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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 23:13
France

- VIDEO - Dieudonné, Alain Soral et Karim Achoui aux obsèques de Jacques Vergès (20 minutes) - ainsi que Roland Dumas.
http://www.20minutes.fr/societe/1211847-20130820-dieudonne-alain-soral-karim-achoui-obseques-jacques-verges
- Autour du cercueil de Jacques Vergès se retrouvent ceux qui ne se fréquentent pas, Raphaëlle Bacqué (Le Monde) - "Là, se tiennent l'humoriste antisémite Dieudonné, en baskets et pantacourt, l'essayiste nationaliste Alain Soral et l'ancien président du GUD Frédéric Chatillon, proche de Marine Le Pen".
http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/08/20/autour-du-cercueil-de-jacques-verges-se-retrouvent-ceux-qui-ne-se-frequentent-pas_3464050_3224.html

- Mort de Jacques Vergès : et pourquoi serait-il interdit de cracher sur sa tombe ?, Benoit Rayski (historien, écrivain et journaliste) - "Ses plaidoiries étaient brillantes. Elles témoignent des dons de ce ténor du barreau. Mais l’avocat Vergès était aussi un personnage politique. Il a publié des livres, écrit des articles, accordé des interviews. Tous ses textes ne souffrent d’aucune ambiguïté : ils exhalent la haine des Juifs, la détestation de l’Occident et une répulsion évidente pour les valeurs de la démocratie. Tout ça avec une virtuosité artistique fortement inspirée de Tartuffe. « J’aurais défendu indifféremment Hitler et Bush » avait déclaré un jour Vergès. Un modèle absolu d’infamie sournoise. Si Bush = Hitler c’est que Hitler n’était pas si méchant que ça ! Ou alors si Hitler = Bush c’est que Bush était très méchant !"
http://www.atlantico.fr/decryptage/mort-jacques-verges-et-pourquoi-serait-interdit-cracher-tombe-benoit-rayski-819922.html

- Israël et Palestine décideront du vainqueur de leur conflit à Call of Duty Black Ops II (Le Gorafi) - ce sera plus simple.
http://www.legorafi.fr/2013/08/20/israel-et-palestine-decideront-du-vainqueur-de-leur-conflit-a-call-of-duty-black-ops-ii/


Gaza & Hamas

- Acculé, le Hamas veut resserrer les liens avec l'Iran, Nidal al-Mughrabi (Reuters) - "Dans ce contexte, Ismaïl Haniyeh, Premier ministre issu du Hamas à Gaza, a jugé que la lutte contre Israël restait l'objectif premier de l'organisation islamiste".
http://fr.news.yahoo.com/accul%C3%A9-le-hamas-veut-resserrer-les-liens-avec-143036584.html
   "Affaibli régionalement par la chute en Egypte de ses alliés Frères musulmans, le Hamas palestinien, par ailleurs en grande difficulté financière, se rapproche de nouveau de l'Iran et du Hezbollah libanais, avec qui il avait rompu les liens en raison du conflit syrien, dit-on de plusieurs sources. [...]
     L'éviction par l'armée, le 3 juillet, du président égyptien Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, a depuis affaibli l'influence du Hamas dans la région. Plusieurs sources politiques ont rapporté que l'organisation palestinienne, qui contrôle la seule bande de Gaza, avait repris des contacts directs et indirects avec l'Iran et le Hezbollah. Moussa Abou Marzouk, ancien vice-président du bureau politique du Hamas, a ainsi rencontré en juillet au Liban des responsables iraniens et du Parti de Dieu. D'autres rencontres ont eu lieu par la suite.
    Le Hamas "n'est pas boycotté, mais en même temps, les choses ne sont pas non plus revenues à la normale", a précisé une source palestinienne qui a eu connaissance des négociations.  Par le passé, des diplomates ont estimé à 250 millions de dollars (185 millions d'euros) l'aide annuelle versée par Téhéran au Hamas, mais un responsable palestinien a reconnu que l'Iran ne versait plus aujourd'hui qu'un cinquième de ce montant. Le Hamas espère quant à lui que le président iranien Hassan Rohani, qui vient de prendre ses fonctions à Téhéran, ouvrira à nouveau les robinets de l'aide iranienne.
    "Il n'y a presque aucun trafic d'armes dans les tunnels menant à Gaza", estime Ehud Yaari, un spécialiste israélien du Proche-Orient, qui fait allusion aux ouvrages souterrains permettant les échanges entre le Hamas et ses alliés. Ces tunnels relient l'enclave palestinienne et la péninsule du Sinaï, sur laquelle les autorités égyptiennes exercent un contrôle limité.
    Le Hamas, qui a pris le contrôle de Gaza en juin 2007 après un court conflit avec le Fatah du président Mahmoud Abbas, au pouvoir en Cisjordanie, a également perdu de son influence au Qatar. Le nouvel émir de cette "gazo-monarchie", Cheikh Tamin ben Khalifa, semble peu enclin à verser les millions de dollars promis l'an dernier par son père Hamad à l'organisation palestinienne.
    Dans ce contexte, Ismaïl Haniyeh, Premier ministre issu du Hamas à Gaza, a jugé que la lutte contre Israël restait l'objectif premier de l'organisation islamiste. Le dernier conflit armé en date du Hamas contre l'Etat hébreu a fait quelque 170 morts côté palestinien en novembre 2012 avant de se conclure par une trêve négociée par Mohamed Morsi au nom de l'Egypte.
    "La priorité de notre résistance est de libérer le territoire, de regagner nos droits et de ramener les Palestiniens sur le sol dont ils ont été chassés", a-t-il dit vendredi lors d'une prière pour le repos des "martyrs égyptiens" islamistes, tués lors de l'assaut mené la semaine dernière par les forces de sécurité contre les partisans des Frères musulmans. "Nous n'avons aucun rôle militaire ou sécuritaire en Egypte ou dans le Sinaï", a-t-il affirmé, contredisant des allégations des nouvelles autorités égyptiennes. "Notre rôle militaire et sécuritaire est ici, sur le sol de la Palestine et contre l'ennemi sioniste"."

