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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 18:59

France

- French consulate hosts terrorist who planned to kill top Israeli rabbi, Stuart Winer (Times of Israel)
http://www.timesofisrael.com/french-consulate-hosts-terrorist-who-planned-to-kill-top-israeli-rabbi/
   "The French Consulate in Jerusalem recently hosted as a guest of honor a Palestinian terrorist, Salah Hamouri, who was convicted of plotting to kill Ovadia Yosef, a former chief rabbi of Israel and the spiritual leader of the ultra-Orthodox Shas party, an Israeli newspaper reported Monday.
    The event was held at the consulate building to celebrate the signing of terms of cooperation between the Île-de-France and the Jerusalem branch of the Palestinian Authority, the Maariv daily said. The agreement was to focus on the areas of vocational training, health, social, cultural and institutional support. The Île-de-France is one of the administrative regions of France and is composed mostly of the Paris metropolitan area.
    Hamouri, an Israeli-Arab and member of the Popular Front for the Liberation of Palestine, was arrested in 2005 and sentenced to prison for his part in a plan to attack Yosef, a leading Sephardic rabbinic authority and the spiritual leader of the Shas political party. Hamouri, who has French nationality through his mother, was released from prison after seven years as part of last year’s prisoner exchange for the release of captured Israeli soldier Gilad Shalit. The ceremony was attended by French Consul General Frédéric Desagneaux, the Paris region’s vice president for International Affairs Roberto Romero, Palestinian Authority Jerusalem Governor Adnan al-Husayni, and Hamouri.
    Foreign Ministry Spokeman Yigal Palmor told Maariv that Hamouri’s welcome “raised question marks about the moral world of those who see him as a hero and about their motives.” Days after his release at the end of 2011, Ynet reported that Hamouri was unrepentant and had described Yosef as a “symbol of racism and bigotry in Israel.” [...]"

- Fin du deuxième round Israël-Hamas, Gilles William Goldnadel (avocat pénaliste, président fondateur d'Avocats sans frontières) - "France 2 est demeurée égale à elle-même".
http://www.atlantico.fr/decryptage/immobilisme-ou-synthese-quoi-peut-bien-mener-mariage-permanent-yin-et-yang-pratique-francois-hollande-gilles-william-goldnadel-557033.html?page=0,2
   "[...] Fin du deuxième round Israël-Hamas. Les deux camps peuvent y trouver matière à claironner. Israël a démontré son expertise militaire avec des frappes aériennes de plus en plus chirurgicales, l'organisation terroriste, sa résilience et son aptitude à capitaliser diplomatiquement les bouleversements intervenus dans le monde arabe sunnite sans avoir à renoncer pour le moment à son alliance avec l'Iran chiite.
    Au plan médiatique, rien ne change en dépit de la responsabilité avérée du Hamas dans le déclenchement de l'agression. Ainsi que j'en avais expliqué les raisons idéologiques dans ma précédente chronique, l'audiovisuel français de service public continue d'adopter largement le récitatif palestinien. C'est ainsi qu'au lendemain du cessez-le-feu, Arte s'est contentée de filmer les destructions à Gaza. Les téléspectateurs des deux côtés du Rhin pourront imaginer le sud Israélien intact.
    France 2 est demeurée égale à elle-même : dans le cadre d'un reportage intitulé sobrement "l'héritage de la haine", rencontre avec une famille palestinienne, pour expliquer sociologiquement la sédimentation du ressentiment sur plusieurs générations qui, chacune, a connu son lot de deuils. Les familles israéliennes, n'ont évidemment eu aucun parent à pleurer durant les guerres de 48, 56, 67, 73, 82 ou durant les vagues d'attentats terroristes. Raison pourquoi, toute rancœur leur est interdite.
    Dans un ordre d'idées assez voisin, la presse française ne s'est pas attardée (contrairement au Daily Mail de cette semaine) sur les manifestations du Hamas exhibant des enfants de cinq ans en tenue de kamikaze, sur les manifestations de joie après chaque tir de missiles sur Tel-Aviv ou sur l'exécution sommaire de prétendus collaborateurs d'Israël dont les cadavres étaient traînés dans les rues de Gaza. La haine à des raisons, que la déraison médiatique ne veut pas faire connaître.
    Enfin, au début de cette semaine, une nouvelle fois, Bernard Guetta, sur France Inter a cru devoir, pour des raisons qui échappent à mon entendement, utiliser le succès de la diplomatie égyptienne dans le conflit Hamas-Israël, pour enrichir sa thèse d'un islamisme soluble dans la démocratie. A voir le nouveau raïs égyptien issu des Frères Musulmans confisquer progressivement tous les pouvoirs au grand dam de nombreux Égyptiens, un esprit moins délié pourrait prédire sans grand mérite, que c’est la démocratie qui va définitivement se dissoudre dans l'islamisme."


