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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 23:16
France

- La France veut la libération de Salah Hamouri (Arouts 7) - Kouchner est prêt à s'aligner avec le Hamas pour faire monter le prix de Gilad Shalit ! Profiter d'une prise d'otage par une organisation terroriste pour obtenir la libération d'Hamouri au lieu d'en discuter entre Etats démocratiques français et israélien, est-ce digne ?
http://www.actu.co.il/2009/12/la-france-veut-la-liberation-de-salah-hamouri/
   "Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a déclaré que la France continuerait à faire pression sur Israël pour que Salah Hamouri, un terroriste palestinien ayant également la nationalité française, soit libéré dans le cadre de la transaction devant permettre le retour de Guilad Shalit. Hamouri purge une peine de prison depuis 2005 après avoir comploté pour assassiner le mentor de Shass le Rav Ovadia Yossef. Kouchner a déclaré qu’après avoir purgé quatre ans sur les six ans de prison qui lui ont été assignés, Hamouri devrait être libéré. Il y a quelques temps, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a précisé que Hamouri n’était pas inclus dans la transaction."

- Des affiches de Salah Hamouri brandies en pleine réunion du Conseil régional d’Ile-de-France (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Jerusalem-9-manifestants-palestiniens-arretes-lors-de-heurts-avec-la-police_256183.html
   "En préalable à la présentation du budget 2010 « Actions internationales et européennes » du Conseil régional d’Ile-de-France, le groupe CACR (Communiste-Alternative citoyenne-républicain), a dédié son intervention au prisonnier franco-palestinien, Salah Hamouri. Des élus de ce même groupe ont ensuite brandi des affiches de soutien à ce prisonnier pour demander sa libération, se faisant prendre en photo, sous l’œil d’un exécutif régional muet. Sylviane Tropper, conseillère régionale, s’étonne que cette opération de communication ait eu lieu au sein de l’hémicycle régional, en pleine séance budgétaire."

- Le centre culturel français de Jérusalem encerclé par la police israélienne (AFP) - le consul général de France, pour justifier l'implication politique de l'AP dans la capitale israélienne : "Nous sommes ici pour exprimer notre soutien à la culture palestinienne".
http://www.lesechos.fr/depeches/monde/afp_00214394-le-centre-culturel-francais-de-jerusalem-encercle-par-la-police-israelienne.htm
   "Des policiers israéliens ont encerclé jeudi matin le Centre culturel français à Jérusalem-Est, où ils étaient apparemment venus interpeller la co-organisatrice palestinienne d'un évènement culturel dans le cadre d'un festival consacré à Jérusalem, selon un diplomate français. La police israélienne a entouré l'entrée du bâtiment et procédé à des vérifications d'identité, sans pénétrer à l'intérieur, selon un photographe de l'AFP. L'incident a pris fin au bout d'une heure.
    Le conseiller culturel du Consulat général de France, Benoît Tadié, a confirmé à l'AFP que la police avait demandé si Rania Elias, co-organisatrice de l'événément, était présente sur les lieux. Celle-ci est sortie par une porte arrière du bâtiment. Une cinquantaine de personnes, y compris des responsables de l'Autorité palestinienne, se trouvaient au centre culturel pour cette manifestation organisée dans le cadre du festival "Jérusalem, capitale arabe de la culture 2009". Rafic al-Husseini, directeur de cabinet du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a quitté le centre avant l'arrivée de la police, a précisé M. Tadié.
    "Nous sommes ici pour exprimer notre soutien à la culture palestinienne", a affirmé le consul général de France à Jérusalem, Frédéric Desagneaux, pour expliquer les raisons pour lesquelles cette manifestation s'était tenue dans un institut français. [...] "Toute activité politique, culturelle ou économique de l'Autorité palestinienne est interdite à Jérusalem-Est", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld. [...]"

- Comparé à Pierre Laval, Eric Besson porte plainte contre Jean-Christophe Cambadélis (AFP)
http://lemonde.fr/politique/article/2009/12/17/compare-a-pierre-laval-eric-besson-porte-plainte-contre-jean-christophe-cambadelis_1282402_823448.html
   "Eric Besson a décidé de porter plainte contre Jean-Christophe Cambadélis, membre de la direction du PS, et Gérard Mordillat, romancier et cinéaste, a annoncé jeudi 17 décembre le ministère de l'immigration dans un communiqué. La plainte vise des propos publics des deux hommes "assimilant l'action" du ministre "et celle des agents de son ministère aux heures sombres du régime de Vichy et à l'entreprise criminelle d'extermination des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale", selon le communiqué. M. Besson "entend, à l'avenir, poursuivre systématiquement en justice tout propos similaire", avertit le texte.
    Jean-Christophe Cambadélis s'est "réjoui" de cette plainte. "Je me réjouis de pouvoir faire la démonstration publique que le ressort de l'évolution de Besson est le même que celui qui anima [Pierre] Laval", président du Conseil sous la IIIe République, a affirmé le député de Paris à TF1 News.
    Le 1er décembre, Jean-Christophe Cambadélis avait comparé dans une interview à Libération le ministre de l'immigration avec l'un des principaux artisans de la politique de collaboration sous Vichy : "Pour moi, c'est Pierre Laval. A gauche, il n'a jamais été reconnu. Mais comme il s'estime plus intelligent que les autres, il finit par démontrer qu'il peut l'être à gauche comme à droite. Sans aucun état d'âme", avait déclaré le député socialiste."

- François Fillon : "la burqa n’est pas bienvenue en France" (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Francois-Fillon-la-burqa-n-est-pas-bienvenue-en-France-_256197.html
   "Lors d’une visite à Marseille, ce jeudi après-midi, le Premier ministre français, François Fillon, a déclaré que la burqa n'avait pas sa place en France. "Le président s'est exprimé de façon très claire. Il a dit, et je partage cette opinion, que la burqa n'est pas la bienvenue en France", a t il dit."

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Israël

- L'ancien Premier ministre Olmert aurait proposé d'étendre la bande de Gaza (AP) - "Il aurait présenté sa carte à Mahmoud Abbas en septembre 2008", sans obtenir de réponse d'Abbas.
http://fr.news.yahoo.com/3/20091217/twl-israel-palestiniens-gaza-olmert-951b410.html
   "L'ancien Premier ministre israélien Ehoud Olmert aurait proposé aux Palestiniens d'étendre la bande de Gaza d'une centaine de km2 sur le territoire israélien, en échange de certaines implantations de Cisjordanie, croit savoir le quotidien "Haaretz". Il aurait également offert 227km2 de terre près de la Cisjordanie, dans le désert de Judée, selon le quotidien publié jeudi. Le président palestinien Mahmoud Abbas a confirmé que Olmert avait fait d'autres propositions, mais "Haaretz" précise que sa version s'appuie sur des sources ayant eu des informations détaillées sur les propositions d'Olmert. Au total, l'ancien Premier ministre cherchait à récupérer 6,3% de la Cisjordanie, où vivent 75% des 300.000 habitants israéliens. Il aurait présenté sa carte à Mahmoud Abbas en septembre 2008, proposition à laquelle il n'aurait pas répondu, mettant fin aux négociations."

- Jérusalem : jets de cocktail molotov (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Jerusalem-jets-de-cocktail-molotov_256216.html
   "Un cocktail Molotov a été lancé vers le point de rencontre de la route 4 et la route 443 au nord de Jérusalem. Aucun blessé ou dégât n'a été signalé mais l'incident a perturbé lourdement le traffic."

