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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 01:25
France

- Kouchner : "Les implantations ne sont pas une entrave à la paix", Herb Keinon, Hilary Leila Krieger & Abe Selig (JP) - encore une fois, on ne s'en lasse pas.
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1258566465185&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a déclaré mercredi soir que si l'approbation provisoire pour la construction de 900 unités à Guilo est regrettable, cela n'entravera pas le processus diplomatique. D'après lui la décision controversée ne relève pas du Premier ministre Binyamin Netanyahou. Kouchner s'est exprimé après une journée de réunions en Israël avec de hauts dirigeants du gouvernement. [...]"

- L'Iran est en passe de posséder l'arme nucléaire (Guysen.International.News / 2009-11-19 21:28) - "Israël devrait rendre public l'existence de son arsenal et entamer des négociations avec Téhéran". Les Français restent des grands blagueurs. Négocier sur quoi ? Nétanyahou propose un délai pour la disparition d'Israël, Ahmadinejad en propose un autre, et on fait la moyenne ?
   "Deux députés français Jean-Michel Boucheron (PS) et Jacques Myard (UMP) ont affirmé jeudi dans un rapport sur "les enjeux géostratégiques de la prolifération" que l'"Iran est en passe d'être en possession de tous les éléments constitutifs d'une arme nucléaire à fission". En conclusion de ce rapport ils estiment que dans le cas d'un Iran doté de l'arme nucléaire, "Israël devrait rendre public l'existence de son arsenal et entamer des négociations avec Téhéran"."

- Chaîne parlementaire : Débat sur la "colonisation à Jérusalem-Est" (Vidéo 8mn37) - Tout simplement fascinant : les intervenants ne parlent pas une seule fois du statut de Gilo. Il est pour eux "évident" qu'il s'agit d'une "colonisation" (aucune distinction n'est faite entre Gilo et une implantation illégale) et surtout d'une "provocation" de Nétanyahou. Ils entendent "900 constructions", ils ne se demandent pas une seconde où, ni de quoi il s'agit ; mais le terme magique de "colonisation" permet de condamner a priori et de rester persuadé que c'est un "obstacle" à la solution de deux Etats (tant pis si Gilo doit rester un quartier israélien dans TOUS les accords de paix prévus jusqu'ici et à venir). Très intéressant, car paradigmatique de la déconnexion totale de la réalité de la part du milieu intellectuel français (et européen). Comme ils vivent dans un monde mythologique, ils s'étonnent même que Nétanyahou puisse être si méchant (le présentateur a heureusement une merveilleuse explication : c'est parce qu'il a Lieberman avec lui...). Ces gens incompétents mais écoutés parlent d'une population israélienne "divisée" sur la question ; ils ne savent même pas qu'il y a un consensus total derrière les constructions à Gilo, tout simplement parce qu'il ne s'agit pas d'une "colonisation" pour toute personne un tant soit peu au courant. Ces gens n'estiment donc même pas utile de se tenir au courant, de lire l'actualité. C'est inutile, ils savent déjà qui accuser. A quoi bon se compliquer un si beau conte ?
http://www.dailymotion.com/video/xb75oh_israel-debat-colonisation-a-jerusal_news

- Tariq Ramadan répond aux questions après une conférence à Genève (Vidéo 7mn38) - Pas très rassurant, c'est un euphémisme.
http://www.dailymotion.com/video/xb7f0o_tariq-ramadan_news
    Jeune femme : "[...] Je voulais vous demander : comment doit-on réagir... Parce qu'on parle de dialogue de culture, et comment, en tant que citoyen suisse, moi je suis sans religion... [...] Quels outils on peut avoir à disposition pour quand même faire ce pas, et quand même dire : oui, Israël, c'est affreux ce qu'ils nous font. C'est affreux ce qui se passe, et il y a actuellement un génocide palestinien, je suis prête à le reconnaître. C'est difficile pour nous de devoir faire ce pas supplémentaire, car en face on dit : on nie notre histoire ! [Je crois qu'elle fait allusion au fameux "chantage des Juifs" qui utiliseraient la Shoah pour massacrer les Palestiniens et sans doute boire leur sang pour Pessah.] Je sais pas comment expliquer cette tension."
    Tariq Ramadan : "[...] Il faut que nous disions ensemble : la reconnaissance que vous avez été victimes de l'Histoire doit se faire dans la dignité. [Sous-entendu : ce n'est pas le cas.] Mais [nous ne devons] jamais accepter qu'au nom du fait que vous avez été victime, vous refusiez qu'on puisse dire à un moment donné, que certains d'entre vous sont en train de devenir des bourreaux." Applaudissements nourris dans l'amphithéâtre. [...]
    "J'aimerais bien que les étudiants prennent le temps d'étudier ce qu'il s'y passe, qu'ils ne suivent pas simplement les médias quand ils disent qu'il y a une invasion à Gaza et qu'on tue des innocents, et qu'on tue des civils, qu'on fasse un vrai travail historique et une vraie connaissance [Sous-entendu : l'histoire de la (re)naissance d'Israël est l'histoire d'une injustice dès son origine]. Et qu'on prenne position pour les oppressés. Parce qu'aujourd'hui, au Moyen-Orient, il y a un Etat oppresseur et un peuple opprimé. Je ne suis pas de ceux qui acceptent cette espèce d'équation de la neutralité qui dit "ah on les met les deux au même niveau, les deux sont à égalité", ça n'est pas vrai [tiens, pour la première fois je suis d'accord avec Tariq Ramadan]. Je suis d'accord avec Chomsky qui dit : mais comment en arrive-t-on à se poser la question de savoir, avec le pouvoir et la puissance de feu d'Israël, de se dire : parce qu'il y a des roquettes qui tombent, on va rentrer à Gaza et tuer des innocents. Le questionnement moral d'une hyperpuissance locale, c'est de ne pas savoir, c'est de ne pas s'y avancer, parce que l'on sait ce qu'on produit, et qu'on arrête de nous parler de dommages collatéraux. De ce point de vue-là, je suis assez fier d'avoir une ministre [suisse] des affaires étrangères qui est une des seule, dans le concert de toutes les nations européennes, qui ait osé dire : être neutre dans la situation qui est celle du Moyen-Orient, c'est avoir pris position pour l'oppresseur. En l'occurrence, là, c'est Israël. [...] Je serai toujours une voix qui dira non à cette injustice." Nouveaux applaudissement nourris.

