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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 00:51
France

- Dieudonné affirme avoir été reçu par Mahmoud Ahmadinejad (Reuters)
http://lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-40974508@7-37,0.html
   "Le parti de l'humoriste et activiste politique français Dieudonné M'Bala M'Bala, condamné pour antisémitisme, annonce que ce dernier a été reçu par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad lors d'une visite en Iran. "L'entretien a duré une heure. Détendu et amical, celui-ci a permis d'aborder de nombreux sujets, entre autres, le sionisme", a précisé dans un communiqué sa formation, qui s'intitule "Parti antisioniste".
    Accompagné du président de son parti, Yahia Gouasmi, Dieudonné s'est ensuite rendu à l'ambassade de France à Téhéran dans l'intention d'y rencontrer Clotilde Reiss, la jeune universitaire française poursuivi pour espionnage par la justice iranienne, relate leur parti. "Il leur a été notifié une fin de non-recevoir par M. Renaud Salins, premier conseiller auprès de l'ambassadeur de France à Téhéran. Ce refus de M. l'ambassadeur émanait des plus hautes autorités françaises", précise la formation de Dieudonné. [...]"

- France 2 fait lanterner le CRIF, Luc Rosenzweig (Causeur.fr)
http://www.causeur.fr/france-2-fait-lanterner-le-crif,3328
   "Cela fait maintenant plus d’un an que Patrick de Carolis, PDG de France Télévisions, a accepté la demande de Richard Prasquier, président du CRIF, de former un groupe d’experts pour faire toute la lumière possible sur l’affaire Enderlin-Al Dura. Réunies sous l’égide de Patrick Gaubert, président de la LICRA, les deux parties s’accordent pour faire venir Jamal Al Dura à Paris, pour qu’il soit soumis à des examens médico-légaux. Ceux-ci devraient confirmer, ou infirmer la version de France 2, selon laquelle il a été grièvement blessé par des tirs israéliens à Gaza le 30 septembre 2000.
    Aujourd’hui, Richard Prasquier s’impatiente et le fait savoir à Patrick de Carolis. Ce dernier argue du fait que, bloqué à Gaza, Jamal Al Dura, ne peut aller faire renouveler son passeport périmé à Ramallah. Les autorités israéliennes ont fait savoir à Richard Prasquier qu’à ce jour aucune demande de laissez-passer n’a été formulée ni par France 2, ni par Jamal Al Dura. Elles ajoutent qu’elles ne mettraient aucun obstacle à ses déplacements si une telle demande leur parvenait. Alors Patrick, qu’est-ce qu’on attend ?"

- Le réseau des ONG palestiniennes remporte le Prix des Droits de l’Homme de la République française 2009 (Communiqué) - 15.000 euros de la part de la France qui, à mon humble avis - et j'espère me tromper -, n'aideront pas à promouvoir la paix, bien au contraire.
http://www.france-palestine.org/article13299.html
   "En Novembre 2009, le jury de la Commission nationale consultative française des droits de l’homme en France a sélectionné le Réseau des Organisations Non-Gouvernementales Palestiniennes (PNGO) comme l’un des cinq lauréats, choisi parmi des candidats du monde entier, du Prix des droits de l’homme de la République française 2009. [...]
    Bernard Kouchner, Ministre français des Affaires Etrangères, remettra le prix des droits de l’homme aux représentants du PNGO à Paris le 10 Décembre 2009, à l’occasion du 61e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. En outre, le Réseau PNGO recevra une subvention 15.000 Euros, contribution pour la réalisation de ses activités pour la défense des libertés et le renforcement des droits de l’homme. [...]
    Le Réseau PNGO considère cette distinction comme un message de satisfaction et de soutien aux efforts déployés par les organisations de la société civile palestinienne. Ces organisations travaillent à renforcer les droits de l’homme, à défendre les libertés, et à promouvoir la restauration de l’unité nationale en Palestine, ceci dans des conditions très difficiles et compliquées dues à l’occupation israélienne. PNGO réseau affirme que le fait d’être récompensé de ce Prix lui permettra d’accentuer ses efforts visant à renforcer et à soutenir et à développer la société civile palestinienne, élevant sa voix à différents niveaux."

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Processus de paix

- Rejet palestinien d'une offre israélienne pour une reprise des négociations (AFP) - Devinez qui restera néanmoins accusé d'intransigeance ?
http://lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-40972581@7-37,0.html
   "L'Autorité palestinienne a rejeté une nouvelle offre de reprise des négociations de paix avec Israël sans arrêt préalable de la colonisation, a-t-on appris dimanche de source palestinienne. Cette offre n'a toutefois pas été confirmée côté israélien. "Israël a proposé par l'intermédiaire de l'administration américaine de reprendre les négociations" en étendant les zones sous contrôle palestinien en Cisjordanie occupée, a déclaré à l'AFP un haut responsable palestinien. "La raison du refus est que l'Autorité palestinienne demande en premier lieu un arrêt des implantations en Cisjordanie et à Jérusalem-est", a-t-il ajouté sous couvert de l'anonymat. [...]
    Selon ce responsable, l'offre israélienne prévoyait de transférer à l'Autorité palestinienne des zones de Cisjordanie actuellement sous le contrôle de l'armée israélienne, la libération de 400 Palestiniens détenus dans des prisons de l'Etat hébreu, l'allègement du dispositif de points de contrôle israéliens en Cisjordanie ainsi qu'un gel partiel de la colonisation à l'exclusion de Jérusalem-est. [...]"

- Mahmoud Abbas aurait refusé une nouvelle reprise des négociations de paix avec Israël (Guysen.International.News / 2009-11-22 00:36) - un peu plus de précisions :
   "La 10e chaîne israélienne a rapporté, ce samedi soir, que le président Mahmoud Abbas avait refusé une nouvelle proposition des États-Unis pour reprendre les négociations avec Israël. L'administration américaine aurait proposé un texte, qu'Israël aurait accepté, qui prévoit : la libération de 400 prisonniers du Fatah détenus dans les prisons israéliennes avant la fête musulmane de l'Aïd, l'extension du contrôle total de l'Autorité palestinienne sur la zone B et partielle sur la zone C ainsi que la fourniture d'armes aux forces de sécurité palestiniennes. Mahmoud Abbas aurait refusé de reprendre toute négociation."

