement" dans la presse anglophone et par "Siedlung" dans la presse germanique, alors même qu'elles pourraient elles aussi choisir des termes plus chargés.
    Ce n'est donc pas par limitation linguistique, mais bien par choix, que les médias français choisissent leur vocabulaire. Et s'il y a pu y avoir une époque où ce choix venait d'une décision politique, il y a bien longtemps que ce n'est plus le cas. Une fois pour toutes, les enjeux du conflit israélo-palestinien sont perçus et présentés comme un conflit de type colonialiste, mettant en présence un Etat occupant et un peuple occupé, bloquant ainsi toute possibilité de débat, puisque les termes qui le définissent désignent à l'avance le coupable et la victime.
    On peut se livrer à un petit exercice qui n'a pas valeur d'étude statistique, mais qui donne un assez bon aperçu de la partie qui se joue. Le 30 janvier, le ministère israélien de l'Habitat a représenté des appels d'offres qui n'avaient pas trouvé preneur en 2014, pour la construction de 450 logements dans des implantations de Judée-Samarie et dans le quartier de Guilo à Jérusalem, établi après 1967. L'agence Reuters, dans sa version française parle de "colonies", mais déroule l'information en donnant d'abord les explications du porte-parole du ministère israélien, puis le contexte électoral, et seulement ensuite les réactions palestiniennes. L'Afp quant à elle, ouvre sa dépêche ainsi : « Israël va construire 450 nouveaux logements pour des colons en Cisjordanie occupée, continuant en plein contexte électoral à passer outre à l'indignation palestinienne et à la réprobation américaine et internationale. Presque immédiatement, la direction palestinienne a dénoncé un “crime de guerre”, qui devrait relever de la Cour pénale internationale ». Suivent les réactions de deux ONG israéliennes marquées à l'extrême-gauche. Et il faut descendre jusqu'à la 51e ligne, pour trouver la déclaration du ministre de l'Habitat, présenté comme membre du « parti ultranationaliste Foyer Juif ». La même information, donnée par deux agences. Reuters fournit à ses clients tous les éléments nécessaires par ordre d'importance pour construire le récit. L'Afp présente un réquisitoire entièrement rédigé, qui n'a plus qu'à être relayé vers le consommateur qui aura retenu le message : Israël est un criminel de guerre."