Israël

- Le ministre israélien de la Défense Barak quitte la vie politique (ats)
http://www.romandie.com/news/n/Le_ministre_israen_de_la_Dnse_Barak_quitte_la_vie_politique_RP_261120121135-13-284551.asp
   "L'actuel ministre israélien de la Défense et ancien premier ministre Ehud Barak, militaire le plus décoré du pays, a annoncé lundi son retrait de la vie politique. Une décision surprise qui intervient en pleine campagne électorale. "J'annonce ma décision de quitter la vie politique et de ne pas me présenter aux élections" législatives du 22 janvier, a déclaré M. Barak lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, expliquant vouloir se "consacrer à sa famille". "J'achèverai mes fonctions de ministre de la Défense avec la formation du prochain gouvernement dans trois mois", a précisé M. Barak, âgé de 70 ans et considéré comme le numéro 2 du gouvernement.
    Cette annonce intervient cinq jours après la fin de l'opération israélienne "Pilier de Défense" contre les groupes armés palestiniens de Gaza, dont M. Barak a tiré un bilan positif "pour le moment", lors de sa conférence de presse. Considéré comme un des meilleurs experts militaires du pays, ayant suivi un parcours prestigieux, M. Barak est entré en politique au milieu des années 90 après son départ de l'armée. Premier ministre entre 1999 et 2001, il a quitté le parti travailliste en janvier 2011, pour conserver son poste de la Défense au sein d'un gouvernement de Benjamin Netanyahu [...]"


Gaza & Hamas

- Alerte rouge sur le conseil régional Hof Ashkélon : la roquette serait retombée en territoire palestinien (Guysen)
http://www.guysen.com/news_-Alerte-rouge-sur-le-conseil-regional-Hof-Ashkelon-la-roquette-serait-retombee-e_368806.html
   "L'alerte rouge annonçant le tir d'une roquette depuis Gaza s'est déclenchée, il y a quelques instants, sur le conseil régional Hof Ashkelon. Selon des témoins locaux, le projectile aurait explosé en territoire palestinien. Tsahal n'a pas encore confirmé ce tir qui, s'il était avéré, serait le premier viol de la trêve."

- Pourparlers séparés sur Gaza au Caire entre Israël et le Hamas (Reuters)
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/11/26/pourparlers-separes-sur-gaza-au-caire-entre-israel-et-le-hamas_1796153_3218.html
   "Des pourparlers séparés entre Israël et le Hamas palestinien ont débuté, lundi 26 novembre, au Caire, sous la médiation de l'Egypte pour finaliser les dispositions de l'accord de cessez-le-feu du 21 novembre dans la bande de Gaza. [...] Un responsable égyptien a précisé que ces discussions porteraient sur les exigences palestiniennes visant à ouvrir de nouveaux points de passage entre Israël et l'enclave côtière [...]"