- Le mont des Oliviers sous haute sécurité, Matthew Wagner (JP) - "Début décembre la pierre tombale du Rabbi de Lalov, décédé la veille de Yom Kippour, avait été brisée par des vandales à coups de marteaux. La police soupçonne les résidents locaux arabes d'en être responsables" ; "Certains familles ont peur de se rendre au mont des Oliviers".
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1260930889343&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Les visiteurs du mont des Oliviers ne doivent pas craindre d'être attaqués par la population arabe locale, et les tombes de leurs proches ne doivent pas courir le risque d'être vandalisés. Telles sont les dernières déclarations du rabbin en charge des lieux saints, Shmouel Rabinovitz. "Nous avons enfin trouvé une solution au problème actuel du vandalisme et de la violence", a-t-il poursuivi.
    En effet, le conseil des ministres sera invité à voter, dimanche, le transfert de la responsabilité de la sécurité sur le mont des Oliviers au ministère de la Construction et du Logement. En plus des caméras de sécurité et des patrouilles régulières de la police, le ministère fournira un budget spécial destiné à l'emploi d'une société privée de sécurité qui maintiendra une présence constante sur la colline. Début décembre la pierre tombale du Rabbi de Lalov, décédé la veille de Yom Kippour, avait été brisée par des vandales à coups de marteaux. La police soupçonne les résidents locaux arabes d'en être responsables.
    "[...] la situation est devenue impossible", ajoute Attias. "Certains familles ont peur de se rendre au mont des Oliviers. Quand des cimetières sont profanés à l'étranger, cela devient rapidement une affaire internationale qui requiert l'intervention du ministère des Affaires étrangères. Mais, quand ça se produit ici, personne ne réagit"."

- Affrontements à Talmon (JP)
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1260930890256&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Des affrontements ont éclaté jeudi matin entre des gardes frontières et des habitants d'implantations à Talmon après l'arrivée d'agents de l'administration civile. Ils devaient veiller à la bonne application du gel de dix mois des constructions en Judée-Samarie, annoncé le mois dernier. Des dizaines de résidents locaux et d'activistes de droite ont tenté de bloquer l'entrée de Talmon aux inspecteurs. D'après la radio, six personnes ont été arrêtées, dont quatre mineurs. Les pneus d'une voiture de police ont été crevés. Les inspecteurs ont finalement réussi à entrer dans l'implantation.
    Les mitnahalim (habitants des implantations) ont affirmé que les gardes frontières avaient fait preuve de force excessive. Une femme a eu une crise d'asthme. De son côté, l'inspecteur général de police, Doudi Cohen, s'est plaint de la violence des assaillants : "On constate un regain de violence envers les policiers et les agents de la force publique derrière la façade d'une protestation légitime et de la liberté d'expression (…). La violence et les dommages matériels causés seront sévèrement sanctionnés par les autorités juridiques", a prévenu Cohen. [...]"

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Gaza & Hamas

- Des Palestiniens tirent sur des travailleurs égyptiens près du point de passage (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Des-Palestiniens-tirent-sur-des-travailleurs-egyptiens-pres-du-point-de-passage_256233.html
   "Des Palestiniens armés ont ouvert le feu sur des travailleurs égyptiens qui construisaient une barrière destinée à empêcher la contrebande entre l'Egypte et la bande de Gaza. Selon les rapports, les tirs auraient eu lieu près du point de passage de Rafah. Des forces de sécurité égyptiennes ont été dépêchées en renfort."

- Le chef des Renseignements égyptiens s'en prend au Hamas (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Le-chef-des-Renseignements-egyptiens-s-en-prend-au-Hamas_256154.html
   "Selon la chaîne Al Jazira, le général Omar Souleimane, chef des Renseignements égyptiens a vivement critiqué le Hamas et son chef, Khaled Mechaal, lors d'une réunion il y a une semaine et demi. ''Nous ne travaillons ni chez le Hamas, ni chez Mechaal'', aurait-il affirmé. Il a accusé le Hamas d'avoir violé tous les accords signés avec le Caire, ce qui a humilié l'Egypte."

- Israël a transféré à Gaza un appareil détectant la grippe A (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Israel-a-transfere-a-Gaza-un-appareil-detectant-la-grippe-A_256166.html
   "Israël a transféré mercredi au ministère de la Santé à Gaza un appareil servant au dépistage de la grippe porcine, ainsi que de médicaments pour un bébé de quelques jours malade du coeur."

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Judée-Samarie & AP

- Un véhicule israélien caillassé près de Bethléhem (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Un-vehicule-israelien-caillasse-pres-de-Bethlehem_256234.html
   "Des Palestiniens ont jeté des pierres sur un véhicule israélien au sud-ouest de Bethléhem. Il n'y a pas eu de blessé, mais la voiture a été endommagée."

- Abbas: Jérusalem est à nous et le restera toujours (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/12/abbas-jerusalem-est-a-nous-et-le-restera-toujours/
   "Dans un discours prononcé à Shehem, le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a réaffirmé que « Jérusalem resterait à jamais la capitale de la Palestine et de la nation arabe et musulmane ». Il a ajouté: « Personne ne pourra rivaliser avec nous dans ce domaine. Jérusalem est à nous et le restera toujours »."

- Un habitant du Goush Etzion arrêté pour avoir tiré sur un Palestinien (Guysen) - c'était il y a deux ans.
http://www.guysen.com/news_Un-habitant-du-Goush-Etzion-arrete-pour-avoir-tire-sur-un-Palestinien_256238.html
   "La police de Judée et Samarie a arrêté jeudi un habitant du Goush Etzion soupçonné d'avoir tiré sur un jeune Palestinien qui aurait jeté des pierres sur sa voiture près de l'implantation de Tekoa il y a deux ans."

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Egypte

- Omar Suleiman se rendra en Israël, Smadar Péri et Itamar Eichner (Yediot Aharonot)
http://www.ambafrance-il.org/spip.php?article7434
   "Le ministre égyptien des Renseignements, le général Omar Suleiman, qui est aussi chargé du dossier Guilad Shalit, devrait venir dimanche à Jérusalem, à l’invitation du Premier ministre Netanyahu. Au cours de cette visite, il rencontrera le Premier ministre Netanyahu, le ministre de la Défense, Ehud Barak, le directeur du Mossad, Meir Dagan, et, semble-t-il, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman.
    Au Caire on affirme que le général Suleiman s’entretiendra de « dossiers bilatéraux » et n’est pas « porteur de nouvelles » concernant l’accord sur Guilad Shalit. « Pour faire bouger les choses, il faut qu’une décision politique soit prise à Jérusalem, car le Hamas n’a pas l’intention de modifier la liste des prisonniers à libérer », ont affirmé des sources égyptiennes.
    Un autre sujet qui sera évoqué lors des entretiens est le mur souterrain que construisent les Egyptiens le long de « l’axe Philadelphie », pour empêcher la contrebande vers la bande de Gaza. Le général Suleiman pourrait se rendre aussi dans les territoires palestiniens."

- Un soldat égyptien tué à la frontière (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/12/un-soldat-egyptien-tue-a-la-frontiere-2/
   "Le corps d’un soldat égyptien tué par balles a été découvert jeudi à côté de la frontière avec Israël. La police égyptienne suppose que le soldat, un jeune homme de 20 ans, a été abattu par des trafiquants ou des réfugiés essayant de s’infiltrer illégalement en Israël. De leur côté, les policiers égyptiens ont tué au moins 16 réfugiés depuis le début de l’année et 28 l’an passé."

