Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 11:43
France

- Les jeunes de plus en plus séduits par les théories du complot (AFP) - "Certains adhèrent au discours antisémite proche de Dieudonné, d'autres à un discours catholique conservateur proche du Printemps français et il y a aussi un renouveau du discours islamique radical".
http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20140521.AFP7711/les-jeunes-de-plus-en-plus-seduits-par-les-theories-du-complot.html
   "Conspirations, mensonges et sociétés secrètes: les professeurs sont de plus en plus souvent confrontés à la remise en cause de leurs enseignements par des élèves convaincus d'être au coeur d'un grand complot. [...]
    Sur la quarantaine d'élèves qui suivent les cours de Stéphane François, professeur à l'Institut de préparation à l'administration générale (Ipag) de Valenciennes, "environ un quart sont perméables aux théories du complot". "Globalement, ceux qui adhèrent à cette vision conspirationniste du monde ne sont pas les meilleurs" et sont "généralement issus de l'immigration et des quartiers populaires", estime ce politologue chercheur au CNRS.
    Mais pour le directeur de l'Observatoire des radicalités politiques (Orap) Jean-Yves Camus, cet engouement n'est pas confiné à un seul profil. "Certains adhèrent au discours antisémite proche de Dieudonné, d'autres à un discours catholique conservateur proche du Printemps français et il y a aussi un renouveau du discours islamique radical", énumère-t-il.
    Selon le sociologue Jean-Bruno Renard, spécialiste des rumeurs et des légendes urbaines, les jeunes sont particulièrement réceptifs aux théories complotistes. "Autrefois, ils respectaient les institutions en tant qu'autorité. Aujourd'hui, ils expriment une méfiance envers la vérité officielle, sous-entendu il y a une autre vérité", explique le coauteur du livre "100% rumeurs", ajoutant, à l'endroit de ceux qui entretiennent ces thèses avec des visées politiques, que "l'idée de manipuler les jeunes a toujours existé".
   "Les élèves mènent une vie à part et, dans les milieux clos, les choses se répandent", souligne l'autre auteur, Véronique Campion-Vincent, anthropologue à la Maison des sciences de l'homme (FMSH). En outre, "les thèses complotistes apportent des réponses faciles pour comprendre un monde soumis à une complexification des processus de décisions politiques, économiques et sociales". [...]"

- Manuel Valls et "l'obsession juive" d'Emmanuel Ratier (Conspiracy Watch) - "Nicolas Domenach démonte pour Canal + le livre d'Emmanuel Ratier sur Manuel Valls".
http://www.conspiracywatch.info/Manuel-Valls-et-l-obsession-juive-d-Emmanuel-Ratier_a1236.html

- A quoi sert le boycott des produits israéliens ? (France Culture, Emission "Du grain à moudre", Audio 40mn) - Une émission sur la légalité et la légitimité de boycotter les produits israéliens en France. Où l'on voit aussi comment les défenseurs de BDS admettent implicitement boycotter tout un "régime" (l'Etat juif qu'il faut faire disparaître car "raciste") bien plus qu'une prétendue "occupation depuis 1967" (qui semble bien ici ne servir que de prétexte superficiel).
http://www.franceculture.fr/emission-du-grain-a-moudre-a-quoi-sert-le-boycott-des-produits-israeliens-2014-05-20