- Le Hamas gère l'avantage obtenu face à Israël, Laurent Zecchini (Le Monde) - "Outre que le premier ministre du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a renforcé sa stature politique, il a reçu d'inhabituelles félicitations de Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, anxieux d'atténuer sa marginalisation politique".
http://www.lemonde.fr/international/article/2012/11/26/le-hamas-gere-l-avantage-obtenu-face-a-israel_1795821_3210.html
   "[...] les autorités israéliennes ont annoncé un doublement de la limite de pêche qui est imposée depuis 2009 aux pêcheurs gazaouis, celle-ci passant de 3 milles marins à 6 milles (de 5,5 kilomètres en mer à 11,1 kilomètres). Parallèlement, le ministre de la défense, Ehoud Barak, a indiqué que, si le calme persiste, "il n'y a pas de raison de ne pas permettre aux agriculteurs palestiniens de venir cultiver leurs terres jusqu'à la clôture".
    Ces gestes réciproques sont des pas positifs pour enraciner un cessez-le-feu fragile, dont nombre de clauses sont floues. Le Hamas souligne en particulier qu'il ne s'est nullement engagé à mettre un terme à la contrebande d'armes, via les tunnels sous la frontière égyptienne, laquelle va lui être d'autant plus nécessaire que son arsenal a été sérieusement entamé au cours des affrontements. L'armée israélienne affirme avoir touché 1 500 cibles, dont dix-neuf centres de commandement, vingt-six sites de fabrication et de stockage d'armements, et détruit quelque 980 lance-roquettes. [...]
    Une large partie de l'opinion israélienne a le sentiment que l'occasion d'infliger une leçon cuisante au Hamas n'a pas été saisie. Les intentions de vote attestent cette déception : la coalition Likoud-Israel Beitenou (la formation de M. Nétanyahou et le parti ultranationaliste de son ministre des affaires étrangères, Avigdor Lieberman) est en recul selon les sondages.
    Le premier ministre israélien peut certes se féliciter d'avoir rétabli une relation de confiance avec Washington, mais celle-ci confirme qu'Israël peut difficilement se passer du parrainage américain, tant sur le plan militaire que diplomatique. Quant au Hamas, la modération dont il a fait preuve ces derniers jours s'explique par son double souci de disposer de temps pour compenser ses pertes militaires et de ne pas dilapider les gains politiques que sa détermination face à Israël lui a permis d'engranger.
    Si l'Egypte et Israël ont établi un dialogue de sécurité qui est à l'avantage des deux pays, le Hamas a renforcé son alliance politique avec le gouvernement du président Mohamed Morsi, et peut espérer un accroissement de ses liens économiques avec l'Egypte. Un tel développement aurait cependant pour effet de creuser encore la séparation entre la Cisjordanie et Gaza, entre le Hamas et l'Autorité palestinienne, et il n'est pas sûr que Le Caire ait intérêt à encourager cette évolution.
    Outre que le premier ministre du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a renforcé sa stature politique, il a reçu d'inhabituelles félicitations de Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, anxieux d'atténuer sa marginalisation politique. Le président de l'Autorité palestinienne va tenter de restaurer son prestige et son autorité, jeudi 29 novembre, en se rendant aux Nations unies, où l'Assemblée générale devrait accorder sans coup férir à la Palestine un statut d'Etat non membre.
    Pour une fois, le responsable palestinien a tenu bon, faisant fi des pressions américaines et européennes pour l'en dissuader. Washington semble avoir admis que cette bataille-là était perdue, et cherche à en limiter les conséquences : la secrétaire d'Etat Hillary Clinton s'est efforcée de convaincre M. Nétanyahou de ne pas sanctionner une Autorité palestinienne dont la chute aurait de profondes conséquences sur la situation sécuritaire en Cisjordanie et en Israël. Les Palestiniens vont tenter jusqu'au bout de rallier les Européens à leur cause en avertissant que leur vote négatif signifierait que, face à Israël, seule la lutte armée est efficace. [...]"

- Gaza : les prénoms Fajr et Ahmed Jaabari, les plus donnés en ce moment (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Gaza-les-prenoms-Fajr-et-Ahmed-Jaabari-les-plus-donnes-en-ce-moment_368771.html
   "Les enfants nés à Gaza durant l'opération Pilier de défense ont été nommés d'après le missile lancé contre Tel-Aviv, le Fajr 5, et d'après le chef de l'aile militaire du Hamas Ahmed Jaabari. La maman d'un de ces petits Fajr, a affirmé que son bébé ''aurait un avenir radieux au sein de la résistance''. Le ministère des Cultes du Hamas a émis un décret religieux interdisant la violation de la trêve."