- Le parlement égyptien appelle au boycott des banques suisses (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/12/le-parlement-egyptien-appelle-au-boycott-des-banques-suisses/
   "Le parlement égyptien appelle les hommes d’affaires arabes et musulmans à boycotter les banques suisses. Il s’agit d’un geste de protestation contre une décision des autorités helvétiques, qui suite à un référendum, ont interdit la construction de minarets. Une délégation de parlementaires égyptiens envisagent de se rendre en Suisse pour rencontrer les membres du parlement."

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Turquie

- Ehud Barak, invité officiellement en Turquie (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Ehud-Barak-invite-officiellement-en-Turquie_256189.html
   "Le ministre de la Défense Ehud Barak a été officiellement invité à se rendre en Turquie le mois prochain. Barak a reçu l'invitation de l'ambassadeur de la Turquie à Israël quand les deux hommes se sont rencontrés, ce jeudi matin. Ehoud Barak a remercié l'ambassadeur et a déclaré qu'il acceptait cette invitation. "La Turquie est une puissance majeure de la région et nos relations sont importantes à tous égards", a-t-il déclaré."

- La diplomatie turque à la mode ottomane, Ariane Bonzon (Slate.fr) - "«Les Arabes? on ne peut pas leur faire confiance!», me confiait crûment un général turc à la retraite, dans les années 90. Or depuis une dizaine d'années, sous la pression européenne, l'Etat-major a dû réduire son champ de manœuvres" ; "Le Premier ministre turc est en train de voler à l'ennemi perse l'exclusivité de la critique vis-à-vis d'Israël, et de gagner... la popularité arabe qui va avec" ; "la Turquie veut liquider le PKK, inscrit par l'Union européenne sur la liste des organisations terroristes. Elle doit donc obtenir l'accord de Téhéran et de Damas qui gardent la main sur le mouvement séparatiste".
http://www.slate.fr/story/14555/la-diplomatie-turque-la-mode-ottomane
   "[...] Sommes-nous [...] en train de «perdre la Turquie», ainsi que certains le suggèrent à Washington et à Paris? Troublée par la politique américaine dans la région, dépitée par les rebuffades de l'Union européenne, la Turquie privilégierait désormais le monde arabe et musulman, au premier rang desquels ses bien peu fréquentables voisins syriens, iraniens et même libyens, ainsi que la Russie et le Caucase.
    Ce n'est pas 2002, l'arrivée au pouvoir du gouvernement du parti de la Justice et du développement (AKP), musulman-conservateur, qui marque le tournant de la politique étrangère turque. Mais 1998, avec le Premier ministre de l'époque Bulent Ecevit, un laïc social-démocrate, et Ismaïl Cem, un Turc d'origine juive, aux commandes des affaires étrangères. Cette année-là, une énorme brèche s'ouvre dans la mentalité d'assiégés qui a longtemps déterminé les orientations turques. La Syrie vient d'expulser l'ennemi numéro 1 d'Ankara, Abdullah Ocalan, le chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ouvrant ainsi la voie à la normalisation entre les deux Etats. [...]
    Comme ce fut le cas pour les réformes en matière de démocratie et de Droits de l'Homme, le mouvement est donc lancé avant l'arrivée au pouvoir de l'AKP. De la même façon, le gouvernement de Tayyip Erdogan l'amplifie et l'étend. «Plus qu'un véritable dessein, plus qu'un supposé projet établi à l'avance par l'AKP, la nouvelle politique étrangère de la Turquie est avant tout une affaire de conjoncture», explique l'éditorialiste turc et fils de diplomate Semih Idiz. «La Turquie ne tourne pas le dos à l'Ouest, ce sont plutôt les nouvelles réalités de l'après-guerre froide et de la politique américaine dans la région, l'attitude de la Russie et la démocratisation de la Turquie qui modifient la donne», explique Soli Ozel, non sans un certain sens de la litote. Car lorsque ce chroniqueur turc dit «démocratisation de la Turquie», il signifie surtout «affaiblissement du pouvoir des militaires».
    L'armée turque a en effet longtemps considéré la politique étrangère comme son «domaine réservé». D'où son positionnement fermé et défensif, hérité de la guerre froide, vis-à-vis des pays voisins hostiles à cette Turquie, alliée des Etats-Unis et d'Israël. «Les Arabes? on ne peut pas leur faire confiance!», me confiait crûment un général turc à la retraite, dans les années 90. Or depuis une dizaine d'années, sous la pression européenne, l'Etat-major a dû réduire son champ de manœuvres. Il reste influent mais n'a plus l'exclusivité de la politique étrangère, laquelle, plus volontariste, porte désormais aussi la signature des civils.
    Le premier d'entre eux se nomme, justement, Ahmet Davutoglu, l'homme à l'agenda voyageur. Universitaire, il fut, dès 2002, le conseiller diplomatique très écouté des Gül (ancien ministre des affaires étrangères et actuel président turc) et Erdogan. Nommé ministre des affaires étrangères en mai dernier, Davutoglu est perçu comme l'artisan du renouveau diplomatique turc qu'il définit lui-même comme celui «de la conciliation et de la paix». Sa ligne — «profondeur stratégique» et «zéro problème» avec les voisins des anciennes marches de l'Empire — lui vaut parfois l'étiquette de «néo-ottoman», même s'il la réfute.
    «Ahmet Davutoglu est un musulman pratiquant, avec ce mélange de romantisme, de moralisme et de souci de la justice que présentent parfois certains croyants, explique Beril Dedeoglu, universitaire spécialiste des relations internationales à l'université francophone de Galatasaray. Il a donc, comme au temps de l'Empire ottoman, l'envie d'étendre l'influence régionale de la Turquie aux autres pays musulmans. Mais ce n'est pas une démarche impérialiste, l'idée c'est d'être le grand frère pour la région, un peu comme votre président Nicolas Sarkozy aimerait que la France le soit pour l'Union européenne!» [...]
    Le Premier ministre turc est en train de voler à l'ennemi perse l'exclusivité de la critique vis-à-vis d'Israël, et de gagner... la popularité arabe qui va avec. Ce qui n'est pas nécessairement négatif pour la coopération américano-turque dans la région. [...]
    Autre intérêt propre à la Turquie, la question kurde, omniprésente. Car la Turquie veut liquider le PKK, inscrit par l'Union européenne sur la liste des organisations terroristes. Elle doit donc obtenir l'accord de Téhéran et de Damas qui gardent la main sur le mouvement séparatiste et comptent également des minorités kurdes. Trouver une solution au «problème kurde», c'est garantir la stabilité de la région. [...]
    Pour le reste, Ankara n'a pas encore fait la preuve de l'efficacité réelle de sa diplomatie. Sa médiation entre la Syrie et Israël n'a pas donné de résultats, ce qui explique entre autres l'amertume colérique de Tayyip Erdogan à l'égard des dirigeants de Tel-Aviv. De même l'indulgence turque à l'égard de l'Iran est loin de s'être traduite par un assouplissement des positions de Mahmoud Ahmadinejad. En bref, beaucoup de discours, ce qui n'est pas rien dans une région où les mots comptent mais beaucoup de gesticulations aussi, une sorte de bric-à-brac d'initiatives et de contacts en coulisses.
    [...] Ahmet Davutoglu n'avait peut-être pas tout à fait bien pesé les effets de son activisme sur les Européens. Soucieux de pacifier la région et de restaurer la fierté nationale mise à mal par Bruxelles, le ministre turc des Affaires étrangères veut montrer que la Turquie joue dans la cour des grands, comme l'Allemagne ou la France et qu'à ce titre l'Union européenne, et Paris au premier rang, ne peut plus la traiter par-dessus la jambe. Quitte à contrarier ou concurrencer certaines ambitions diplomatiques françaises, en Syrie notamment.
    Or, du côté européen, c'est le nouveau flirt poussé de la Turquie avec des régimes islamistes ou dictatoriaux qui mobilise presque toute l'attention et n'est pas loin de produire l'effet inverse: il inquiète. [...]"