Israël

- Arab MK calls priest "traitor scum" (Elder of Ziyon) - "Let that sink in: An Arab member of Israel's Knesset is threatening a priest who advocated Christians join the country's army. If joining the army is treasonous to the Arab cause, then what is joining the Knesset?"
http://elderofziyon.blogspot.fr/2014/05/arab-mk-calls-priest-traitor-scum.html
   "At a Knesset debate over incitement and violence against Christian recruits for the IDF today, member of Knesset Basel Ghattas insulted and threatened the priest who leads that movement. Ghattas, a Christian MK of the Balad party, became incensed when Father Gabriel Nadaf arrived to testify. He had to be physically restrained as he hurled insults and threats, saying that Nadaf was a "traitor scum" and a Shabak agent.
    Let that sink in: An Arab member of Israel's Knesset is threatening a priest who advocated Christians join the country's army. If joining the army is treasonous to the Arab cause, then what is joining the Knesset? Beyond that, it is beyond belief that the Knesset can tolerate such behavior and attitudes. Father Nadaf said that  Ghattas' words were tantamount to a threat on his life, saying "We all know how Arabs treat traitors. And we know what happened to Yitzchak Rabin when he was branded a traitor."
    Christians at the hearing testified about the threats that they have received, Father Nadaf was threatened to be skinned and a "WANTED" poster was circulated offering hundreds of thousands of dollars to kill Nadaf and other Arab Christian Zionists. Knesset members said that not enough was being done to protect the Christians who support their nation's army, and also that Father Nadaf's protection should be increased as well."


Gaza & Hamas

- Une roquette tirée de Gaza a touché Israël (AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/05/23/97001-20140523FILWWW00273-une-roquette-tiree-de-gaza-a-touche-israel.php
   "Des activistes palestiniens ont tiré aujourd'hui une roquette depuis la bande de Gaza sur le sud d'Israël, sans faire ni victime ni dégât, a annoncé l'armée israélienne. Une porte-parole militaire a indiqué que la roquette avait atterri dans un terrain dans le secteur de Shaar Hanegev.
    Egalement aujourd'hui [vendredi], des tirs ont visé des soldats israéliens près de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, a indiqué le lieutenant-colonel Peter Lerner, un autre porte-parole. "Les forces (israéliennes) ont riposté en tirant. Il n'y a pas eu de blessé", a-t-il écrit sur Twitter. Selon des données de l'armée, l'Etat hébreu a été touché par plus de 100 projectiles tirés depuis l'enclave palestinienne contrôlée par le mouvement islamiste Hamas depuis le début de l'année. [...]"

- Hamas honors Sbarro suicide bomber: He "gave the Zionists a taste of humiliation" (Al-Aqsa TV, 30 avril, Vidéo 1mn46) - cet attentat suicide avait tué 15 civils israéliens (dont 7 enfants et une femme enceinte) en août 2001.
https://www.youtube.com/watch?v=uAx6bLkVcgw


Judée-Samarie

- Le film des Palestiniens tués aurait été bidouillé (Times of Israel)
http://fr.timesofisrael.com/le-film-de-la-tuerie-des-palestiniens-aurait-ete-bidouille/
   "Le tournage montrant deux Palestiniens abattus en dehors du village de Beitunia, en Cisjordanie jeudi dernier, pourrait tout à fait avoir été trafiqué, a déclaré mercredi une haute personnalité de la défense. « J’ai vu la vidéo – les chances qu’elle ait été fabriquée de toutes pièces sont élevées », a déclaré l’officiel. Il a néanmoins déclaré être prudent, et attendre une enquête de l’armée israélienne afin de parvenir à une conclusion complète sur ces meurtres.
    Mais le fait que les deux personnages aient été vus dans le film marchant seuls, s’occupant de leurs affaires et surtout la manière dont ils semblaient s’effondrer – leurs paumes tendues – remet en cause l’authenticité de la vidéo. « Nous avons tous tiré les leçons de la falsification du carrefour de Netzarim », a-t-il déclaré, faisant référence à l’affaire Mohammed Al Dura en septembre 2000, qu’il a qualifiée de « Pallywood ». Un reportage diffusé sur France 2 prétendant montrer le meurtre d’Al-Dura, 10 ans, par des soldats de l’armée israélienne a constitué un cri de ralliement pour la deuxième Intifada, mais les responsables israéliens ont contesté le rapport, certains allant même jusqu’à dire qu’il avait été mis en scène et qu’Al-Dura était encore en vie.
    Le haut fonctionnaire de la défense a déclaré jeudi que la police des frontières impliquée dans l’incident avait utilisé des procédures pour disperser les émeutiers, qui ne comprenaient pas de feu direct, comme les responsables palestiniens l’avaient affirmé. « Nous avons dit "donnez-nous les corps et les balles pour conclure l’enquête" », a-t-il expliqué, « mais ils n’ont pas voulu obtempérer ». L’enquête de l’armée israélienne fait son chemin aux échelons supérieurs. Les premiers résultats seront soumis au ministre de la Défense jeudi. Dans les prochains jours, a ajouté le haut fonctionnaire, l’enquête devrait se conclure. [...]"
- CNN footage shows Israeli troops firing rubber bullets, not live fire, in Beitunia (Elder of Ziyon) - "While Nadim and the other youth have had funerals and Palestinian Arab medical reports indicating bullets that tore through their bodies, the CNN footage actually shows without a doubt that the border police bullet that was shot at the time Nawarah fell came from a gun equipped with the extension used to fire rubber bullets. (The bullet that Nawarah's father says he found in the backpack simply could not have killed him, as the expert in the video notes - a bullet that hits a target does not look like that.)"
http://elderofziyon.blogspot.fr/2014/05/cnn-footage-shows-israeli-troops-firing.html
- Holes in their backs, Yossi Sarid (Haaretz) - "We have no choice but to wait for the findings of the investigation which is opening right away - and never closes".
http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.592275