- Operation Pillar of Defense: mission not accomplished, Moshe Arens (Haaretz) - "No need to topple Hamas rule, if that is at all possible - it is their rocket arsenal that has to be dismantled. Such an operation would, no doubt, involve losses. But it is high time that soldiers replace the civilians in the front line. The civilians have been at the front for too long".
http://www.haaretz.com/print-edition/opinion/operation-pillar-of-defense-mission-not-accomplished-1.480523
   "If the mission of Operation Pillar of Defense was to free the civilian population of southern Israel from the recurrent threat of rocket attacks by terrorists from the Gaza Strip, this mission was not accomplished. They are today, after the cease-fire, as exposed to this threat as they were before.
    Moreover, during the operation it became clear that the terrorist rocket threat reached all the way to Tel Aviv, and that more than half of Israel can now be reached by rockets launched from the Gaza Strip. You would have to be an incurable optimist to believe that the blows the Israel Air Force rained down on the terrorists of Hamas, the Islamic Jihad and all the others had now brought them to the conclusion that they should not launch rockets against Israel from now on.
    However, it is correctly claimed that the government did not define this as the aim of the operation. The government was quite modest in defining the operation's goal and received compliments from many quarters for this sober behavior. No goal that might be beyond reach was announced. Presumably the lessons of the past had been learned - a modest goal was set that could be matched by modest achievements. To "change the security situation," the government announced was the aim of Operation Pillar of Defense. As modest as the announced aim was, the result of the eight-day long operation was even more modest. Has the security situation really changed substantially in the wake of the operation?
    The arsenal of rockets in the Gaza Strip is today substantially diminished. So is the Israeli arsenal of "Iron Dome" missiles. Both will, no doubt, be replenished in short order. The active manpower of terrorist organizations has been hit by air strikes, but there will be no shortage of replacements for those who are gone. The terrorist command infrastructure has been hurt, but will be rebuilt. In terms of the physical balance, it will not be long before it will be difficult to observe a substantial change in the security situation as compared to what existed before the operation.
    That leaves the deterrent effect. Is it likely that the Gaza terrorists will conclude after eight days in which they rocketed Israel day by day and were in turn pummeled day and night by the Israel Air Force that they better not try again? Will Mohammed Morsi, the Egyptian president, force them to abandon their rocket terror against Israel's civilian population? Will Israel's civilian population be able to enjoy a few years of well-deserved quiet as a result of the operation? Hard to believe. If not, then the security situation has not changed substantially despite the operation.
    Was there really no alternative at this time to a cease-fire brokered by Morsi, an ideological ally of Hamas? To bring about a real change in the security situation in the south the rocket arsenal of the Gaza terrorists and their rocket manufacturing facilities would have to be destroyed, and the renewal of supplies through the Sinai would have to be blocked. Considering the small size of the Gaza Strip this is not an impossible mission for the IDF. However, it could not be accomplished solely from the air. It would require an incursion into the Gaza Strip by IDF ground troops.
    It did not have to be a lengthy operation, nor would the IDF have to continue to stay in the Gaza Strip for a long time. No need to topple Hamas rule, if that is at all possible - it is their rocket arsenal that has to be dismantled. Such an operation would, no doubt, involve losses. But it is high time that soldiers replace the civilians in the front line. The civilians have been at the front for too long. This should have been done during the first few days of the operation. Thereafter, the international pressure for a cease-fire agreement became difficult to resist."


