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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 10:20

France

- Série télévisée antisémite : le CRIF proteste (CRIF) - "Roger Cukierman  demande que « le CSA visionne cette fiction, pour en vérifier et en contrôler les termes, afin également que le Conseil fasse le point sur les infractions qui auront été soulevées par la diffusion de cette série »."
http://www.crif.org/fr/lecrifenaction/s%C3%A9rie-t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e-antis%C3%A9mite-le-crif-proteste/38133
- L’image du juif dans la série télévisée Khaybar diffusée pendant le Ramadan : trahison, haine d’autrui, complots et corruption (CRIF) - "Le scénariste Yousri Al-Gindi : «La société juive est basée sur la fourberie et la tromperie»."
http://www.crif.org/fr/actualites/l%E2%80%99image-du-juif-dans-la-s%C3%A9rie-t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e-khaybar-diffus%C3%A9e-pendant-le-ramadan-trahison-haine-d%E2%80%99autrui-complots-et-corruption/38135

- Hausse de l'immigration juive de France vers Israël (AFP)
http://www.lepoint.fr/societe/hausse-de-l-immigration-juive-de-france-vers-israel-17-07-2013-1705761_23.php
   "Le nombre de migrants juifs quittant la France pour Israël devrait augmenter de 40 % en 2013, selon des estimations communiquées mercredi par l'Agence juive pour Israël. Selon un communiqué de cette agence paragouvernementale chargée de l'aliyah, l'immigration juive vers Israël, 2 500 juifs de France devraient s'installer en Israël en 2013, contre près de 1 800 en 2012. Pour le président de l'Agence juive, Natan Charanski, cité dans le communiqué, "ce n'est que le début d'une augmentation conséquente du nombre de nouveaux immigrants de France". [...]
    Parmi les quelque 15 000 à 20 000 "olim" (immigrants juifs) du monde entier chaque année, plus de 5 000 viennent de Russie et des pays d'Europe de l'Est, près de 3 000 des États-Unis et environ 2 000 de France. La communauté juive de France compte entre 350 000 et 500 000 personnes, selon les diverses estimations, ce qui en fait la plus grande communauté d'Europe. Depuis la création d'Israël en mai 1948, plus de trois millions de personnes y ont immigré, dont près d'un million venues de l'ex-URSS depuis 1990 et plus de 90 000 de France. [...]"


"Processus de paix"

- New Palestinian precondition: Airport in Ramallah, Elior Levy (Ynet) - "Palestinians' conditions for renewing peace talks include grant to build Ramallah airport, hotels in Dead Sea, more visas to, work permits in Israel".
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4406567,00.html
   "Western sources told Ynet Wednesday that in meetings with international sources on the issue of renewing peace talks with Israel, the Palestinians stipulated that they be granted approval to build an airport in Ramallah – the first in the West Bank. It has been reported in the past that economic incentives would be granted to the Palestinians as part of the peace talks' resumption, but so far the nature of said incentives has remained vague.
    According to the sources, the airport will serve helicopters and light planes, and the Palestinians are asking that it be build in Area-A, which is exclusively under Palestinian control. The airport, the Palestinians hope, will help the PA increase tourism and bolster the authority's economy and commerce. [...]
    In the preliminary talks, the sources reported, the Palestinians further asked that Israel allow them to search for natural gas in front of Gaza shores in the strip's territorial waters. Regarding additional issues, the Palestinians requested that they be granted more visas into and work permits in Israeli territories. Israel will most likely not consent to the demands, the sources added, most specifically referring to the airport and the reassigning of lands. [...]"

- Le Fatah veut modifier le plan de Kerry (AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/07/18/97001-20130718FILWWW00400-le-fatah-veut-modifier-le-plan-de-kerry.php
   "Le Fatah, le mouvement du président palestinien Mahmoud Abbas, a appelé aujourd'hui le secrétaire d'Etat américain John Kerry à modifier sa proposition de reprise des négociations avec Israël.  Il réclame notamment une référence aux lignes de 1967, ont indiqué des dirigeants du mouvement. "Le Comité central a plusieurs exigences pour revenir aux négociations, la plus importante étant que Kerry annonce qu'il appelle à des négociations fondées sur le principe de deux Etats sur les frontières de 1967", a précisé l'un d'entre eux, Amine Maqboul. Un second responsable réclame "des amendements au plan Kerry". Pour rappel, la ligne de 1967 est la [ligne d'armistice de 1949] qui séparait Israël de ses voisins (la Jordanie, l'Égypte et la Syrie) avant la guerre des Six Jours."

- Israël-Palestine : nouvel échec de la médiation de John Kerry (Le Monde.fr) - ce que le titre ne dit pas, c'est que cet échec est uniquement dû au refus palestinien de négocier. Si le blocage venait d'Israël, il est clair que le titre aurait été tout à fait différent et aurait explicitement pointé le coupable... Double standard ?
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/07/18/israel-palestine-nouvel-echec-de-la-mediation-de-john-kerry_3449859_3218.html
   "La direction palestinienne, réunie jeudi 18 juillet autour du président Mahmoud Abbas, a majoritairement rejeté une reprise des négociations avec Israël selon les termes proposés par le secrétaire d'Etat américain John Kerry. La plupart des composantes de cette instance – qui regroupe l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et le Fatah de M. Abbas – ont rejeté les propositions de John Kerry, arguant qu'il "n'a pas fourni de garanties d'un arrêt de la colonisation ni de référence claire pour les négociations, selon les frontières de 1967", a expliqué le député indépendant Moustapha Barghouthi. [...]"
- Les Palestiniens rejettent le plan du secrétaire d'Etat Kerry (AFP) - oui, voilà le vrai titre qu'on attendait.
http://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/130718-israel-accepterait-le-plan-kerry
   "La direction palestinienne, réunie jeudi autour du président Mahmoud Abbas, a majoritairement rejeté une reprise des négociations avec Israël aux termes proposés par le secrétaire d'Etat américain John Kerry, ont affirmé des participants à l'AFP. Lors de la réunion de la direction palestinienne, "la plupart des mouvements ont rejeté les propositions de Kerry pour reprendre les négociations avec Israël", a déclaré à l'AFP le député indépendant Moustapha Barghouthi. Un autre participant, Wassel Abou Youssef, a précisé que la direction palestinienne avait formé une commission pour formuler une contre-proposition au chef de la diplomatie américaine. [...]
   "Le Fatah veut des modifications au plan Kerry," a déclaré sous le couvert de l'anonymat un membre du Comité central après la réunion du Fatah, considérant que "les idées qui sont sur la table n'encouragent pas à une reprise des négociations". "La plus importante proposition du plan de Kerry est une reprise des négociations sans arrêt ou gel de la colonisation", avait auparavant dit à l'AFP un responsable de l'OLP sous couvert de l'anonymat. [...]"

