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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 14:28
Shavoua Tov ! 

France

- Kassovitz élude les sources très embarrassantes de Loose Change (Conspiracy Watch) - la vidéo de 3mn14 est intéressante, Kassovitz admet qu'il avait un "parti pris" instinctif d'emblée bien avant d'avoir vu Loose Change : "c'est sûrement Bush qui est derrière tout ça".
http://www.conspiracywatch.info/Kassovitz-elude-les-sources-tres-embarrassantes-de-Loose-Change_a414.html
   "La distraction et le manque de moyens auraient conduit les jeunes réalisateurs inexpérimentés de Loose Change à reprendre des informations provenant de sites d’extrême droite. Voici, en substance, l’argument qu’opposent les conspirationnistes à ceux qui mettent en exergue les sources très douteuses sur lesquelles s’appuie le film de Dylan Avery.
    A entendre Mathieu Kassovitz sur RMC le 15 octobre dernier (http://www.rmc.fr/blogs/lesgrandesgueules.php?post/2009/10/15/Mathieu-Kassovitz-le-film-Lose-change-m-a-fait-prendre-conscience-sur-le-11-septembre), on pourrait bien croire, en effet, qu'Avery et ses amis ont exploité naïvement des sources dont ils ignoraient la véritable teneur : « Ces jeunes gens qui n’ont pas d’argent et sont donc obligés d’aller prendre des informations sur internet, n’ont pas fait attention et sont allés sur un site historique (sic), pour prendre des informations tout à fait banales, absolument pas négationnistes, mais ce site était tenu par un négationniste » (1).
    Lors de la même émission, Kassovitz a confessé que Loose Change était « le film qui [lui] a fait prendre conscience » des zones d’ombres pesant sur les attentats du 11-Septembre. Ce que ne dit pas – et ce que ne sait peut-être pas – Mathieu Kassovitz, c’est que la collusion des auteurs de Loose Change avec la frange la plus ouvertement fasciste de la presse américaine est parfaitement assumée.
    C’est un dénommé Eric Hufschmid qui est le premier à avoir formulé clairement l’hypothèse de la démolition contrôlée dans un film mis en ligne sur internet en 2003, Painful Deceptions. Hufschmid ne croit pas seulement à la théorie du complot sur le 11-Septembre. Il pense aussi que les chambres à gaz sont une « invention sioniste ». De même que… la mission Apollo XI ! « L’atterrissage d’Apollo sur la Lune, explique-t-il au journaliste Stéphane Malterre, c’est encore les Juifs sionistes. Ce sont les producteurs d’Hollywood qui ont tout mis en scène » (2)...
    Le 28 avril 2006, les réalisateurs de Loose Change, Dylan Avery, Korey Rowe et Jason Bermas, ont eu un entretien téléphonique très cordial avec Eric Hufschmid. Voici un extrait de ce que Dylan Avery a déclaré à cette occasion : « Nous avons parfaitement conscience des Illuminati et du Nouvel Ordre Mondial, et nous avons parfaitement conscience qu’il y a des gens qui veulent un Etat entièrement juif (sic). Nous savons que toutes ces choses existent, mais ce n’est pas notre propos. Votre vidéo [celle de Hufschmid - NDLR] et celle d’Alex Jones (http://www.conspiracywatch.info/Alex-Jones-le-show-conspirationniste-permanent_a431.html) traitent merveilleusement ces choses, et nous n’avons aucunement besoin de traiter les mêmes sujets » (3). [...]
    Outre la complaisance à l’égard d’Hufschmid, Loose Change s’appuie ouvertement et à plusieurs reprises sur les articles d’American Free Press, l’une des plus influentes publications d’extrême droite aux Etats-Unis – et partenaire de la conférence Axis for Peace, patronnée par Thierry Meyssan. Le propriétaire de ce journal, Willis Carto, est un négationniste patenté et un admirateur d’Adolf Hitler. Il est persuadé que les attentats du 11-Septembre sont « une opération des Israéliens et de la CIA ». Voici une courte transcription de son dialogue avec Stéphane Malterre (4) :
    Stéphane Malterre : Quel aurait été leur but et leur intérêt ?
    Willis Carto : Vous devriez poser cette question aux Israéliens. Pourquoi vous ne demandez pas à l’ambassadeur d’Israël en France ? Pourquoi vous ne demandez pas à Monsieur Sarkozy ?
    Stéphane Malterre : Vous pensez qu’il était au courant ?
    Willis Carto : Je ne sais pas. C’est un sioniste, un juif !
    Loose Change cite également plusieurs fois les articles de Christopher Bollyn. Que répond « Chris » Bollyn lorsqu’on l’interroge sur l’existence des chambres à gaz ? « Comme je l’ai dit, je n’ai vu dans ces trois anciens camps [Auschwitz, Dachau et Buchenwald - NDLR] aucune preuve d’un grand four dans lequel des centaines de gens auraient pu être gazés et brûlés. Je n’ai vu non plus aucune photographie ou preuve physique d’un tel four. Je ne vois pas comment cela pourrait faire de moi un négateur de quoi que ce soit. On ne nie que lorsqu’on refuse d’admettre une chose dont on a vu la preuve. J’ai cherché des preuves de ces immenses chambres à gaz et fours crématoires et je n’en ai pas trouvé à l’endroit où on dit qu’ils ont existé. Cela ne fait pas de moi un négationniste » (5).
    Et que répond maintenant Dylan Avery lorsqu’on lui demande pour quelle raison il a utilisé American Free Press comme source d’information pour Loose Change ? « Je ne vois pas pourquoi vous remettez en cause l’utilisation d’American Free Press. Parce que toutes les informations qu’ils donnent sont très pertinentes » (6).
Notes :
(1) RMC, émission "Les Grandes Gueules" du 15 octobre 2009.
(2) cf. « Rumeurs, intox : les nouvelles guerres de l’info », documentaire de Stéphane Malterre (TAC Presse), 55 min, diffusé sur Canal + dans l'émission "Jeudi investigation" le 24 avril 2008. (http://www.conspiracywatch.info/RUMEURS,-INTOX-LES-NOUVELLES-GUERRES-DE-L-INFO_a140.html)
(3) Entretien téléphonique de Dylan Avery, Korey Rowe et Jason Bermas avec Eric Hufschmid le 28 avril 2006. Interviewé à Union Square (New-York) le 9 septembre 2007, lors d’une manifestation aux côtés d’Alex Jones, Dylan Avery a confirmé que, bien que ces sujets ne soient pas présents dans son film, il leur accorde une certaine crédibilité : « Je ne m’intéresse pas aux francs-maçons, ni au Nouvel Ordre Mondial, ni aux Illuminatis. Cela ne veut pas dire que je ne crois pas qu’ils existent. C’est juste que ce n’est pas mon truc ». (http://www.erichufschmid.net/Avery-Rowe-Bermas-Hufschmid-phonecall.html)
(4) « Rumeurs, intox : les nouvelles guerres de l’info », déjà cité.
(5) Correspondance avec le professeur Steven Jones reproduite sur le forum de la James Randi Educational Foundation. (http://forums.randi.org/showpost.php?p=2514877&postcount=3)
(6) « Rumeurs, intox : les nouvelles guerres de l’info », déjà cité."

