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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 19:53
France/Belgique

- La Belgique saura-t-elle combattre son antisémitisme ?, Jean-Pierre Stroobants (Le Monde) - "Dans certaines cours de récréation, « sioniste » est devenu une insulte. Dans certaines classes, des gamins s’énervent sur leur stylo qui ne fonctionne pas en le traitant de « juif »" ; "Autre exemple : après une récente conférence de presse sur la question de la protection des bâtiments juifs et de son coût, des commentaires ont fleuri sur le thème des « juifs qui demandent encore de l’argent »".
http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/06/05/la-belgique-saura-t-elle-combattre-son-antisemitisme_4432895_3246.html
   "Ses responsables ne le désiraient pas, mais le Musée juif de Belgique, lorsqu’il rouvrira ses portes à une date encore indéterminée, sera surveillé en permanence par des policiers. Le tireur qui, samedi 24 mai, a fait irruption dans le bâtiment de la rue des Minimes, à Bruxelles, aura donc enlevé quatre vies et un rêve. Celui de faire de ce lieu un espace ouvert et convivial, un carrefour des cultures et des civilisations. « C’était la seule institution juive du pays qui avait refusé de se transformer en blockhaus », a relevé l’historien Elie Barnavi, qui a vécu à Bruxelles. On y entrait, c’est vrai, en toute décontraction, espérant que cette absence de surveillance, si rare, puisse perdurer. Hélas…
    Dans un hommage aux victimes, organisé lundi 2 juin, Philippe Blondin, le président du musée, a dit son souhait de poursuivre ses activités « avec encore plus de détermination et d’enthousiasme ». Mais le cœur y était-il vraiment alors que, soulignait-il, « le visage hideux de la terreur » s’était montré dans cette capitale de l’Europe, devenue symboliquement celle où, pour la première fois sur le continent, un musée a été ciblé par un acte terroriste ? Avant cela, seul le Mémorial de l’Holocauste de Washington avait connu une attaque armée.
    M. Blondin a prié les juges d’instruction de l’autoriser à rouvrir au plus vite les portes de son institution. Comme un défi au terroriste et à ceux qui ont créé, sur Facebook, un site de soutien à son action. Comme un encouragement aux convictions de certains, convaincus que la haine ne gagnera pas si des femmes arabes voilées continuent, comme elles l’ont fait, de venir dire leur compassion devant les portes closes du musée. Ou si les commerçants marocains de la rue de Stalingrad – où était précédemment logée l’institution – se réunissent pour témoigner de leur soutien à la communauté juive, comme ils l’ont fait eux aussi.
    L’attentat de Bruxelles réveillera-t-il la Belgique, où, comme ailleurs, l’antisémitisme est devenu dangereux parce qu’il se banalise ? Ce royaume peu porté sur les grands débats étouffera-t-il au contraire toutes les questions mises en évidence au cours des dernières semaines ?
    Car elles sont nombreuses. Une enquête officielle de l’Union européenne, parue en novembre 2013, affirme ainsi que 40 % des juifs de Belgique avaient envisagé de quitter le pays, lors des cinq années précédentes. « Soyons prudents, les questions étaient posées via Internet », nuance Maurice Sosnowski, président du Comité de coordination des organisations juives de Belgique. Plus inquiétante, relève-t-il, « une enquête très sérieuse de la Vrije Universiteit Brussel indiquant que 50 % des musulmans et 38 % des chrétiens de Belgique se disent antisémites… »
    Dans certaines cours de récréation, « sioniste » est devenu une insulte. Dans certaines classes, des gamins s’énervent sur leur stylo qui ne fonctionne pas en le traitant de « juif ». Pour se protéger de cet antisémitisme, « beaucoup de familles de notre communauté en viennent à placer leurs enfants dans des écoles juives, non pas par conviction mais par souci de sécurité », affirme M. Sosnowski, lui-même pur produit de l’école publique.
    Autre exemple : après une récente conférence de presse sur la question de la protection des bâtiments juifs et de son coût, des commentaires ont fleuri sur le thème des « juifs qui demandent encore de l’argent ». Et lorsque M. Sosnowski a, il y a quelques mois, voulut organiser une cérémonie commune afin de lancer une action en faveur d’enfants palestiniens atteints d’une maladie grave liée à la consanguinité, il s’est vu répondre par des représentants de la communauté musulmane que ce n’était « pas le moment »
    Vents mauvais, vents favorables : lesquels aéreront, à l’avenir, le Musée juif de Belgique ?"