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Processus de paix

- Le grand plan de paix, Ben Caspit (Maariv) - "Les Palestiniens auront la garantie que les négociations s’achèveront dans une période déterminée (1,5 à 2 ans), et qu’à leur issue ils disposeront d’un territoire de taille équivalente à ce qu’ils avaient avant la Guerre des Six jours". Mais le hic, c'est qu'ils n'avaient rien avant 67 : la Jordanie avait tout pris !
http://www.ambafrance-il.org/spip.php?article7265
   "Les dirigeants israéliens s’emploient actuellement à promouvoir deux plans de paix en parallèle : le petit plan et le grand plan.
    C’est Yossi Beïlin qui a révélé hier l’existence du petit plan, alors qu’il était décoré de la Légion d’honneur par le gouvernement français. Selon Beïlin, le Premier ministre Binyamin Netanyahu devrait annoncer dans les jours à venir le gel de la construction dans les colonies pour une durée de 10 mois, Jérusalem-est non compris. Les Américains se féliciteront de cette annonce, tout en rappelant leur opposition à la construction à Jérusalem-est. Sur cette base, ils appelleront à la reprise immédiate des négociations israélo-palestiniennes. L’Autorité palestinienne, a indiqué Beïlin, ne pourra accepter une telle initiative, qui signifierait que la communauté internationale donne son aval à la construction à Jérusalem-est. Par conséquent, cette Autorité s’effondrera définitivement.
    Le grand plan est plus intéressant : il prévoit la création d’un Etat palestinien indépendant dans des frontières provisoires, sur environ la moitié de la Cisjordanie (un peu plus que ce dont les Palestiniens disposent maintenant). Parallèlement à cela, les Américains confieront aux deux parties (Israël et les Palestiniens) des lettres de garanties. Les Palestiniens auront la garantie que les négociations s’achèveront dans une période déterminée (1,5 à 2 ans), et qu’à leur issue ils disposeront d’un territoire de taille équivalente à ce qu’ils avaient avant la Guerre des Six jours. Israël, pour sa part, recevra une lettre reconnaissant officiellement son caractère juif, et donc niant le droit au retour, et confirmant les dispositifs de sécurité requis (dont la démilitarisation du futur Etat palestinien).
    Ce grand plan devrait rencontrer plusieurs obstacles : les Palestiniens ne sont pas d’accord, et les Américains n’ont pas encore été convaincus de sa faisabilité. Le cabinet du Premier ministre Netanyahu a indiqué que différentes idées étaient évoquées mais qu’aucune décision n’a pas été prise. Par ailleurs, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a proposé son propre schéma : un gel total de trois mois, Jérusalem-est compris, suivi du début des négociations.
    Ces derniers mois, de lourdes pressions sont exercées sur les Américains pour qu’ils acceptent le grand plan, et pour qu’ils convainquent les Palestiniens de l’accepter. Ce sont principalement Shimon Pérès et Ehud Barak qui exercent ces pressions. Quant à Binyamin Netanyahu, il serait au courant de efforts de MM. Barak et Pérès, mais on ne sait pas s’il approuve ce plan ou s’il ne risque pas de le torpiller au dernier moment. Au sein du cabinet restreint de sécurité, ce devrait être le ministre Eli Yishaï qui décidera du sort de ce plan, les ministres Benny Begin, Moshé Ya’alon et Avigdor Liberman s’y opposant alors que Binyamin Netanyahu, Dan Meridor et Ehud Barak devraient l’endosser."

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Gilo

- Obama : "Les implantations empoisonnent les Palestiniens", Herb Keinon, Hilary Leila Krieger & Abe Selig (JP) - "Les ministres [israéliens] ont reçu des directives pour ne pas commenter, de peur que la situation ne s'aggrave au moindre mot de trop". Alors qu'on s'insurge contre ces 900 constructions juives, "5.000 nouveaux logements pour les résidents arabes de la capitale sont prévus dans le projet urbain" de Jérusalem.
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1258624590313&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Le président américain Barack Obama a abordé mercredi sur une chaîne télévisée, la question du nouveau plan d'expansion de Guilo, qui a provoqué l'indignation de nombreux Israéliens. "Je pense que la construction d'implantations supplémentaires ne contribue pas à la sécurité d'Israël", a-t-il déclaré sur Fox News. "Il me semble que cela rendra plus difficile le processus de paix. Cela 'empoisonne' les Palestiniens d'une manière qui pourrait finir par devenir très dangereuse." Et d'ajouter : "La situation au Moyen-Orient est très difficile. Je l'ai dit à plusieurs reprises et je le répète : la sécurité d'Israël est un intérêt national vital aux États-Unis".
    Des sources proches du Premier ministre Binyamin Netanyahou affirment que le dirigeant ne tolère aucune restriction sur la construction à Jérusalem. Fait rare : Tzipi Livni, chef de l'opposition, soutient le gouvernement. Israël a le droit de construire à Guilo. "Dans tous les accords de paix, Guilo fait partie des frontières définitives d'Israël", explique-t-elle. Ni le bureau du Premier ministre, ni le ministère des Affaires étrangères, n'ont réagi aux propos d'Obama. Les ministres ont reçu des directives pour ne pas commenter, de peur que la situation ne s'aggrave au moindre mot de trop.
    Alors que les Israéliens désapprouvent globalement l'allocution d'Obama, David Makovsky, spécialiste du Moyen-Orient, note que l'expansion annoncée de Guilo est particulièrement problématique pour la position américaine. "C'est un moment sensible pour les États-Unis qui cherchent par tous les moyens à réunir les Israéliens et les Palestiniens à la même table", explique-t-il. "Un tel choix n'est pas de ceux qui confortent un sentiment de confiance."
    Dans le même temps, Israël prenait des mesures, ce mercredi, pour alléger la crise du logement dans le secteur arabe. L'Etat hébreu veut rappeler que Guilo n'est pas le seul quartier de Jérusalem qui doit être élargi. La municipalité de Jérusalem a annoncé dans la soirée que plus de 5.000 nouveaux logements pour les résidents arabes de la capitale sont prévus dans le projet urbain. Cette annonce fait suite à une période tendue dans la ville trois fois sainte : sept constructions illégales ont été démolies à Jérusalem-Est ces deux derniers jours."