- Michel Houellebecq : "L'extrême gauche a désigné Israël comme ennemi" (Le Point) - "Le principe de l’attentat aveugle est moralement très différent de celui de la frappe ciblée. Donc, moralement, dans ce conflit, Israël est supérieur à la Palestine. Ce sont les méthodes qu’on utilise qui déterminent la valeur d’une cause. Non seulement la fin ne justifie pas les moyens, mais des moyens immoraux entachent la fin elle-même. Les Palestiniens se sont discrédités à mes yeux".
http://www.lepoint.fr/societe/michel-houellebecq-l-extreme-gauche-a-designe-israel-comme-ennemi-12-02-2015-1904355_23.php
http://jssnews.com/2015/02/12/michel-houellebecq-les-palestiniens-se-sont-discredites-a-mes-yeux/
   "- Le Point : Dans « Soumission », la femme aimée par le narrateur, Myriam, part pour Israël, car la France est devenue impossible pour les juifs. Le rayon kasher a d’ailleurs disparu de Géant Casino…
    - Michel Houellebecq : Oui, mais si Myriam est juive, c’est d’abord pour des raisons dramatiques : j’avais besoin de la faire partir, et dans le roman, c’était une bonne raison pour Myriam de quitter la France, d’être juive. A propos de ces départs pour Israël, je n’ai eu qu’à observer : avant les attentats du mois de janvier, les affaires Merah et Halimi ont eu un certain retentissement. Il doit y avoir aussi des juifs belges qui partent. On parle trop peu des juifs belges…
    - Un de vos personnages dit que pour les musulmans cela a toujours été plus difficile de cohabiter avec les juifs qu’avec les chrétiens…
    - Oui, il dit ça, mais à titre personnel je n’en suis pas si sûr. Je crois que ce nouvel antisémitisme est quand même la conséquence directe du conflit israélo-palestinien. C’est un peu troublant, d’ailleurs : après tout, qu’est-ce qu’ils en ont à faire, des Palestiniens, nos musulmans ?
    - A votre avis ?
    - Pourquoi les musulmans français s’intéressent-ils davantage à la Palestine que les musulmans d’Afrique ou d’Asie ? Il me semble que c’est lié à l’extrême gauche, qui a désigné Israël comme ennemi : des gens comme Besancenot ou Plenel, enfin ceux qui ont développé cette construction aberrante qu’est l’islamo-gauchisme. On connaît donc les coupables.
    - Vous avez été taxé d’« islamophobie » et vous avez défendu votre liberté d’expression. Les partisans de Dieudonné disent qu’il fait la même chose avec l’antisémitisme et revendiquent la même liberté d’expression…
    - Je n’ai pas vu les spectacles de Dieudonné, mais je voudrais rappeler que l’islamophobie et l’antisémitisme ne sont pas symétriques. Si on veut trouver une notion symétrique à celle d’islamophobie, ce serait l’antijudaïsme. Le judaïsme, c’est une religion et, comme l’islam, comme tout système de pensée, on a le droit de la critiquer, d’être antijudaïque, la liberté d’expression doit le permettre. Il est vrai que l’antijudaïsme est peu répandu, mais il y a un bon exemple chez Schopenhauer. Il n’a rien d’antisémite, il n’a d’ailleurs aucun des traits de l’antisémite classique (il estime les commerçants, méprise les guerriers…), mais il considère, à juste titre d’ailleurs, que le judaïsme est la base du monothéisme, et le monothéisme est sa bête noire. Il reproche par exemple à Platon d’avoir été contaminé par la pensée judaïque…
    - Vous êtes très lu en Israël, savez-vous pourquoi ?
    - Pour les mêmes raisons qu’en Allemagne, je pense. Parce qu’ils adorent les discussions philosophiques. Vous savez, je n’ai pas d’idées originales par moi-même, mais je suis assez bon pour comprendre la philo et j’en mets pas mal dans mes livres, ce qui n’est pas courant dans le roman français. Les Allemands et les Israéliens adorent ça.
    - Sur la chaîne israélienne Guysen TV, vous avez dit que vous souteniez Israël parce que vous étiez moralement choqué par les attentats palestiniens…
    - C’est vrai, au départ j’étais neutre dans ce conflit, mais les attentats palestiniens m’ont choqué. Le principe de l’attentat aveugle est moralement très différent de celui de la frappe ciblée. Donc, moralement, dans ce conflit, Israël est supérieur à la Palestine. Ce sont les méthodes qu’on utilise qui déterminent la valeur d’une cause. Non seulement la fin ne justifie pas les moyens, mais des moyens immoraux entachent la fin elle-même. Les Palestiniens se sont discrédités à mes yeux."

- Poitiers : trois lycéens exclus pour harcèlement antisémite d'un camarade (AFP)
https://fr.news.yahoo.com/poitiers-trois-lyc%C3%A9ens-exclus-harc%C3%A8lement-antis%C3%A9mite-dun-camarade-192808994.html
   "Trois élèves de seconde du lycée Louis-Armand de Poitiers ont été exclus pour huit jours pour avoir harcelé, par des plaisanteries antisémites et à caractère négationniste, un de leurs camarades, qui n'est d'ailleurs pas juif, a-t-on appris mercredi de sources concordantes. L'un des trois élèves concernés est en outre convoqué en avril devant un juge des enfants pour répondre de ces faits.
    Tout a commencé en octobre dernier lorsqu'un élève aperçoit une inscription antisémite sur la trousse d'un autre lycéen ("juif = cramé") et lui demande alors s'il a bien conscience de ce qu'il a écrit. "Tu défends les juifs, tu es juif", lui aurait alors rétorqué le propriétaire de la trousse, qui va se mettre à le harceler avec la complicité d'autres camarades. La victime avait enduré ces brimades, infligées de vive voix ou par SMS, sans rien dire durant des mois. Mais l'adolescent a fini par rompre le silence la semaine dernière et les trois lycéens en cause ont aussitôt reconnu les faits.
   "Les élèves faisaient comme s'il était juif et plaisantaient sur des thématiques qui tournent autour du camp d'extermination nazi à Auschwitz, c'est-à-dire que "ça allait gazer pour lui" et autres plaisanteries d'extrême mauvais goût, toutes en lien avec cette thématique qu'on peut qualifier d'antisémite et aussi de négationniste", a expliqué à un correspondant de l'AFP le proviseur du lycée Louis-Armand, Bernard Soulignac.
   "Donc j'ai prononcé à leur égard une exclusion de huit jours, qui est le maximum que peut faire un chef d'établissement", a-t-il souligné. "Je pense que c'est une sanction de nature éducative, elle doit montrer la gravité de ce jeu plus que malsain." "Moi, je n'appelle pas ça une plaisanterie ! Cette plaisanterie a coûté six millions de morts", a poursuivi Bernard Soulignac, ancien professeur d'histoire. [...]"

