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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 11:24
"Intifada de Jérusalem"

- Jérusalem : les jeunes musulmans autorisés à prier sur l'esplanade des Mosquées (AFP) - "La police israélienne a déclaré jeudi qu'elle laisserait les jeunes musulmans prier vendredi sur le site extrêmement sensible de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, pour la seconde semaine consécutive, après des mois de restrictions" ; "L'Etat hébreu interdit régulièrement aux jeunes hommes musulmans l'accès à l'esplanade le vendredi, estimant qu'ils sont les plus à même de se livrer à des violences à l'issue de la prière".
https://fr.news.yahoo.com/j%C3%A9rusalem-jeunes-musulmans-autoris%C3%A9s-%C3%A0-prier-lesplanade-mosqu%C3%A9es-221119968.html
- Des milliers de musulmans prient à Al-Aqsa, des Juifs attaqués à Jérusalem-Est (AFP)
https://fr.news.yahoo.com/j%C3%A9rusalem-milliers-musulmans-prient-%C3%A0-al-aqsa-oublier-123525587.html
   "Des milliers de musulmans de tous âges ont prié dans le calme sur l'esplanade des Mosquées, vendredi à Jérusalem-Est, où des Palestiniens ont attaqué des Juifs se rendant à la prière du Shabbat, faisant deux blessés. [...]
    A Jérusalem-Est, "un groupe de fidèles juifs a été attaqué (vendredi soir) alors qu'ils se rendaient à pied (...) à Beit Horot", une enclave juive sur le Mont des Oliviers, a indiqué la police dans un communiqué. Un des juifs a été poignardé dans le dos et un autre blessé avec ce qui semble être une barre de fer, a précisé la police alors que les tensions, déjà très vives dans la Ville sainte, sont exacerbées depuis l'attaque mardi d'une synagogue qui a fait cinq morts.
    Quelques heures auparavant, entre 37.000 et 40.000 fidèles musulmans avaient prié sur l'esplanade des Mosquées, sous la surveillance de centaines de policiers israéliens déployés à l'extérieur du site, dans la Vieille ville, a indiqué Amr Kassouani, un responsable du lieu. Pour le deuxième vendredi de suite, les check-points disposés aux portes de l'esplanade ont laissé passer hommes, femmes et enfants sans limite d'âge. Les policiers se contentaient de contrôles sporadiques et le grand rituel hebdomadaire s'est déroulé dans le calme.
    Les autorités avaient levé la semaine précédente, pour la première fois depuis longtemps, l'interdiction d'entrer faite aux hommes jeunes, les plus susceptibles de causer des troubles à leurs yeux. L'idée était de faire baisser la température autour du baril de poudre religieux qu'est l'esplanade. Elles ont reconduit ces dispositions vendredi à la fin d'une nouvelle semaine de violences marquée par l'attentat le plus meurtrier commis à Jérusalem depuis 2008.
    L'esplanade, troisième lieu saint pour les musulmans et site le plus sacré pour les juifs, est au coeur des tensions qui secouent Jérusalem, touchent aussi Israël et la Cisjordanie et font redouter un embrasement généralisé. Avec l'attentat de mardi, les violences ont semblé menacer de prendre une nature confessionnelle encore plus dangereuse. [...] Les Palestiniens et les musulmans s'inquiètent des revendications de plus en plus pressantes d'une minorité juive [...] qui réclame le droit d'y prier. Ils dénoncent leurs visites de plus en plus fréquentes sur le site et perçoivent comme des profanations les incursions de policiers israéliens sur l'esplanade et même, comme c'est arrivé lors d'incidents, dans la mosquée Al-Aqsa.
    Al-Aqsa, d'où la deuxième Intifada passe communément pour être partie en 2000, "c'est notre mosquée", soutient Wasel Qassem, radiothérapeute de 35 ans, "c'est un motif évident de nouvelle Intifada". "Je suis inquiet", dit-il, "la situation est explosive. J'espère qu'elle n'explosera pas". Abdullah Adhami, verrier de 24 ans, et Mohamad Chundi, 18 ans, font le même constat : "Il y a beaucoup de colère", dit ce dernier, "ce lieu est à nous. Si nous ne battons pas pour lui, nous le perdrons"."
- Cisjordanie : Plusieurs émeutes après la prière musulmane (Times of Israel) - "En dépit de la levée de restrictions au mont du Temple, des émeutes ont éclaté en Cisjordanie".
http://fr.timesofisrael.com/cisjordanie-plusieurs-emeutes-apres-la-priere-musulmane/

- Un plan du Hamas pour assassiner un ministre israélien déjoué (AFP)
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20141121.OBS5738/un-plan-du-hamas-pour-assassiner-un-ministre-israelien-dejoue.html
   "Les services de sécurité israéliens (Shin Beth) ont affirmé jeudi 20 novembre au soir que des membres du mouvement islamiste palestinien Hamas, soupçonnés de planifier l'assassinat du ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, avaient été arrêtés. Selon eux, les suspects "récoltaient des informations sur le convoi du ministre" sur ses trajets depuis et vers son domicile dans la colonie de Nokdim en Cisjordanie, et cherchaient à se procurer un lance-roquette pour viser le véhicule. [...]"
- Israël démantèle un réseau terroriste en Cisjordanie dirigé depuis la Turquie, Avi Issacharoff (Times of Israel)
http://fr.timesofisrael.com/israel-demantele-un-reseau-terroriste-en-cisjordanie-dirige-depuis-la-turquie/
   "Israël a arrêté, au cours des récentes semaines, des dizaines de membres d’un réseau terroriste du Hamas opérant à travers la Cisjordanie qui préparaient une série d’attaques contre des cibles israéliennes, a déclaré un haut responsable palestinien au Times of Israel. Le réseau, ont-ils dit, était financé et dirigé par des officiels du Hamas en Turquie qui ont installé, de facto, un centre de commande en Turquie. [...]"

- Attaque en Israël : les aveux d'un Palestinien (AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/11/20/97001-20141120FILWWW00376-attaque-en-israel-les-aveux-d-un-palestinien.php
   "Un Palestinien a avoué avoir délibérément renversé le 5 novembre trois soldats israéliens devant un camp de réfugiés palestiniens de Cisjordanie, alors qu'il avait fait état dans un premier temps d'un accident, a rapporté la police aujourd'hui. "Durant l'interrogatoire mené par le Shin Bet (services de sécurité), il a avoué avoir renversé les soldats et qu'il s'agissait d'une attaque planifiée", a dit la police israélienne dans un communiqué. Après l'attaque qui a blessé trois soldats, le Palestinien s'était rendu à la police."