- A Gaza, le Hamas coupé de ses Frères musulmans, Aude Marcovitch (Libération) - «Il faut restaurer nos bonnes relations avec l’Iran. Oublions ce qui se passe en Syrie, mettons cela de côté. Nous et les Iraniens avons des intérêts mutuels. Notre ennemi commun, c’est Israël, cet Etat voyou.»
http://nosnondits.wordpress.com/2013/08/21/a-gaza-le-hamas-coupe-de-ses-freres-musulmans/
   "«En politique, parfois on perd, parfois on gagne», juge Ghazi Hamad, vice-ministre des Affaires étrangères du Hamas à Gaza. Petite barbe poivre et sel et sourcil sombre, cet homme, image policée du mouvement islamiste, a usé de son habileté discrète et de son anglais impeccable pour jouer un rôle dans l’accord sur la libération du soldat israélien Gilad Shalit – échangé il y a deux ans contre 1 027 prisonniers palestiniens, grâce à la médiation de l’Egypte.
    Cette fois, Ghazi Hamad ne cache pas que le carrousel des changements au Caire met le Hamas dans l’embarras. «Nous devons agir avec précaution, juge-t-il, comme quelqu’un qui marche au milieu d’un champ de mines.» Tout en admettant : «Bon, c’est vrai qu’après ce qui s’est passé en Egypte il y en a qui pensent que le Hamas a perdu. Mais ce n’est pas la première fois qu’on se retrouve face à des difficultés. On a été expulsés de Jordanie, on a quitté la Syrie, des Etats arabes nous ont interdit d’entrée, on survivra à cela.»
    Longtemps ostracisé, le mouvement islamiste palestinien s’était senti pousser des ailes à la faveur du Printemps arabe. «Quand Morsi était au pouvoir, on a rencontré tout le monde : le président, les ministres, poursuit Ghazi Hamad. Et on pouvait sortir librement de Gaza pour aller en Egypte.» Flatté de côtoyer de si près les arcanes du pouvoir égyptien, le Hamas s’était payé le luxe de tourner le dos à son meilleur allié, l’Iran. Prenant le parti des opposants au président syrien, Bachar al-Assad, les islamistes palestiniens ont déménagé leur bureau politique, alors basé à Damas, s’attirant les foudres iraniennes.
    Le Qatar prit alors le relais et l’émir – le cheikh Hamad, qui vient de céder le pouvoir à son fils – se rendit en personne dans le petit territoire palestinien et promit de verser 400 millions de dollars (près de 300 millions d’euros) pour lancer des projets d’infrastructure. Des routes furent rénovées, des trottoirs élargis, des artères ouvertes, comme celle menant de la ville de Gaza à Rafah, dans le sud du territoire.
    Mais, près d’un an après la visite du chef d’Etat qatari, certains projets semblent avancer désormais au ralenti. Et la porte vers l’Egypte s’est refermée. Les seuls contacts que le Hamas entretient aujourd’hui avec la partie égyptienne se font via les services de sécurité : l’armée qui mène une campagne féroce contre les jihadistes dans le désert du Sinaï cherche à obtenir des informations sur les allers et venues de certains Gazaouis.
    Ahmed Youssef, ex-conseiller du Premier ministre du Hamas, Ismail Haniyeh, préconise dès lors un retour aux partenaires originels. «Il faut restaurer nos bonnes relations avec l’Iran, affirme Youssef. Oublions ce qui se passe en Syrie, mettons cela de côté. Nous et les Iraniens avons des intérêts mutuels. Notre ennemi commun, c’est Israël, cet Etat voyou.» Cet ancien porte-parole du Hamas veut croire que Téhéran ne tiendra pas rigueur aux Palestiniens de s’être détourné de son influence : «Il faut espérer qu’ils nous renouvellent leur aide, financièrement et militairement. Pourquoi compliquer notre relation à cause des Syriens ?»
    Sur le terrain, les conséquences du regain de tension avec l’Egypte ne se sont pas fait attendre. Au terminal de Rafah, seul passage des Palestiniens vers l’extérieur, Hiam, une Palestino-Américaine, s’est retrouvée coincée avec ses quatre enfants devant une barrière close. «Notre vol était hier et nous l’avons déjà manqué,fulmine-t-elle. J’ai payé 5 000 dollars [3720 euros, ndlr] pour avoir des billets pour aujourd’hui et nous n’allons visiblement de nouveau pas passer.» Sous l’ère Morsi, jusqu’à 1 000 Palestiniens franchissaient quotidiennement le point frontalier avec l’Egypte.
    Désormais, chaque vague de violences dans le Sinaï a pour effet de refermer la porte de Rafah. L’Egypte a aussi déclaré la guerre au commerce souterrain qui s’est développé entre Gaza et le Sinaï. Si le passage des marchandises vers Gaza est facilité à travers le point frontière israélien, les matériaux de construction restent interdits à l’importation [sauf pour les projets agréés par l'ONU - afin de s'assurer que le Hamas n'utilise pas ces matériaux pour construire des bunkers -, ce que l'article ne précise pas...].
    En outre, les tunnels faisaient jusqu’ici le beurre du Hamas et de nombreux intermédiaires. Abou Khalil est propriétaire de deux de ces boyaux de contrebande. Il s’est spécialisé dans l’importation de jouets et de bicyclettes pour enfants. Ces produits colorés, qui pendent à la devanture de sa boutique, il pourrait les faire entrer légalement par la frontière avec Israël, «mais ça reviendrait plus cher, et ils ne passeraient pas tous le contrôle de qualité imposé par les Israéliens».
    Depuis l’éviction du président Morsi, le commerce est entravé. «Le Sinaï est devenu un passage incertain, les cargaisons sont souvent volées», raconte Abou Khalil. Parallèlement, les Egyptiens font la chasse aux tunnels. «S’ils trouvent un tunnel qui débouche dans une maison à Rafah, son propriétaire doit payer une amende et peut être condamné à vingt-cinq ans de prison.» L’accroissement des risques a provoqué une inflation du prix des passages de la marchandise. Une fois payées les taxes dues au Hamas, Abou Khalil juge ainsi que son business devient désormais de moins en moins rentable."

- Hamas calls on Egypt to reopen border crossing (Reuters) - "The Egyptian army, which has long been suspicious of Hamas, has also clamped down on smuggling tunnels that run underneath the desert border between Egypt and Gaza".
http://www.jpost.com/Middle-East/Hamas-calls-on-Egypt-to-reopen-border-crossing-323786
- Le Hamas rejette le passage israélien comme une alternative au terminal égyptien (Xinhua Chine Nouvelle)
http://french.china.org.cn/foreign/txt/2013-08/21/content_29787535.htm
   "Le gouvernement du Hamas à Gaza a exprimé mercredi son refus d'utiliser le passage d'Erez avec Israël comme une alternative au terminal de Rafah avec l'Egypte après la fermeture de ce dernier suite à une attaque meurtrière. "Les Palestiniens ne peuvent jamais accepter le passage d'Erez, qui est sous le contrôle de la sécurité d'Israël, comme une alternative au passage de Rafah", a déclaré Ghazi Hammad, le vice ministre des Affaires étrangères du Hamaslors d'une conférence de presse à Gaza. [...] Plus tôt mercredi l'Autorité nationale palestinienne (ANP) en Cisjordanie a confirmé qu'elle avait eu des contacts avec les autorités israéliennes sur l'assouplissement des restrictions à Erez pour les voyageurs de Gaza depuis que l'Egypte a fermé Rafah après une attaque sanglante sur son armée dans le nord du Sinaï, qui a tué 26 soldats. [...]"
- Hamas says Gaza is a "prison" - and it aims to keep it that way (Elder of Ziyon) - "Hamas is complaining that Gaza is a prison, but anything that might actually help Gazans escape the "prison" is unacceptable to Hamas. If Gaza is a prison, then Hamas is the warden".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2013/08/hamas-says-gaza-is-prison-and-it-aims.html

- Activists inspired by ouster of Morsi launch campaign to overthrow Hamas in Gaza, Khaled Abu Toameh (JP) - "Movement denounces Islamist group's "repression and tyranny"; Hamas accuses Fatah of attempt to instigate tensions in Gaza".
http://www.jpost.com/Middle-East/Activists-inspired-by-ouster-of-Morsi-in-Egypt-launch-campaign-to-overthrow-Hamas-in-Gaza-323586

- Why aren't any Rachel Corries flying to Egypt? (Elder of Ziyon) - "Five tunnels, including those for smuggling of building materials and food, were dynamited, with white smoke visible from the explosions. The Egyptian army also flooded the tunnels with water. The army also destroyed a house, apparently because it either hid the entrance or was used otherwise in the tunnel trade. Which makes one wonder - how come there are no Rachel Corries bravely flying to Egypt to protect the houses of Rafah and the tunnel trade to Gaza? Where are the brave activists willing to use their bodies to protect Gazans from losing their lifeline (and Egyptians from becoming homeless)?"
http://elderofziyon.blogspot.fr/2013/08/why-arent-any-rachel-corries-flying-to.html


