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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 15:27
France

- Des militaires menacés devant un lycée juif (AFP) - "Des militaires en faction devant un lycée juif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) ont été menacés de mort hier soir par un homme qui a pris la fuite après avoir fait l'apologie des attentats parisiens".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/01/21/97001-20150121FILWWW00221-des-militaires-menaces-devant-un-lycee-juif.php

- « Je ne suis pas Charlie, je suis Gaza ! », Luc Rosenzweig (Causeur) - "Un porte parole de ce groupe, soutenu par ses camarades garçons et filles, explique : « Ils l’ont cherché ! Ils ont insulté le Prophète ! Je ne suis pas Charlie, je suis Gaza. » Les thèses complotistes fusent : « C’est un coup monté ! Depuis quand traverse-t-on Paris en trois minutes sans pouvoir être arrêté ? Et cette carte d’identité oubliée par hasard ? »"
http://www.causeur.fr/%C2%AB-je-ne-suis-pas-charlie-je-suis-gaza-%C2%BB-31161.html

- Chez les juifs de France, la tentation de l’alya, Cécile Chambraud (Le Monde) - "Pour beaucoup de juifs tentés par un départ, la France a en effet changé. Ils dépeignent un pays qu’ils ne reconnaissent plus, qui, en l’espace de dix ou quinze ans, leur serait devenu inhospitalier, surtout s’ils sont pratiquants. « Il y a un sentiment d’abandon, d’incompréhension. On a le sentiment de devoir raser les murs »".
http://www.lemonde.fr/religions/article/2015/01/20/chez-les-juifs-de-france-la-tentation-de-l-alya_4559531_1653130.html
   "Léa hésitait. Les crimes d’Amedy Coulibaly ont achevé de la convaincre. Le jeudi 8 janvier, au lendemain de la tuerie à Charlie Hebdo, la jeune femme de 23 ans revenait d’Israël, où elle prolonge un programme massa – une initiation à la vie en Israël proposée par l’Etat juif aux bacheliers et aux étudiants. Les frères Kouachi couraient toujours. En prenant le métro à l’aéroport, elle a eu peur. Le lendemain, quatre personnes étaient assassinées, parce que juives, dans l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, à Paris. Ce jour-là, elle s’est décidée : elle fera son alya. Elle s’installera en Israël pour enfin se sentir « en sécurité ».
    Un nombre croissant de Français juifs a pris la même décision ces derniers mois, ou sont aujourd’hui tentés de le faire. Les meurtres de la porte de Vincennes ont accéléré un mouvement déjà manifeste. En 2014, selon les chiffres définitifs de l’Agence juive, 7 231 Français ont fait leur alya, contre 3 293 en 2013. Dans la semaine qui a suivi les attentats des 7, 8 et 9 janvier, les appels au centre téléphonique de l’Agence, à Jérusalem, ont été multipliés par trois. Plus de 2 000 personnes se sont inscrites à des réunions d’information à Paris, quand une semaine « normale » en attire entre 100 et 150. Tous ceux-là ne partiront pas forcément. Parmi ceux qui franchiront le pas, une partie indéterminée reviendra (les retours ne sont pas comptabilisés par l’Agence juive). Mais le malaise dépeint est bien réel, au point de conduire toutes les personnes interrogées à demander que l’on préserve leur anonymat. [...]
