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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 16:50
Protective Edge

- Gaza : cessez-le-feu de trois jours entre le Hamas et Israël (Le Figaro.fr) - "Le cessez-le-feu doit maintenant durer 72 heures. Cependant, selon les États-Unis et l'Onu, il n'empêchera pas l'armée israélienne, qui a déclenché les hostilités le 8 juillet et est entrée dans la bande de Gaza le 17, de poursuivre ses opérations derrière ses positions actuelles. C'est-à-dire de continuer à détruire les tunnels reliant la bande de Gaza au territoire israélien".
http://www.lefigaro.fr/international/2014/08/01/01003-20140801ARTFIG00040-gaza-cessez-le-feu-de-trois-jours-entre-le-hamas-et-israel.php
- Israël et le Hamas acceptent une trêve de trois jours (Reuters) - "Une heure seulement avant le cessez-le-feu, des Palestiniens ont tiré une douzaine de roquettes sur Israël, dont l'une a été interceptée par le système antimissile Dôme de fer alors qu'elle se dirigeait vers le centre du pays".
https://fr.news.yahoo.com/isra%C3%ABl-et-le-hamas-acceptent-une-tr%C3%AAve-trois-060845147.html

- A peine en vigueur, la trêve de Gaza vole en éclats (AFP) - "Deux soldats israéliens ont été tués au cours de l'affrontement qui aurait conduit à la capture du sous-lieutenant Goldin près de Rafah, dans le sud de l'enclave palestinienne".
https://fr.news.yahoo.com/gaza-larm%C3%A9e-isra%C3%A9lienne-annonce-fin-cessez-feu-110739766.html
- La trêve à Gaza n'aura duré que quelques heures (Reuters)
https://fr.news.yahoo.com/la-tr%C3%AAve-%C3%A0-gaza-na-tenu-que-quelques-100053023.html
   "[...] une heure et demie après le début de la trêve, alors que des familles palestiniennes reprenaient le chemin de leurs maisons, des soldats de Tsahal qui cherchaient à localiser des tunnels ont été attaqués dans le sud du territoire palestinien. "Des terroristes ont surgi de dessous la terre. L'un au moins était un kamikaze qui a fait sauter la charge qu'il transportait. Il y a eu un échange de tirs", a poursuivi le lieutenant-colonel Lerner, qui a fait état de deux soldats israéliens tués. "Selon les premières informations, un soldat a été enlevé par les terroristes", a-t-il ajouté. Il s'agirait du lieutenant Hadar Goldin, 23 ans. [...]"
- Gaza : un soldat israélien aurait été capturé, la trêve est rompue (L'Express.fr) - "La radio publique israélienne annonce la capture d'un soldat israélien ce vendredi dans le sud de la bande de Gaza. Un responsable de l'armée confirme, selon un correspondant du quotidien Haaretz. Un casus belli pour Israël".
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/gaza-un-soldat-israelien-capture-d-apres-la-radio-publique-israelienne_1563482.html
- ‘La trêve est finie’ a annoncé Israël à l’envoyé des Nations unies (Times of Israel) - "Un officiel de l’Autorité palestinienne a déclaré au Times of Israël que Jérusalem avait déclaré à l’envoyé des Nations unies Robert Serry que la trêve dans la bande de Gaza était finie. Selon l’armée israélienne, des combattants du Hamas ont attaqué des soldats israéliens depuis un tunnel près de Rafah. Les officiels palestiniens dans le bande de Gaza déclarent que huit ont été tués de tirs de riposte de l’armée".
http://fr.timesofisrael.com/61-soldats-israeliens-morts-au-combat-une-treve-bancale-de-72-heures-commence/

- La Maison Blanche dénonce une violation "barbare" du cessez-le-feu par le Hamas (AFP)
http://nosnondits.wordpress.com/2014/08/01/la-maison-blanche-denonce-une-violation-barbare-du-cessez-le-feu-par-le-hamas/
   "La Maison Blanche a dénoncé vendredi matin une violation "barbare" du cessez-le-feu par le Hamas à Gaza en s’appuyant sur des informations israéliennes faisant état de la mort de deux soldats et de la capture probable d’un officier. "Les Israéliens indiquent ce matin que le cessez-le-feu a été violé et que des membres du Hamas ont visiblement utilisé la trêve humanitaire pour attaquer des soldats israéliens et même prendre un otage. Ce serait une violation assez barbare de l’accord de cessez-le-feu", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, sur CNN. "Nous souhaitons que la communauté internationale condamne ces actes aussi clairement que possible et encourageons ceux qui ont de l’influence sur le Hamas à s’assurer que (le mouvement islamiste palestinien) respecte l’accord sur lequel il s’est engagé hier (jeudi)", a-t-il poursuivi.
    Interrogé sur une éventuelle ambiguïté dans les termes du cessez-le-feu, liée en particulier aux conditions dans lesquelles Israël pouvait poursuivre ses opérations derrière ses positions actuelles, le porte-parole de l’exécutif américain a catégoriquement écarté cette hypothèse. "Nous avons été transparents et toutes les parties impliquées ont été transparentes sur le contenu de cet accord. Le Hamas a la responsabilité de respecter l’accord et il apparaît qu’il ne l’a pas fait", a-t-il affirmé."