- La mauvaise interprétation d'Obama, Herb Keinon (JP) - Obama n'a pas compris que les Israéliens "font une nette distinction entre les implantations et les grands blocs comme Maalé Adoumim et le Goush Etzion, parfaitement intégrés dans le consensus israélien", pour ne rien dire des quartiers de Jérusalem !
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1258624594005&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Le président américain Barack Obama est un homme extrêmement intelligent. Il est entouré de conseillers tout aussi brillants. Certains d'entre eux ont en outre une longue expérience du Proche-Orient. C'est pourquoi sa mauvaise interprétation des Israéliens est quelque peu déroutante. Elle s'est révélée plus évidente que jamais ces derniers jours, par l'objection américaine à la décision du conseil municipal de Jérusalem d'approuver la construction de 900 logements dans le quartier de Guilo.
    Or, il ne s'agit ni de Naplouse, ni d'un complexe juif dans un quartier arabe de la ville, ni même d'un bloc d'implantation comme le Goush Etzion. Nous parlons bien de Guilo, l'un des plus grands quartiers construits dans la capitale après la guerre des Six Jours. Or, si Israël ne peut pas construire à Guilo sans l'accord américain, il en est de même pour Ramat Eshkol, Guivat Hatsarfatit, Ramot, Névé Yaakov, Pisgat Zeev, Talpiot-Est ou Har Homa.
    Quand Obama est arrivé au pouvoir en janvier dernier, il a commencé son mandat avec deux hypothèses préconçues concernant Israël. La première est que les Israéliens tiennent tellement à leurs relations avec les Etats-Unis qu'ils ne toléreront aucune tension entre Jérusalem et Washington. Et si le gouvernement est responsable de telles frictions, ils le remplaceront par un autre pour ne pas entraver ces bonnes relations américaines. La seconde est que les Israéliens détestent les implantations. C'est à partir de ces deux hypothèses qu'Obama a soulevé la question des implantations, exhortant à un arrêt complet de leur construction, y compris à Jérusalem.
    L'administration a misé sur le fait que dans la mesure où les Israéliens n'aimaient pas les implantations, ils préféraient faire pression sur leur gouvernement, pour ne pas risquer de froisser l'administration américaine. Mais ces suppositions étaient fausses. Les Israéliens ne détestent pas les implantations. Ils n'aiment, certes, pas les avant-postes illégaux ou ce qu'ils considèrent d'extrémiste dans l'idéologie de leurs habitants, mais ils font une nette distinction entre les implantations et les grands blocs comme Maalé Adoumim et le Goush Etzion, parfaitement intégrés dans le consensus israélien. Et contrairement aux Européens, ils ne considèrent sûrement pas les quartiers de Jérusalem comme des "implantations".
    Obliger un gel de la construction de ces quartiers sera probablement considéré comme une exigence excessive, en particulier si elle ne s'accompagne pas d'une revendication arabe ou palestinienne. Et en fin de compte, d'après les sondages récents, au lieu de se rallier à Obama, les Israéliens se sont rapprochés de leur Premier ministre Binyamin Netanyahou. Et rien ne les rapprochera autant de lui que la question de Jérusalem."

- Le Maroc condamne la construction ''illégale et illégitime'' à Guilo (Guysen.International.News / 2009-11-19 07:21)
   "Un communiqué publié par le ministère marocain des Affaires étrangères à Rabat, fustige ''la construction israélienne en Judée-Samarie, y compris à Jérusalem-est, illégale et illégitime''. Ces mesures ''traduisent le manque de volonté d'Israël de relancer les pourparlers de paix qui aboutiront à la création d'un Etat palestinien'', ajoute encore le Maroc."

- L'Egypte se joint au concert de condamnations de la construction à Guilo (Guysen.International.News / 2009-11-19 07:56)
   "L'Egypte a taxé ce jeudi de ''provocation condamnable'' la décision israélienne de construire 900 nouveaux logements dans le quartier de Guilo, au sud-est de Jérusalem."

- La Chine critique la construction à Guilo (Guysen.International.News / 2009-11-19 11:36)
   "La Chine a fustigé la décision israélienne de construire 900 nouveaux logements à Guilo (sud-est de Jérusalem), la qualifiant d'''entrave'' au processus de paix. ''Nous prions Israël de prendre des mesures concrètes pour restaurer la confiance israélo-palestinienne mutuelle et créer les conditions encourageantes d'une reprise du dialogue'', a indiqué le porte-parole de la diplomatie chinoise."

- L'Iran s'inquiète des constructions à Guilo (Guysen.International.News / 2009-11-19 17:59) - "C'est un nouvel exemple de la poursuite de la conquête et de la cruauté du régime sioniste" - puisqu'on vous le dit !
   "Téhéran suit avec inquiétude le programme israélien de construction de 900 unités d'habitation dans le quartier de Guilo à Jérusalem. Selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien : "C'est un nouvel exemple de la poursuite de la conquête et de la cruauté du régime sioniste"."

- Le conseil œcuménique des église appelle à la résistance à Jérusalem-est (Guysen.International.News / 2009-11-19 21:57) - Les églises ont trouvé le meilleur moyen de renforcer l'oecuménisme chrétien : la "résistance" contre les Juifs.
   "Le révérend Samuel Kobia, le secrétaire général du Conseil œcuménique des églises, une organisation basée à Genève a appelé "ses membres et le public à se mobiliser pour résister à la décision d'Israël d'approuver la construction de 900 nouveaux logements" à Jérusalem-est et faire revenir le gouvernement israélien sur sa décision."

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Israël

- Un Arabe poignardé par un Juif à Jérusalem (Guysen.International.News / 2009-11-19 14:29)
  
"Un Arabe de 42 ans affirme avoir été poignardé par un Juif, boulevard Lévi Eshkol à Jérusalem. L'agresseur a pris la fuite, la victime est sérieusement blessée, elle a été transportée à l'hôpital Hadassa d'Ein Kerem. La police a pris l'agresseur en chasse."