    Pour Jérôme, 41 ans, travailleur indépendant dans le marketing sportif, ce sont les faits antisémites – agressions contre des synagogues, des commerces casher, cris de « mort aux juifs » – intervenus en marge des manifestations de soutien à Gaza, en juillet 2014, à Paris et en région parisienne, qui ont été déterminants : « Depuis deux ans, ma femme voulait partir. Moi je lui disais d’attendre, que ça allait se calmer, que ça irait mieux. Au moment de Gaza, elle était en Israël, moi à Paris. Eh bien, elle avait plus peur pour moi que moi pour elle. » Bientôt, c’est décidé, ils partiront.
    Carine, 42 ans, a déjà franchi le pas il y a près de deux ans avec son mari et leurs quatre enfants. Ils se sont décidés au lendemain des assassinats commis par Mohamed Merah contre des soldats et dans une école juive, à Montauban et à Toulouse, en mars 2012. « Plusieurs amis étaient déjà partis, raconte-t-elle au téléphone depuis Netanya (à 30 km au nord de Tel-Aviv). Je ne comprenais pas tellement leur décision. Israël est un pays en guerre, les jeunes font trois ans d’armée. J’avais ma vie, ma maison, mes amis. Mais, lors de l’affaire Merah, j’ai eu très peur. Ça a été un grand choc. Ça arrivait en plus d’un tas de choses, comme une personne qui fait valser la kippa de mon fils dans un supermarché, une voisine de palier qui nous demande de retirer notre mezouza [objet de culte fixé au montant des portes]. Je me suis dit : ce n’est pas la France dans laquelle j’ai grandi. Nous sommes partis un an après les attentats de Merah. »
    Pour beaucoup de juifs tentés par un départ, la France a en effet changé. Ils dépeignent un pays qu’ils ne reconnaissent plus, qui, en l’espace de dix ou quinze ans, leur serait devenu inhospitalier, surtout s’ils sont pratiquants. « Il y a un sentiment d’abandon, d’incompréhension. On a le sentiment de devoir raser les murs », s’émeut Franck. Comme d’autres, Carine date la naissance de leur malaise du début des années 2000 : « On a senti un laisser-aller. Peut-être le développement des réseaux sociaux a-t-il fait apparaître un nombre incroyable d’antisémites. On s’alertait les uns les autres en disant : tu as vu tel site, telle déclaration ? »« Je suis né à Aubervilliers, raconte Jérôme. Je vivais dans un endroit multiculturel et multicultuel ça se passait bien. Et puis les choses se sont progressivement dégradées. Depuis dix ou quinze ans, il y a une dérive. Aujourd’hui, des événements antisémites graves, il y en a de plus en plus souvent. Des Merah, des Fofana, des Kouachi, des Coulibaly, il y en a beaucoup qui sommeillent, non ? » [...]"

