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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 00:48
France

- Quand Unité Populaire (parti suisse d'extrême droite) rencontrait Dieudonné pendant les dernières élections européennes (Vidéo 18mn21) - peut-être l'interview la plus nauséabonde de Dieudonné à ce jour :
http://www.dailymotion.com/video/xb5c5i_unite-populaire-rencontre-dieudonne_news
    Dieudonné (vers 6mn40) : "Je pense que le sionisme est l'expression la plus tragique du capitalisme et de l'impérialisme sourd, aveugle, qui s'en prend aujourd'hui aux populations les plus pauvres. Je suis moi-même issu de l'Afrique noire, je m'appelle Dieudonné M'Bala M'Bala, je suis d'origine camerounaise, et je pense que notre combat ici, c'est de faire en sorte que l'Europe stoppe cette relation de dominant à dominé, et je suis persuadé que le sionisme est aujourd'hui le projet politique le plus contestable et sur lequel nous allons rassembler un maximum de monde.
    Cette élection est dans la continuation de l'histoire qui se déroule devant nous, que nous avons vu en ce début d'année, avec l'intervention terroriste dans la Bande de Gaza par cette armée illégitime, et donc oui je fais partie d'un courant. Je sais que dans mon travail, le sacré aujourd'hui et le blasphème n'existent que lorsque vous montrez du doigt Israël et le projet sioniste, donc ce projet est arrivé à un degré de puissance... mais l'empire n'a jamais été aussi beau, aussi flamboyant, qu'à la veille de son chaos. J'aime cette phrase parce qu'elle résume bien mon point de vue."
    Unité Populaire : "Quels ont été vos soutiens à l'annonce de cette liste ?"
    Dieudonné : "Ah ben c'est très clair, on est les seuls, en fait, puisque les autres sont tous des partis sionistes. Alors on est montrés du doigt comme étant le mouvement de la haine, et je pense que c'est bon signe, parce que la plupart en fait sont pieds et mains liés aux intérêts économiques de ce grand mouvement sioniste. Ils sont paralysés, [...] je crois qu'ils se sont laissés engluer en fait dans ce marécage qu'est le sionisme. [...] La victoire que nous allons inscrire contre le sionisme, cette victoire sera lourde de conséquences, pour eux. [...]"
    Unité Populaire : "Votre combat est-il contre un système ou une pensée ?"
    Dieudonné : "[...] Je pense que le projet sioniste, c'est l'esclavagisme moderne, contemporain. Je suis un nègre des champs qui veut se libérer de son maître. Et le maître aujourd'hui, c'est le sionisme. C'est difficile, parce qu'il est drapé dans ce discours politique de victimisation qui a permis la création de l'Etat d'Israël. Mais c'est évidemment pour moi le projet politique le plus noir et le plus sombre de l'histoire, même de l'humanité. C'est un projet capable de se servir de la souffrance, de la mort, de l'instrumentaliser de manière obscène pour conquérir des terres, pour conquérir de la puissance, pour gagner du pouvoir et de la finance. Et je trouve que là on est face à ce qu'il y a eu de pire dans l'histoire de la domination, parce que c'est vraiment le mensonge qui est arrivé au sommet de la pyramide."
    Unité Populaire : "Quelle est votre stratégie pour mener à bien votre combat ?"
    Dieudonné : "[...] Je suis dans un champ, et je me dis voilà, il faut qu'on s'évade. La plupart d'entre vous est encore aliénée, dans votre condition d'esclave, c'est-à-dire que nous sommes plus nombreux, il suffit que chacun à un moment donné décide de s'enfuir et on peut y arriver. [...] On est beaucoup plus nombreux, il suffit simplement qu'on prenne conscience, et ce projet s'arrête. [...] Je pense que ce discours peut toucher de jeunes gens qui, avant même de rentrer dans le cadre, la structure, et de rester enfermés, ont le choix simplement de voir le monde autrement. On est majoritairement présents, et ces élections vont certainement le montrer. [...] Je suis persuadé, comme au Venezuela, comme en Iran... le discours iranien, là, à Genève, a été particulièrement éloquent, et d'une justesse sur la situation dans laquelle nous nous trouvons tous... [...]
    Unité Populaire : "Comment faites-vous la différence entre antisionisme et antisémitisme ?"
    Dieudonné : "L'antisémitisme est un argument fourre-tout, un chantage systématique qui permet de disqualifier du débat toute personne qui s'oppose au projet impérialiste sioniste, et au maître sioniste. Parce qu'ils sont nos maîtres. [...] Ce qui s'est passé à Gaza, la résistance héroïque au Sud-Liban, et toutes ces actions nouvelles nous montrent qu'on n'a pas besoin d'être majoritaires ou très nombreux pour lancer des dynamites partout, pour dire voilà, on va se libérer, c'est tout. [...] Vous n'êtes plus nos maîtres, on n'a plus à subir votre système."
    Dieudonné : "[...] J'ai senti en fait que la véritable religion, la véritable sacralité dans notre société était tout ce qui touchait la question d'Israël. Je me suis aperçu qu'il y avait là, eh bien la nouvelle croyance, et que l'Inquisition était organisée pour tous les mécréants. Je me suis opposé à la hiérarchisation des souffrances, et ça m'a causé... [...] [Harlem Désir a dit] que l'Holocauste était le plus grand génocide de toute l'histoire de l'humanité. Cette façon d'organiser une compétition victimaire, moi ça me paraîtrait dangereux. Bien sûr c'est un drame. Au même titre que les autres. [...] Même si je comprends bien que certainement il [Harlem Désir] doit servir les intérêts du sionisme en optant pour ce type de comportement. [...]