- Un adolescent se rend à la police après avoir poignardé un Arabe (Arouts 7)

http://www.actu.co.il/2009/11/un-adolescent-se-rend-a-la-police-apres-avoir-poignarde-un-arbae/
   "Un adolescent israélien de 16 ans s’est rendu à la police jeudi après-midi après avoir poignardé un homme arabe à Jérusalem. Le jeune homme était muni d’un canif avec lequel il a apparemment blessé l’Arabe, qui selon lui l’avait attaqué. Le blessé a été évacué dans un état assez sérieux à l’hôpital Hadassah Ein Kerem."

- Député arabe : ''Sans Etat palestinien, il faut annihiler Israël'' (Guysen.International.News / 2009-11-19 10:28)
   "Le chef du parti arabe Balad, Jamel Zahalka, a appelé ce jeudi à ''annihiler Israël, si un Etat palestinien ne voit pas le jour''. ''Il faudra déclarer Israël comme un Etat inexistant et envisager d'autres alternatives et en priorité celle d'un Etat binational'', a-t-il déclaré."

- Le fossé se creuse dans la discrimination entre Juifs et Arabes en matière sociale (Guysen.International.News / 2009-11-19 08:10)
   "Selon le rapport de l'organisation Sikouï (Une chance), le budget des affaires sociales alloué à un résident israélien juif est de 50% supérieur à celui réservé à un citoyen arabe. De plus, dans le secteur arabe, un assistant social est responsable de 500 patients, alors que dans le secteur juif, ce chiffre baisse à 330. Le rapport sonne l'alarme face à cette augmentation des disparités entre les deux populations."

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Gaza & Hamas

- Raid israélien à Gaza (Israël-Infos)
http://www.israel-infos.net/Raid-israelien-a-Gaza-4898.html
   "En représailles au tir d'une roquette, mardi matin, sur la Galilée occidentale, des appareils de l'armée de l'air de Tsahal ont bombardé dans la nuit de mercredi à jeudi, un entrepôt de munitions et deux souterrains de contrebande dans la région de Han Younès. Des responsables du Hamas ont déclaré à l'agence Reuters que le raid israélien a fait trois blessés palestiniens, sans préciser leur état. [...] Selon Tsahal les terroristes palestiniens de la bande de Gaza ont tiré en tout 15 roquettes et obus de mortier sur Israël durant le mois d'octobre."

- Tir d'une roquette Kassam sur le sud d'Israël (Guysen.International.News / 2009-11-19 06:39)
   "Des terroristes ont tiré une roquette Kassam de la bande de Gaza sur le Néguev occidental, ce jeudi matin. La roquette a atterri dans la région HaNegev Shar. Aucun blessé n'a été signalé."

- Abbas : Israël parle avec le Hamas (Guysen.International.News / 2009-11-20 01:47)
   "Le chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas a déclaré jeudi qu'Israël mène actuellement des négociations secrètes avec le Hamas. Citant un entretien avec la BBC en arabe, la chaine n°10 a révélé que les pourparlers entre Israël et le Hamas traitaient d'un Etat palestinien aux frontières provisoires. Abbas a également réitéré son affirmation selon laquelle il ne se présenterait pas à une éventuelle réélection, lors des prochaines élections palestiniennes, initialement prévues pour le mois de janvier."

- L'UE ''préoccupée'' par la situation humanitaire à Gaza (Guysen.International.News / 2009-11-19 13:32) - l'aide est multipliée par dix, mais quelle que soit l'évolution de la situation, il y a quelque chose qui ne changera jamais : le contenu des communiqués européens.
   "''L'Union européenne note avec préoccupation que la situation sur le terrain ne s'est pas améliorée depuis janvier 2009. La poursuite de la politique de fermeture, qui a été adoptée depuis 2007, a dévasté l'économie du secteur privé et endommagé davantage l'environnement naturel'', a écrit l'Union européenne dans un communiqué."

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Judée-Samarie & AP

- Jets de pierres contre des véhicules israéliens en Judée-Samarie (Guysen.International.News / 2009-11-19 16:10)
   "Des Palestiniens ont jeté des pierres contre des véhicules israéliens au nord de la localité d'Ariel. Il n'y a pas de blessés. Par ailleurs, il y a eu également des jets de pierres contre un autobus israélien sur la route du Goush Etsion près de El Aroub."
- Arrestation de 2 Palestiniens soupçonnés d'avoir lancé des cocktails Molotov (Guysen.International.News / 2009-11-19 16:39)
  
"Deux Palestiniens ont été arrêtés pour avoir lancé des cocktails Molotov sur des véhicules israéliens près de Ramallah."
- Un autocar ciblé par un cocktail Molotov (Guysen.International.News / 2009-11-19 20:53)
   "Des palestiniens ont lancé un cocktail molotov jeudi soir sur un autocar israélien circulant en Samarie. On ne déplore aucun blessé. Les forces de Tsahal ratissent le secteur à la recherche de suspects."

- Barghouti veut une action populaire (Juif.org)
- « Je ne crois pas qu’il existe de différence fondamentale entre le Fatah et le Hamas. » Au moins, c'est clair. En Europe, on l'appelle le "Mandela palestinien". Si si.
http://www.juif.org/diplomatie-moyen-orient/113935,barghouti-veut-une-action-populaire.php
   "L’ancien dirigeant du Fatah en Judée a déclaré dans une interview depuis la cellule de sa prison que les négociations de paix avec Israël ont échoué, les palestiniens doivent maintenant lancer des campagnes populaires et médiatiques pour obtenir leur état. [...]
    Avec les négociations américaines au point mort, Barghouti déclare qu’il n’existe aucune justification à la séparation qui existe entre le mouvement Fatah et les islamistes qui gouvernent la bande de Gaza. « Je ne crois pas qu’il existe de différence fondamentale entre le Fatah et le Hamas, » déclare Barghouti, très populaire lors des deux intifadas, les soulèvements contre Israël par les palestiniens depuis 1987. [...]
    « A l’ombre de l’échec des négociations et en l’absence de partenaire israélien pour la paix, la stratégie nécessaire est de d’abord mettre fin à la division (entre Fatah et Hamas) et de restaurer l’unité nationale, » dit Barghouti. « Il n’existe aucune raison au monde qui empêcherait la réconciliation nationale, en particulier à la lumière des derniers développements et des négociations bloquées, » dit-il. [...]
    Interrogé s’il se présenterait aux présidentielles, Barghouti a déclaré : « quand la réconciliation nationale sera accomplie et qu’il y a un consensus pour la tenue d’élection, je prendrai la décision appropriée. » Barghouti purge cinq peines de prison à vie, et n’a donc aucune chance de devenir le prochain leader palestinien, sauf peut être en cas d’échange de prisonniers."

