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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 15:58
France

- Comment François Hollande a choisi l'option militaire, Thomas Wieder & Nathalie Guibert (Le Monde) - "Pour lui, c'était un moment historique, car la question est devenue celle de la crédibilité de l'Amérique dans le monde. Si Obama ne tape pas, comment peut-on croire qu'il aidera Israël en cas d'agression d'un Iran qui aura franchi une ligne rouge ?"
http://www.lemonde.fr/international/article/2013/09/10/comment-francois-hollande-a-choisi-l-option-militaire_3473857_3210.html

- Syrie : Mélenchon appelle au contrôle des armes chimiques d’Israël, Samuel Guedj (Le Monde Juif)
http://www.lemondejuif.info/syrie-melenchon-appelle-au-controle-des-armes-chimiques-disrael/
   "Jean-Luc Mélenchon a estimé que si la Russie a aidé à faire en sorte que les Syriens n’aient plus de stocks chimiques, il faut que les Américains fassent de même en Égypte ou en Israël. “Israël a signé le Traité (sur l’interdiction des armes chimiques) mais ne l’a pas ratifié, c’est-à-dire qu’elle n’a rien fait du tout”, a-t-il ajouté.
    Israël n’a pas signé les conventions relatives aux armes biologiques et toxiques de 1972 et n’a jamais fait de déclaration sur son programme d’armes biologiques. S’il a signé la convention sur les armes chimiques de 1993, il ne l’a pas ratifiée. Le flou en matière d’armement chimique et biologique faisant partie de la dissuasion israélienne tout comme pour son programme nucléaire. [...]"

- Sur une petite ignominie pleine de bonne conscience, Jacques Tarnero (chercheur à la Cité des sciences et de l'industrie (Paris), et documentariste français) - "Weber nous souffle sans le nommer, qu’Israël commettrait aussi des crimes ignobles. Ainsi va la télé, passe le temps de parole, le petit poison se diffuse…"
http://www.causeur.fr/israel-jacques-weber,24077
   "Jacques Weber est un excellent comédien, subtil, élégant. Son jeu est plein de finesse. Il l’est moins dans sa pensée politique. À 13h15, dimanche 8 septembre, invité de France 2 par Laurent Delahousse, avec Ségolène Royal pour commenter l’actualité, ses propos, lâchés au détour d’un commentaire qui invitait à la complexité, ont mis en lumière la doxa enfouie sur les horreurs proche-orientales. Avec Edgard Morin pour penseur référent Weber pose de justes questions : où commence la barbarie, quand commence le crime contre l’humanité ? Pourquoi réagir à propos de la Syrie alors que tant d’autres crimes sont commis par ailleurs ? Il questionne : pourquoi rester indifférent entre autres, devant la « grande détresse du peuple de Gaza ».
    Qu’est ce que cela veut dire ? Quel est le non-dit de cette interpellation ? Après une discussion sur l’usage des gaz tueurs contre les populations syriennes pourquoi cette mise à niveau avec le sort des Palestiniens de Gaza ? Pourquoi ? Ça gaze à Gaza ? (Pour faire un calembour à la Libé) On a déjà employé du gaz sarin à Gaza ? Y a-t-on déjà commis des crimes contre l’humanité ? Suivez mon regard. Qui tue qui ? Qui est dans le malheur et qui porte le malheur ? À moins de penser que ce pourrait être le Hamas qui fait le malheur des gazaouis ? Ce renvoi au conflit entre Israël et les Palestiniens qui glisse de manière subliminale qu’une horreur symétrique est commise à Gaza par Israël fait partie des petites crapuleries de la pensée la plus communément admise. Pourquoi Delahousse n’est-il pas intervenu ? Pourquoi n’a-t-il pas questionné Weber sur le sens de cette allusion ? Qui désignait-il ? Qui nommait-il sans le nommer ? [...]
    La dénonciation incantatoire d’Israël comme responsable de tous les maux arabes ne fait qu’enfoncer ce monde dans l’incapacité de penser sa propre histoire et les penseurs complexes de la gauche intellectuelle n’ont fait jusqu’à ce jour qu’y contribuer. [...] Weber nous souffle sans le nommer, qu’Israël commettrait aussi des crimes ignobles. Ainsi va la télé, passe le temps de parole, le petit poison se diffuse… Faut-il s’habituer à ces perfidies ?
    Citons Péguy, il savait les reconnaitre : « Il y a quelque chose de pire que d'avoir une mauvaise pensée. C'est d'avoir une pensée toute faite. Il y a quelque chose de pire que d'avoir une mauvaise âme et même de se faire une mauvaise âme. C'est d'avoir une âme toute faite. Il y a quelque chose de pire que d'avoir une âme même perverse. C'est d'avoir une âme habituée. » (Œuvres en prose, 1909-1914, Charles Péguy, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1959, p. 1397)"