"Processus de paix"

- Children on PA TV: All of Israel will be replaced by "Palestine" (PA TV, 16 mai, Vidéo 2mn25) - des extraits hallucinants dans une émission pour enfants sur la chaîne palestinienne officielle (même pas celle du Hamas). A voir, vraiment.
https://www.youtube.com/watch?v=CwxUjKSTm9c

- Palestinian boy recites poem: "Zion is Satan with a tail" (PA TV, 13 mai, Vidéo 1mn13) - "When I was young I was taught that Arabness is my honor... and that our lands extend from one end to the other, and that our wars were for the Al-Aqsa Mosque, and that our enemy, Zion, is Satan with a tail, and that our nation's armies are outstanding".
https://www.youtube.com/watch?v=tTCpPdw512g

- Netanyahu : « Nous n’avons personne avec qui négocier à Ramallah » (Times of Israel) - une très bonne interview de Netanyahu par Jeffrey Goldberg à propos des blocages du processus de paix.
http://fr.timesofisrael.com/netanyahu-nous-navons-personne-avec-qui-negocier-a-ramallah/
   "[...] S’adressant à Jeffrey Goldberg de Bloomberg, Netanyahu a rejeté la faute de l’échec des négociations de paix sur l’Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas et a fait allusion au fait qu’Israël pourrait prendre des mesures unilatérales en quittant la Cisjordanie. [...]
    Dans sa première déclaration à la presse depuis la fin des processus de paix à la fin du mois dernier, le Premier ministre a formulé avec un regard pessimiste sur la possibilité d’une reprise des négociations. « Les négociations sont toujours préférables. Depuis Oslo, six Premiers ministres ont échoué dans leur objectif d’une solution négociée, a-t-il déclaré. Ils ont toujours pensé que nous étions au bord de la réussite, et ensuite [Yasser] Arafat s’est défilé, Mahmoud Abbas s’est défilé, parce qu’ils ne peuvent pas conclure ces négociations. Nous n’avons pas de dirigeants palestiniens qui soient prêts à le faire. Les conditions minimales nécessaires à n’importe quel gouvernement israélien ne peuvent pas être satisfaites par les Palestiniens. »
    Interrogé sur la possibilité d’un retrait unilatéral de la Cisjordanie, Netanyahu a reconnu que l’idée prenait de l’ampleur dans l’appareil politique. Il a néanmoins averti qu’Israël ne prendrait pas le risque d’un autre Gaza où le Hamas s’est imposé après le retrait unilatéral d’Israël. « De nombreux Israéliens se demandent si certaines actions unilatérales pourraient théoriquement avoir du sens. Pour autant, les gens reconnaissent que le retrait unilatéral de Gaza n’a pas amélioré la situation et n’a pas fait avancer la paix », a-t-il déclaré. [...]
    Tandis que Netanyahu soutient les efforts du Secrétaire d’Etat John Kerry pour ramener les deux parties à la table de négociations, il a critiqué Abbas de ne pas prendre au sérieux les Américains. « Qu’a fait Abbas ? Rien. Il a refusé de soutenir les efforts de Kerry d’essayer de discuter des questions fondamentales. Il a donné une dimension internationale au conflit », a-t-il déclaré, en faisant référence à la décision du dirigeant palestinien de poser une candidature à 15 traités internationaux. Jérusalem avait déclaré que cela allait en contradiction à l’engament palestinien de ne pas poser une candidature aux Nations Unies. [...]"
http://www.bloombergview.com/articles/2014-05-22/netanyahu-says-obama-got-syria-right
   "- JEFFREY GOLDBERG: The peace process is in a coma. When do you go to a Plan B? How do you extract Israel from a situation that many people say is unsustainable?
    - BENJAMIN NETANYAHU: There are a couple of points of consensus in Israel that are beginning to emerge. The first point of consensus is that we don’t want a binational state. Another point of consensus is that we don’t want an Iranian proxy in territories we vacate. We want a demilitarized Palestinian state that recognizes the nation-state of the Jews. Now how do we get that? The Palestinians don’t agree to recognizing Israel as the Jewish nation-state, and it’s not clear to me that they’ll agree to elements of demilitarization that are required in any conceivable plan that works.