- Marwan Barghouti appelle les Palestiniens à ''la lutte populaire'' (Guysen.International.News / 2009-11-19 15:09)
   "Le chef des Tanzim emprisonné en Israël, Marwan Barghouti, appelle les Palestiniens à entamer une ''lutte populaire contre l'expansion des implantations, la judaïsation de Jérusalem, le blocus de Gaza, la confiscation de terres et la barrière de sécurité''. ''Depuis toujours je préconise de combiner efficacement négociations, résistance, politique, diplomatie, et une action populaire'', a déclaré celui qui pourrait bien devenir le successeur du président Abbas."

- La moitié de la population palestinienne a moins de 18 ans (Guysen.International.News / 2009-11-19 20:47)
   "Selon le bureau des statistiques palestiniens, un Palestinien sur deux a moins de 18 ans. Des données rapportés par le quotidien Haaretz."

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Jordanie

- La Jordanie contre une réduction d'activité de l'UNRWA (Guysen.International.News / 2009-11-19 10:56) - on comprend leur inquiétude : sans l'UNRWA, les pays arabes seraient obligés de respecter leurs obligations légales, c'est-à-dire d'intégrer enfin les descendants palestiniens et de cesser les discriminations à leur égard pour entretenir le conflit. Et le royaume hachémite ne veut pas non plus grossir sa déjà grande majorité palestinienne (qui finira bien un jour par renverser le trône ?).
   "Le ministre jordanien des Affaires étrangères Nasser Judeh a indiqué lors d'un congrès de l'UNRWA (l'agence onusienne d'aide aux réfugiés palestiniens) à Amman, qu'il s'oppose à une restriction des activités de l'agence, dont le déficit budgétaire va atteindre 30 millions de dollars cette année. La directrice de l'Unrwa, Karen Abou Zayïd a mis en garde contre l'aggravation de la situation des réfugiés au Moyen-Orient si les pays donateurs ne tiennent pas leurs promesses."

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Egypte

- Quatre grands dépôts d'armes découverts dans le Sinaï (Guysen.International.News / 2009-11-19 08:37)
   "Les forces égyptiennes ont mis à jour mercredi 4 grandes caches d'armes dans la péninsule du Sinaï. Ces dépôts contenaient notamment 250 kg de TNT, des missiles antiaériens, des grenades et autres... Les soldats égyptiens ont également arrêté 3 migrants africains qui tentaient de s'introduire clandestinement en Israël."

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Liban & Hezbollah

- Nasrallah réélu à la tête du Hezbollah, un nouveau "manifeste" adopté (AFP) - "Le Hezbollah reste toutefois attaché au principe du "Wilayat al-Faqih", c'est-à-dire le système clérical [entendre : "théocratique"] appliqué en Iran".
http://www.lesechos.fr/depeches/monde/afp_00203274-nasrallah-reelu-a-la-tete-du-hezbollah--un-nouveau--manifeste--adopte.htm
   "Le chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah a été réélu secrétaire général du mouvement chiite soutenu par l'Iran, à l'issue d'un congrès annuel qui a adopté un nouveau "document" politique, le deuxième depuis la fondation du parti en 1985. Le chef du Hezbollah, qui en est à la tête depuis 1992, tiendra une conférence de presse dans les prochains jours pour expliquer la teneur du document, a indiqué un communiqué du parti. [...]
    En 1985, la fondation officielle du Hezbollah et de son aile armée, "la Résistance islamique" fut annoncée dans une "Lettre ouverte aux opprimés du Liban et du monde entier". Cette "lettre ouverte", considérée comme le document stratégique du Hezbollah, prône la création d'un État islamique au Liban. Mais au fil des ans, et à mesure que le parti s'imposait comme une force politique incontournable, ses dirigeants ont modéré leur rhétorique islamique, indiquant que ce scénario n'est possible qu'à travers la volonté populaire. Le Hezbollah reste toutefois attaché au principe du "Wilayat al-Faqih", c'est-à-dire le système clérical appliqué en Iran.
    Sa naissance remonte toutefois à 1982, lorsque à l'initiative des Pasdaran, les Gardiens de la Révolution iraniens, un noyau de militants prennent les armes dans la foulée de l'invasion israélienne du Liban. Soutenu par Téhéran et Damas, le Hezbollah, qui a combattu les troupes israéliennes jusqu'à leur retrait du sud du Liban en 2000 après 22 ans d'occupation, refuse de désarmer, affirmant vouloir imposer "un équilibre de la terreur" avec Israël. [...]"

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Monde arabe

- Les pays musulmans s'insurgent contre le blasphème (Guysen.International.News / 2009-11-20 00:12)
  
"Quatre ans après la publication de caricatures du prophète Mahomet qui avait provoqué de violentes protestations dans le monde musulman, les nations islamiques mettent en place une campagne visant à protéger les symboles religieux et les croyances. Cette interdiction de blasphémer risque d'entrer en collision avec les lois de liberté d'expression en Occident. Certains documents révèlent que l'Algérie et le Pakistan ont pris les devants en matière de lobbying. Ils envisagent une proposition de vote à l'Assemblée générale des Nations Unies."