Judée-Samarie

- Un Palestinien tué dans un raid israélien (Reuters)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/08/20/97001-20130820FILWWW00174-un-palestinien-tue-dans-un-raid-israelien.php
   "Des militaires israéliens ont abattu un Palestinien et en ont blessé deux autres aujourd'hui lors d'un raid mené dans le camp de réfugiés de Djénine. Selon les médecins d'un hôpital de Djénine, Madjed Lahlouh, 20 ans, a été tué d'une balle dans le coeur. Les deux blessés souffrent de blessures par balles, ont-ils ajouté. [...]"
- Palestinian killed during overnight riots in Jenin, Raphael Ahren (Times of Israel)
http://www.timesofisrael.com/one-palestinian-killed-during-riots-in-jenin/
   "A Palestinian was killed early Tuesday during an exchange of fire with Israeli soldiers early Tuesday in the West Bank city of Jenin, the IDF and Palestinian sources said. Two Israel Defense Force soldiers were lightly injured.
    Majed Lahlouh died from a bullet to his heart, Al-Jazeera reported, citing doctors at a Jenin hospital. Media reports gave his age as 19 or 22. An earlier report cited his age as 16. Military sources were quoted as saying that the Palestinian casualty could have possibly resulted from shrapnel or from wounds inflicted to the lower part of his body. The IDF detained one Palestinian and opened an investigation, an army spokesperson said.
    According to reports, the incident occurred during an operation while the IDF Nahal Haredi unit and the Border Police were looking to detain alleged terrorists, including one specific suspect. Within a short period of time, hundreds of Palestinian gathered to protest the operation, shooting at the Israeli forces and throwing stones at them. The troops were reportedly instructed to respond by firing at the lower body parts of the rioters. A number of Palestinians were injured and brought to nearby hospitals. The person the IDF was looking for was apprehended and was being interrogated, military sources said.
   “This was a massive disturbance of public order,” a military official told the NRG website. “This is something unusual – we’re familiar with disturbances of the public during arrests. But this was much very different from what we’re used to”."
- Video shows IDF under attack during Jenin arrest, Adiv Sterman (Times of Israel) - "Footage appears to support soldiers’ claim that they were fired upon in incident that left a Palestinian demonstrator dead".
http://www.timesofisrael.com/video-shows-idf-under-attack-during-jenin-arrest/


"Processus de paix"

- Paix : de nouvelles discussions israélo-palestiniennes se tiennent (AFP) - "Mahmoud Abbas a appelé les Etats-Unis à exercer des pressions sur Israël, lors d'une rencontre lundi avec l'émissaire américain pour les négociations Martin Indyk à Ramallah".
http://fr.news.yahoo.com/paix-nouvelles-discussions-isra%C3%A9lo-palestiniennes-eu-lieu-135127426.html
   "Les négociateurs palestiniens et israéliens devaient se rencontrer pour la deuxième fois mardi soir à Jérusalem dans le cadre des négociations de paix relancées récemment après un gel de trois ans, a indiqué à l'AFP un haut responsable palestinien. Une première rencontre a eu lieu secrètement mardi matin, tandis que la deuxième doit se tenir vers 19H30 (16H30 GMT), également à Jérusalem, a ajouté ce responsable qui a requis l'anonymat. "Une rencontre a eu lieu aujourd'hui (mardi) entre les délégations dirigées, du côté palestinien par Saëb Erakat et Mohammad Shtayyeh, et par Tzipi Livni et Yitzhak Molcho du côté israélien", a affirmé ce responsable.
    Selon lui le président palestinien Mahmoud Abbas a appelé les Etats-Unis à exercer des pressions sur Israël, lors d'une rencontre lundi avec l'émissaire américain pour les négociations Martin Indyk à Ramallah, en Cisjordanie. Les négociateurs israéliens ont pour leur part insisté pour que la rencontre de mardi se fasse sans implication américaine, a-t-on ajouté de sources palestiniennes.
    Durant cette réunion, les négociateurs devraient se concentrer sur "la manière de commencer à discuter des frontières et des questions de sécurité". [...] Chaque partie devait transmettre une liste de noms de négociateurs qui devront discuter en commissions des questions clés. "Les Palestiniens ont déjà leur liste, nous avons désormais besoin de celle des Israéliens", a ajouté le responsable palestinien. Après la rencontre de mardi soir, les négociations devraient reprendre la semaine prochaine à Jéricho en Cisjordanie, mais aucune date précise n'a pour le moment été fixée. [...]"

- US letter guaranteed our preconditions, PA negotiator says, Elhanan Miller (Times of Israel) - "Erekat also claimed that the European Union’s new directives outlawing all EU cooperation with settlements and other Israeli entities over the 1967 lines were part of a deal reached with Europe in exchange for returning to negotiations".
http://www.timesofisrael.com/us-letter-guaranteed-our-preconditions-pa-negotiator-says/
- PA officials accuse US of 'deception and misinformation' in peace talks, Khaled Abu Toameh (JP)
http://www.jpost.com/Diplomacy-and-Politics/PA-officials-accuse-US-of-deception-and-misinformation-on-peace-talks-323374
   "Palestinian officials in Ramallah have accused the US administration of deceiving and misinforming the Palestinian Authority with regards to the peace talks with Israel. The officials told the London- based Al-Hayat newspaper that they were concerned about the US administration’s role in the peace talks with Israel – renewed last month after a three-year standoff – especially its position on plans to build homes in settlements and east Jerusalem neighborhoods. [...]"

- Palestinian Authority radio touts Israel’s demise, Stuart Winer (Times of Israel) - "Broadcaster sends message to people of Haifa, Tiberias and Jaffa, in ‘occupied Palestine’."
http://www.timesofisrael.com/palestinian-authority-radio-touts-israels-demise/
- ‘World mum on PA incitement but slams Israel on construction’, Herb Keinon (JP)
http://www.jpost.com/Diplomacy-and-Politics/World-mum-on-PA-incitement-but-slams-Israel-on-construction-323645
   "The world, which condemns Israel for every announcement of new settlement construction, is oddly silent when the Palestinian-controlled government media continues to incite against Israel and call for its destruction, Prime Minister Binyamin Netanyahu’s spokesman Mark Regev said Monday.
    Regev’s comments, just days before a second round of peace talks expected in Jericho, were in response to comments made by an announcer on the Palestinian Authority’s official Voice of Palestine, who said that “one day” there will be no Israel and “Palestine will be Palestine again.” Regev also cited a drama running on Palestinian television which he said showed Palestinians – after a Hamas-Fatah reconciliation – attacking a Jew and cutting off his ear-locks. “While this incitement is happening, we hear a deafening silence from the international community,” he said.
   “When Israel builds in areas which everyone understands will remain part of Israel in a final-status agreement, this is somehow perceived as a problem for peace. When Palestinians indoctrinate their people with hatred for Israel, and thereby directly undermine reconciliation, this is ignored. What is required of leadership at this time is to prepare the public for respect and reconciliation. But what we are seeing from the Palestinians is the opposite: continued demonization, stress on maximalist goals and that Israel is an illegitimate creation that will eventually disappear”."