- Les «quenelles» de Dieudonné laissent un sale goût, Guillaume Gendron (Libération) - «une mouvance transversale, antisystème et complotiste, dont l’antisémitisme reste la colonne vertébrale. Leur vision du monde est celle d’un ordre mondial dominé par l’axe Washington-Tel-Aviv. Derrière les discours fustigeant l’Otan et la finance internationale, tout en soutenant Bachar al-Assad et Hugo Chávez, il y a la conviction qu’au fond, ce sont les Juifs qui tirent les ficelles.»
http://www.liberation.fr/societe/2013/09/12/les-quenelles-de-dieudonne-laissent-un-sale-gout_931523
   "Main ouverte près de l’épaule, bras opposé tendu vers le bas, paume ouverte et doigts joints, les deux militaires posent devant une synagogue, rue de Montevidéo, dans le XVIe arrondissement de Paris. Tout sourire, les deux chasseurs alpins en mission Vigipirate dans la capitale reproduisent le geste dit de la «quenelle», dont la paternité est revendiquée par l’humoriste controversé Dieudonné, poursuivi et condamné à plusieurs reprises pour des propos antisémites. La photo, qui circule depuis quelques semaines sur les réseaux sociaux après sa publication sur un site qui se présente comme antisioniste, a provoqué l’ire de Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, qui a réclamé mardi des sanctions à l’encontre des deux militaires. «Ils ont porté atteinte à l’uniforme et aux valeurs de l’armée de terre», a fait savoir, hier, Pierre Bayle, porte-parole du ministère de la Défense, qui a envoyé un «rappel au règlement à l’ensemble des personnels».
    Depuis la diffusion du cliché par le magazine le Point en début de semaine, plusieurs autres photos de soldats «glissant des quenelles», selon l’expression consacrée par Dieudonné, avaient fait surface. Une source militaire parle même «d’un phénomène de mode», invisible aux yeux du grand public mais loin de se limiter aux rangs de l’armée. Bras d’honneur «bien profond dans le cul du système» pour ses ouailles ou ersatz de salut nazi à peine déguisé pour les détracteurs, la «quenelle» de Dieudonné est à la fois un signe de ralliement et un message subliminal. Comme les ananas, autre totem des dieudonâtres faisant référence à la chanson Shoahnanas (un détournement antisémite de la chanson Cho Ka Ka O d’Annie Cordy pour laquelle il a été condamné fin 2012), la quenelle est d’autant plus réussie quand elle passe inaperçue aux yeux des profanes et des principales cibles de la vindicte dieudonesque. Soit les «sionistes», les médias et «le système».
    D’année en année, parallèlement à l’ostracisation plus ou moins orchestrée de l’humoriste enchaînant les dérapages, la quenelle s’est répandue sur la fachosphère. Quitte à être reprise par des milliers d’anonymes et des personnalités qui n’en mesurent pas totalement la symbolique, à l’image d’un Tony Parker immortalisé en compagnie de Dieudonné dans les coulisses du théâtre de la Main d’or ou du footballeur montpellierain Mathieu Deplagne après avoir marqué un but. «La quenelle est avant tout un code identitaire, qui a acquis une vraie popularité chez les jeunes. Difficile de dire que tous aient conscience de la portée de ce geste», estime Jean-Yves Camus, spécialiste de l’extrême droite. Le politologue définit cependant le groupe hétéroclite de fans de Dieudonné comme «une mouvance transversale, antisystème et complotiste, dont l’antisémitisme reste la colonne vertébrale. Leur vision du monde est celle d’un ordre mondial dominé par l’axe Washington-Tel-Aviv. Derrière les discours fustigeant l’Otan et la finance internationale, tout en soutenant Bachar al-Assad et Hugo Chávez, il y a la conviction qu’au fond, ce sont les Juifs qui tirent les ficelles.»
    Les origines du geste sont floues, sans cesse réinventées par son géniteur. En revanche, son usage systématique lors des apparitions publiques de Dieudonné date de la «liste antisioniste», qu’il a présentée en Ile-de-France lors des européennes de 2009, au côté d’Alain Soral, ex-plume de Jean-Marie Le Pen, devenu gourou idéologique de l’humoriste. A l’époque, Dieudonné se réjouissait à «l’idée de glisser [sa] petite quenelle dans le fond du fion du sionisme», comme il l’avait déclaré à Libération. Aujourd’hui, la quenelle se veut «révolutionnaire».
    Dans une vidéo postée sur YouTube le 20 août et vue 385 000 fois, Dieudonné, écharpe du Hamas au cou, se délecte de la popularité exponentielle du geste, feignant d’être dépassé par son succès. «Je ne pensais pas que le mouvement de la quenelle irait aussi loin. Aujourd’hui, cet acte subversif ne m’appartient plus, il appartient à la révolution.» S’ensuit un montage photo de «quenelles glissées» par des jeunes, des vieux, des pompiers, des syndicalistes. On retrouve le geste sur des photos de classe et de mariage. D’autres, prises devant des synagogues en France ou à l’étranger et jusqu’au mémorial de la Shoah à Berlin, ne cachent pas leur sous-texte antisémite. Climax de la vidéo, des policiers et militaires en tenue. Hilare, Dieudonné se met à «rêver d’un coup d’Etat au secours du peuple, comme en Egypte». Avec la condamnation du ministère de la Défense, la polémique dépasse désormais le cercle des initiés. Et ce débat amène certains, à l’instar du journaliste Jean-Laurent Cassely, à s’inquiéter d’une éventuelle «dieudonisation des esprits»."

- Reportage à Gaza : la condamnation d'un journaliste annulée (AFP) - "MM. Weill-Raynal et Al-Dura avaient chacun formé un pourvoi en cassation".
http://www.france24.com/fr/20130911-reportage-a-gaza-condamnation-dun-journaliste-annulee
   "La Cour de cassation a annulé mardi la condamnation en diffamation du journaliste Clément Weill-Raynal à 1.000 euros d'amende avec sursis pour un article relatif à la controverse sur un reportage du journaliste Charles Enderlin, a-t-on appris mercredi de source judiciaire. Cette affaire prend sa source dans un reportage diffusé par France 2 le 30 septembre 2000 consacré aux affrontements survenus le jour même dans la bande de Gaza. Comme le rappelle la Cour dans son arrêt, le reportage montrait "un Palestinien, Jamal Al-Dura, tentant de protéger son enfant de tirs, qui selon le commentateur, provenaient de positions israéliennes et blessèrent mortellement cet enfant".
    Dans le numéro du 4 septembre 2008 de l'hebdomadaire Actualité juive, Clément Weill-Raynal avait, sous le pseudonyme Daniel Vavinski, publié une interview du chirurgien israélien Yehuda David. Ce dernier, qui avait opéré Jamal al-Dura en 1994, y affirmait que ses blessures étaient antérieures à la fusillade de 2000. Jamal Al-Dura avait saisi la justice française pour faire condamner cette interview et un article de M. Weill-Raynal, publié le 25 septembre 2008.
    Le 15 février 2012, la cour d'appel de Paris avait relaxé le Dr David, mais condamné Clément Weill-Raynal pour son article à 1.000 euros d'amende avec sursis, 1.000 euros de dommages-intérêts et 6.000 euros de frais de justice. "Comment expliquer que les blessures à la main droite exhibées par M. Al-Dura sur son lit d'hôpital le 30 septembre 2000 sont - de façon certaine ainsi qu'en atteste son dossier médical - consécutives à une rixe survenue à Gaza en 1992 et réparées par le Dr David en 1994, soit plus de six ans avant la fusillade de Netzarin ?", écrivait le journaliste. La cour d'appel avait épinglé son ton "péremptoire" et "l'absence de mesure" dans cet article.
    MM. Weill-Raynal et Al-Dura avaient chacun formé un pourvoi en cassation. La défense du journaliste estimait que la cour d'appel n'avait pas tenu compte du "caractère d'intérêt général du sujet traité", alors qu'il résulte de l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'Homme que "dans le cadre d'un débat d'intérêt général, la liberté d'expression autorise la mise en cause des personnes avec une dose d'exagération et même de provocation qui exclut toute condamnation pour injure ou diffamation publique".
    La Cour lui a donné raison, estimant que "le passage incriminé (...) ne dépassait pas les limites admissibles de la liberté d'expression sur le sujet d'intérêt général constitué par le débat relatif à la couverture par la chaîne France 2 d'un événement ayant eu un retentissement mondial ainsi qu'à l'origine des blessures présentées par M. Al-Dura". La Cour a en revanche rejeté le pourvoi de ce dernier contre la relaxe du chirurgien."