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Israël

- Gilo, un quartier devenu une colonie…, Jean-Marie Allafort (Un écho d'Israël) - En 2000, "la presse internationale ne parlait pas en général de colonies ou d’implantations mais bien "d’un quartier au sud de Jérusalem"." Gilo est géographiquement au sud-ouest de Jérusalem.
http://www.un-echo-israel.net/Gilo-un-quartier-devenu-une
   "Depuis plusieurs jours, un concert tournant d’ailleurs à la cacophonie résonne sur toutes les ondes de radio, les chaînes de télé, les sites web et la presse écrite : "Israël va construire 900 nouveaux logements dans la colonie de Gilo à Jérusalem-Est" [Exemple ici]. Tout d’abord excusons les rédactions de New York, de Londres ou d’Amsterdam pour leur manque de connaissance de la géographie de Jérusalem : Gilo, quartier de quelque 32 000 habitants, se situe au sud-ouest de Jérusalem et non pas à l’est comme toutes les dépêches l’affirment. Même le Conseil Œcuménique des Églises, dont les membres ne savent manifestement pas où situer Gilo sur une carte, y est allé, depuis Genève, de sa protestation solennelle sur la seule foi de dépêches d’agences. Doit-on aussi excuser ces mêmes rédactions pour leur courte mémoire et le changement de terminologie opéré en l’espace de quelques années ?
    Au début de la seconde Intifada, dès octobre 2000, Gilo a été la cible de près d’une centaine de tirs en tout genre depuis la localité palestinienne de Beit Jalla. Les Tanzim pénétraient alors de force dans les maisons des chrétiens pour tirer sur Gilo, pour attirer la réplique israélienne et pouvoir dire que les Israéliens bombardaient les chrétiens. Une des premières victimes de ces tirs sur Gilo (seulement blessée heureusement) avait été une femme arabe. Il est vrai que récemment, la presse française, dont le vocabulaire est particulièrement indigent lorsqu’il s’agit de la réalité israélienne, a signalé le phénomène de la présence de « Palestiniens » dans les « colonies » (traduction : on trouve dans des quartiers périphériques de Jérusalem des arabes de nationalité israélienne). A l’époque, la presse internationale ne parlait pas en général de colonies ou d’implantations mais bien "d’un quartier au sud de Jérusalem" (tiens, il y a 9 ans, on connaissait la géographie !). Heureusement pour nous, depuis Internet, les archives sont plus facilement accessibles et on peut constater cette évolution sémantique…
    Située sur la plus haute colline de Jérusalem, à 850 m d’altitude, au-delà de la ligne verte, Gilo a été fondé en 1971. Lors de sa construction, aucune instance internationale ne protesta tant il était évident que ce quartier n’était pas construit au cœur d’une population palestinienne et qu’il n’était pas situé à Jérusalem-est. Gilo, contrairement à des implantations comme Maalé Adoumim, Pisgat Zéev ou Har Homa, ne fit presque jamais l’objet de controverses.
    Aujourd’hui, les Palestiniens considèrent que ce quartier serait construit sur une terre volée appartenant à la ville de Beit Jalla près de Bethléem. En réalité, cette terre n’a jamais appartenu à des propriétaires arabes, et personne ne serait en mesure présenter un quelconque titre de propriété.
    La classe politique israélienne dans son ensemble est unie pour déclarer haut et fort que Gilo ne peut être considéré comme une implantation. Le président de l’Etat, Shimon Pérès, est lui aussi monté au créneau pour répondre à la Maison Blanche qui s’indigne d’une telle décision d’Israël : "Le quartier de Gilo est une partie indivisible d’Israël" a déclaré le chef de l’Etat. Pour Israël, il n’est pas question de céder. Si Gilo est une implantation, d’autres quartiers de Jérusalem-ouest seront dans le collimateur des revendicateurs en tout genre.
    Enfin, précisons que ce n’est pas le gouvernement d’Israël ni encore moins le Premier ministre Binyamin Netanyahu qui ont pris la décision de construire de nouveaux logements à Gilo mais la commission de planification de la ville de Jérusalem. Et pour être encore plus précis, la dite commission a seulement donné son feu vert à l’étude d’un tel projet et de nombreuses démarches restent encore à effectuer avant que les pelleteuses commencent à creuser dans le sol. Facile de mettre le feu aux poudres. Mission presque impossible que celle d’éteindre un incendie virtuel !"

- Shimon Pérès : Israël cessera de construire dans les implantations une fois que les pourparlers auront débuté (Guysen.International.News / 2009-11-22 15:55)
   "Le gouvernement du Premier ministre Binyamin Netanyahou s'est engagé à faire cesser la construction dans les implantations en Judée-Samarie, une fois que les pourparlers avec les Palestiniens seront relancés, a déclaré dimanche le président Shimon Pérès lors d'une visite officielle en Egypte."

- Peres : "Les implantations, une question marginale" (JP)
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1258705162424&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "[...] Les constructions dans les implantations sont "une question marginale… quelques bâtisses qui sont devenues un problème central pour de fausses raisons", a expliqué Peres après la réunion [avec Moubarak], ajoutant qu'une reprise des pourparlers apporterait une solution à tous les points de conflits. [...]"

- Druzes - Les combattants non-Juifs d'Israël (Vidéo 4mn)
http://www.dailymotion.com/video/xb87ic_soldats-druze-de-tsahal_news

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Gaza & Hamas

- Gaza : reprise des tirs, Greer Fay Cashman & Herb Keinon (JP)
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1258705157164&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Retournement de situation. Peu de temps après l'annonce du Hamas, samedi, selon laquelle il s'était mis d'accord avec les autres groupes terroristes de Gaza pour ne plus attaquer Israël, Tsahal a frappé plusieurs cibles du groupe islamiste, dans la nuit de samedi à dimanche. L'armée israélienne ripostait au tir d'une roquette Kassam.
    Plusieurs usines d'armement dans le nord et le centre de la bande côtière, ainsi qu'un tunnel de contrebande dans le sud, ont été bombardés par l'aviation israélienne. Selon le bureau de communication de l'armée, une roquette Kassam avait été tirée, peu de temps avant, en direction d'une zone d'habitation civile. Elle a frappé la région de Shaar Hanéguev, sans faire de victimes ni de dégâts matériels.
    Selon le Premier ministre Hamas, Fathi Hamad, la décision de cesser les attaques contre Israël avait justement été prise pour éviter les ripostes israéliennes. Elle devait également faciliter la "reconstruction" de Gaza, depuis l'opération Plomb durci. Le mouvement ajoute cependant que, dans le cas où des soldats israéliens entreraient dans la bande de Gaza, les groupes armés auraient "carte blanche pour réagir". Le Hamas sera "jugé sur ses actions et non sur ses paroles", a répondu le bureau du Premier ministre. [...]"

- Gaza: accord des factions palestiniennes pour cesser les tirs contre Israël, selon le Hamas (AFP) - Le FPLP dément.
http://lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-40973455@7-60,0.html
   "Les Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, ont fait état dimanche d'un accord avec les autres factions palestiniennes de la bande de Gaza pour un arrêt des tirs de roquettes contre Israël. Mais l'accord a été aussitôt démenti par la branche armée de l'une de ces factions, le Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP). [...] "Nous affirmons n'avoir aucune part dans tout accord visant à stopper les tirs de roquettes contre Israël ou à neutraliser toute forme de résistance légitime" à l'occupation israélienne, ont toutefois annoncé les Brigades Abou Ali Moustafa, du FPLP, dans un communiqué. [...]"

- Le passage de Kerem Shalom ouvert pour le transit de nourriture vers Gaza (Guysen.International.News / 2009-11-22 09:29)
   "L'agence palestinienne de presse Maan a annoncé que le passage de Kerem Shalom sera ouvert dimanche pour le transit de nourriture vers la Bande de Gaza. Par contre, les terminaux de Nahal Oz et Karni resteront fermés. 130 camions environ de nourriture pénètreront à Gaza par Kerem Shalom, transportant entre autres 600 veaux."

- Gaza : Israël donne son feu vert à l'exportation de fleurs vers l'Europe (Guysen.International.News / 2009-11-22 11:54)
   "Sous la pression des Pays-Bas, Israël a accepté d'autoriser les horticulteurs gazaouis à exporter leurs fleurs vers l'Europe. La première livraison s'effectuera le 10 décembre."