- Palestinians Accuse Peace Negotiators of Treason, Khaled Abu Toameh (Gatestone Institute) - "Palestinian leaders have simply not prepared their people for peace. These leaders have, instead, delegitimized Israel to a point where it has become a "crime" for any Palestinian to be photographed talking to, or negotiating with, any Israeli".
http://www.gatestoneinstitute.org/3939/palestinians-peace-negotiators
   "At the request of the Palestinian Authority leadership, the first round of peace talks with Israel, which was launched in Jerusalem on August 14, was held away from the media spotlight. The Palestinian Authority leadership requested that no journalist or photographer be permitted to cover the meeting between Israeli and Palestinian negotiators. Even the location of the peace talks was kept a secret, again at the request of the Palestinian Authority leadership.
    The Palestinian Authority's request for secrecy in the peace talks does not stem from its desire to secure the success of the negotiations. It is not as if the Palestinian Authority is saying: We care so much about the peace talks that we prefer to avoid media coverage in order to make sure that the peace process succeeds.
    The main reason the Palestinian Authority does not want the media to cover the peace talks is related to its fear of the reactions of Palestinians and the Arab world. Mahmoud Abbas is already facing widespread opposition among Palestinians to his controversial decision -- which was taken under heavy pressure from US Secretary of State John Kerry -- to return to the negotiating table with Israel.
    When the heads of the Israeli and Palestinian negotiating teams, Tzipi Livni and Saeb Erekat, met in Washington earlier this month to announce the launching of the peace talks, many Palestinians and Arabs seized the opportunity to ridicule Erekat and accuse the Palestinian Authority leadership of treason. A photo of Erekat and Livni standing together in Washington has since been exploited by Facebook and Twitter activists to hurl insults and profanity at the chief Palestinian negotiator.
    Palestinian sources in Ramallah said that Erekat felt so offended by the insults and obscene language directed against him that he decided that there was no need for "photo op" with Livni or any other Israeli. Both Abbas and Erekat are fully aware of the growing opposition among Palestinians and Arabs to the resumption of the peace talks with Israel under the terms of the US Administration. That is why the two men do not want to be seen sitting in a room with any Israeli representative. They know that any photo of Erekat and Livni shaking hands or sitting together would provide their enemies with additional ammunition.
    Those who think that the opposition to the peace talks is coming only from Hamas and other radical groups are either ignorant or turning a blind eye to the reality. When Abbas agreed to resume the peace talks with Israel, he went against the recommendation of the PLO leadership, whose members rejected Kerry's attempts to force the Palestinian Authority president to abandon two of his pre-conditions -- namely, that Israel accept the pre-1967 lines as the basis for negotiations and freeze all construction in settlements and east Jerusalem neighborhoods.
    Last week, the PLO officials once again reminded Abbas of their opposition to the peace talks. During an August 15 meeting in Ramallah, several PLO leaders told Abbas that they remained opposed "in principle" to the idea of resuming peace talks with Israel under the current circumstances. The only Palestinian official who has come out in public to voice support for Abbas's move is the powerless Prime Minister, Rami Hamdallah. Abbas and Erekat know that Hamdallah's public endorsement of the peace talks does not carry any weight. After all, Hamdallah is an unelected public servant with no grassroots support or political base.
    To further complicate matters for Abbas and Erekat, several Palestinian factions are now in the process of forming a "national alliance" the main goal of which is to thwart any deal between Israel and the Palestinian Authority. This rejectionist front will consist of various PLO and other factions and organizations and could create many problems for the Palestinian Authority.
    But there is another reason why the Palestinian Authority leadership does not want media coverage of the peace talks. For many years, the Palestinian Authority has been supporting boycott campaigns against Israel, as well as organizations combating "normalization" with Israelis. If Palestinian children are condemned for playing football with Israelis, why should it be acceptable for Erekat to be talking with Livni?
    Palestinian Authority leaders can only blame themselves for the growing opposition to the peace talks with Israel. Palestinian leaders have simply not prepared their people for peace. These leaders have, instead, delegitimized Israel to a point where it has become a "crime" for any Palestinian to be photographed talking to, or negotiating with, any Israeli."

- Ce que changerait (ou non) un accord de paix entre Israël et la Palestine, Elvire Camus (Le Monde.fr) - "la désintégration de l'ordre ancien à travers le Proche-Orient pendant les divers 'printemps arabes' a démontré à quel point il est absurde de placer encore la question israélo-palestinienne au centre des problèmes de la région".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/08/21/ce-que-changerait-ou-non-un-accord-de-paix-entre-israel-et-la-palestine_3463835_3218.html
   "Après Annapolis, Charm Al-Cheikh ou Taba hier, Jérusalem et Jéricho aujourd'hui. Vingt ans après la signature des accords d'Oslo et pour la dixième fois, Israël et l'Autorité palestinienne se retrouvent, depuis le 14 août, pour tenter de négocier la fin d'un conflit qui dure depuis la création de l'Etat hébreux, en 1948. Deux nouvelles rencontres préparatoires ont eu lieu ce mardi à Jérusalem, avant la poursuite de discussions plus approfondies à Jéricho la semaine prochaine. [...]
    Plus qu'un conflit entre Israël et la Palestine, la question de la création d'un Etat palestinien touche en fait l'ensemble des pays arabes. "La cause palestinienne n'est pas le point de départ des révoltes dans les différents pays arabes aujourd'hui, mais continue à jouer un rôle central dans l'imaginaire politique arabe contemporain et reste, à bien des égards, un élément fédérateur susceptible de mobiliser de larges pans de ces sociétés", nuance Xavier Guignard de l'Institut français du Proche-Orient. [...]
    Parvenir à la paix entre Israël et la Palestine aurait bien "un effet indirect" sur les récents conflits de la région, reconnaît Rashid Khalidi [historien qui faisait partie de la délégation palestinienne lors de la conférence de Madrid ayant abouti aux accords d'Oslo de 1993], sans pouvoir les résoudre pour autant. Les revendications sociales et sociétales des peuples arabes ne trouveront pas de solution à travers la paix entre Israël et la Palestine. "Il se peut que la situation en Syrie soit un peu apaisée, il se peut que le gouvernement jordanien se stabilise. Mais en ce qui concerne les grandes crises de la région, le nucléaire iranien et la situation intérieure en Egypte, la paix n'aurait que peu d'effet", conclut-il.
    Les conflits en Syrie ou en Egypte, en passant par l'Irak, auraient-ils pris de l'importance face au "vieux" conflit israélo-palestinien ? Dans un éditorial publié le 29 juillet dans le New York Times, Roger Cohen estime que c'est effectivement le cas : "Il y a plus de tensions actuellement entre les sunnites et les chiites qu'entre la Palestine et Israël", écrivait l'éditorialiste. Dans un article qui évoque les dix raisons de ne pas croire à la paix entre Israël et la Palestine à l'issue des négociations entamées la semaine dernière, il est indiqué que "la désintégration de l'ordre ancien à travers le Proche-Orient pendant les divers 'printemps arabes' a démontré à quel point il est absurde de placer encore la question israélo-palestinienne au centre des problèmes de la région".
    Iris Hersch, historienne à l'Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman, ne partage pas cette analyse : "Ces nouvelles zones de tensions ont toujours été des conflits sous-jacents. La question israélo-palestinienne a été et reste un point de tension central dans la région, mais ça n'est pas le seul", analyse-t-elle.
    Plutôt que de hiérarchiser les conflits dans une région qui évolue constamment, il convient de se pencher sur le contexte des négociations. C'est leur contenu qui déterminera leur portée. "La paix entre Israéliens et Palestiniens peut être une étape vers l'apaisement des tensions dans la région, à condition qu'elle soit perçue comme juste par les autres pays arabes", précise Iris Hersch.
    Or, dans le contexte actuel, la perspective d'un accord satisfaisant pour tous est faible. Tout d'abord parce qu'Israël ne négocie qu'avec la moitié de la Palestine. L'Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas, politiquement affaibli, ne représente que la Cisjordanie, et non la Bande de Gaza, dirigée par le Hamas, élu en 2006. Dans ce contexte, aucun accord ne peut être reconnu par l'ensemble des pays arabes. [...] De même, aucun pays arabe ne pourra reconnaître un Etat palestinien réduit, amputé de Jérusalem-Est ou d'une partie de la Cisjordanie. [...]"