Israël

- Israel marks solemn, silent Day of Atonement, Ian Deitch (Times of Israel) - "Jewish state grinds to a halt on Yom Kippur; businesses, TV stations, airports and highways shut down until Saturday night".
http://www.timesofisrael.com/israel-prepares-for-solemn-silent-day-of-atonement/
- Poll: 73% of Israelis fast on Yom Kippur, Kobi Nachshoni (Ynet) - "Survey conducted by BINA organization shows most Israelis abstain from eating on Day of Atonement. In-depth analysis of findings reveals vast majority of seculars choose to fast 'for reasons which are not religious, but rather related to culture, tradition and solidarity with the Jewish people'."
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4428978,00.html


Gaza & Hamas

- Les artères bouchées de la contrebande de Gaza, Serge Dumont (Libération) - "Sous les ordres du major général Sami Metwali, les soldats ont inondé ou dynamité 80% des tunnels de contrebande qui serpentaient sous la zone frontière de quinze kilomètres de long séparant l’Egypte de l’enclave palestinienne".
http://nosnondits.wordpress.com/2013/09/11/les-arteres-bouchees-de-la-contrebande-de-gaza/
   "Une longue file de camions-citernes et de porte-conteneurs. Plus on approche de Kerem Shalom, le seul point de passage israélien par lequel les marchandises sont autorisées à pénétrer dans la bande de Gaza, et plus les véhicules sont nombreux, à l’arrêt, sous un soleil de plomb. Les chauffeurs, parmi lesquels beaucoup d’Arabes israéliens, prennent leur mal en patience comme ils peuvent, car les procédures de contrôle sont appliquées à la lettre et Tsahal (l’armée) a encore renforcé ses mesures de sécurité. Certains sirotent un épais café noir, d’autres jouent au trictrac (une sorte de backgammon) en grillant du mauvais tabac.
   «J’ai des cousins de l’autre côté, affirme Mahmoud, un conducteur de Baaka-el-Garbiya (Israël) qui livre du café soluble à un grossiste gazaoui depuis 2010. Au téléphone, ils disent que leur vie devient très difficile et que les coupures de courant durent parfois toute la journée. Ils n’osent plus rien mettre dans le frigo de peur de devoir jeter le peu de nourriture qu’ils peuvent encore se payer.»
    De fait, la situation des Gazaouis s’est fortement dégradée depuis la chute du président égyptien, Mohamed Morsi. A tort ou à raison, les nouveaux dirigeants égyptiens accusent le Hamas de Gaza, qui passe pour l’une des branches des Frères musulmans, d’avoir accordé l’asile à des cadres de la confrérie recherchés par les autorités du Caire. Ils soupçonnent également des combattants de l’organisation d’assister certains des groupes islamistes armés qui harcèlent les militaires dans le désert du Sinaï. Dans le cadre des «opérations antiterroristes» qu’elle mène dans le nord-est de cette région et qui s’étendent jusqu’à la frontière de l’Etat hébreu avec l’accord tacite de ce dernier, l’armée égyptienne a donc entrepris de couper le Sinaï de la bande de Gaza.
    Sous les ordres du major général Sami Metwali, les soldats ont inondé ou dynamité 80% des tunnels de contrebande qui serpentaient sous la zone frontière de quinze kilomètres de long séparant l’Egypte de l’enclave palestinienne. Sur le millier de tunnels principaux (contrôlés par le Hamas) et secondaires qui fonctionnaient 24 heures sur 24 il y a encore trois mois, une quinzaine à peine restent un lieu de passage, vaille que vaille, des hommes et des marchandises.
    Résultat ? L’approvisionnement en pétrole de la bande de Gaza a diminué de 80% et le prix du litre d’essence a triplé. «Il faut désormais faire la queue durant trois heures au moins pour pouvoir remplir son réservoir.Le marché noir explose, assène Abou Nawass, un chauffeur de taxi contacté par téléphone. Je ne sors quasiment plus la voiture,sauf si je sais que des étrangers vont arriver et qu’ils me paieront la course, poursuit-il. Sinon, je reste chez moi.»
    Le prix des produits de première nécessité et des matériaux de construction a également doublé. Exemple : la tonne de ciment coûte désormais 200 euros contre 100 euros au début de l’année. «En quelques semaines, 250 chantiers ont été fermés par des entrepreneurs incapables de payer leurs fournisseurs. Les ouvriers ont été licenciés», affirme le président de l’Union des constructeurs de la bande de Gaza.
    Toutes les administrations gazaouies tournent désormais au ralenti. Les ambulances ne sortent que pour les urgences. La centrale électrique palestinienne couvrant 20% des besoins de l’enclave (le reste est fourni par l’Etat hébreu) a fermé ses portes faute de pétrole. Quant à la municipalité de Gaza City, elle fait jeter dans la mer les détritus qu’elle n’est plus à même de faire incinérer.
   «Les Egyptiens ont fait en quelques semaines ce que nous n’avons pas osé ou pas voulu faire lorsque nous occupions la bande de Gaza, estime le chroniqueur israélien Oudi Segal. Jusqu’à son évacuation en 2005, nous avions créé un no man’s land baptisé "couloir Philadelphie" séparant l’Egypte de Gaza afin d’empêcher les infiltrations, mais nous n’avions pas su en finir avec les tunnels.»
    Durant le week-end, l’armée égyptienne a également créé une zone neutre de 500 à 700 mètres de profondeur en rasant une vingtaine de maisons situées le long de la frontière avec Gaza. Interviewés par les télévisions satellitaires arabes, leurs habitants ont raconté qu’ils avaient été contraints d’évacuer sur-le-champ. Sans pouvoir emporter quoi que ce soit.
    Au point de passage de Rafah entre l’Egypte et l’enclave palestinienne, seules 250 personnes peuvent transiter quotidiennement, au lieu de 1200 avant la chute du président égyptien Mohamed Morsi. Or, 15 000 demandes au moins sont en attente. Selon le porte-parole du «gouvernement de Gaza», Ihab Hussein, les mesures égyptiennes auraient causé 250 millions de dollars de dommages à l’économie gazaouie (environ 190 millions d’euros). Du côté israélien, où l’on observe tout cela avec une satisfaction à peine déguisée, on affirme que 300 camions chargés de pétrole et de biens divers approvisionnent quotidiennement l’enclave et que le rythme «grimpera à 400 véhicules si la demande s’en fait sentir»."

