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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 17:59

France

- Laurent Fabius : la France votera "oui" à un nouveau statut de la Palestine (AFP, Vidéo 52 secondes) - on peut ensuite entendre Fabius appeler clairement à des négociations "immédiates et sans conditions".
http://www.dailymotion.com/video/xvf25q_onu-la-france-votera-oui-a-un-nouveau-statut-de-la-palestine

- Palestine/ONU : les USA pas d'accord avec la France (AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/11/27/97001-20121127FILWWW00746-palestineonu-les-usa-pas-d-accord.php
   "Washington a indiqué aujourd'hui être "en désaccord" avec la position de la France, prête à voter en faveur de l'octroi du statut d'"Etat observateur non-membre" à l'ONU pour les Palestiniens. "Nous sommes évidemment en désaccord avec notre plus vieil allié sur ce sujet", a déclaré à des journalistes la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland. "Nous sommes opposés à toute prise de position à l'Assemblée générale qui de notre point de vue rendrait la situation encore plus compliquée", a-t-elle ajouté. [...]"

- La France soutient les Palestiniens à l'ONU, Alain Barluet (Le Figaro) - "L'opinion publique a pu jouer également, sur cette thématique proche-orientale ultrasensible".
http://www.lefigaro.fr/international/2012/11/27/01003-20121127ARTFIG00753-la-france-soutient-les-palestiniens-a-l-onu.php
   "[...] Pour Paris, une telle option n'allait pas de soi. À l'Élysée, on ne cachait pas que le moment choisi par les Palestiniens était «inopportun», à l'approche des élections israéliennes du 22 janvier prochain. La France, comme d'autres pays européens, a multiplié les démarches auprès de Mahmoud Abbas, en vain, pour différer ce vote.
    Côté français, on mettait surtout en garde contre les conséquences d'une telle initiative. Ainsi, côté français, Paris s'est attaché à ce que le projet de résolution, en circulation à New York depuis le début de novembre, souligne expressément «le besoin urgent d'une reprise et d'une accélération du processus de paix». Autre impératif, éviter que les Palestiniens n'uti­lisent leur statut renforcé pour actionner divers mécanismes, tel un recours à la Cour pénale internationale, pour incriminer Israël. Des discussions ont eu lieu autour de la mention du «système des Nations unies», c'est-à-dire la possibilité pour les Palestiniens d'intégrer les diverses agences de l'Organisation et surtout de bénéficier de ses leviers juridiques. Toutefois, ainsi que le souligne un expert, «il était difficilement envisageable pour les Palestiniens de restreindre des préroga­tives qui étaient précisément l'objectif de leur démarche».
    D'autres conséquences ont également été mises en avant, comme les représailles américaines. Washington est tenu par le Congrès de ne pas financer des organismes où siègent les Palestiniens. Les États-Unis ont ainsi privé l'Unesco de 22 % de son budget après l'admission de la Palestine comme État membre (approuvée par la France), l'an dernier.
    [...] il aurait été difficile de ne pas accorder un message de soutien à Abbas, plus affaibli que jamais, et aux Palestiniens modérés, au moment où le Hamas, fort de sa dernière confrontation avec Israël, tient le haut du pavé à Gaza. L'opinion publique a pu jouer également, sur cette thématique proche-orientale ultrasensible. Selon un récent sondage de l'ONG Avaaz, 78 % des Français estiment que les Palestiniens ont droit à leur État. Plusieurs pétitions de parlementaires et de personnalités de gauche sont parvenues ces jours-ci à l'Élysée. En revanche, pour un représentant de la communauté juive, «ce vote ne changera rien, sinon créer des attentes palestiniennes qui vont forcément être déçues»."