- Peace: A matter of needs vs. wants, Dan Calic (Ynet) - "Successful negotiations in my opinion are when neither side gets want it wants, but both get what they need. To date the Palestinians have refused to settle for anything less than what they want".
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4419098,00.html
   "While peace talks between Israel and the Palestinians have resumed for the first time in three years, the atmosphere is edgy, as mistrust and skepticism remain high. The decades old conflict between two people over a tiny piece of land in the Middle East has virtually the entire world fixated. Indeed, it seems countless millions have become obsessed with seeing a solution realized.
    Most tend to favor a two-state solution. Yet, have the proponents of this forgotten a two-state solution is something which was tried some 65 years ago? Have they also forgotten it was not Israel who rejected two states for two peoples, it was the Arabs? For those who believe the two-state solution is the answer, one only needs to look at who has more to risk with such an outcome.
    The Palestinian Arabs seek an independent state on 100% of Judea/Samaria (aka: West Bank). They also seek control of eastern Jerusalem, and demand the return of 5-6 million refugees who were displaced after the Independence War of '48. If Israel was to accede to these demands would this resolve the conflict and bring peace? It would if your desire is to see Israel lose control of its holiest city and allow its Jewish population to become a minority. The result would be the elimination of the world's only Jewish majority country and place Jews under subjugation of a Muslim majority, as they were for centuries in numerous Arab countries prior to the rebirth of modern Israel.
    Israel has countered the Palestinian demands by offering to give up well over 90% of Judea/Samaria, but is not willing to give up the holy City of Jerusalem, nor is there a willingness to see the Jewish majority disappear in the homeland. Keep in mind two previous PMs - Barak and Olmert - made even more generous offers which included dividing Jerusalem. The Palestinians rejected each of them. That’s a telling indication of their refusal to compromise.
    Another bone of contention is Israel's construction in areas the Palestinians demand for their state. Israel has been criticized for building in these areas. However is said construction actually something which justifies undoing a peace agreement? Such agreements arise from negotiations, which by their very nature require compromise. If the Palestinians are serious about a peace accord, construction issues can be worked out at the negotiation table.
    My question is: Where have the Palestinians indicated a willingness to compromise? They refuse to accept less than 100% of Judea/Samaria. Nor will they accept anyplace other than Jerusalem as the capital of their presumed state. Plus, they refuse to back away from demanding all 5-6 million refugees be allowed to return to Israel. Thus the real question becomes: Is their goal peace, or is it to gain their own state at the expense of the Israel's existence?
    Israel, on the other hand has shown a willingness to compromise by accepting the existence of a Palestinian state in Judea/Samaria, which is considered holy to many Jews. Israel wants to keep a very small percentage of the land where communities have been made contiguous with existing cities. This involves roughly 3-5% of the land demanded by the Palestinians. Could the Palestinians agree to this and still have their own state? Absolutely, yet they refuse to compromise. They have also said their state must be 100% Jew free. This means approximately 400,000 Jews would have to be relocated, while Israel's 1.6 million Arab citizens remain intact. When all the give comes from Israel, are the Palestinian’s acting in good faith? The answer is obvious.
    At the end of the day, what's the solution? No solution is possible without compromise and sacrifice. If Israel is willing to give up the majority of its heartland to people who have charters calling for its destruction, that's a sacrifice as well as a risk on Israel's part which the Palestinians should recognize. It places an enemy committed to Israel’s destruction right next to its population centers. It also allows the Palestinians statehood which they currently do not have.
    Keep in mind Israel lost over 85% of land which was promised to it in the original British Mandate for Palestine. Why shouldn't the Palestinians be willing to give up a mere 3-5% of the land they expect? Such is the nature of negotiations. If they refuse and continue to demand Jerusalem as their capital, when they already have two Muslim holy cities - Mecca and Medina - and they also require the right of return, how can anyone say their true goal is peace with Israel?
    Successful negotiations in my opinion are when neither side gets want it wants, but both get what they need. To date the Palestinians have refused to settle for anything less than what they want. Isn't it time the world stand up to their uncompromising demands and tell them needs surpass wants? Actually that time is long overdue."


Egypte

- Égypte : la violence déborde dans le Sinaï, Samuel Forey (Le Figaro) - "Les assaillants auraient demandé aux conscrits de descendre, les auraient alignés, puis froidement exécutés".
http://nosnondits.wordpress.com/2013/08/20/egypte-la-violence-deborde-dans-le-sinai/
   "Plus que jamais, le Sinaï s’enfonce dans la violence. Chaque jour, les policiers et les militaires sont attaqués aux checkpoints ou harcelés dans leurs casernes par des assaillants audacieux et bien armés.
    Il semble qu’un nouveau cran dans la violence a été franchi : au moins 25 membres des forces de la sécurité centrale ont été tués lundi. C’est l’attaque la plus meurtrière depuis l’assaut d’un poste frontière avec Israël le 5 août 2012 - déjà l’épisode le plus meurtrier à la frontière du Sinaï depuis les accords de paix israélo-égyptiens de 1979. L’attaque de 2012 s’apparentait à une équipée suicide en territoire israélien. Les assaillants s’étaient d’abord emparés du poste frontière égyptien, puis avaient pénétré dans l’État hébreu, fonçant vers le poste de Kerem Shalom, une véritable forteresse qui avait neutralisé rapidement la tentative d’assaut.
    L’attaque de 2013 est différente. Les victimes sont des conscrits de retour de permission, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur. Tassés dans deux minibus, ils ont été arrêtés par des assaillants inconnus au checkpoint d’Abou Tawila, un village entre Rafah, à la frontière de Gaza, et el-Arich, la capitale du Sinaï-Nord. Une zone sous haute tension. Les assaillants auraient demandé aux conscrits de descendre, les auraient alignés, puis froidement exécutés. Selon une source au ministère de l’Intérieur, ils auraient été tués à bout portant. D’autres racontent que les minibus auraient été attaqués à coups de lance-roquettes – un modus operandi plus classique des attaques du Sinaï.
    Si les méthodes des assaillants sont différentes, les réactions sont les mêmes. Presque immédiatement, le poste frontière de Rafah, avec Gaza, a été bouclé. Ce poste subit des fermetures fréquentes, au gré des soubresauts de la crise politique en Égypte.
    Pour Nasser Kamel, diplomate au ministère des Affaires étrangères égyptien, «c’est un acte lâche après un enlèvement terroriste». Tout désigne des djihadistes, affirment les autorités. Aussi bien la méthode que le moment, après les manifestations pro-Frères musulmans qui ont dégénéré en affrontements, au Caire et dans toute l’Égypte. «Il y a un lien entre la situation au Caire et celle dans le Sinaï. Les attaques meurtrières se multiplient depuis le 30 juin», souligne Nasser Kamel. Pour le diplomate, la zone n’est pas incontrôlable pour autant : «Les attaques se passent dans des zones bien déterminées, à la frontière avec Gaza et Israël. Le sud de la péninsule est sous contrôle. Les prochaines semaines seront difficiles, mais depuis le départ de Mohammed Morsi, l’armée a maintenant les moyens d’agir.»
    Différence de taille entre les deux attaques : celle du 5 août 2012 avait permis à Mohammed Morsi, alors président, d’écarter le maréchal Tantaoui, ancien ministre de la Défense et homme fort de l’Égypte. Pour le remplacer par un nouveau venu, Abdel Fattah al-Sissi, à présent patron de l’armée et homme fort de l’Égypte. L’attaque de lundi ne devrait pas signifier son départ, au contraire."