- Antisémitisme, Israël : le grand malentendu, Joël Rubinfeld (Président de la Ligue Belge contre l’Antisémitisme) - "Ici rentrent en jeu les crypto-antisémites qui, au sortir de la seconde guerre mondiale, ont substitué l'Etat juif à l'individu juif et se sont, depuis, ingéniés à contaminer les esprits des véritables antiracistes en nazifiant Israël, en faisant des anciennes victimes les nouveaux bourreaux".
http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/06/11/antisemitisme-israel-le-grand-malentendu_4436142_3232.html
   "L'attentat contre le musée juif de Belgique confirme tragiquement la réalité de la menace de la filière djihadiste syrienne. Aujourd'hui, on sait qu'un millier d'apprentis terroristes belges et français formés à l'école du djihadisme en Syrie pourraient, en toute hypothèse, frapper à nouveau sur le sol européen. Mais là n'est pas l'unique enseignement de l'attentat antisémite perpétré le 24 mai dernier à Bruxelles.
    A la Ligue belge contre l'antisémitisme (LBCA), nous avons reçu de nombreux messages de soutien, toutes confessions confondues. Cette communion dans le recueillement s'est également exprimée sur les réseaux sociaux. Toutefois, il n'est pas rare d'y trouver des messages de sympathie assortis d'un questionnement sur la responsabilité de l'Etat juif dans la résurgence de l'antisémitisme.
    Un exemple parmi d'autres nous en est donné par Robert B. qui, suite à la publication dans le quotidien belge Le Soir du 4 juin d'une opinion de l'avocat de la LBCA Christophe Goossens, titrée «Antisémitisme : tolérance zéro», a posté sur le mur Facebook de ce dernier le message suivant: «Superbe texte. Mais, mes amis juifs et autres, osera-t-on la question suivante sans faire hurler : La politique de l'Etat d'Israël ne contribuerait-elle pas à nourrir cet antisémitisme au lieu de le combattre ?»
    Serait-ce à dire qu'Israël, garant ultime du «Plus jamais ça», est aujourd'hui devenu pour certains une des causes de la résurgence de l'antisémitisme dans nos contrées ? D'aucuns diront qu'avec des amis comme Robert B., les juifs n'ont plus besoin d'ennemis. Je pense que ce serait là une erreur. D'abord parce que rien ne permet de douter de la sincérité de ce dernier. Ensuite, parce que son propos exprime une pensée largement répandue auprès de certains de nos concitoyens dont l'engagement antiraciste ne saurait être questionné.
    L'antiracisme : c'est ici précisément que réside le «grand malentendu». Avant d'y venir, deux remarques préliminaires s'imposent. Primo, critiquer la politique israélienne n'est, à l'évidence, pas antisémite. Prétendre le contraire reviendrait notamment à considérer que la majorité des Israéliens sont eux-mêmes antisémites. Je dirais même qu'Israël doit être critiqué, dans la même mesure que doivent l'être toutes les démocraties afin d'en améliorer leur fonctionnement.
    Secundo, cette tentative de dissiper ce « grand malentendu » ne s'adresse pas à ceux qui se cachent derrière l'antisionisme pour distiller un antisémitisme inavouable. Non, ce texte s'adresse à ceux qui, de bonne foi et sur base de mauvaises informations, participent involontairement à la diabolisation d'Israël et, ce faisant, à la banalisation de l'antisémitisme contemporain. Ces précisons faites, venons-en au « grand malentendu ».
    Après les deux guerres mondiales qui, le siècle précédent, ont ravagé notre continent, l'Europe a salutairement développé un mécanisme éducatif – l'antiracisme – pour prévenir la répétition des tragédies passées. Dans ce mécanisme, le mal absolu est incarné par une personne, Adolf Hitler, et par un régime, le Troisième Reich. Dès lors, tout ce qui s'apparenterait au nazisme et à ses complices – les collabos – doit être combattu sans merci. Aucun compromis, aucune paix n'est possible avec le nazisme : il doit être éradiqué.
    Ici rentrent en jeu les crypto-antisémites qui, au sortir de la seconde guerre mondiale, ont substitué l'Etat juif à l'individu juif et se sont, depuis, ingéniés à contaminer les esprits des véritables antiracistes en nazifiant Israël, en faisant des anciennes victimes les nouveaux bourreaux. Pour y parvenir, ils réservent leur « indignation » à l'unique démocratie (selon nos critères européens) du Moyen-Orient. C'est en effet « au nom de l'antiracisme » que ceux-ci condamnent sans relâche les moindres faits et gestes d'Israël et font la promotion de son boycott – on soulignera au passage la troublante coïncidence qui veut que, parmi les quelques 200 Etats membres que compte l'ONU, le seul pays soumis à cette menace est également le seul Etat juif de cette Assemblée.
    Concomitamment, ils font systématiquement l'impasse sur le caractère d'inspiration nazie des ennemis aux frontières d'Israël. Si l'accusation paraît rude, les faits n'en sont pas moins éloquents. Quid en effet du Hezbollah libanais et de certaines milices armées palestiniennes qui défilent, Kalachnikov au poing, en faisant le salut nazi ? Quid encore de la charte du Hamas qui reprend à son compte les poncifs éculés de l'antisémitisme (« Avec leur argent, ils ont mis la main sur les médias du monde entier. (…) Avec leur argent, ils ont mis sur pied des sociétés secrètes comme les francs-maçons, les clubs Rotary, les Lions (…) afin de saboter les sociétés et servir les intérêts sionistes. », art. 22) et puise son idéologie dans le livre de chevet d'Adolf Hitler (« Le plan sioniste (…) se trouve dans “Les Protocoles des Sages de Sion” et leur conduite présente est une bonne preuve de ce qu'ils avancent. », art. 32) ?
    Mais, si par cette inversion accusatoire Israël est un Etat nazi et les juifs de diaspora leurs collabos, quelle solution autre que « finale » méritent-ils que nous leur réservions, nous Européens biberonnés à l'antiracisme qui avons précisément le nazisme et ses soutiens comme ennemis absolus?
    Tel est l'autre enseignement qu'il faut retenir de l'actualité récente: si on entend sincèrement lutter contre l'antisémitisme, si on veut se donner une chance de remporter la victoire contre ce fléau qui risque à terme de faire vaciller notre démocratie paresseuse sur ses bases, si on veut redonner confiance aux 40% des Belges juifs et aux 46% des Français juifs qui, d'après le récent sondage spontané de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne, envisagent de « quitter leur pays parce qu'ils ne s'y sentent plus en sécurité en tant que juifs », on ne pourra faire l'économie d'un profond réexamen de l'actualité proche-orientale et, en définitive, d'une requalification du conflit israélo-arabe.
    Si les acteurs politiques, médiatiques, associatifs et académiques ne mesuraient pas l'urgence d'un tel impératif et si on laissait ce « grand malentendu » s'épanouir plus encore dans le cœur et l'esprit de nos concitoyens directement concernés par ce problème, l'antisémitisme ne pourra pas être endigué. Toute mesure prise ne serait alors qu'un emplâtre sur une jambe de bois, les principes fondateurs de nos démocraties européennes continueront d'être minés et l'exode silencieux des juifs d'Europe se poursuivra, inexorable. Et ceux qui se réjouiraient d'une telle perspective feraient bien se replonger dans les livres d'Histoire pour se rappeler que si les antisémites commencent avec les juifs, ce n'est jamais avec eux qu'ils en finissent."