- Israël-Palestine : Kerry arrache un accord sur des pourparlers (AFP) - "Le Hamas, au pouvoir à Gaza, a en revanche rejeté "la reprise des négociations"."
http://fr.news.yahoo.com/isra%C3%ABl-palestiniens-accord-reprise-pourparlers-200500754.html
   "Le secrétaire d?État américain John Kerry a arraché vendredi après des discussions intensives un accord de principe sur la reprise de négociations de paix israélo-palestiniennes, au terme de son sixième voyage dans la région. "J'ai le plaisir d'annoncer que nous sommes parvenus à un accord qui établit la base d'une reprise des négociations sur le statut final entre Palestiniens et Israéliens", a annoncé M. Kerry à Amman avant de repartir pour Washington.
   "L'accord est en cours de finalisation, nous n'allons donc absolument par parler de ses éléments pour l'instant", a-t-il dit, précisant qu'il se réunirait avec le négociateur palestinien Saëb Erakat et la ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni, en charge des négociations de paix, à Washington "pour entamer les pourparlers au cours de la semaine prochaine". Il a rendu hommage au "leadership courageux" du président palestinien Mahmoud Abbas et du Premier ministre israélien Netanyahu. "Tous les deux ont choisi de faire des choix difficiles et joué un rôle clé", a assuré M. Kerry.
    Il a conclu quatre jours d'intense activité diplomatique par une visite de dernière minute à Ramallah (Cisjordanie), après des discussions avec Saëb Erakat dans la capitale jordanienne vendredi matin, pour rencontrer le président Abbas, avec lequel il s'était déjà longuement entretenu mardi et mercredi à Amman. Le secrétaire d'État avait auparavant passé quatre heures au téléphone en consultations avec les dirigeants israéliens et palestiniens, selon des sources diplomatiques américaines.
    La présidence palestinienne a salué l'accord mais souligné qu'il restait des "détails à régler". Lors des dernières rencontres entre MM. Kerry et Abbas, "des progrès ont été réalisés qui ont rendu possible un accord sur des principes permettant la reprise des négociations", a déclaré le porte-parole du président palestinien. Du côté israélien, Mme Livni s'est félicitée que "quatre ans de marasme diplomatique touchent à leur fin". Le Hamas, au pouvoir à Gaza, a en revanche rejeté "la reprise des négociations", un porte-parole du mouvement, Sami Abou Zouhri, réaffirmant que "M. Abbas n'a aucune légitimité pour négocier au nom du peuple palestinien sur des questions fondamentales". [...]"
- Kerry 'hopeful' on new Mideast talks, but warns 'very tough choices' ahead (Reuters) - "US secretary of state concludes successful round of shuttle diplomacy, says 2 sides will send envoys to Washington next week".
http://www.jpost.com/Diplomacy-and-Politics/Kerry-prolongs-trip-set-to-meet-Abbas-in-Ramallah-320386

- Israël va libérer des Palestiniens (AFP)
http://www.europe1.fr/International/Israel-va-liberer-des-Palestiniens-1589145/
   "Israël s'apprête à libérer des prisonniers palestiniens détenus par l'Etat hébreu en signe de bonne volonté, a annoncé un ministre samedi, au lendemain d'un accord préparant le terrain à une reprise des négociations israélo-palestiniennes. "Il y aura un nombre limité de libération de prisonniers" palestiniens, a déclaré à la radio publique le ministre des Relations internationales et du Renseignement, Youval Steinitz, sans préciser le nombre de détenus concernés."
- Palestinian minister: Kerry promised release of 350 prisoners (AP) - "Palestinian minister says Kerry promised Israel to release 350 prisoners in new outline for talks".
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4407176,00.html
- Report: IDF preparing to remove West Bank checkpoints (JP) - "Army Radio says move is part of Israeli goodwill gesture to PA".
http://www.jpost.com/Defense/Report-IDF-preparing-to-remove-West-Bank-checkpoints-320225

- PA TV Airs Antisemitic Cartoon Series Portraying Banishment of Jews from Al-Madina by Muslims (Palestinian Authority TV, 15 juillet, Vidéo 4mn47) - ou comment sont dépeints, pour la jeunesse palestinienne, les Juifs éternellement traîtres, fourbes et indignes de confiance.
http://www.memritv.org/clip/en/3917.htm
- "Khaybar"-like antisemitic cartoon on PA TV (Elder of Ziyon)
http://elderofziyon.blogspot.fr/2013/07/khaybar-like-antisemitic-cartoon-on-pa.html
   "Palestinian Authority TV has been showing a cartoon to kids on Ramadan that is thematically very similar to the antisemitic "Khaybar" series being broadcast to adults. In this case, instead of Khaybar, it shows how the Jews of Medina broke agreements with Muslims and tried to cause infighting among them. Again, the Jews are shown as deceitful, scheming and (in this case) in league with the Devil himself. [...]"