- La région du Sinaï est devenue un sanctuaire djihadiste, Hélène Sallon (Le Monde) - "L’Egypte y voit l’empreinte du mouvement islamiste palestinien Hamas, accusé de soutenir les combattants du Sinaï pour la déstabiliser".
http://nosnondits.wordpress.com/2013/08/20/la-region-du-sinai-est-devenue-un-sanctuaire-djihadiste/
   "[...] Dans le triangle formé par les villes d’El-Arich, Rafah et Cheikh-Zoueid, à la frontière avec Israël, pas un jour ne passe sans que les forces de sécurité égyptiennes ne soient la cible d’attaques. Au moins 75 membres des forces de l’ordre, ainsi que deux chrétiens coptes, ont été tués depuis la chute du président Mohamed Morsi, le 3 juillet. La multiplication des tirs de roquettes sur son territoire depuis le Sinaï a décidé Israël à installer une batterie antimissiles du "Dôme de fer" dans la station balnéaire d’Eilat.
    Le Caire impute ces attaques, rarement revendiquées, aux "terroristes". Un terme devenu synonyme des Frères musulmans et de leurs alliés islamistes. L’Egypte y voit aussi l’empreinte du mouvement islamiste palestinien Hamas, accusé de soutenir les combattants du Sinaï pour la déstabiliser. "Les militaires égyptiens n’ont aucune preuve concrète d’une quelconque implication de Gaza, lance Ahmed Youssef, premier ministre du gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza. Qu’ils arrêtent des combattants palestiniens et nous soumettent les noms, nous ferons une enquête. Depuis le début, nous avons exprimé notre neutralité dans le conflit interne en Egypte."
    Pour Omar Achour, spécialiste du Sinaï à l’université Exeter, en Grande-Bretagne, des opérations conjointes sont en effet menées entre bédouins de part et d’autre de la frontière, qui entretiennent des liens familiaux, mais davantage avec d’anciens militants du Hamas, en défection. [...]
    Dans toute la région, les points de contrôle ont été renforcés. L’armée y a déployé des moyens supplémentaires, avec l’accord d’Israël, conformément aux dispositions des accords de paix de 1979. Temporairement, des véhicules blindés, des hélicoptères Apache et quelque 5 000 hommes ont été autorisés à se déployer dans la zone démilitarisée du Sinai, notamment la zone C, frontalière d’Israël.
   "Le Sinaï représente une menace sécuritaire claire pour Israël depuis les années Moubarak. C’est aussi une frontière de paix depuis quarante ans, ce qui est un atout stratégique pour Israël. Le chaos dans le Sinaï serait un cauchemar pour la sécurité d’Israël et l’économie du sud du pays", justifie une source israélienne. Un intérêt commun qui amène les deux armées à coopérer, peut-être même lors d’opérations antiterroristes, comme l’attaque qui a tué plusieurs djihadistes, à Rafah, le 9 août, imputée par certains à un tir de drone israélien.
    En dépit des craintes, l’Etat hébreu veut croire aux capacités de l’armée égyptienne pour contenir le chaos du Sinaï. "Le problème est que le Sinaï n’est pas le seul théâtre d’affrontements pour l’Egypte et que l’armée donne la priorité aux autres villes égyptiennes", souligne la source israélienne. Les experts estiment le déploiement militaire égyptien dans le Sinaï insuffisant pour faire face à des combattants expérimentés et connaissant parfaitement le terrain.
    Pour les troupes, les opérations sont périlleuses. Mohammed Sabry, un capitaine de police de 27 ans, se remet d’une blessure par balle à l’hôpital de la police d’Agouza, au Caire, après une attaque contre son convoi, le 16 août. Il s’estime chanceux, deux de ses amis sont morts en service au cours des cinq derniers jours. "Tous les officiers envoyés dans le Sinaï savent qu’ils seront martyrs, confie-t-il, résigné. On ne choisit pas, mais si c’est le prix pour empêcher ces gens de prendre le pouvoir, nous sommes prêts à le payer."
    L’armée dit avoir tué 70 djihadistes. Elle mise sur l’arrestation de dirigeants islamistes, comme le salafiste Mohamed El-Zawahiri, frère du numéro un d’Al-Qaida, présumés liés au mouvement insurrectionnel dans le Sinaï. Pour Omar Ashour, l’armée se trompe de cible et de méthode. "La violence est le fait de petits groupes non structurés. Il faudra une répression de grande ampleur pour la faire cesser. On a vécu cela douze ans, ça n’a pas fonctionné. Il faut briser le cercle vicieux de la répression et commencer à mettre en place une politique qui prenne en compte les menaces sécuritaires à plus long terme, ainsi que les besoins de développement de la région"."

- Israël renforce ses défenses à la frontière du Sinaï, Marc Henry (Le Figaro) - "Des Bédouins composent l'essentiel de ces effectifs terroristes, évalués à des centaines, voire plusieurs milliers de combattants. Ils auraient reçu des renforts d'islamistes étrangers, parmi lesquels des experts militaires venus de pays du Golfe comme l'Arabie saoudite ou le Yémen, mais aussi de la bande de Gaza, contrôlée par les islamistes du Hamas, où se trouveraient des camps d'entraînement à la guérilla".
http://www.lefigaro.fr/international/2013/08/20/01003-20130820ARTFIG00379-israel-renforce-ses-defenses-a-la-frontiere-du-sinai.php

- ‘Back Egypt or risk peace talks,’ says Israeli official to US (Times of Israel & AP) - "Saudi and Egypt have historically and still today played very crucial roles in supporting negotiations, in giving the Palestinians the support they need to stay in negotiations, to make concessions".
http://www.timesofisrael.com/back-egypt-or-risk-israeli-palestinian-peace-talks/
   "An Israeli official told the Wall Street Journal on Monday that if the US would not back the interim Egyptian government, the Israeli-Palestinian peace talks would be at risk. The unnamed Israeli source spoke to the newspaper’s Middle East correspondent Charles Levinson, telling him that Washington must back the Egyptian military or ”good luck with your peace efforts between Israel and the Palestinians,” — a conversation the reporter recounted on Wall Street Journal Live.
   “The Israeli position is that Saudi and Egypt have historically and still today played very crucial roles in supporting negotiations, in giving the Palestinians the support they need to stay in negotiations, to make concessions,” Levinson said of the conversation. “This official basically said, ‘Look, if you alienate Egypt and if you lose Saudi [Arabia] — good luck seeing any progress in the peace talks,’” he added. [...]
    The report quoted a senior Israeli official involved in the effort who spoke on the condition of anonymity. “We’re trying to talk to key actors, key countries, and share our view that you may not like what you see, but what’s the alternative?” the official explained in the report. “If you insist on big principles, then you will miss the essential — the essential being putting Egypt back on track at whatever cost. First, save what you can, and then deal with democracy and freedom and so on.” “At this point,” he added, “it’s army or anarchy.” [...]"

- Experts: Israel should lobby for Sisi – but quietly, Ariel Ben Solomon (JP) - "Israeli analyst says Israel should support new Egyptian gov't behind the scenes because in the Middle East “whoever Israel supports loses legitimacy,” warns such support can also lead to terror attacks against Israel".
http://www.jpost.com/Middle-East/Experts-Lobby-for-Sisi-but-quietly-323648


Liban & Hezbollah

- Liban/attentat : 3 hommes arrêtés (AFP) - "Un Libanais et deux Palestiniens".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/08/20/97001-20130820FILWWW00198-libanattentat-3-hommes-arretes.php
   "Un Libanais et deux Palestiniens soupçonnés de préparer un attentat à la voiture piégée ont été arrêtés, quelques jours après une attaque sanglante dans un fief du Hezbollah chiite, a annoncé la Sûreté générale. Le Libanais et les deux frères palestiniens sont accusés d'avoir "créé un groupe terroriste et mené des activités portant atteinte à la sécurité sur le territoire libanais", a expliqué dans un communiqué hier soir la Sûreté générale, qui a un rôle de renseignement.
   "Ils s'apprêtaient à exécuter un attentat grâce à une voiture de type Audi contenant 250 kg d'exposifs" et qui avait été saisie samedi à Naamé, au sud de Beyrouth, précise le communiqué. La voiture avait été saisie deux jours après l'attentat qui a tué 27 personnes dans un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, puissant parti armé allié du régime syrien de Bachar al-Assad. Vendredi, le gouvernement avait annoncé que l'armée libanaise avait identifié un réseau soupçonné d'avoir piégé plusieurs voitures pour les faire exploser dans un fief du Hezbollah. [...]"