- Nommer l’antisémitisme qui vient, Bernard-Henri Lévy (La Règle du Jeu)
http://laregledujeu.org/bhl/2014/06/02/nommer-l%E2%80%99antisemitisme-qui-vient/
   "Voilà. La police belge, puis française, a correctement fait son travail. Et l’on sait donc que c’est un Français, originaire de Roubaix, Mehdi Nemmouche, qui est, selon toute vraisemblance, l’auteur de la tuerie, samedi 24 mai, du Musée juif de Bruxelles.
    Les juifs de Belgique ont peur. Les juifs de Marseille, où, quand il a été interpellé, arrivait l’assassin présumé, ont peur. Il n’y a pas un juif qui, en Europe, ne soit saisi d’effroi à l’idée des similitudes entre l’itinéraire de Mohamed Merah hier et de Mehdi Nemmouche aujourd’hui ; il n’y a pas un démocrate que n’effleure la terrifiante idée qu’un Merah, un seul, c’était un cas isolé, une exception, une monstruosité dont on pouvait se dire, pour se rassurer, qu’elle était sans règle ni espèce ni lendemain – mais que deux Merah, un Merah puis un Nemmouche, un Merah renommé Nemmouche et singeant jusqu’au modus operandi de son modèle, cela fait beaucoup, cela fait le commencement d’une série et cela constitue, buzz et viralité aidant, l’ébauche d’un paradigme.
    Comment cela est-il possible, se demande-t-on ? Comment la France et la Belgique, c’est-à-dire l’Europe, ont-elles pu devenir ce lieu où l’on tue, de sang-froid, au seul motif qu’ils sont juifs, hier des enfants toulousains à la porte de leur école, avant-hier un jeune homme, Ilan Halimi, qui était l’innocence même et, aujourd’hui, ces quatre nouvelles victimes qui croyaient qu’un musée est un sanctuaire ? Nos sociétés sont-elles à la hauteur de cette foudre qui leur tombe à nouveau sur la tête ? Ont-elles pris, prennent-elles, la mesure d’un événement qui n’a aucune raison, sinon, de ne pas se reproduire encore et encore ? Le lien avec cette école de la haine et, il faut bien le dire, du crime que devient, trop souvent, Internet ?
    Est-il raisonnable, par exemple, de s’enthousiasmer quand Google reconnaît à ses usagers un élémentaire « droit à l’oubli » et de ne pas s’émouvoir plus que cela quand le même Google enregistre, référence et, de fait, surmultiplie des centaines de vidéos, puis des milliers de « commentaires » qui sont autant d’appels au meurtre contre les juifs ? Etait-il raisonnable, quand Manuel Valls opposa la force de la loi républicaine au minable agitateur qui, en solidarité – mais oui ! – avec l’assassin d’Ilan Halimi, terminait ses meetings aux cris de « Libérez Fofana », de vaticiner sur la « tolérance en péril », la « liberté d’expression menacée » et le dialogue – « désaccordé » – qu’il faudrait maintenir avec les néonazis français ?
    Et les imams ? Et les jeunes de confession musulmane dont il ne faut pas se lasser de répéter qu’ils n’ont rien à voir avec cette saloperie ? Qu’attendent les premiers pour condamner avec force, une bonne fois, cette insulte au Coran, ce blasphème, qu’est l’acte d’un Nemmouche ? Et les seconds pour s’insurger, se mobiliser – scander peut-être, d’une seule voix, « nous sommes tous des juifs de Bruxelles potentiellement assassinés » ?
    Qu’attendent-ils, tous, pour désavouer un Tariq Ramadan qui, quelques heures après la tuerie, alors que le monde était sous le choc, n’a rien trouvé de mieux à faire que d’écrire que « les deux touristes visés à Bruxelles travaillaient pour les services secrets israéliens » et que cet attentat n’était qu’une « manœuvre de diversion » dont le véritable but était de « prendre pour des imbéciles » les braves gens qui lisent et écoutent le penseur des Frères musulmans ?
    On a bien lu. Mira et Emmanuel Riva qualifiés, sous prétexte qu’ils étaient fonctionnaires, d’agents du Mossad. Ce massacre transformé, sans l’ombre d’une preuve ou d’un indice, en je ne sais quel épisode d’une obscure guerre secrète. Toute la bêtise du conspirationnisme le plus glauque convoquée pour relativiser et, en fait, nier le crime. Et personne ou presque pour s’en indigner. Et personne pour, à l’exception de La Règle du jeu, sous la plume de mon ami Bernard Schalscha, souligner la communauté de pensée, une fois de plus, avec la pire rhétorique de l’extrême droite.
    Et puis le mot même d’antisémitisme. On sait que les mots tuent, mais qu’ils peuvent aussi sauver. On sait, depuis Camus, que mal nommer les choses peut ajouter à la misère du monde, mais que bien les nommer, leur donner leur juste nom, les peser au trébuchet du bon nominalisme nietzschéen, est un acte de résistance. D’où vient alors que l’on ait eu tant de mal à le prononcer, ce mot, ce simple mot, d’antisémitisme ?
    D’où vient qu’il ait fallu tout ce temps aux autorités judiciaires et policières belges d’aujourd’hui, comme aux autorités françaises du temps de l’affaire Halimi, pour qualifier le crime et surmonter le déni ? Et jusqu’à quand faudra-t-il tolérer de voir autant d’incendiaires des âmes – ou peut-être juste de crétins – qui, lorsqu’on fait ce travail de nomination, lorsqu’on appelle un chat un chat, et un meurtre de juifs un crime antisémite, hurlent à la « nouvelle bien-pensance » et au retour d’une « police de la pensée » devenue, à leurs yeux, bien plus que l’apologie du crime, le visage même de l’inacceptable ?
    Ce sont des questions. Il faudra y répondre, et vite, si l’on ne veut pas que la haine du nom juif redevienne l’angle mort, ou la part maudite, de l’Europe en dépression."