Judée-Samarie

- Très fragile économie palestinienne, Jacques Bendelac (chercheur en sciences sociales à Jérusalem) - "la paix économique a bénéficié à plusieurs secteurs de l'économie palestinienne, comme : l'emploi des Palestiniens en Israël, le développement de zones industrielles en Cisjordanie, l'ouverture du commerce extérieur, l'amélioration des infrastructures et le tourisme" ; "Dorénavant, près de 300 start-up palestiniennes ont pignon sur rue à Ramallah et ses environs : de plus en plus d'entreprises israéliennes sont liées par des accords de partenariat avec ces petites firmes palestiniennes de high-tech, via des contrats de sous-traitance ou de vente". ; "Seule une étroite coopération avec l'Etat juif permettra au nouvel Etat de Palestine d'effectuer un démarrage plus effectif de son économie sur un territoire viable".
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/11/26/tres-fragile-economie-palestinienne_1796004_3232.html
   "[...] Le processus qui a permis à l'Autorité palestinienne siégeant à Ramallah de se préparer aux fonctions d'Etat a véritablement démarré en 2007, avec la nomination au poste de premier ministre de Salam Fayyad : deux ans plus tard, son gouvernement adoptait un plan visant à poser les fondations de l'Etat palestinien. Côté israélien, c'est aussi en 2009 que le gouvernement israélien commença à prendre d'importantes mesures pour atténuer les restrictions dans la liberté de circulation à l'intérieur de la Cisjordanie. [...]
    Dans les faits, la paix économique a bénéficié à plusieurs secteurs de l'économie palestinienne, comme : l'emploi des Palestiniens en Israël, le développement de zones industrielles en Cisjordanie, l'ouverture du commerce extérieur, l'amélioration des infrastructures et le tourisme. Mais en l'absence de solution politique en direction de l'établissement d'un Etat indépendant, la plupart de ces progrès restent éphémères et ils risquent même d'être réduits à néant, faute de pouvoir être accompagnés par une structure étatique locale.
    Côté palestinien, la paix par l'économie a pris une autre signification à partir de 2009 : le premier ministre Salam Fayyad a alors proposé de jeter les bases de l'Etat palestinien en se fondant largement sur le développement économique qui garantira la viabilité d'un Etat indépendant. Adopté en août 2009, son programme supposait que la viabilité d'un Etat repose sur des institutions publiques capables de gérer les finances publiques de façon transparente et de fournir des services efficaces à la population. [...]
    Le fayyadisme a-t-il atteint ses objectifs ? Il semble que oui, même s'il reste encore un long chemin à faire pour accéder à l'indépendance économique. Si l'Autorité palestinienne a franchi, en 2011, le seuil qui lui permet d'être prête à fonctionner comme un Etat, il n'en reste pas moins que la viabilité de l'économie palestinienne et la soutenabilité de sa croissance dépendront de trois facteurs principaux : la stabilité des recettes fiscales, l'essor du secteur privé et l'augmentation du commerce extérieur.
    Car si l'économie palestinienne a connu des taux de croissance exceptionnellement forts au cours des trois dernières années, il ne faut pas se tromper : cette croissance est attribuable, en grande partie, aux dons des bailleurs de fonds étrangers qui, en 2011, finançaient 40 % du budget palestinien. Quant à la situation fiscale de l'Autorité palestinienne, elle demeure précaire ; les droits de douane prélevés par Israël représentent 37 % des recettes publiques, alors que la fiscalité locale ne fournit que 19 % des revenus de l'Etat. [...]
    En attendant la levée totale des barrières physiques à la libre circulation, les Palestiniens ont aussi mis à profit leur main-d'oeuvre qualifiée pour lancer une activité qui n'exige pas de contact physique et direct entre les partenaires : les services informatiques, virtuels par excellence, qui sont en pleine croissance en Cisjordanie. Les flux immatériels remplacent les transactions matérielles et les nouveaux services de télécommunications surmontent les distances physiques.
    Dorénavant, près de 300 start-up palestiniennes ont pignon sur rue à Ramallah et ses environs : de plus en plus d'entreprises israéliennes sont liées par des accords de partenariat avec ces petites firmes palestiniennes de high-tech, via des contrats de sous-traitance ou de vente. Pour Israël, l'ingénieur palestinien a l'avantage d'être compétent, innovant et meilleur marché, tout en étant tout proche de la Silicon Valley israélienne.
    Aujourd'hui, l'industrie de la haute technologie est un domaine privilégié de coopération israélo-palestinienne : des activités de pointe comme la production de logiciels informatiques, les techniques d'Internet ou l'électronique voient déjà se multiplier les projets de coopération. Avec l'aide de partenaires internationaux, de nombreuses entreprises israéliennes assurent, en Israël, la formation professionnelle de techniciens et ingénieurs palestiniens qui, de retour dans leur entreprise, contribuent au développement de partenariats, joint-ventures et autres accords de coopération industrielle.
    Si la Palestine est prête pour accéder à son indépendance politique, elle est encore loin de son indépendance économique. Or après avoir jeté les infrastructures d'un Etat, les Palestiniens ont besoin d'une indépendance politique pour asseoir leur économie et enclencher un processus de croissance durable.
    A défaut de parvenir à un accord de paix avec Israël, les dirigeants palestiniens ont opté pour une reconnaissance unilatérale auprès des organisations internationales, hier l'Unesco, demain l'ONU. Ce choix ne doit pas leur faire oublier qu'Israël maîtrise encore l'intégralité des frontières extérieures et de l'espace aérien, ainsi que la majeure partie du réseau routier, de l'approvisionnement en eau et en électricité des territoires palestiniens. Seule une étroite coopération avec l'Etat juif permettra au nouvel Etat de Palestine d'effectuer un démarrage plus effectif de son économie sur un territoire viable."