    - GOLDBERG: A lot of people in Israel, from [former Israeli Ambassador to the U.S.] Michael Oren to [former head of Israeli military intelligence] Amos Yadlin, are looking at the idea of taking unilateral steps to disengage from the Palestinians.
    - NETANYAHU: We want a demilitarized Palestinian state that recognizes the Jewish state. How do you get that if you can’t get it through negotiations? It’s true that the idea of taking unilateral steps is gaining ground, from the center-left to the center-right. Many Israelis are asking themselves if there are certain unilateral steps that could theoretically make sense. But people also recognize that the unilateral withdrawal from Gaza didn't improve the situation or advance peace -- it created Hamastan, from which thousands of rockets have been fired at our cities.
    - GOLDBERG: So you’re still committed to negotiations?
    - NETANYAHU: Let me be clear -- negotiations are always preferable. But six prime ministers since Oslo have failed in their pursuit of a negotiated settlement. They’ve always thought we were on the verge of success, and then [Yasser] Arafat backed off, Mahmoud Abbas backed off, because they can’t conclude these negotiations. We don’t have a Palestinian leadership that is willing to do that. The minimal set of conditions that any Israeli government would need cannot be met by the Palestinians. No matter what the spin is about blaming Israel, do we actually expect Abbas, who seems to be embracing Hamas, to give a negotiated deal? In all likelihood, no. I hope he does, but I’m not sure he’s going to do it.
    - GOLDBERG: So go back to this question of what to do next.
    - NETANYAHU: We don’t want a binational state, and we don’t want a Palestinian-Iranian state next door. There is an emerging consensus that we don’t have a partner who can challenge constituencies, do something unpopular, do something that is difficult. Abbas has not done anything to challenge the prevailing Palestinian consensus. In fact, he’s doing the opposite: the Hamas reconciliation, internationalizing the conflict, not giving one iota on the right of return, not giving an iota on the Jewish state. He wouldn’t deal with Kerry’s framework.
    - GOLDBERG: Do you still think that the Palestinians embrace the idea of destroying Israel in stages -- by setting up a state and then using that state to continue to press their demand through violence and other means for all of Palestine?
    - NETANYAHU: What the Palestinians keep saying is, Look, we want the maximum. We will not make any adjustments in our demands. Nothing. Not tactical, not strategic. I said to them, You tell me that you want me to draw a map of a state, but you won’t tell me that the state on the map will recognize the Jewish state next to it. They want a map without an end of conflict. I think Palestinian society is divided into two. The first half openly calls for Israel’s destruction. And the second half refuses to confront this and refuses to confront the demons inside their own camp.
    In Israel, there is a vigorous debate about what compromise would entail. There is no such debate in the Palestinian Authority. I’m not talking about Hamas. I’m talking about the so-called moderates who will not talk about the minimal conditions that are necessary for peace from the point of view of any Israeli government and just about any Israeli. They expect us to just leave, shut our eyes, tear out the settlements. Well, been there, done that. We did it in Gaza. And what we got was not peace, but rocket fire.
    - GOLDBERG: What I don’t understand is why you don’t just leapfrog this negotiations morass and declare an indefinite settlement-building freeze -- not tearing them out, but freezing them? That way, the onus will be on the Palestinian side, not on you, to prove that they are interested in compromise.