- Trois questions à Jean-Marie Le Guen, député socialiste (CRIF) - "compte tenu des événements récents à Gaza et des échéances électorales à venir, [voter "oui" à la démarche palestinienne unilatérale] n’est pas le bon signal à envoyer à Israël. Ce pays se sent déjà suffisamment isolé sur la scène internationale, ce n’était pas la peine d’en rajouter".
http://www.crif.org/fr/actualites/trois-questions-%C3%A0-jean-marie-le-guen-d%C3%A9put%C3%A9-socialiste/33712
   "Jean-Marie Le Guen, député socialiste du XIIIè arrondissement, avait été en septembre 2011, un des premiers signataires d'une lettre adressée au précédant Président de la République pour le prévenir des risques que représenterait un soutien de la France à la demande de reconnaissance d’un statut d’Etat membre à l’ONU pour la Palestine. A l’approche d’un nouveau vote à l’ONU, il explique pourquoi la résolution du conflit israélo-palestinien ne pourra que passer par une négociation entre les représentants légitimes des deux peuples."
   "- Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a annoncé qu'il demanderait le 29 novembre aux Nations unies d'accorder un statut d'État non membre à l'ONU pour la Palestine. Le Ministre des affaires étrangères Laurent Fabius a annoncé que la France voterait en faveur de ce statut. Etes-vous surpris ? Quelle est votre réaction ? Pensez-vous que la France aurait du s'abstenir de soutenir cette initiative unilatérale ?
    - JMLG : Je suis convaincu que la paix passe par la création d’un Etat palestinien à côté d’Israël mais je ne suis pas certain que cette démarche unilatérale permette une reprise rapide des négociations entre Israéliens et Palestiniens. Or, comment parvenir à la paix sans négocier ? Je trouve donc qu’un vote en faveur de l’admission de la Palestine en tant qu’Etat non membre observateur de l’ONU ne s’imposait pas. Je dirais même que compte tenu des événements récents à Gaza et des échéances électorales à venir, ce n’est pas le bon signal à envoyer à Israël. Ce pays se sent déjà suffisamment isolé sur la scène internationale, ce n’était pas la peine d’en rajouter. Pour que la population israélienne prenne à nouveau le « risque » d’essayer de faire la paix, c'est-à-dire d’envisager des compromis qui seront forcément douloureux, il faut la rassurer et lui montrer que ses amis et alliés, dont la France, la soutiennent dans ses aspirations légitimes. [...]"

- Palestine : voter "oui" à l'ONU (Le Monde éditorial) - Considérant qu'il est parfaitement inutile de négocier avec Israël et que la "colonisation" juive infâme "ronge" les terres arabes, le "journal de référence" français soutient totalement la démarche unilatérale palestinienne.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/11/28/palestine-voter-oui-a-l-onu_1797035_3232.html
   "[...] confronté à un Etat israélien dont la droitisation, encore illustrée par les dernières primaires du Likoud, le parti au pouvoir, ne cesse de s'accentuer, le mouvement [Fatah] né dans les camps de réfugiés après la défaite de 1948 sait son temps désormais compté. Chaque jour, la colonisation israélienne ronge un peu plus les territoires palestiniens occupés, réduisant l'espace, menaçant la viabilité du projet des deux Etats vivant côte à côte. [...] il n'y a que trop peu à négocier avec la direction israélienne actuelle, qui a de bonnes chances d'être reconduite aux élections de janvier [...]
    Le vote ne fera pas reculer d'un mètre les colonies, ni l'emprise que les radicaux du Hamas exercent sur la partie la plus tourmentée de ce qui pourrait constituer un jour ce pays, Gaza. Le statut de non-membre permanent ne convertira pas une société israélienne échaudée par la violence de la seconde Intifada et abusée par un trompeur statu quo à la nécessité de la paix et de ses compromis.
    Mais ce vote, et la France s'honore d'y souscrire, permet de réaffirmer qu'il ne faut pas désespérer de la paix. Il s'agit d'un message adressé à un peuple en profond désarroi. De montrer qu'il n'est pas oublié : le chemin reste celui de la Palestine. Geste symbolique, mais dont l'urgence s'impose - à tous."


Israël

- Israël : l'ex-ministre Tzipi Livni revient en politique avec un nouveau parti (AFP)
http://fr.news.yahoo.com/isra%C3%ABl-lex-ministre-tzipi-livni-revient-politique-nouveau-103731950.html
   "L'ex-ministre israélienne des Affaires étrangères et ex-chef du parti centriste Kadima, Tzipi Livni, a annoncé mardi son retour en politique et la création d'un nouveau parti centriste après quasiment sept mois d'absence. "J'ai décidé de revenir en politique (...) et de créer un parti politique que j'ai nommé 'le Mouvement'", a déclaré Mme Livni lors d'une conférence de presse, à moins de deux mois des élections législatives du 22 janvier 2013. [...]
    Mme Livni a réaffirmé son attachement à un "Etat juif et démocratique", un mantra pour cette ancienne de la diplomatie israélienne, pendant le gouvernement d'Ehud Olmert, convaincue de la nécessité d'un partage territorial avec les Palestiniens pour préserver la démocratie israélienne. Selon les médias israéliens, sa liste comportera essentiellement ses partisans au sein de son ancien parti de centre-droit Kadima ainsi que des personnalités comme le général à la retraite Yitzhak Ben Israël et l'ancien ambassadeur d'Israël en France Danny Shek. [...]
    Le retour de Mme Livni intervient au lendemain de l'annonce surprise du retrait de la vie politique du ministre de la Défense Ehud Barak, ancien chef du parti travailliste rallié au chef de gouvernement de droite Benjamin Netanyahu. [...]"