- L’Egypte a stoppé sa lutte contre les tunnels de contrebande, Shraga Blum (Arouts 7) - aux USA, "on parle déjà de sanctions éventuelles" contre Le Caire :
http://www.actu.co.il/2009/11/legypte-a-stoppe-sa-lutte-contre-les-tunnels-de-contrebande/
   "[...] Après l’Opération « Plomb Durci », les Israéliens mais aussi la Communauté internationale, avaient exigé de l’Egypte qu’elle renforce son contrôle de la zone frontalière et qu’elle mette tout en œuvre pour lutter contre la construction de tunnels souterrains et l’acheminement d’armement vers la Bande de Gaza. Ce que fit Hosni Moubarak avec une certaine réussite pendant plusieurs mois, comprenant qu’il était aussi de l’intérêt de l’Egypte de réduire les possibilités de voir déferler sur son sol de milliers de Gazaouis empruntant ces mêmes tunnels en sens inverse.
    Or depuis quelques jours, les sources militaires indiquent que toutes les opérations de surveillance et de ratissage ont été interrompues en date du 16 novembre dernier, ce qui a entraîné une brusque et nette augmentation du transport d’armement au profit du Hamas. On estime à une cinquantaine le nombre de tunnels qui ont recommencé à fonctionner à « plein régime ». Cette interruption a été constatée sur quatre points :
    1. Toutes les troupes égyptiennes stationnées dans la nord-Sinaï ont été retirées, y compris de la zone de Rafiah’ dans laquelle se trouvent la grande majorité des tunnels. A cause de cela, les camions transportant de l’armement peuvent maintenant à loisir décharger leur cargaison à l’entrée des tunnels.
    2. Tous les détecteurs et caméras installés par les Egyptiens et les Américains dans les zones délicates ont été désactivés depuis le 16 novembre.
    3. Les travaux de détection de tunnels à l’aide de puissants appareils de forage ont été arrêtés.
    4. Les Egyptiens ont totalement cessé d’œuvrer contre la catégorie la plus inquiétante des tunnels: ceux qui se trouvent à une profondeur de 50-60 mètres, qui sont installés et agencés de manière très solide, avec béton et installations électriques, et par lesquels l’armement lourd peut être acheminé vers la Bande de Gaza.
    Ce fait nouveau n’a échappé ni aux Américains ni aux Israéliens, conscients qu’une telle décision n’a pu être prise qu’à très haut niveau au Caire. Washington a immédiatement demandé aux Egyptiens des explications mais sans toutefois recevoir de réponse jusqu’à ce jour. Les Américains sont d’autant plus contrariés que les forces égyptiennes stationnées dans le nord du Sinaï, et qui sont responsables de la lutte contre la contrebande d’armes, sont aidées sur place par des unités du Génie de l’Armée US, dont les officiers n’ont même pas été prévenues de ce brutal changement de cap. Cette décision égyptienne a déjà eu des suites politiques aux Etats-Unis, puisque les deux chambres du Congrès ont été mises au courant, et un rapport a été déposé devant les Commissions parlementaires chargées d’accorder les aides économiques et militaires à l’Egypte. Et l’on parle déjà de sanctions éventuelles. [...]"

- Khaled Mashaal précise que le Hamas est décidé à poursuivre la voie de la "résistance" et que "toutes les autres déclarations sont des manoeuvres politiques." Il affirme également que le Hamas alloue la plupart de ses ressources financières à des fins militaires et non à la reconstruction (Centre d'Information sur les Renseignements et le Terrorisme)
http://www.terrorism-info.org.il/malam_multimedia/fr_n/pdf/hamas_f089.pdf
   "1. Khaled Mashaal, le chef du bureau politique du Hamas à Damas, est récemment revenu sur les positions politiques du mouvement. Le 12 novembre, rencontrant plusieurs participants de haut rang à une conférence des partis arabes à Damas, il a souligné à plusieurs reprises que le Hamas poursuivrait la voie de la "résistance" (cf. le terrorisme) et a noté que la plupart des fonds ainsi que des efforts du Hamas dans la bande de Gaza étaient alloués à des fins militaires.
    2. Ci-dessous les points principaux des propos de Mashaal (selon le site Internet Al-'An Filisteen):
        i) Le Hamas ne reconnaîtra jamais Israël et n'abandonnera pas "la résistance": "Nous ne reconnaîtrons pas Israël, nous ne renoncerons pas à la résistance, nous nous accrochons à chaque centimètre du sol palestinien, toutes les autres déclarations sont des manoeuvres politiques." (Munawara en arabe)
        ii) Reprise du terrorisme en Judée-Samarie : Le fait d'opter pour une nouvelle intifada est difficile mais le "jihad continue jusqu'au Jour du Jugement." Le Hamas a été forcé d'arrêter la résistance (cf. le terrorisme) en Cisjordanie, mais sa [cessation] n'était pas une décision du mouvement. Il faudra du temps pour renouveler la "résistance" parce qu'objectivement, les conditions nécessaires sur le terrain n'existent pas encore.
        iii) Proposition d'établir un Etat palestinien dans les frontières de 1967 : Khaled Mashaal a affirmé que ses déclarations faites dans le passé, selon lesquelles le Hamas aurait été prêt à accepter une solution provisoire d'un Etat palestinien dans les frontières de 1967, visaient à créer une base pour l'activité [politique] et à écarter les possibilités de ressentiment envers le Hamas. Pour autant que le Hamas soit concerné, sa conception politique est que "les Accords d'Oslo sont morts" et que les Palestiniens doivent renforcer leurs capacités (leurs "cartes"), la plus puissante étant la "résistance."
        iv) La plupart des efforts du Hamas dans la bande de Gaza sont investis dans des préparatifs militaires : "En surface, [les déclarations dans la bande de Gaza] se réfèrent à la réconciliation [entre le Hamas et le Fatah] et à la reconstruction, cependant, ce qui n'est pas révélé est que la plupart des fonds et des efforts du Hamas sont investis dans la résistance et les préparatifs militaires... Nous sommes absorbés par la résistance."
        v) Le Hamas, qui a des difficultés financières, a besoin de contributions pour "la résistance" : Khaled Mashaal a appelé les partis arabes à lever des fonds afin de préparer l'étape suivante de la "résistance" (cf., le terrorisme anti-israélien), puisque le Hamas fait face à des déboires financiers. Il a averti contre le fait de conditionner le soutien financier au Hamas à l'exécution d'attaques terroristes par la "résistance" car, selon lui, "l'argent est investi dans la préparation pour intensifier 'la résistance'." [...]"

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Judée-Samarie & AP

- Jets de pierres à Migdalim (Guysen.International.News / 2009-11-22 13:26)
   "Des Palestiniens ont jeté des pierres sur des véhicules israéliens circulant près de Migdalim. On ne déplore pas de blessé mais les voitures ont subi des dégâts."
- Jets de pierres sur un autocar à Naplouse (Guysen.International.News / 2009-11-22 15:09)
   "Des Palestiniens ont jeté des pierres sur un autocar israélien circulant près de Naplouse. On ne déplore aucun blessé, mais le véhicule a été endommagé. L'armée israélienne ratisse le secteur à la recherche des assaillants."
- Un fusil mitrailleur saisi dans une oliveraie (Guysen.International.News / 2009-11-22 17:26)
   "La police et les gardes-frontière ont confisqué un fusil mitrailleur de type mag avec des munitions dans une oliveraie près d'Arava, en Galilée. Cette descente de police a été réalisée dans le cadre de la lutte contre les tirs illégaux dans la région ces derniers temps."
- Jets de pierres entre Migdalim et Tapouah (Guysen.International.News / 2009-11-22 18:09)
   "Des Palestiniens ont lancé des pierres sur des véhicules israéliens circulant sur une route entre Migdalim et Tapouah. On ne déplore pas de blessés mais les voitures ont été endommagées."