- Liban : le mythe sécuritaire du Hezbollah en passe de s’effondrer ?, Bachir El Khoury (Slate.fr) - "Sous contrôle exclusif du Hezbollah, la banlieue sud de Beyrouth, contrairement aux régions sunnites, chrétiennes ou druzes du Liban, qui ont été le théâtre d’attentats par le passé, faisait, jusqu’au mois dernier, figure d’exception dans le paysage sécuritaire libanais".
http://www.slate.fr/story/76580/hezbollah-liban-attentat
   "Si l’attentat perpétré, jeudi 15 août, dans la banlieue sud de Beyrouth —le second en moins de quarante jours dans cette zone à majorité chiite contrôlée par le Hezbollah, qui a fait près de trentre morts et disparus— revêt plusieurs dimensions, la principale demeure sécuritaire. L’explosion a eu lieu dans un des périmètres les plus hermétiques de la capitale libanaise, considéré jusque-là comme intouchable.
    Sous contrôle exclusif du Hezbollah, la banlieue sud de Beyrouth, contrairement aux régions sunnites, chrétiennes ou druzes du Liban, qui ont été le théâtre d’attentats par le passé, faisait, jusqu’au mois dernier, figure d’exception dans le paysage sécuritaire libanais. Sur la vingtaine de voitures piégées, explosions et autres formes d’assassinats politiques ayant secoué le pays du Cèdre depuis 2005, plus de la moitié ont eu lieu dans des quartiers chrétiens tandis que le reste était partagé entre quartiers exclusivement sunnites et zones mixtes. [...]
    Depuis sa création en 1982, le Hezbollah n’avait jamais été atteint de si près. L’Etat hébreu —malgré un réseau d’agents et une puissance de feu des plus redoutables dans la région— n’avait pas réussi à percer le cercle réduit du parti, comme il a pu le faire avec le Hamas ou d’autres organisations paramilitaires arabes.
    Le seul assassinat perpétré et revendiqué directement par Israël remonte au 16 février 1992, lorsque l’aviation de Tsahal avait intercepté un convoi du Hezbollah, le prenant au dépourvu et tuant son chef, Abbas Moussaoui, faute de pouvoir l’atteindre par d’autres moyens. Quatorze ans plus tard, pendant la guerre de juillet 2006, l’aviation israélienne avait bombardé massivement la banlieue sud de Beyrouth sans jamais réussir à mener une activité de l’intérieur contre un responsable, un bâtiment du parti ou la population civile.
    Les derniers événements dépassent donc le contexte syrien et portent un coup au mythe sécuritaire du Hezbollah. D’autant que ces deux attaques viennent s’ajouter aux tirs surprises de roquettes contre la banlieue sud, à l’explosion au passage d’un convoi du Hezbollah à la frontière syrienne ainsi qu’à l’assassinat d’un haut fonctionnaire syrien pro-Assad, Mohamad Darrar Jamo, au Liban-Sud durant la même période. [...]
    La question n’est pas tant de déterminer qui a fomenté cette opération —un groupuscule islamiste a revendiqué sur YouTube la responsabilité de l’attentat— mais de savoir si le Hezbollah va infléchir sa politique et réviser le niveau de son engagement en Syrie ou s’il va, au contraire, adopter une attitude jusqu’au-boutiste, au risque de s’exposer à de nouvelles agressions. Les partisans du leader Hassan Nasrallah vont-ils continuer à cautionner la politique du parti ou des voix internes vont-elles commencer à s’élever pour réclamer un certain ajustement ? Pour l’instant, rien n’est moins sûr.
    Le Hezbollah, allié du régime syrien durant sa tutelle sur le Liban, avait fait une première fois le pari de maintenir son alliance stratégique avec le parti baasiste au pouvoir au lendemain du retrait des troupes de Damas, suscitant l’hostilité de nombreux Libanais, notamment les sunnites, qui lui étaient pourtant favorables par le passé. Aujourd’hui, une réédition du scénario semble se produire, mais à plus grande échelle ; l’action militaire du parti en Syrie a provoqué un sentiment répulsif parmi une large frange des Syriens et des sunnites à travers le monde arabe.
 
   La popularité du Hezbollah avait pourtant battu des records au lendemain de la guerre de juillet 2006 [contre Israël], dans une région qui compte plus de 300 millions d’habitants, certains allant jusqu’à établir un parallèle entre le charismatique chef du parti et l’ancien leader panarabe Gamal Abdel Nasser. En faisant ce pari, pour la seconde fois consécutive, le parti de Dieu aurait, selon plusieurs observateurs, signé son arrêt de mort politique, en passant d’une «armée» nationale arabe à une milice cherchant exclusivement à préserver le cordon chiite qui relie l’Iran au Liban —réduisant considérablement son rôle et son envergure politique à l’échelle régionale, après avoir été longtemps le principal outil de bataille contre Israël.
    Enfin, l’attentat dans la banlieue-sud de Beyrouth constitue un pas de plus vers un embrasement sunnito-chiite au Liban, comme dans le reste de la région. Les tensions entre les deux communautés étaient montées d’un cran durant la dernière période, avec l’intensification des incidents sécuritaires au mois de juin et la radicalisation de la rue sunnite, représentée pendant des années par le courant politique modéré fondé par l’ancien Premier ministre Rafic Hariri.
    Le fait que le président de la république Michel Sleiman et le leader druze Walid Joumblatt aient pointé du doigt Israël comme l’auteur possible de cet attentat n’est pas anodin. Après deux ans de tentatives de distanciation, réduites à néant par les derniers évènements, les responsables libanais tentent d’éloigner le spectre d’une confrontation sunnito-chiite et d’éviter ainsi une glissade vers une nouvelle guerre civile."

- A Beyrouth, le Hezbollah transforme son fief en forteresse (AFP) - "les bastions du tout-puissant Hezbollah étaient déjà des "mini-Etats" au Liban, mais après deux attentats, le mouvement chiite les a transformés en une véritable forteresse de sécurité".
http://fr.news.yahoo.com/beyrouth-hezbollah-transforme-fief-forteresse-163051806.html


Monde arabe

- Tunisie : Amina quitte les Femen (Figaro.fr) - "Je ne veux pas être dans un mouvement où il y a de l'argent douteux. Et si c'était Israël qui finançait ?"
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/08/20/97001-20130820FILWWW00211-tunisie-amina-quitte-les-femen.php
   "Amina Sbouï quitte le mouvement des Femen. "Je ne veux pas être dans un mouvement où il y a de l'argent douteux. Et si c'était Israël qui finançait ? Je veux savoir. Et puis, je ne veux pas que mon nom soit associé à une organisation islamophobe", s'est-elle justifiée dans une interview au Huffington Post Maghreb.
    Inculpée pour avoir peint le mot "Femen" sur le muret d'un cimetière afin de dénoncer un rassemblement salafiste en Tunisie, elle avait passé deux mois en prison, avant d'être finalement libérée début août. Avant cela, Amina avait déjà fait scandale en publiant des photos d'elle, poitrine nue. Des inconnus lui avaient envoyé des menaces et ses proches, mal à l'aise, l'avaient qualifiée de dépressive. [...]"


Turquie

- Erdogan accuse Israël d'avoir manigancé le renversement de Morsi (Reuters)
http://fr.news.yahoo.com/erdogan-accuse-isra%C3%ABl-davoir-maniganc%C3%A9-le-renversement-morsi-145228791.html
   "Le Premier ministre islamiste turc, Recep Tayyip Erdogan, a accusé mardi Israël d'avoir en partie manigancé le renversement par l'armée du président égyptien Mohamed Morsi, des allégations qui pourraient nuire aux efforts d'Ankara pour améliorer des relations bilatérales tendues. [...] "Que disent-ils en Egypte ? Que la démocratie n'est pas dans les urnes. Qui est derrière tout ça ? Israël. Nous avons des documents en notre possession", a déclaré Recep Tayyip Erdogan devant des responsables provinciaux de son parti islamo-conservateur, l'AKP.
    En Israël, le ministère des Affaires étrangères n'a pas souhaité répondre aux allégations de Recep Tayyip Erdogan. "Il s'agit de déclarations qui ne méritent pas d'être commentées", s'est contenté de déclarer le porte-parole du ministère, Yigal Palmor."
- Erdogan: Israel orchestrated Morsi overthrow, Egypt unrest (JP)
http://www.jpost.com/Diplomacy-and-Politics/Erdogan-Israel-orchestrated-Morsi-overthrow-Egypt-unrest-323679
   "Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan accused Israel of orchestrating the Egyptian military’s overthrow of deposed Islamist president Mohamed Morsi. “Israel is behind the coup in Egypt, we have evidence,” Erdogan was quoted as saying in the Turkish daily Today’s Zaman on Tuesday. The Turkish premier cited a conversation he had with a “French Jewish intellectual” who predicted that the Muslim Brotherhood would not be permitted to rule even if it won an election “because democracy is not the ballot box.”
    Erdogan, who during his term in office has emerged as a fierce critic of Israel, has generated controversy in the past with remarks considered by some to be anti-Semitic. The premier accused an “interest rate lobby” of masterminding protests by crowds in Istanbul. He has also likened Zionism to fascism, and he has routinely accused Israel of waging a campaign of “genocide” against Palestinians.
    Erdogan is not the only leader in the last week to accuse Israel of using its power to influence events in Egypt. Last weekend, Venezuela’s president accused Israel and the United States of conspiring to oust Morsi and of stirring unrest in Syria, the AFP news agency reported. [...]"