- Hamas accepted the "truce" specifically to kidnap a soldier (Elder of Ziyon) - "Clearly the ceasefire provided the opportunity Hamas wanted to perform this operation. Their acceptance of the cease-fire - including the terms that IDF soldiers can keep their positions, which Hamas knew were near a hidden tunnel entrance - can only be described as a well-planned ruse for this attack, Hamas' most sought-after prize. These were not conditions that Hamas would normally accep".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2014/08/hamas-accepted-truce-specifically-in.html

- After 2 soldiers killed, one seized during truce, Israel debates widening Gaza op (Times of Israel) - "Terrorists ‘will bear consequences,’ bitter PM tells Kerry; Livni: Now the world knows who’s responsible for the destruction in Gaza".
http://www.timesofisrael.com/after-2-soldiers-killed-one-seized-during-truce-israel-debates-widening-gaza-op/

- IDF Soldiers Find Mosque with Weapons and Tunnel Openings (Vidéo 1mn46)
https://www.youtube.com/watch?v=aWkjwfkh-qM

- Videos of Gaza reporters as human shields (Elder of Ziyon) - "the terrorists who shot the rockets were using the reporters as human shields, assuming that Israel won't strike back where international reporters are".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2014/07/videos-of-gaza-reporters-as-human.html

- Fake civilian of the day (Elder of Ziyon)
http://elderofziyon.blogspot.fr/2014/08/fake-civilian-of-day.html
   "PCHR described Amjad Zaher Hamdan as a "civilian." He was really a member of Islamic Jihad's Al Quds Brigades. As we've noted, PCHR is one of the NGOs that the UN relies on to give its daily statistics on the percentage of Gaza casualties who are "civilian." The media and pundits don't think there is anything wrong with trusting numbers given by an organization known to lie."


Gaza & Hamas

- Entretien avec Orit Perlov (chercheuse à l'Institut des études nationales stratégiques (INSS) de Tel-Aviv) - "La majorité des Palestiniens de Gaza ne soutiennent plus le Hamas, en tout cas ceux qui échangent sur les réseaux sociaux. Le peu de soutien qui reste diminue de jour en jour et les responsables du Hamas le savent bien".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/08/01/les-habitants-de-gaza-disent-un-triple-non-a-abbas-au-hamas-et-a-israel_4465668_3218.html
   "Orit Perlov, 34 ans, est chercheuse à l'Institut des études nationales stratégiques (INSS) de Tel-Aviv. Cette Israélienne, parfaite arabisante, est une spécialiste des sociétés arabes, qu'elle analyse, notamment, à travers les réseaux sociaux. Depuis le début de l'opération israélienne « Bordure protectrice » à Gaza, elle scrute l'enclave palestinienne avec une attention redoublée : 35 % des Palestiniens (Gaza, Cisjordanie et Jérusalem-Est confondus) utilisent les réseaux sociaux. Ce qui représente presque un million de personnes."
   "[...] - Que pensent-ils du Hamas ?
    - La majorité des Palestiniens de Gaza ne soutiennent plus le Hamas, en tout cas ceux qui échangent sur les réseaux sociaux. Le peu de soutien qui reste diminue de jour en jour et les responsables du Hamas le savent bien. Ce rejet tient pour beaucoup à la situation économique dans l'enclave. En fait, les Palestiniens de Gaza disent un triple non : non au Hamas, non à Abbas et non à Israël. Ils ne voient pas clair dans la suite des événements, mais au moins ils savent très bien ce dont ils ne veulent pas.
    - Pourquoi ne descendent-ils pas dans la rue pour dire leur refus du Hamas ?
    - Ils ont vu le résultat des révolutions dans la région, et les chefs d'Etat arabes faire couler le sang. Ils voient ce qui se passe en Syrie, en Libye et en Irak. Ils ont donc peur, et ils sont conscients que le Hamas n'hésitera pas à tirer sur eux. Ils savent bien que ce gouvernement ne capitulera pas facilement. Il ne faut pas oublier qu'eux, les Palestiniens, se sont soulevés bien avant le « printemps arabe ». Descendre dans la rue et manifester, ils connaissent. Aujourd'hui, ils sont fatigués et, je vous le répète, ils ont peur. Gaza n'a rien d'une démocratie. Ceux qui critiquent sont jetés en prison. Ils ne croient plus par ailleurs à la résistance par la violence. C'est pour cela qu'ils n'investissent plus la rue, en Cisjordanie non plus. On en a eu la preuve avec la manifestation de Ramallah, le 24 juillet. Ils n'étaient que 10 000 , alors que les organisateurs attendaient 48 000 personnes. L'autre raison pour laquelle les Palestiniens de Gaza ne se révoltent pas contre le Hamas, c'est qu'ils ne voient pas qui pourrait prendre sa place.
    - Pourquoi l'Autorité palestinienne n'est-elle pas l'alternative ?
    - Les Palestiniens de Gaza considèrent l'Autorité palestinienne comme complètement corrompue. A 100 %, disent-ils ! Quand ils ont opté pour le Hamas, c'était parce qu'ils le croyaient moins pourri. Maintenant, ils le trouvent aussi corrompu que l'Autorité palestinienne. Ils ont découvert que les tunnels creusés à Gaza servaient au transport de l'argent pour le Hamas, alors qu'ils croyaient que cela ne servait qu'à l'acheminement de la nourriture. Ils sont totalement désillusionnés. Leur conviction, c'est que, dès que quelqu'un accède au pouvoir, il devient aussi pourri que les autres.
    - Sentez-vous une solidarité très forte entre les Palestiniens de Cisjordanie et ceux de Gaza ?
    - Avant la guerre actuelle, non. Ce sont des entités séparées. Mais, en ce moment, si. En temps « normal », je relève que la Cisjordanie est d'abord tournée vers la Jordanie, Gaza vers l'Egypte, et les Palestiniens de Jérusalem-Est vers les Arabes israéliens. [...]"