- PA holds military funeral for former Fatah terrorist who murdered 14, injured 60, Khaled Abu Toameh (JP) - "Ahmed Abu al-Sukkar, a former Fatah prisoner, was involved in the horrific 1975 ‘refrigerator bombing’ in Jerusalem’s Zion Square".
http://www.jpost.com/Middle-East/PA-holds-military-funeral-for-former-Fatah-terrorist-who-murdered-14-injured-60-320198
   "The Palestinian Authority on Wednesday held a military funeral for Ahmed Abu al- Sukkar, a former Fatah prisoner who was involved in the 1975 “refrigerator bombing” in Jerusalem’s Zion Square. Fourteen people were killed and more than 60 injured in the terror attack. The 78-year-old Abu al- Sukkar died of a heart attack on Tuesday night. [...]
    PA President Mahmoud Abbas published a statement mourning the death of Abu al- Sukkar, whom he described as a faithful struggler for freedom and the Palestinian cause. Abbas said that Abu al- Sukkar had devoted many years to serving the interests of his people. At the funeral, one of Abbas’s top aides, Tayeb Abdel Rahim, said that, “Palestine has lost a great leader and fighter who spent his life in Israeli prisons.” [...]"

- Who Else Is Being Injured by the Vilification of Israel? (JCPA, Vidéo 3mn49) - une petite vidéo vraiment bien faite sur l'exploitation des institutions onusiennes pour diaboliser l'Etat juif.
http://www.youtube.com/watch?v=im7lVj9AE7M&feature=player_embedded

- Teachers of Hate Obstruct Peace (Vidéo 2mn46) - une vidéo efficace sur l'antisémitisme obsessionnel dans les médias arabes.
http://www.youtube.com/watch?v=06EBAflJHws&feature=player_embedded


Directive UE

- Peres à l'UE : "Donnez la priorité à la paix" (AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/07/18/97001-20130718FILWWW00338-peresue-donnez-la-priorite-a-la-paix.php
   "Le président israélien Shimon Peres a appelé aujourd'hui l'Union européenne (UE) à suspendre ses "lignes directrices" excluant explicitement les territoires [disputés] de sa coopération avec Israël, afin de ne pas compromettre une éventuelle reprise des négociations avec les Palestiniens. "Les prochains jours seront décisifs", a affirmé Shimon Peres, selon un communiqué de la présidence, ajoutant : "Attendez avant de décider, donnez la priorité à la paix".
   "Selon les dernières informations dont je dispose, le secrétaire d'Etat John Kerry est parvenu à faire avancer les chances de reprendre des pourparlers de paix", a indiqué le président israélien, assurant que cet objectif était "à notre portée". "J'en appelle à nos amis en Europe, (...) ne lancez pas un processus de sanctions irresponsables qui torpilleront les négociations diplomatiques", a-t-il insisté. [...]"
- Peres appeals to EU to give peace a chance, Greer Fay Cashman (JP)
http://www.jpost.com/Diplomacy-and-Politics/Peres-appeals-to-EU-to-give-peace-a-chance-320238
   "President Shimon Peres has joined the chorus of Israeli critics who have come out strongly against the new European Union guidelines that nix funding to Israeli projects beyond the 1967 borders. In a live statement to the media on Thursday, Peres, while expressing the deepest respect for the EU, was sharply critical of its timing in taking the resolution and making it public. The president urged the EU to "give peace a priority and give peace a chance."
    Noting that United States Secretary of State John Kerry has made "real progress" during his current visit to the region and that chances for understanding between Israel and the Palestinians have been heightened, Peres was cautiously optimistic that "the supreme efforts that Secretary Kerry has made will bear fruit on both sides." The publication of the resolution "was unnecessary and untimely," according to Peres, especially in light of the possibility that the two sides might reach an agreement.
    The timing of the move "may create another crisis" he warned. Peres urged the EU to wait a little longer with its decision so as to give the two sides an opportunity to reopen negotiations for peace. "Maybe you'll change your mind," he said while appealing to the EU via the media. [...]"