- La vraie puissance destructrice du terrorisme est en chacun de nous, David Grossman (Romancier et essayiste israélien) - "La frayeur existentielle qui s’est emparée des juifs d’Europe revêt une signification redoutable. Certes, les circonstances et la situation n’ont rien à voir avec celles d’il y a soixante-quinze ans, et la prise de conscience et la sensibilité à l’égard de la situation des juifs sont infiniment plus aiguës. Néanmoins, tout être honnête doit s’interroger sur le fait que des policiers doivent protéger les juifs en Europe quand ils se rendent à la synagogue, à l’école, au jardin d’enfants : cette idée est-elle acceptable, et comment peut-il agir pour changer la réalité qui a produit cet état de choses ?"
http://www.liberation.fr/monde/2015/01/15/la-vraie-puissance-destructrice-du-terrorisme-est-en-chacun-de-nous_1181421


Israël

- Israël : Un Palestinien blesse une dizaine de personnes dans un bus (Reuters)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/01/21/97001-20150121FILWWW00042-israel-deux-passagers-agresses-dans-un-bus.php
   "Un Palestinien a poignardé mercredi une dizaine de personnes dans un bus de Tel Aviv avant d'être blessé par balle alors qu'il tentait de s'échapper, a annoncé la police israélienne. L'assaillant, originaire de la ville cisjordanienne de Tulkarem, a poignardé le chauffeur avant d'attaquer des passagers peu de temps après être monté à bord du bus, a expliqué un porte-parole de la police. Un médecin de l'hôpital Ichilov de Tel Aviv a déclaré sur la radio de l'armée que sept personnes ont été admises à l'hôpital pour y êtres soignées. Quatre d'entre elles sont sérieusement blessées."
- Tel Aviv : Un Palestinien poignarde au moins 10 personnes dans un bus (Times of Israel) - "L’homme était entré sur le territoire israélien illégalement, rapporte Haaretz. L’attaque au couteau s’est déroulée à bord du bus 40 de la compagnie Dan, sur la route Menachem Begin, autrement dit une importante avenue de la ville qui se situe près du pont Maariv, aux alentours de 7h30 mercredi matin, à l’heure de pointe où les bus sont remplis. Le Hamas se félicite de l’attaque, qu’il qualifie « d’héroïque et audacieuse contre les sionistes, » a déclaré un responsable du Hamas, Izzat al-Rishq".
http://fr.timesofisrael.com/tel-aviv-un-palestinien-poignarde-au-moins-10-personnes-dans-un-bus/
- Attentat dans un autobus à Tel Aviv : 13 blessés (i24) - "Le dernier bilan de la police fait état de 13 blessés dont 9 par arme blanche, six d'entre eux dans un état grave".
http://www.i24news.tv/fr/actu/israel/diplomatie-defense/58445-150121-attentat-a-tel-aviv-3-personnes-poignardees-dans-un-autobus
- Tel Aviv : Les passagers du bus racontent la panique et la confusion (Times of Israel) - "Liel Suissa, un élève de troisième à bord du bus, raconte qu’il a échappé de justesse à l’attaquant. « J’ai jeté mon sac sur le terroriste quand il nous a approchés, pour l’éloigner. Le chauffeur a appuyé sur le frein quand le terroriste s’est approché de nous. Il a été projeté et j’ai donné un coup de pied à la fenêtre, qui s’est cassée et nous avons pu sortir. Et le conducteur a ouvert la porte. »"
http://fr.timesofisrael.com/tel-aviv-les-passagers-du-bus-racontent-la-panique-et-la-confusion/