- Fatah official assures Palestinians that Abbas' condemnation was a scam, everyone supports killing rabbis (Elder of Ziyon) - "In response to the widespread Palestinian Arab anger at Mahmoud Abbas' reported "condemnation" of the terror attack in Jerusalem this week (that he was pressured to issue by the US,) a Fatah official has assured her people that he doesn't really mean it"; "we also can see that the Palestinian Arab leadership is the one who is turning this into a religious war, essentially saying that rabbis are legitimate targets".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2014/11/fatah-official-assures-palestinians.html
- Arabs upset at Abbas for his "condemnation" of terror attack (Elder of Ziyon) - "More and more Palestinian Arabs are angry at Mahmoud Abbas for his supposedly pro-Israel actions, including his "condemnation" of the terror attack in the Har Nof synagogue"; "In other news, an imam from Acre who expressed sympathy for the terror victims reportedly had his car doused in acid last night".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2014/11/arabs-upset-at-abbas-for-his.html

- PA daily incited against "rabbis" prior to synagogue attack (PMW) - "A week before the brutal murders of four rabbis during prayer and a policeman in a Jerusalem synagogue, the official Palestinian Authority daily published an op-ed that demonized Israel and Jews. It specifically singled out "the rabbis of the secret societies" as the ones giving the instructions to Israel to "set the foundations for an eternal hegemony"."
http://www.palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=13130

- Another Tack: Not telling it like it is, Sarah Honig (JP) - "“Things here will only improve,” argued one fellow, “after the Jews are gone. Yes we want peace, but peace means no Jews”."
http://www.jpost.com/landedpages/printarticle.aspx?id=381774
   "[...] You’ll never hear a Sky commentator dare observe that Abbas’s repeated delegitimization of the Jewish people, their religion, traditions, bonds to Zion – every crucial aspect of their nationhood and history – may perhaps belie the façade of teaching the world to sing in perfect harmony. [...] Inter alia Abbas has promoted himself as the protector of Christendom in a fraternal united stand against the polluting Jew. [...] The trouble is that Abbas’s anti-pollution drive inspires hate and emboldens haters.
    An Israel Radio reporter recently did random street in interviews in Arab neighborhoods of Jerusalem, where the responders echoed (in fluent Hebrew) Abbas’s characterization of Jews as contaminants. “Things here will only improve,” argued one fellow, “after the Jews are gone. Yes we want peace, but peace means no Jews.” Another bystander likewise recommended ethnic cleansing: “Go back to where you came from. Go to Russia, Germany, Poland – anywhere – just not here.” But there were also kinder voices: “I really don’t like to say so,” remarked a solicitous sort, “but what was done to you in Germany, will be done to you here too.”
    These are our peace partners. It’s spine chilling to hear such sentiments from ordinary taxi drivers and greengrocers. They ring alarmingly authentic. Day after day, deceptively moderate Abbas hectors that the Jews are out to infest and defile al-Aksa. This is no Johnny-come-lately motif provoked by “Jewish nationalists.” [...]"

- Al Jazeera op-ed praises synagogue massacre (Elder of Ziyon) - "Professor Abdel Sattar Qassem wrote an op-ed in Al Jazeera praising the murder of innocent Jews. Of course, the article is only in their Arabic site"; "Incidentally, this supporter of terror has been the subject of a worshipful interview in Electronic Intifada. He is a professor at An Najah University in Nablus. He received a master's degree in political science from Kansas State University and a doctorate from the University of Missouri".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2014/11/al-jazeera-op-ed-praises-synagogue.html

- Even more support for terror from UNRWA teachers - and school principals (Elder of Ziyon) - "what can you expect from an organization whose "human rights" website included antisemitism and who teaches the kids that Jews are dirty?"
http://elderofziyon.blogspot.fr/2014/11/even-more-support-for-terror-from-unrwa.html

- L’AP aurait interdit à ses responsables d’évoquer l’attaque de la synagogue (Times of Israel) - "les dirigeants palestiniens veulent éviter de se retrouver dans l’embarras face aux Américains".
http://fr.timesofisrael.com/lap-aurait-interdit-a-ses-responsables-devoquer-lattaque-de-la-synagogue/
   "L’Autorité palestinienne aurait donné des instructions claires à ses fonctionnaires. Ils doivent à tout prix éviter d’évoquer l’attaque de la synagogue de mardi à Jérusalem dans les médias arabes ou internationaux, indique une source anonyme au quotidien palestinien Al-Quds mercredi. En agissant ainsi, les dirigeants palestiniens veulent éviter de se retrouver dans l’embarras face aux Américains. [...]"