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Monde arabe

- Yémen: raids simultanés contre Al-Qaïda, au moins 28 extrémistes tués (AFP) - "les bombardements qui visaient le camp d'entraînement avaient débordé "par erreur" sur le village d'Al-Maajala, en faisant état d'une cinquantaine de morts dont un nombre indéterminé de civils". Mais c'est marrant l'AFP préfère titrer sur les "extrémistes tués" plutôt qu'avec quelque chose du genre : "Un raid yéménite sur un village fait une cinquantaine de morts". Je connais des pays qui aurait subi un traitement journalistique moins favorable.
http://www.lesechos.fr/depeches/monde/afp_00214204-yemen--raids-simultanes-contre-al-qaida--au-moins-28-extremistes-tues.htm
   "Les forces de sécurité ont tué jeudi au Yémen au moins 28 membres d'Al-Qaïda et capturé 17 dans des opérations simultanées qui ont permis de déjouer des attentats suicide contre des intérêts étrangers, selon le ministère de la Défense. L'offensive la plus importante a visé un camp d'entraînement d'Al-Qaïda dans la région d'Abyane (480 au sud-est de Sanaa), et selon des responsables locaux, les bombardements aériens ont atteint "par erreur" un village voisin du camp, faisant un nombre indéterminé de morts parmi la population civile. [...] Un responsable local contacté par téléphone par l'AFP a affirmé que les bombardements qui visaient le camp d'entraînement avaient débordé "par erreur" sur le village d'Al-Maajala, en faisant état d'une cinquantaine de morts dont un nombre indéterminé de civils. Ce bilan n'a pu être confirmé officiellement. [...]"

- Jusqu'à 34 membres présumés d'Al-Qaïda tués au Yémen (AP) - "des civils [ont] été pris dans l'offensive gouvernementale: plusieurs maisons ont été détruites dans le bombardement, et d'autres investies par erreur par l'armée. Selon un témoin, sept cadavres de femmes et d'enfants ont été pour l'instant extraites des décombres". Néanmoins, on attendra longtemps avant d'entendre qualifier l'offensive yéménite de "disproportionnée" ou d'"indiscriminée".
http://fr.news.yahoo.com/3/20091217/twl-yemen-terrorisme-al-qaida-1be00ca.html
   "Les forces de sécurité yéménites ont attaqué plusieurs cachettes et camp d'entraînement d'Al-Qaïda au Yémen jeudi, tuant 34 membres présumés du groupe terroriste, y compris quatre futurs kamikazes, et en arrêtant 17 autres. Selon le chef de la sécurité de la province d'Abyan (sud de Sanaa), Saleh el-Shamsy, un bombardement aérien suivi d'une intervention au sol ont causé la mort de 30 militants présumés.
    Un autre responsable et des témoins ont ajouté de leur côté que des civils avaient été pris dans l'offensive gouvernementale: plusieurs maisons ont été détruites dans le bombardement, et d'autres investies par erreur par l'armée. Selon un témoin, sept cadavres de femmes et d'enfants ont été pour l'instant extraites des décombres. Ces informations n'ont pas pu être confirmées de sources indépendantes. [...]"

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Iran

- Obama : ''Je ne peux empêcher indéfiniment des frappes israéliennes sur l'Iran'' (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Obama-Je-ne-peux-empecher-indefiniment-des-frappes-israeliennes-sur-l-Iran-_256130.html
   "Selon des hauts fonctionaires à Jérusalem, le président américain Barack Obama dans ses échanges avec son homologue chinois Hu Jintao, aurait déclaré que les États-Unis ne seraient pas en mesure d'empêcher Israël d'attaquer les installations nucléaires iraniennes encore longtemps."

- Netanyahou et Barak, dans le viseur de l'Iran (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Netanyahou-et-Barak-dans-le-viseur-de-l-Iran_256157.html
   "Des opposants iraniens en exil à Paris ont confié au journal koweïtien A-Siassa que les Renseignements iraniens ont établi une liste de personnalités politiques arabes et étrangères à éliminer en cas d'attaque contre les sites nucléaires iraniens. Binyamin Netanyahou et Ehoud Barak seraient sur cette liste, ainsi que des hauts responsables britanniques, français, koweïtiens et saoudiens."