- Le néo-antisémitisme du XXIème siècle n’est pas une vue de l’esprit : comment le combattre ?, Alexandra Laignel-Lavastine (docteur en philosophie et journaliste)
http://www.atlantico.fr/decryptage/neo-antisemitisme-xxieme-siecle-est-pas-vue-esprit-ou-comment-combattre-alexandra-laignel-lavastine-1609010.html
   "Inaugurée ce mercredi 11 juin, voilà que l’exposition intitulée « Le Peuple, le Livre, la Terre : 3 500 ans de relations entre le peuple juif et la Terre sainte », annulée à la dernière minute en janvier dernier, devrait enfin pouvoir se tenir au siège de l’Unesco à Paris ! En espérant du moins qu’un Mérah ou qu’un Nemmouche n’ait pas l’heur de se faufiler parmi les convives…
    Conçue par l’historien Robert Wistrich, qui dirige le Centre international Vidal Sassoon pour l’étude de l’antisémitisme (SICSA) à l’université hébraïque de Jérusalem, et initié par le célèbre Centre Simon Wiesenthal, on se souvient en effet que cette exposition, qui entend pourtant promouvoir la compréhension mutuelle et la tolérance, avait été déprogrammée sans préavis par Madame Irina Bokova, la directrice générale de l’Unesco. Alors même que les invitations avaient déjà été envoyées, celle-ci avait cédé à la sommation des vingt-deux Etats arabes membres de l’organisation. Le motif ? L’exposition historique aurait pu « nuire aux pourparlers en cours au Proche-Orient » (sic). Scandalisées par cette abdication pour le moins idéologique, plusieurs associations françaises et étrangères avaient alors donné de la voix, à l’instar de Robert Wistrich lui-même, contraignant ainsi la branche éducative de l’Onu à « reporter » l’événement.
    L’écrivain et ancien haut fonctionnaire algérien, Boualem Sansal, limogé pour ses prises de position courageuses face à la montée de l’islamisme, avait lui aussi protesté contre cette annulation subite dans une lettre à la direction de l’agence onusienne. Il y exprimait sa « surprise » et sa « gêne » devant pareil « boycott », ayant « la faiblesse de croire que c’est la libre expression qui sert la paix ». Et d’ajouter cette évidence qui, à Paris, passe toujours aussi mal, à savoir « combien l’absence de démocratie dans les pays arabes nourrit la violence. Eteindre le feu dans sa maison serait plus urgent que d’aller combattre des expositions culturelles à l’autre bout du monde ».
    De quoi perturber un rien nos bien-pensants de service dont la montre semble s’être arrêtée dans le tiers-mondisme des années 60 — d’un côté les méchants colonisateurs, de l’autre les victimes colonisées —, les mêmes étant par ailleurs tout prêts à s’insurger contre l’interdiction des spectacles antisémites et négationnistes d’un Dieudonné au nom de la « liberté d’expression » ? Ce serait sans doute trop leur demander…
    Après avoir consacré deux ans de dur labeur à en rédiger les panneaux et à rechercher un consensus entre les parties, le très posé professeur Robert Wistrich, lui, est aujourd’hui un universitaire heureux. Considéré dans le monde entier comme une des sommités les plus en pointe en matière d’histoire de l’antisémitisme — partout sauf en France, où il est moins connu…—, cet homme au charme tout british et au français impeccable se réjouit que l’exposition voie enfin le jour.
    Quelques jours avant son inauguration, il nous disait même à Jérusalem y voir « un tournant significatif étant donné l’ampleur prise par le discours visant à nier le moindre lien entre les Juifs et la Terre d’Israël », mais aussi un « pas important pour l’ouverture d’un vrai dialogue entre Juifs, chrétiens et musulmans ».». Il sera d’ailleurs reçu en audience à l’Elysée par le président François Hollande, quelques heures avant l’inauguration.
    Un homme heureux, mais profondément inquiet au vu — à moins d’être tout à fait aveugle — de cette invraisemblable flambée de judéophobie planétaire qui se déploie depuis le début du XXIème siècle et qui s’est remise à tuer sur le sol français. Des massacres de Mohammed Merah en 2012 à la tuerie de Mehdi Nemmouche il y a quinze jours, en passant par l’assassinat d’Ilan Halimi par le « gang des barbares » et par « les Juifs sont des chiens » de notre « humoriste » emblématique passé de l’extrême gauche à l’extrême droite, voilà de fait une réalité que nous aurions été mieux préparés à affronter et à penser si le récent opus magnum du Pr Wistrich, A Lethal obsession : Antisemitism from Antiquity to Djihad (2010) avait trouvé un éditeur en France. Or tous passent leur tour depuis quatre ans. [...]
    On le sait pourtant : une société qui tolère en son sein un tel degré d’antisémitisme et de négationnisme est une société qui se menace elle-même. Et que l’on sache, cette dérive ne faisait pas partie du projet européen, né — faut-il le rappeler ? — sur les charniers de la Seconde Guerre mondiale. « Et si les Juifs étaient eux-mêmes des nazis ? », écrivait déjà le philosophe Vladimir Jankélévitch en 1971. « Ce serait merveilleux. Il ne serait plus nécessaire de les plaindre ; ils auraient mérité leur sort ».
    Depuis, la « merveille » s’est accomplie au-delà des plus pessimistes prophéties. Comme si la nouvelle judéophobie, tout de même très présente dans la culture musulmane tant elle est intégrée au discours populaire — y compris dans nos banlieues —, venait rejoindre, en Europe, le désir, jamais aussi désinhibé, de vouloir se débarrasser du fardeau de la Shoah. Et comme si, pour beaucoup d’Européens, le Crime se révélait décidément trop lourd, la responsabilité trop écrasante. [...]"