    - NETANYAHU: I don’t think it would work. Having tried once, I saw that it doesn’t work. The Americans said the only way Abbas is going to come into negotiations is either you release prisoners or freeze settlements: Choose. We chose [to release prisoners]. We made it very clear to the U.S. and to the Palestinians exactly how much we would build, including in Jerusalem. We built exactly what we said we would build in every one of the tranches. It wasn’t that we surprised anyone with extra construction.
    - GOLDBERG: Why continue to grow settlements at all when you’re trying to negotiate? The American critique of your position is that you keep building in ways that set back the possibility of a Palestinian state.
    - NETANYAHU: The settlements are an important issue, but they are not the core of the problem. This conflict has been going on for almost a century. During the first half of that century, there wasn’t a single settlement. From 1920, when this conflict effectively began, until 1967, there wasn’t a single Israeli settlement or a single Israeli soldier in the territories, and yet this conflict raged. What was that conflict about? It was about the persistent refusal to recognize a Jewish state, before it was established and after it was established. [...] The real issue was and remains opposition to the Jewish state. That’s the demon that they have to confront, just as we’ve confronted the demon of a greater Israel. Not easy, but we did it.
    - GOLDBERG: A lot of people would say you haven’t done this yet, because you haven’t risked the stability of your ruling political coalition in pursuit of territorial compromise with the Palestinians.
    - NETANYAHU: Look at what I’ve done. I gave the speech at Bar-Ilan University, a religious university, five years ago recognizing the two-state solution. Second, I tried a 10-month [settlement] freeze, and Abbas did nothing. Then I did something that was the toughest of all -- I released terrorist prisoners, killers of innocent people. That was the hardest decision. That’s what I did to facilitate the negotiations. And what has Abbas done? Nothing. He’s refused to entertain Kerry’s efforts to try and lock horns on the core issues. He internationalized the conflict. He went to the UN organizations in express violation of Oslo and all the interim agreements. And now he’s embracing Hamas.
    - GOLDBERG: Why do you think that Kerry and [U.S. special envoy] Martin Indyk believe that the settlements are a great impediment to peace? Indyk in particular has denounced “rampant settlement activity" as a key factor undermining negotiations.
    - NETANYAHU: Most of the settlement population, between 80 to 90 percent, is clustered in three urban blocs, in suburbs of Tel Aviv and Jerusalem that everyone knows will stay in a final peace settlement. Effectively, the territory that is involved has not increased. It’s marginal. It’s been marginal for the last 20 years. No new settlements have been built since the time I was first prime minister, which was 1996.
    What you are talking about is an increasing population within these urban blocs. It doesn’t materially affect the map. If you took an aerial photograph to see how much territory has been "consumed" by so-called "rampant" settlement activity, the answer is practically nothing. If you can make a deal, you can make a deal. The addition of a few hundred housing units a year in this territory doesn’t alter it.
    Successive Israeli governments have offered deals and couldn’t get them because the Palestinians would not lock horns with the primary obstacle to peace, which is the refusal to end the conflict with Israel once and for all. To recognize that the Jewish people have the right to self-determination, just as the Palestinian people do. My insistence on recognition of the Jewish state is not a tactical PR stunt. It goes to the core of the conflict. [...]"