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ONU & Goldstone

- Le rapport Goldstone ira devant le Conseil de sécurité (L'Express) - Goldstone lui-même commence à comprendre son statut d'idiot utile : "cette résolution m'attriste car elle ne fait part que d'allégations à l'encontre d'Israël. Il n'y a pas une phrase pour condamner le Hamas comme nous le faisons dans le rapport".
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/le-rapport-goldstone-ira-devant-le-conseil-de-securite_795086.html#xtor=AL-447
   "L'adoption, votée à une faible majorité des 47 membres du Conseil des droits de l'homme, a provoqué un tollé du côté d'Israël tandis que l'Autorité palestinienne et le Hamas ne cachaient pas leur satisfaction. [...] A l'issue de deux jours mouvementés, la résolution palestinienne a finalement été adoptée vendredi par 25 voix (pays arabes, africains, Chine, Inde et Brésil) contre six votes négatifs (dont les Etats-Unis) et onze abstentions. Cinq Etats dont la France et le Royaume-Uni ont refusé de participer.
    Le texte contesté "apporte son soutien aux recommandations" du rapport Goldstone, approuvant la demande d'enquêtes indépendantes des deux protagonistes pour punir les responsables d'exactions. Il appelle également "toutes les parties concernées dont les organes de l'ONU à assurer" son application "en accord avec leurs mandats respectifs". Ce qui signifie en clair qu'il renvoie, comme le préconise le juge Goldstone, le rapport aux instances onusiennes de New York, l'Assemblée générale et surtout le Conseil de sécurité, censé, selon les recommandations, saisir le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) en cas d'échec des enquêtes.
    De nombreux pays, dont l'Union européenne et les Etats-Unis, sont montés au créneau pour empêcher une telle éventualité, craignant qu'elle ne complique les fragiles tentatives de paix entre Israéliens et Palestiniens. Cette résolution, qui dénonce également "des violations israéliennes des droits de l'homme à Jérusalem-est occupée", est éminemment "politique" et "a été motivée par des considérations interpalestiniennes et arabes", s'est inquiété un diplomate européen. Et "en transmettant le dossier à New York, elle le conduit à une impasse" en raison du veto attendu des Américains au Conseil de sécurité, ajoute-t-il.
    Richard Goldstone, lui, s'est inquiété du vote de la résolution qui ne reflète pas entièrement son propos. Il y accuse aussi le Hamas de "crimes de guerre" : l'organisation a selon lui délibérément visé des civils et tenté de semer la terreur dans le sud d'Israël avec des tirs de roquette. Interrogé par le journal Le Temps, il répond: "cette résolution m'attriste car elle ne fait part que d'allégations à l'encontre d'Israël. Il n'y a pas une phrase pour condamner le Hamas comme nous le faisons dans le rapport"."

- Aucun pays européen n'a voté en faveur du rapport Goldstone (Philosémitisme)
http://philosemitismeblog.blogspot.com/2009/10/aucun-pays-europeen-na-vote-en-faveur.html
   "La Commission des droits de l'homme des Nations unies, composée de 47 membres, a entériné hier le rapport Golstone sur les crimes de guerre commis à Gaza. Aucun pays européen n'a voté en faveur du rapport. Le détail du vote des pays européens membres de la Commission est le suivant :
    - Abstentions
La Belgique et la Norvège, traditionnellement hostiles à Israël, se sont, comme la Slovénie, abstenus.
    - Contre
La Hongrie, l'Italie, les Pays-Bas, la Slovaquie et l'Ukraine ont voté contre (de même que les Etats-Unis).
    - N'ont pas voté
La France et le Royaume-Uni ont refusé de voter.
    Parmi les pays qui ont voté en faveur on trouve des démocraties comme le Bengladesh, la Bolivie, Cuba, Djibouti, l'Egypte, l'Indonésie, la Jordanie, le Nigeria, le Pakistan et l'Arabie Saoudite. Il est intéressant de noter que plusieurs pays africains ont soutenu Israël : l'Angola, le Burkina Faso, le Cameroun, le Gabon et Madagascar."