- L’Iran suscite de vives inquiétudes et rend caduque l’offre de l’AIEA, Jean Tsadik (Mena) - Avec l'essai du missile Sejil 2, Téhéran a "dépassé ses maîtres coréens" ; "ça n’est pas uniquement le sud de l’Europe qui est menacé par l’avancée militaire des ayatollahs, mais, à très brève échéance, le vieux continent tout entier" ; "les démocraties de la planète ne pourront plus empêcher les mollahs, au risque de déclencher un conflit atomique, de devenir une grande puissance régionale" ; "le moment n’est plus à l’offre de l’AIEA ni aux sanctions économiques, aussi péremptoires qu’elles puissent être".
http://www.menapress.com/
   "Le lancement, cette semaine, du nouveau missile iranien Sejil 2 (Terre cuite en français) provoque de très grandes inquiétudes dans le camp occidental et en Israël. Tout d’abord, parce que cet essai a été couronné de succès : ça n’est pas la déclaration triomphante de la télévision iranienne qui fait foi, mais le suivi du tir par les satellites. Ensuite, ce qui éveille les craintes des analystes, ce sont les caractéristiques de la fusée persane. Il s’agit d’un engin, dérivé des technologies russe et nord-coréenne, mais qui dénote d’avancées considérables.
    Ainsi, le Sejil, contrairement à son prédécesseur le Shihab-3, est propulsé par du carburant solide. Cela le rend nettement moins vulnérable aux attaques aériennes, en ce sens que le missile ne doit plus être rempli juste avant son lancement, lors d’une phase de préparation qui le rendait très repérable par les satellites et donc vulnérable. Remplis de propulsant solide, transportés par des camions-rampes de tir, il va être possible, pour Téhéran, de les disposer dans des régions accidentées, de les y dissimuler dans des abris naturels, d’en changer à volonté, tout cela rendant beaucoup plus délicates leur localisation et leur annihilation. Et puis, le Sejil est une fusée à deux étages, non plus trois, ce qui est unique à ma connaissance pour un missile de moyenne portée, et qu’il faut considérer comme un témoignage de maturité scientifique des ingénieurs iraniens.
    Le doute n’est plus permis, la "République" Islamique contrôle désormais son processus de conception et de fabrication de missiles. Elle a, dans ce domaine, cela ne souffre aucun doute, dépassé ses maîtres coréens. Cela démontre également que la théocratie des ayatollahs est parvenue à se doter d’un cadre de scientifiques de très haut niveau, et, partant, d’instituts et d’académies capables de les former.
    Non moins inquiétante est la marge de développement de la technologie enceinte dans le Sejil. Capable aujourd’hui de couvrir une distance de l’ordre de 2 000 kilomètres, suffisante pour frapper Israël, les pays arabes, les bases militaires américaines ainsi qu’une portion non-négligeable de la Russie, ce missile dispose d’une marge considérable d’extensibilité de sa portée. A ce titre, les commentateurs non-spécialistes qui se focalisent sur le risque encouru par l’Etat hébreu sont dans l’erreur. De l’avis que nous partageons avec les meilleurs experts dans le domaine, en l’espace de quelques mois seulement, Téhéran pourra, sans avoir à surmonter de difficultés majeures, transformer le Sejil en missile balistique de portée intermédiaire. Plus clairement énoncé, à partir du nord-ouest de la Perse, ça n’est pas uniquement le sud de l’Europe qui est menacé par l’avancée militaire des ayatollahs, mais, à très brève échéance, le vieux continent tout entier. Que cela soit proprement posé : le développement de ce programme ne vise pas principalement Israël.
    Les Iraniens ont maintenant dépassé le stade où ils étaient contraints de bricoler des missiles balistiques étrangers. Ils peuvent actuellement placer des satellites sur orbite, ce qui implique qu’ils ont développé, en plus de la technologie de base, des moyens sophistiqués de guidage et de suivi, leur permettant de stabiliser un objet sur une orbite précise, ou de le précipiter sur une cible éloignée avec exactitude.
    Replacé dans le cadre de l’effort stratégique global des Iraniens, cela signifie que, sous peu, l’Occident, s’il ne fait rien de concret pour l’empêcher, va se retrouver avec des dizaines de porteurs de charges nucléaires pointés sur lui, disséminés dans les montagnes du vaste territoire perse. Si on en arrive là, les démocraties de la planète ne pourront plus empêcher les mollahs, au risque de déclencher un conflit atomique, de devenir une grande puissance régionale et, c’est un corrélatif qui est en train de prendre forme, de se muer, avec l’idéologie qu’ils véhiculent, en chefs de file de l’islam mondial.
    Les leaders des Etats concernés ont presque tous souligné la dangerosité représentée par le récent essai du Sejil. Ils appellent à la prise de sanctions contre Téhéran. Les Etats-Unis sont allés plus loin, aussi bien sur les plans politique que militaire : leur parlement a décrété une loi provisionnant des sanctions contre les entreprises étrangères qui approvisionnent l’Iran en carburants raffinés. Et, concurremment au tir perse, l’Armée américaine s’est livrée sur son sol à un exercice inédit d’interception de missiles spécifiquement iraniens.
    A l’international cependant, la Chine bloque toujours l’acceptation du train de sanctions "déterminantes" au Conseil de Sécurité. Le Président Obama, à l’issue de ses entretiens avec son homologue chinois Hu Jin tao, le mois dernier à Pékin, a bien cru qu’il avait réussi à convaincre son interlocuteur. Pour ce faire, il n’avait d’ailleurs pas mâché ses mots, puisque, selon les révélations d’officiels israéliens produites ce matin par Haaretz, Barack Obama aurait informé Hu "qu’il ne pourrait plus empêcher très longtemps les Israéliens de s’en prendre aux installation nucléaires iraniennes".
    Mais quinze jours après cette visite, les Occidentaux ont dû déchanter, en remarquant que les signes de bonne volonté affichés par Pékin ne cristallisaient pas un changement radical de politique à l’égard des Ayatollahs, mais uniquement un geste d’hospitalité dans la tradition orientale. C’est d’autant plus fâcheux que c’est la Chine qui présidera en janvier le Conseil de Sécurité, et qui conditionnera l’ordre du jour des débats. On pourrait devoir attendre la présidence de la France, en février, pour que la proposition de sanctions soit soumise aux votes.
    En un temps où chaque jour compte, l’Arabie Saoudite, aussi concernée qu’Israël par les événements et parfaitement consciente des considérations qui composent de cet article, a proposé à Pékin de remplacer son approvisionnement en brut en provenance d’Iran. Riad a offert aux Chinois un engagement de sa part sur le long terme, pour des quantités égales et à un prix moindre, dans une tentative de les infléchir. Les Chinois, qui dépendent aujourd’hui des livraisons iraniennes, ont toutefois rejeté l’offre saoudienne, pour des raisons qu’ils n’ont pas précisées.
    De toute façon, le moment n’est plus à l’offre de l’AIEA ni aux sanctions économiques, aussi péremptoires qu’elles puissent être. Ce, parce que la proposition de Mohammed ElBaradei avait été présentée avant le lancement du Sejil, et aussi, avant la révélation, par le Time londonien, des essais par les Perses du système de mise à feu de leur bombe atomique. Parce que la proposition de l’AIEA ne limite en rien le développement des missiles ni la fabrication de LA bombe, ni même l’enrichissement d’uranium par le régime de Khamenei. Elle se borne à rendre inutilisables 1 200 kilos d’uranium faiblement enrichi, ce qui, en regard de la situation, est absolument insuffisant.
    Quant aux sanctions, si dures pourraient-elles être en février 2010, elles ne dissuaderaient pas les guides de la Révolution d’abandonner leur rêve de puissance, à quelques encablures de l’objectif. Les civils iraniens seraient seuls à souffrir, et alors, en quoi cela les changerait-il de leur quotidien ?" (suite payante)

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Europe

- La ministre européenne des Affaires étrangères : Jérusalem-est est un territoire occupé, Israël doit s’abstenir de démolir les maisons de Palestiniens, Akiva Eldar (Haaretz) - après un si brillant discours, des députés européens ont logiquement demandé des sanctions contre Israël. Merci Mme Ashton, votre mandat commence bien !
http://www.ambafrance-il.org/spip.php?article7434
   "Dans son premier discours en tant que nouvelle ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne, Catherine Ashton a vivement critiqué « l’occupation israélienne ». La politicienne britannique, qui était auparavant commissaire européen pour le commerce, a déclaré hier que, du point de vue de l’UE, « Jérusalem-est est considérée, comme la Cisjordanie, comme un territoire occupé ». Mme Ashton a réclamé d’Israël la levée immédiate du blocus de Gaza et a rappelé que l’UE s’oppose à l’existence de la barrière de séparation comme aux démolitions de maisons et aux expulsions de Palestiniens à Jérusalem-est.
    Elle a qualifié la décision israélienne de geler partiellement la construction dans les implantations de « premier pas », alors que les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Union en avaient parlé comme d’un « pas positif ».
    Plusieurs députés européens ont réagi aux propos de Catherine Ashton en appelant à prendre des sanctions contre Israël et à suspendre l’accord d’association entre Israël et l’UE."

- Le ministre lituanien des Affaires étrangères : "la décision de geler les implantations partiellement et temporairement est un signal positif" (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Le-ministre-lituanien-des-Affaires-etrangeres-la-decision-de-geler-les-implantat_256206.html
   "Le ministre lituanien des Affaires étrangères, Vygaudas Ušackas, a déclaré, ce jeudi après-midi, lors du Forum diplomatique de Herzliya, que son pays "se félicite de la décision du gouvernement israélien de geler les implantations partiellement et temporairement et y voit un signal positif". "Nous espérons que des mesures supplémentaires seront prises par toutes les parties pour reprendre les pourparlers de paix", a-t-il ajouté."

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Grande-Bretagne

- Pétition pour un boycott des produits britanniques (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/12/petition-pour-un-boycott-des-produits-britanniques/
   "L’attitude de la Grande Bretagne suscite l’indignation en Israël. Trente neuf députés ont signé cette semaine une pétition dans laquelle ils appellent les Israéliens à envisager de boycotter les produits provenant de Grande Bretagne ou fabriqués en Israël par des compagnies britanniques. L’initiative de cette démarche revient à Ronit Tirosh (Kadima) qui voulait réagir à la décision des Britanniques de marquer les marchandises provenant des « implantations ». Le président de la Knesset Ruby Rivline a décidé de transmettre cette pétition à son homologue britannique."