Turquie

- 'Spawn of Israel’: Erdogan's anti-Semitic obsessions, Günther Jikeli & Kemal Silay (Haaretz) - "The pro-Erdogan Islamist newspaper blaming the Jews for Turkey’s mining disaster is just the tip of the iceberg: The Turkish PM’s anti-Semitism is deeply rooted and is now spreading more widely in Turkey".
http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.592114


USA

- Vote en faveur de la campagne BDS à l’Université DePaul aux USA (Europalestine) - "Les étudiants de la plus grande université catholique des Etats-Unis viennent de voter en faveur du désinvestissement de leur université dans 12 multinationales".
http://www.europalestine.com/spip.php?article9368


Europe

- Basket : le Maccabi Tel-Aviv condamne la vague d'antisémitisme le visant sur Twitter (AFP)
https://fr.news.yahoo.com/basket-maccabi-tel-aviv-condamne-vague-dantis%C3%A9mitisme-visant-163357382.html
   "L'équipe du Maccabi Tel-Aviv a condamné la diffusion de 17.500 tweets contenant des messages antisémites, dans la foulée de sa victoire face au Real Madrid, en finale de l'Euroligue messieurs de basket-ball, a-t-on appris dans un communiqué. Au lendemain de la finale, une vague de messages à caractère antisémite a envahi Twitter en Espagne, à tel point que le hashtag "#putosjudios" est devenu pendant quelques heures le plus populaire des réseaux sociaux dans ce pays. [...] "Maintenant je comprends Hitler et sa haine des Juifs" ou "le Maccabi prendra sa douche après le match... mais j'espère dans une chambre à gaz", disent encore d'autres internautes, selon la plainte. [...]"