- Benjamin Netanyahu promet de discréditer le rapport Goldstone (Reuters) - "Israël doit discréditer le discrédit".
http://fr.news.yahoo.com/4/20091017/twl-po-israel-goldstone-38cfb6d.html
   "Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis de mener une longue bataille diplomatique pour discréditer le rapport Goldstone sur la bataille de Gaza, l'hiver dernier, apprend-on appris samedi de source officielle. [...] "Israël doit discréditer le discrédit", a lancé le chef du gouvernement, selon un membre de son équipe. Cette campagne, a ajouté Benjamin Netanyahu, "ne prendra pas seulement quelques semaines, mais peut-être des années". [...]"

- Premiers effets diplomatiques après le vote onusien. Mais Lieberman sera-t-il capable de prendre la même mesure contre Moscou ?
Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a déclaré qu'il n'assisterait pas à un évènement organisé à l'ambassade chinoise en raison du vote positif de la Chine pour l'adoption du rapport Goldstone.
(Guysen.International.News / 2009-10-17 17:26:00 ISRAEL)

- Le Fatah aimerait que le Hamas ne se réjouisse pas trop !
L'Autorité palestinienne a affirmé samedi qu'elle ne s'opposera pas à la poursuite en justice de militants du Hamas accusés de crimes de guerre.
(Guysen.International.News / 2009-10-17 08:38:00 ISRAEL)

- Deux réactions du Monde.fr qui ne sentent pas la fleur :
palladio (16.10.09 | 23h42)
"Souhaitons que l'Etat d'Israël soit jugé pas seulement pour ses crimes de guerre à Gaza mais pour l'ensemble de ses crimes commis continuellement ces cent dernières années : colonisation, expulsion, destructions de villages et d'habitations, apartheid, blocus, Mur, répression, occupation, racisme d'Etat, bombardements, guerres, meurtres, etc., etc., etc. Il faut réserver à l'Etat d'Israël le traitement qui fut appliqué à l'apartheid sud-africain."
A Z. (17.10.09 | 10h33)
"Formidable ce vote qui montre la nouvelle donne mondiale. Chine et Inde facteurs importants pour l'avenir de l'humanité ont donné le ton. Le futur sera de plus en plus compliqué pour l'axe impérialiste Israélo-Américain et leurs supplétifs Européens. Les massacres des Palestiniens cesseront plus rapidement que prévu."
(http://lemonde.fr/proche-orient/reactions/2009/10/16/le-conseil-des-droits-de-l-homme-de-l-onu-approuve-le-rapport-goldstone_1254926_3218.html)