- Gaza Palestinians feel pain of new Egypt border restrictions (Reuters) - "Palestinians seeking Egyptian medical care must wait as border, smuggling tunnel closures deepen Gaza isolation; fuel, consumer goods prices rise".
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4429137,00.html
- Looks like Gaza will start importing petroleum from Israel (Elder of Ziyon) - "Israel has no restrictions on exporting fuel to Gaza. The only restrictions have been put in place by Hamas".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2013/09/looks-like-gaza-will-start-importing.html
   "The most obvious effect on the Egyptian crackdown on smuggling tunnels to Gaza has been the shortage of petroleum. Egypt's destruction of the tunnels has brought Gaza transportation almost to a standstill, and there are a number of stories in Arabic media about how difficult it is for Gazans to get to work or school.
    According to some reports, Gaza fuel buyers are negotiating with the PA to work out a deal to pay Israel for petroleum that can be imported into the sector. Israel used to sell fuel to Gaza but Hamas stopped that practice and instead relied on smuggled (and subsidized) Egyptian fuel. That way, Hamas could control the fuel by controlling the tunnel trade, and it could tax the fuel at will. Israeli fuel is at market prices so it will be more difficult for Hamas to make money from the imports.
    A couple of years ago, Hamas converted the power plant in Gaza to run on ordinary smuggled petroleum rather than the special fuel it was using to stop its dependence on Israeli-sourced fuel. I have not yet read about widespread power outages, although I have seen threats that it would run out of fuel very soon. It is unclear how Gaza's power plant continues to operate.
    Israel has no restrictions on exporting fuel to Gaza. The only restrictions have been put in place by Hamas. In the past, Hamas staged "blackouts" for the media when in fact it could have gotten fuel from Israel, albeit at market prices."
- Egypt besieges Gaza; NGO blames Israel (Elder of Ziyon) - "Even though the Kerem Shalom crossing is not operating at capacity because there simply isn't enough of a demand for goods at normal market prices, "humanitarian" NGOs continue to primarily blame Israel for Gaza's troubles".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2013/09/egypt-besieges-gaza-ngo-blames-israel.html

- Hamas' "moderation" in interview gets jeers from Arab media (Elder of Ziyon) - "even pretending to be a moderate makes one lose credibility in much of the Arab world" ; "rarely can one find an Arab media outlet that argues that a group is too harsh in its position on Jews or Israel. I don't recall ever seeing that - not in an op-ed, not in a comment, nothing".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2013/09/hamas-moderation-in-interview-gets.html


Judée-Samarie

- Palestinian shot, wounded after firing at IDF soldiers in Nablus (JP) - "The IDF troops were ensuring the security of some 1,400 worshippers who were visiting Joseph's Tomb ahead of the Jewish day of atonement, Yom Kippur, which begins Friday evening".
http://www.jpost.com/Defense/Palestinian-shot-wounded-after-firing-at-IDF-soldiers-in-Nablus-325926
   "A Palestinian man opened fire on IDF troops who were keeping guard over hundreds of Jewish worshipers at Joseph's Tomb in Nablus early on Thursday morning. The IDF soldiers returned fire, moderately-to-seriously wounding the Palestinian. According to the IDF Spokesman's Office, "The shots were fired during a large and violent riot in which Palestinians also threw rocks at security forces who responded with riot dispersal means. The IDF identified the suspected shooter and fired towards him in self defense."
    The Palestinian was apprehended and treated by IDF medical personnel. He was brought to an Israeli hospital for treatment. There were no reports of injury among the IDF soldiers or Jewish worshipers. The IDF troops were ensuring the security of some 1,400 worshippers who were visiting Joseph's Tomb ahead of the Jewish day of atonement, Yom Kippur, which begins Friday evening.
   “The IDF ensures freedom of religion and worship throughout the region. Last night’s incident emphasized the challenges we have and the potential jeopardizing of religious beliefs. The IDF will continue to facilitate the religious needs of the various populations in the region,” Lt. Col. Peter Lerner of the IDF Spokesman's Office stated."


"Processus de paix"

- La crise syrienne complique les discussions israélo-palestiniennes, Laurent Zecchini (Le Monde) - "Les Américains et les Israéliens soulignent que les "lignes directrices" [de l'Union Européenne] incitent les Palestiniens à se montrer maximalistes lors des négociations de paix".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/09/11/la-crise-syrienne-complique-les-discussions-israelo-palestiniennes_3475548_3218.html
   "Difficile de savoir si l'éloignement de la perspective d'une intervention militaire contre la Syrie aura un effet positif sur les négociations de paix israélo-palestiniennes. A coup sûr, des frappes contre Damas auraient eu pour conséquence de rétrograder nettement le dossier dans les priorités de Washington. Mais outre que la menace de frappes n'est pas complètement écartée, il est probable qu'en tout état de cause, la Syrie va accaparer John Kerry, le secrétaire d'Etat américain, dans les mois à venir.
    Or, les deux parties en conviennent : sans un engagement américain déterminé et soutenu dans la durée, le risque est grand que cette reprise des pourparlers directs – le "facilitateur" américain Martin Indyk n'y participe pas – prenne la forme d'un dialogue de sourds. "Cela va être très difficile et problématique", avait prédit la ministre israélienne de la justice, Tzipi Livni, chargée des négociations avec les Palestiniens. Six semaines après leur lancement, les discussions ont pris un tour acrimonieux et le pessimisme l'emporte nettement.
    A tel point que Yasser Abed Rabbo, secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine et proche conseiller du président Mahmoud Abbas, a dressé ce constat, le 4 septembre : "Ces négociations sont vaines et n'aboutiront à aucun résultat", à moins, a-t-il insisté, "d'une immense et puissante pression américaine", sous entendu sur Israël. D'autres responsables palestiniens ont distillé – les négociations sont en principe secrètes – le même message : absence totale de progrès !
    C'est en partie pour cela que John Kerry s'est beaucoup investi dans le dossier gigogne des négociations de paix que constitue la tension entre l'Union européenne et Israël, générée par la publication, le 19 juillet, des "lignes directrices" de Bruxelles : celles-ci stipulent qu'à partir de 2014, aucun programme d'aide européen ne pourra bénéficier à des "entités israéliennes" dont l'activité se situe [au-delà de la Ligne verte]. [...]
    Les Américains et les Israéliens soulignent que les "lignes directrices" incitent les Palestiniens à se montrer maximalistes lors des négociations de paix. Faux, répondent les Européens : sans celles-ci, les Palestiniens n'auraient pas accepté de renouer le dialogue avec Israël. S'ils l'ont fait, a confirmé lundi au Monde Nabil Chaath, haut responsable du Fatah, le parti de M. Abbas, c'est notamment parce que John Kerry leur a confié une lettre garantissant que, du point de vue américain, les négociations se déroulent sur la base [de la ligne d'armistice de 1949].
    Or Israël ne se sent nullement lié par cette assurance : "Les noms de Benyamin Nétanyahou et Tzipi Livni ne figurent pas sur ce document", insiste un diplomate israélien. Les Israéliens sont ulcérés par les fuites d'origine palestinienne. Selon celles-ci, Israël envisagerait un Etat palestinien avec des frontières provisoires sans démantèlement de la plupart des colonies. L'Etat juif garderait le contrôle militaire de la vallée du Jourdain et maintiendrait des stations d'alerte avancée en Cisjordanie.
    Les Palestiniens ne veulent pas entendre parler d'une solution intérimaire, qui risque de devenir définitive. Ces divergences fondamentales empêchent à ce stade toute approche pragmatique des différends, d'autant que la durée des négociations – neuf mois – incite les deux parties à temporiser."