- Sarkozy : l'option militaire est toujours envisagée dans le dossier nucléaire iranien (Guysen.International.News / 2009-11-14 22:36)
   "Selon le journal panarabe Al Hayyat citant des sources françaises, le président Sarkozy a mis en garde vendredi son homologue syrien Bachar al-Assad contre une ''complication de la situation'' si aucun accord n'est trouvé dans le dossier nucléaire iranien. Il a souligné que l'alternative militaire d'Israël est toujours en ligne de compte.
    Le président Assad aurait également défendu le Hamas, soutenant que le mouvement terroriste respecte la trêve à Gaza depuis plusieurs mois, alors que M. Sarkozy n'épargnait pas ses critiques contre le groupe islamiste qui fait obstacle à la réconciliation interpalestinienne."

- Grippe A : y a-t-il un vaccin contre le ''virus du soupçon'' ? (Conspiracy Watch) - "tandis qu'ici on tergiverse sur l'opportunité d'un vaccin distribué en masse, ailleurs, les foules se ruent sur les rares doses disponibles".
http://www.conspiracywatch.info/Grippe-A-y-a-t-il-un-vaccin-contre-le-virus-du-soupcon_a452.html
   "Dans un dossier paru dans son édition du 12 novembre (http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/la-verite-sur-le-vaccin-contre-la-grippe-a_827821.html), L’Express constate que « le virus du soupçon se répand à travers l'Hexagone plus vite que celui de la grippe porcine ». En effet, d’après un sondage Ifop à paraître dans Dimanche Ouest-France, à peine un Français sur cinq se déclare prêt à se faire inoculer le vaccin contre la grippe A (http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/11/14/01011-20091114FILWWW00664-grippe-avaccin-un-francais-sur-5.php). Ils étaient 55 % au mois de septembre. [...]
    Les rumeurs complotistes jouent évidemment un rôle déterminant dans cette perte de confiance du public. Parmi les mensonges diffusés sur internet : le caractère obligatoire de la vaccination, la rumeur selon laquelle le vaccin contiendrait des adjuvants nocifs (http://www.sante-sports.gouv.fr/grippe-grand-public/je-me-fais-vacciner/questions-reponses/questions-reponses-je-me-fais-vacciner.html#19), ou encore celle selon laquelle l’injection du vaccin permettrait, au passage, de nous greffer des puces électroniques RFID à notre insu.
    Ironie de l’histoire, l'hebdomadaire constate que « tandis qu'ici on tergiverse sur l'opportunité d'un vaccin distribué en masse, ailleurs, les foules se ruent sur les rares doses disponibles. Contrairement à la France, la plupart des pays ont opté pour une prévention ciblée, et l'opinion crie à la pénurie » comme au Canada, où l’épidémie a déjà fait près d’une centaine de victimes ou aux Etats-Unis (1000 morts dont 100 enfants), où des infirmières menacent de faire grève si on ne les inscrit pas sur la liste des publics prioritaires…"