- Conclusions about Israel's guilt in Gaza were voiced well in advance of a 'fact-finding' mission, Zion Evrony (Israeli Ambassador to Ireland) - Une bonne synthèse sur le sujet. "Terrorists everywhere will rejoice that a UN-mandated body has effectively ruled that there are no legitimate means by which states may counter the complex and innovative terrorist techniques evolved by groups such as Hamas".
http://www.independent.ie/opinion/analysis/conclusions-about-israels-guilt-in-gaza-were-voiced-well-in-advance-of-a-factfinding-mission-1909917.html
   "Last January, speaking to the Joint Oireachtas Committee on Foreign Affairs, I asked the question 'What would you do?' if Ireland found itself in a situation comparable to that of Israel at the end of 2008, following eight years of rocket and mortar attacks on its southern communities from Hamas-ruled Gaza. In the months since, nobody in Ireland has come forward with an answer to my question.
    An implied answer has now come from an international source, in the shape of the report of the Goldstone "fact-finding" mission into the Gaza conflict at the start of this year. The answer is that, in practice, a democratic state confronted with terrorist attacks against its citizens must do nothing. Terrorists everywhere will rejoice that a UN-mandated body has effectively ruled that there are no legitimate means by which states may counter the complex and innovative terrorist techniques evolved by groups such as Hamas.
    The mission was mandated by the so-called Human Rights Council, a misnomer if ever there was one. This body, which has contained paragons of human rights values such as Saudi Arabia, Pakistan and Cuba, currently has nothing to say about, for example, the 400,000 deaths in Darfur for which Sudan is responsible, or the 1,000,000 displaced civilians in Somalia.
    It had absolutely nothing to say during the years when 12,000 Hamas rockets -- more than 7,000 since Israel's withdrawal from Gaza in 2005 -- landed on houses, streets, hospitals and schools, making a speciality of targeting the morning school-going period, and only an efficient system of shelters prevented heavy civilian casualties. Not a single UN resolution was passed condemning those criminal attacks. Instead, of the 25 resolutions passed by the Council in the three years since its foundation, 20 have singled out Israel for censure.
    The Goldstone mission contained members who had clearly voiced their conclusions about Israel's guilt well in advance of any "fact-finding" being carried out. This led several distinguished individuals, including former President of Ireland and former High Commissioner for Human Rights, Mary Robinson, to refuse invitations to chair the mission. Ms Robinson objected that the mission seemed to her to be "guided not by human rights but by politics".
    During its investigation, the mission did not ask its witnesses any questions relating to Hamas terrorist activity, the storage of weaponry in civilian areas or the launching of attacks from those areas. Except in one case, it failed to inquire into the widespread reports of the abuse of mosques to hide weapons and terrorist activity.
    The Goldstone report accuses Israel of targeting Gaza's hospitals, but admits that it did not investigate the well-corroborated reports that the Hamas command centre was located in Shifa Hospital. Why did it not ask such questions? A clue is provided by its admission that the witnesses appeared "reluctant to speak about the presence or conduct of hostilities by the Palestinian armed groups" -- a reluctance which it says "may have stemmed from a fear of [Hamas] reprisals".
    The report quotes the boast of a Hamas spokesman that it had created "a human shield of women, children, the elderly and the jihad fighters" but, incredibly, goes on to state that it does not consider this as evidence against Hamas.
    In the narrative of the report, there is no place for the extensive diplomatic and political efforts made by Israel to avoid an outbreak of hostilities. Neither is there any place for self-defence. Former Prime Minister Olmert's direct plea on Al-Arabiya TV to the people of Gaza, just before the conflict, to stop the Hamas rocket fire, and his statement "that we are not acting against [the residents of Gaza] and that we have no intention of punishing them for the actions of Hamas", are ignored.
    A recognised expert with insight into the dilemmas associated with combating the tactics of groups such as Hamas is Colonel Richard Kemp, former commander of British forces in Afghanistan. Yet the commission made no attempt to interview him. Judge Goldstone admitted: "There was no reliance on Colonel Kemp mainly because in our report we did not deal with the issues he raised regarding the problems of conducting military operations in civilian areas ... "
    The warning systems implemented by Israel to limit civilian casualties -- dropping one million flyers, sending tens of thousands of text messages and cellphone calls asking people to leave target areas -- measures which were, according to Colonel Kemp, unprecedented in the history of warfare, are mentioned in the report only to be criticised as "inadequate".
    In complex urban warfare, despite the best precautions, civilian casualties are tragically inevitable. There may also have been incidents in which a few soldiers did not always maintain the standards that Israel expected of them. The true test of a democracy is how it examines its own failings. Israel has opened more than 100 separate investigations into allegations of misconduct arising out of the Gaza conflict, and instituted criminal proceedings in 23 of these.
    In complex urban warfare, despite the best precautions, civilian casualties are tragically inevitable. There may also have been incidents in which a few soldiers did not always maintain the standards that Israel expected of them. The true test of a democracy is how it examines its own failings. Israel has opened more than 100 separate investigations into allegations of misconduct arising out of the Gaza conflict, and instituted criminal proceedings in 23 of these.
    Overall, the worst feature of the Goldstone report is the moral equation it makes between a democratic state seeking to put an end to attacks against its citizens, and the terrorist group responsible for those attacks. In the first case, the motives and intentions of Israel are treated as inherently suspect, and its own scrutiny and judicial mechanisms treated as flawed and inadequate. In the second case, Hamas, referred to as "the Gaza authorities", is allotted small space in the report. The history of its aggression is ignored, and its charter, calling for the killing of Jews and the destruction of Israel, similarly ignored. [...]"

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"Réconciliation" palestinienne

- Elections palestiniennes: la date sera annoncée le 25 octobre (AFP)
http://www.lesechos.fr/depeches/monde/afp_00193038-elections-palestiniennes--la-date-sera-annoncee-le-25-octobre.htm
   "La date des prochaines élections générales palestiniennes sera annoncée le 25 octobre, a annoncé samedi le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. "Nous annoncerons le 25 de ce mois la date des prochaines élections présidentielle et législatives", a déclaré M. Abbas lors d'une réunion du Conseil révolutionnaire du Fatah, l'une des deux instances dirigeantes de son mouvement. En vertu de la Loi fondamentale palestinienne, le président Abbas doit proclamer la date des élections générales trois mois avant leur tenue, soit le 25 octobre au plus tard. Les prochaines élections doivent en effet se tenir le 25 janvier 2010 au plus tard, au terme de l'actuelle législature élue pour quatre ans en janvier 2006. Toutefois, elles pourraient être repoussées à juin 2010 si les factions palestiniennes s'entendent sur un accord de réconciliation proposé par l'Egypte. [...]"

- L'AP libère des détenus Hamas en geste de bonne volonté :
L'Autorité palestinienne libère 12 détenus du Hamas. Un geste de bonne volonté en vue de la réconciliation Fatah-Hamas qui doit être conclue prochainement.
(Guysen.International.News / 2009-10-17 21:33:00 ISRAEL)