Analyses & Commentaires

- L’Intifada a lieu à Jérusalem et va empirer, Avi Issacharoff (Times of Israel) - "Le soulèvement de 1987 avait commencé par une fausse nouvelle d’accident de voiture à Gaza. Aujourd’hui, dans les quartiers à haute tension de Jérusalem Est, sa toute dernière incarnation peut être liée au suicide contesté d’un conducteur arabe de bus".
http://fr.timesofisrael.com/lintifada-a-lieu-a-jerusalem-et-va-empirer/
   "[...] La première intifada en décembre 1987 avait été provoquée par un accident de voiture dans le camp de réfugiés de Jabaliya à Gaza entre un conducteur de camion israélien et une voiture transportant des travailleurs palestiniens. Quatre Palestiniens avaient été tués. Juste après l’accident, une fausse rumeur avait circulé sur le fait que le meurtre avait été intentionnel et que le conducteur israélien avait voulu venger la mort d’un proche dans un attentat terroriste. Les média palestiniens (qui opéraient alors sous la supervision israélienne, pas sous celle de Mahmoud Abbas ou de l’Autorité palestinienne) avaient attisé les flammes et transformé la rumeur en fait. Une énorme vague de protestations avait commencé, et, avec cela, six ans « d’Intifada de pierres ».
    Lundi matin, le corps d’un conducteur de bus palestinien, Youssef al-Ramouni, a été retrouvé pendu dans son bus sur le parking de Har Hatzovim au nord de Jérusalem. La police de Jérusalem a insisté en affirmant, d’après les conclusions de l’autopsie, qu’il s’agissait bien d’un suicide et qu’il n’y avait aucune suspicion de meurtre.
    Israël était occupé ce jour-là avec les nouvelles relatives aux élections anticipées, et les affirmations palestiniennes que Ramouni avait été assassiné n’ont pas reçu beaucoup d’attention. Pourtant, afin de réduire les tensions potentielles de l’incident, la police a décidé d’autoriser une autopsie à l’Institut médico-légal Abu Kabir, en présence d’un médecin palestinien, Sabr al-Alul. Selon les médecins israéliens, l’autopsie a abouti à la conclusion sans équivoque que Ramouni s’était bien suicidé. De plus, ils ont déclaré qu’Alul était d’accord avec les conclusions. Mais pour des raisons qui restent encore peu claires, personne n’a demandé à ce qu’il signe le rapport.
    Ici, les choses commencent vraiment à se compliquer. Alul, pour certaines raisons, a fuité dans la presse palestinienne une conclusion différente : Ramouni serait mort de strangulation, mais pas à la suite d’un suicide. Il a détaillé pourquoi et comment il était arrivé à cette conclusion. La rumeur qu’un autre Palestinien (après le meutre de l’adolescent Muhammad Abu Khdeir par des juifs extrémistes, à la suite des meurtres des trois adolescents juifs par une cellule liée au Hamas cet été) avait été assassiné par des Juifs s’est répandue comme un feu.
    Il est difficile de se souvenir d’un tel consensus parmi les Palestiniens, religieux ou laïques, jeunes ou vieux, riches ou réfugies comme celui qui affirme maintenant que des habitants d’implantations ont étranglé Ramouni. Les quartiers de Jérusalem Est étaient à nouveau en feu. Mais pour l’intifada d’al-Quds, contrairement au soulèvement populaire de 1987, les Palestiniens ne se contentent plus de simples émeutes.
    Mardi matin, les cousins, Ghassan et Uday Abu Jamal, sont sortis de leur domicile à Jabel Mukaber dans le sud-est de Jérusalem et se sont dirigés vers le quartier de Har Nof à l’autre bout de la ville. Apparemment, ils connaissaient la synagogue qu’ils visaient. Ils sont entrés dans la synagogue et ont tué quatre fidèles innocents et un policier druze qui tentait de les arrêter. Lorsque je demande aux jeunes de Jérusalem Est de m’expliquer la brutalité de ces meurtriers, ils me répondent encore et encore que c’est une réaction normale. [...]
   « Cette attaque est une source de fierté pour tous les villageois. Nous la glorifions, et nous sommes sûrs que d’autres attaques surviendront. Tous les villages à Jérusalem-Est sont fiers d’eux maintenant et un jour, nous serons fiers de leur fils quand eux aussi, à leur tour, mèneront une attaque comme celle-ci. Chaque jeune qui devient un martyr est un honneur pour nous ». « Mais ils ont assassiné des civils innocents », lui-répondis-je. « Vous aussi vous avez tué des civils. Vous avez tué le chauffeur de bus palestinien, vous avez tué Mohammed Abu Kdheir. Vous avez affirmé que les meurtriers d’Abu Kdheir étaient des fous au lieu de les emprisonner à vie ». (Les suspects sont jugés en ce moment, le suspect principal plaide la folie.)
   « Vous, avec la pression que vous mettez sur al-Aqsa », poursuit-il, « vous avez créé cette réalité et ce sentiment de haine parmi les jeunes ». (Il fait référence aux événements violents qui ont eu lieu sur le mont du Temple ces dernières semaines et aux affirmations des Palestiniens que les Israéliens projettent de changer le statu quo au mont du Temple pour autoriser la prière sur le site saint. A maintes reprises, Netanyahu a démenti toute intention de modifier le statu quo.) « Vous êtes des habitants de Jérusalem, Nidal, vous savez, vous êtes des Israéliens, vous travaillez pour les Juifs », lui ai-je rétorqué. « Comment tout cela va-t-il se finir ? ». « La fin arrivera par la force. Ce qui a été pris par la force sera libéré par la force. Les sionistes doivent abandonner al-Aqsa. Sinon, ce genre de chose continuera. Il y aura plus d’attaques, et inshallah, ce sera pire »."