Analyses

- L’Egypte au cœur des discussions sur le sort de Gaza, Hélène Sallon (Le Monde) - "Depuis la prise de pouvoir du Hamas à Gaza en 2007, l'Egypte refuse d'ouvrir son point de passage de Rafah tant que les forces de sécurité de l'Autorité palestinienne ne le contrôlent pas".
http://www.lemonde.fr/international/article/2014/08/01/l-egypte-au-c-ur-des-discussions-sur-le-sort-de-gaza_4465667_3210.html
   "[...] La conclusion de ce « cessez-le-feu sans préconditions » constitue une concession de la part du Hamas et du Jihad islamique, qui avaient refusé, le 17 juillet, une initiative égyptienne, jugée trop favorable à Israël. Les factions palestiniennes avaient exigé des garanties, notamment sur la levée du siège imposé à la bande de Gaza depuis 2007. Mais cet échec traduisait surtout une totale défiance envers le médiateur égyptien.
    En effet, depuis la chute du président Morsi et la prise de pouvoir de l'armée le 3 juillet 2013, le général Al-Sissi a engagé une lutte à mort avec la confrérie islamiste des Frères musulmans, déclarée organisation terroriste, et sa branche palestinienne, le Hamas. Le mouvement frériste est accusé par l'Egypte et ses alliés régionaux, la Jordanie, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, de menées déstabilistatrices dans la région.
    L'animosité du régime égyptien envers le Hamas est devenue l'un de ses intérêts les mieux partagés avec Israël. Tous deux cherchent à affaiblir au maximum, sans l'éradiquer, le mouvement islamiste à Gaza. « Le gouvernement Sissi, comme le gouvernement Moubarak à l'époque, veut isoler le Hamas au profit de l'Autorité palestinienne et du président Mahmoud Abbas. Le Caire a toujours cherché à ce que l'Autorité palestinienne reprenne les rênes à Gaza », analyse Issandr Al-Amrani, analyste à l'International Crisis Group.
    Depuis la prise de pouvoir du Hamas à Gaza en 2007, l'Egypte refuse d'ouvrir son point de passage de Rafah tant que les forces de sécurité de l'Autorité palestinienne ne le contrôlent pas. Cette décision marque également le refus d'entériner la scission de fait entre la Cisjordanie et la bande de Gaza.
    En 2013, Al-Sissi a lancé une vaste opération de destruction des tunnels de contrebande entre l'Egypte et la bande de Gaza, considérés comme une source considérable de revenus pour le Hamas et un point de passage pour les combattants. Cette décision a eu pour effet d'aggraver encore l'asphyxie économique de Gaza.
    Au-delà de leurs convergences sur le dossier palestinien, « Israël et l'Egypte ont une confluence d'intérêts politiques sur de nombreux dossiers comme la montée des mouvements djihadistes dans le Sinaï et la prolifération d'armes depuis le Soudan et la Libye. Leurs relations en matière sécuritaire sont excellentes, même si aucune relation diplomatique n'est envisagée à un haut niveau », note M. Al-Amrani. [...]"

- The hidden picture in Gaza, Yaakov Lappin (JP)
http://www.jpost.com/Operation-Protective-Edge/Analysis-The-hidden-picture-in-Gaza-369501
   "In recent days, Hamas members seized UN food coupons and prevented Gazan civilians from receiving the aid, in order to try and keep field cell members fed. The Islamist regime refuses to publish most of the names of its members who were killed fighting the IDF, and disposes of their bodies quickly, to avoid harming morale. It has tried to ban Gazan civilians from giving interviews to the foreign press during humanitarian truces.
    The IDF has seen Hamas tunnel fighters surrender because they have run out of food. To be sure, this does not mean Hamas is near the breaking point. Its terrorist army is composed of 15,000 trained members, and Hamas is mobilizing battalions from across Gaza to replace the hundreds of guerrillas killed in combat.
    The dominant view in the Israeli defense establishment is that Hamas is managing the war from a position of weakness, which has become more acute in recent days. An audio recording of Hamas’s military wing commander, Muhammad Deif, released on Tuesday, is notable for what it lacked: Gone were previous conditions for a truce, such as the demand to set free terrorists whom Israel released in the Schalit deal and then took back into custody in the West Bank.
    How did Hamas reach this point? It launched the current war because of its rapidly deteriorating situation as a regime in Gaza, and growing isolation since the fall of the Muslim Brotherhood in Egypt. When Egyptian president Mohamed Morsi was toppled in July 2013, Hamas saw its vision of a sea of Muslim Brotherhood states surrounding and threatening Israel shatter. Its goal of creating a unified Islamic state took several steps back.
    It went from growth mode to survival mode, and began fast-tracking preparations for a war with Israel to try and end its diplomatic, economic and general isolation. It prepared cross-border attack tunnels, drones and commando raids, and increased its rocket arsenal, for the day of the big clash, which Hamas assumed would break out this summer. Indeed, the movement initiated the war by firing hundreds of rockets at Israel and ignoring Israeli truce offers, while seeking to exploit tensions in the West Bank caused by the kidnap and murder of three Israeli teenagers by a Hebron Hamas cell.
    The defense establishment became aware several months ago of Hamas’s intention to start a war, when it discovered a maze of cross-border tunnels. The discovery led to the realization that Hamas was planning to launch a massive terrorist attack on the South and kick off a conflict. Israel, too, fast-tracked preparations in the months that followed, with the IDF Southern Command and the Shin Bet working closely together to get ready.
    Now, the fruits of those preparations are being used every day, and the Shin Bet has dedicated enormous resources to assisting the IDF in its offensive against Hamas, particularly in the systematic destruction of Hamas’s tunnels. The Shin Bet’s primary mission is to thwart attacks on soldiers inside the Gaza Strip, and its secondary mission is to aid in attacks on Hamas targets. It is broadcasting real-time intelligence to IDF brigade commanders, who are less familiar with Gazan neighborhoods than Shin Bet regional coordinators. [...]
    Despite their rhetoric, some senior Hamas leaders are privately asking themselves whether the war they began is worth the price. Cracks have become visible in Hamas’s leadership, which is made up of the military, political and overseas wings. Only when the three reach a consensus does the movement move forward on an issue. Some Hamas field commanders have also begun being critical of the situation, wary of the anger that is brewing among Gazan civilians. It remains to be seen whether these developments will push Hamas into seeking a real truce, or whether it will continue on its destructive warpath."