- Les ennuis de Tsipi Livni en Grande-Bretagne, David Ruzié (professeur émérite des universités, spécialiste de droit international) - "Une initiative gouvernementale britannique est d’autant plus souhaitable que la justice britannique a souvent surpris dans ses appréciations".
http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=16302
   "[...] on ne pouvait pas s’attendre à l’outrecuidance d’un magistrat britannique, qui n’hésitait pas, il y a quelques jours, à émettre un mandat d’arrêt à l’encontre de Tsipi Livni, qui était ministre des affaires étrangères en exercice au moment de cette opération. Car les juges britanniques, recrutés parmi les avocats réputés, ayant une longue pratique judiciaire (sans commune mesure avec les conditions de recrutement des juges en France), sont censés connaître le droit, qu’il soit national ou international.
    Et ce juge aurait donc dû savoir qu’il n’y a pas tellement longtemps la Cour internationale de justice (C.I.J.) avait, dans un litige opposant la République démocratique du Congo (R.D.C.) (ex-Congo belge, puis Zaïre) à la Belgique, considéré que le ministre des affaires étrangères de la RDC alors en exercice, Yerodia Ndombasi, pouvait se prévaloir d’une immunité de juridiction, en tant qu’il représentait son Etat (CIJ, arrêt du 14 février 2002, dans l’affaire du mandat d’arrêt du 11 avril 2000). Or Tsipi Livni est dans le même cas.
    (Notons au passage que si une telle immunité ne peut certainement pas être revendiquée par des chefs militaires, la question de l’immunité d’autres ministres n’a pas été, à notre connaissance, encore été tranchée par la jurisprudence internationale – la question de l’immunité d’un ministre de l’intérieur est en cause dans une affaire pendante devant la C.I.J. entre le Congo et la France).
    Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons écrit, en début d’année, sur les abus auxquels aboutit la notion de « compétence universelle », au nom de laquelle certains Etats s’arrogent le droit de poursuivre devant leurs tribunaux des étrangers accusés pour des faits commis à l’étranger et dont auraient été victimes d’autres étrangers. Autrement dit certains Etats s’attribuent une compétence juridictionnelle à l’égard de faits et de personnes sans lien avec eux, ni de nationalité, ni de résidence.
    Au lendemain du scandale provoqué par les poursuites engagées en Belgique en 2001 contre Ariel Sharon, alors Premier ministre d’Israël, la loi belge de 1993, étendue en 1999, a été, comme nous l’avons indiqué, modifiée en 2003 pour exiger désormais un « lien de rattachement » avec la Belgique (nationalité ou résidence) pour autoriser des poursuites. La loi espagnole qui était comparable à la loi belge a également été modifiée dans le même sens par le Parlement en juin 2009. Déjà, une enquête dirigée contre Mr Ben-Eliezer, ministre de la défense israélien à l’époque des faits, et 6 autres dirigeants politiques ou militaires, pour un bombardement intervenu à Gaza en 2002, avait été classée au début de l’année par l’Audiencia Nacional, la juridiction suprême pénale espagnole.
    Mais en dépit de certaines promesses gouvernementales déjà anciennes, la législation britannique repose encore sur cette notion très controversée de « compétence universelle », qui n’a pas été modifiée. Ehoud Barak a eu, lui, plus de chance que Tsipi Livni – encore que a priori il ne puisse pas se prévaloir d’une immunité juridictionnelle en tant que ministre de la défense – et plusieurs généraux israéliens ont dû quitter précipitamment le sol britannique et d’autres ont dû renoncer à y venir.
    Les excuses du ministre britannique des affaires étrangères sont inopérantes en la matière. En revanche, il serait temps, comme David Milliband s’y est engagé, de rechercher « de façon urgente » le moyen de modifier la législation « afin d’éviter des cas similaires à l’avenir ». Car au nom de l’indépendance de la justice les autorités gouvernementales ne peuvent pas s’opposer à l’ouverture de poursuites et l’émission d’un mandat d’arrêt à la suite d’une plainte dirigée contre X ou Y, « criminel de guerre » supposé. Or il est choquant que la loi actuelle permette à des magistrats subalternes d’émettre de façon presque arbitraire des mandats d’arrêt, notamment contre d’honorables Israéliens.
    Une initiative gouvernementale britannique est d’autant plus souhaitable que la justice britannique a souvent surpris dans ses appréciations. Ainsi, il y a peu, elle a mis dix ans pour autoriser l’extradition en France de Rachid Ramda, commanditaire des trois attentats meurtriers commis à Paris en 1995, notamment à la station du RER St-Michel. Les juges britanniques se méfiaient des juges français... Bref, « la réponse du berger à la bergère »..."