- L’‘Intifada de Jérusalem’ est différente et plus compliquée à arrêter, Elhanan Miller (Times of Israel) - "Ayant une carte d’identité israélienne et pouvant se rendre n’importe où dans la ville, les Palestiniens de Jérusalem ne se démarquent pas des Juifs de la Ville sainte".
http://fr.timesofisrael.com/l-intifada-de-jerusalem-est-differente-et-plus-compliquee-a-arreter/
   "[...] Les groupes palestiniens qui étaient à la tête des violences en Cisjordanie sont aux abonnés absents à Jérusalem. Ils ont été affaiblis par deux décennies de mesures anti-terroristes israéliennes et délaissés par les Palestiniens. En 2014, les 300 000 résidents palestiniens de Jérusalem n’ont pas de leader. Les attaques ne sont pas menées par des factions armées et ne reçoivent les bénédictions de ces groupes qu’une fois qu’ils sont devant le fait accompli.
    Le statut politique des résidents palestiniens de Jérusalem rendent les mesures antiterroristes plus compliquées à mettre en place. Ayant une carte d’identité israélienne et pouvant se rendre n’importe où dans la ville, les Palestiniens de Jérusalem ne se démarquent pas des Juifs de la Ville sainte. Détecter et arrêter un loup solitaire serait – et est, dans les faits – une mission impossible pour les forces de sécurité israélienne.
    Bien sûr, les postes de contrôle municipaux et les raids de la police dans Jérusalem-Est pourraient permettre de confisquer les armes comme les hachoirs et les pistolets utilisés durant l’attaque de mardi. Mais qu’en est-il des attaques du 22 octobre et du 5 novembre où les armes étaient des voitures ?
    Un ancien chef de la sécurité certifie que seule la sévérité contre les Palestiniens de Jérusalem pourrait mettre un terme à cette vague de violence. « On nous considère comme des pigeons », affirme Aryeh Bibi, qui était le chef de la police entre 1989 et 1991 et est ensuite devenu député du parti Kadima, au Times of Israel. « Nous devons modifier notre perception des choses. Plutôt que de nous barricader derrière des gardes placés à l’entrée de nos synagogues et nos écoles, nous devrions envoyer des forces armées dans les zones frontières (entre Jérusalem-Est et Jérusalem-Ouest) et les enfermer. Nous devrions mettre en place plus de barrages routiers et envoyer des collecteurs d’impôts à Jabel Mukaber. Démolir les maisons des terroristes et expulser [leurs familles] des villages après leur avoir retiré leur autorisation de résidence à Jérusalem auront un énorme impact ».
   « Cela n’a pas de sens que les Juifs aient peur de marcher dans les rues alors qu’eux peuvent traverser la ville librement », s’insurge Bibi. Il propose aussi d’augmenter la pression sur les potentiels terroristes grâce à un savant mélange de mesures bureaucratiques et sécuritaires, comme la clôture et l’augmentation du contrôle de la sécurité sociale. « La pression sociale dans leur village est importante et nous devons faire en sorte qu’ils soient sous pression. Il n’y a pas d’autres moyens ».
    La frustration commence à se faire sentir au sujet de la situation. Certains politiciens reviennent sur l’idée d’une séparation politique de Jérusalem. L’ancienne dirigeante du parti travailliste, Shelly Yachimovich, a exhorté mardi au retrait israélien de Jabel Mukaber, un village arabe dans le sud qui a été annexé en 1967. C’est là où habitaient les cousins Abu Jamal, les terroristes qui ont attaqué la synagogue d’Har Nof mardi. « Jabel Mukaber ne fait pas partie de l’Etat d’Israël et ne devrait pas être dans l’Etat d’Israël », a-t-elle écrit sur son mur sur Facebook. « C’est un village arabe où nous avons insisté pour que ses résidents aient la carte d’identité bleue (israélienne) et que nous avons transformé en un quartier de Jérusalem. Les meurtriers sont arrivés de Jabel Mukaber aujourd’hui. C’est de là aussi que venaient les meurtriers à l’origine du massacre de Merkaz Harav (en 2008), de l’attaque au tracteur, de la terrible explosion de bus au croisement de Patt. Après chacun de ses actes terroristes, il y a eu des fêtes dans ce village pour célébrer ces actes. J’aimerais que les fanatiques de droite me donnent une raison valable pour m’expliquer comment en les forçant à devenir des résidents israéliens vivant dans un quartier de Jérusalem cela contribue à la sécurité d’Israël et garantit le statut de capitale de Jérusalem ».
    Même le maire de Jérusalem, Nir Barkat, avait exhorté Israël à abandonner son contrôle des trois quartiers dans le nord de Jérusalem qui se trouvent au-delà de la barrière de sécurité. « Je recommande que l’on déploie des forces armées le long de la barrière », avait préconisé Barkat lors d’une réunion du cabinet en 2011. Le journal israélien Maariv avait repris ses propos. « Nous ne devons abandonner les municipalités au-delà de la barrière et annexer les zones qui sont du côté israélien et qui ne sont pas actuellement sous la juridiction de la municipalité de Jérusalem ». Mardi, après l’attaque d’Har Nof, Barkat a souligné qu’il s’opposait à ce que l’on cède le pouvoir dans les quartiers à l’est de Jérusalem. « Nous ne devons pas diviser la ville, cela empirerait les choses », a-t-il affirmé. [...]"

- Israël : la presse étrangère sur le banc des accusés, Danièle Kriegel (Le Point)
http://www.lepoint.fr/monde/israel-la-presse-etrangere-sur-le-banc-des-accuses-23-11-2014-1883720_24.php
   "[...] Des médias israéliens - sites en ligne et presse écrite - ont lancé une offensive en règle contre la presse étrangère. Notamment après le massacre de la synagogue d'Har Nof, un quartier ultra-orthodoxe situé à Jérusalem-Ouest. Des critiques qui prennent pour cible "des titres douteux et des erreurs commises dans certains reportages". Particulièrement visée, CNN qui, tout de suite après l'annonce de l'attaque, avait titré ses images "Attaque meurtrière à Jérusalem dans une mosquée". La chaîne américaine a aussi présenté ses excuses pour n'avoir pas distingué, dans son bilan des tués, les terroristes de leurs victimes. Mais The Times of Israel, un journal israélien en ligne publiant en anglais et en français, dénonce "d'autres fautifs" comme la CBC canadienne qui, même si elle a rectifié plus tard, "n'a pas mentionné dans sa première diffusion sur l'attaque les victimes juives". Également montrée du doigt, avec le même genre de reproches, toute une liste d'autres médias étrangers, britanniques, français, etc.
    Déjà dans son édition du 14 novembre dernier, soit un peu plus d'une semaine après la seconde attaque à la voiture bélier, Yediot Yerushalayim, un des suppléments du week-end de Yediot Aharonot - quotidien populaire de centre droit -, avait publié un réquisitoire en bonne et due forme. Titré "Ce qu'ils voient !", son auteur considère que la presse étrangère réalise une "couverture déséquilibrée et tendancieuse contre Israël" par des "choix problématiques de sujets" qui mettent l'accent sur les constructions supplémentaires à Jérusalem-Est, la répression policière sur l'esplanade des Mosquées qu'on oublie de qualifier de "mont du Temple". En d'autres termes, les envoyés spéciaux étrangers ne devraient pas mettre l'accent sur la colonisation et les visites de Juifs messianiques sur l'esplanade d'al-Aqsa. Ils sont également accusés de ne pas montrer suffisamment "les actions des jeunes Palestiniens contre les forces de l'ordre", c'est-à-dire les manifestants lanceurs de pierres, et de s'en prendre aussi au fait que, "dans ces reportages, les mots terrorisme et terroriste pour qualifier les attentats et leurs auteurs seraient quasi systématiquement évités".
    Interrogé, un professionnel israélien de la communication considère que "de nombreux correspondants étrangers font appel à des fixeurs, cameramen et assistants palestiniens qui donnent leur vision du conflit, sans compter qu'ils couvrent la situation en fonction d'un seul agenda : celui de la communauté internationale". Un autre explique : "Les journalistes même pro-israéliens reçoivent, comme un fait avéré, le concept selon lequel l'occupation est le principal facteur de l'instabilité et de l'absence de paix dans la région."
    Un journaliste allemand, Hans-Christian Rössler, répond : "Comme dans toute couverture de conflit, il y a deux côtés, et ici parfois plus. En tant que journaliste, vous tentez d'informer le lecteur sur ce qui l'intéresse. Vous n'êtes pas là pour faire la com de telle ou telle partie." Des propos qui, de toute évidence, ne réussissent pas à convaincre. Pour de larges secteurs du public israélien, les médias étrangers sont une nouvelle preuve que "le monde est contre (eux)". Un sentiment omniprésent depuis la dernière guerre à Gaza. [...]"