- Fatah-aligned Aksa Martyrs Brigades call for terror attacks against Israel, Khaled Abu Toameh (JP)
http://www.jpost.com/National-News/Fatah-army-urges-Palestinians-to-terrorize-Israel-on-Yom-Kippur-325764
   "A leaflet distributed on Tuesday by the Fatah-affiliated Al- Aksa Martyrs Brigades called for launching "fedayeen [guerilla] operations" against Israel as of this coming Friday. The group called on all its “units and sleeping cells” to start launching attacks against “the Zionist enemy.” It said that Palestinians should regard Friday as a “green light from our consciences to all our units and sleeping cells” to launch terror attacks against Israel. The leaflet said that the attacks would be launched in protest against Israel’s alleged efforts to “Judaize and divide” the Aksa Mosque.
    The leaflet was apparently issued by Fatah activists in the Gaza Strip, a Fatah official in the West Bank said. He said he did not believe that the group’s West Bank branch had been consulted about the call for resuming terror attacks against Israel.
    Declaring Friday as a day of “popular mobilization against the cowardly Zionist occupier,” the group called for initiating confrontations with Israel at the border crossings between Palestinian territories and Israel. “We call upon our people to participate in a popular intifada on Friday in honor of the blood of the martyrs and to defend our land and Aksa Mosque, which is being subjected to Judaization and division,” the leaflet read.
    Ahmed Assaf, a Fatah spokesman in the West Bank, warned Israel against “continued incursions into the Aksa Mosque by settlers and extremist Jewish groups.” He was referring to routine visits to the Temple Mount by Israelis. Assaf said that the visits may “sabotage the peace talks and international efforts to achieve a two-state solution on the 1967 borders.” He also warned that the visits could plunge the entire region into extremism and violence."

- Peace Talks: What Is Behind The Palestinian Message?, Khaled Abu Toameh (Gatestone Institute) - "There are a number of reasons behind the Palestinians' increased talk about the negotiations".
http://www.gatestoneinstitute.org/3970/palestinian-peace-talks
   "Palestinian officials in Ramallah have lately been competing against each other over the release of statements regarding the secret peace talks with Israel. All these statements have one theme in common: holding Israel responsible for the expected failure of the US-sponsored talks.
    In briefings to Palestinian journalists, some of the officials have gone as far as threatening to pull out of the talks in protest against continued construction in the settlements. Such statements and threats have accompanied the talks ever since they resumed several weeks ago. PLO, Fatah and Palestinian Authority officials have described the talks as "futile," "unproductive," "a waste of time" and "a cover for Israel to pursue its policy of creating new facts on the ground."
    The officials who have been talking about the peace talks include the chief PLO negotiator, Saeb Erekat, PLO Secretary-General Yasser Abed Rabbo, PLO Executive Committee member Wasel Abu Yusef and Fatah Central Committee member Nabil Sha'ath. Others have also been briefing reporters "on condition of anonymity" -- in violation of understandings reached with the Americans, according to which Israel and the Palestinians would refrain from talking about the peace negotiations. There are a number of reasons behind the Palestinians' increased talk about the negotiations.
    First, the Palestinian statements and threats are aimed at prompting the US Administration to exert pressure on Israel to comply with the Palestinian Authority's demands, including halting all settlement construction and the participation of a US representative in the negotiations. The Palestinians hope that the presence of a US envoy at the negotiating table with Israel would help put pressure on the Israeli government to soften its position on a number of issues, including the settlements. The Palestinians are disappointed that US envoy Martin Indyk has attended only one out of five sessions of talks with Israel.
    Second, the Palestinian statements and threats to withdraw from the talks are directed toward the Palestinian public, which has not been quite supportive of the Palestinian Authority leadership's decision to resume the talks with Israel. The Palestinian remarks are designed to assure the Palestinian public that their negotiators have no intention to make "unacceptable" concessions to Israel.
    Third, the Palestinian officials' comments about Israeli "intransigence" and "arrogance" are aimed at paving the way for holding Israel fully responsible for the failure of the peace talks. The message that the Palestinian officials are trying to send out to their own people and the international community is that the Israeli government, contrary to its public stance, is not interested in peace. By sounding the alarm bell already, the Palestinians are hoping that when the talks fail they will be able to tell the world, "You see, we told you from the beginning that these Israelis do not want peace."
    But these statements and threats have also proven to be counter-productive. The more Palestinian officials and leaders talk about the "futility" and "ineffectiveness" of the peace talks, the bigger the opposition grows to the negotiations with Israel. Of course there is also the possibility that this type of anti-Israel rhetoric could spark another round of violence between the two sides. No wonder, then, that Palestinians have been holding weekly demonstrations in the West Bank and Gaza Strip against the same peace talks that are being ridiculed and dismissed by none other than their leaders and negotiators. Why should any Palestinians be in favor of the peace talks when their leaders are declaring, almost on a daily basis, that the negotiations with Israel are just a waste of time?
    Ironically, while the Palestinian officials are inciting their people against the peace talks, they are also deploying riot police to break up demonstrations opposed to the negotiations. This happened on a number of occasions over the past few weeks in Ramallah and other Palestinian cities. Last week, five Palestinians were injured during a violent encounter with policemen outside the Ramallah headquarters of Mahmoud Abbas.
    Asked why the Palestinians are not making good their threat to walk out of the "unproductive" talks, a senior Palestinian official explained: "We cannot pull out at this stage because of American and European pressure. We will continue with the talks for six to nine months in order to show the world in the end that Israel is not interested in peace." For now, the Palestinian Authority's strategy is to continue talking while at the same time blaming Israel for the lack of progress.
    Palestinian officials are hoping that by the time the talks fail, the world would have absorbed their message: namely, that the Israelis are not interested in peace. The Palestinian Authority's next step would be to seek international intervention and pressure to force Israel to accept all its demands, including a full withdrawal to the pre-1967 lines."