- Une vérité qui gêne, Andrew Roberts (historien) - "Lors de la Seconde Guerre Mondiale, la Luftwaffe a tué 50 000 Britanniques lors du Blitz. La réplique alliée fut de tuer 600 000 Allemands, soit douze fois plus, ce qui est légèrement disproportionné [...]. Qui sommes-nous donc pour faire la leçon aux Israéliens sur la proportionnalité à laquelle devraient satisfaire leurs répliques ?" Un excellent aperçu historique des relations tumultueuses entre Londres et Jérusalem.
http://www.spectator.co.uk/melaniephillips/5620681/an-inconvenient-truth.thtml
Traduction Jean Szlamowicz :
http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-17622-145-7-verite-gene-attitude-anti-israelienne-irredentiste-grande-bretagne-andrec-roberts.html
   "Honorables Lords, Mesdames et Messieurs,
    C’est un grand honneur que d’avoir été invité à m’adresser à vous, spécialement en ce 60e anniversaire de l’AIA, et j’aimerais profiter de cette occasion pour parler des relations entre la Grande-Bretagne et Israël, et tenter de les débarrasser de quelques-uns des mythes dont elle est affublée.
    Parce qu’il me semble que, sans nier l’indéniable teneur étatique de la déclaration d’Arthur Balfour (novembre 1917), qui promettait « un foyer national pour le peuple juif », il ne faudrait pas en déduire que la Grande-Bretagne ait jamais été plus qu’un compagnon des beaux jours en ce qui concerne les aspirations nationales juives. La fameuse déclaration avait au moins en partie pour but de conserver l’appui des Juifs d’Europe de l’Est et de Russie à la Grande Guerre après la Révolution bolchevique, et la formule d’« Etat Juif », qui avait la préférence de Chaim Weizmann (« un Etat juif ») fut rejetée par le Foreign Office. David Ben-Gourion écrivit à l’époque : « la Grande-Bretagne a fait un geste magnifique […]. Mais seuls les membres du peuple hébreu peuvent transformer ce droit en un fait tangible. C’est à eux seuls, avec leur corps et leur âme, leur force et leurs ressources, qu’il incombe de construire leur foyer national et de réaliser leur renaissance nationale ».
    Comme prévu, lors de la Conférence de Versailles et des assemblées secondaires qui suivirent jusqu’en 1922, alors même que la Grande-Bretagne s’était vu confier le Mandat de la Ligue des Nations pour la Palestine, le foyer national juif ne fut pas établi. Durant la période du Mandat britannique, on a pu observer des tensions entre le Commonwealth Office, responsable de l’administration de la Palestine, qui voulait le réaliser dans la ligne de la Déclaration Balfour (malgré ses propres contradictions), et le Foreign Office, qui craignait que la création de facto d’un Etat juif suscite l’opposition des Arabes. En 1937, la commission Peel avait recommandé de mettre fin au Mandat et de partager la Palestine entre un Etat arabe et un Etat juif, incluant des transferts de 225 000 habitants arabes en provenance de Galilée, ce que Ben-Gourion avait salué en remarquant que cela « pourrait nous offrir quelque chose que nous n’avons jamais eu, même quand nous étions indépendants à l’époque du Premier et du Second temple ». Malgré cela, les Arabes et le 20e Congrès Sioniste rejetèrent les recommandations de la commission Peel, au grand soulagement du Foreign Office, dont l’opposition se focalisait sur le fait que la chose était estimée irréalisable.
    Au lieu d’un Etat juif, il y eut le célèbre Livre Blanc de 1939, qui limita sérieusement l’immigration juive en Palestine précisément au moment où les Juifs en avaient le plus besoin, à l’heure de la Solution Finale. Un plafond maximal de 75 000 Juifs fut fixé pour la période fatale de 1940-1944 - et ce chiffre devait aussi inclure les réfugiés d’urgence. Le Livre Blanc fut publié le 9 novembre 1938, le jour même où se produisaient les horreurs de la Nuit de Cristal en Allemagne. Il fut approuvé par le parlement en mai 1939, deux mois pleins après l’occupation de la Tchécoslovaquie par Hitler. Le Guardian de Manchester a décrit ce vote comme « la condamnation à mort de dizaines de milliers de Juifs d’Europe Centrale », sur le simple plan numérique, ce chiffre étais probablement sous-estimé. Malgré le vote du Parti Travailliste visant à abroger le Livre Blanc en 1945, le secrétaire d’Etat travailliste aux Affaires étrangères, Ernest Bevin, ennemi acharné d’Israël, le reconduisit, et il ne fut jamais abrogé jusqu’à la proclamation de l’Etat d’Israël.
    Fin avril 1948, Bevin ordonna que les positions arabes de Jaffa soient protégées contre les Juifs, « à tout prix », et quand l’indépendance israélienne fut effective, le mois suivant, les forces britanniques qui quittaient le pays remirent parfois des positions militaires fortifiées et stratégiques de première importance aux cinq armées arabes qui envahissaient alors Israël, la plus efficace d’entre elles étant d’ailleurs commandée par un Britannique, Sir John Glubb. Ensuite, la veille du Nouvel An de 1948, le gouvernement britannique promulgua un ultimatum menaçant Israël de guerre s’il ne cessait pas ses contre-attaques des forces égyptiennes dans la bande de Gaza et le désert du Sinaï. La Grande-Bretagne fut le seul pays de l’ONU à venir en aide à l’Egypte, dans cette affaire.
    On comprendra donc aisément la nécessité de la création de l’Anglo-Israel Association par le brigadier général Sir Wyndham Deedes, quelques semaines seulement après que la Grande-Bretagne eut enfin reconnu Israël, en 1949, des mois après l’Amérique, la Russie et d’autres Etats. Il y avait encore un énorme ressentiment contre la Guerre d’Indépendance. Au mieux, Israël ne pouvait guère être considéré que comme un casse-tête par le Foreign Office ; et pire encore, contrairement à ses voisins, Israël n’avait pas de pétrole. Sept ans plus tard, la crise de Suez n’avait rien arrangé. La manière dont Israël avait étroitement collaboré aux plans britanniques pour écraser Nasser aurait dû le rendre cher au Foreign Office, mais, bien sûr, cela n’a pas été le cas.
    Quand, en mai 1967, Nasser annonça le blocus du Détroit de Tiran, fermant ainsi l’accès, vital pour Israël, vers l’Orient, ceux qui étaient censés garantir l’accès à ces eaux internationales, et notamment les Britanniques, n’eurent pas de réaction rapide ni décisive. Et bien que Harold Wilson fût fier de ses positions pro-israéliennes, son secrétaire d’Etat, George Brown, et le Foreign Office ne s’y conformaient pas. En plus de sa tiédeur durant la Guerre des Six-Jours, la Grande-Bretagne aggrava son attitude en soutenant la résolution 242 qui, au final, demandait à Israël de se retirer « de territoires occupés » — la résolution étant si mal formulée par le Foreign Office, qu’Arabes et Israéliens continuent encore aujourd’hui de se disputer à propos de son interprétation.
    La Guerre de Kippour en octobre 1973 permit de constater un positionnement encore plus partisan du Foreign Office en faveur des Arabes et contre les Juifs. En décrétant un embargo sur les armes à l’encontre des deux belligérants, le gouvernement Heath a, en fait, empêché Israël de se procurer des pièces de rechange pour les chars Centurion de Tsahal, tout en permettant que la Jordanie en achète, sous prétexte qu’elle n’était pas — officiellement du moins — partie prenante au conflit. Les pilotes d’hélicoptères égyptiens ont même continué de s’entraîner en Grande-Bretagne, le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Sir Alec Douglas-Home, se contentant d’expliquer laborieusement à l’ambassadeur israélien qu’il valait mieux qu’ils s’entraînent en Grande-Bretagne plutôt que de se battre sur le front. Heath refusa même aux cargos américains apportant des équipements à Israël d’atterrir et de faire le plein de carburant dans nos bases de Chypre.
    Dans les années 1980, Margaret Thatcher a paru apporter une chaleur retrouvée aux relations anglo-israéliennes. Députée de Finchley [circonscription qui compte une importante communauté juive, NdT], son éducation méthodiste était en consonance avec les valeurs juives et elle fut la plus philosémite des parlementaires britanniques depuis Churchill. Pourtant, elle fut elle-même entravée par le Foreign Office, en particulier en matière de coopération pour le renseignement avec le Mossad. John Major a certes envoyé une unité SAS [Special Air Service, forces aériennes d’interventions spéciales britanniques, NdT] pour localiser et détruire les batteries irakiennes de missiles Scud, qui avaient pris Israël pour cible durant la première Guerre du Golfe, mais il s’agissait, avant tout, d’empêcher Israël de répliquer, ce qui risquait de causer le délite
ment de la coalition arabe contre Saddam.
    Après le 11-Septembre, Tony Blair a semblé apprécier la manière dont Israël menait, en première ligne, la guerre contre le terrorisme, et c’est ainsi qu’il a courageusement refusé de condamner l’intervention israélienne au Liban. Mais depuis, les interventions britanniques dans le cadre des négociations européennes avec l’Iran concernant ses ambitions nucléaires se sont montrées franchement pitoyables. [...]
    tant donné qu’il y a 22 ambassadeurs britanniques dans les pays arabes et un seul en Israël, il est peut-être naturel que le Foreign Office soit plus spontanément pro-arabe que pro-israélien. Il y a parfois eu d’excellents ambassadeurs britanniques en Israël. Cela a été le cas de votre président, Sir Andrew Burns, qui occupait ce poste au début des années quatre-vingt-dix. Et il y a également eu d’excellents ambassadeurs israéliens en Grande-Bretagne, c’est même le cas actuellement avec Ron Prosor. Reste que de telles personnalités luttent contre le courant, car le Foreign Office part du principe que les relations de la Grande-Bretagne et d’Israël devraient être constamment subordonnées aux relations avec les autres Etats du Moyen-Orient, en particulier ceux qui sont riches en pétrole, même s’ils ont un comportement des plus abominables en matière de droits de l’homme, de persécution des chrétiens, d’oppression des femmes, de châtiments corporels moyenâgeux, et ainsi de suite.
    Il me semble qu’il s’agit là d’une forme sous-jacente de racisme. La pensée du Foreign Office est que les Juifs sont censés se conduire correctement parce qu’ils sont comme nous. Et il ne faudrait rien reprocher aux Arabes, parce que eux ne sont pas comme nous. C’est ainsi que dans le domaine militaire, on attend toujours d’Israël qu’il se comporte beaucoup mieux que ses voisins, et qu’on le critique très durement, avec une hypocrisie consommée, quand dans le feu du combat pour la survie de la nation, il lui arrive de ne pas y parvenir. Le problème occupe tous les partis politiques aujourd’hui, et il en a toujours été ainsi. William Hague a demandé à Israël d’adopter une réaction proportionnée face au Hezbollah au Liban en 2007, comme si une réplique proportionnée avait jamais permis de remporter la moindre victoire contre des fascistes. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, la Luftwaffe a tué 50 000 Britanniques lors du Blitz. La réplique alliée fut de tuer 600 000 Allemands, soit douze fois plus, ce qui est légèrement disproportionné, mais c’est précisément cela qui a puissamment contribué à la victoire. Qui sommes-nous donc pour faire la leçon aux Israéliens sur la proportionnalité à laquelle devraient satisfaire leurs répliques ?
    Face au parti-pris anti-israélien massif qui est celui de nos médias si progressistes et de la BBC, il est fréquent, en Grande-Bretagne, d’oublier de se demander ce que nous ferions si nous devions affronter une telle situation. La population du Royaume-Uni est de 63 millions d’habitants, soit 9 fois la population d’Israël. En juillet 2006, pour prendre un exemple au hasard, le Hezbollah a franchi la frontière du Liban, pénétré en Israël, tué 8 soldats en patrouille et kidnappé 2 autres. Cet été-là, le Hezbollah a tiré 4 000 roquettes Katiouchas sur Israël, causant la mort de 43 civils. Pour donner une idée proportionnelle à l’ordre de grandeur britannique, en multipliant par 9, imaginons quelle serait notre réaction si une organisation terroriste basée à Calais envoyait 36 000 roquettes vers le Sussex et le Kent, tuait 387 civils britanniques, après le meurtre dans une embuscade de 72 soldats britannique et le kidnapping de 18 autres ? J’imagine que le gouvernement remuerait ciel et terre pour protéger les sujets britanniques dans de telles circonstances, et ce ne serait que normal. Pourquoi Israël devrait-il se conduire différemment ?
    Depuis que le brigadier général Deedes a fondé l’AIA en 1949, il ne s’est pratiquement pas écoulé une année où l’orateur n’ait pas dit qu’Israël traversait une crise. Et parfois, il s’agissait de crises qui concernaient l’existence même d’Israël, comme en 1956, 1967, 1973 et, comme aujourd’hui, face à la menace nucléaire iranienne. Et à présent, alors que Barack Obama semble être le président américain le moins pro-israélien depuis Eisenhower, les dangers sont encore plus évidents. Car il ne fait aucun doute qu’Obama ne fera rien pour empêcher Ahmadinejad - sans doute le plus virulent et le plus dangereux ennemi des Juifs depuis la mort d’Adolf Hitler - d’acquérir l’arme nucléaire.
    Aucun d’entre nous ne peut prétendre savoir ce qui attend Israël, mais si Israël décide de lancer une frappe préventive contre cette menace - de la même manière que Nelson avait préventivement coulé la flotte danoise à Copenhague, ou que Churchill avait préventivement coulé la flotte de Vichy à Oran -, l’Etat juif ne peut s’attendre qu’à une condamnation de la part du Foreign Office. Il devra néanmoins ignorer de telles critiques parce que, malgré tout le travail accompli par l’AIA depuis 60 ans, travail qui est d’une nécessité encore plus importante aujourd’hui, la Grande-Bretagne n’a jamais été davantage qu’un ami des beaux jours pour Israël.
    Même si l’histoire ne se répète pas, elle donne parfois une impression de déjà-vu et si le témoignage de l’Histoire a la moindre valeur, c’est de témoigner de  ceci : Pour éviter la menace d’un second Holocauste, on ne peut compter que sur Israël pour agir de manière décisive dans le meilleur intérêt des Juifs."