"Processus de paix"

- Abbas heads to New York ahead of UN statehood bid, Khaled Abu Toameh (JP)
http://www.jpost.com/MiddleEast/Article.aspx?id=293438
   "Palestinian Authority President Mahmoud Abbas is set to head to New York on Monday to seek the UN’s approval for upgrading the PA’s status to non-member observer. PA officials, meanwhile, said they were not taking seriously Israeli and American threats to punish the PA leadership for going to the UN, noting that Arab countries have expressed readiness to compensate the Palestinians financially. On the eve of his departure, the PA organized a rally outside Abbas’s office in Ramallah in support of the statehood bid.
    Ignoring demands from the US and some EU countries, Abbas is planning to present the request to the UN this coming Thursday. Addressing his supporters, Abbas said that after obtaining the status of non-member observer, he will work toward ending the dispute between his Fatah faction and Hamas. Abbas said that “all Palestinian factions” supported the statehood bid. Last week, however, Hamas denied that it was in favor of the statehood bid at the UN.
   “I’m going to the UN to demand a just peace based on international legitimacy to achieve an independent Palestinian state with Jerusalem as its capital,” Abbas declared. He also pledged to work toward seeking the release of Palestinian “heroes” from Israeli prisons. Abbas said he was going to the UN after having won the support of all “peace-lovers and countries that believe in the Palestinians’ right to self-determination.” A large number of countries supported the statehood bid, he added. [...]
    Meanwhile, Jamal Muhaissen, a member of the Fatah Central Committee, warned that his group would not hesitate to resort to “armed struggle” in light of Israeli threats to take punitive measures against the PA because of the statehood bid. “The armed struggle is a guaranteed right for the Palestinian people to defend themselves against the Israeli threats,” Muhaissen said. “The Israeli threats are part of a policy aimed at deterring the Palestinian leadership from going to the UN.” [...]"

- Désaccords entre les formations palestiniennes sur le statut d'Etat observateur à l'ONU (AFP) - le Hamas a "salué la démarche à l'ONU pour obtenir un statut d'Etat observateur, sans concéder ni sacrifier un pouce de la terre palestinienne, de la mer (Méditerranée) au fleuve (Jourdain)"...
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/11/26/desaccords-entre-les-formations-palestiniennes-sur-le-statut-d-etat-observateur-a-l-onu_1795972_3218.html
   "Le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, a apporté, lundi 26 novembre, son soutien à la démarche du président palestinien, Mahmoud Abbas, pour obtenir le statut d'Etat observateur pour la Palestine à l'ONU, a annoncé le mouvement islamiste dans un communiqué. Un autre membre de la direction en exil, Ezzat Al-Rishq, a "salué la démarche à l'ONU pour obtenir un statut d'Etat observateur, sans concéder ni sacrifier un pouce de la terre palestinienne, de la mer (Méditerranée) au fleuve (Jourdain)", en référence au territoire de la Palestine mandataire d'avant 1948, soit Israël et les Territoires palestiniens.
    Contrairement au bureau politique en exil, des dirigeants du Hamas dans la bande de Gaza, gouvernée depuis 2007 par le mouvement islamiste, ont critiqué l'initiative de M. Abbas à l'ONU, dénonçant une absence de concertation avec l'ensemble des formations palestiniennes. Le porte-parole du chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a ainsi démenti le 22 novembre avoir approuvé la démarche de M. Abbas lors d'une conversation téléphonique, comme l'avait annoncé l'agence d'information officielle palestinienne Wafa. Un important dirigeant du Hamas à Gaza, Mahmoud Zahar, a qualifié samedi la démarche à l'ONU de "reconnaissance de renonciation officielle aux frontières de 1948". [...]"