- Analysis: PA campaigns against Jews at Temple Mount, Khaled Abu Toameh (JP) - "The PA campaign against Jewish visitors has triggered several violent protests at the Temple Mount over the past few months".
http://www.jpost.com/National-News/Palestinian-Authority-says-Jews-who-visit-Temple-Mount-provoke-terrorism-325870
   "The Palestinian Authority on Wednesday stepped up its rhetorical attacks on Israel concerning the Temple Mount, condemning visits by Jews to the holy site as a provocation. Permitting Jews to enter the Temple Mount was a “green light to settlers to escalate their assaults against Palestinians and their holy sites and properties,” a spokesman for the PA government in Ramallah warned. The PA claims that the visits by Jews to the Temple Mount are part of an Israeli scheme to “Judaize and divide” the site with the ultimate goal of rebuilding a Jewish Temple. The visits are described by the PA-controlled media as attempts by “hordes of settlers and Jewish extremists to storm and desecrate the Aksa Mosque.”
    The PA campaign against Jewish visitors has triggered several violent protests at the Temple Mount over the past few months. Jerusalem Police have arrested dozens of Palestinians involved in the rioting and incitement and some have been served with court orders to stay away from the Temple Mount. But these measures have hardly contributed to easing tensions as the PA leadership appears to be intent on escalating its campaign.
    On Tuesday, a group linked to PA President Mahmoud Abbas’s ruling Fatah faction went as far as calling for “fedayeen [guerrilla] operations” against Israel on Friday in protest against the visits by Jews to the Temple Mount. The PA leadership has yet to distance itself from this call by the Aksa Martyrs Brigades to launch terrorist attacks. It’s not clear if the group’s threat to renew terrorist attacks is real. But the latest threat should be seen in the context of the Palestinians’ drive to prevent Jews from entering the Temple Mount.
    What is the PA trying to achieve through this campaign? First, the PA leadership is trying to show Palestinians and all Muslims that it is keen on defending Islamic holy sites against Israeli “conspiracies” at a time when the Arab and Islamic countries are doing nothing.
    Second, the PA is probably trying to divert attention from its controversial decision to resume the peace talks with Israel. The PA has come under heavy criticism for dropping its preconditions for returning to the negotiations, including a full cessation of settlement construction.
    Third, the campaign is designed to depict Israel as a country that has no respect for other people’s religion and holy sites. This would make it easier for the PA to demand control not only over the Temple Mount, but also over east Jerusalem, under the pretext that Israel is violating international laws and conventions in the city.
    This campaign surrounding one of Islam’s most holiest sites could also result in another wave of violence or, even worse, a third intifada. The second uprising, called the Aksa Intifada, erupted in late 2000 after the PA leadership waged a similar campaign, telling Palestinians that Israel was seeking to destroy the Aksa Mosque."

- Where Are the Borders?, Jerold S. Auerbach (Professor Emeritus of History at Wellesley College)
http://www.algemeiner.com/2013/09/11/where-are-the-borders/
   "Palestinian Authority officials, evidently terrified that talks with Israel might actually lead somewhere, have predictably placed yet another obstacle on the way. They are now claiming that they received a guarantee from Secretary of State Kerry that negotiations over a two-state solution would be based on the 1949 Armistice lines, before they were obliterated during the Six-Day War. Even such a promise, if it exists, would be all but worthless. It blatantly contradicts United Nations Security Council Resolution 242, ratified five months after the war, which set the parameters for future negotiations and agreements between Israel, Arab states, and the Palestine Liberation Organization.
    According to the Resolution, “the establishment of a just and lasting peace in the Middle East” required “withdrawal of Israeli armed forces from territories occupied in the recent conflict” – but not from “the territories” or “all the territories.” The absence of “the,” the famous missing definite article, was neither an accident nor an afterthought. It resulted from what American Undersecretary for Political Affairs Eugene V. Rostow, who played a major role in drafting Resolution 242, described as more than five months of “vehement public diplomacy” to decisively clarify its meaning.
    Rostow correctly asserted that according to international law “the Jewish right of settlement west of the Jordan River” was “unassailable.” Under the terms of the League of Nations Mandate for Palestine following World War I, Jews received the right of “close settlement” in that territory. That guarantee applied to biblical Judea and Samaria, which became Jordan’s “West Bank” between 1949-67, no less than to Tel Aviv and Haifa.
    No restriction on Jewish settlement, wherever it had been guaranteed by the League of Nations Mandate forty-five years earlier, was adopted by the United Nations in 1967. Proposals requiring Israel to withdraw from all the territory it had acquired in the Six-Day War were defeated in both the Security Council and the General Assembly. “The Jewish right of settlement in the area,” Rostow concluded, “is equivalent in every way to the right of the existing Palestinian population to live there.”
    Unless Secretary Kerry unilaterally decided to unravel Resolution 242, which he is not empowered to do, Israel retains the international assurance that any eventual withdrawal from “occupied territory” need not be total. Indeed, the UN Resolution only refers to Israeli “armed forces.” There is not a word about Israeli civilians – commonly known as “settlers” – for there were none then. Now some 400,000 Israelis live east of the Armistice line that Arab intransigence and belligerence obliterated.
    If Israeli negotiators are doing their job properly, the Palestinian kerfluffle over Kerry’s “guarantees” most likely reflects the dawning realization that the imagined boundaries of a Palestinian state, should one emerge, will be significantly smaller than their non-negotiable fantasies require. To be sure, Prime Minister Netanyahu is on the other side of the negotiating table, in power if not in person. A sharp critic of the Oslo Accords until he became prime minister for the first time in 1996, he quickly capitulated after an eruption of Palestinian violence and international pressure and signed the Hebron Protocol a year later. It redeployed Israeli military forces from 80 percent of the ancient biblical city, confining six hundred vulnerable Jewish residents to a tiny ghetto. Jews were not permitted to inhabit Jewish-owned property in the Arab zone.
    In his forthcoming October address at Bar Ilan University, where Netanyahu embraced a “two-state” solution four years ago after a political lifetime of opposition to that outcome, he is likely to reveal whether, this time around, he can resist Obama administration arm-twisting. Before he speaks, he would be well advised to reread UN Resolution 242."