- Blaming Israel for Palestinian violence is racist: it denies that Arabs are moral agents, Alan Johnson (The Telegraph)
http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/middleeast/palestinianauthority/11243168/Blaming-Israel-for-Palestinian-violence-is-racist-it-denies-that-Arabs-are-moral-agents.html
   "There were some odd media reactions this week to the murder of four Jews at prayer (and the heroic Israeli Druze first responder Zidan Saif who tried to rescue them) by two Palestinians perpetrators in Jerusalem. [...] Of course not all reporting was of this character. But still, what explains the exculpatory impulse, also widespread on social media?
    Part of the explanation lies in the profound influence that the anti-Zionist ideology (a system of demonising ideas and representations about Israel and the Jews) now exercises in our culture. At the heart of the ideology is a deeply buried, often unconscious, assumption about the dichotomous natures of Israelis and Palestinians that warps our understanding of the conflict. Here it is:Palestinians (and Arabs in general) do not have agency and choice, and so cannot be held accountable and responsible. Israelis do and can; always, and exclusively.
    Palestinians are understood as a driven people, dominated by circumstance and emotion, lacking choice, below the age of responsibility, never to be held accountable. Israelis are the opposite; masters of all circumstances, rational and calculating, the root cause of everything, responsible for everything.
    It is, palpably, an Orientalist view of the Palestinians as the Other, except this time they are affirmed as noble savages. It’s a bit racist, to be honest. For example, the Liberal Democrat David Ward MP tweeted that the Palestinian synagogue terrorists had been “driven to madness” – which not only removes agency from them but also sanity.
    This groupthink is the reason that parts of the media are reluctant to challenge the Palestinian national movement when it is guilty of rejectionism, terrorism, authoritarianism, corruption and the promotion of a vile culture of incitement, demonization and antisemitism. After all, those things are just not the “the Israel story“, are they? As Matt Seaton, comment editor at the New York Times, tweeted recently, his opinion pages will only cover Palestinian racism when “they have [a] sovereign state to discriminate with.” [...]"

- Jihad in Jerusalem (Wall Street Journal editorial) - "The best way to prevent another intifada is to [warn] Palestinians that they will never have a homeland as long as they cultivate a society that celebrates murdering the innocent in the name of religion".
http://online.wsj.com/articles/jihad-in-jerusalem-1416356018
   "To understand why peace in Palestine is years if not decades away, consider the Palestinian celebrations after Tuesday’s murder in a Jerusalem synagogue of five Israelis, including three with joint U.S. citizenship. Two Palestinian cousins armed with meat cleavers and a gun attacked worshipers during morning prayers, and the response was jubilation in the streets. [...]
    Palestinian Prime Minister Mahmoud Abbas condemned the killings, but not without calling for Israel to halt what he called “invasions” of the holy Al Aqsa Mosque in Jerusalem. Mr. Abbas has previously said the Temple Mount was being “contaminated” by Jews, despite assurances by Prime Minister Benjamin Netanyahu that the Dome of the Rock and Al Aqsa Mosque are for Muslim worship only. The Memri news service reports that the Oct. 29 issue of the Palestinian daily Al-Hayat Al-Jadida was full of false accusations that Israel is damaging Jerusalem’s holy sites. [...]
    The murders are the worst in a recent spate of Palestinian attacks, which some are calling a third spontaneous “intifada,” or uprising, against Israel. But there are few spontaneous events in a society dominated by armed military factions. The last intifada, after the failure of Bill Clinton ’s peace talks in 2000, was also said to be spontaneous until it became clear that Yasser Arafat was running it. [...]
    The best way to prevent another intifada is to reassure Israel that the U.S. supports its self-defense, while warning Palestinians that they will never have a homeland as long as they cultivate a society that celebrates murdering the innocent in the name of religion."