- Bruel, Le Pen et l’AFP : il n’est de bon juif que confessionnel, Luc Rosenzweig (Causeur)
http://www.causeur.fr/antisemitisme-le-pen-hessel-27981.html
   "Je n’ajouterai qu’un bref commentaire au flot de paroles et d’écrits déversés à l’occasion du nouveau dérapage langagier du président d’honneur du FN.  Vieux cabotin de la scène politique, Jean-Marie Le Pen prend tous les risques, y compris celui de mettre sa fille en difficulté, pour se retrouver sous les feux de l’actualité. Jean-Marie Le Pen est et restera jusqu’à son trépas un antisémite de la vieille école française, celle des antidreyfusards et des maurrassiens. Au fil du temps, cet antisémitisme-là s’est dégradé en sorties graveleuses de fin de banquet. Il  est haïssable, mais il n’est pas exterminationniste comme celui des nazis, ni tueur de juifs comme celui des Merah et Nemmouche. Pour une certaine gauche, le Pen est le vieillard que l’on adore haïr, comme feu Stéphane Hessel était celui qu’on aimait adorer. Tous deux ont ou avaient une obsession : les juifs pour le premier, Israël pour le second. Ils ne méritent ni tant d’honneur, ni tant d’indignité.
    En revanche, j’avoue avoir été irrité par la formulation employée par l’Agence France-Presse, reprise par l’ensemble des médias, pour expliquer que menacer Patrick Bruel d’une « fournée » était particulièrement ignoble : Patrick Bruel est « de confession juive ». Pourquoi cette formule alambiquée alors qu’il était si simple de signaler  que le chanteur est juif, qualité qu’il a d’ailleurs toujours revendiquée. Avez-vous entendu Patrick Bruel déclarer qu’il est « de confession juive » à un journaliste ? Non, jamais ! L’usage récurrent de cette expression dans le discours public montre combien il est difficile d’admettre, en France que l’appartenance au peuple juif n’est pas une simple affiliation religieuse, mais un destin collectif. Que, de plus cette appartenance n’est pas exclusive, bien au contraire, d’une loyauté sans faille et d’un amour profond pour la patrie française ? Lorsque les journalistes de l’Agence France-Presse et des grands médias auront compris cela, l’antisémitisme aura plus reculé qu’après une énième condamnation judiciaire de Jean-Marie Le Pen."

- Grigny : un jeune homme de 19 ans en garde à vue après des tags antisémites (Le Parisien) - "Originaire de la ville voisine de Ris-Orangis, il est suspecté d’avoir réalisé une dizaine de tags antisémites et faisant l’apologie des crimes de Mohamed Merah et de Youssouf Fofana".
http://www.leparisien.fr/essonne-91/grigny-un-jeune-de-19-ans-en-garde-a-vue-apres-des-tags-antisemites-12-06-2014-3917173.php

- Dieudonné : le parquet veut retirer une vidéo (AFP) - "Dans cette vidéo, Dieudonné appelle les "non-juifs" à se "révolter" et à se "mobiliser" contre l'occupation et la servitude qui seraient imposées par "les Juifs de France"."
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/06/06/97001-20140606FILWWW00251-dieudonne-le-parquet-veut-retirer-une-video.php

- Nicolas Anelka s'affiche avec un T-shirt inspiré par la "quenelle" de Dieudonné (FranceTV Info) - "Le vêtement visible sur le cliché est commercialisé en ligne dans la boutique officielle de Dieudonné, sous le nom de "T-shirt super quenelle"."
http://www.francetvinfo.fr/societe/dieudonne/nicolas-anelka-s-affiche-avec-un-t-shirt-inspire-par-la-quenelle-de-dieudonne_621479.html

- Jean-Luc Godard : « Hollande devrait nommer Marine Le Pen Premier ministre » (AFP) - "Le cinéaste Jean-Luc Godard, connu pour son goût de la provocation, s’est félicité, dans un entretien au Monde publié mercredi, que l’extrême droite soit arrivée en tête des européennes en France, estimant que le président François Hollande devrait nommer Marine Le Pen Premier ministre".
http://fr.timesofisrael.com/jean-luc-godard-hollande-devrait-nommer-marine-le-pen-premier-ministre/

- Le lapsus “divin” d’Alain Soral (Enquête & Débat)
http://www.enquete-debat.fr/archives/le-lapsus-divin-dalain-soral-70272


Gaza & Hamas

- Une roquette tirée de Gaza touche Israël (AFP) - "128 roquettes ou obus de mortier ont été tirés depuis début juin de la bande de Gaza vers le sud d’Israël".
http://fr.timesofisrael.com/une-roquette-tiree-de-gaza-touche-israel/
- Two rockets fired from Gaza land in southern Israel (JP)
http://www.jpost.com/Defense/Rocket-fired-from-Gaza-lands-in-southern-Israel-359324

- Israël abat un militant salafiste dans la bande de Gaza (AFP)
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/06/11/raid-aerien-israelien-sur-le-nord-de-gaza_4436351_3212.html
   "Un Palestinien a été tué et deux autres blessés mercredi 11 juin au soir, lors d'un raid aérien israélien lancé sur le nord de la bande de Gaza, ont indiqué les services d'urgence du territoire. Deux des victimes – dont l'homme qui a succombé à l'attaque – circulaient à moto lors de la frappe israélienne, ont-ils précisé. Le second blessé est un jeune garçon qui passait à pied à proximité, selon la même source. Selon des témoins, les deux hommes à moto étaient des militants radicaux salafistes.
    Dans un communiqué, l'armée israélienne a affirmé qu'un de ses avions avait été « visé par des terroristes affiliés au djihad international dans le nord de la bande de Gaza », désignant ainsi des groupes djihadistes armés proche de la mouvance Al-Qaida. L'homme avait été impliqué dans de nombreux tirs de roquette contre le sud d'Israël ces dernières années et plus particulièrement au cours du mois passé, a précisé le communiqué. Il appartenait à « une cellule extrémiste et violente salafiste qui a tenté d'organiser plusieurs attentats terroristes contre Israël et notamment d'abattre un hélicoptère », a ajouté l'armée. [...]"