Egypte

- Egypte : six soldats tués dans le Sinaï (AFP) - "Des militants islamistes ont mené une nouvelle attaque mercredi contre l'armée égyptienne dans la péninsule instable du Sinaï où six soldats ont péri dans l'explosion de deux voitures piégées, en pleine opération militaire contre les groupes radicaux".
http://fr.news.yahoo.com/egypte-3-soldats-tu%C3%A9s-attaque-sina%C3%AF-092121211.html
- Egypte : raids aériens sur des positions islamistes dans le Sinaï (AFP) - "Les hélicoptères de l'armée égyptienne bombardaient vendredi des positions d'islamistes présumés dans le Nord-Sinaï, deux jours après des attentats meurtriers contre des soldats dans cette région instable, ont rapporté des sources des services de sécurité".
http://fr.news.yahoo.com/egypte-raids-a%C3%A9riens-positions-islamistes-sina%C3%AF-102435363.html

- Égypte : cinquante nuances de vert, Gil Mihaely (historien et directeur de la publication de Causeur) - "L’armée et les Frères musulmans sont culturellement plus proches qu’il n’y paraît".
http://www.causeur.fr/egypte-sissi-morsi-islam,24079
   "Les militaires ou les barbus : pour la plupart des commentateurs, cette équation implacable décrit le piège dans lequel est enfermée l’Égypte d’aujourd’hui, comme l’était l’Algérie de 1991. La réalité, derrière la répression meurtrière et la persécution des Frères égyptiens, c’est que jamais les partisans de l’ordre vert et ceux de l’ordre kaki n’ont été aussi proches idéologiquement. Toute la question est de savoir s’ils peuvent s’arranger politiquement.
    Il est vrai que le coup d’État militaire qui a mis fin (ou prétendu le faire) aux trente mois d’agitation qui ont suivi le « Printemps arabe » de la place Tahrir donne un sentiment de déjà-vu : des islamistes élus légalement, sinon démocratiquement, sont soupçonnés (en Algérie), ou convaincus (en Égypte), de menacer les libertés ; l’armée, répondant à l’appel plus ou moins spontané du peuple, intervient pour les sauver. En somme la « démocratie » (ou ce qui en tient lieu) amène au pouvoir des ennemis de la démocratie, finalement exclus par des démocrates qui usent de la force et de l’arbitraire. Ainsi formulée, l’équation a certes le mérite de se conformer à nos catégories et représentations. L’ennui, c’est qu’elle n’a pas de solution.
    Il nous faut changer de lunettes pour voir ce qu’il y a d’inédit dans la situation. Il ne s’agit pas, pour les Égyptiens, de choisir entre Dieu et l’armée, mais d’organiser le partage du pouvoir entre les deux – ce qui revient dans les faits à décider qui est autorisé à incarner l’un et l’autre. Les images de conflit sanglant, voire de guerre civile, qui défilent sur nos écrans ne racontent pas un nouvel épisode de la lutte entre Lumières et obscurantisme, ni même entre laïcité et théocratie. Pour le comprendre, il faut se pencher sur l’actuel homme fort du pays, le général Abdel Fattah Al-Sissi. En commençant par rappeler que c’est Mohamed Morsi qui l’a fait roi.
    Il y a un peu plus d’un an, lorsque Morsi s’est senti assez fort pour arracher le pouvoir à l’armée en limogeant le vieux maréchal Tantawi, il a personnellement choisi Al-Sissi, dont le profil réunissait plusieurs atouts pour le pouvoir issu des Frères musulmans. Le premier était sa position relativement subalterne au sein du Conseil suprême des forces armées qui a fait office de gouvernement de transition après la chute de Moubarak. À 57 ans, Al-Sissi était le plus jeune (et le plus récent) membre de la puissante institution, et aussi l’un des rares qui, n’ayant pas participé à la guerre de 1973, ne pouvait jouer les héros de guerre. Pour parfaire le tableau, le général jouissait d’une réputation de musulman pieux, ayant l’habitude de parsemer sa conversation de références coraniques, son épouse respectant un code vestimentaire religieux très strict. [...]" (suite payante)


Liban, Syrie & Hezbollah

- Third mortar shell lands in Golan, Asher Zeiger (Times of israel) - "A third mortal shell fired from Syrian territory landed in the Israeli Golan Heights Thursday afternoon and struck an IDF lookout post at Tel Fares, the same location where two previous shells landed the morning. No injuries or damage were reported".
http://www.timesofisrael.com/two-errant-mortars-shells-land-on-golan/

- "A la première frappe, le Hezbollah répliquera depuis le sud du Liban", Hélène Sallon (Le Monde) - "La terre d'Israël sera totalement anéantie par l'Iran et le Hezbollah s'il y a des frappes. On est prêt depuis longtemps. Il faut croire ce que le cheikh Nasrallah dit".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/09/12/a-la-premiere-frappe-le-hezbollah-repliquera-depuis-le-sud-du-liban_3476544_3218.html
   "[...] Sympathisant du Hezbollah, Abou Jad ne craint pas des frappes étrangères contre le régime de Damas : "Ils n'auront pas le temps d'attaquer. A la première frappe aérienne, les bases militaires américaines seront attaquées par la Chine, la Russie et l'Iran. Le Hezbollah répliquera depuis le Sud-Liban aux attaques d'Israël."
    Des menaces agitées jusque dans les rangs du Parti de Dieu et de ses alliés à Damas et Téhéran. "Obama a peur. Israël a peur. La terre d'Israël sera totalement anéantie par l'Iran et le Hezbollah s'il y a des frappes. On est prêt depuis longtemps. Il faut croire ce que le cheikh Nasrallah dit", invite Alaa, un militant du Hezbollah de 22 ans, chargé de surveiller les journalistes dans le quartier. Mais quoi qu'il arrive, estime Wissam, Israël et les Etats-Unis continueront à fomenter la "discorde" au Liban, en téléguidant des groupes sunnites extrémistes pour perpétrer des attentats. [...]"