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Israël

- Un islamiste commet une tentative d’assassinat (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/11/un-islamiste-commet-une-tentative-dassassinat/
   "Un jeune islamiste s’est rué sur un garde-frontière près de la porte Ouest de l’esplanade du Temple, (porte des Maghrébins) tentant de l’assassiner à l’arme blanche. La personne visée a vivement réagi et maîtrisé son agresseur. Le suspect a été arrêté pour interrogatoire."

- Lieberman : après les Arabes de Judée-Samarie, les Arabes de Galilée et du Neguev vont vouloir leur autonomie (Guysen.International.News / 2009-11-15 00:25)
   "Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a déclaré, ce samedi soir, que la création d'un Etat palestinien en Judée-Samarie ne résoudra pas le conflit israélo-palestinien, mais déplacera les problèmes à l'intérieur des frontières de l'État d'Israël. Les Arabes de Galilée et du Néguev exigeront eux aussi leur autonomie, a-t-il précisé."

- Ces musulmans qui combattent pour l’Etat d’Israël (JSS) - "La plupart des bédouins musulmans sont fiers d’appartenir à Israël, notamment ceux qui sont nés depuis la création de l’Etat d’Israël".
http://jssnews.com/2009/11/14/ces-musulmans-qui-combattent-pour-letat-disrael/
   "Lorsqu’on évoque le conflit entre Israéliens et Palestiniens, l’image qui nous vient à l’esprit est celle d’une guerre entre musulmans et juifs. Une image qui n’est pas toujours exacte. “Des centaines de musulmans servent dans les rangs de l’armée israélienne”, dont certains ont participé à la dernière opération contre Gaza. Fahd Falah, officier au sein de l’armée israélienne, est un musulman issu des bédouins d’Israël. Il est fier de servir sa patrie Israël, et est prêt à combattre à Gaza. “Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir, avec loyauté, pour protéger ma patrie Israël”, dit-il, reconnaissant avoir combattu dernièrement à Gaza. Il ajoute que “le service militaire au sein de l’armée israélienne est devenu héréditaire dans sa famille. Mon grand père et mon père ont servi dans l’armée, ça se transmet de père en fils”.
    La plupart des bédouins musulmans sont fiers d’appartenir à Israël, notamment ceux qui sont nés depuis la création de l’Etat d’Israël. Mais, la coopération entre les Bédouins et les juifs était de mise avant que cet Etat ne voie le jour. Un cheikh de la tribu “al-Haïeb”, établi alors sur les collines d’al-khalil, prénommé Youssef, a envoyé une soixantaine de ses hommes pour combattre aux côtés de ses amis juifs contre leurs voisins arabes entre 1946 et 1947.
    Il existe aujourd’hui un mémorial des soldats bédouins qui sont tombés sur le champ de bataille de l’armée israélienne. Un édifice ultramoderne équipé d’un système informatique ; il suffit d’un simple clic pour que la photo et la biographie du soldat musulman tué sur le front apparaissent. Lors d’une cérémonie organisée par les soldats musulmans à l’occasion de la fête de l’indépendance israélienne, et du jour du soldat israélien, un grand nombre de responsables israéliens, dont le ministre des minorités, les cheikhs des tribus bédouins et les familles des soldats musulmans tués et  leurs sympathisants juifs ont été présents.
    L’armée a refusé de dévoiler le nombre exact des musulmans enrôlés dans ses rangs, mais elle dit qu’“il existe des centaines et des centaines, voire des milliers”. Même si la loi israélienne n’oblige pas les musulmans israéliens au service militaire, comme c’est le cas pour les juifs et les autres minorités, qu’est-ce qui incite les musulmans à se rallier aux rangs de l’armée ? Le colonel Ahmed Ramiz, responsable des minorités au sein de l’armée israélienne, estime que “le devoir numéro un de tout citoyen israélien est la défense de sa patrie en servant dans l’armée.” Selon un haut officier de l’armée, “les musulmans se sont rendus compte que pour bénéficier de tous les droits, il faut qu’ils accomplissent leurs devoirs dont le service militaire”. Et alors que Plomb Durci a suscité la colère des musulmans à travers le monde, “le nombre des musulmans au sein de l’armée israélienne a augmenté”, avance-t-il.
    Parmi les groupes qui s’opposent à l’adhésion des musulmans à l’armée israélienne, le groupe islamiste de Raed Salah, au Nord d’Israël, très influent parmi les musulmans israéliens. Ce mouvement a émis une Fatwa interdisant aux musulmans de rejoindre les rangs de l’armée israélienne, “celui qui fait ça et est tué pendant la bataille, est privé de prière au sein des mosquées relevant de ce mouvement”. Cheikh Kamel al-Khatib, vice-président du mouvement prévient, “tout musulman qui part à Gaza et tue un autre musulman, ne nous appartient pas”."