- Tel Aviv bus terrorist says he was motivated by Gaza War, Temple Mount, martyrdom (Haaretz) - "West Bank Palestinian Hamza Matrouk, 23, tells story to investigators; friends say he 'seemed completely normal' the night before".
http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/.premium-1.638284

- Pour les dirigeants du Hamas, l’attentat de Tel Aviv est « héroïque » (Times of Israel) - "Un dessin montrant un couteau ensanglanté aux couleurs du drapeau palestinien circule sur Internet". Voir ce dessin ici.
http://fr.timesofisrael.com/pour-les-dirigeants-du-hamas-lattentat-de-tel-aviv-est-heroique/

- Netanyahu blames Palestinian leadership for Tel Aviv attack (Times of Israel) - "The terrorist attack in Tel Aviv is the direct result of the poisonous incitement being disseminated by the Palestinian Authority against the Jews and their state. This same terrorism is trying to attack us in Paris, Brussels and everywhere. It is Hamas – Abbas’s partners in a unity government – that hastened to commend this attack. This is the same Hamas that announced it will sue Israel at the International Criminal Court in the Hague. Abbas is responsible for both the incitement and the dangerous move at the ICC in the Hague.”
http://www.timesofisrael.com/netanyahu-blames-palestinian-leadership-for-tel-aviv-attack/


Gaza & Hamas

- Gaza : les ONG invitées à évacuer leurs ressortissants français, Cyrille Louis (Le Figaro) - "Cette manifestation salafiste explicitement dirigée contre la France, sans précédent dans l'enclave, fait suite à la publication d'une caricature du prophète Mahomet dans le dernier numéro de Charlie Hebdo. Le Hamas, qui contrôle de facto la bande de Gaza depuis 2007, ne s'est pas opposé à la tenue du rassemblement".
http://www.lefigaro.fr/international/2015/01/20/01003-20150120ARTFIG00191-gaza-les-ong-invitees-a-evacuer-leurs-ressortissants-francais.php
   "Le consulat général de France à Jérusalem a recommandé lundi soir aux ONG qui emploient des expatriés français dans la bande de Gaza de les évacuer sans délai, quelques heures après une manifestation hostile qui a rassemblé quelque 200 islamistes radicaux à proximité de l'Institut français. «Le message nous a été transmis par téléphone», indique le responsable d'une de ces structures sous le couvert de l'anonymat. Une dizaine d'employés expatriés seraient concernés, selon une autre source française.
    Cette manifestation salafiste explicitement dirigée contre la France, sans précédent dans l'enclave, fait suite à la publication d'une caricature du prophète Mahomet dans le dernier numéro de Charlie Hebdo. Le Hamas, qui contrôle de facto la bande de Gaza depuis 2007, ne s'est pas opposé à la tenue du rassemblement. Les protestataires, qui brandissaient des drapeaux de Daech et exhibaient des photos des terroristes qui ont frappé le journal satirique, ont scandé «les Français en enfer» ou «Français, dégagez de Gaza ou nous vous égorgerons». Ils ont aussi brûlé un drapeau tricolore et menacé de s'en prendre à l'Institut français, avant d'être dispersés par les forces de l'ordre.
    Le centre culturel français, seule implantation étrangère de cette taille dans la bande de Gaza, a récemment été la cible de plusieurs attaques qui n'ont pas fait de victimes mais ont causé des dégâts matériels non négligeables. Des explosions l'ont visé en octobre et en décembre, sans que les auteurs aient pu être interpellés. Des tags promettant l'«enfer» aux journalistes français ont par ailleurs été découverts ce week-end sur les murs du bâtiment. Le centre est fermé depuis plusieurs mois et les autorités françaises s'interrogent désormais sur la capacité du Hamas à garantir la sécurité de leurs ressortissants."
- À l’appel du Hamas, 300 manifestants conspuent Charlie Hebdo à Gaza (AFP) - "les participants, qui répondaient à l’appel du Hamas, ont scandé des slogans louant le prophète et dénonçant Charlie Hebdo".
http://fr.timesofisrael.com/a-lappel-du-hamas-300-manifestants-conspuent-charlie-hebdo-a-gaza/