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Monde

- L'Indonésie boycotte les compagnies israéliennes (Guysen)
http://www.guysen.com/news_L-Indonesie-boycotte-les-compagnies-israeliennes_256175.html
   "Le ministère indonésien des Télécommunications a annoncé qu'il enquête sur des entreprises de télécommunications qui font des affaires avec Israël. Ce communiqué survient au lendemain du boycott d'Amdocs dans un appel d'offres local, car ''ses propriétaires sont israéliens''. Propos rapportés par le Jakarta Globes."

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Histoire

- Churchill comprit la centralité de l'antisémitisme dans l'idéologie nazie (Philosémitisme) - "Churchill avait si bien perçu la centralité terrifiante de l'antisémitisme dans l'idéologie nazie que Hitler renonça finalement à venir parler avec lui en 1932".
http://philosemitismeblog.blogspot.com/2009/12/churchill-comprit-la-centralite-de.html
   "Source: Le Figaro Littéraire - extraits d'un texte ("Winston Churchill, le guerrier visionnaire" d'Éric Roussel sur les « Mémoires de guerre, tome I (1919-1941) » de Winston Churchill, traduit, présenté et annoté par François Kersaudy. Editions Tallandier, 448 p, 29 €.
    "La supériorité de Churchill ne tient pas, comme on a souvent tendance à le croire, à sa seule énergie, mais à son intelligence du phénomène hitlérien. Dès 1925, il avait lu Mein Kampf et avait été convaincu de tenir entre ses mains le nouveau « coran du fanatisme de la Guerre », porteur d'un message redoutable, quoique confus et verbeux. D'emblée, la vraie raison de la haine de Hitler à l'égard des Juifs lui devint évidente : le Führer avait le culte de la force brutale, régénératrice à ses yeux. Pour lui, l'être humain n'était rien d'autre qu'un animal supérieur condamné à lutter à mort pour survivre. Les Juifs, incarnation par excellence des valeurs universelles, représentaient à ses yeux des agents de désintégration à éliminer d'urgence.
    Churchill avait si bien perçu la centralité terrifiante de l'antisémitisme dans l'idéologie nazie que Hitler renonça finalement à venir parler avec lui en 1932. Cet été-là, l'homme d'État britannique se trouvait en Allemagne afin de visiter les lieux où jadis s'était illustré son ancêtre, le duc de Marlborough, dont il préparait la biographie. Dès son arrivée, un envoyé officieux du Führer s'était manifesté avant de se volatiliser rapidement. « C'est ainsi qu'Hitler perdit son unique chance de me rencontrer », conclut superbement le mémorialiste.
    La grande force de Churchill tenait aussi à son optimisme résolu. Jamais il n'envisagea le triomphe du national-socialisme, jamais il ne douta de la capacité de ses compatriotes à se reprendre face à un danger mortel. « Lorsque vous parlez de guerre, devait-il déclarer très crânement à Ribbentrop, ambassadeur du Reich à Londres en 1937, il ne vous faut pas sous-estimer l'Angleterre. C'est un curieux pays, dont peu d'étrangers parviennent à comprendre la mentalité. Qu'une grande cause s'offre à son peuple et vous verrez de combien d'actions inattendues seront capables ce même gouvernement et la nation britannique ! »""

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Published by Occam - dans Novembre 2009
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