- L'Europe peut avoir son opinion mais sans travestir les faits, Emmanuel Navon (enseigne les relations internationales à l'Université de Tel-Aviv et au Centre interdisciplinaire de Herzliya) - « les gens ont droit à leurs propres opinions, mais pas à leurs propres faits ».
http://www.i24news.tv/fr/opinions/130717-analyse-juridique-sur-la-nouvelle-directive-europeenne
   "La Commission européenne annoncera officiellement vendredi que les institutions israéliennes opérant au-delà des lignes d'armistice de 1949 ne seront plus autorisées à demander des « subventions, des prix et des outils financiers » à l'Union européenne (UE). La conséquence de cette décision est que l'Université d’Ariel ainsi que les entreprises israéliennes qui opèrent au-delà de ces lignes d'armistice de 1949 seront interdits de participer au prochain programme de recherche et développement (R & D) européen, appelé Horizon 2020, qui sera lancé en 2014.
    En 1996, Israël est devenu le premier pays non européen à être associé à ce programme dans le cadre de la recherche et du développement technique de l'UE (également connu sous le nom "FP"). Près de 1.500 sociétés israéliennes et universités ont reçu un financement du 7e FP (entre 2007 et 2013), ce qui fait de l’UE la plus importante source de financement de la recherche publique israélienne. Ainsi, le financement de la R & D de l'Université Ariel et des entreprises israéliennes qui opèrent au-delà des lignes d'armistice de 1949 sera sans aucun doute affecté par la récente décision de la Commission européenne.
    Théoriquement, l'Université hébraïque de Jérusalem, elle-même, pourrait être affectée. Cette université a deux campus: l'un dans la partie ouest de Jérusalem (à Givat Ram) et un dans la partie orientale de Jérusalem (sur le Mont Scopus). Techniquement, Israël a obtenu l'accès au mont Scopus avec l'armistice de 1949. Le Mont Scopus (où se trouve également l'hôpital Hadassah) est devenu une enclave israélienne contrôlée par les Jordaniens. Dans la pratique, la Jordanie a refusé l'accès d'Israël à cette enclave. Est-ce que l'UE considère que le mont Scopus est, ou non, conforme aux lignes d'armistice de 1949 ? La nouvelle décision européenne va-t-elle discriminer les chercheurs de l'Université Hébraïque, permettant à ceux qui travaillent sur le campus de Givat Ram de demander des subventions de l'UE, mais refusant de financer ceux qui travaillent depuis le Mont Scopus? Et que dire des dortoirs d'étudiants sur le Mont Scopus ? Certains sont construits à l'intérieur de l'enclave de 1949, d'autres non. Les doctorants qui font une demande de subvention de l'UE doivent-ils préciser où ils logent ? On se demande si la Commission européenne est consciente de la complexité de ces subtilités juridiques.
    Outre ces aspects techniques, la décision de la Commission soulève deux questions juridiques fondamentales. La première question juridique concerne la légalité même de cette décision. Les relations commerciales et scientifiques entre Israël et l'Union européenne sont régies par l'accord d'association datant de 1995, entré en vigueur en 2000. L'article 77 de cet accord stipule que l'UE « ne doit pas donner lieu à une discrimination entre les ressortissants israéliens ou ses sociétés ou entreprises ». De toute évidence, la décision de la Commission crée une discrimination. Au moment de la signature, l'UE n'a pas précisé ou clarifié que l'accord d'association n'était pas valide au-delà des lignes d'armistice de 1949. La décision de la Commission constitue donc une violation post-facto de l'accord de 1995.
    La deuxième question juridique se base sur  la position déclarée de la Commission sur la présence israélienne au-delà des lignes d'armistice de 1949, qui est « une occupation illégale ». La ligne de démarcation qui séparait Israël de la Jordanie entre 1949 et 1967 n'a jamais été une frontière internationalement reconnue. C'était une ligne d'armistice temporaire, définie comme tel par l'accord de 1949. En droit international, un territoire est considéré comme occupé lorsqu'il est conquis par un pays souverain. Tel n’était pas le statut de la Cisjordanie en Juin 1967. Il n'y avait, dans la région, aucun pays souverain quand la Grande-Bretagne a renoncé à son mandat en 1948. Concernant la conquête et l'annexion de la Cisjordanie par le Royaume hachémite en 1949, elle n'a jamais été reconnue par la communauté internationale (à l'exception de la Grande-Bretagne et du Pakistan).
    La résolution 242 du Conseil de sécurité de l'ONU, quant à elle, ne considère clairement pas la ligne de 1949 comme une frontière permanente future, et elle n'exige pas non plus d’Israël de se retirer de cette ligne. Alors pourquoi l'UE qualifie-t-elle d’illégale, une situation qui n'est pas considérée comme telle par le droit international ?
    Enfin, la décision de la Commission européenne de discriminer les institutions opérant à partir de territoires contestés peut potentiellement se retourner contre l'UE elle-même. Car il y a, au sein de l'UE, les territoires qui sont contestés et des populations dont l'indépendance complète est refusée. Chypre, membre de l'UE, a été partiellement occupée par la Turquie depuis 1974. L'UE et la communauté internationale ont été incapables de résoudre le conflit entre Chypriotes grecs et turcs. Pour les mêmes raisons, elles ont été incapables de résoudre le conflit entre Israéliens et Palestiniens. Pourtant, l'Union européenne ne pénalise pas la Turquie sur sa situation dans l'impasse face à Chypre.
    Puis il y a les territoires français d'outre-mer dont l'indépendance complète est toujours refusée. Depuis 1986, le Comité des Nations Unies sur la décolonisation a introduit la Nouvelle-Calédonie sur la liste des territoires non autonomes. Le mois dernier, le Comité a renouvelé le statut de la Polynésie française comme un «territoire non autonome» et a demandé à la France de mettre la Polynésie sur le chemin de la pleine indépendance. Est ce que la Commission européenne devrait  exclure de l'application aux subventions de l'UE et du financement, les possessions de la France dans le Pacifique ?
    De toute évidence, la décision de la Commission européenne est, d’un point de vue juridique, fragile et elle applique des normes différentes entre Israël et l'UE elle-même. Comme dit le proverbe : « les gens ont droit à leurs propres opinions, mais pas à leurs propres faits ». L'UE semble se sentir à l'abri de ce principe."

- Les Palestiniens devraient protester, Calev Myers (Times of Israel)
http://www.ambafrance-il.org/IMG/pdf/130719.pdf
   "Si j’étais un Palestinien résidant actuellement dans les territoires disputés, je protesterais contre la récente décision de l’Union européenne de cesser toute coopération avec les entités israéliennes localisées derrières la Ligne Verte. Le plus grand danger qui ressort de cette décision est celui de la généralisation du boycott à tout produit originaire des territoires, comme nous l’avons expérimenté récemment en Afrique du Sud.
    Qui sera la première victime d’un tel scénario ? Les Palestiniens eux-mêmes. En réalité, toutes les usines israéliennes, sans exception, se trouvant derrière la Ligne Verte emploient des ouvriers palestiniens. Les compagnies israéliennes fournissent 70 000 emplois aux résidents arabes de Judée-Samarie. Alors, qui va garantir leur emploi à l’avenir ? L’Union européenne ?
    Les Européens ont pris une décision médiocre, qui peine à prendre en compte les besoins réels des Palestiniens. Cela devient encore plus flagrant lorsque l’on prend en considération ce qu’ils ont choisi de continuer à financer derrière la Ligne Verte. L’Union Européenne continuera par exemple à subventionner les écoles de l’UNRWA, qui encouragent la jeunesse palestinienne à mener un djihad sanglant contre le peuple juif et organise de belles cérémonies pour honorer la mémoire de kamikazes. Les Européens continueront à financer le gouvernement OLP d’Abou Mazen, une administration qui commet de graves violations contre le peuple palestinien à force de censure médiatique, arrestations arbitraires, tortures, exécutions sommaires. Ils continueront aussi à payer le salaire d’Abou Mazen, qui, d’après des sources palestiniennes, s’élève à 1 million d’euros par mois, tandis que la vaste majorité des Palestiniens vivent dans la pauvreté. [...] Il est intéressant de remarquer que ce salaire est environ 110 fois plus élevé que le salaire moyen d’un député du parlement européen. [...]"