- Condamné à mort en Arabie saoudite pour avoir dit la bonne aventure au Liban, Cécile Hennion (Le Monde)
- "Les tensions au Proche-Orient entre communautés chiites et sunnites seraient, selon ses proches, une des explications. En Arabie saoudite, le bras de fer qui se joue entre le roi Abdallah et certaines autorités religieuses pourrait en être une autre".
http://lemonde.fr/proche-orient/article/2009/11/19/condamne-a-mort-en-arabie-saoudite-pour-avoir-dit-la-bonne-aventure-au-liban_1269293_3218.html#ens_id=1267818
   "Condamné à mort pour "sorcellerie", Ali, ressortissant libanais de 46 ans, n'a plus que quelques jours à vivre au fond d'une lointaine geôle d'Arabie saoudite. Au Liban, sa famille est sous le choc face à la sentence, "démesurée, incompréhensible", et tente désespérément de trouver un sens au scénario cauchemardesque qui a mené Ali au pied de l'échafaud. Originaire d'Al-Aïn, un village chiite du nord du Liban, Ali Hussein Sbat est marié et père de 4 enfants.
    Il avait trouvé du travail à Beyrouth, au sein d'une petite chaîne de télévision câblée baptisée "Shéhérazade", diffusée au Liban et dans la région. Devant la caméra, il recevait des appels téléphoniques de téléspectateurs à qui il "prédisait" l'avenir. Travail, santé, amour, les problèmes qui lui étaient exposés trouvaient une issue heureuse ou une parole d'encouragement.
    En 2008, Shéhérazade ferme ses portes et Ali se reconvertit dans les plantes médicinales. Au printemps de la même année, il part en pèlerinage dans les lieux saints chiites, en Iran puis en Arabie saoudite, à La Mecque. Le 7 mai 2008, il faisait la sieste dans un hôtel de Madinat Al-Mounawara saoudien, dernière étape avant son retour au Liban, quand la police des moeurs saoudienne vient le tirer de son lit. Ali disparaît pendant un temps, avant de réapparaître à la télévision saoudienne.
    Il est filmé, pieds et poings liés, "avouant" avoir pratiqué de la "magie". Le verdict rendu par la cour de Madinat Mounawara est tombé le 9 novembre 2009. Ali Hussein Sbat est jugé coupable de "sorcellerie", de "mécréance", d'insulte à l'islam et violation de la charia (loi islamique) pour ses activités télévisées à Shéhérazade et condamné à la peine capitale.
    Comment ce ressortissant libanais, n'ayant par ailleurs jamais exercé sur le sol saoudien, a-t-il pu se retrouver dans une telle situation ? "C'est parce qu'il s'appelle Ali, pense son frère Mehdi. Il est chiite avec un nom chiite et il avait un visa iranien sur son passeport." Les tensions au Proche-Orient entre communautés chiites et sunnites seraient, selon ses proches, une des explications. En Arabie saoudite, le bras de fer qui se joue entre le roi Abdallah et certaines autorités religieuses pourrait en être une autre. "En tout cas, c'est politique", murmure-t-on dans la famille du condamné. [...]"

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Iran

- Nucléaire : l'Iran ne croit pas à des sanctions internationales (Guysen.International.News / 2009-11-19 09:10)
   "Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a balayé ce jeudi l'éventualité que la communauté internationale impose des sanctions à son pays s'il rejette l'offre de l'AIEA pour le transfert de son uranium enrichi à l'étranger. ''Les sanctions sont un concept datant des années 60-70'', a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse aux Philippines. ''Je pense qu'ils sont assez intelligents pour ne pas reproduire les erreurs passées'', a-t-il ajouté."

- Nucléaire iranien : rencontre vendredi entre le chef de la diplomatie turc et Ahmadinejad (Guysen.International.News / 2009-11-19 20:39)
   "Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmed Davutoglu,s'entretiendra vendredi avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad après que Téhéran a décliné l'offre de l'ONU pour transférer son uranium enrichi à l'étranger."

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Europe

- La Knesset dénonce une "vague d'antisémitisme" en Ukraine (RIA Novosti)
http://fr.rian.ru/world/20091119/185525949.html
   "Une vingtaine de parlementaires de la Knesset (parlement israélien) ont apposé leurs signatures au bas d'une lettre ouverte aux autorités ukrainiennes visant à protester contre la "vague d'antisémitisme" qui déferle sur l'Ukraine. "Nous ne pouvons pas rester indifférents quand pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale un homme qui affiche son soutien au nazisme, nie la Shoah et lance des menaces contre la communauté juive cherche à arriver au sommet de l'Etat. Tout cela risque de provoquer haine et violence à l'égard de nos frères, des organisations juives et de l'Etat hébreu", lit-on dans la lettre dont RIA Novosti a obtenu copie.
    Cette déclaration survient suite à l'enregistrement de la candidature de Sergueï Ratouchniak, maire d'Oujgorod, à l'élection présidentielle en Ukraine qui se tiendra en janvier 2010. D'après la lettre, la candidature de Ratouchniak n'est qu'un maillon d'une chaîne d'événements inquiétants, dont la glorification des criminels nazis, notamment du SS-Hauptsturmfuehrer et dirigeant de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne, Roman Choukhevytch. En vertu d'un décret signé par Viktor Iouchtchenko, ce dernier a obtenu le titre de Héros d'Ukraine.
    La lettre ouverte à l'Ukraine a été signée par les membres des principales fractions de la Knesset, notamment les représentants du parti au pouvoir le Likoud, et du grand parti d'opposition Kadima."

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ONU

- Le Conseil des droits de l'Homme de l'Onu sous le feu des critiques (Guysen.International.News / 2009-11-19 11:27)
   "Dix sept-pays, soit plus d'un tiers des membres du Conseil des droits de l'Homme de l'Onu, ainsi que des ONG telles qu'Amnesty International et Human Rights Watch ont remis en cause les activités du Conseil. Des pays importants comme la Grande-Bretagne, la France, l'Inde, le Niger et les USA ont notamment dénoncé la ''forte politisation'' de l'organisme et le fait que le Conseil ne fasse pas appliquer ses résolutions sur les pays qu'il condamne."