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Gaza & Hamas

- Israël : une roquette Qassam tombe sur le Néguev (Guysen.International.News / 2009-11-14 11:46)
   "Une roquette Qassam est tombée vendredi soir sur le Néguev, sans faire de blessés."

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Judée-Samarie & AP

- Territoires palestiniens : jets de pierres sur la police (Guysen.International.News / 2009-11-14 14:43)
   "Des Palestiniens ont lancé des pierres sur les forces de police et ont brûlé des pneus au nord de Tulkarem ce samedi, rapporte la radio israélienne."

- Judée Samarie : un véhicule israélien pris pour cible (Guysen.International.News / 2009-11-14 18:45)
   "Des Palestiniens ont jeté ce samedi des pierres sur un véhicule israélien à l'est de la ville de Qalqilya. On ne déplore aucun blessé."

- Saeb Erekat : l'AP veut la reconnaissance du Conseil de Sécurité de l'ONU d'un Etat palestinien (Guysen.International.News / 2009-11-14 15:25)
   "L'Autorité Palestinienne envisage d'obtenir la reconnaissance du Conseil de Sécurité de l'ONU d'un Etat palestinien défini selon les frontières de 1967 et avec comme capitale Jérusalem, a déclaré Saeb Erekat dans un article publié dans Al-Ayyam samedi."

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Egypte

- Egypte : un Africain tué à la frontière (Guysen.International.News / 2009-11-14 16:25) - Amnesty pourra de nouveau accuser Israël pour ce forfait :
   "Un responsable de la sécurité égyptienne a annoncé ce samedi que des garde-frontières avaient tué un Africain qui tentait de traverser la frontière pour aller en Israël ce samedi."

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Liban & Hezbollah

- Un journal koweïtien publie de nouveaux détails sur l'élimination d'Imad Moughnieh (Guysen.International.News / 2009-11-14 21:43)
   "Le journal koweïtien A-Raï, citant un diplomate occidental en poste à Damas, donne de nouveaux détails sur l'élimination de celui qui se faisait appeler ''le chef d'état-major du Hezbollah'', Imad Moughieh, Selon ce diplomate, Damas craint que le responsable de la douane syrienne, Hassan Mahlouf, n'ait aidé le Mossad israélien, peut-être inconsciemment, à mener à bien l'élimination. Il aurait reçu de grosses sommes pour ouvrir le terminal frontalier syro-irakien en fermant l'oeil sur les véhicules qui transitaient."