- La voiture d'un responsable explose à Gaza (AFP) - "Des attaques similaires ont eu lieu au cours des derniers mois dans la bande de Gaza, sans être revendiquées".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/01/20/97001-20150120FILWWW00069-la-voiture-d-un-responsable-explose-a-gaza.php
   "Des hommes non identifiés ont fait exploser dans la nuit la voiture d'un responsable de la sécurité au sein du ministère de l'Intérieur à Gaza, tenu par le Hamas islamiste, ont indiqué le ministère et des témoins. Cette explosion est un signe supplémentaire des vives tensions auxquelles est en proie actuellement le territoire palestinien.
   "Une bombe artisanale a endommagé la voiture d'un officier de la police militaire garée devant son domicile dans le nord de la ville de Gaza sans faire de victime", a indiqué dans un communiqué le porte-parole du ministère Iyad al-Bozoum. Selon des témoins, la voiture appartenait au colonel Helmy Khalaf, directeur administratif et financier au sein de la police militaire. Des attaques similaires ont eu lieu au cours des derniers mois dans la bande de Gaza, sans être revendiquées.
    Cette explosion est survenue quelques heures après un rassemblement exceptionnel, sinon unique, de 200 islamistes radicaux brandissant ouvertement le drapeau noir des jihadistes hier. Les manifestants ont brûlé le drapeau français et menacé de s'en prendre aux Français après la publication par Charlie Hebdo d'une nouvelle caricature du prophète Mahomet. [...]"


"Processus de paix"


- La voiture d’un professeur palestinien qui voyageait à Auschwitz incendiée (Times of Israel)
http://fr.timesofisrael.com/la-voiture-dun-professeur-palestinien-qui-voyageait-a-auschwitz-incendiee/
   "La voiture de Mohammed Dajani, professeur palestinien qui a démissionné sous la pression de Université Al-Quds en mai dernier après avoir emmené 30 étudiants palestiniens visiter le camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau, en Pologne, a été incendiée vendredi soir dernier devant son domicile du quartier de Beit Hanina de Jérusalem Est. [...]
    L’incident l’attriste plus qu’il ne l’effraie, dit-il. « Je regrette la mentalité et la culture qui poussent les détracteurs à utiliser la violence au lieu du dialogue. C’est la culture que nous aimerions changer grâce à nos projets visant à installer un centre universitaire du mouvement Wasatia pour enseigner la conciliation et la résolution des conflits. » [...]"

- Girl sings Haifa and Jaffa are “Palestine” at PA ministry festival (PMW) - vidéo ici.
http://www.palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=13733
   "At a festival in Bethlehem, a young girl performed the Palestinian hit song "Oh flying bird," which misrepresents several Israeli cities and towns as being in “Palestine.” The festival was organized by official Palestinian Authority TV’s children’s program The Best Home in cooperation with the PA Ministry of Tourism and local NGOs. The festival was broadcast on PA TV. In the song, a bird is told to send greetings to different places in "my beautiful country Palestine." The full version mentions the following places in Israel as “Palestine”: Safed, Tiberias, Acre, Haifa, Nazareth, Beit Shean, Jaffa and Ramle. Click to view [...]"