- New EU directive about Israeli settlements raises serious questions (Missing Peace) - "According to the report, a Jew living in Hebron is not eligible for some prize or scholarship, but an Arab living in Hebron is eligible".
http://missingpeace.eu/en/2013/07/new-eu-directive-about-israeli-settlements-raises-serious-questions/
   "[...] The new EU directive raised some serious questions by Israeli experts which need to be answered by the European Union. Nevet Brasker of the Broader View Resource Center asked the EU the following questions
    1- Does the latest European initiative mean that the EU has abandoned, officially or de facto, the Middle East Quartet effort? Borders were supposed to be a “final status” issue under the Quartet Roadmap, and last we heard—granted, it’s been a couple of years—Tony Blair, the Quartet envoy, was seeking proposals for border arrangements. Has the EU now explicitly abandoned this effort and unilaterally determined the borders of Israel?
    2- According to the report, a Jew living in Hebron is not eligible for some prize or scholarship, but an Arab living in Hebron is eligible. Is this sort of anti-Semitic discrimination legal under the EU and individual countries’ laws?
    3- Is an Arab-owned organization or entity in the West Bank eligible for EU cooperation or funding? How about a Jewish-owned organization that employs non-Jews? An entity owned by both Jews and non-Jews? What exactly defines an organization or entity as Jewish or non-Jewish, or as eligible or not eligible? Its address? The ethnicity or religion of its owners, managers, or employees?
    4- Does the EU have a similar directive for agreements with Turkey, regarding Turkey’s occupation of Northern Cyprus—which the EU also doesn’t recognize? Or do EU contracts specify sovereign borders only for Israel? If the latter, what is the legal or moral basis for the distinction or discrimination?
    5- Does this new EU directive apply funding for all organizations operating in the West Bank, including those—like B’Tselem—that oppose the Israeli occupation and work to change or undermine Israeli government policies—in accordance with EU policies? Is it what the American legal system calls a “viewpoint neutral” policy, or one that actively seeks to endorse one specific political position and censor another—within a (democratic) third country?
    Professor Avraham Bell an expert on International law adds the following questions:
    - Does the EU have a similar directive for agreements with Morocco, regarding Morocco’s occupation of Western Sahara? Or do EU contracts specify sovereign borders only for Israel?
    - Does the EU have a similar directive for agreements with Russia, regarding Russia’s occupation of South Ossetia and Abkhazia? Or do EU contracts specify borders only for Israel?
    - Does the EU have a similar directive for agreements with China, regarding China’s occupation of Tibet and Aksai Chin? Or do EU contracts specify borders only for Israel?
    - Does the EU have a similar directive for agreements with India, regarding India’s occupation of Arnuchal Pradesh and Kashmir? Or do EU contracts specify borders only for Israel?
    - Does the EU have a similar directive for agreements with Armenia, regarding Armenia’s occupation of Nagorno Karabach? Or do EU contracts specify borders only for Israel?
    - There are hundreds of areas in the world whose sovereignty is disputed. [...]"

- When Europe demanded Israel surrender the Western Wall, Haviv Rettig Gur (Times of Israel)
http://www.timesofisrael.com/when-europe-accidentally-demanded-israel-surrender-the-western-wall/
   "[...] “They crossed a line,” a senior Israeli official told The Times of Israel Tuesday. “That the EU won’t sign an agreement with Ariel University [in the West Bank] is no secret. But now they are going to force the Hebrew University to promise that no scientist working on a program [that enjoys EU cooperation or funding] lives over the Green Line,” including in apartment complexes down the street from the university campus on Mount Scopus — “or in the Jewish Quarter of the Old City, which has been Jewish a bit longer than the EU.” “That’s absurd,” the official said.
    In adhering blindly to the Green Line, he claimed, the EU is in effect taking sides in the conflict in a way that distances its position from that of the majority of Israelis who support negotiations and a two-state solution. Indeed, the move has raised hackles with some on the Israeli left, which usually sees EU institutions as allies in the pursuit of peace. As another official noted, the EU’s new policy is in effect demanding that Israel deny — in writing — any rights to the Western Wall, Judaism’s holiest site, as a precondition for signing any agreement with the EU. [...]"

- The first casualty of the EU settlement directive: John Kerry, Avi Issacharoff (Times of Israel) - "the clear and immediate effect of the EU’s new policy directive barring cooperation with Israeli entities over the pre-’67 line will be to prompt the hardening of the already inflexible Palestinian position regarding new talks".
http://www.timesofisrael.com/the-first-casualty-of-the-eu-settlement-directive-john-kerry/
   "US Secretary of State John Kerry’s efforts to revive talks between Israel and the Palestinian Authority suffered a serious blow on Tuesday. But this time it wasn’t the Palestinians or the Israelis who derailed the process, but the US’s ostensible ally in the quest for peace, the European Union.
    You don’t have to be a dyed-in-the-wool Likudnik to understand that the clear and immediate effect of the EU’s new policy directive barring cooperation with Israeli entities over the pre-’67 line will be to prompt the hardening of the already inflexible Palestinian position regarding new talks.
    Publication of the new directive coincided with Kerry’s latest visit to the region in his indefatigable bid to restart the talks. Some voices in Israel have hinted that the EU decision was taken in coordination with the US administration, and even with Kerry’s approval, with the goal of pressing Prime Minister Benjamin Netanyahu to show greater conciliation in dealings with the Palestinians or at least to slow construction in the settlements. This notion seems fanciful.
    Kerry, who is thoroughly familiar with the Israel-Palestinian arena, would know that the PA is now even less likely to abandon its pre-conditions to new talks. If anything, it will only add new ones. And the conditions that the PA is presenting are not realistic: not merely Israeli acceptance of the pre-’67 lines as the basis for negotiation, but also a complete freeze on building over the ’67 lines, and the release of all prisoners arrested before the Oslo accords.
    The EU decision comes at a critical juncture in the US-led effort to resume talks. And rather than pushing both sides towards greater flexibility, the EU is essentially saying to the Palestinians, “No need to hurry. Whatever you don’t get by negotiations, we’ll be sure to attain for you by force [of economic sanctions].”
    Predictably, the Palestinians rushed to praise the EU move. The PA did so, and so too did Hanan Ashrawi, the representative of the PLO’s executive committee, who described the new directive as a qualitative development in the EU position. The Palestinians, said Ashrawi, have been demanding for a long time that the nations of the world translate into action their decisions on the issue of settlements, and make plain to Jerusalem that there is a price to pay for its activities. She also urged other nations to take similar steps.
    Ashrawi is right: That is indeed the Palestinian position. And now the Palestinians have no particular incentive to agree to return to the negotiating table. With regard to the international community, time is working for the Palestinians and against Israel, whose standing is gradually and relentlessly eroding. [...]"