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Iran

- Les chancelleries occidentales constatent l'impasse diplomatique avec l'Iran, Natalie Nougayrède (Le Monde) - "La grande inconnue reste cependant l'approche du président Obama lui-même".
http://lemonde.fr/proche-orient/article/2009/11/14/les-chancelleries-occidentales-constatent-l-impasse-diplomatique-avec-l-iran_1267179_3218.html#ens_id=677013
   "[...] En fait de négociation, les choses sont au point mort. "La réponse iranienne à l'offre est de fait négative. Nous faisons tous ce constat. Mais la question est de savoir quand et comment l'administration Obama voudra en prendre acte ouvertement, commente un diplomate occidental proche du dossier. Pour Obama, il y a des considérations de politique intérieure qui pèsent lourd." [...]
    D'abord, la proposition faite le 21 octobre à l'Iran de transformation à l'étranger (en Russie puis en France) de la majeure partie de son stock d'uranium enrichi n'a pas reçu de réponse positive. Le pouvoir iranien a refusé les conditions mises à cette opération par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) malgré les efforts de son directeur, Mohamed ElBaradei, en quête de succès à quelques semaines de la fin de son mandat. C'est un revers pour l'équipe Obama. [...]
    Plutôt que d'être saisie par le régime iranien comme un véhicule de rapprochement avec les Etats-Unis, l'offre en question s'est retrouvée au coeur des luttes de factions politiques à Téhéran, dans un ballottement incessant qui n'aboutit qu'à un blocage. Le point d'orgue - en apparence paradoxal - a été ce moment où "l'ère de la coopération nucléaire" avec les Occidentaux était vantée par le président iranien, le radical Mahmoud Ahmadinejad, qui cherche le moyen de se relégitimer. Tandis qu'à l'inverse l'opposant Mir-Hossein Moussavi, et le chef du Parlement, Ali Larijani, souvent décrit comme un pragmatique, critiquaient le projet d'évacuation d'uranium comme un renoncement national et un piège tendu par l'étranger. [...]
    Le contenu du prochain rapport de l'AIEA sur l'Iran - singulièrement sur le site secret de Qom, exposé en septembre - est guetté avec grand intérêt par les chancelleries occidentales qui veulent en faire un argument de poids pour rallier les Russes et les Chinois à un durcissement de la diplomatie au moyen de sanctions, ou d'une nouvelle résolution à l'ONU.
    La grande inconnue reste cependant l'approche du président Obama lui-même. Les partenaires de Washington observent qu'il veut encore laisser courir le calendrier jusqu'à la fin de l'année, le délai initialement fixé pour jauger l'attitude iranienne. Barack Obama voudrait éviter d'avoir à annoncer à l'opinion américaine la mauvaise nouvelle d'une impasse avec l'Iran, au moment où la stratégie à appliquer en Afghanistan lui donne du fil à retordre. Au plan extérieur, il aurait une autre raison de ne pas se précipiter pour sonner la fin de certains espoirs avec l'Iran. Il lui faut d'abord un succès avec les Russes sur la négociation d'un traité post-START concernant le désarmement nucléaire, la date-butoir étant le 5 décembre. Les négociations se sont récemment compliquées. Encore un sujet à aborder dimanche avec le président Medvedev."

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USA

- Etats-Unis : pas de pression sur Israël et les Palestiniens (Guysen.International.News / 2009-11-14 10:11)
   "Washington a indiqué samedi qu'il ne ferait pas pression sur les Israéliens et les Palestiniens pour qu'ils reprennent les négociations de paix si ces derniers ne sont pas prêts."

- Etats-Unis : Washington refuse de choisir entre Israël et l'Iran (Guysen.International.News / 2009-11-14 14:52)
   "Les Etats-Unis ont rejeté vendredi un appel du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à choisir entre soutenir Israël ou Téhéran. "Israël est un ami très proche des Etats-Unis, et nous ne pensons pas que nous devons choisir entre Israël et n'importe quel autre pays", a indique le porte-parole du département d'Etat Ian Kelly."