- UN, EU Think Oslo Accords Bind One Party Only – Israel, Evelyn Gordon (Commentary)
https://www.commentarymagazine.com/2015/01/19/un-eu-think-oslo-accords-bind-one-party-israel/
   "[...] According to Article 31(7) of the 1995 Oslo II agreement (formally titled the Interim Agreement on the West Bank and the Gaza Strip), “Neither side shall initiate or take any step that will change the status of the West Bank and the Gaza Strip pending the outcome of the permanent status negotiations.” This isn’t some trivial technicality; it constitutes the very heart of the Oslo Accords: that Israel and the Palestinians will resolve their differences through negotiations, not unilaterally.
    Nevertheless, the Palestinians have grossly and repeatedly violated this clause, including by obtaining UN recognition as a nonmember observer state in 2012, applying to the Security Council for full UN membership last month and joining the ICC as a state party earlier this month. All these moves are aiming at unilaterally changing the status of the West Bank and Gaza from territories whose future will be determined through negotiations to territories belonging to a Palestinian state. Yet no UN or EU official has ever criticized these moves for violating Palestinian obligations under the Oslo Accords, and in fact, both the UN and the EU actively supported them.
    It was the UN General Assembly that accepted “Palestine” as a nonmember observer state, with half the EU’s 28 members voting in favor and only one voting against. In last month’s Security Council bid, two of the council’s four EU members voted in favor and none voted against. And when “Palestine” applied to the ICC this month, UN Secretary-General Ban Ki-moon immediately announced that it qualified for membership and would join on April 1, although technically, the court itself should make this decision, as it did when the Palestinians first tried to join in 2009.
    In other words, both the UN and the EU think it’s fine for the Palestinians to ride roughshod over their core obligations under the Oslo Accords, but it’s unacceptable for Israel to violate even the most minor element of those accords. [...]"


Liban, Syrie & Hezbollah

- Après son raid sur le Golan, Israël se prépare à de possibles représailles, Cyrille Louis (Le Figaro) - "«Nous ne nous attendions pas à ce que les tués aient une telle envergure, certainement pas le général iranien», a affirmé ce responsable, visiblement soucieux de prévenir une escalade à la frontière nord. Il a aussi précisé : «Nous pensions toucher une unité ennemie qui s'apprêtait à mener une attaque contre la clôture frontalière»".
http://www.lefigaro.fr/international/2015/01/20/01003-20150120ARTFIG00524-apres-son-raid-sur-le-golan-israel-se-prepare-a-de-possibles-represailles.php
   "Les dirigeants israéliens, qui s'appliquent en règle générale à maintenir le flou autour des opérations militaires contre le Hezbollah, ont été contraints mardi de faire une légère entorse à cet usage. Une source sécuritaire citée par l'agence Reuters a implicitement confirmé l'implication de Tsahal dans les frappes qui ont tué dimanche six membres du Hezbollah libanais ainsi qu'un haut responsable iranien sur la portion syrienne du plateau du Golan. «Nous ne nous attendions pas à ce que les tués aient une telle envergure, certainement pas le général iranien», a affirmé ce responsable, visiblement soucieux de prévenir une escalade à la frontière nord. Il a aussi précisé : «Nous pensions toucher une unité ennemie qui s'apprêtait à mener une attaque contre la clôture frontalière».
    Ces déclarations interviennent alors que l'Iran et le Hezbollah multiplient les menaces de représailles contre l'Etat hébreu. Mohammad Ali Jafari, le commandant des Gardiens de la révolution iraniens, a prévenu mardi qu'Israël doit s'attendre à «un coup de tonnerre dévastateur». L'unité d'élite avait confirmé, la veille, la mort du général Ali Allahdadi dans la destruction d'un convoi circulant sur le plateau du Golan, près de la ville-frontière de Quneitra. Le Hezbollah, dont deux commandants ont également été tués par les frappes israéliennes, a fait savoir qu'il riposterait «à l'endroit et au moment opportuns». «Ce sera plus qu'une réponse mais moins qu'une guerre», croit savoir le quotidien libanais al-Safir, proche de la milice chiite.
    Les stratèges israéliens partent du principe que le Hezbollah, accaparé par son engagement au côté de Bachar el-Assad, n'a pour l'heure aucun intérêt à ouvrir un autre front. Depuis janvier 2013, ils ont d'ailleurs ordonné des frappes aériennes contre plusieurs convois d'armes apparemment destinés à la milice chiite, principalement sur le sol syrien, sans susciter de réaction majeure. Mais ces attaques semblent à la longue irriter le Parti de Dieu, qui menace désormais de répliquer. Selon des sources militaires israéliennes, c'est d'ailleurs pour préparer cette riposte - sous forme d'infiltrations ou d'engins explosifs posés le long de la frontière - que plusieurs commandants libanais circulaient dimanche sur le plateau du Golan. Parmi eux figuraient Djihad Moughniyeh, fils d'un ex-chef militaire du Hezbollah tué dans un attentat en 2008, ainsi que plusieurs combattants iraniens.
   «L'axe du mal tout entier - l'Iran, la Syrie et le Hezbollah - a subi un coup très dur doublé d'une humiliation publique», constate l'éditorialiste Alex Fishman dans le quotidien israélien Yediot Ahronoth. A l'instar de nombreux commentateurs, il estime cependant que le «coup de maître» réussi par Tsahal n'est pas sans risque. «Pour l'heure, tout le monde a mis sa tête dans le sable en espérant que cet incident n'entraînera pas de conséquence grave», écrit-il. Rien n'indique, après tout, que l'Iran souhaite engager une confrontation avec l'Etat hébreu alors qu'il est déjà mobilisé à la fois en Syrie et en Irak. A toutes fins utiles, cependant, l'armée israélienne a déployé ses batteries antimissiles «Dôme de fer» et concentré des troupes dans le nord du pays. Mardi après-midi, Benyamin Nétanyahou a par ailleurs réuni son cabinet de sécurité afin d'évaluer l'évolution menace aux frontières syrienne et libanaise."