- Des membres du Hamas arrêtés par les Palestiniens (Guysen.International.News / 2009-11-22 12:18)
   "Les forces de sécurité palestiniennes fidèles au président Mahmoud Abbas ont arrêté ces 2 derniers jours 3 membres du Hamas en Judée-Samarie. Elles ont interpellé Salah a-Cheikh du village de Bidou, près de Jérusalem, après l'avoir convoqué à un interrogatoire, et deux autres terroristes à Tulkarem."

- Fayyad : « La frontière orientale de la Palestine sera le Jourdain ! », Shraga Blum (Arouts 7) - "la plupart des dirigeants israéliens, de droite comme de la gauche modérée, considèrent la Vallée du Jourdain comme une zone stratégique vitale pour Israël".
http://www.actu.co.il/2009/11/fayyad-%C2%AB-la-frontiere-orientale-de-la-palestine-sera-le-jourdain-%C2%BB/
   "[...] Le chef de cabinet de l’Autorité Palestinienne, Salam Fayyad, s’est exprimé ce dimanche lors de la cérémonie marquant la fon de la formation de nouveaux « policiers » palestiniens, près de Sichem. Il a tenu à rappeler « que les Palestiniens n’accepteraient jamais une solution provisoire, et qu’ils exigeaient le départ des Israéliens – civils comme militaires – de tous les territoires conquis en 1967 ». « Le Jourdain sera notre frontière orientale » a-t-il affirmé, « et Jérusalem sera notre capitale ».
    Autant dire que les positions sont aussi éloignées qu’auparavant. Pour la question de Jérusalem, la chose est évidente. Mais la plupart des dirigeants israéliens, de droite comme de la gauche modérée, considèrent également la Vallée du Jourdain comme une zone stratégique vitale pour Israël, et refusent catégoriquement de la céder aux Palestiniens dans tout accord qui serait signé. C’est entre autre ce qui est contenu en filigrane dans les formules « standard » prononcées pas les différents dirigeants israéliens, lorsqu’ils précisent « que tout accord de paix devra assurer la sécurité d’Israël »."

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Jordanie

- La Jordanie entamera la production de concentré d'uranium en 2013 (Guysen.International.News / 2009-11-22 11:45)
   "La Jordanie prévoit de commencer à produire du ''yellowcake'', ou concentré d'uranium jaune, en 2013, avec une capacité de 2 000 tonnes par an, a annoncé le président de la Commission de l'énergie atomique de Jordanie (JAEC), Khaled Toukan."

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Egypte

- Moubarak dénonce la politique d’Israël, Claire Dana-Picard (Arouts 7) - "Le président égyptien a également évoqué l’implication de l’Iran dans la région, demandant à ses dirigeants de ne pas s’ingérer dans les affaires internes arabes".
http://www.actu.co.il/2009/11/moubarak-denonce-la-politique-disrael-2/
   "Les relations entre Israël et l’Egypte sont toujours aussi ambigües: le président Moubarak n’a jamais effectué de visite officielle en Israël alors que les deux pays sont liés par un accord de paix depuis une trentaine d’années. En revanche, les dirigeants israéliens se rendent régulièrement en Egypte et c’est le tour cette fois du président de l’Etat Shimon Pérès, qui a décidé de se rendre au Caire dans la journée afin de débattre avec son homologue Moubarak de la situation générale au Proche-Orient et de l’affaire Shalit. [...]
    Moubarak n’a pas hésité d’ailleurs à critiquer vivement Israël quelques heures à peine avant l’arrivée de Pérès. Prenant la parole samedi soir devant les membres de son parlement, il a accusé le gouvernement israélien de torpiller les efforts de paix et de porter atteinte aux chances de paix avec les Palestiniens à cause de son programme de « judaïsation de Jérusalem » et des fouilles effectuées autour du la mosquée d’Al Aksa. Moubarak a demandé aux dirigeants israéliens de réagir favorablement aux efforts déployés par les Etats-Unis et les pays arabes en vue de mettre un terme au conflit. Et de souligner: « Vous placez de nouveaux  obstacles sur la voie de la paix ».
    Pour Moubarak, de nouvelles chances se présentent à l’heure actuelle depuis que les Américains ont exprimé le désir de résoudre le conflit au Proche-Orient. Et de préciser: « Cessez vos activités en Cisjordanie, levez le blocus de Gaza, nous en avons assez de votre entêtement et de vos manipulations, répondez aux appels en faveur de la paix ».
    Moubarak a également adressé un message aux Palestiniens, appelant les factions rivales à se réconcilier et rappelant que l’Egypte ne pourrait pas indéfiniment jouer le rôle de médiateur. Le président égyptien a également évoqué l’implication de l’Iran dans la région, demandant à ses dirigeants de ne pas s’ingérer dans les affaires internes arabes."

- Egypte: la foule agresse des chrétiens, Yéochoua Sultan (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/11/egypte-la-foule-agresse-des-chretiens/
   "A Farshout, dans la province égyptienne de Qena, des centaines de musulmans ont incendié des magasins appartenant à des coptes qu’ils ont ensuite pillés. Samedi, ils ont attaqué à coups de pierres un poste de police où un copte était retenu pour une agression présumée. La police a dispersé les assaillants à l’aide de gaz lacrymogènes et interpelé une trentaine de suspects. L’un des responsables de l’association des Chrétiens du Moyen Orient, Wagith Yacoub, a déclaré: « Ils anéantissent l’économie copte dans cette région »."

- Egypte: affrontements entre musulmans et coptes (Guysen.International.News / 2009-11-22 01:15)
   "Des musulmans du sud de l'Egypte ont incendié et pillé ce samedi des boutiques appartenant à des Coptes chrétiens, dans la localité de Farshout, dans la province de Qena, selon des témoins. Selon des sources proches des services de sécurité, 30 musulmans ont été interpellés. Les affrontements ont éclaté après l'arrestation d'un copte pour agression sexuelle présumée d'une musulmane, âgée de 12 ans, selon les villageois, de 18 à 30 ans d'après les sources de sécurité."

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Liban, Syrie & Hezbollah

- Lieberman : la Turquie ne peut servir de médiateur entre Israël et la Syrie (Guysen.International.News / 2009-11-22 10:36)
   "Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a évoqué en Conseil des ministres le voyage de Binyamin Ben Eliezer en Turquie. ''C'est certes un déplacement important, mais il n'a pas été coordonné avec le ministère des Affaires étrangères'', a-t-il indiqué. ''Après toutes les insultes et les inepties des Turcs, qui ont affirmé préférer un assassin soudanais au Premier ministre israélien, ils ne peuvent être des médiateurs'', a-t-il ajouté."