- Even after unity deal, Hamas still runs failing Gaza, Avi Issacharoff (Times of Israel) - "The Islamist group, with hundreds of missiles pointed at Tel Aviv, continues to flex its muscle against Abbas".
http://www.timesofisrael.com/even-after-unity-deal-hamas-still-runs-failing-gaza/

- "Work accident" kills a child in Gaza (Elder of Ziyon) - "Ghsain was buried in a Hamas flag. Terrorists have killed far more Gaza civilians this year than Israel has".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2014/06/work-accident-kills-child-in-gaza.html

- Le Qatar va régler la paye des fonctionnaires du Hamas à Gaza (AFP)
https://fr.news.yahoo.com/qatar-va-r%C3%A9gler-paye-fonctionnaires-hamas-%C3%A0-gaza-143710885.html
   "Le Qatar va aider temporairement le nouveau gouvernement d'union palestinien à régler les salaires des employés de l'ancien gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza, a indiqué vendredi un porte-parole palestinien. Le Qatar a annoncé qu'il allait verser un total de 60 millions de dollars (44 millions d'euros) pour pallier l'incapacité de l'Autorité palestinienne à assurer les salaires des fonctionnaires de la bande de Gaza, ce qui avait déclenché la première crise après la constitution d'un gouvernement d'union pour la première fois depuis des années. [...]
    La dispute a éclaté lorsque les employés de l'Autorité palestinienne de la bande de Gaza ont perçu leur traitement alors que leurs 50.000 collègues du Hamas n'étaient pas payés. Le Hamas a alors exigé la semaine dernière que les salariés relevant de sa responsabilité soient payés comme leurs collègues de l'Autorité palestinienne.
    L'Autorité palestienne a jusqu'à présent refusé de régler les salaires du Hamas parce qu'ils avaient été nommés après l'éviction de force du Fatah, la principale composante d l'OLP de la bande de Gaza par le Hamas.L'ex-Premier ministre du Hamas à Gaza, Ismaël Haniyeh, qui a démissionné après l'intronisation du gouvernement d'union le 2 juin, a sollicité l'assistance financière de l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, pour payer les salaires des fonctionnaires. Exsangue financièrement, le Hamas, au pouvoir à Gaza, est incapable depuis plusieurs mois de payer régulièrement ses fonctionnaires. Ceux-ci espéraient pouvoir être payés par le gouvernement de consensus national.
    L'Autorité palestinienne avait affirmé qu'elle "étudierait" la possibilité de payer les fonctionnaires du Hamas, mais elle avait expliqué que le budget pour les salaires du mois de mai avait été préparé avant l'accord de réconciliation datant du 23 avril. La semaine dernière, des échauffourées ont eu lieu lorsque les fonctionnaires du Hamas ont vu leur homologues de l'Autorité palestinienne basés à Gaza retirer leurs salaires. Les forces de sécurité du Hamas ont dû intervenir et fermer les distributeurs."


Judée-Samarie

- Trois Israéliens enlevés par des Palestiniens, selon l'armée (AFP)
https://fr.news.yahoo.com/isra%C3%ABl-trois-jeunes-enlev%C3%A9s-palestiniens-090724167.html
   "L'armée israélienne a intensifié samedi ses recherches dans le sud de la Cisjordanie après la disparition de trois jeunes israéliens [âgés de 16 à 19 ans], qui ont été vraisemblablement enlevés par des Palestiniens.
    Pour la première fois depuis la disparition jeudi soir des trois adolescents, un responsable militaire a affirmé qu'il s'agissait d'un enlèvement. "Nous pensons qu'ils ont été kidnappés par des (activistes) présumés palestiniens", a déclaré ce haut gradé à des journalistes. Ce responsable a par ailleurs indiqué que "de très substantiels renforts", notamment des unités des forces spéciales et une brigade de parachutistes, ont été déployés autour de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, où se concentrent les recherches. "Plusieurs dizaines" de Palestiniens ont été arrêtés, a-t-il précisé. [...]
    Dans un communiqué posté sur internet et dont l'authenticité n'a pu être confirmée, le rapt a été revendiqué au nom d'un groupe se faisant appeler "l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) - branche Palestine-Cisjordanie", qui se manifeste pour la première fois. L'EIIL est un groupe jihadiste radical très présent en Syrie et qui a lancé cette semaine une offensive fulgurante en Irak, s'emparant de larges territoires du nord du pays face à une armée en déroute et avançant vers Bagdad. [...]
    Selon les médias israéliens, les trois adolescents israéliens, qui étudiaient dans une yéchiva (séminaire talmudique), ont disparu jeudi soir alors qu'ils faisaient de l'auto-stop près du Gush Etzion, un bloc de [localités juives] situé entre les villes palestiniennes de Bethléem et de Hébron (sud de la Cisjordanie), pour se rendre à Jérusalem. L'un d'eux est aussi de nationalité américaine et l'ambassade des Etats-Unis a été prévenue, a précisé la radio publique.
    Israël a fermé les deux principaux points de passage entre Israël et la bande de Gaza - Kerem Shalom pour les marchandises et Erez pour les piétons - pour éviter que les trois disparus puissent éventuellement être transférés dans la bande de Gaza contrôlée sur le plan sécuritaire par les islamistes du Hamas. [...]"
- L’identité des 3 adolescents enlevés révélée (Times of Israel) - "Les trois adolescents sont Gil-ad Shaar (16 ans) de l’implantation de Talmon, Naftali Frenkel (16 ans) de Nof Ayalon, près de Modiin et Elad Yifrach (19 ans), près de Petah Tikva".
http://fr.timesofisrael.com/lidentite-des-3-adolescents-disparus-revelee/
- Teens' disappearance could be outcome of Palestinian unity, Ron Ben-Yishai (Ynet) - "At the moment, Hamas has much more motivation than before, to counter claims that it has abandoned the armed struggle against Israel and the fight for the release of prisoners in favor of a reconciliation with Abu Mazen that brings Hamas economic gains. On the Palestinian street, the kidnapping operation could restore the prestige of Hamas, or any other organization that may have carried it out".
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4530050,00.html