- Israël et le Hezbollah, en attendant la prochaine guerre, Benjamin Barthe & Piotr Smolar (Le Monde) - "Depuis l’été 2014, les hauts gradés israéliens n’ont cessé de mettre en garde contre l’accroissement des capacités offensives du Hezbollah et l’expansion de son arsenal balistique, dissimulé en zone urbaine, à l’instar de ce qu’a fait le Hamas dans la bande de Gaza".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/01/21/israel-et-le-hezbollah-en-attendant-la-prochaine-guerre_4560244_3218.html
   "[...] Trois jours avant le raid, dans une interview fleuve à la chaîne Al-Mayadeen, Hassan Nasrallah avait défié « l’entité sioniste ». Le secrétaire général de la formation chiite avait confirmé que ses troupes étaient en possession de missiles Fateh-110, de confection iranienne, d’une portée de 300 kilomètres. Et il avait revendiqué le droit de riposter aux bombardements de l’aviation israélienne en Syrie, où celle-ci a détruit plusieurs sites militaires et dépôts d’armes du Hezbollah depuis 2011. Y compris par une incursion de ses forces en Galilée, dans le nord d’Israël.
    Depuis l’été 2014, les hauts gradés israéliens n’ont cessé de mettre en garde contre l’accroissement des capacités offensives du Hezbollah et l’expansion de son arsenal balistique, dissimulé en zone urbaine, à l’instar de ce qu’a fait le Hamas dans la bande de Gaza. « Ils ont un stock d’environ 100 000 roquettes, de haute précision, capable d’atteindre n’importe quel point en Israël, souligne une source officielle israélienne. Nos boucliers de défense ne suffiraient pas à contenir entre 2 000 et 3 000 roquettes lancées par jour contre notre territoire. »
    Mais qui prendrait la responsabilité d’une nouvelle guerre ? La plupart des observateurs, au Liban comme en Israël, ne croient pas à des représailles d’envergure du Hezbollah. Les négociations en cours sur le nucléaire iranien et la possibilité d’une levée des sanctions économiques contre Téhéran pourraient inciter le régime iranien à ravaler sa fierté. Et à modérer l’ardeur de son protégé libanais. « Toute cette histoire sera oubliée dans quelques semaines, assure Mario Abou Zeid, analyste à l’institut Carnegie de Beyrouth. La priorité du Hezbollah, c’est la Syrie. »
    C’est en 2012 que la milice libanaise est entrée chez son voisin syrien. En volant à la rescousse du clan Assad, le Hezbollah cherche à protéger ses lignes de ravitaillement, la clé de son endurance dans la guerre de trente-quatre jours en 2006, durant laquelle la milice chiite avait porté de rudes coups à l’armé israélienne. Après avoir permis aux forces régulières de casser la dynamique rebelle, les combattants du Hezbollah sont aujourd’hui enlisés. Un millier sont morts depuis 2012. Dans un cruel retournement de l’Histoire, les insurgés syriens usent contre les paramilitaires libanais des techniques de guérilla qui étaient jusque-là leur apanage. « La Syrie, c’est le Vietnam du Hezbollah », clame Mario Abou Zeid. Le parti chiite libanais paie aussi sa collusion avec le régime Assad par l’effondrement du capital de sympathie dont il bénéficiait dans son pays. Difficile dans un tel contexte de rallumer les hostilités depuis le territoire national. « C’est comme si Nasrallah avait été mis échec et mat. Le coup des Israéliens est brillant », confie Joseph Bahout.
    Trop brillant, peut être même. Mardi 20 janvier, une source militaire a fait savoir à l’agence Reuters que la présence du haut gradé iranien dans la colonne visée sur le Golan n’était pas connue. « Il s’agit clairement d’une erreur, explique le professeur Eyal Zisser, de l’université de Tel Aviv. Je ne vois pas l’intérêt de tuer un responsable iranien. Rien ne va changer de façon dramatique. C’est la musique qui compte. Il fallait baisser le volume, d’où le mea culpa officiel. » Un mea culpa qui a déclenché les critiques acerbes de la presse israélienne, qui y voit un indice d’amateurisme. La thèse du raid au succès embarrassant ne convainc pas tout le monde. A deux mois des législatives israéliennes, la possibilité d’une manœuvre électorale est aussi évoquée. « En se basant sur des incidents passés, on peut déduire que le timing des attaques n’est pas toujours déconnecté des scrutins », a souligné dimanche Yoav Galant, général en retraite, numéro deux sur la liste d’un nouveau parti, Kulanu (centre droit).
    L’embarras israélien est partagé par Hassan Nasrallah, pour d’autres raisons. Longtemps adulé au Proche-Orient comme homme d’action, le moine-soldat du Hezbollah fait désormais face à un dilemme. Une absence de riposte entamerait son prestige, déjà entaché, aux yeux de nombreux Arabes sunnites, par son soutien à la dictature Assad. Mais des représailles mal calculées pourraient dégénérer en un conflit généralisé, susceptible d’ébranler encore un peu plus son assise. « Nasrallah doit répliquer pour restaurer la capacité de dissuasion de son mouvement, tout en évitant le pas de trop, qui enclencherait une escalade inarrêtable », décrypte Riad Kahwaji, un expert militaire libanais. [...]"