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Gaza & Hamas

- Le Hamas à Gaza : «Nous sommes l’autorité légale», Christophe Ayad (Libération) - "Israël n’a aucun droit sur notre terre : c’est un principe idéologique non négociable".
http://www.liberation.fr/monde/0101597362-le-hamas-a-gaza-nous-sommes-l-autorite-legale
   "Mahmoud al-Zahar est le ministre des Affaires étrangères du gouvernement du Hamas, qui dirige la bande de Gaza. Membre du bureau politique et parmi les dirigeants les plus influents du parti islamiste, il est considéré comme un «faucon». [...]
    [...] - Cette controverse [à propos du rapport Goldstone] est-elle la seule raison de la demande par le Hamas de reporter la signature de l’accord de réconciliation interpalestinien, prévue le 25 octobre au Caire ?
    - Il n’y a pas de report. Le Hamas a donné son accord pour une signature le 25 octobre, il signera. Mais il faut faire la part des choses. Signer un document d’entente n’est pas difficile. Une vraie réconciliation, elle, nécessite une atmosphère appropriée. Et là, ce n’est pas le moment. Nous considérons que l’autre partie a participé à l’agression contre le peuple palestinien.
    - Vos relations avec l’Autorité palestinienne peuvent-elles s’améliorer ?
    - Qu’entendez-vous par l’Autorité palestinienne ? L’Autorité, c’est la présidence, le Conseil législatif et le gouvernement. Le terme du mandat d’Abou Mazen est passé depuis janvier : il n’est donc plus président d’après notre Loi fondamentale. Le Hamas détient la majorité au Conseil législatif et dirige le gouvernement. Nous sommes donc l’autorité légale.
    - Le blocus israélien se poursuit et pourtant le Hamas ne tire plus de roquettes vers Israël. Pourquoi ? [Fab : vive les questions de Libé ! 1) c'est faux, il y a toujours des roquettes 2) Shalit est toujours otage 3) Libé veut-il un réarmement rapide du Hamas, histoire de refaire une guerre dans 6 mois ? 4) le "blocus" est autant égyptien qu'israélien.]
    - Nous avons trouvé de nouvelles voies [les tunnels, ndlr] pour alléger nos souffrances et faire entrer des médicaments, de la nourriture, de l’essence. Ce n’est pas l’idéal, mais nous n’avons pas le choix. En outre, notre projet est de libérer la Palestine. Or il n’y a plus un seul Israélien à Gaza. Maintenant, c’est au tour de la Cisjordanie d’être libérée de l’occupation, mais qui nous en empêche ? Abou Mazen ! [...]
    - En juin, le chef du Hamas exilé en Syrie, Khaled Mechaal, se disait prêt à accepter un Etat palestinien dans les frontières de 1967 et une trêve de dix ans avec Israël. Aujourd’hui, il reparle de libérer la Palestine «de la mer [Méditerranée] au fleuve [Jourdain]». Pourquoi ce durcissement ?
    - Primo, Israël n’a aucun droit sur notre terre : c’est un principe idéologique non négociable. Secundo, si nous parvenons un jour à établir un Etat dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, nous pourrons proposer une trêve. Mais nous ne reconnaîtrons pas Israël et nous ne demanderons pas à Israël de nous reconnaître.
    - Dernièrement, plusieurs mesures ont été prises pour obliger les femmes et les collégiennes à porter le voile ou interdire aux hommes de se baigner torse nu. Pourquoi ?
    - C’est une question d’uniforme, c’est tout. Vos avocats, vos étudiants, vos députés doivent respecter des règles vestimentaires. Chez nous aussi. Quant aux plages, nous avons nos traditions, c’est tout. Mais nous ne forçons personne. [...]"

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Judée-Samarie & AP

- Un cocktail Molotov fait un blessé grave (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/10/un-cocktail-molotov-fait-un-blesse-grave/
   "Un Arabe israélien a été grièvement blessé près de la localité juive de Beth-Hagaï, au sud de Hébron. Il a été attaqué alors qu’il passait en voiture près d’un village arabe, non loin de là. Une équipe du Croissant rouge l’a recueilli et remis au Maguen david Adom. D’autres attaques ont été signalées dans la région de Beiyamin et de Goush Etzion. Samedi, vers midi, un arabe blessé a été secouru dans une base de Tsahal de la vallée du Jourdain, où il a pu se présenter. Il a été évacué en hélicoptère."

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Liban, Syrie & Hezbollah

- L’Arabie Saoudite expulse des Libanais (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/10/larabie-saoudite-expulse-des-libanais/
   "Environ deux-cents familles libanaises intégrées pour certaines depuis plusieurs années ont été expulsées sans préavis et sans explications d’Arabie Saoudite. Les seuls Libanais concernés sont des chiites, faction musulmane à laquelle est affilié l’organisation terroriste du Hezbollah."

- Disparition d'un opposant en Syrie :
La Syrie est priée par une ONG d'expliquer la disparition d'un de ses ressortissants. Human Rights Watch a demandé à Damas des informations sur la disparition soudaine de Haytam al-Maleh, 78 ans, qui a critiqué cette semaine la restriction de la liberté d'expression lors d'une interview à une chaîne tv de l'opposition.
Des policiers en civil sont venus à son domicile l'arrêter après cette interview, et depuis, plus aucune nouvelle de lui.