- Tsahal favorable à un accord de paix avec la Syrie, Yaakov Katz (JP) - "ne serait-ce que pour briser l'alliance Damas-Téhéran et ainsi isoler l'Iran".
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1258705158669&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Si les doutes sur la sincérité d'Israël et de la Syrie à vouloir faire la paix demeurent, une chose est sûre : le chef d'état-major, Gabi Ashkenazi, soutient ce processus à 100 %. La position de Gabi Ashkenazi en faveur d'un accord de paix avec la Syrie est loin d'être une nouveauté. Il soutient cette politique non seulement depuis son entrée en fonction, il y a trois ans, mais avant même d'être le chef d'état-major de Tsahal, il s'était déjà impliqué dans ce processus.
    En silence, il avait soutenu les négociations du gouvernement précédent avec les Syriens, qui s'étaient effectuées par le biais de la Turquie. A plusieurs reprises, il a ainsi affirmé qu'il pensait fermement qu'un traité de paix avec Damas pourrait avoir des répercussions très positives sur l'ensemble de la région puisque cela isolerait l'Iran et stabiliserait le pays du Cèdre. [...] Mais le prix à payer pour une paix avec la Syrie n'est pas des moindres : il implique un retrait total du Golan. Selon les opposants à cette option, la frontière syrienne correspond à la frontière nord d'Israël, la plus calme ; il n'y a donc aucune raison de faire un sacrifice aussi lourd.
    Mais Ashkenazi, de concert avec le général Amos Yadlin, chef des renseignements militaires, estime qu'Israël a beaucoup à gagner à faire la paix avec la Syrie, ne serait-ce que pour briser l'alliance Damas-Téhéran et ainsi isoler l'Iran. En contrepartie, Israël exigerait bien évidemment que la Syrie cesse son soutien à l'Iran mais aussi au Hezbollah libanais. Les pays occidentaux, quant à eux, insisteraient pour l'arrêt de l'ingérence syrienne dans les affaires internes du Liban. Si certains doutaient encore de l'alliance qui existe entre le pays d'Assad et la milice chiite de Nasrallah, la prise du Francop en est la preuve : le cargo devait être déchargé en Syrie pour transporter, ensuite, les armes à bord vers le Liban. Selon Ashkenazi, au vu de la détérioration actuelle de l'économie syrienne, l'aide de millions de dollars en provenance des Etats-Unis et de l'Europe pourrait faire pencher la balance syrienne en faveur de l'Occident.
    A l'heure actuelle, Netanyahou aurait beaucoup à gagner d'un accord diplomatique avec la Syrie. En effet, avec Mahmoud Abbas sur le point de se retirer des négociations, le Premier ministre israélien doit faire face à une opinion internationale de plus en plus anti-israélienne. Son image est tout particulièrement touchée : il est présenté comme le méchant Premier ministre de droite, hostile à la paix et incapable de la moindre concession. Des pourparlers avec la Syrie pourraient donc remédier à tous les maux de Netanyahou et lui permettre d'établir ce dont il rêve depuis un an : un partenariat privilégié avec Barack Obama."

- Deux explosions dans le sud du Liban (Guysen.International.News / 2009-11-22 03:56)
   "Deux explosions ont été enregistrées au Liban dans une zone frontalière avec Israël, a indiqué ce dimanche matin, une source militaire libanaise précisant qu'il s'agissait de deux bombes dont l'explosion a été provoquée à distance par l'armée israélienne. "Le premier engin a explosé avant minuit la nuit dernière dans une zone accidentée,dans le secteur frontalier de Houla, et un second engin a explosé dans la même région ce dimanche matin. C'est l'armée israélienne qui a fait détoner les deux engins à distance à partir du territoire israélien", conclut la source libanaise."

- Liban : Sleiman veut régler le dossier des armes détenues par les palestiniens (Guysen.International.News / 2009-11-22 01:05)
   "À l'occasion de la fête de l'Indépendance, le président, Michel Sleiman, a adressé un message télévisé aux Libanais au cours duquel il demande que soit réglé le dossier des armes détenues par les factions palestiniennes."

- Liban : Le président Michel Sleimane appelle à l'abolition du confessionnalisme politique (Guysen.International.News / 2009-11-23 01:37)
   "Le président libanais, Michel Sleimane, a appelé à la mise en place d'un comité qui travaillerait à l'abolition du confessionnalisme politique, dans une allocution télévisée à l'occasion du 66e anniversaire de l'indépendance célébré ce dimanche. Au Liban, les sièges au Parlement, les principaux postes à la tête de l'Etat et dans la fonction publique sont répartis entre les principales confessions."

- « Nous serons tous au rendez-vous pour anéantir les Israéliens », Sayyid Hassan Nasrallah (Al Manar, discours du 11 novembre) - "nous soutenons la Turquie sunnite lorsqu'elle veut défendre la Palestine et la mosquée d'Al-Aqsa et soutient la résistance palestinienne et libanaise... comme nous le faisons pour l'Iran chiite. Plus encore, nous saluons le Venezuela communiste pour les mêmes raisons".
http://almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=110931&language=fr
    Discours de Nasrallah : "[...] Nous nous réunissons sur une partie de la banlieue sud profanée par les juifs en 1982, aujourd'hui nous avons recouvert notre terre grâce au sang de tous les combattants martyrs. En ce jour, nous reconnaissons leur rôle et nous les remercions pour leur lutte contre les projets de l'ennemi, dont dernièrement celui du nouveau Proche-Orient. [...]
    Sur le plan politique, Obama n'a fait que  frimer en déclarant qu'il allait  imposer des concessions à Israël, mais nous voyons comment dans les dernières semaines les Américains ont renoncé à leurs conditions. [...] Les Américains ne font rien contre Israël. Alors qu'ils exhortent le Liban à respecter pleinement les résolutions de l'ONU, ils défendent Israël qui viole les lois internationales et s'oppose au rapport Goldstone, qui lui aussi place la victime et le bourreau sur le même pied d'égalité.
    [...] nous constatons hélas l'éclatement de nouveau foyers de tension dans la région, permettant d'attiser les sensibilités confessionnelles parmi les Arabes et les Musulmans. L'objectif final étant de démembrer la nation, et de la divertir de son devoir primordial, celui de restituer les terres arabes occupées par l'entité sioniste. Raison pour laquelle, nous en appelons à un maximum de coopération inter arabe et entre les Musulmans. [...]
    C'est pour cela que nous saluons de tous nos cœur le rôle de la Turquie qui s'est démarqué depuis la guerre contre la bande de Gaza, et qui se penche de plus en plus sur les questions et les pays de la région. Bien entendu d'aucuns voudront attiser les sensibilités confessionnelles, en prétendant que la Turquie sunnite veut concurrencer l'Iran chiite concernant son soutien à la cause palestinien. Et bien nous le disons haut et fort, nous soutenons la Turquie sunnite lorsqu'elle veut défendre la Palestine et la mosquée d'Al-Aqsa et soutient la résistance palestinienne et libanaise... comme nous le faisons pour l'Iran chiite. Plus encore, nous saluons le Venezuela communiste pour les mêmes raisons. [...]
    D'autre part, nous invitons les peuples et les dirigeants à réviser leur choix. En cette journée du martyr, nous leur demandons d'adopter le choix de la résistance au niveau national et islamique, et d'apporter leur soutien aux mouvements de résistance  au Liban et en Palestine et ailleurs pour affronter l'ennemi sioniste. [...] Je m'engage à nouveau devant les martyrs, en ce jour des martyrs, et je dis à tous les Israéliens et au monde entier: Envoyez donc toute l'armé israélienne et voyez donc ce que nous allons en faire.
    Nous appelons à ce que le nouveau gouvernement soit un gouvernement de coordination nationale qui travaille au profit du peuple libanais, pas un gouvernement  de conflit d'intérêt. [...] Toute partie a le droit de mettre à table les grands dossiers, mais il faut patienter pour laisser le pays vivre tranquillement pour un certain moment. Qu'on discute à la table du dialogue n'importe quel dossier, mais laissons le gouvernement travailler sans le combler par les grands dossiers. [...]
    A part le dossier des armes du Hezbollah, le gouvernement doit  faire face aux menaces, aux pressions et aux violations israéliennes quotidiennes, et œuvrer pour résoudre l'affaire des  jeunes libanais qui sont toujours en détention chez les israéliens, comme Abdallah khalil Oleyan. [...]
    Sur le plan social, je vais évoquer un sujet très sensible. Les martyrs sont issus d'un environnement moral élevé, aujourd'hui certains veulent détruire cet environnement. Je ne parle pas seulement de Beyrouth ou de la banlieue sud, mais aussi du Nord, de la Békaa et du Sud. Il s'agit des drogues, j'en appelle le gouvernement à ouvrir ce dossier. [...] Nous avons reçu des plaintes de familles notables mêmes, ce problème est plus dangereux que le vol, et les relations sexuelles illégitimes, parce que celui qui consomme les stupéfiants n'a plus de moral. Elle est la porte à tous les vices. [...] l'affaire des drogues a aussi une dimension sécuritaire. Israël promeut le commerce de la drogue dans notre société et nous accuse par contre de vendre la drogue en Palestine occupée. [...]"