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Points de vue

- Une complémentarité entre les identités juive et française, Richard Prasquier (président du Conseil représentatif des institutions juives de France) - "c'est là le plus difficile sans doute à entendre aujourd'hui, les juifs, par-delà les frontières, sont un peuple".
http://lemonde.fr/opinions/article/2009/11/19/une-complementarite-entre-les-identites-juive-et-francaise-par-richard-prasquier_1269350_3232.html
   ""Comment peut-on être juif ?" La question n'a jamais été facile, et souvent, quand on croit l'avoir résolue, on l'a compliquée. La République, pourtant, semblait lui avoir apporté non seulement une réponse, mais la paix des décisions prises et la sérénité des dilemmes surmontés. Etre juif, c'était être comme les autres, tout simplement. Avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs.
    Se soumettre à la loi, qui est la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. En un mot, être citoyen. C'est la dette, depuis plus de deux siècles, des juifs envers la France, le pays qui, le premier en Europe, fit d'eux des citoyens comme les autres. Et c'est la source d'une gratitude que les juifs éprouvent à l'égard de la patrie où, pour la première fois après des siècles d'errance et de persécutions, ils ont pu, selon le mot de l'abbé Grégoire, "reposer leurs têtes et sécher leurs larmes".
    Mais ce n'est pas si simple. Car qu'est-ce que cela veut dire, être citoyen ? Selon le mot fameux de Clermont-Tonnerre en 1790, reconnaître la citoyenneté des juifs, c'était leur accorder tout comme individus et leur refuser tout comme nation. Cette formule, l'idéologie qui la sous-tend, le mécanisme intellectuel qui la justifie sont à examiner d'un regard neuf. Car être un individu comme les autres, c'est pour tout citoyen la moindre des choses.
    Nous mesurons les conquêtes passées, nous en connaissons la valeur, mais ce n'est pas être irrévérencieux que d'affirmer que, si l'on traite un juif comme un autre citoyen, on ne fait rien que d'élémentaire. En revanche, refuser toute reconnaissance d'une identité collective, cela signifie, pour le dire avec cette brutalité qui seule parfois exprime les choses exactes, nier tout ce qui fait qu'il y a entre les juifs un socle commun de références, d'attachements et de valeurs qui les rend non pas à part, mais distincts. Dire que tous les citoyens sont égaux, ce n'est pas dire qu'ils sont tous identiques.
    Voilà qui exige, bien sûr, une clarification. Je tiens à dire deux vérités, avec la plus grande clarté.
    Premièrement, pour en revenir aux mots de Clermont-Tonnerre, les Français juifs ne sont pas, et ne prétendent pas être, une nation dans la nation. Ils sont français, enfants de Marianne, héritiers des Lumières, et de cette patrie des philosophes éclairés et des tolérances équitables qui nous a faits ce que nous sommes.
    Deuxièmement, et c'est là le plus difficile sans doute à entendre aujourd'hui, les juifs, par-delà les frontières, sont un peuple. Certes pas un peuple fondé sur le sang, les gènes ou l'enracinement dans un sol. Ce qu'ils ont en commun est un héritage, symbolique et prégnant, fondé sur une loi morale, des textes et des pratiques, héritage parfois accepté partiellement, mais héritage de choix, forgé par des siècles d'histoire tourmentée, maintenu à travers les dispersions et affirmé malgré les persécutions. La traque à l'époque de Vichy a convaincu, parfois dans le désespoir, ceux des juifs qui en doutaient jusque-là de la signification d'un destin commun. Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) est l'héritier de cette prise de conscience.
    Les juifs ont une langue, vénérable et ancienne, qu'ils ont ressuscitée. Et ils ressentent aussi, pour la plupart, la force spirituelle d'un foyer commun vers lequel tournent leurs pensées et leurs tendresses, Israël, Etat non pas juif, car ouvert à tous ses citoyens, mais Etat du peuple juif. Que celui-ci ait retrouvé sa souveraineté à Jérusalem, c'est le sursaut des espérances reconquises, une nouvelle dimension dans nos existences pour nous juifs, qui, selon la formule d'Elie Wiesel, pouvons vivre en dehors d'Israël mais ne pourrions pas vivre sans Israël.
    Ce que je voudrais exprimer ici, c'est la force complémentaire de ces deux identités, française et juive. C'est la rencontre de deux universalismes, celui des droits de l'homme et celui des Dix Commandements. Nous en sommes les passeurs, les héritiers et les témoins. Cette rencontre nous crée des obligations, à savoir de nous ouvrir à la parole des autres. Nous ne devons jamais les oublier malgré les dangereuses tentations du repli entre soi. C'est cela qui nous rend français, et nous assumons de l'être à travers une appartenance à une communauté juive insérée en plein coeur de la nation française et rejetant tout communautarisme.
    L'enjeu, en somme, c'est d'accepter que les juifs partagent une identité qui va au-delà de ses racines religieuses - qui, elles, il est vrai, doivent demeurer dans la sphère intime et rester du ressort de l'individu. Leur identité est collective, elle est celle d'un peuple, en un mot elle est politique.
    Et c'est pourquoi le CRIF, organe politique de la communauté juive de France, parle en son nom, dans la République, avec l'exigence de la loyauté. Il ne représente nullement "tous" les juifs de France et estime qu'il serait absurde et contraire à notre tradition nationale de revendiquer un tel magistère.
    Les juifs qui se reconnaissent dans ses conceptions et ses combats sont nombreux, avec des choix de vie ou de positionnement politique fort variés. Nous espérons qu'un jour ce type de mise au point ne sera plus nécessaire. Parce que nous aurons été compris. Et donc non seulement acceptés comme des individus, mais reconnus pour ce que, collectivement, nous entendons apporter à notre nation, la France."