- Robert Badinter (Ancien garde des sceaux (1981-1986), ancien président du Conseil constitutionnel (1986-1995)) : « Ne tolérons plus l’antisémitisme, 72 ans après l’occupation » (Le Monde) - "au XXIe siècle, un antisémitisme nouveau s’est développé, dissimulé sous le terme d’antisionisme, nourri par le conflit israélo-palestinien, à 3 000 km de la France" ; "quand Mohammed Merah, dans le lycée juif de Toulouse, poursuit une petite fille de 7 ans qui tente de s’enfuir, l’empoigne par les cheveux et lui loge à bout portant une balle dans la tête, il réitère les gestes des SS des « Einsatzgruppen » liquidant les juifs dans les ghettos de l’Europe occupée".
http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/02/13/robert-badinter-ne-tolerons-plus-l-antisemitisme-72-ans-apres-l-occupation_4575706_3232.html
   "Je suis souvent venu à Lyon pour commémorer la rafle de la rue Sainte-Catherine le 9 février 1943, en des lieux pour moi si chargés de souvenirs douloureux. J’y suis venu seul ou avec des membres de ma famille. J’ai assisté aux cérémonies. Mais je n’ai jamais voulu y prendre la parole. Les enfants des déportés disparus dans la nuit des camps d’extermination sont comme amputés des êtres chéris. La vie cicatrise la blessure. Mais par moments, la douleur revient, indicible, là où il n’y a plus que le vide. Je craignais l’émotion et préférais faire œuvre parmi vous de piété filiale et de fidélité à la mémoire. Mais aujourd’hui, le moment est venu de rompre le silence.
    Pourquoi sont-ils morts ceux qui, ici même, sont tombés dans la souricière tendue par Klaus Barbie ? Ils ont été arrêtés au 2e étage, dans les locaux de l’Union générale des israélites de France, l’UGIF, où l’on s’employait à fournir aux enfants juifs des refuges clandestins. Ils ont descendu les marches de l’escalier dans le fracas des bottes des SS. Ils ont été jetés dans des camions qui les attendaient au bout de la rue et menés à la prison de Montluc. C’était la première station du chemin de douleur qui les conduirait de Lyon à Drancy, puis aux camps d’extermination en Pologne, Auschwitz.
    Ainsi sont-ils morts en martyrs parce que la haine des juifs, l’antisémitisme forcené des nazis les avaient condamnés. Ils sont morts parce qu’ils étaient juifs et pour cette seule raison. Hommes et femmes, enfants et vieillards, tous avaient été voués à mourir par la décision d’Hitler et de ses complices. Le reste, l’extermination de 6 millions de juifs sur le continent européen n’était plus qu’affaire d’exécution par tous les moyens, y compris les plus atroces. La paix revint, pas les déportés. La vie ordinaire reprit son cours, sans eux. On pouvait croire que l’antisémitisme de violence avait été étouffé dans le torrent de sang versé pendant la Shoah.
    C’était un leurre, nous le savons à présent. A l’antisémitisme religieux du temps de l’Inquisition, à l’antisémitisme nationaliste du temps de l’affaire Dreyfus, a succédé l’antisémitisme racial du XXe siècle, le pire de tous. Puis au XXIe siècle, un antisémitisme nouveau s’est développé, dissimulé sous le terme d’antisionisme, nourri par le conflit israélo-palestinien, à 3 000 km de la France. Nous croyons au principe d’une paix juste entre les peuples israélien et palestinien, sur la base de frontières sûres et reconnues. Mais en quoi la difficile réalisation de cette paix durable et la persistance du conflit justifieraient ici, sur la terre de France, la commission de crimes atroces inspirés par la plus fanatique idéologie d’islamistes radicaux ?
    Or qu’avons-nous vu en France, au long des derniers mois ? Le vieux cri de haine « mort aux juifs » a retenti pour la première fois depuis l’Occupation dans les rues de Paris. Des synagogues ont été attaquées, des juifs insultés et molestés sur la voie publique. Ilan Halimi a été séquestré et torturé jusqu’à la mort par des brutes pour extorquer à sa famille une rançon puisque, selon le préjugé millénaire, tous les juifs seraient riches. Un jeune couple a été battu chez lui à Créteil, son domicile vandalisé et, ignominie absolue, la jeune femme violée pour savoir où ils cachaient une fortune imaginaire. Pire encore, à Toulouse, des enfants juifs ont été tués dans un lycée, massacre renouvelé des innocents.
    Et ces derniers jours, nous avons vécu, après la tuerie des journalistes de Charlie Hebdo et le meurtre de deux policiers, la prise de juifs en otage dans un supermarché cacher. Quatre d’entre eux ont été abattus de sang-froid après que l’assassin se soit assuré qu’ils étaient juifs. A Nice, cette semaine, un djihadiste français frappait à coups de couteau des militaires qui gardaient un centre culturel juif. Interrogé, il n’a exprimé que sa haine pour la France, ses soldats et les juifs.
    Ainsi, survivants des années noires de l’Occupation, nous avons vu réapparaître avec horreur en France le visage sanglant de l’antisémitisme. Car quand Mohammed Merah, dans le lycée juif de Toulouse, poursuit une petite fille de 7 ans qui tente de s’enfuir, l’empoigne par les cheveux et lui loge à bout portant une balle dans la tête, il réitère les gestes des SS des « Einsatzgruppen » liquidant les juifs dans les ghettos de l’Europe occupée. Quand on tue ainsi un enfant, parce qu’il est né juif, qu’est-ce donc, sinon le pire des crimes antisémites ? En réalisant leurs forfaits, ces assassins commettent aussi la pire offense à la religion musulmane dont ils osent se réclamer et qui est selon les théologiens musulmans source de paix.
    La vérité est simple : ce sont des barbares comme leurs prédécesseurs nazis qui opéraient ici il y a soixante-douze ans, animés de la même haine antisémite, et qui ont assassiné des millions de juifs, parmi lesquels ceux dont les noms sont inscrits sur cette plaque. Pour nous, le chagrin et la pitié ne sont pas sélectifs. Nous ne pleurons pas que nos morts. Nous saluons aussi les journalistes de Charlie Hebdo, qui sont morts pour la liberté de la presse. Notre compassion va à leurs familles, si éprouvées, comme aux parents des policiers abattus dans l’exercice de leur mission de sécurité.
    Pour notre part, citoyens juifs de France, attachés indéfectiblement aux valeurs de la République, au nom de tous nos martyrs, nous lutterons sans trêve et par tous les moyens que la loi nous donne contre le racisme et l’antisémitisme, cette lèpre de l’humanité, qui demeure toujours et partout, l’expression de la barbarie."