- Misguided EU (Jerusalem Post editorial) - "The absurdity of the European position, and its complete failure to make distinctions based on demographics, religious significance – even Palestinian statements acknowledging that many Jewish neighborhoods built after 1967 in Jerusalem are here to stay – is made all the more untenable by the inclusion of the Golan Heights as territory illegally “occupied” by Israel".
http://www.jpost.com/Opinion/Editorials/Misguided-EU-320347
   "What could the European Union have been thinking when it decided to issue guidelines that, if implemented, would halt all its grants, prizes and “financial instruments” for research and development centers, hi-tech companies, academic institutions and other firms and institutions located beyond the 1949 Armistice line? Though it tried to present the move as nothing more than “putting the rules of the game in writing,” as one EU official put it, the EU must have known the ramifications of putting into practice positions out of touch with the realities on the ground.
    As The Jerusalem Post’s diplomatic correspondent Herb Keinon noted, the document including the new guidelines “does not provide an opening for penalizing Israeli institutions inside the pre-1967 lines with business activities beyond the Green Line; it makes available a gaping hole.”
    Not only will they now deny funding to, and cooperation with, Israeli institutions based or operating over the 1949 Armistice line, the Europeans will demand that all future agreements between Israel and the EU include a clause that stipulates Israel accepts the EU’s position that sees all territory beyond the Green Line as not belonging to Israel. Sites in Jerusalem’s Old City such as the Western Wall, Judaism’s holiest place, would have to be recognized as territories not belonging to Israel.
    The absurdity of the European position, and its complete failure to make distinctions based on demographics, religious significance – even Palestinian statements acknowledging that many Jewish neighborhoods built after 1967 in Jerusalem are here to stay – is made all the more untenable by the inclusion of the Golan Heights as territory illegally “occupied” by Israel.
    Clearly, the Europeans are aware of the turmoil rocking Syria and the fact that there is no responsible government to which the Golan Heights could be returned. In light of the anarchy in Syria, why do the Europeans believe that Israel should be punished with a boycott for holding on to, and maintaining order in, territories that fell into Israeli hands when it defended itself against an offensive by the combined armies of Jordan, Egypt and Syria?
    The situation is not very different on the West Bank. To whom, conceivably, is Israel expected to “return” the West Bank? The Palestinian leadership is split between Hamas, which aspires to destroy Israel, even within pre-1967 lines, and the Fatah-controlled Palestinian Authority, which lacks democratic legitimacy (presidential elections were due to take place in 2009), refuses to enter into direct negotiations without preconditions, and continues to see cities inside the Green Line such as Jaffa and Acre as integral parts of a future Palestinian state.
    The Palestinians bear heavy responsibility for the stalemate in negotiations toward a two-state solution. And judging from the PA’s treatment of Palestinian journalists, its violent stifling of dissent and its corruption, it is doubtful a Palestinian state would protect basic human rights. At the very least, the EU should refrain from unilateral moves directed at either of the sides in the conflict, out of recognition of the complexity of the issues.
    Despite a renewed willingness on the parts of both Israel and the Palestinians to sit down and talk, coupled with enthusiastic support from the Arab League, EU pressure on Israel will not help peace talks. [...] if Palestinian intransigence is rewarded with more European pressure on Israel, this will encourage yet more intransigence. Why enter into negotiations and make painful concessions as long as international pressure remains focused solely on Israel? [...]"

- EU says Israelis overreacting to anti-settlement measures, Stuart Winer (Times of Israel) - “If people knew what it was really about, they would be much less upset.”
http://www.timesofisrael.com/eu-says-israelis-overreacting-to-anti-settlement-measures/

- The EU's slide towards accepting Palestinian Arab intransigence since 1997 (Elder of Ziyon) - "it is notable to see how the EU's language has, over time, become more strident against Israel and more pro-Palestinian" ; "The change in language over the years is unmistakable. Essentially the entire Palestinian Arab position has been adopted fully by the EU".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2013/07/the-eus-slide-towards-accepting.html


Gaza & Hamas

- Deux roquettes tirées de Gaza touchent le sud d'Israël (AFP)
http://www.20minutes.fr/ledirect/1190179/20130718-deux-roquettes-tirees-gaza-touchent-sud-israel-blesse
   "Deux roquettes tirées de la bande de Gaza ont touché le sud d'Israël jeudi sans faire de blessé, a indiqué une porte-parole de la police à l'AFP. Ces tirs interviennent alors que le secrétaire d'Etat américain John Kerry est dans la région pour tenter de relancer les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens. Les derniers tirs de roquettes de Gaza sur Israël remontent au 24 juin, lorsque cinq projectiles de ce type étaient tombés dans des zones inhabitées sans faire ni victime ni dégât. L'armée israélienne avait lancé une série de raids contre le Jihad islamique en représailles à ces tirs, interprétés comme un «règlement de comptes» par procuration entre ce mouvement radical palestinien et le Hamas, au pouvoir à Gaza."