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Monde arabe

- Le célèbre prédicateur Al-Qaradhawi (président du Conseil européen de la fatwa) sur Al-Jazeera, janvier 2009 (Vidéo Memri 1mn26) - J'ai la nette impression qu'il n'est pas fou amoureux des Juifs.
http://www.dailymotion.com/video/xb8ab5_allah-a-envoye-hitler-aux-juifs-pou_news
    Qaradhawi le 28 janvier : "Tout au long de l'histoire, Allah a imposé aux Juifs ceux qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. Avec tout ce qu'il leur a fait, et bien qu'ils (les Juifs) aient exagéré les faits, il a réussi à les remettre à leur place. C'était un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois, ce sera par la main des musulmans."
    Qaradhawi le 30 janvier : "Pour conclure mon discours, je voudrais dire que la seule chose que j'espère est qu'à l'approche de la fin de mes jours, Allah me donne l'opportunité d'aller sur la terre du djihad et de la résistance même sur une chaise roulante. Je tirerai sur les ennemis d'Allah, les Juifs, et ils me lanceront une bombe dessus, et ainsi, je clorai ma vie en martyr. Loué soit Allah, Roi de l'univers."

- Invitation de Livni au Maroc : une plainte pourrait être déposée contre le fils du ministre des Affaires étrangères (Guysen.International.News / 2009-11-21 23:45) - Il est accusé de lèse-antisionisme.
   "Selon le journal Al Quds al-Arabi, les avocats marocains menacent de porter plainte contre Ibrahmi al-Fassi, le fils du ministre marocain des Affaires étrangères, à l'initiative de l'invitation de la chef de l'opposition israélienne Tsipi Livni à un congrès à Tanger. Des députés à Rabat ont demandé l'arrestation de Mme Livni pour son implication dans l'opération Plomb durci l'hiver dernier à Gaza."

- Des enseignants marocains à Jérusalem pour un séminaire sur la Shoah (Guysen.International.News / 2009-11-22 01:45) - ce sont des Berbères :
   "Une vingtaine d'enseignants berbères venus du Maroc ont participé, la semaine dernière, à un séminaire sur l'enseignement de la Shoah, à Yad Vashem, à Jérusalem. "Nous sommes berbères et nous avons une histoire commune avec le peuple juif que nous voulons mieux connaitre", a expliqué l'organisateur marocain du séminaire, Boubaker Ouaatadit."

- Ryad espère ne pas être obligé de recourir à la force pour sécuriser le Hajj (AFP) - inquiétudes envers "les appels de dirigeants iraniens à manifester contre les Etats-Unis et Israël pendant le pèlerinage."
http://lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-40973599@7-37,0.html
   "[...] "Nous espérons ne pas être obligés de recourir à la force" pour assurer la sécurité des pèlerins, a déclaré le prince Nayef dans une conférence de presse à La Mecque, dans l'ouest de l'Arabie saoudite, avant le début du pèlerinage qui rassemble 2,5 millions de fidèles au moins. Le responsable saoudien était interrogé sur les appels de dirigeants iraniens à manifester contre les Etats-Unis et Israël pendant le pèlerinage.
    "Il n'est pas permis d'entreprendre des actions qui ne font pas partie du rituel (...) et nous ne permettrons pas que l'on porte préjudice au Hajj ou aux pèlerins", a martelé le prince Nayef. Mais il s'est voulu rassurant sur les intentions des Iraniens. "Nous avions entendu différentes déclarations iraniennes mais les dernières venant de responsables iraniens qui sont ici semblent indiquer que les pèlerins de ce pays vont se consacrer uniquement au rituel". Ryad a déjà demandé à l'Iran de ne pas politiser le Hajj suite à des appels à une manifestation antiaméricaine et anti-israélienne à La Mecque.
    En 1987, la répression par la police saoudienne d'une manifestation de pèlerins iraniens avait fait 402 morts, dont 275 Iraniens. Les relations diplomatiques entre Ryad et Téhéran s'étaient tendues et les Iraniens avaient été interdits de pèlerinage jusqu'en 1991. [...]"

- Yémen : trois soldats saoudiens tués à la frontière (Guysen.International.News / 2009-11-22 20:58)
   "Le journal saoudien Asharq al-Awsat a rapporté dimanche que trois soldats saoudiens avaient été tués et d'autres blessés au cours d'une attaque menée par des dizaines d'"infiltrés" yéménites dans la région du Djebel Rumayh près de la frontière avec le Yémen."

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Iran

- Isolé sur le nucléaire, Ahmadinejad se rend chez ses soutiens sud-américains et en Afrique (AFP) - Lula est "opposé à de nouvelles sanctions contre Téhéran".
http://www.lesechos.fr/depeches/monde/afp_00203771-isole-sur-le-nucleaire--ahmadinejad-se-rend-chez-ses-soutiens-sud-americains-et-en-afrique.htm
   "Isolé sur la scène internationale par la crise sur le nucléaire, le président Mahmoud Ahmadinejad a quitté l'Iran dimanche à destination de l'Amérique latine, afin de se rendre notamment au Brésil, plus grosse économie de la région et rare soutien sur cette question du nucléaire. [...]
    Si certaines capitales brandissent la menace de sanctions, le Brésil de Luiz Inacio Lula da Silva prône invariablement l'option diplomatique pour convaincre l'Iran de collaborer. Lula, qui défend le droit de l'Iran à une énergie nucléaire pacifique, s'était dit, dans une interview à l'AFP en septembre, opposé à de nouvelles sanctions contre Téhéran, dressant un parallèle entre les pressions sur l'Iran et celles exercées en 2002-2003 par l'administration Bush sur l'Irak de Saddam Hussein au sujet du prétendu arsenal irakien d'armes de destruction massive.
    Candidat à un éventuel poste permanent au sein du Conseil de sécurité de l'ONU, le Brésil se pose en médiateur possible dans cette crise. "On ne construit pas la paix nécessaire au Moyen-Orient si on ne dialogue pas avec toutes les forces, politiques et religieuses", a dit Lula le 11 novembre après avoir reçu son homologue israélien Shimon Peres. M. Ahmadinejad devrait notamment discuter au Brésil de coopération en matière technologique, spatiale et pétrolière.
    A La Paz, il doit signer une série d'accords bilatéraux avec son homologue Evo Morales. L'accueil qui lui sera réservé au Venezuela devrait être particulièrement chaleureux compte tenu de l'amitié qui unit MM. Ahmadinejad et Chavez, deux dirigeants "anti-impérialistes" qui se sont encore rencontrés en septembre à Téhéran. "La collaboration entre des nations révolutionnaires comme l'Iran et le Venezuela est nécessaire dans la période actuelle", a déclaré cette semaine M. Ahmadinejad. Pour le leader de la "révolution bolivarienne", l'alliance stratégique avec l'Iran est un défi de plus aux Etats-Unis."