Israël

- Israël : la commission électorale disqualifie la députée arabe Hanin Zoabi (i24) - "La commission devrait également se prononcer sur le cas de l'activiste radical de l'ultra-droite Baruch Marzel".
http://www.i24news.tv/fr/actu/israel/politique/60887-150212-israel-la-commission-electorale-disqualifie-la-deputee-arabe-hanin-zoabi
- Exclusion de la députée arabe controversée par la Commission des élections (Times of Israel) - "La loi israélienne interdit à une personne qui soutient un conflit armée contre Israël de se présenter à la Knesset. C’est sur cette loi que s’est fondée la requête pour demander l’interdiction de sa candidature" ; "Dans les deux cas, les requêtes ont été déposées par des adversaires politiques de ces candidats, affirmant que les candidats en question ont violé la loi israélienne sur les élections – Marzel pour son racisme anti-arabe allégué et Zoabi pour son soutien au Hamas".
http://fr.timesofisrael.com/exclusion-de-la-deputee-arabe-controversee-par-la-commission-des-elections/
- Elections israéliennes : le militant d'extrême doite, Baruch Marzel, disqualifié (i24) - "Baruch Marzl fait également l'objet d'une enquête pour avoir appeler à la violence contre la communauté LGBT".
http://www.i24news.tv/fr/actu/israel/politique/60887-150212-israel-la-commission-electorale-disqualifie-la-deputee-arabe-hanin-zoabi