- La population de Gaza étranglée, victime collatérale de la chute du régime égyptien, Laurent Zecchini (Le Monde) - "aujourd'hui le geôlier des 1,7 million de Palestiniens qui y vivent est moins Israël que l'Egypte". Il a fallu des années pour que même Le Monde l'admette enfin.
http://www.lemonde.fr/international/article/2013/07/19/la-population-de-gaza-etranglee-victime-collaterale-de-la-chute-du-regime-egyptien_3450011_3210.html
   "[...] Depuis la chute de M. Morsi, Le Caire ne cesse de resserrer le garrot sur Gaza. A titre de punition envers le Hamas, coupable d'avoir trop manifesté son soutien aux Frères égyptiens. Du moins est-ce la conclusion - faute d'explication officielle du Caire - qu'en tirent les responsables du Mouvement de la résistance islamique. La population de l'enclave palestinienne paie le prix de cette nouvelle donne. Partout dans la bande de Gaza, des milliers de voitures attendent devant les stations d'essence, désormais rarement approvisionnées.
    C'est ici, à Rafah, à la frontière égyptienne, que les sanctions sont appliquées, à la fois par la fermeture du point de passage pour les voyageurs et par la destruction d'une partie des tunnels de contrebande qui passent sous le "couloir de Philadelphie" séparant les deux territoires, notamment ceux acheminant essence et fioul vers Gaza. Les tunnels représentent une véritable industrie contrôlée par le Hamas, qui prélève sa dîme sur les marchandises arrivant d'Egypte. Depuis quelques semaines toute la zone des tunnels est désormais entièrement grillagée, et nul ne peut entrer ou sortir sans disposer d'une autorisation délivrée par le ministère de l'intérieur du Hamas. [...]
    Mais l'étranglement économique de l'enclave palestinienne n'est pas la seule plaie venue d'Egypte. Dans les bâtiments du terminal de Rafah, Abdelkarim Ismaïl Genina ne décolère pas. Ingénieur, il vit depuis trente ans en Arabie saoudite et, pour la première fois depuis neuf ans, il vient de passer deux semaines dans sa famille. Ou plutôt trois semaines : cela fait huit jours qu'il revient tous les matins pour tenter de sortir de Gaza, et rentrer à Djedda. Peine perdue. Samedi 13 juillet, 182 personnes ont été autorisées à sortir, contre plus d'un millier par jour avant que Le Caire ne décide de réguler strictement le flux des passagers dans les deux sens. [...]
    L'Egypte a en outre réimposé la règle - levée par le gouvernement Morsi - interdisant aux hommes âgés de 18 à 40 ans le franchissement de la frontière, sauf cas exceptionnels."

- Le Hamas plus isolé que jamais sur la scène internationale, Laurent Zecchini (Le Monde) - "L'heure est donc au pragmatisme : pas question de critiquer le blocus de la bande de Gaza imposé par Le Caire, parce que l'armée égyptienne, demain comme hier, sera incontournable".
http://www.lemonde.fr/international/article/2013/07/19/le-hamas-plus-isole-que-jamais-sur-la-scene-internationale_3450013_3210.html
   "Le Hamas est comme anesthésié par la cure d'isolement, économique et politique, que les militaires égyptiens infligent à la bande Gaza. Officiellement, les responsables du Mouvement de la résistance islamique ne comprennent pas pourquoi le nouveau gouvernement du Caire se venge sur eux des errements de l'ancien président issu des Frères musulmans, Mohamed Morsi. "Ismaïl Haniyeh a demandé des explications aux Egyptiens, des preuves aux accusations de la presse égyptienne selon lesquelles Gaza alimenterait l'insécurité dans le Sinaï, et rien n'est venu", constate Ghazi Hamad, vice-ministre des affaires étrangères du Hamas.
   "Nous avons réclamé aux services de renseignement égyptiens les noms de ces combattants islamistes qui sont supposés venir de Gaza, renchérit Ahmad Youssef, conseiller politique de M. Haniyeh, et ils ne nous en ont fourni aucun." La plupart des cadres du Mouvement de la résistance islamique respectent la consigne de mutisme officielle. Tous sont entrés dans une phase d'introspection politique : du temps sera nécessaire pour s'adapter à l'arrivée au pouvoir au Caire d'un régime qui ne leur est pas favorable.
   "C'est de nouveau le deep State qui gouverne", souligne Ahmad Youssef, en utilisant une expression souvent appliquée à la Turquie. "De toute façon, note-t-il sans illusions, pendant l'époque Morsi, nous avions affaire aux mêmes responsables des services de renseignement égyptiens : ils n'ont jamais cessé de contrôler l'Egypte, et en particulier les relations avec Gaza et le mouvement palestinien."
    Le Hamas sait que ses choix politiques et stratégiques l'ont entraîné dans une impasse. Il a quitté Damas, coupant ses liens avec le régime du président Bachar Al-Assad. Ce faisant, il a perdu le soutien de l'Iran et du Hezbollah libanais. Les responsables du Hamas ont misé sur un réalignement sur l'axe Egypte-Qatar-Turquie : Le Caire, pour des raisons de proximité idéologique (le Hamas est issu de la confrérie des Frères musulmans) ; Doha, comme bailleur de fonds ; Ankara, comme nouveau champion de la cause palestinienne. Or Mohamed Morsi a été balayé par l'armée égyptienne, et rien ne dit que Tamim Ben Hamad Al-Thani, le nouvel émir du Qatar, honorera les promesses financières (plus de 400 millions de dollars, environ 305 millions d'euros) de son père à Gaza.
    Le Hamas, pour la première fois depuis longtemps, semble dépourvu de soutiens politiques, financiers et militaires. Du moins à première vue. Ahmad Youssef reconnaît que le Mouvement "a perdu l'Iran en perdant la Syrie" et qu'il a été "affaibli par les événements en Egypte", mais il assure que les liens du Hamas avec Téhéran, bien que nettement réduits, n'ont pas été rompus.
   "Nous avons des relations historiques avec l'Egypte, et nous nous attendons à ce qu'elle continue à être le grand frère des Palestiniens", confirme Ghazi Hamad. L'heure est donc au pragmatisme : pas question de critiquer le blocus de la bande de Gaza imposé par Le Caire, parce que l'armée égyptienne, demain comme hier, sera incontournable. Omar Shaban, directeur du Centre de réflexion et d'analyses PalThink, explique que si le gouvernement de Gaza a nettement accru son contrôle de la zone des tunnels passant sous la frontière égyptienne, c'est "pour montrer à l'Egypte qu'il contrôle les mouvements des salafistes, et que Le Caire peut compter sur lui".
    A Gaza, les milieux politiques craignent que, très affaibli, le Hamas accentue la répression dans le territoire. Faisal Abusalah, parlementaire du Fatah, le principal parti de l'Autorité palestinienne, et Jameel Mezher, haut responsable du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), nous ont confirmé avoir reçu, lundi 15 juillet, une directive bannissant dorénavant toute expression politique publique.
    Un mouvement, Tamarrod ("rébellion"), qui se présente comme le prolongement, à Gaza, de celui qui a fait florès en Egypte, a été lancé sur Facebook, mais rares sont les observateurs qui lui promettent un avenir. La dernière fois que la jeunesse de Gaza a tenté de faire entendre sa voix, avec le Mouvement du 15 mars , la répression contre ses principaux chefs de file a été impitoyable. "Il n'y a pas de société civile organisée et les partis politiques sont faibles, alors que le Hamas, qui est de facto un régime militaire, dispose toujours de nombreux relais", confirme Omar Shaban."