- Double standards, moral cowardice, Richard Kemp (former commander of the British Forces in Afghanistan) - "Protecting his people, U.S. President Barack Obama sends drones to kill Islamist terrorists in Pakistan, causing civilian casualties, while castigating Prime Minister Benjamin Netanyahu for defending his own people".
http://www.israelhayom.com/site/newsletter_opinion.php?id=9391
   "People often ask what Britain would do if it came under rocket fire. During World War II, when the Nazis launched rockets indiscriminately at the civilian population of southern England, then-Prime Minister Winston Churchill sent 600 bombers to attack the German missile workshops, a raid that tragically killed over 700 innocent civilians. The Royal Air Force followed up by dropping 2,000 tons of explosives on launch sites along the French coast.
    More recently British forces have been fighting the Taliban in Afghanistan, an enemy that uses the same criminal tactics as Hamas. Civilians are used as human shields; young children, disabled women and old men turned into suicide bombers; mosques and hospitals used to store weapons and to fire from. A Taliban bomb concealed in a school killed a Jewish soldier with the British Army in Helmand.
    Like the Taliban, Hamas is part of the scourge of international jihadism that includes Hezbollah, the Islamic State group, Boko Haram, Al Nusra and al-Qaida. This violent global insurgency threatens us all. Western nations should stand shoulder-to-shoulder with Israel and support its right to defend its people against attack. Instead, all we are seeing from our leaders is equivocation, and sometimes outright hostility; and from the media, deliberate, widespread anti-Israel distortion.
    Protecting his people, U.S. President Barack Obama sends drones to kill Islamist terrorists in Pakistan, causing civilian casualties, while castigating Prime Minister Benjamin Netanyahu for defending his own people. The failure of EU nations to reject last week's UN Human Rights Council resolution condemning Israel for war crimes was shameful.
    Such double standards and moral cowardice validate Hamas' use of human shields, encourage other terrorist groups to follow suit and incite anti-Israel violence and the sort of vile anti-Semitic protests we see in European capitals. If Western leaders will not support Israel's fight against terror, how will they fight the same terrorists when they reach their own shores?"