- Why exactly do Jews need armed guards at the Temple Mount again? (Elder of Ziyon) - "What is left unasked is what exactly would happen to these Jews if they were able to visit the site without armed guards protecting them? Would they get out alive? Here's a group of those "rightists" from earlier this week being screamed at".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/02/why-exactly-do-jews-need-armed-guards.html


Gaza & Hamas

- Gaza : Israël a "saisi du matériel dangereux" (AFP) - "Selon les Renseignements israéliens, la contrebande maritime a augmenté depuis la destruction par l'armée égyptienne des centaines de tunnels qui reliait Gaza à la péninsule du Sinaï".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/02/11/97001-20150211FILWWW00483-gaza-israel-a-saisi-du-materiel-dangereux.php
   "Les services de renseignement israéliens ont affirmé avoir présenté aujourd'hui devant un tribunal trois Palestiniens qui tentaient selon eux d'acheminer depuis l'Egypte des matériaux destinés à fabriquer des roquettes dans la bande de Gaza. Ces trois Gazouis ont été arrêtés en mer le mois dernier avec une cargaison de résine de fibre de verre, lors d'une opération commune avec la marine, indique le communiqué du Shin Beth.
    Lors d'interrogatoires, les trois hommes auraient dit que leur cargaison, "qui devait fournir du matériel de base pour fabriquer des roquettes et des mortiers", était destinée aux brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du mouvement islamiste Hamas qui contrôle de facto la bande de Gaza, selon le communiqué. Le Hamas n'a jamais fait état d'une quelconque interception. Selon les Renseignements israéliens, la contrebande maritime a augmenté depuis la destruction par l'armée égyptienne des centaines de tunnels qui reliait Gaza à la péninsule du Sinaï. [...]"

- B’Tselem’s casualty figures based largely on phone interviews, Maurice Ostroff (Blog Times of Israel) - "Amazingly in these telephone conservations with Gazans whose homes were damaged or destroyed, B’Tselem purports not only to be able to determine that the homes were not used for military purposes but also to distinguish between combatant and civilian casualties".
http://blogs.timesofisrael.com/btselems-casualty-figures-based-largely-on-phone-interviews/


Judée-Samarie

- Cisjordanie : doutes sur l'efficacité du boycott des produits israéliens (i24) - "Israël fournit 70% des aliments transformés consommés dans les zones palestiniennes".
http://www.i24news.tv/fr/actu/israel/diplomatie-defense/60878-150212-cisjordanie-doutes-sur-l-efficacite-du-boycott-des-produits-israeliens
   "Les sociétés agro-alimentaires israéliennes affirment que le boycott mis en place depuis mercredi par l'Autorité palestinienne contre leurs produits ne devrait pas avoir un impact significatif sur leurs ventes en Cisjordanie, même si le boycott est strictement respecté.
   "L'impact d'un boycott tel que celui-ci sur le chiffre d'affaires des grosses sociétés sera infinitésimal, proche de zéro", a confié au journal Haaretz sous condition d'anonymat un dirigeant d'une de ces compagnies. "Finalement, ils (les Palestiniens) se punissent eux-mêmes et cela leur fera mal parce qu'ils ont besoin des produits alimentaires israéliens davantage que les sociétés ont besoin de leur en vendre", a-t-il ajouté.
    Cette réaction intervient après la décision de l'Autorité palestinienne d'interdire les produits fabriqués par les cinq plus importantes sociétés agro-alimentaires israéliennes (Strauss, Tnuva, Jafora-Tabori, Osem et Prigat) en représaille au gel par Israël du transfert des taxes collectées par l'Etat hébreu pour le compte des Palestiniens. Les commerçants ont reçu un délai de deux semaines pour écouler la totalité de leur stock de produits provenant de ces sociétés. [...]
    Israël fournit 70% des aliments transformés consommés dans les zones palestiniennes. "Les Palestiniens auront beaucoup de difficultés sans les produits alimentaires israéliens, c'est la raison pour laquelle je doute que le boycott soit largement respecté pour une longue période", confie Moussa Hasadiyah, le PDG de la société arabe israélienne de publicité Albustani. "Le problème principal concerne les produits laitiers, car pour ce qui est des autres produits tels que les sucreries, les pâtes, les boissons douces et d'autres, les importations vers l'Autorité palestinienne proviennent principalement de Turquie."
    Magdy Kitani, PDG de la chaîne King Sotire, prévoit un boycott plus efficace. Il estime que les consommateurs ne sont pas intéressés à boycotter les produits, mais il pense qu'ils seront plus enclins à l'observer que les fois précédentes dans la mesure où il s'agit cette fois-ci d'une réglementation imposée par l'Autorité palestinienne."