- L'Iran aurait acheté le vote des îles Salomon contre Israël (Guysen.International.News / 2009-11-22 16:25)
   "Le ministre iranien des Affaires étrangères aurait offert 200.000 dollars aux îles Salomon pour que le micro-Etat d'Océanie cesse de soutenir Israël à l'ONU, selon rapport obtenu par Ministère des Affaires étrangères. Suite à l'offre, les îles Salomon ont changé d'attitude envers Israël, et ont même voté en faveur de l'adoption du rapport Goldstone."

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Europe

- Accueil frileux pour Westerwelle, Herb Keinon (JP) - Le ministre allemand des affaires étrangères "Westerwelle serait resté particulièrement proche de la ligne Moellemann", phare de l'anti-israélisme au Parti Libéral.
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1258705160403&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Le nouveau ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, est attendu lundi à Jérusalem. La semaine prochaine, le Premier ministre Binyamin Netanyahou et neuf ministres de son cabinet, se rendront à leur tour à Berlin pour approfondir les liens entre l'Allemagne et Israël. La nomination de Westerwelle (à la tête du Parti démocratique libre - PDL), suite aux élections de septembre, avait fait polémique à Jérusalem : né bien après l'Holocauste, il ne fait pas preuve de la même sympathie pour l'Etat hébreu que le reste du spectre politique berlinois.
    Pour ne rien arranger, son parti est déjà entré en conflit avec Israël. En 2002 notamment, un membre du PDL, Juergen Moellemann, avait fait circuler des prospectus vindicatifs envers le Premier ministre de l'époque, Ariel Sharon, et l'ancien vice-président du Conseil central juif, Michel Friedman. Par ailleurs, beaucoup d'Allemands, juifs et non juifs, considéraient que la stratégie électorale de Moellemann était purement antisémite. Il aurait notamment joué sur de profonds sentiments anti-israéliens parmi son électorat pour obtenir l'objectif de son parti, à savoir : 18 % des suffrages.
    Westerwelle serait resté particulièrement proche de la ligne Moellemann. Ce n'est que face à la pression populaire qu'il a dû exprimer des regrets concernant les attaques que son collègue formulait à l'égard d'Israël. Plus encore, les officiels israéliens montrent du doigt la position du PDL sur le nucléaire iranien : le parti s'oppose à la politique du bâton contre Téhéran, les sanctions ne lui semblent pas appropriées. [...]"

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Points de vue

- The Invention of the Jewish People, Simon Schama (Financial Times) - "Sand confuses ethnicity – which, in the case of the Jews, is indeed impure, heterogeneous and much travelled – with an identity that evolves as the product of common historical experience" ; "And don’t get me started again on the Khazars. No one doubts the significance of their conversion, but to argue that the entirety of Ashkenazi Jewry must necessarily descend from them is to make precisely the uncritical claim of uninterrupted genealogy Sand is eager to dispute in the wider context of Jewish history". Une excellente critique de cet indigeste pamphlet.
http://www.ft.com/cms/s/2/b74fdfd2-cfe1-11de-a36d-00144feabdc0.html
   "From its splashy title on, Shlomo Sand means his book to be provocative, which it certainly is, though possibly not in the way he intends. Its real challenge to the reader is separating the presentation of truisms as though they were revolutionary illuminations and the relentless beating on doors that have long been open, from passages of intellectual sharpness and learning.
    Sand’s self-dramatising attack in The Invention of the Jewish People is directed against those who assume, uncritically, that all Jews are descended lineally from the single racial stock of ancient Hebrews – a position no one who has thought for a minute about the history of the Jews would dream of taking.
    Sand’s sense of grievance against the myths on which the exclusively Jewish right to full Israeli immigration is grounded is one that many who want to see a more liberal and secular Israel wholeheartedly share. But his book prosecutes these aims through a sensationalist assertion that somehow, the truth about Jewish culture and history, especially the “exile which never happened”, has been suppressed in the interests of racially pure demands of Zionist orthodoxy. This, to put it mildly, is a stretch.
    To take just one instance: the history of the Khazars, the central Asian kingdom which, around the 10th century, converted to Judaism and which Sand thinks has been excised from the master narrative because of the embarrassing implication that present day Jews might be descended from Turkic converts. But the Khazars were known by every Jewish girl and boy in my neck of Golders Greenery and further flung parts of the diaspora, and celebrated rather than evaded.
    For Sand, a professor of history at Tel Aviv University, the antidote to a national identity based on what he argues are fables, is to shed the fancy that there is any such thing as a shared Jewish identity independent of religious practice.
    By this narrow reckoning you are either devoutly orthodox or not Jewish at all if you imagine yourself to have any connection to Israel past or present. Sand confuses ethnicity – which, in the case of the Jews, is indeed impure, heterogeneous and much travelled – with an identity that evolves as the product of common historical experience. Rabbinical arguments may rest on an imaginary definition of ethnicity, but the legitimacy of a Jewish homeland does not. Ultimately, Israel’s case is the remedy for atrocity, about which Sand has nothing to say.
    His book is a trip (and I use the word advisedly) through a landscape of illusions which Sand aims to explode, leaving the scenery freer for a Middle East built, as he supposes, from the hard bricks of truth. This turns out to require not just the abandonment of simplicities about race, but any shared sense of historical identity at all on the part of the Jews that might be taken as the basis of common allegiance, which is an another matter entirely. En route, he marches the reader through a mind-numbingly laborious examination of the construction of national identities from imagined rather than actual histories. A whole literature has been devoted to the assumption that nations are invariably built from such stories, in which, nonetheless, grains of historical truth are usually embedded. The important issue, however, is whether the meta-narrative that arises from those stories is inclusive enough to accommodate the tales of those whose experience is something other than racially and culturally homogeneous.
    Sand’s point is that a version of Jewish national identity was written in the 19th and early 20th centuries – by historians such as Heinrich Graetz and Simon Dubnow – which took as its central premise a forced dispersion of the Jews from Israel. But, he argues, there actually was no mass forced “exile” so there can be no legitimate “return”. This is the take-away headline that makes this book so contentious. It is undoubtedly right to say that a popular version of this idea of the exile survives in most fundamentalist accounts of Jewish history. It may well be the image that many Jewish children still have. But it is a long time since any serious historian argued that following the destruction of the Second Temple, the Romans emptied Judea. But what the Romans did do, following the Jewish revolt of AD66-70 and even more exhaustively after a second rebellion in AD135, was every bit as traumatic: an act of cultural and social annihilation – mass slaughter and widespread enslavement. But there was also the mass extirpation of everything that constituted Jewish religion and culture; the renaming of Jerusalem as Aelia Capitolina, the obliteration of the Temple, the prohibition
on rituals and prayers. Sand asserts, correctly, that an unknowable number of Jews remained in what the Romans called Palestina. The multitudes of Jews in Rome had already gone there, not as a response to disaster but because they wanted to and were busy proselytising.
    All this is true and has been acknowledged. But Sand appears not to notice that it undercuts his argument about the non-connection of Jews with the land of Palestine rather than supporting it. Put together, the possibility of leading a Jewish religious life outside Palestine, with the continued endurance of Jews in the country itself and you have the makings of that group yearning – the Israel-fixation, which Sand dismisses as imaginary. What the Romans did to the defeated Jews was dispossession, the severity of which was enough to account for the homeland-longing by both the population still there and those abroad. That yearning first appears, not in Zionist history, but in the writings of medieval Jewish teachers, and never goes away.
    There are many such twists of historical logic and strategic evasions of modern research in this book. To list them all would try your patience. Scholarly consensus now places the creation of the earliest books of the Old Testament not in the 6th or 5th centuries BC, but in the 9th century BC, home-grown in a Judah which had been transformed, as Israel Finkelstein has written “into a developed nation state”. The post-David kingdom of the 10th century BC may have been a pastoral warrior citadel, but the most recent excavations by Amihai Mazar have revealed it capable of building monumental structures. And the Judah in which the bible was first forged, its population swollen with refugees from the hard-pressed northern kingdom of Israel, was a culture that needed a text to bring together territory, polity and religion. It was a moment of profound cultural genesis. And don’t get me started again on the Khazars. No one doubts the significance of their conversion, but to argue that the entirety of Ashkenazi Jewry must necessarily descend from them is to make precisely the uncritical claim of uninterrupted genealogy Sand is eager to dispute in the wider context of Jewish history.
    His assumption that the Jewish state is an oxymoron built on illusions of homogeneity is belied by the country’s striking heterogeneity. How else to explain the acceptance of the Beta Israel Ethiopian Jews or the Bene Israel Indians as Israeli Jews? Certainly that acceptance has never been without obstacles, and egregious discrimination has been shown by those who think they know what “real jews” should look like. Sand is right in believing that a more inclusive and elastic version of entry and exit points into the Jewish experience should encourage a debate in Israel of who is and who is not a “true” Jew. I could hardly agree more, and for precisely the reason that Sand seems not to himself embrace: namely that the legitimacy of Israel both within and without the country depends not on some spurious notion of religious much less racial purity, but on the case made by a community of suffering, not just during the Holocaust but over centuries of expulsions and persecutions. Unlike the Roman deportations, these were not mythical.
    Sand would counter that such a refuge for the victims could have been in China, or on the moon, for all that Palestine had to do with the Jews. But since his book fails to sever the remembered connection between the ancestral land and Jewish experience ever since, it seems a bit much to ask Jews to do their bit for the sorely needed peace of the region by replacing an ethnic mythology with an act of equally arbitrary cultural oblivion."