- Asymmetries and proportionalities, Laurie R. Blank (clinical professor of law and director of the International Humanitarian Law Clinic at the Emory University School of Law) - "judging the legality of an attack solely on the actual effects of that attack actually does far less in the end to protect civilians from suffering during war"; "Importantly, Hamas's use of the civilian population as a shield — a blatant violation of the law of war — does not in any way absolve Israel of its obligations to comply with the law's fundamental obligations to protect civilians, including the principle of proportionality. But the effects-based analysis, or numbers game, not only minimizes Hamas's legal responsibility for such civilian harm, but actually rewards it for exploiting the law's protections for civilians by suggesting — wrongly — that every civilian death in Gaza is an Israeli war crime".
http://thehill.com/blogs/pundits-blog/international/213546-asymmetries-and-proportionalities
   "The conflict in Gaza is replete with asymmetries: the number of civilian casualties on either side, the amount of destruction, the types of weapons used and technological capabilities of the Israel Defense Forces (IDF) and Hamas, or the resources poured into shelter and defense of civilians from attacks.
    But asymmetric is not synonymous with disproportionate. When we talk of asymmetries, we compare facts to measure the effects or capabilities of the two sides — the IDF has precision-guided munitions whereas Hamas has rockets that cannot be aimed with any discrimination or precision; hundreds of Palestinian civilians and militants have died while a few Israeli civilians and 40-plus Israeli soldiers have died.
    Proportionality, however, is a legal term with a specific legal meaning. It is one of a set of fundamental legal obligations that helps to minimize suffering during wartime. The principle of proportionality forbids attacks in which the expected civilian casualties from the attack will be excessive in relation to the anticipated military advantage gained.
    Any analysis of proportionality during conflict thus rests on several key concepts. First, proportionality applies to attacks on lawful military targets that pose a risk of incidental civilian harm. The principle of proportionality seeks to enhance protections for civilians — beyond the prohibition on deliberate attacks on civilians — by minimizing the incidental harm that is an unfortunate but inevitable result of military action.
    Second, the principle of proportionality accepts that not all civilian deaths during war are unlawful. The law recognizes the complexity and fluidity of the operational environment — including the location and movement of both enemy personnel and civilians, weather, terrain, capability of weapons and personnel, enemy tactics and conduct, for example — and seeks to minimize civilian harm while accepting that such harm cannot be eliminated altogether.
    Third, the essential analytical factor in the proportionality framework is "excessive." Attacks that are likely to cause excessive civilian casualties in light of the military gain from the attack are prohibited. Not attacks that are likely to cause any civilian casualties, nor attacks that are likely to cause some civilian casualties, nor attacks that are likely to cause civilian casualties slightly greater than the military gain.
    Fourth, proportionality is a prospective analysis, as the wording of key treaty provisions highlights: "expected" civilian casualties; "anticipated" military advantage gained; and "in the circumstances ruling at the time." Commanders must assess whether the risk of civilian harm is excessive given the anticipated military advantage based on information about the target, about civilians in the area and their patterns of movement, about the weapons being deployed and their known or anticipated blast radii or other consequences, and a host of other considerations. The lawfulness of attacks then depends on whether those assessments were objectively reasonable based on the information available at the time of the attack. Hindsight has no role here.
    There is no doubt that, after an attack, the urge to simply count up the casualties and declare a war crime is powerful. However, an effects-based analysis — that is, using the numbers of casualties and extent of destruction to make legal claims — is simply incorrect. The law does not require that commanders be right all the time. The law also does not require perfect accuracy in targeting. But it does require extensive steps to protect civilians and reasonable judgments about the potential harm to civilians and the actions needed to minimize that harm.
    This methodology is not designed to give militaries a free pass for causing civilian deaths. In fact, judging the legality of an attack solely on the actual effects of that attack actually does far less in the end to protect civilians from suffering during war.
    First, an effects-based analysis gives commanders no way to know, at the time of the attack, how to determine the parameters of lawful conduct. Many commanders might well simply disregard the law entirely as no longer relevant — an invitation to unrestricted warfare and much greater harm to civilians. It is undoubtedly more protective to follow the law of war's central obligations: attack only military objectives; refrain from indiscriminate or disproportionate attacks; and take precautions to minimize harm to civilians through choice of weapons, provision of warnings and other steps.
    Second, a focus on effects incentivizes the enemy to simply surround itself with civilians in every conceivable location and circumstance, effectively guaranteeing greater civilian casualties and increased civilian suffering. As the United Nations Secretary General has reported, along with media around the world, Hamas does exactly that, storing weapons in schools, hospitals and mosques and locating tunnels under residential houses, mosques and other civilian property.
    Importantly, Hamas's use of the civilian population as a shield — a blatant violation of the law of war — does not in any way absolve Israel of its obligations to comply with the law's fundamental obligations to protect civilians, including the principle of proportionality. But the effects-based analysis, or numbers game, not only minimizes Hamas's legal responsibility for such civilian harm, but actually rewards it for exploiting the law's protections for civilians by suggesting — wrongly — that every civilian death in Gaza is an Israeli war crime.
    For both legal and practical reasons, therefore, conflating asymmetry and proportionality is both inaccurate and harmful to the law of war's core purposes. Disproportionate does not mean asymmetric, nor does it mean "more than." And asymmetrical does not mean disproportionate, nor does it mean criminal. They are simply wholly different concepts: one a factual game of numbers and one a comprehensive legal analysis.
    Indeed, widely different numbers of civilian casualties between two sides in a conflict says nothing about the proportionality of particular attacks on specific targets. News reports of civilians killed or wounded in the course of combat in Gaza tell us of tragedy and loss. They tell us of the horrors of urban warfare and the challenges of fighting against a terrorist group bent on using the civilian population as a shield for its operatives, rocket launchers and weapons caches. They tell us that we must be more vigilant in condemning and holding accountable those who exploit civilians for tactical and strategic advantage. They tell us that commanders launching attacks must fulfill all obligations to minimize civilian harm and be held accountable when they do not. But numbers of casualties alone do not provide answers about proportionality or legality — you need both law and all the facts, not just numbers, to do that."

- The fact that no one is willing to admit (Elder of Ziyon) - "Mahmoud Abbas' party has shot hundreds of rockets into Israel during this war, too. [...] Israel doesn't want to mention this because they want to maintain security cooperation with the PA security forces, and this would embarrass Abbas. But the entire point of making peace with Abbas is that he is the best candidate to make peace with. Yet this "man of peace" cannot stop, or control, his own party. Or - he is unwilling to stop them from firing at Israeli civilians".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2014/08/the-fact-that-no-one-is-willing-to-admit.html

- Le problème avec l’UNRWA, David Horovitz (Times of Israel) - "Israël considère en privé que l’organisation de réfugiés palestiniens des Nations Unies est biaisée, hostile et ne devrait pas exister. Pourquoi Israël ne veut-il pas l’abolir ?"
http://fr.timesofisrael.com/le-probleme-avec-lunrwa/