- The PA’s boycott (Jerusalem Post editorial) - "This is yet another Palestinian breach of the Oslo Accords, which hardly augurs well for the much-vaunted causes of compromise and coexistence".
http://www.jpost.com/Opinion/The-PAs-boycott-390758
   "[...] Prohibiting the sale of goods from the Strauss Group, Tnuva, Osem, Elite, Prigat and Jafora-Tabori is sure to be an appealing tactic, especially in Europe where it is increasingly trendy to blacklist Israeli imports, to wreak havoc on the businesses that sell them and to menace shoppers. More than the PA hurts Israeli producers, it emboldens the BDS (boycott, divestment, sanctions) activists overseas to openly extend their campaigns from “settlement products” to any brand associated with Israel.
    The PA has long inspired foreign boycotts, which, although nongovernmental, gain inexorable momentum. Anti-Israel bans indisputably stimulate a potent negative dynamic and intensify the country’s bad reputation. Defaming Israel and banishing it beyond the pale has become official PA policy. This is the logic of its decision to join the International Criminal Court and thereby instigate proceedings against Israel for alleged war crimes.
    Israel failed to dissuade the PA, a supposed peace partner, from its cynical ploy. The revenue freeze was imposed to signal that adversarial provocations will henceforth carry a price. The PA cannot have it both ways – it cannot expect Israel to dutifully funnel funds to Ramallah while Ramallah drastically escalates hostile initiatives. Nevertheless, rather than accept that biting the hand that feeds it does not pay, the PA appears dead set on making a bad situation worse. [...]
    The six boycotted firms are resilient and much of what they offer cannot be replaced in the Palestinian marketplace. This is hardly an effective means of fighting the Jewish state, but there should be no mistake – this new boycott too is conceived and implemented as an unequivocally antagonistic act against Israel. The double standards and demonization unleashed from Ramallah surely attest to something that runs deeper than smug holier-than-thou criteria for commercial vendettas.
    PA President Mahmoud Abbas ought to remember that the latest boycott, like its futile predecessors, directly flouts the economic annex of the original Oslo Accords. Known as the Paris Agreement, the April 29, 1994, Annex IV of the Gaza-Jericho Agreement (or Protocol on Economic Relations) specifically forbids what Abbas now launches. That protocol forbids restrictions on agricultural and industrial products. Each side, the annex stipulates, “will do its best to avoid damage to the industry of the other side and will take into consideration the concerns of the other side in its industrial policy.”
    This is yet another Palestinian breach of the Oslo Accords, which hardly augurs well for the much-vaunted causes of compromise and coexistence."


"Processus de paix"