- Blocking action on Syria makes an attack on Iran more likely, Dennis Ross (Washington Post) - "Indeed, Israel will feel that it has no reason to wait, no reason to give diplomacy a chance and no reason to believe that the United States will take care of the problem".
http://www.washingtonpost.com/opinions/blocking-action-on-syria-makes-an-attack-on-iran-more-likely/2013/09/09/dd655466-1963-11e3-8685-5021e0c41964_story.html
   "Dennis Ross, a counselor at the Washington Institute for Near East Policy, was a senior Middle East adviser to President Obama from 2009 to 2011."
   "The opponents of congressional authorization for military strikes against Syria are focused on one set of concerns: the belief that the costs of action are simply too high and uncertain. Syria for them is a civil war, with few apparent good guys and far too many bad guys. The use of chemical weapons is, in their eyes, terrible, but ultimately it is not our problem — unless, of course, we make it our problem by reacting militarily. If we do, they see a slippery slope in which the initial use of force will inevitably suck us into a conflict that we cannot win. Coming on the heels of wars in Iraq and Afghanistan, which cost us so much in blood and treasure, the U.S. public, as polls show, is both weary and wary of any further involvement in Middle East conflicts.
    The wariness is understandable, but it does not make the cost of inaction any lower. Opponents in Congress, who can be found in both parties, seem to feel that if we simply don’t act, there will be no cost for us. President Obama and Secretary Kerry have pointed out that there will be a great cost to international norms that prohibit the use of terror weapons such as chemical weapons. And surely they are right that if Bashar al-Assad can gas his own people and elicit only harsh words but no punitive action, he will use the weapons again. The price in Syria and the potential for spillover in the region are certain to be high. Additionally, other rogue actors may also draw the conclusion that chemical weapons are not only usable but that there are no circumstances, no outrages, no genocidal actions that would trigger a meaningful reaction from the so-called civilized world.
    Still, for the opponents of authorization, these arguments are portrayed as abstractions. Only threats that are immediate and directly affect us should produce U.S. military strikes. Leaving aside the argument that when the threats become immediate, we will be far more likely to have to use our military in a bigger way and under worse conditions, there is another argument to consider: should opponents block authorization and should the president then feel he cannot employ military strikes against Syria, this will almost certainly guarantee that there will be no diplomatic outcome to our conflict with Iran over its nuclear weapons.
    I say this for two reasons. First, Iran’s President Rouhani, who continues to send signals that he wants to make a deal on the nuclear program, will inevitably be weakened once it becomes clear that the U.S. cannot use force against Syria. At that point, paradoxically, the hard-liners in the Iranian Revolutionary Guard Corps and around the Supreme Leader will be able to claim that there is only an economic cost to pursuing nuclear weapons but no military danger. Their argument will be: Once Iran has nuclear weapons, it will build its leverage in the region; its deterrent will be enhanced; and, most importantly, the rest of the world will see that sanctions have failed, and that it is time to come to terms with Iran.
    Under those circumstances, the sanctions will wither. What will Rouhani argue? That the risk is too high? That the economic costs could threaten regime stability? Today, those arguments may have some effect on the Ayatollah Ali Khamenei precisely because there is also the threat that all U.S. options are on the table and the president has said he will not permit Iran to acquire nuclear weapons. Should he be blocked from using force against Syria, it will be clear that all options are not on the table and that regardless of what we say, we are prepared to live with an Iran that has nuclear arms.
    Israel, however, is not prepared to accept such an eventuality, and that is the second reason that not authorizing strikes against Syria will likely result in the use of force against Iran. Indeed, Israel will feel that it has no reason to wait, no reason to give diplomacy a chance and no reason to believe that the United States will take care of the problem. Prime Minister Benjamin Netanyahu sees Iran with nuclear weapons as an existential threat and, in his eyes, he must not allow there to be a second Holocaust against the Jewish people. As long as he believes that President Obama is determined to deal with the Iranian threat, he can justify deferring to us. That will soon end if opponents get their way on Syria.
    Ironically, if these opponent succeed, they may prevent a conflict that President Obama has been determined to keep limited and has the means to do so. After all, even after Israel acted militarily to enforce its red line and prevent Syria’s transfer of advanced weapons to Hezbollah in Lebanon, Assad, Iran and Hezbollah have been careful to avoid responding. They have little interest in provoking Israeli attacks that would weaken Syrian forces and make them vulnerable to the opposition.
    For all the tough talk about what
would happen if the United States struck targets in Syria, the Syrian and Iranian interest in an escalation with the United States is also limited. Can the same be said if Israel feels that it has no choice but to attack the Iranian nuclear infrastructure? Maybe the Iranians will seek to keep that conflict limited; maybe they won’t. Maybe an Israeli strike against the Iranian nuclear program will not inevitably involve the United States, but maybe it will — and maybe it should.
    If nothing else, it is time to ask the opponents of authorization of strikes in Syria if they are comfortable with a position that is very likely to rule out any diplomatic outcome on the Iranian nuclear program. Even in their eyes, the costs of inaction may then not appear so low."


Iran

- L'Iran ne cèdera pas son droit au nucléaire malgré des appels à la coopération (AFP)
http://fr.news.yahoo.com/syrie-liran-salue-linitiative-russe-armes-chimiques-071017594.html
   "Le président iranien Hassan Rohani, reprenant une expression chère à son prédécesseur Mahmoud Ahmadinejad, a dit mardi que son pays ne renoncerait pas "d'un iota" à ses droits nucléaires après un appel de l'AIEA à plus de coopération par la nouvelle équipe au pouvoir en Iran. "Dans l'affaire nucléaire, notre gouvernement ne renoncera pas d'un iota aux droits absolus de l'Iran mais tentera en même temps de faire avancer (les négociations, ndlr) avec rationalité et des arguments", a dit M. Rohani, dont le pays est accusé malgré ses démentis de chercher à se doter de l'arme nucléaire. [...]"


Europe

- L'UE débloque une nouvelle aide pour les Palestiniens (AFP)
http://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/130909-l-ue-debloque-une-nouvelle-aide-pour-les-palestiniens
   "L'Union européenne a annoncé lundi, à l'occasion de la visite du Premier ministre palestinien à Bruxelles, le déblocage d'une nouvelle aide destinée à accélérer le développement des territoires palestiniens, notamment dans le secteur privé et le traitement de l'eau. L'UE a mis à disposition 52 millions d'euros pour une série de projets destinés "à soutenir le développement économique et social" pour les années 2011-13. Ils concernent les entreprises privées, la gouvernance des collectivités locales, les services communautaires à Jérusalem-Est ainsi que la construction d'un centre de traitement d'eau à Naplouse, a précisé la Commission européenne. [...]"

- The Guardian again promotes myth that Ariel Sharon started 2nd Intifada (Cif Watch) - "a lie repeated so often that casual observers could be forgiven for believing it".
http://cifwatch.com/2013/09/09/guardian-again-promotes-myth-that-ariel-sharon-started-2nd-intifada/

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Published by Occam - dans Septembre 2013
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