Points de vue

- Pour ConspiracyWatch, « le conspirationnisme sert de porte d’entrée à l’antisémitisme » (Rebellyon.info) - "les antisémites ont commencé par incorporer un discours « antisioniste » à leur discours plus général de dénonciation d’un « complot juif mondial ». Ce n’est que dans un second temps, après la Seconde Guerre mondiale, qu’ils vont faire passer la critique radicale du sionisme au premier plan".
http://rebellyon.info/?Pour-ConspiracyWatch-le-conspirationnisme
   "- Dans quelle mesure l’antisémitisme joue-t-il pour vous un rôle de porte d’entrée, de pilier, de pivot, aux théories conspirationnistes d’extrême droite ?
    - Rudy Reichstadt. Je prendrais les choses dans le sens inverse : c’est plutôt le conspirationnisme qui sert de « porte d’entrée » à l’antisémitisme. Dans sa dénonciation de manipulateurs de l’ombre, de marionnettistes cachés dans les coulisses, le conspirationnisme en arrive très souvent à assimiler ces comploteurs supposés aux Juifs. Pourquoi ? Parce que, pour des raisons historiques, il existe en circulation, disponible et « prêt à l’emploi », un abondant matériel indissolublement complotiste et antisémite. C’est particulièrement flagrant dans la littérature consacrée aux « Illuminati » qui réactualise le mythe du « complot judéo-maçonnique ».
    - Comment les termes « sionisme » et « antisionisme » permettent-il à l’extrême droite de réactualiser l’antisémitisme, sous couvert d’indignation face aux crimes du gouvernement israélien contre les Palestiniens ?
    - L’opposition politique au sionisme telle qu’elle a pu se développer entre la naissance du mouvement sioniste (1897) et la création de l’Etat d’Israël (1948) est en partie un phénomène juif. Qu’il soit d’inspiration religieuse ou laïque, socialiste ou libérale, cet antisionisme a pour l’essentiel quasiment disparu. Reste l’hostilité au sionisme en tant que soutien à l’existence d’un Etat juif en Palestine mais qui n’a de sens que dans la perspective d’un nationalisme arabe irrédentiste ou dans celle d’un internationalisme hostile par principe à toutes les identités nationales et appelant à la dissolution de tous les Etats sans distinction.
    Mais « l’antisionisme » dont vous parlez n’est pas qu’une position par rapport au sionisme. C’est une obsession. L’antisionisme paranoïaque d’un Dieudonné, d’un Alain Soral ou d’un Yahia Gouasmi – le président du Parti Anti-Sioniste, qui explique très sérieusement que « derrière chaque divorce, il y a un sioniste » (sic) – prend historiquement sa source dans un courant antisémite qui interprète tout bonnement le sionisme comme un « complot juif ». L’idée qui est au centre de ce discours est que le sionisme n’est pas un mouvement national mais avant tout un « projet de domination mondiale », la pointe émergée d’une cabale secrète des Juifs contre le genre humain. Ainsi les Protocoles des Sages de Sion sont-ils présentés dès 1917 par ses commentateurs comme « les minutes de séances tenues secrètement au cours du premier Congrès sioniste ». Cette idée est d’ailleurs clairement formulée par Hitler dans Mein Kampf (1925) : « [Les Juifs] n’ont pas du tout l’intention d’édifier en Palestine un Etat Juif pour aller s’y fixer ; ils ont simplement en vue d’y établir l’organisation centrale de leur entreprise charlatanesque d’internationalisme universel ».
    Ainsi, les antisémites ont commencé par incorporer un discours « antisioniste » à leur discours plus général de dénonciation d’un « complot juif mondial ». Ce n’est que dans un second temps, après la Seconde Guerre mondiale, qu’ils vont faire passer la critique radicale du sionisme au premier plan. D’abord parce que Hitler avait « déshonoré l’antisémitisme » (Bernanos) et que « l’antisionisme » permettait de camoufler l’expression d’un antisémitisme non assumé (c’est ce qui fera dire à Jankélévitch que « l’antisionisme est la permission d’être démocratiquement antisémite »). Ensuite parce que l’Etat d’Israël a vraiment vu le jour, événement qui va comme confirmer rétrospectivement les craintes des antisémites qui vont dès lors concentrer leurs attaques contre un « Sionisme » largement fantasmagorique.
    - Comment interprétez-vous le fait que des personnalités juives s’associent aux réseaux soraliens, comme Jacob Cohen ou Gilad Atzmon ?
    - Que des personnalités juives ou réputées telles se fassent les complices d’antisémites déroute le sens commun, qui y voit quelque chose d’insolite, d’absurde, de contradictoire dans les termes. Mais cela ne devrait pas surprendre. D’abord parce que c’est loin d’être nouveau : songeons aux cas fameux, au XIXe siècle, des complotistes antisémites Jacob Brafman ou Osman Bey pour ne citer qu’eux. Ensuite parce que ce phénomène de « transfugisme » se rencontre dans d’autres configurations : certaines personnes issues d’une minorité stigmatisée font le choix de rejoindre les rangs de leurs ennemis naturels et cela n’est pas propre aux personnes d’origine juive.
    Quant à Cohen et Atzmon, ils remplissent au sein de la mouvance formée autour de Soral et Dieudonné une fonction parfaitement claire : celle de caution de moralité permettant à leurs amis de parer l’accusation d’antisémitisme – la ficelle est un peu grosse mais cela a sans doute pour effet de sauver les apparences auprès du public qu’ils essaient de séduire. Ils y trouvent en retour une rétribution symbolique : on les célèbre, on loue leur « courage », leur « probité », ils gagnent en notoriété. Le narcissisme fait probablement partie de leurs motivations. Mais il entre évidemment dans ce genre d’engagement un dosage tout à fait singulier de motifs d’ordre biographique et psychologique. [...]"