- Is the Palestinian ICC gambit compatible with the EU call for a return to negotiations?, Alan Baker (former legal advisor of Israel’s foreign ministry and Israel’s former ambassador to Canada) - "how can the Palestinians push for bringing Israeli leaders before the ICC on the one hand while on the other intimating to the world their desire to resume negotiations with those same leaders? That the person heading their ICC preparation committee is the chief Palestinian negotiator to both the US and the EU would alone seem to render this whole picture rather absurd. It begs the question: which Israelis does Erekat intend to negotiate with, if his aim is to have them all arrested for war crimes?"
http://www.jpost.com/Opinion/Is-the-Palestinian-ICC-gambit-compatible-with-the-EU-call-for-a-return-to-negotiations-390755
   "[...] The first is the February 7, 2015, Palestinian “Presidential Decree” issued by Palestinian Authority President Mahmoud Abbas, forming a 40-member national committee to collect evidence for the prosecution of Israeli leaders before the International Criminal Court (ICC) and setting aside considerable funding for this purpose (The Jerusalem Post, February 8, 2015). The second is the February 8 statement by the EU Quartet, issued in Munich (Jerusalem Post, February 9, 2015), calling for a resumption of negotiations between the Palestinians and Israel.
    While the establishment by Abbas of his ICC preparation committee is in itself curious in light of the obvious dangers the ICC gambit engenders for both his own senior leadership and that of Hamas, what is even more curious is the fact that the person appointed to head this committee is none other than chief PLO negotiator Saeb Erekat, the “prime mover” of the Palestinian ICC venture.
    The effort and funds being expended in pushing forward the legally doubtful Palestinian ICC gambit would appear to be utterly incompatible with the most recent EU Quartet statement calling for a resumption of the negotiations. As reported by the EU: “The Quartet underlined the importance of the parties resuming negotiations as soon as possible, with a view to reaching a just, lasting and comprehensive peace on the basis of UN Security Council resolutions 242 and 338, the Madrid Principles including land for peace and the agreements previously reached between the parties.”
    Surprisingly, the EU Quartet added: “A sustainable peace requires the Palestinians’ aspirations for statehood and sovereignty and those of Israelis for security to be fulfilled through negotiations based on the two-state solution. The Quartet will remain actively engaged in preparing for a resumption of the peace process in the coming period, including regular and direct outreach to Arab states. Pending the resumption of negotiations, the Quartet called on both parties to refrain from actions that undermine trust or prejudge final status issues.”
    Clearly the question here, taking into consideration these two news items, is how can the Palestinians push for bringing Israeli leaders before the ICC on the one hand while on the other intimating to the world their desire to resume negotiations with those same leaders? That the person heading their ICC preparation committee is the chief Palestinian negotiator to both the US and the EU would alone seem to render this whole picture rather absurd. It begs the question: which Israelis does Erekat intend to negotiate with, if his aim is to have them all arrested for war crimes? It is perhaps high time that the international community faced the reality that the Palestinian leadership, in attempting to stem the rise of popular support for Hamas among its population, is resorting to this ICC gambit as a public relations exercise, blatantly deceiving themselves, their constituency and the international community.
    Having issued their Quartet statement calling for the resumption of negotiations, and in light of their express intention to “remain engaged” in preparing for a resumption of such negotiations, one would expect that if they had an iota of genuine concern for the future of the peace process the senior Quartet representatives issuing the statement – Russian Foreign Minister Sergey Lavrov, US Secretary of State John Kerry, EU High Representative for Common Foreign and Security Policy Federica Mogherini and UN Deputy Secretary General Jan Eliasson (representing UN Secretary General Ban Ki-moon) – would have made it very clear to the Palestinian leaders that “they can’t have their cake and eat it, too.”
    Perhaps even more apt is the classic quotation from the 1966 spaghetti Western film The Good, the Bad and the Ugly: “When you have to shoot, shoot; don’t talk,” which, trasponsed into colloquial Middle East realpolitik terms would be: “If you’re gonna negotiate, negotiate; don’t prosecute.”
    If the Quartet and the international community genuinely intend to encourage the resumption of the negotiating process, they cannot at the same time sit idly by and give even an indirect green light to Abbas and Erekat in their attempts to delegitimize Israel and its leadership. Clearly, by any accepted international and moral standard and code of negotiating conduct, the two just can’t go together. [...]"


Monde arabe

- Syrian Commentator: Zionists Burned Jordanian Pilot, Just Like They Knead Passover Matzos with Blood (Al-Manar TV, Vidéo 55 secondes)
https://www.youtube.com/watch?v=V9fJZo45V6U
   "Syrian commentator Hussam Shoei'b recently said that the immolation of the Jordanian pilot was "a clear demonstration of the barbarity of the Zionist entity," adding: "In the past, they used to knead [Passover] matzos with human blood and eat them." The statement was made on Hizbullah's Al-Manar TV on February 6, 2015."