(Guysen.International.News / 2009-10-17 21:55:00 ISRAEL)

- Liban et Hezbollah - je t’aime, moi non plus, Nadim Hasbani (L'Orient le jour, quotidien libanais francophone) - "seule une intégration plus profonde de la communauté chiite dans le système politique libanais offrirait à la communauté le luxe de pouvoir se distancier de l’option militaire – qui lui a permis de sortir de sa marginalisation politique".
http://jssnews.com/2009/10/17/liban-et-hezbollah-je-taime-moi-non-plus/
   "[...] La question est donc de savoir comment convaincre le Hezbollah des avantages du processus de paix. Pour que le Liban puisse signer un quelconque traité de paix avec Israël, l’un des trois scénarios suivants devrait se réaliser.
    Le premier et improbable scénario prévoirait la chute du régime iranien actuel. Puisqu’il s’agit là du principal soutien extérieur du Hezbollah, l’organisation du parti s’en trouverait inévitablement affaiblie et verrait à ce moment une valeur ajoutée à la paix. Mais le régime iranien est remarquablement résilient.
    La deuxième possibilité serait de parvenir à changer l’état d’esprit de la communauté chiite, qui constitue la base électorale du parti islamiste, particulièrement au Liban-Sud. Les Libanais du Sud ont en effet été victimes d’invasions et bombardements israéliens pendant des décennies, et presque toutes les familles chiites de la région ont un proche engagé dans les rangs du Hezbollah, civils ou militaires. Par conséquent, il est encore inimaginable pour eux de se voir cohabiter en paix avec leur agresseur de toujours.
    Le troisième scénario – également le plus probable – serait l’apparition d’une fracture au sein même de la communauté chiite, qui affaiblirait la popularité du Hezbollah (cette dernière, ayant atteint un summum grâce à l’homogénéité du soutien indéfectible de la grande majorité des chiites, ne peut plus augmenter). Confronté à une possible perte de soutien, le Hezbollah en viendrait à considérer les bénéfices de la paix en termes de stabilité et de développement et qui lui permettraient de reconquérir l’opinion chiite.
    Certains dirigeants religieux chiites libanais – arabes, donc – ont depuis longtemps pris leur distance avec l’Iran perse, comme Mohammad Hussein Fadlallah. Ce dernier est loin d’embrasser l’idéologie sur laquelle repose la révolution iranienne, ayant pour concept-clé celui de wilâyat al-faqîh, dont le dirigeant suprême iranien, l’ayatollah Khamenei, puise son autorité religieuse et politique auprès des chiites tant iraniens qu’arabes, mais aussi auprès du Hezbollah. Les dirigeants du Hezbollah affichent de leur côté une forte réticence à débattre du wilâyat al-faqîh, de peur de faire ressurgir cette fracture au sein de la communauté chiite libanaise entre pro et anti, et donc, d’affaiblir leur position respective.
    Finalement, seule une intégration plus profonde de la communauté chiite dans le système politique libanais offrirait à la communauté le luxe de pouvoir se distancier de l’option militaire – qui lui a permis de sortir de sa marginalisation politique – et de considérer l’option de la paix. Au vu de l’absence d’une position commune libanaise au sujet de la participation à un processus de paix, la récente initiative de paix d’Obama pourrait bien avoir des effets déstabilisateurs. En plus d’être tragique, ce manque de coordination fait rater au Liban une occasion en or de pouvoir négocier avec Israël d’une position de force au vu des acquis militaires du Hezbollah postguerre de juillet 2006."

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Turquie

- Washington demande à Ankara de calmer son anti-israélisme :
Etats-Unis : plusieurs diplomates américains ont appelé la Turquie à améliorer ses relations avec Israël, a rapporté la radio de l'armée vendredi.
(Guysen.International.News / 2009-10-17 16:41:00 ISRAEL)

- Réponse d'Ankara : Israël est un oppresseur.
Turquie : évoquant les relations tendues entre son pays et Israël, le Premier ministre turc a affirmé samedi qu'Ankara soutiendra toujours le camp des oppressés.
(Guysen.International.News / 2009-10-17 20:50:00 ISRAEL)

- Les Israéliens moins chauds pour aller passer leurs vacances en Turquie :
Tensions Israël-Turquie : les grands comités d'entreprise israéliens annulent des congés en Turquie. Le ministre israélien du Tourisme, Stas Misezhnikov, s'est félicité de cette décision. Il les appelle à envoyer leurs employés en vacances en Israël.
Il voudrait même instaurer une loi accordant des ristournes fiscales aux salariés qui choisiront de passer des congés dans des sites israéliens plutôt qu'à l'étranger.

(Guysen.International.News / 2009-10-17 21:10:00 ISRAEL)

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Monde arabe

- L'UE aurait réussi à obtenir de la part de Bagdad une légère diminution de son boycott d'Israël :
L'Irak renonce à conditionner la participation d'exposants à sa foire commerciale annuelle à un boycott d'Israël. Le ministère irakien des Affaires étrangères a annoncé qu'il supprimait la clause attenante du règlement de participation à ladite foire.
Un diplomate européen a transmis à une grande agence de presse française que Bagdad pourrait avoir supprimé la clause sous la pression de l'UE.

(Guysen.International.News / 2009-10-17 21:39:00 ISRAEL)

- Incertitudes sur la prochaine réunion de l'Union pour la Méditerranée, Laurent Zecchini (Le Monde) - "L'Egypte a annoncé son intention de la boycotter en raison de la présence du ministre israélien des affaires étrangères, Avigdor Lieberman".
http://lemonde.fr/europe/article/2009/10/17/incertitudes-sur-la-prochaine-reunion-de-l-union-pour-la-mediterranee_1255219_3214.html#xtor=AL-32280184
   "L'Union pour la Méditerranée (UPM), après avoir été "institutionnellement suspendue" à la demande des pays arabes en signe de protestation contre la guerre de Gaza menée par Israël, avait repris ses travaux. Il est désormais probable que la prochaine réunion ministérielle, début novembre à Istanbul, n'aura pas lieu. L'Egypte a annoncé son intention de la boycotter en raison de la présence du ministre israélien des affaires étrangères, Avigdor Lieberman.
    L'UPM, d'autre part, n'a toujours pas de secrétaire général. Seul candidat en lice, le Jordanien Ahmad Massadeh, ne fait pas l'unanimité. La France souhaiterait que le secrétaire général soit francophone et une personnalité de réputation internationale."