- En appelant à l'Intifada, Mahmoud Abbas ne peut plus critiquer la clôture, Bertrand Ramas-Muhlbach
http://lessakele.over-blog.fr/article-en-appelant-a-l-intifada-m-abbas-ne-peut-plus-critiquer-la-barriere-de-securite-par-b-ramas-muhlbach-39862504.html
   "[...] Israël ne se considère pas comme puissance occupante : dans la mesure où la Palestine n’existe pas en Droit International, elle ne saurait être occupée. C’est la Jordanie qui était occupée en 1967 dans sa partie occidentale (la Cisjordanie), mais depuis que le Royaume Hachémite a abandonné tous ses liens avec ce territoire, renoncé à toute souveraineté sur la Cisjordanie en 1988, et signé un traité de paix avec Israël en 1994, il n’est plus possible, sauf par un abus de langage, de soutenir que la Cisjordanie est occupée. Ce territoire n’est qu’un « bien sans maître » qui fera prochainement l’objet d’un morcellement en fonction des populations qui y résident.
    Ainsi, la très grande partie des territoires de Cisjordanie non annexée par Israël devrait, dans les mois voire les années à venir, constituer l’assiette du futur Etat Palestinien de Cisjordanie. Dans le même temps, les grands blocs d’implantations juives seront incorporés dans l’Etat juif même si ce scénario déplait aux palestiniens. Ceux-ci n’ont finalement d’autre alternative que de lutter farouchement (au besoin par la lutte armée) contre l’aménagement de nouveaux blocs d’implantations - dont ne font, d'ailleurs, pas partie les 900 unités de logements sur Gilo situés au Sud-Ouest de Jérusalem, et non "à Jérusalem Est", comme l'a prétendu une récente campagne abusive, orchestrée depuis le "Bureau Ovale" - puisque Mahmoud Abbas et la communauté Internationale ne peuvent valablement s’y opposer.
    Naturellement, la poursuite des implantations n’est pas à l’origine d’un blocage des négociations ni un obstacle à la création de deux Etats vivant aux cotés l’un de l’autre dans la paix, mais juste un risque de voir l’assiette du futur Etat palestinien rétrécie comme « Peau de chagrin ». Subsiste donc la critique de la clôture de sécurité et sa comparaison avec le mur de Berlin pour justifier la résistance. En effet, la chute du mur de Berlin a permis la réunification de l’Allemagne coupée en deux et celle de Berlin devenue capitale de l’Etat de l’Allemagne réunifiée. Pour autant, cette comparaison avec le mur de clôture est parfaitement inadaptée.
    Le mur de Berlin ne visait pas à protéger une population contre la barbarie meurtrière d’une autre mais juste à empêcher la libre circulation entre les deux parties de la ville, stopper l’émigration des citoyens d’Allemagne de l’est et constituer une barrière physique et idéologique entre le mode de pensée occidental et le système d’organisation communiste d’une population. Aussi, et en privilégiant de nouveau le recours à la violence contre Israël, Mahmoud Abbas conforte l’Etat hébreu sur la nécessité de terminer de toute urgence cette clôture de séparation qui servira à terme de frontière entre les Etats souverains d’Israël et de Palestine.
    Le chef du parti arabe Balad et Député arabe Jamel Zahalka l’a déjà bien compris. Redoutant cette configuration géopolitique future, il a lancé, ce 19 novembre 2009 un nouvel appel à la destruction d’Israël si un Etat palestinien ne voit pas le jour : « il faudra déclarer Israël comme étant un Etat inexistant et envisager d'autres alternatives et en priorité celle d'un Etat binational». Les palestiniens devront néanmoins se faire une raison : Abbas n’est pas le Ben Gourion palestinien puisque la déclaration d’indépendance de la Palestine a déjà été faite par Arafat le 15 novembre 1988. De même, Jérusalem ne sera pas la capitale du futur Etat de Palestine puisque cette ville n’est pas sous souveraineté palestinienne. Enfin, le mur de séparation n’est pas un mur d’apartheid ou de division mais bien un moyen de se protéger."

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Published by Occam - dans Novembre 2009
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