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Histoire

- Interview de Yasser Arafat, septembre 1978 (Vidéo 1mn52) - il s'en prend à Sadate :
http://www.dailymotion.com/video/xb53u5_yasser-arafat-expliquant-le-projet_news
    Yasser Arafat : "D'après ce que nous savons, les Israéliens projettent de s'étendre de plus en plus. Les Israéliens ignorent délibérément les droits des Palestiniens, notre droit pour l'auto-détermination, notre droit de rentrer dans notre pays, et notre droit de créer un Etat indépendant. Vous devez vous souvenir que Begin a déclaré qu'il nous octroierai une autonomie interne. On veut nous parquer dans un nouveau bantoustan, une réserve.
    A ce sujet, qu'est-ce qu'ils ont envisagé l'année dernière ? Sadate a carrément indiqué que le territoire de Gaza devrait revenir sous l'administration égyptienne, et que la Cisjordanie devrait être rattachée à la Jordanie du roi Hussein. Evidemment les Israéliens participeraient à ce règlement, par le biais de ce qu'ils appellent les "problèmes de sécurité". Ah bien entendu, la sécurité d'Israël ! Car la sécurité des Arabes, ou la sécurité des Palestiniens, est négligeable pour eux."

- Léon Degrelle sur la Shoah et les Juifs (Vidéo 51 secondes) - le célèbre fasciste belge (http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Degrelle), référence de l'extrême droite, interviewé en 1973 : "Il est visible, comme une claque devant les yeux, que ceux qui ont gagné la [Seconde] Guerre, ce sont les Juifs. Ils ont enfin pu être les grands martyrs, ils adorent ça. C'est pas pour dire du mal des Juifs. Le Juif est exhibitionniste." (Ce discours est plus ou moins implicite chez beaucoup de gens encore aujourd'hui, et pas seulement sur le Monde.fr.) Le journaliste précise alors que 6 millions de Juifs sont morts. Réponse : "Eh bien, ça c'est pas vrai, et c'est une de ces légendes criminelles qu'on continue à répandre à travers le monde. Il est mort quelques centaines de milliers de Juifs". Loin de le condamner, les commentateurs de Dailymotion encensent le personnage.
http://www.dailymotion.com/video/xb4vxd_leon-degrelle-sur-la-shoah-et-les-j_news