- Another Tack: Not telling it like it is, Sarah Honig (JP) - "Uninitiated audiences perceive the world through the broadcasters’ distorting glass. Their opinions are thereby at least partly shaped and their preexisting prejudices are subtly reinforced". Et le biais est bien sûr encore plus flagrant en France.
http://www.jpost.com/landedpages/printarticle.aspx?id=381774
   "For hours after last week’s vehicular terror in Jerusalem (capped by an attack on passersby with a metal rod), Sky News persisted in not telling it like it is. Its running news ticker at the bottom of the screen single-mindedly informed viewers that “Israeli police say a driver has rammed his car into pedestrians in East Jerusalem in an ‘intentional’ attack causing several injuries.”
    The very inclusion of the verb ‘say’ sufficed to cast doubt on Israeli communiqués. Then, to chip further away at residual Israeli credibility the word intentionally was tendentiously placed in quotation marks. This surely was overkill, considering that the reliability of the Israeli report was already challenged by the caveat of the opening phrase. If during the first few minutes of the incident Sky could somehow make excuses for what looked like thinly-veiled antagonism, it certainly couldn’t long after the event. Nevertheless, that hardly objective news bar was still featured, when any duty editor of even grudging goodwill or nominal neutrality should have known better.
    In contrast, another report was cited with unadulterated acceptance. Sky’s above mentioned “breaking news” flash was accompanied throughout – for as many hours – by a bulletin that stated matter-of-factly (without any caveats this time) that “Israeli police have clashed with Palestinians inside Jerusalem’s al-Aksa Mosque compound after Jewish nationalists announced plans to visit the site.” The subliminal nuances were unmissable and there was no qualifying vocabulary. The al-Aksa Mosque compound designation suggested exclusive Muslim connections and no Jewish ones.
    Then came the unequivocal attribution of causality. The clashes occurred “after Jewish nationalists announced plans to visit,” i.e. Jews instigated the clashes. Not a word appeared about rocks and Molotov cocktails stored in the sacred spot and tossed at Jews praying below in front of the Western Wall. Such facts may interfere with Sky’s insinuation that Jews are interlopers, trespassing in what has only ever been a Muslim shrine. The implication is that it’s Jews who disturb the peace along with their police “inside” the compound.
    The injection of the term nationalists sealed the negative connotation. Nationalists are villains in the lexicon of political correctness. The sentinels on Sky’s moral high ground know whom to distrust a priori and whom to trust inherently. Uninitiated audiences perceive the world through the broadcasters’ distorting glass. Their opinions are thereby at least partly shaped and their preexisting prejudices are subtly reinforced.
    To be sure, Sky isn’t the only overseas news outlet with an attitude. Almost all its purportedly pluralist and tolerant counterparts are equally disingenuous and almost all classify Temple Mount terminology as politically incorrect. More often than not, anchors and reporters allude to Haram a-Sharif and lest the masses out there not be fully clued in, they add by way of elucidation that “the Haram” is where al-Aksa Mosque is located. At most, Temple Mount comes in as an aside meant to clarify what the commotion is about. “This is also where Jews claim that their ancient temples once stood,” some correspondents throw in with a pinch of skepticism. Alternative edification is that “this is also what Jews refer to as Temple Mount.”
    The undertones here are paramount. Jews invariably “claim.” Their version is hardly one that can be reasonably accorded credence. The Arab insistence that no Jewish temples or Jewish historical/religious ties to Jerusalem ever existed is thus amplified by media quibbling. Out of nowhere Jews seemingly invaded Jerusalem and out-of-the-blue they brazenly seek to overrun Muslim sanctuaries. The resort to an adverb like “also” isn’t incidental or insignificant. It imparts the impression of precedence and rightful ownership. The Arabs are treated as legitimate proprietors. Jewish claims are ancillary and unsubstantiated. [...]"

- CBS News Fails, Fox News Shows Palestinian Joy at Terror (Honest Reporting, Vidéo 1mn57) - "While CBS News screws up claiming that Har Nof is disputed territory, Fox News tells the truth and dares to show how Palestinians in Gaza dance and give out candy at the news that innocent Jews have been butchered".
https://www.youtube.com/watch?v=2ifUfJksnY4


Israël

- Netanyahu on discrimination of Israeli-Arabs: An entire community should not be stigmatized (JP) - ""We should not discriminate against an entire public because of a small minority that is violent and militant," he said. "The vast majority of Israeli-Arab citizens are law-abiding and we are acting resolutely against those who break the law," he added".
http://www.jpost.com/Arab-Israeli-Conflict/Netanyahu-on-discrimination-of-Israeli-Arabs-An-entire-community-should-not-be-generalized-382348


Gaza & Hamas

- Egypt tightens closure on Gaza as Israel eases it (Ynet) - "Three months after Gaza op, rehabilitation gathers pace; while al-Sisi closes all ways of access to Strip, Israeli allows large quantity of construction materials to enter under monitoring system".
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4594764,00.html

- Un éminent professeur de droit international dénonce la partialité, "flagrante", de William Schabas de l'ONU (UN Watch)
http://unwatchenfrancais.blogspot.ch/2014/11/un-eminent-professeur-de-droit.html
   " En Septembre, une délégation de UN Watch a rencontré William Schabas en personne avec les deux autres membres de sa commission d'enquête des Nations Unies sur Gaza, lui demandant de démissionner en raison de ses nombreuses déclarations et actions conflictuelles qui ont créé une apparence de partialité. Cependant M. Schabas a persévéré, affirmant avoir consulté un "large éventail de personnes" qui ont confirmé son objectivité et impartialité. Pourtant, on ne sait pas qui sont ces gens, parce que plusieurs avocats internationaux de premier plan ainsi que des militants des droits de l'homme de toutes origines ont appelé à sa démission.
    Le dernier important expert en vue est Joseph Weiler, président de l'Institut universitaire européen de Florence, président de l'Union européenne Jean Monnet à la New York University School of Law, et rédacteur en chef de la Revue européenne de droit international. Malgré les éloges sur M. Schabas, "éminent et influent et à juste titre", Joseph Weiler écrit dans le blog du European Journalof International Law : "il est difficile pour moi d'accepter que sa déclaration sur Netanyahu comme étant sa personnalité favorite à mettre au box des accusés de la CPI - quel que soit le contexte de cette réflexion - soit conforme à assurer «l'apparence d'impartialité». C'est très précisément à cette question - y a t-il des preuves suffisantes pour inculper M Netanyahu pour violation du droit pénal international - que devra répondre, directement ou indirectement, la Commission".
    "À mon avis, écrit M. Weiler, ceci est une affaire flagrante où une apparence d'impartialité aurait pu être créé. S'entêter est pour le commissaire, le Conseil des Nations Unies, la Commission d'enquête et pour William Schabas lui même, est à mon avis, imprudent et contre-productif. Lorsque l'apparence de justice est compromise, c'est la justice elle-même qui est compromise".
    Dans un commentaire sur l’édito de Weiler, le Prof. Christine Cerna de Georgetown Law School, la principale juriste spécialiste des droits de l'homme à la Commission interaméricaine des droits de l'homme, a écrit que M Schabas a été délibérément choisi précisément en raison de ses déclarations partiales antérieures. Elle affirme que le Conseil des droits de l'homme cherche des candidats partisans, sous l'influence du bloc arabe et islamique. Elle écrit :
   "À mon avis, Israël a un statut unique au Conseil des droits de l'homme. L'impartialité n'est pas une exigence demandée par le Conseil pour la nomination d'experts en ce qui concerne Israël. J'ai été choisie, au début de l'année, comme candidat de consensus par le Comité consultatif, pour le poste de rapporteur spécial de l'ONU sur les territoires palestiniens occupés, mais l'Organisation de la coopération islamique et la Ligue des États arabes s'y sont officiellement opposées toutes les deux. C'est ce qui a enterré ma candidature. Ils ont évoqué un «manque d'expertise», bien que toute ma vie professionnelle a concerné les droits de l'homme. C'est parce que je ne n'avais jamais dit quoi que ce soit de pro-palestinien et que donc je n'étais pas connue pour être suffisamment «partiale» pour gagner leur soutien. Le candidat qu'ils soutenaient officiellement a été considéré comme partial en leur faveur. Aucun autre mandat des procédures spéciales n'est faussé de cette façon. A la fin du compte, ni moi, ni le candidat de l'OCI n'avons été nommés, mais le diplomate indonésien, Makarim Wibisono, qui l'a été. Il était considéré comme suffisamment «pro-palestinien» pour être acceptable à l'OCI. Par conséquent, je ne pense pas que William Schabas aurait pu être choisi pour diriger l'enquête "indépendante" si il n'avait pas fait les observations qu'il avait faites à propos de Netanyahu."
    D'autres éminents juristes et des militants des droits de l'homme ont appelé William Schabas de démissionner - des personnalités bien connues de Schabas soit parce qu'il les cite dans ses œuvres soit parce qu'ils sont des collègues de travail ou des pairs [voir leur témoignage sur le site] [...]"