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Iran

- Grandes manoeuvres autour de l'atome iranien, Natalie Nougayrède (Le Monde) - "Les responsables français ont le sentiment que l'administration Obama s'est aventurée sur un terrain glissant en élaborant un scénario qui valide potentiellement les activités iraniennes d'enrichissement d'uranium et ouvre la voie à de nouvelles manoeuvres dilatoires de Téhéran".
http://lemonde.fr/proche-orient/article/2009/10/17/grandes-manoeuvres-autour-de-l-atome-iranien_1255214_3218.html#ens_id=677013
   "Prémisses d'une négociation ou marché de dupes ? Les efforts diplomatiques autour du programme nucléaire iranien entrent dans une nouvelle phase. L'attention est désormais focalisée sur un scénario en apparence très ambitieux : l'éventuelle évacuation d'uranium enrichi iranien vers la Russie puis la France, où il serait progressivement transformé en combustible destiné à un réacteur nucléaire à Téhéran produisant des isotopes médicaux. [...]
    Le scénario se veut astucieux. Il permettrait de retirer d'Iran, du moins pendant un certain temps, le gros de cette matière sensible dont l'accumulation est au coeur des accusations concernant un programme visant à doter la République islamique d'une capacité nucléaire militaire. Le dispositif vise à empêcher l'Iran de détourner son uranium enrichi pour le transformer en matière fissile, destinée à une arme atomique. Le 1er octobre, à l'issue d'une rencontre à Genève entre l'Iran et les grandes puissances conçue comme la concrétisation de la politique de la main tendue de Barack Obama, un "accord de principe" avait été annoncé, créant la surprise. Cela intervenait peu après des révélations fracassantes sur l'existence d'un nouveau site nucléaire iranien tenu secret pendant des années, près de Qom.
    Mais l'expression "de principe" soulignait à quel point le dispositif très théorique de cette évacuation d'uranium est plein d'incertitudes. L'Iran n'a en effet pris aucun engagement formel sur la quantité exacte qu'il serait disposé à transférer à l'étranger. L'AIEA, placée au coeur du processus, a pour sa part proposé dans une lettre aux Iraniens que cela porte sur 1 200 kg (l'Iran détenant officiellement environ 1 500 kg de cette matière). De plus, aucun calendrier n'a été mentionné.
    Ces flous ont poussé la France, qui campe sur une position d'intransigeance face à Téhéran, à fixer ouvertement quelques lignes rouges. Paris souhaite un "accord rapide", considérant que la date butoir doit être en décembre, l'échéance donnée aussi à Téhéran par les Etats-Unis pour répondre à leurs ouvertures diplomatiques. Les Français entendent aussi insister pour que les 1 200 kg d'uranium enrichi soient sortis d'Iran en bloc, et non par étapes ou de façon parcellaire, comme Téhéran a commencé à le suggérer. Le Royaume-Uni est sur la même ligne.
    La diplomatie française estime en outre que les discussions sur le scénario d'évacuation d'uranium ne doivent en rien effacer, ni faire passer au second plan, les demandes faites à l'Iran dans le cadre des résolutions successives du Conseil de sécurité de l'ONU. Il s'agit de l'obligation qu'a Téhéran de "rétablir la confiance" sur les intentions prétendument pacifiques de son programme nucléaire, en suspendant les activités d'enrichissement d'uranium et en faisant toute la lumière sur ses travaux scientifiques.
    Les responsables français ont le sentiment que l'administration Obama s'est aventurée sur un terrain glissant en élaborant un scénario qui valide potentiellement les activités iraniennes d'enrichissement d'uranium et ouvre la voie à de nouvelles manoeuvres dilatoires de Téhéran. Jusqu'où les réticences françaises s'exprimeront-elles ? Officiellement, Paris joue le jeu et se dit prêt à fournir l'Iran en combustible pour le réacteur de Téhéran si un accord solide est trouvé. Mais l'implication des Français dans le circuit technologique leur fournit un verrou, dont ils pourraient faire usage s'ils jugent que les bonnes conditions ne sont pas réunies. [...]"