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Entretien Nétanyahou

- Netanyahou : “Suis-je prêt à faire des concessions? Oui”, Caroline Mangez (Paris Match) - "L’absence de paix est enracinée dans le refus persistant de certaines parties du monde arabe de nous reconnaître" ; "Ceux qui préconisent le partage de Jérusalem prennent le risque de voir ces quelques kilomètres carrés, où les trois religions prient aujourd’hui en harmonie sous notre protection, se transformer en l’endroit le plus explosif de la planète".
http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Netanyahou-Suis-je-pret-a-faire-des-concessions-Oui-107177
   "Les Netanyahou viennent de réaménager dans la maison des Premiers ministres, dix ans après l’avoir quittée. Surtout, le leader du Likoud s’est récemment dit prêt à accepter la création d’un Etat palestinien. S’il y pose des conditions, son discours reste une première pour ce partisan d’une ligne dure, nommé à la tête du gouvernement en mars dernier. [...]
    - Votre vision d’Israël a-t-elle changé ?
    - Je ne dirais pas que ma vision a changé, mais des événements l’ont bousculée. S’accrocher à ses principes sans tenir compte des changements de terrain, c’est risquer de se heurter à la dure réalité. De même qu’avancer d’un point à un autre sans convictions, sans carte ni compas, revient à tourner en rond. [...]
    - Le 14 juin dernier, dans un grand discours à l’université Bar-Ilan, vous avez franchi ce que vous considériez comme une ligne rouge en prononçant cinq mots très simples : “Deux Etats pour deux peuples.” Cela vous a-t-il été difficile ?
    - J’ai longtemps et souvent pensé au sens de ces mots. En revenant dans ce fauteuil, j’avais demandé cent jours, le temps de réévaluer notre politique vis-à-vis des Palestiniens et de présenter une position claire. J’ai tenu cet engagement en moins de temps que prévu. Est-ce que cela a été facile ? Non. Il a fallu une bonne dose d’introspection et un véritable examen de conscience avant que je me sente dans le vrai. Aujourd’hui, je suis conforté : une large majorité d’Israéliens, si l’on excepte les extrêmes de part et d’autre de notre spectre politique, soutient ce que je crois être une formule gagnante. Celle d’un Etat palestinien démilitarisé reconnaissant Israël en tant qu’Etat juif, permanent et légitime.
    - Selon Barack Obama, vous avez, pendant ce mandat, une opportunité historique de réussir là où Sharon et les pères fondateurs d’Israël ont échoué... Vous y croyez ?
    - Oui, à condition que ce soit une paix durable, et pas juste un traité de plus. Les conditions n’ont jamais été aussi opportunes. La montée de l’islamisme radical et les menaces proférées par l’Iran font autant trembler certains régimes arabes qu’Israël. Ceux qui pensent que nous ne sommes pas parvenus à un accord jusqu’ici parce que nous occupons Gaza et ce qu’ils appellent la Cisjordanie se trompent. Les attaques des Arabes contre Israël ont commencé bien avant que ces territoires ne soient sous notre contrôle. L’absence de paix est enracinée dans le refus persistant de certaines parties du monde arabe de nous reconnaître. A Bar-Ilan, j’ai appelé les dirigeants de ces pays à me rencontrer. J’irai où ils me donneront rendez-vous, à Riyad [Arabie saoudite], Damas [Syrie], Beyrouth [Liban] ou ailleurs. Est-ce que je suis prêt pour une solution à deux Etats ? Est-ce que je suis prêt à faire des concessions ? La réponse est oui. Il va falloir que les Palestiniens choisissent entre la voie de ceux qui prônent notre destruction et celle de la paix. Jusque-là, ils n’ont pas montré le courage et la puissance d’un Anouar el-Sadate ou d’un roi Hussein de Jordanie, avec lesquels nous avons fait une paix historique.
    - A propos de votre discours de Bar-Ilan, les Palestiniens parlent pourtant de “sabotage” du processus de paix, et le président Hosni Moubarak estime que “personne en Egypte ni ailleurs ne répondra à cette invitation”...
    - Je les aurais crus plus réceptifs. Je respecte le président Moubarak, qui a su maintenir la paix entre nos deux pays. Peut-être n’a-t-il pas compris qu’il ne s’agissait pas de conditions préalables à la reprise des pourparlers. Je suis prêt à les entamer au plus vite avec l’ensemble des pays arabes, et évidemment l’Autorité palestinienne.
    - Un Etat palestinien, certes, mais démilitarisé, Jérusalem capitale une et indivisible d’Israël, pas de droit au retour pour les réfugiés palestiniens vivant à l’étranger. Si ce ne sont pas des conditions...