"Processus de paix"

- Israel can only manage the conflict, for it cannot end it, Ben-Dror Yemini (Ynet) - "At present, one has to admit, there is no way to resolve the conflict. But it can be managed. We need tranquilizers, not empty slogans".
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4594551,00.html
   "It's the season of illusions. The right and left are selling them. The right says if we press just a little harder, if we demolish more homes, if we deploy a whole lot more police, if we don't settle for a heavy hand but resort to an iron fist instead, the quiet will return. The left tells us if we simply treat the Palestinians nicer, if we refrain from making pilgrimages to the Temple Mount, if we offer them regional and global peace and end the occupation, all will fall peacefully into place.
    Been there, done that. Operation Pillar of Defense was a model of heavy handed action, which brought a significant fall-off in terror. But the separation fence was constructed in conjunction; and without the fence, we probably wouldn't have witnessed that same decline. A heavy handed approach was adopted during the first year of the intifada too – and to no avail. Pillar of Defense took place in 2002, which saw a record number of fatalities – 452. Fatalities in 2003 numbered 214, and 117 in 2004. Most of the decline was attributed to the separation fence.
    We also offered the Palestinians peace. First it was the Clinton plan; and then came the Olmert offer; and then once again, it's worth noting, in the form of the draft proposal formulated by John Kerry. Netanyahu wasn't the one who said no. The Palestinians did, just like they always have. What formula does the moderate left have to offer?
    At present, one has to admit, there is no way to resolve the conflict. But it can be managed. We need tranquilizers, not empty slogans. Responsibility for the latest flare-up rests for the most with the ill wind of the global Jihad, which continues to beat and murder and slaughter and butcher – primarily Muslims. Here and there, it reaches us too.
    And in the spirit of the times, the conflict now is less so a national one and more so a religious clash. In the 1930s and 1940s, too, the central figure in the Arab world was the mufti, Haj Amin al-Husseini. He had no national conflict with the pre-state Jewish community. His conflict was a religious one. And now, too, he has heirs. One of them is the Grand Mufti of Jerusalem, Muhammad Ahmad Hussein, who explained at a rally in 2012 that "the Muslims are destined to destroy the Jews." The rally was organized by the Fatah movement. Hussein serves in his position under the patronage of the Palestinian Authority. It's worth noting, too, that in the elections to the Palestinian Legislative Council in 2006, Hamas won four of the six seats up for grabs in East Jerusalem. The victory could have been bigger, but the two remaining seats were reserved for Christian candidates.
    It's a good idea therefore to heed the words of one of the most significant statesmen of the past generation, Henry Kissinger. He isn't considered a great friend of the Jews, or of Israel, even though he is Jewish. Speaking a few days ago, Kissinger said, "Israel should not seek a permanent or comprehensive peace with the Palestinians until regional turmoil settles down" – or, in other words, the Islamic State problem must be resolved first. Defeating the Jihad will give rise to a chance to reach a settlement. Take note, John Kerry and Tzipi Livni, who have said the very opposite.
    Does this mean that we should expand the settlements? Of course not. Does this mean we have to settle in, of all places, the heart of Muslim populations, like Silwan and Sheikh Jarrah, or change the status quo on the Temple Mount? Most definitely not. What we need is to reduce the friction – not a heavy hand and not a conciliatory hand, but a smart hand that strives primarily to create a separation.
    It's difficult for politicians to say that there are times in history that call for a waiting game. After all, politicians have to come up with a plan. It may be difficult for them; but at this point in time, the thing to do is wait."


Monde arabe

- Maroc : un responsable islamiste veut une loi contre la « normalisation » avec Israël (AFP) - "Le Maroc n’entretient officiellement aucune relation avec Israël et son gouvernement a toujours affirmé que le « boycott d’Israël est un principe »".
http://fr.timesofisrael.com/maroc-un-responsable-islamiste-veut-une-loi-contre-la-normalisation-avec-israel/


Iran

- Nucléaire iranien : les négociateurs au pied du mur à trois jours de la date butoir (AFP) - ""Je vais être honnête, des divergences demeurent... d'importantes divergences demeurent", a reconnu Eric Schultz, porte-parole du président américain Barack Obama, à l'issue de cette journée marathon".
https://fr.news.yahoo.com/nucl%C3%A9aire-iranien-n%C3%A9gociateurs-au-pied-mur-%C3%A0-trois-063724918.html
- L'AIEA attend encore des explications de l'Iran (Reuters) - "Le directeur général de l'AIEA a demandé jeudi à l'Iran de répondre aux interrogations de la communauté internationale sur ses recherches nucléaires, à quatre jours de la date butoir fixée à la République islamique, soupçonnée de vouloir se doter de l'arme atomique, pour trouver un accord définitif sur ce dossier. "L'Iran n'a pas fourni les explications qui permettraient à l'agence de clarifier les questions pratiques encore en suspens", a déclaré Yukiya Amano devant le conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique, réuni à Vienne".
https://fr.news.yahoo.com/laiea-attend-encore-des-explications-liran-134407668.html

- If you still don't believe Iran is antisemitic... (Elder of Ziyon) - "Yes, that's right - the rabbis who were murdered by terrorists are described as "Nazis" by Iranian news. It says "the way Israeli security forces have been attacking and destroying Palestinian homes and towns in recent days does indeed reveal that they are but a bunch of Nazis with beards, pigtails and black hats"."
http://elderofziyon.blogspot.fr/2014/11/if-you-still-dont-believe-iran-is.html