- Conflit israélo-palestinien : où va-t-on ?, Yossi Gal (ambassadeur d’Israël en France)
http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2012/11/25/10001-20121125ARTFIG00144-conflit-israelo-palestien-o-va-t-on.php
   "Un cessez-le-feu vient d’être déclaré. Même  si les tirs de missiles sur Israël depuis Gaza n’ont pas immédiatement cessé, le calme semble revenu, heureusement. Mais ce n’est pas le moment de se relâcher. Nous constatons ces derniers jours que la moitié des Territoires palestiniens sont sous le contrôle du Hamas et d’un régime de terreur, et l’autre moitié est sous celui d’un leader qui persiste à éviter les négociations directes avec Israël. Deux défis majeurs et immédiats pèsent sur le conflit israélo-palestinien.
    L’initiative palestinienne à l’ONU en est le premier. Depuis quatre ans, les Palestiniens ont choisi le chemin de l’ONU plutôt que celui d’Israël. Le chemin de la confrontation plutôt que celui de la négociation. Malgré de multiples gestes de bonne volonté de la part d’Israël, les Palestiniens préfèrent toujours une action unilatérale aux négociations. C’est un jeu dangereux. À l’ONU, les dirigeants palestiniens semblent jouer avec le feu dans un contexte régional violent, incertain et instable. La question  à laquelle nous faisons face aujourd’hui est de savoir comment nous allons parvenir à la paix. Par quel chemin ? La voie choisie par le leader actuel  de l’Autorité palestinienne va dans  la mauvaise direction. C’est l’avis d’Israël mais aussi de la communauté internationale. Le défi aujourd’hui  est de convaincre Abou Mazen de revenir à la table des négociations.
    Le second défi est de tout faire pour que ne puissent se reproduire les événements que nous venons de vivre. Pour éviter cela, il nous faut d’abord nous assurer que la contrebande d’armes de terreur cesse à Gaza. Il nous faut agir pour désarmer les organisations terroristes et en terminer avec l’incitation à la haine d’Israël. Depuis sa création, l’État d’Israël fait face à de nombreux défis. Mais aujourd’hui Israël n’est plus seul à faire face aux défis qui le menacent.
    Trois observations sur la situation : la France a soutenu le droit d’Israël  à se défendre et a très clairement  dénoncé la responsabilité iranienne, «extrêmement lourde», dans  la possession par le Hamas d’armes  de longue portée. Le ministre français  des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius, fut aussi le premier à se rendre en Israël, la semaine dernière. Cette visite en Israël a été appréciée par le premier ministre israélien et par d’autres ministres du gouvernement qui se sont entretenus avec lui.
    Observons l’Égypte. Le rôle de l’Égypte dans le règlement des derniers événements a été très important… Et enfin, les États-Unis. Une fois encore, le président Obama a montré son soutien résolu en faveur des actions d’Israël, pour cette opération et pour le droit d’Israël à se défendre. C’est la preuve que les relations étroites et amicales entre Israël et les États-Unis sont plus fortes que jamais.
    Une fois de plus le Proche-Orient  a connu une flambée de violence imposée par le Hamas depuis la bande de Gaza. Grâce à la retenue d’Israël, au calme et la détermination de ses citoyens mais aussi grâce à l’action diplomatique de pays comme la France et les États-Unis et à la médiation efficace  de l’Égypte, nous avons pu imposer un arrêt des tirs incessants de roquettes et de missiles en provenance la bande de Gaza. Agissons donc ensemble  pour transformer ces événements  tragiques en nouvelles opportunités pour la région."


Syrie

- For Syria’s new opposition head, Zionism is ‘a cancerous movement’, Elhanan Miller (Times of Israel) - "and praised Saddam Hussein for “terrifying the Jews”."
http://www.timesofisrael.com/syrian-opposition-leader-calls-zionism-a-cancerous-movement/
   "The new leader of Syria’s opposition coalition, presented by international media as a moderate Islamic cleric, has called Zionism a “cancerous movement” and praised Saddam Hussein for “terrifying the Jews.”
    Mouaz al-Khatib made the “cancerous” reference in an essay published last year titled “The role of international politics in inciting sectarian strife,” in which enumerated the possibility of coexistence between Syria’s Sunni majority and the country’s religious minorities. In it, Khatib includes a chapter titled “Jews in the eyes of the Islamic civilization society.” “The Islamic civilization clearly draws a clear distinction between Zionism as a cancerous movement and the Jews as the followers of a religion greatly respected in Islam,” Khatib wrote, but then, contradicting that statement, acknowledged ”the historic enmity between Muslims and Jews since the early days of the call to Islam.”
    Khatib has been described by international media as a moderate religious figure, capable of counterbalancing the growing influence of Islamic extremists within the ranks of the Syrian opposition. “My brothers, we lived all our lives, Sunnis, Shiites, Alawites and Druse as a one-hearted community, and with us lived our dear brothers who follow Jesus, peace be upon him,” he told a crowd of supporters in a Damascus suburb in April 2011, only one month into the uprising. But it would seem that Khatib holds a different opinion concerning the Jews.
    In an essay published in January 2007 in which he criticizes the regime of Saddam Hussein, Khatib nevertheless mentions a few of Hussein’s achievements, including “building a massive army; terrifying the Jews; and [creating] an excellent educational system.” A former Imam at the Ummayad mosque in Damascus, Khatib has repeatedly called for unity among Syria’s religious groups. Arrested four times since the outbreak of the revolution in March 2011, Khatib finally fled Syrian in the summer of 2011."

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Published by Occam - dans Novembre 2012
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