- Killing three birds with one stone, Alex Fishman (Ynet) - "Even those who planned the Quneitra strike never imagined the entire axis of evil – Iran, Syria and Hezbollah – would be hit at once, suffering a painful public humiliation. An operation aimed at foiling tactical events has turned into a strategic crisis".
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4617050,00.html

- Nasrallah's revenge will come when he's ready, Yaron Friedman (Ynet) - "Hezbollah will respond to the deaths of six fighters and six Iranians in a strike in Syria; meanwhile, Israel has apparently sent a clear message".
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4617312,00.html
   "[...] The purported Israeli airstrike constitutes a sharp and clear response to an interview Hezbollah leader Hassan Nasrallah gave last week to Beirut-based television station Al Mayadeen in which he threatened Israel with a flare-up in the Golan area and the conquest of the Galilee. And the operation served as a unique opportunity to eliminate in one go a large number of senior Hezbollah officials who were engaged in constructing the future threat to the State of Israel – the Golan Heights front. Israel's message is clear – zero tolerance for any Hezbollah presence along the Syrian border. [...]"


Argentine

- La présidente argentine trébuche sur l'Iran, Alice Pouyat (Le Figaro) - "Ce décès [du procureur Nisman] est un choc car il intervient à la veille d'un jour clé : le procureur devait détailler lundi, devant le Congrès, des accusations très lourdes contre la présidente argentine et quatre de ses proches, dont le ministre des Affaires étrangères. Selon [lui], l'administration de Cristina Kirchner a tenté d'occulter la responsabilité de l'Iran dans l'attentat de 1994 [qui a tué 85 juifs]. Cet attentat antisémite, le plus grave qu'a connu le pays, a traumatisé la communauté juive d'Argentine, la plus importante d'Amérique latine".
http://www.lefigaro.fr/international/2015/01/19/01003-20150119ARTFIG00380-la-presidente-argentine-trebuche-sur-l-iran.php
   "Sous la bannière «Yo soy Nisman» (Je suis Nisman), référence au slogan «Je suis Charlie», une manifestation était convoquée lundi soir à Buenos Aires, à la suite d'une mort qui ébranle l'Argentine. Et la fait douter de ses institutions. Dans la nuit de dimanche à lundi, Alberto Nisman, le procureur chargé d'enquêter sur l'attentat de 1994 contre l'Amia, la mutuelle juive de Buenos Aires, qui avait fait 85 morts et 300 blessés, a été retrouvé sans vie dans son appartement, une balle dans la tête.
    Ce décès est un choc car il intervient à la veille d'un jour clé : le procureur devait détailler lundi, devant le Congrès, des accusations très lourdes contre la présidente argentine et quatre de ses proches, dont le ministre des Affaires étrangères. Selon un document de 300 pages (dont seuls quelques détails ont été rendus publics jusqu'ici car y apparaît le nom d'agents des services de renseignement), l'administration de Cristina Kirchner a tenté d'occulter la responsabilité de l'Iran dans l'attentat de 1994.
    Cet attentat antisémite, le plus grave qu'a connu le pays, a traumatisé la communauté juive d'Argentine, la plus importante d'Amérique latine. «Aujourd'hui, la bombe de l'Amia a éclaté à nouveau», a réagi lundi Julio Schlosser, président de la Délégation des associations israélites argentines.
    Plus largement, cette affaire inquiète tout le pays car elle met en évidence les zones d'ombre des institutions. En dépit de vingt ans d'investigations, l'affaire, qui a connu de nombreux rebondissements, n'a jamais été résolue. Un juge a été destitué et un ex-président a été mis en examen pour irrégularité dans l'enquête. Une piste locale a longtemps été évoquée, puis écartée.
    La semaine dernière, nouveau rebondissement: Alberto Nisman affirme être en possession d'écoutes téléphoniques qui montreraient que l'administration Kirchner a «négocié» l'impunité de terroristes iraniens. En 2006, un mandat d'arrêt international avait été lancé à l'encontre de cinq ex-membres du pouvoir iranien. Mais, en 2013, le gouvernement Kirchner conclut un accord avec Téhéran pour créer ensemble une «commission de la vérité», très critiquée par ceux qui estimaient qu'elle allait à l'encontre de l'indépendance de l'enquête argentine. Selon Nisman, le gouvernement aurait tenté de couvrir l'Iran pour s'assurer du pétrole à bon prix, en échange de céréales.
    Depuis le début, le gouvernement réfute les accusations et crie au complot destiné à «le destituer». À quelques mois de l'élection présidentielle d'octobre 2015, la justice multiplie enquêtes et révélations contre Cristina Kirchner, dont le mandat n'est pas renouvelable. L'audition devant le Congrès était censée éclaircir ces accusations. Une enquête est donc ouverte pour faire la lumière sur la mort de Nisman et déterminer s'il s'agit d'un suicide ou d'un assassinat. Dimanche, ses gardes du corps, qui devaient venir le chercher, ont trouvé la porte de son appartement fermée à clé de l'intérieur. Le corps gisait dans la salle de bains. À côté de lui, un calibre 22. La semaine passée, Nisman avait confié au journal Clarín qu'il redoutait de trouver la mort dans cette affaire."

- Argentine prosecutor's death: The latest act in the Iran-Israel saga (Haaretz) - "Alberto Nisman was the Argentine prosecutor investigating Iran's hand in the 1992 and 1994 bombings of Jewish targets; Imad Mughneiyeh, father of the Hezbollah commander killed in Syria on Sunday, was suspected of organizing the Argentina attack".
http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/.premium-1.638038

- Alberto Nisman was a martyr in the fight for justice, Ronen Bergman (Ynet) - "When we met in Tel Aviv in 2007, I believed that the Argentine prosecutor's determination to expose the Hezbollah and Iranian role in the AMIA bombing was bravado; I was wrong and he paid with his life".
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4617288,00.html

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