France

- Le vote des députés va encourager le maximalisme des Palestiniens, Gilles-William Goldnadel (avocat et écrivain) - "Pour le polémiste Gilles-William Goldnadel, le vote de l'Assemblée nationale du 28 novembre sur la reconnaissance de l'Etat palestinien va donner un blanc-seing au Fatah pour bloquer les négociations".
http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/11/19/31002-20141119ARTFIG00345-gilles-william-goldnadel-le-vote-des-deputes-va-encourager-le-maximalisme-des-palestiniens.php
   "Ainsi donc, des parlementaires de la gauche socialiste et de l'extrême gauche écologiste veulent faire adopter une proposition de résolution visant à voir reconnu un «État de Palestine». Alors même que je suis depuis toujours partisan de la création d'un État pour les Arabes de Palestine, je vais tenter d'expliquer pour quelles raisons je suis opposé à ces initiatives.
    Je sais ma tâche délicate, dans un contexte passionnel rien moins que rationnel et où les faits cèdent constamment le pas à l'idéologie. C'est ainsi que les auteurs des propositions de loi reconnaissent qu'elles n'ont qu'un caractère symbolique. Ils sont conscients que, sur le plan juridique international, elles n'ont aucun sens ni aucune légalité, en l'absence de frontières délimitées et d'une représentation politique des Arabes de Palestine, divisés en deux camps.
    Même lorsqu'il s'agit d'un drame qui peut enflammer une région qui brûle déjà d'un feu infernal et qui s'est exporté en France pendant l'été, la gauche n'a pas perdu son goût du psychodrame lyrique et de la pensée magique. Elle devrait pourtant savoir que la poésie politique a été dans l'histoire malheureuse des hommes le plus efficace des fossoyeurs des grands cimetières sous la lune. Peu importe qu'elle se soit constamment trompée. Elle préfère, comme on le sait, avoir esthétiquement tort avec Sartre que raison ingratement avec Aron. [...]" (suite payante)

- Alain Soral condamné à 6 000 euros d'amende pour provocation à la haine (AFP) - "Le tribunal a estimé qu'Alain Soral, « passant du particulier au général et radicalisant ses propos, s'est exprimé dans des termes qui, à l'évidence, visent non pas les seuls juifs sionistes, mais bien les juifs dans leur ensemble »."
http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/11/21/alain-soral-condamne-a-6-000-euros-d-amende-pour-provocation-a-la-haine_4527388_3224.html
   "Le militant d'extrême droite Alain Soral a été condamné vendredi 21 novembre à 6 000 euros d'amende pour provocation à la haine, à la discrimination ou à la violence à l'encontre du journaliste Frédéric Haziza et de la communauté juive. Le parquet avait requis trois mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende. Le tribunal a estimé qu'Alain Soral, « mû par sa vindicte personnelle à l'encontre de Frédéric Haziza, (…) passant du particulier au général et radicalisant ses propos, s'est exprimé dans des termes qui, à l'évidence, visent non pas les seuls juifs sionistes, mais bien les juifs dans leur ensemble ».
    Alain Soral devra en outre payer 3 000 euros de dommages et intérêts et 2 000 euros pour les frais de justice. Il sera également contraint de verser 1 euro de dommages et intérêts à la Ligue des droits de l'homme (LDH) et l'association J'accuse ! et 1 000 euros à chacun pour les frais de justice. Le tribunal a également exigé que le polémiste retire dans un délai de huit jours les propos concernant M. Haziza dans une vidéo diffusée sur Internet, sous astreinte de 1 000 euros par jour.
    Dans cette vidéo de décembre 2012, Alain Soral décernait le titre de « con du mois » à Frédéric Haziza, journaliste à La Chaîne parlementaire (LCP) et à Radio J, qui avait refusé de le recevoir pour parler de son dernier livre, lui reprochant « de véhiculer des messages de haine, de violence, de racisme et d'antisémitisme ». Sur son site, Alain Soral avait dépeint M. Haziza comme « un journaliste issu de la communauté dont on n'a pas le droit de parler qui occupe… oui c'est le mot… il s'agit d'occupation… à peu près la totalité de la superstructure idéologique de la France » et qui fait « un boulot de censeur tribaliste ».
    Le journaliste s'était justifié à l'audience : « Si j'ai refusé de recevoir M. Soral, c'est que j'ai été meurtri par ce qui se trouve dans sa littérature et sur son site. » Frédéric Haziza se disait victime depuis lors d'un acharnement des « fans » de M. Soral qui le poursuivent avec « des messages de haine ». Les juges ont estimé vendredi que les propos d'Alain Soral, « opposant le juif au “goy”, les juifs aux Français, les présentant – dans un cliché aussi récurrent qu'ouvertement antisémite – comme des occupants », incitent « tant à l'égard de Frédéric Haziza qu'à l'égard de l'ensemble des juifs, un sentiment d'hostilité ou de rejet, voire de haine, et un état d'esprit de nature à provoquer à la discrimination et à la violence »."


Europe

- Ukraine : un millier de tués depuis la trêve du 5 septembre (AFP) - "Du 5 septembre au 18 novembre il y a eu 957 tués (838 hommes, 119 femmes), soit une moyenne de 13 tués par jour". Et pourtant vous n'entendez pas parler quotidiennement de ces morts lors des matinales radiophoniques... à la différence notable de ce qui passait pendant le dernier conflit à Gaza.
http://www.liberation.fr/monde/2014/11/20/ukraine-un-millier-de-tues-depuis-la-treve-du-5-septembre_1146900

- Dans les abris de Donetsk, le premier hiver de guerre a commencé (Le Figaro) - "l'ennemi est à présent le gouvernement de Kiev qui tente de convaincre à coups de mortiers les habitants de Donetsk qu'ils sont des citoyens ukrainiens" ; "les soldats ukrainiens ont occupé la ville et ont tout pillé. Ils ont volé les vaches, les cochons. Et puis le 2 octobre, ma maison a été détruite. Nous n'avons plus rien. Même pas de vêtements chauds pour l'hiver" ; "Un grondement sourd est l'explosion d'un obus tiré par l'armée ukrainienne qui s'abat non loin. De temps en temps, l'un tombe sur une maison, tue ou blesse des habitant

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