France

- Les soutiens à Israël manifestent dans le calme à Paris, Eric Mettout (L'Express) - "le gros des manifestants est composé de quadras bien mis et souriants, de quelques religieux et, surtout, de personnes âgées, comme surprises d'être là - et si nombreuses - au milieu des centaines de drapeaux israéliens et français mêlés" ; "Une Marseillaise éclate, spontanément, reprise en coeur et terminée sous les applaudissements. D'autres suivront. "C'est pour les deux peuples que je suis là, explique un septuagénaire, les Israéliens et les Palestiniens, parce qu'on ne fera pas la paix avec le Hamas. Et pour la France"."
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/les-soutiens-a-israel-manifestent-dans-le-calme-a-paris_1563334.html
- Manifestation pour Israël à Paris : un rassemblement dans le calme (Le Point.fr) - "Des prières sont lues et des chants en hébreux sont entonnés. Une minute de silence est ensuite respectée pour les victimes israéliennes et palestiniennes" ; "Chacun est à nouveau libre de vaquer en toute liberté dans le quartier. Ou presque... Les policiers conseillent en effet aux derniers pro-israéliens de cacher tout objet pouvant les identifier comme juifs".
http://www.lepoint.fr/societe/manifestation-pour-israel-a-paris-un-rassemblement-dans-le-calme-01-08-2014-1850681_23.php
- Manif pour Israël : «la réponse aux manifestations anti-juifs» (Libération) - "De nombreux pro-israéliens sont là «pour la paix, contre le Hamas mais pas contre les Palestiniens». «Israël ne fait que se défendre », entend-on sans cesse. «Si le Hamas lâche les armes, il y a la paix. Si Israël les lâche, Israël n’existe plus», tente de démontrer David".
http://www.liberation.fr/societe/2014/08/01/manif-pour-israel-la-reponse-aux-manifestations-anti-juifs_1073815
- Paris : une manifestation de soutien à la « légitime défense » d'Israël, Elise Vincent (Le Monde) - "« Gaza otage du Hamas ! », « Hamas Al-Qaida ! », clamaient de leur côté de nombreuses pancartes. Le slogan et la main jaune de SOS-Racisme avaient aussi été détournés en « Touche pas à mon peuple ». « Plus de houmous, moins de Hamas », disait encore une autre, de façon plus humoristique, entre deux Marseillaise et l'hymne israélien".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/07/31/premiere-importante-manifestation-pro-israelienne-dans-les-rues-de-paris_4465491_3218.html
   "[...] « Israël vivra ! Israël vaincra ! », « Hamas assassin ! », « Merci Tsahal ! », ont scandé les manifestants de tous âges, dès le début officiel du rassemblement, à 18h30. « Gaza otage du Hamas ! », « Hamas Al-Qaida ! », clamaient de leur côté de nombreuses pancartes. Le slogan et la main jaune de SOS-Racisme avaient aussi été détournés en « Touche pas à mon peuple ». « Plus de houmous, moins de Hamas », disait encore une autre, de façon plus humoristique, entre deux Marseillaise et l'hymne israélien. [...]
    La plupart des manifestants sont venus pour marquer leur soutien à Israël mais aussi, beaucoup, dans l'idée que ce rassemblement doit se tenir de façon pacifique, a contrario de ce qu'ils ont vu des comptes rendus des manifestations propalestiniennes. « Pour moi, c'est important d'être là pour marquer la différence », raconte Julie, 49 ans, accompagnée de plusieurs proches et amis. D'origine belge, elle habite en France depuis plus de vingt ans et insiste : « Je suis une maman, j'ai de la peine quand je vois des enfants morts [les enfants palestiniens à cause des bombardements]. D'autant plus que les enfants sont rois chez nous. »
    Shirley, elle, est vendeuse. Short noir, sandales assorties, elle née en France de parents d'origine marocaine : « L'importation du conflit n'a pas lieu d'être. » A 27 ans, elle a déjà fait plusieurs séjours en Israël, mais pour autant elle estime : « On ne vit pas là-bas [en Israël]. Cela ne nous concerne pas. Que certains soutiennent la Palestine, c'est leur droit. Nous, on veut juste la paix là-bas avec deux Etats. » La jeune femme se considère toutefois pas assez « instruite politiquement » pour se prononcer, par exemple, pour ou contre la colonisation des territoires palestiniens. « La seule chose qui m'importe, c'est la sécurité et de défendre nos droits en tant que juifs de France. On n'a pas besoin de gens haineux contre nous. » [...]"
- Plusieurs milliers de manifestants à Paris et Lyon en soutien à Israël (AFP) - "Une minute de silence a été observée "à la mémoire de toutes les victimes du conflit", à peine perturbée par une sirène comparable à "celles qui résonnent en Israël", a souligné un orateur".
https://fr.news.yahoo.com/rassemblement-pro-isra%C3%ABl-%C3%A0-paris-l%C3%A9gitime-d%C3%A9fense-crient-173308235.html
   "[...] Le rassemblement parisien s'est tenu dans le calme devant l'ambassade d'Israël, dans le VIIIe arrondissement, à l'appel de toutes les grandes organisations juives de France (Crif, Consistoire, Fonds social juif unifié, UEJF...), sous haute surveillance : rues alentour bouclées, accès filtré par la police et important service d'ordre.
   "Il y a malheureusement beaucoup de manifestations (propalestiniennes, ndlr) où on a entendu la haine d'Israël et des Juifs. Il était important qu'on ne passe pas l'été sans dire notre amour et notre solidarité avec le seul Etat démocratique de la région (le Proche-Orient): Israël", a déclaré à l'AFPTV Joël Mergui, le président du Consistoire, l'organe de représentation religieuse de la première communauté juive d'Europe (500.000 à 600.000 membres).
    Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif, l'organe politique de la communauté), a défendu quant à lui "le droit et le devoir" d'Israël "de se défendre contre le Hamas". "Nous avons le même sentiment de compassion pour toutes les victimes, c'est le résultat d'une guerre malheureusement provoquée par une organisation terroriste dont les statuts prévoient la destruction totale de l'État d'Israël", a-t-il dit.
    A plusieurs reprises les manifestants, agitant petits drapeaux israéliens et français, ont entonné la Marseillaise, mais aussi l'hymne israélien. Une minute de silence a été observée "à la mémoire de toutes les victimes du conflit", à peine perturbée par une sirène comparable à "celles qui résonnent en Israël", a souligné un orateur.
    Dans le même temps, des dizaines de manifestants propalestiniens s'étaient réunis place de la Bataille de Stalingrad, dans le nord de Paris, à l'appel du collectif EuroPalestine. "Stop à la collaboration avec le terrorisme d'État israélien", pouvait-on lire sur une large pancarte aux côtés de photographies de cadavres d'enfants. Plusieurs panneaux réclamaient également la dissolution de la Ligue de défense juive (LDJ), étudiée par le ministère de l'Intérieur après de récents heurts avec des militants propalestiniens. [...]"