- De Gaulle, Israël et les Juifs, Raymond Aron (décembre 1967) - "va-t-on imputer à crime aux Juifs de France, aux croyants d'abord et ensuite aux autres, la sympathie que la plupart d'entre eux ressentent à l'égard de l'Etat d'Israël ?" Un texte qui aurait presque pu être écrit après Plomb fondu. Il fait aussi écho avec l'intervention de Prasquier.
   "Je n'ai jamais été sioniste, d'abord et avant tout parce que je ne m'éprouve pas juif. Il m'apparaissait probable que l'Etat d'Israël, par son existence même, entraînerait un conflit prolongé. Je ne consens pas plus aujourd'hui qu'hier à soutenir inconditionnellement la politique des quelques hommes - ni meilleurs ni pires que ceux qui gouvernent ailleurs - responsables de l'Etat israélien. Mais je sais aussi, plus clairement qu'hier, que l'éventualité même de la destruction de l'Etat d'Israël (qu'accompagnerait le massacre d'une partie de la population) me blesse jusqu'au fond de l'âme. En ce sens, j'ai confessé qu'un Juif n'atteindrait jamais à la parfaite objectivité quand il s'agit d'Israël (la non-objectivité marque aussi la prise de position de M. Rodinson) [Juif pro-palestinien http://fr.wikipedia.org/wiki/Maxime_Rodinson]. [...]
    Les intellectuels de gauche, d'origine juive, n'ont pas abandonné le terrain de l'universalisme pour le nationalisme israélien, comme l'écrit J.-M. Domenach sans beaucoup de charité. Ils ont fait la même expérience que Camus. En certaines circonstances, l'intellectuel tenterait vainement d'aboutir à une prise de position à force de réflexion, en pesant le pour et le contre, en confrontant les dossiers des uns et des autres, en se référant aux règles abstraites de la justice. Il se tait ou il obéit à son démon. Juifs ou non-Juifs, ainsi firent les intellectuels de gauche, en juin dernier [pendant les manifestations de soutien à Israël au plus fort de la guerre des Six Jours]. Quitte à revenir, le lendemain, à leur quotidien habituel.
    Les Juifs se convertirent plus nombreux et avec plus de passion que les non-Juifs, à la défense d'Israël ? A coup sûr. Les voici de nouveau "suspects" ? Il se peut. Mais ils assumeront, comme on dit, leur condition de suspects.
    Essayons de poser le problème en termes raisonnables si, en cette conjoncture, la raison a une chance d'être entendue. Que la plupart des Juifs, même hostiles naguère au sionisme, éprouvent pour Israël une sympathie particulière, je ne songe pas à nier le fait et je déplorerais qu'il en fût autrement. Quel degré de sympathie nous est permis sans que s'élève l'accusation de double allégeance ? Je le demande à mes compatriotes. [...]
    D'une lettre écrite au Nouveau Candide par un "Français sans aucune réserve et israélite sur le plan confessionnel sans aucune honte", j'extrais ces rappels historiques : "Sous la Restauration, des libéraux français, parmi lesquels Armand Carrel, ancien saint-cyrien, ont combattu l'armée française en Espagne dans les rangs de la junte. Pendant la guerre d'indépendance de la Grèce, le colonel Favier et plusieurs de ses compagnons de l'Empire ont combattu aux côtés des insurgés grecs. Pendant les insurrections polonaises de 1830 et de 1864, l'opinion publique était pro-polonaise, malgré la neutralité du gouvernement... Sous le Second Empire, des catholiques français ont servi et combattu dans les troupes pontificales. Au début de la IIIe République, les catholiques français ont combattu, aussi bien au Parlement que dans le pays, pour le pouvoir temporel des Papes... On ne leur a pas reproché d'être catholiques d'abord... Pendant la guerre d'Espagne, plusieurs centaines de Français ont combattu dans les rangs républicains et franquistes... Si demain, le FLN vietnamien accepte des volontaires étrangers, il y aura parmi eux des Français..."
    J'entends déjà l'objecteur me répondre : "Ce n'est pas la même chose." Certes, il n'y a jamais deux cas identiques. Celui du "peuple" juif ne ressemble à aucun autre. Je veux bien que l'on use du concept de peuple juif puisque les sionistes s'accordent sur ce point avec le général de Gaulle. Mais, appliqué aux Juifs, le concept de peuple revêt une signification singulière ; les Juifs de la diaspora ne descendent pas de ceux qui vivaient en Palestine au temps biblique ; ils constituent un quasi peuple par le fait d'une tradition religieuse et du destin imposé au long des siècles. [...]
    Citoyen français, je revendique le droit, accordé à tous les citoyens, de joindre l'allégeance à l'Etat national et liberté de croyances ou de sympathies. Pour les Juifs croyants, Israël a une tout autre signification que pour moi : mais je me mépriserais si je les laissais défendre seuls une liberté dont je me passerais plus aisément qu'eux.
    - Vous donnez des arguments à vos adversaires. Si vous, qui n'allez jamais au temple, qui jetez sur le mur des Lamentations le même regard que sur l'église du Saint-Sépulcre, réagissez avec cette passion mal contenue, comment interdirez-vous aux antisémites de tirer la conclusion qu'un Juif reste toujours juif d'abord et français ensuite ? Peut-être, en effet, suis-je en train de donner des arguments aux antisémites. Qui sait ? En certaines circonstances, tout ce que l'on fait est mal fait. Que l'on me pardonne : cette objection ne me touche pas. Un autre interlocuteur plaidera, avec autant de vraisemblance, que le silence passerait pour lâcheté et qu'une première capitulation entraîne toutes les autres. Une seule question pour moi : va-t-on imputer à crime aux Juifs de France, aux croyants d'abord et ensuite aux autres, la sympathie que la plupart d'entre eux ressentent à l'égard de l'Etat d'Israël ? Va-t-on exiger d'eux, comme le suggèrent certains exégètes de la pensée élyséenne, non pas seulement un choix qu'ils ont déjà fait mais un choix total ? Aucun Etat n'accepte la double allégeance (bien que les lois françaises aient permis à nombre de Juifs de devenir israéliens sans perdre la nationalité française), seul l'Etat totalitaire impose une allégeance exclusive de tout autre attachement. [...]
    Je ne connais guère de Juifs inconditionnellement fidèles à l'Etat d'Israël comme les communistes le sont (ou l'ont été) à l'Union Soviétique. Leur sympathie pour un petit Etat menacé ne compromet pas la sécurité de la France. Elle n'empêche pas le gouvernement français de signer des contrats avec l'Irak pour faire pièce aux compagnies anglo-saxonnes (tour parfaitement conforme aux règles du jeu). Elle ne suffirait même pas à relancer l'antisémitisme toujours latent si le général de Gaulle, par une demi-douzaine de mots, chargés de résonance, ne l'avait solennellement réhabilité. [...]"

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Published by Occam - dans Novembre 2009
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