    - Ce sont en effet les conditions les plus élémentaires, selon moi, pour parvenir à conclure des négociations de paix. Mais pas pour les entamer. Il est évident que le futur Etat palestinien doit être démilitarisé. Quelle autre alternative garantira notre sécurité ?
    - Vous-même, avez-vous renoncé au rêve d’établir le Grand Israël de la Méditerranée jusqu’au Jourdain ?
    - Je n’ai jamais renoncé à notre connexion unique et historique avec cette terre. C’est celle du peuple juif, et cela ne changera jamais. Nous y sommes présents depuis trois mille cinq cents ans ; c’est ici que s’est forgée notre identité, et c’est pourquoi nous sommes revenus. Mais j’admets aussi l’existence, sur ce territoire, d’une large communauté palestinienne avec laquelle nous devons vivre côte à côte, en paix. C’est à leur tour de cesser de rêver de nous noyer sous le flot de leurs réfugiés, et de nous assurer que, une fois la paix signée, ils mettront fin à leur conflit et à leurs revendications.
    - Vous parlez de démilitarisation du futur Etat palestinien, de strict contrôle des frontières. Etes-vous prêt à accepter une force internationale pour y veiller ?
    - Nous n’avons jamais sollicité l’aide de soldats d’autres pays pour nous défendre. Les Casques bleus n’ont pas réussi à empêcher l’agression qui a déclenché la deuxième guerre du Liban.
    - Barack Obama vous a demandé de cesser les constructions dans les colonies. Vous lui avez répondu, à Bar-Ilan, en parlant de poursuivre leur “accroissement naturel”. Ce n’est pas très clair. S’agit-il de laisser construire ici ou là une véranda sur un balcon ou bien de véritables immeubles pour de nouveaux arrivants ?
    - Mon but n’est pas de saisir davantage de territoire comme certains m’en accusent. J’ai dit que nous ne construirions pas de nouvelles implantations et que nous n’exproprierions pas de nouvelles terres pour agrandir des implantations existantes. Nous savons qu’il y aura des négociations pour délimiter les territoires de Judée-Samarie qui iront aux Palestiniens et ceux que nous garderons. Mais d’ici là, ceux qui y habitent ont droit à une vie normale. Ils ont des familles, ils ont besoin d’écoles, de jardins d’enfants, d’infrastructures, de logements décents. J’espère que nous parviendrons à nous entendre avec les Etats-Unis sur ce point.
    - Pensez-vous réellement rendre un jour ces territoires que vous appelez encore Judée-Samarie plutôt que Cisjordanie ?
    - Nous trouverons des arrangements. Nous voulons, avant cela, nous assurer que les Palestiniens sont capables de faire leur propre police. Compte tenu des progrès dans ce domaine ces deux dernières années, ce n’est pas irréaliste. Mais nous réclamerons, en temps voulu, des garanties afin que les territoires évacués ne se transforment pas en bastions d’extrémistes radicaux, en rampes de lancement de missiles contre nous... Nous avons quitté Gaza, nous avons eu le Hamas. Nous sommes partis du Liban et qu’avons-nous gagné ? Le Hezbollah et une guerre.
    - Comment une Autorité palestinienne démilitarisée pourrait-elle faire respecter l’ordre ?
    - Les armes légères suffisent. Il n’y a pas besoin d’avions, de roquettes et de Katiouchas pour ça. Une force de sécurité peut être efficace. Ils n’ont pas besoin d’une armée.
    - Avez-vous été satisfait des résultats de la guerre à Gaza, l’hiver dernier ?
    - Je ne serai pas satisfait tant qu’il faudra encore des opérations pour faire cesser les tirs de roquettes du Hamas, tant que de telles armes entreront dans la bande de Gaza et tant que les Palestiniens modérés n’y auront pas repris le pouvoir. [...]
    - Et pour la suite, quelles sont vos déductions ?
    - Quel est, d’après vous, le lieu le plus proéminent de la spiritualité ? C’est juste ici, dans cette ville, Jérusalem. Ce tout petit périmètre où se concentrent les lieux saints du judaïsme, de la chrétienté et, bien sûr, de l’islam. Ceux qui préconisent le partage de Jérusalem prennent le risque de voir ces quelques kilomètres carrés, où les trois religions prient aujourd’hui en harmonie sous notre protection, se transformer en l’endroit le plus explosif de la planète. Jérusalem doit rester unie et paisible. [...]
    - Cela vous dérange-t-il d’être traité de faucon ?
    - Ce serait plus juste de dire que je suis un “faucon pragmatique”.
    - Nicolas Sarkozy prétend que seuls des faucons ont apporté la paix à Israël.
    - Il a raison. Nous avons un voisinage très dur qui fait plus facilement la paix avec les forts qu’avec les faibles. L’Histoire l’a démontré."

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Published by Occam - dans Novembre 2009
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