- Dominique de Villepin dénonce "le massacre perpétré" par Israël (AFP) - "Oui, il y a une terreur en Palestine et en Cisjordanie, une terreur organisée et méthodique appliquée par les forces armées israéliennes".
http://www.lepoint.fr/monde/dominique-de-villepin-denonce-le-massacre-perpetre-par-israel-01-08-2014-1850694_24.php
   "L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin dénonce le "massacre qui est perpétré à Gaza" par Israël, appelle à une interposition de l'ONU dans les territoires occupés et à des sanctions contre l'État hébreu, dans une tribune virulente publiée vendredi par Le Figaro.
   "Lever la voix face au massacre qui est perpétré à Gaza, c'est aujourd'hui, je l'écris en conscience, un devoir pour la France", note Dominique de Villepin, qui ajoute que "par soumission à la voix du plus fort, la voix de la France s'est tue, celle qui faisait parler le général de Gaulle au lendemain de la guerre des Six-Jours, celle qui faisait parler Jacques Chirac après la deuxième intifada". "Comment comprendre aujourd'hui que la France appelle à la "retenue" quand on tue des enfants en connaissance de cause ? Comment comprendre que la première réaction de la France, par la voix de son président, soit celle du soutien sans réserve à la politique de sécurité d'Israël ?" s'exclame-t-il. [...]
   "Il n'y a pas en droit international de droit à la sécurité qui implique en retour un droit à l'occupation et encore moins un droit au massacre", s'insurge l'ancien Premier ministre, qui estime qu'Israël "ne peut se prévaloir du fait que le Hamas instrumentalise les civils pour faire oublier (qu'il) assassine ces derniers". "Oui, il y a une terreur en Palestine et en Cisjordanie, une terreur organisée et méthodique appliquée par les forces armées israéliennes, comme en ont témoigné de nombreux officiers et soldats israéliens écoeurés par le rôle qu'on leur a fait jouer", écrit-il encore.
   "Il n'y a aujourd'hui ni plan de paix ni interlocuteur capable d'en proposer un", regrette-t-il, en dénonçant l'absence de "partenaire en Palestine. Il n'y a plus de partenaire pour la paix en Israël... Il n'y a plus non plus de partenaire sur la scène internationale". Parmi les "outils", il propose des sanctions contre Israël. "Cela passe par un vote par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution condamnant l'action d'Israël [...]. Cela signifie concrètement d'assumer des sanctions économiques ciblées et graduées." Enfin, Dominique de Villepin propose d'imposer une "interposition" par "la mise sous mandat de l'ONU de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, avec une administration et une force de paix internationales"."

- Israël : après le 729 du code-barres, le boycott s’organise sur smartphones, Rémi Noyon (Rue89) - "Depuis le début de l’opération Bordure protectrice, les appels au boycott des produits israéliens se multiplient sur les réseaux sociaux".
http://rue89.nouvelobs.com/2014/07/31/israel-oubliez-729-code-barres-boycott-sorganise-smartphones-253993