Iran

- Les négociations sur le nucléaire iranien piétinent, Yves-Michel Riols (Le Monde) - "c’est le « statu quo », estime un proche du dossier. « Les Iraniens, dit-il, demandent des concessions considérables sur les sanctions en échange de gestes symboliques sur leur capacité d’enrichissement d’uranium. » Une référence aux 20 000 centrifugeuses iraniennes, dont près de la moitié sont en activité, et qui peuvent servir à fabriquer de l’uranium de qualité militaire pour une bombe atomique".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/02/12/les-negociations-sur-le-nucleaire-iranien-pietinent_4575104_3218.html
   "Alors que les négociations sur le programme nucléaire iranien sont entrées dans une phase critique à l’approche de la date butoir du 31 mars pour parvenir à un accord politique, aucun compromis n’est en vue. Au contraire, le ton monte entre l’Iran et les Etats-Unis, les deux pays qui pilotent ces pourparlers, menés dans le cadre du « P5 + 1 », regroupant les cinq membres du Conseil de sécurité de l’ONU, plus l’Allemagne.
    Le président iranien, Hassan Rohani, a prononcé un discours combatif, mercredi 11 février, à Téhéran, à l’occasion du traditionnel défilé militaire célébrant l’anniversaire de la révolution islamique de 1979. Il a dénoncé les sanctions « injustes, inhumaines et illégales » imposées à l’Iran et a souligné que tout accord devrait préserver « la grandeur et le progrès de la nation ».
    La formule vise à rappeler que l’Iran n’envisage pas de consentir à d’importantes réductions de ses capacités nucléaires, réclamées par les Occidentaux, en échange d’une levée progressive des sanctions internationales en vigueur depuis 2006. Entre les lignes, le président iranien réitère sa demande d’une levée totale et immédiate des sanctions en cas d’accord, ce qui constitue l’un des principaux points de contentieux avec les Occidentaux.
    [...] malgré la multiplication des rencontres depuis le début de l’année entre les délégations à Paris, Istanbul, Zurich et Munich, c’est le « statu quo », estime un proche du dossier. « Les Iraniens, dit-il, demandent des concessions considérables sur les sanctions en échange de gestes symboliques sur leur capacité d’enrichissement d’uranium. » Une référence aux 20 000 centrifugeuses iraniennes, dont près de la moitié sont en activité, et qui peuvent servir à fabriquer de l’uranium de qualité militaire pour une bombe atomique.
    Les Occidentaux ont toujours affirmé que l’Iran n’a pas besoin d’un parc aussi élevé, car le combustible pour son unique centrale civile, à Bouchehr, est fourni par la Russie. Les Iraniens, de leur côté, soulignent qu’ils doivent développer leurs infrastructures pour acquérir, à terme, une indépendance énergétique.
    Les pistes d’un compromis sont néanmoins évoquées depuis plusieurs semaines. Selon des diplomates américains, cités de façon anonyme, début février, par l’agence Associated Press, l’Iran pourrait, peu ou prou, conserver son nombre de centrifugeuses, en échange d’une réduction significative de son stock d’uranium déjà enrichi, qui serait exporté en Russie et transformé de telle sorte qu’il ne puisse être utilisé rapidement à des fins militaires. De plus, la configuration des centrifugeuses existantes serait modifiée pour les rendre moins performantes.
    L’opération vise à obtenir des garanties sur le « breakout », à ­savoir le temps nécessaire aux Iraniens pour assembler une arme nucléaire. Pour le moment, ce délai est d’environ trois mois, selon les Occidentaux. Ils veulent qu’il soit « au moins supérieur à un an », d’après un proche du dossier.
    D’autres paramètres, tels que la durée de l’accord, un régime d’inspections renforcées et la transparence sur les activités passées du programme nucléaire, sont à prendre en compte pour assembler ce puzzle d’une complexité inouïe. Le sprint final est enclenché."

- Iran : le Long Feu de la Révolution (Revue de presse internationale, Emission France Culture, Audio 5mn) - une bonne et intéressante revue de presse sur la commémoration de la révolution islamique en Iran (son 36e anniversaire).
http://www.franceculture.fr/emission-revue-de-presse-internationale-iran-le-long-feu-de-la-revolution-2015-02-12

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