- Hamas starts begging Egypt for fuel (Elder of Ziyon) - "Remember that Gaza can get much more fuel from Israel, but it is at market rates and not subsidized by the Egyptian government the way the smuggled fuel is".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2013/07/hamas-starts-begging-egypt-for-fuel.html

- Egyptian general: Hamas ‘terrorizing Egyptians’, Elhanan Miller (Times of Israel)
http://www.timesofisrael.com/egyptian-general-hamas-terrorizing-egyptians/
   "In an unprecedented rebuke of Hamas, a high-ranking Egyptian officer has accused organization of smuggling 19 rockets into Egypt with the intent of “terrorizing” Egyptian citizens.
    Major General Osama Askar, commander of Egypt’s Third Field Army, said Wednesday that 19 Grad rockets intercepted by the military on the Suez-Cairo highway were of the same brand as those used by Hamas’s military wing Izz ad-Din Al-Qassam Brigades, and were on their way to Cairo “to help the Muslim Brotherhood against the Egyptian people.” “The confiscated rockets were enough to destroy an entire neighborhood, indicating they were on their way to be used in terror activities against the Egyptian people,” Askar told the Egyptian news site Aswat Masriya. He added that smuggled army uniforms captured by his troops last Sunday “were enough for an entire army.”
    Egyptian media has long accused Hamas of collaborating with Sinai jihadists in destabilizing Egypt’s national security, accusations Hamas has been at pains to deny. Askar’s comments will be more difficult for Hamas’s leadership to rebuff. [...]"


Judée-Samarie

- Israel criticized - for allowing Palestinian Arabs to visit during Ramadan (Elder of Ziyon) - "If anyone has any doubt that hating Israel has nothing to do with any objective reality, check out this story from Ma'an. [...] Preventing PalArabs from entering Israel is a human rights crime. Allowing them to enter Israel is an economic crime"...
http://elderofziyon.blogspot.fr/2013/07/israel-criticized-for-allowing.html


Egypte

- Egypte : 10 jihadistes tués dans une opération dans le Sinaï (AFP)
http://fr.news.yahoo.com/egypte-10-jihadistes-tu%C3%A9s-op%C3%A9ration-sina%C3%AF-142816238.html
   "Dix jihadistes ont été tués dans la péninsule du Sinaï, en Egypte, ces deux derniers jours lors d'une opération de l'armée contre les combattants islamistes, a rapporté jeudi l'agence officielle Mena. "L'opération de sécurité, menée par les forces armées dans le nord du Sinaï au cours des dernières 48 heures, s'est soldée par la mort de dix jihadistes", a indiqué une source militaire citée par l'agence."

- Egyptian Cleric Muhammad Zoghbi Calls on Allah to Annihilate Jews and Shiites in a Friday Sermon (Amjad TV, 24-31 mai, Vidéo 4mn53)
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=gD9IYQXRE_o


Syrie

- The Nakba that no one mentions: 315,000 Pal "refugees" lost their homes in Syria (Elder of Ziyon) - "Yet no one is calling this a "Nakba." In fact, hardly anyone is talking about this at all. [...] It is more than a double standard".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2013/07/the-nakba-that-no-one-mentions-315000.html


Turquie

- Les complots fleurissent sous les pavés de la place Taksim, Guillaume Perrier (Le Monde) - "le vice-premier ministre, Besir Atalay, a poussé encore plus loin la théorie conspirationniste vers l'antisémitisme".
http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/07/17/les-complots-fleurissent-sous-les-paves-de-la-place-taksim_3448896_3214.html
   "Yigit Bulut est, depuis début juillet, le nouveau conseiller en chef du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan. Une promotion-récompense pour cet ancien directeur de l'information de la chaîne 24, qui chantait à l'antenne les louanges du gouvernement. Au point d'être l'un des plus zélés pourfendeurs des contestataires de la place Taksim.
    Après avoir qualifié les manifestants de "casseurs", de "marginaux" et de "terroristes", les responsables de l'AKP, le parti islamo-conservateur au pouvoir, et les médias progouvernementaux ont utilisé toutes sortes de théories conspirationnistes pour discréditer le mouvement de protestation qui a éclaté, fin mai, à Istanbul. Sont visés, pêle-mêle, le lobby de la finance internationale, les réseaux sociaux, "la diaspora juive", les médias étrangers... Ou encore la compagnie aérienne Lufthansa, qui aurait, selon M. Bulut, financé les manifestations, trop effrayée par la concurrence de Turkish Airlines.
    Pour M. Erdogan, le milieu de la finance internationale serait le premier responsable de cette situation. A commencer par le milliardaire américain George Soros, pourtant autrefois brocardé par l'opposition pour son prétendu soutien au parti au pouvoir. "C'est le même jeu qui est joué en Turquie et au Brésil, le même piège, le même objectif", a expliqué, fin juin, le premier ministre turc. "Le bouton pour activer les émeutes dans les deux pays a été poussé depuis le même centre", avait-il déclaré au Parlement. [...]
    Le 1er juillet, le vice-premier ministre, Besir Atalay, a poussé encore plus loin la théorie conspirationniste vers l'antisémitisme : "Ceux qui, à l'intérieur comme à l'extérieur, sont envieux de la puissance de la Turquie, sont en train de s'unir", a-t-il lancé, accusant "la diaspora juive" d'être au coeur de la machination."

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Published by Occam - dans Juillet 2013
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