- Le Hamassisme des imbéciles, Bernard-Henri Lévy (Le Point) - "à ces révoltés de circonstance que l'on n'a pas vus non plus se mobiliser, pour les plus anciens d'entre eux, en faveur ni des 300 000 Darfouris massacrés par le Soudan, ni des 200 000 Tchétchènes que Poutine alla, naguère, selon sa propre et élégante formule, buter jusque dans les chiottes, ni des Bosniens assiégés et bombardés trois ans durant dans l'indifférence quasi générale, l'indignation ne vient que lorsque c'est une armée à majorité juive que l'on peut mettre en cause et condamner".
http://www.lepoint.fr/editos-du-point/bernard-henri-levy/le-hamassisme-des-imbeciles-31-07-2014-1850388_69.php
   "Je suis désolé d'y revenir.
    Mais ces gens que l'on a vus, vendredi dernier, 25 juillet, dégoiser leurs "Palestine vaincra" et "Israël assassin" où étaient-ils, le dimanche précédent, quand on a appris que les combats, en Syrie, venaient de faire, en un week-end, la bagatelle de 700 morts s'ajoutant aux 150 000 qui n'avaient pas eu, eux non plus, en trois ans, l'honneur d'une vraie manifestation à Paris ? Pourquoi ne sont-ils pas descendus dans la rue quand, quelques jours plus tôt, le très informé Syrian Network for Human Rights a révélé que l'armée de Damas avait mené, en 2014, alors même qu'elle était censée avoir détruit ses stocks d'armes chimiques, au moins 17 attaques au gaz contre, en particulier, les zones de Kafrzyta, Talmanas et Atshan ? D'où vient que, dans ce rassemblement du 25 juillet, l'on n'ait pas entendu un slogan, ni vu une banderole, désignant les massacres qui avaient lieu au même moment dans la région de Homs et qui allaient faire, en deux jours, 720 nouveaux morts pris entre les deux feux du régime de Bachar al-Assad et des troupes de l'"Etat islamique" du Levant ?
    Ces "indignés" d'un jour diront-ils qu'ils ne savaient pas, qu'ils ne disposaient pas d'images de ces morts-là et que seules les images, de nos jours, ont le pouvoir de mobiliser ? Difficile. Car ils avaient, bien sûr, ces images. Et la preuve qu'ils les avaient, c'est que ce sont elles, ou d'autres plus anciennes, que les inspirateurs de leurs défilés ont, comme l'a révélé, entre autres, la BBC, détournées, truquées puis retwittées, sous le hashtag GazaUnderAttack, en faisant croire qu'elles venaient de Gaza.
    Protesteront-ils qu'ils défilaient "contre Hollande" et contre une politique de soutien à Israël dont ils ne voulaient pas qu'elle fût menée "en leur nom" ? Admettons. Mais cette façon de faire la politique du dehors avec les raisons du dedans et d'instrumentaliser une grande cause pour en faire un petit instrument chargé de se donner bonne conscience à peu de frais n'a jamais été, d'abord, la plus respectueuse du sort des victimes. Mais, surtout, le même raisonnement n'aurait-il pas dû faire que l'on descende dix fois, cent fois, dans les mêmes rues pour protester contre une non-intervention en Syrie finalement décidée, en notre nom aussi, quoique sur pression, cette fois, américaine, par le même François Hollande ?
    Diront-ils que c'est la disproportion qui choque ? Le déséquilibre entre une armée surpuissante et des civils démunis ? Je comprendrais déjà mieux. Mais, là non plus, cela ne tient pas. Car si tel était le raisonnement, si l'on se souciait vraiment de ces enfants palestiniens dont la mort est, en effet, chaque fois, une abomination et un scandale, on adjurerait aussi les commissaires politiques du Hamas de quitter les sous-sols des hôpitaux où ils ont enterré leurs centres de commandement, de déplacer les lance-missiles qu'ils ont installés aux portes des écoles de l'Onu et de cesser de menacer ceux des parents tentés d'évacuer leurs maisons quand un tract de l'armée israélienne avertit qu'une frappe se prépare. Et puis, si telle était vraiment la démarche, si ce souci de la disproportion asymétrique était le ressort réel de leur rage, n'auraient-ils pas eu ne serait-ce qu'une pensée pour cette autre disproportion qui frappe, tout près de Gaza, ces damnés parmi les damnés, ces démunis absolus, que sont les foules chrétiennes de Mossoul à qui les "frères" du Hamas disaient dans le même temps : "vous avez le choix ; faire vos bagages et quitter, non pour quelques jours, mais pour toujours, votre maison - ou bien périr par le glaive".
    Non. La vérité c'est que ces gens de la "génération Gaza" qui jugent du dernier chic d'arborer un keffieh made in Palestine trouvent, au fond, naturel que des Arabes tuent d'autres Arabes. La vérité, c'est qu'ils n'ont aucune espèce d'objection à apprendre, de la bouche même des responsables du Hamas (Journal of Palestine Studies, vol 41, n° 4), que la construction des tunnels a coûté la vie, pour la seule année 2012, à 160 enfants palestiniens transformés en petits esclaves.
    Et la vérité est qu'à ces révoltés de circonstance que l'on n'a pas vus non plus se mobiliser, pour les plus anciens d'entre eux, en faveur ni des 300 000 Darfouris massacrés par le Soudan, ni des 200 000 Tchétchènes que Poutine alla, naguère, selon sa propre et élégante formule, buter jusque dans les chiottes, ni des Bosniens assiégés et bombardés trois ans durant dans l'indifférence quasi générale, l'indignation ne vient que lorsque c'est une armée à majorité juive que l'on peut mettre en cause et condamner.
    Eh bien, je suis désolé, oui. Mais ce deux poids, deux mesures est odieux. Voir prétendre au titre de champions de l'humanisme contemporain cet improbable attelage rouge-brun d'amis d'Olivier Besancenot et, selon des témoignages concordants (Le Monde du 26 juillet), de partisans d'Alain Soral regroupés dans le collectif Gaza Firm est sidérant.
    Et pour quelqu'un qui, comme moi, plaide depuis presque un demi-siècle pour la création d'un Etat palestinien à côté d'un Israël pleinement reconnu, pour un homme qui, du plan de Genève à la fondation de JCall, s'est associé à toutes les initiatives allant dans le sens de ce que j'ai appelé une "paix sèche", il y a, dans ce charivari, quelque chose de décourageant.
    Qu'il y ait, dans les rangs de ces manifestants, des femmes et des hommes sincères, je n'en doute pas. Mais, de grâce, qu'ils réfléchissent à deux fois avant de se laisser manipuler et embrigader par des braillards dont le moteur n'est pas la solidarité mais la haine - et dont le véritable agenda n'est pas "paix en Palestine" mais "mort à Israël" et parfois, hélas, "mort aux juifs"."


Europe

- BDS : Spectacle israélien annulé en Ecosse (Europalestine) - "Après une première représentation, le Reid Hall théâtre d’Edimbourg a dû signifier à la troupe « Incubator Theatre » de Jérusalem qui présentait un opéra hip hop « The city », que son contrat qui devait aller jusqu’au 25 août était annulé, étant donné les protestations qui se sont élevées massivement contre leur show".
http://www.europalestine.com/spip.php?article9659

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Published by Occam - dans Août 2014
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