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USA

- Barack Obama face à l'impasse israélo-palestinienne, Christophe Schmidt (AFP)
http://www.lesechos.fr/depeches/monde/afp_00193004-barack-obama-face-a-l-impasse-israelo-palestinienne.htm
   "[...] "Il n'a presque rien obtenu jusqu'à présent", reconnaît Nathan Brown, à l'unisson de nombreux autres experts qui invitent pourtant M. Obama à persévérer. [...] "Les Palestiniens pensent qu'Abbas a mis tous ses oeufs dans le panier américain et qu'il n'a rien obtenu", souligne M. Brown, un professeur de l'université George Washington, dans la capitale américaine. [...]
    Henri Barkey, de la fondation Carnegie, invite pour sa part le président à saisir l'occasion de la remise du prix Nobel, en décembre à Oslo, pour "prendre une initiative spectaculaire" et se rendre aussitôt dans la région. L'idée laisse Nathan Brown dubitatif. "Après quinze ans de processus de paix, les grands projets, les prix Nobel, tout cela ne veut plus rien dire au Proche-Orient".
    Quoi qu'il arrive, poursuit cet expert, l'administration ne devrait pas modifier prochainement sa politique. M. Obama, dit-il, va continuer à promouvoir publiquement un accord définitif, mais il doit intégrer dans sa tactique le fait que cela ne va pas se produire rapidement. Les Etats-Unis "vont changer de focale" pour se concentrer vers des objectifs intermédiaires, pronostique-t-il, et pourraient s'atteler à court terme à la réconciliation interpalestinienne, accompagnant les efforts de l'Egypte."

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Histoire

- Comment, à Berlin en avril 1942, on devisait sur la solution finale, Pascal Riché (Rue89) - "dès le printemps 1942, un simple sous-officier SS est au courant du projet de « solution finale »."
http://www.rue89.com/2009/10/17/comment-a-berlin-en-avril-1942-on-devisait-sur-la-solution-finale-122094
   "C'est un document très étonnant et dérangeant que publie CNRS Editions sous le titre « Berlin 1942, le voyage d'un collabo au coeur de la Gestapo », présenté par l'historien Laurent Joly. Un court récit, très détaillé, à mi-chemin entre le journal intime et le PV de police, d'un séjour forcé à Berlin, dans les salles d'interrogatoire de la Gestapo. [...]
    Il livre aussi des détails précis sur le travail des inspecteurs de la Gestapo : on apprend ainsi qu'ils commencent leur travail à 7h30, terminent à 16 heures (midi le samedi), prennent de « légères collations » ; que chaque inspecteur possède sa propre machine à écrire ; que leur traitement est de 350 marks, plus 100 de frais, sans parler des transports gratuits, etc. Après une courte grève de la faim et quelques interrogatoires, Sadosky gagne la confiance de ceux qui l'interrogent. Ils finissent par lui faire visiter différents quartiers de la capitale. C'est Eric Anders, inspecteur du service de contre-espionnage pour l'Europe de l'Ouest de la Gestapo, qui l'accompagne.
    Lors de sa première visite de Berlin, Anders, présenté par Sodosky comme un homme aimable, décide d'un claquement de doigt d'envoyer un jeune juif vers les camps : « A l'entrée de la porte de Brandebourg, nous croisons un jeune juif, porteur de l'insigne. L'avenue est interdite aux juifs. L'inspecteur l'interpelle, il n'a pas de papiers d'identité sur lui, alors le jeune juif est conduit à un Schupo qui stationne, à quelque distance de là. J'apprendrai que cet oubli de pièces d'identité vaudra au jeune juif son déportement dans l'Est. » [...]
    On verra que, dès le printemps 1942, un simple sous-officier SS est au courant du projet de « solution finale » et qu'il n'hésite pas à en faire part à son « visiteur » français. Sadosky apprend ce projet, ce qui ne l'empêchera pas, à son retour, de diriger le « rayon juif » des RG. Et donc, comme le remarque l'historien Laurent Joly, de traquer des centaines de juifs en sachant parfaitement quel sort les attendait « à l'est ».
    « [...] les juifs n'ont pas le droit d'emprunter aucun moyen de transport public, à moins que la distance entre leur lieu de travail et leur domicile soit supérieure à 7 kilomètres. Les juifs de Berlin n'ont accès dans aucune salle de spectacle, dans aucun établissement public, dans aucune grande ou principale artère. En somme, on ne rencontre à Berlin des juifs que dans les petites rues et encore faut-il qu'ils empruntent la chaussée. Ainsi, on les rencontre marchant rapidement, tête baissée, comme des personnes craintives et honteuses.
    Enfin, leur carte d'alimentation et leurs tickets de rationnement comportent la lettre J, et ils ne peuvent faire leurs achats qu'entre 15 heures et 17 heures, et dans les magasins qui leur sont désignés. Dans un restaurant juif, nous avons pu constater que le menu autorisé ce jour, qui était un samedi, jour du Sabbat, consistait en une sorte de soupe de choux et de betteraves, et, comme légumes, des carottes, des choux rouges et des betteraves rouges alors que ce jour-là, dans presque tous les restaurants berlinois, il y avait du poisson de la Baltique.
    - Il reste encore à Berlin, nous ont confié les inspecteurs, 63 000 juifs allemands, mais, ajoutèrent-ils, chaque jour des convois de juifs sont formés à destination de l'Est, et nous pensons, dirent-ils encore, qu'en 1943, il ne restera plus un seul juif à Berlin.
    - Mais où les conduit-on ?, demandais-je.
    - Dans le gouvernement général [territoire polonais occupé par l'Allemagne, ndlr], me répondit-on.
    - Alors, dis-je, le gouvernement allemand n'aurait-il pas l'intention de créer dans le gouvernement général un ghetto universel ?
    - Oh, non, me répondit-on, ce n'est pas l'intention du chancelier Hitler, mais au contraire celle de la destruction complète et à jamais de la race. Dans le Gouvernement général, les juifs ne vivent pas longtemps. »"

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Published by Occam - dans Novembre 2009
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