- Affaire Shlomo Sand - Entretien avec Claude Klein (professeur à la faculté de droit de Tel Aviv, spécialiste de l'histoire du sionisme) - "Le premier scandale, c'est la thèse défendue par Shlomo Sand. Mais le vrai scandale c'est le succès que ce livre a eu".
http://www.atlantico.fr/decryptage/peut-on-vraiment-decider-cesser-etre-juif-claude-klein-grasset-1574928.html
   "- Atlantico : Vous publiez ce mois de mai 2014 un livre intitulé "Peut-on cesser d'être juif ?" en réponse aux différents ouvrages de l'historien Shlomo Sand qui estime que les juifs sont une ethnie fictive, qu'il s'agit d'un mythe. Pourquoi était-ce si important pour vous de lui répondre ?
    - Claude Klein : Je vois deux scandales dans le livre de Shlomo Sand. Le premier scandale, c'est la thèse défendue par Shlomo Sand. Mais le vrai scandale c'est le succès que ce livre a eu. Il a été couronné d'un prix et s'est vendu à 40 000 exemplaires en première édition et encore à 40 000 en poche. Comment un livre qui explique que les Juifs n'existent pas et qu'il s'agit simplement d'une religion peut-il avoir un tel succès ? Je n'ai pas pu résister au besoin de répondre pour mettre les choses au point.
    Ce succès révèle des discussions autour des Juifs et d'Israël. Les personnes que j'attaque dans mon livre, je ne les accuse nullement d'être des antisémites. Cela ne tient pas la route. Ce sont simplement des gens pour lesquels les Juifs ne devraient pas avoir d'exigences de manière collective, qu'ils demandent éventuellement à être reconnues comme une minorité et surtout comme ayant droit à un Etat. Ce livre remet en cause la possibilité et la légitimité de l'Etat d'Israël. La principale conséquence concerne Israël. On peut critiquer Israël et sa politique de colonisation, ce que je fais. Mais en remettant en cause le peuple juif, on  remet en cause la légitimité d'un Etat juif.
    - Quelle est l'importance pour vous de faire la différence entre la religion et le peuple ?
    - Je concède à Shlomo Sand que les juifs ne sont pas une ethnie. Il n'y a pas de définition génétique des Juifs. Il y a eu des apports au judaïsme, des gens qui ont quitté le judaïsme. Mais il y a une communauté de destin, réduire le judaïsme à ses seules manifestations religieuses, c'est le réduire à pas grand-chose et cela nie le fait que beaucoup de gens sont des juifs.
    Je crois que l'élément religieux est important mais ce n'est pas tout. Il y a une histoire, le regard extérieur sur le monde juif et le regard du monde juif sur l'extérieur. Les juifs ont développé une certaine culture qui peut bien sûr varier en fonction des endroits. Je ne parle pas que de la shoah. Il y a l'œil des juifs sur le monde extérieur qui fait que les juifs ont développé une certaine culture qui peut être différente.
    C'est la raison pour laquelle j'estime que : oui, on peut cesser d'être juif. Mais si c'est une communauté de destin, pour la quitter, il faut que ces liens se distendent. On peut quitter peu à peu le judaïsme. Mais ce n'est pas en le clamant, que l'on cesse d'être juif.
    - Ainsi pour vous, à l'inverse de Sand, le juif laïc existe bel et bien. Comment le définiriez-vous ?
    - Que ce soit à Tel-Aviv, à New York ou à Jérusalem, il y a des Juifs laïcs. Détachés peu à peu des pratiques religieuses et qui tiennent à être reconnus comme des Juifs. Un juif laïc est celui qui tient à avoir des relations avec des personnes qui sont juives et qui est attaché à une forme de culture juive, une identité et le destin du peuple juif."

Partager cet article

Repost 0
Published by Occam - dans Mai 2014
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : La Boucle d'Occam
  • La Boucle d'Occam
  • : Chaque jour, une Boucle reprend l'actualité de France et du Moyen-Orient autour des thèmes d'Israël et de l'antisémitisme.
  • Contact

Recherche

Pages