- So what the hell was Erdogan talking about? (Elder of Ziyon) - "Who is this "French Jewish intellectual"? Almost certainly it is Bernard-Henri Lévy, the rock-star philosopher of France".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2013/08/so-what-hell-was-erdogan-talking-about.html
- Pour Erdogan, BHL serait à l'origine du coup d'État en Égypte (Newsring) - "Le bureau du Premier ministre turc a confirmé que ces déclarations sont bien des preuves pour Erdogan puisque BHL est «aussi Juif»"...
http://www.newsring.fr/monde/4227-chute-de-morsi-le-debut-de-la-fin-de-lislam-politique-dans-le-monde-arabe/65865-rlc-bhl-a-lorigine-du-coup-detat-en-egypte-selon-erdogan
   "Recep Tayyip Erdogan avait provoqué l’indignation de la communauté internationale, mardi 20 août, en affirmant qu'Israël était à l’origine du coup d’État en Égypte. Mais la preuve que celui-ci a utilisé pour justifier ses déclarations est tout aussi surprenante : des déclarations du philosophe français Bernard-Henri Lévy prononcées lors d'une conférence en 2011.
    En effet, au moment d’étayer sa théorie du complot juif contre les Frères musulmans, renversés en Égypte, Recep Tayyip Erdogan s’est appuyé sur une vidéo, sous-titrée en turque (voir vidéo ici), de Bernard-Henri Lévy lors d’une conférence à l’Université de Tel-Aviv. Pendant cette discussion sur le thème «Israël et le printemps arabe», le philosophe, artisan de l’intervention en Libye, avait été interrogé à propos d’une possible arrivée de la confrérie au pouvoir. «Tout comme Hitler en 1933. Si les Frères musulmans arrivent au pouvoir en Égypte, je ne dirai pas : 'c’est la démocratie'. La démocratie, encore une fois, ce n’est pas que les élections, ce sont des valeurs», avait estimé BHL en réponse à la question. Cette prise de position est exactement la même que celle dénoncée par Erdogan lors d'une réunion de son parti à propos d'Israël, explique le journal truc Daily News : «vous savez ce qu’on dit en Égypte, que la démocratie ne se fonde pas sur les urnes. Qui se trouve derrière cela : Israël», avait-il asséné.
    Le bureau du Premier ministre turc a confirmé que ces déclarations sont bien des preuves pour Erdogan puisque BHL est «aussi Juif». Le New York Times rappelle qu’il existe effectivement des preuves récentes et des rapports prouvant bien qu'Israël fait pression diplomatiquement sur l’Europe et les États-Unis pour soutenir l’armée face aux Frères musulmans. C'est pourquoi, pour le journal américain, «il est donc étrange pour Mr. Erdogan de choisir de mettre autant de poids sur de vieilles déclarations d’un philosophe français qui n’occupe aucun poste de rang dans son pays d’origine et en Israël»."

- Egypte : les Etats-Unis dénoncent les propos d'Erdogan sur le rôle d'Israël (AFP)
http://www.romandie.com/news/n/_Egypte_les_Etats_Unis_denoncent_les_propos_d_Erdogan_sur_le_role_d_Israel22200820132032.asp
   "La Maison Blanche a condamné mardi les propos du Premier ministre turc Reçep Tayyip Erdogan, pour qui Israël aurait orchestré la destitution du président égyptien Mohamed Morsi début juillet. "Ces propos sont très agressifs, sans fondements et faux", a affirmé un porte-parole de la présidence, Josh Earnest. [...]"

- Erdogan : un complot judéo-sioniste sinon rien !, Manuel Moreau (Causeur) - "Son complotisme aux relents antisémites pourrait bien devenir le dernier dénominateur commun de sociétés arabo-musulmanes profondément déchirées par les luttes de puissance et les tensions interconfessionnelles".
http://www.causeur.fr/erdogan-morsi-israel,23820
   "Curieux hasard ? Le jour même où le roi Abdallah de Jordanie met en garde contre les divisions ethniques et religieuses qui risquent de « détruire le monde musulman », le premier ministre turc  Recep Tayip Erdogan prend pour cible l’ennemi commun à toutes les factions, courants et mouvements de la région : le complot sioniste !
    Rarement pris en défaut sur ce terrain, Erdogan vient de récidiver. Non content d’imputer la responsabilité des émeutes populaires printanières à la microscopique communauté juive locale, le fondateur du parti islamiste AKP, au pouvoir depuis 2002 à Istanbul, où son éclat commence à pâlir, nous livre aujourd’hui son interprétation du coup d’Etat militaire égyptien.  Avec un gros scoop à la clé : Israël serait à la manœuvre,  le scénario l’éviction du président frère musulman Mohamed Morsi ayant été échafaudé dès 2011 entre le ministre de la justice de l’Etat hébreu et… « un intellectuel juif français » (sic). À ceux que cette théorie conspirationniste en diable défrise, Erdogan explique avoir des preuves. Du lourd, du solide, puisque ledit intellectuel, dont le nom, contrairement à la confession, n’a pas encore été divulgué, aurait déclaré : « Les Frères Musulmans ne seront pas au pouvoir même s’ils gagnent les élections. Car la démocratie ne se résume pas aux urnes. » Parions que ce n’est qu’un début, quelques prélèvements ADN, le podcast d’une émission de radio ou la photographie d’un serrage de mains devraient logiquement alourdir le passif du suspect mis en cause par l’inspecteur Erdogan.
    Depuis le fameux printemps arabe, dont les bourgeons semblent aujourd’hui cramoisis, la bonne vieille méthode consistant à jeter le discrédit sur son adversaire politique en l’accusant d’être à la solde d’Israël prospère comme jamais. A Benghazi, Alep, et au Caire, adversaires comme farouches opposants aux régimes en place incriminent le camp d’en face : pions du Mossad, suppôts de Tsahal, plus si affinités…
    Beaucoup pourraient croire ces inepties insignifiantes. Mais loin de se cantonner au théâtre burlesque, ce genre d’allégations rencontre un vif écho, notamment parmi les classes moyennes pieuses qui forment la base électorale d’Erdogan. Son complotisme aux relents antisémites pourrait bien devenir le dernier dénominateur commun de sociétés arabo-musulmanes profondément déchirées par les luttes de puissance et les tensions interconfessionnelles. William Hague, chef de la diplomatie britannique, annonce des décennies de discorde au Moyen-Orient. On n’a donc pas fini de rire jaune."


USA

- Procès d'un massacre en Afghanistan (AFP) - "Un soldat américain, responsable du meurtre de 16 villageois afghans en 2012, a été confronté mardi pour la première fois aux survivants du massacre" ; "Il avait reconnu avoir abattu de sang-froid 16 personnes dans deux villages afghans peu avant l'aube, dont des femmes et des enfants, et avoir brûlé leurs corps avant de se rendre". C'était l'année dernière, et la couverture médiatique sur ce sujet fut des plus minimalistes. Qu'en aurait-il été si ce massacre avait été perpétué par un soldat israélien contre un village palestinien ? Un tel silence indifférent serait-il seulement imaginable ?
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/08/21/97001-20130821FILWWW00197-proces-d-un-massacre-en-afghanistan.php


Europe

- Open letter from Roger Waters calls on musicians to boycott Israel (JTA) - "The letter, which condemns Israel for apartheid and ethnic cleansing, has been expected for several months".
http://www.jpost.com/Diplomacy-and-Politics/Open-letter-from-Roger-Waters-calls-on-musicians-to-boycott-Israel-323650

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Published by Occam - dans Août 2013
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