Israël

- Israël : Réouven Rivlin succède à Shimon Pérès à la présidence du pays (AFP) - "Favori des sondages, Réouven Rivlin, 74 ans, membre du Likoud, a présidé la Knesset de 2003 à 2006 puis de 2009 à 2013".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/06/10/israel-la-knesset-elit-le-successeur-de-shimon-peres_4435160_3218.html

- Jérusalem, "la seule période en 4000 ans où chacun a le droit de prier en totale liberté", selon Simon Sebag Montefiore (Philosémitisme)
http://philosemitismeblog.blogspot.fr/2014/06/jerusalem-la-seule-periode-en-4000-ans.html
   "Extrait des propos de l'historien britannique Simon Sebag Montefiore (auteur de "Jérusalem : Biographie", Calmann-Lévy) recueillis par Adrien Jaulmes @ Le Figaro (29-30/10/2012) :
   "Je sais que c'est une vue controversée, mais l'administration actuelle de Jérusalem par Israël est la seule période en quatre mille ans où chacun a le droit de prier en totale liberté sans la moindre limite. Il est vrai que les questions de sécurité ont conduit à contrôler ou à restreindre les accès aux Lieux saints, mais, la plupart du temps, il existe dans la ville une liberté qui n'a jamais existé auparavant. Le bilan israélien reste assez bon. La décision de Moshe Dayan, en juin 1967, d'interdire les prières des Juifs sur le mont du Temple a été une décision d'homme d'État. Aucun conquérant n'a jamais pris cette décision extraordinaire d'empêcher son propre peuple d'accéder à un endroit qu'il a conquis et sur lequel il a des droits. C'est le témoignage des aspirations élevées d'Israël"."

- By the way, synagogues are being burned down...in Israel (Elder of Ziyon) - "Three synagogues in Israel sustained significant fire damage over the weekend, in what police suspect were arson cases".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2014/06/by-way-synagogues-are-being-burned.html


Gouvernement palestinien d'union

- La lune de miel s’achève pour le Fatah et le Hamas, Avi Issacharoff (Times of Israel) - "Quelques jours après l’assermentation du nouveau gouvernement d’union, les factions rivales se querellent déjà".
http://fr.timesofisrael.com/la-lune-de-miel-sacheve-pour-le-fatah-et-le-hamas/
   "La lune de miel n’aura pas duré longtemps. Quelques jours seulement après la formation d’un gouvernement d’union, des fissures sont apparues entre le Hamas et le Fatah, qui démontrent à quel point le chemin de la réconciliation sera long et épuisant. Le célèbre cliché « le diable est dans les détails » s’est avéré être plus pertinent que jamais pour la mise en œuvre de l’accord sur l’unité palestinienne.
    La première crise, comme prévu, concerne les salaires des employés de l’AP et du Hamas à Gaza. Depuis la prise de contrôle du Hamas en juin 2007, près de 50 000 Palestiniens, qui travaillaient dans les bureaux du gouvernement de l’AP, ont reçu un salaire de Ramallah, sans travailler. Leurs postes ont été comblés par près de 40 000 nouveaux employés et des membres des forces de sécurité, qui, pendant près de sept ans, ont reçu leurs salaires du gouvernement du Hamas. Pendant les deux derniers mois, le gouvernement d’Ismael Haniyeh a été incapable de payer les salaires de ses employés, en raison de la grave crise fiscale de l’organisation (due, entre autres, à la fermeture des tunnels entre la péninsule du Sinaï et de l’Egypte).
    L’accord d’unité entre les deux mouvements détermine qu’une commission mixte évaluera les salaires des employés du Hamas, et les remettra à niveau en fonction des mêmes critères – l’ancienneté et le niveau d’éducation, par exemple – qui détermineront les salaires des employés du gouvernement du Fatah. Mais jusqu’à ce que la commission finisse son travail, les 40 000 employés du Hamas ne recevront pas leurs salaires. Mercredi, quand les employés de l’AP qui vivent à Gaza se sont rendus aux banques pour recevoir leurs salaires, ils se sont retrouvés confrontés aux membres du Hamas qui les ont empêchés d’atteindre les guichets automatiques.
    Une bagarre a éclaté entre les deux parties, et les forces de police du Hamas ont été envoyées sur place. La police a décidé d’empêcher les deux parties d’entrer dans la banque. Jeudi, les banques étaient fermées dans la bande de Gaza, sous prétexte de réduire les frictions. En fait, le Hamas tente de faire pression sur le président de l’AP Mahmoud Abbas pour qu’il paie ses travailleurs immédiatement. Dans le même temps, le Hamas a publié un communiqué jeudi soir, affirmant que le Qatar avait promis de résoudre la crise et de payer les salaires des employés du Hamas jusqu’à ce que la commission mixte ait terminé son travail.
    La deuxième crise, comme prévu, est due aux activités politiques et militaires du Hamas en Cisjordanie. Au cours des derniers jours, les militants du Hamas à Hébron ont tenté d’organiser des rassemblements de masse pour la Journée de la Naksa [Jour de l'échec], marquant la défaite subie pendant la guerre des Six-Jours en 1967. Mais les forces de sécurité de l’AP ont pris les rassemblements comme un signe de défiance. Selon les dires du Hamas, certains de ses membres ont été arrêtés à Hébron : dans les deux derniers jours seulement, cinq militants ont été arrêtés et trois autres détenus pour être interrogés. L’un des détenus, selon le rapport, a été libéré de la prison du Service général des renseignements israélien il y a trois jours, et le lendemain, a été arrêté par la Force de sécurité préventive.
    En fin de compte, les manifestations de Hébron n’ont pas eu lieu. Pendant ce temps dans la bande de Gaza, les forces de sécurité du Hamas ont arrêté un membre clé du Fatah qui était retourné dans la bande par le passage de Rafah.
    Ces incidents créent les premières petites fissures significatives de l’unité palestinienne, et posent des interrogations sur le fait de savoir si l’accord de réconciliation peut durer. Et à l’horizon plane la plus grande des crises – les élections présidentielles et législatives, pour lesquelles le gouvernement d’union nationale a été établi. La date n’a pas encore été fixée, mais il est déjà clair qu’Israël ne permettra pas la tenue d’élections à Jérusalem Est en raison de la participation du Hamas. Lorsque cela se produira, les deux organisations devraient s’opposer à la tenue d’élections, rendant l’avenir de ce gouvernement encore plus incertain."

- Hamas attacks PA for cooperating with investigation into missing teens (Reuters) - ""Security coordination between (Prime Minister Rami) Hamdallah's and Abbas's security services and the enemy to locate the heroes of the Hebron operation and arrest them is a stigma," said Hamas spokesman Fawzi Barhoum".
http://www.jpost.com/National-News/Hamas-attacks-PA-for-cooperating-with-investigation-into-missing-teens-359316


"Processus de paix"

- Fatah film glorifies perpetrators of Munich attack and other terrorists (Vidéo 3mn) - pour rappel, l'organisation Septembre Noir avait tué 11 membres de l'équipe olympique israélienne en 1972.
https://www.youtube.com/watch?v=XXBhsA2Lzbg

- Hillary Clinton: Obama Erred by Demanding Israeli Construction Freeze (Algemeiner) - "Clinton explained that the American stance on the settlements hardened Palestinian Authority President Mahmoud Abbas’s position. She said Abbas dismissed the Israeli construction freeze. Clinton herself called the Israeli decision to freeze construction “unprecedented”."
http://www.algemeiner.com/2014/06/08/hillary-clinton-obama-erred-by-demanding-israeli-construction-freeze/

- Auschwitz : l'enseignant palestinien démissionne (i24) - "Dajani a présenté sa démission le 18 mai, en espérant que les responsables de l'université la rejetteraient et dénonceraient la campagne menée contre lui. A la place, la direction du personnel de l'université lui a signifié que sa démission prenait effet le 1er juin".
http://www.i24news.tv/app.php/fr/actu/international/moyen-orient/140608-demission-de-l-enseignant-palestinien
   "Mohammed Dajani, le professeur de l'université Al-Qods de Jérusalem, qui a organisé le premier voyage d'étudiants palestiniens au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau en mars dernier, a démissionné de son poste après avoir subi de nombreuses pressions.
    Le professeur Dajani, qui dirige le département d’étude américaine a déclaré au journal israélien Haaretz qu'il avait estimé ne pas avoir eu d'autre choix que de démissionner après que les responsables universitaires ont refusé de le soutenir face à la campagne de dénigrement menée contre lui par certains membres de l'université. Après le voyage à Auschwitz, Dajani a été qualifié de "traître" et de "collaborateur", et a été expulsé du syndicat du personnel de l'université. Il a justifié ce voyage en expliquant qu'il était important à ses yeux que les Palestiniens comprennent leur "ennemi" - les Israéliens - et notamment le rôle de la Shoah dans l'élaboration de la politique et de la conscience israélienne.
    Dajani a présenté sa démission le 18 mai, en espérant que les responsables de l'université la rejetteraient et dénonceraient la campagne menée contre lui. A la place, la direction du personnel de l'université lui a signifié que sa démission prenait effet le 1er juin. "Je voulais que le président de l'université prenne position en refusant ma démission et, ce faisant, envoie un message clair et fort aux employés de l'université, aux étudiants et à la communauté palestinienne en général, que l'université soutient la liberté académique et considère mon voyage comme un voyage éducatif, qui n'est pas contraire aux règlements ou à la politique de la faculté", a indiqué Dajani.
    Il s'est également dit consterné par le fait que l'université ait pris ses distances avec le voyage en Auschwitz, estimant que le professeur était "en congé" et avait agi "à titre personnel". Ce voyage faisait partie d’un programme conjoint de "réconciliation et de résolution des conflits", conduit conjointement avec l’Université Ben Gourion du Néguev et l’Université allemande Schiller.
    Le programme, qui rassemble des étudiants israéliens et palestiniens, avait pour objectif d’enseigner la souffrance endurée par les deux peuples, afin de comprendre comment chacune des consciences historiques s’était développée. Des étudiants israéliens avaient notamment visité un camp de réfugiés au sud de Bethléem pour appréhender l’expérience de la "Naqba" ("catastrophe"), terme employé par les Palestiniens pour qualifier la création de l’Etat d’Israël en 1948. L'idée finale est d’étudier les réactions de chacun des groupes pour évaluer si la confrontation avec les récits historiques de l’autre facilite la réconciliation entre les deux peuples.
   "J’ai été élevé dans une société négationniste, où l’Holocauste était un tabou. Je n’ai jamais rien pu étudier sur ce sujet à l’université. Tout ce que je savais sur le génocide était vague, exagéré ou présenté comme un simple détail parmi tant d’autres atrocités commises pendant la Seconde Guerre mondiale", avait déclaré Dajani à i24news lors d'une interview qui s’est déroulée en avril dans son bureau de Beit Hanina, un quartier de Jérusalem-Est. "Par définition, le fait d’avoir été bercé par cette culture et d’effectuer un tel voyage vous met face à une dissonance cognitive”."

- Top Palestinian negotiator rips into ‘discredited, useless’ Abbas (Times of Israel) - "In leaked recording, Saeb Erekat compares PA president to Saddam and Assad; says Netanyahu ‘a war criminal’ who’s ‘not worth a bullet’."
http://www.timesofisrael.com/top-palestinian-official-recorded-upbraiding-mistaken-abbas/

- Australia defends its position not to use the term "occupied" (Elder of Ziyon) - "Bishop and Brandis were articulating a position long held by Israel and by numerous legal experts who recognize that the West Bank cannot be considered “occupied” for the simple reason that said territory did not belong to any sovereign power at the time that Israel took control of it".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2014/06/australia-defends-its-position-not-to.html

- The Middle East Problem, Dennis Prager (Vidéo 5mn38) - une vidéo didactique se concentrant sur le fondement essentiel du conflit israélo-arabe.
https://www.youtube.com/watch?v=8EDW88CBo-8

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Published by Occam - dans Juin 2014
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