- L'auteur de l'attentat de Tel-Aviv, issu d'une lignée familiale terroriste (Guysen)
http://www.guysen.com/news_L-auteur-de-l-attentat-de-Tel-Aviv-issu-d-une-lignee-familiale-terroriste_368986.html
   "Une semaine après l'attentat de Tel-Aviv, le site israélien Ynet du quotidien Yediot Aharonot a découvert que le jeune de Taybeh soupçonné d'avoir déposé la bombe dans l'autobus 142, boulevard Shaoul Hamélekh, fait partie de la famille élargie de la terroriste Dalal Moughrabi. Cette dernière, devenue une icône de la rue palestinienne, avait commandité l'attentat contre l'autobus du bord de mer en 1978, tuant 35 Israéliens avant d'être elle-même abattu dans la fusillade qui s'était ensuivie. Dans le village palestinien de Beit Lakiya, où 3 autres suspects ont été interpellés, on ne regrette rien. La mère de l'un d'entre eux a affirmé ''être fière de leurs actes''."


Gaza & Hamas

- So, you think you know a lot about HAMAS? (Vidéo 1mn57)
http://www.youtube.com/watch?v=F5o1XqUb_6c&feature=player_embedded

- Hamas bears legal responsibility for EVERY civilian death in Gaza (Elder of Ziyon) - "I just came upon a quick review of the Laws of Armed Conflict written at the beginning of Operation Pillar of Cloud, written by David French, an expert in that topic. It should be required reading for every single reporter, pundit, politician and critic who opines on Israel's actions".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2012/11/hamas-bears-legal-responsibility-for.html

- Gaza, la nouvelle donne arabe, Isabelle Mandraud (Le Monde) - "les manifestations de soutien à la cause palestinienne rassemblent désormais des gouvernants et des gouvernés en phase, du moins sur ce plan".
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/11/28/gaza-la-nouvelle-donne-arabe_1797071_3232.html
   "L'empathie pour le peuple palestinien est toujours aussi vive, les manifestations de solidarité, dans la rue arabe, peut-être un peu moins visibles. Pour une raison simple : le relais a été pris par les nouveaux régimes. Premier conflit israélo-palestinien depuis les révoltes arabes, l'opération "Pilier de défense" lancée le 14 novembre par l'armée israélienne contre la bande de Gaza, s'est traduite par une présence politique - et physique - des gouvernements arabes inédite jusqu'alors. [...]
   "Les révolutions arabes n'ont pas épuisé le sentiment de solidarité, relativise [le très pro-palestinien] Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences Po Paris, auteur d'une Histoire de Gaza (Fayard, 24 €, 460 p.), mais on a vu avec ce conflit le grand retour du politique." Israël, poursuit-il, "en était resté au statu quo, il n'a pas compris la nouvelle donne, et il a été surpris par la posture égyptienne. Or, les révolutions arabes ont été faites au nom de la justice, et dans le monde arabe, le symbole de la justice absolue, c'est la Palestine".
    Hier instrumentalisées par les pouvoirs en place, voire réprimées quand elles étaient impulsées par l'opposition, les manifestations de soutien à la cause palestinienne rassemblent désormais des gouvernants et des gouvernés en phase, du moins sur ce plan. "Il n'y a plus cette distorsion entre les populations et leurs représentants", souligne Jean-Paul Chagnollaud, professeur de sciences politiques à l'université de Cergy-Pontoise. [...]
    Membre de la coalition au pouvoir en Tunisie à travers son parti, le Congrès pour la République, le président Moncef Marzouki n'est pas en reste. Le Palais de Carthage vient d'annoncer qu'il se rendrait bientôt à Gaza, sur "les ruines de l'école tunisienne détruite par les bombardements", sans toutefois préciser la date. De leur côté, des députés de plusieurs partis ont relancé l'idée d'inscrire dans la future Constitution tunisienne "la criminalisation de la normalisation" des relations avec Israël.
    Les liens entre les nouveaux gouvernements arabes et le mouvement islamiste palestinien de Gaza, tissés souvent de longue date, ont été renforcés ces derniers mois. Le président égyptien Mohamed Morsi, chef de file des Frères musulmans, entretient des relations privilégiées avec le Hamas, tout comme le Tunisien Rached Ghannouchi, président d'Ennahda. C'est donc vers l'Egypte et la Tunisie, après la Turquie, qu'Ismaïl Haniyeh, chef du gouvernement du Hamas, s'est rendu au début de cette année, pour ses premiers déplacements hors de la bande de Gaza depuis 2007.
    Puis, en juillet, ce sera au tour de Khaled Mechaal, chef du bureau politique du Hamas, d'être l'invité vedette du congrès d'Ennahda à Tunis. "Jusque-là, nous étions absents à cause de régimes corrompus", se félicitait alors le dirigeant palestinien. "Nous ne sommes pas égoïstes, avait-il poursuivi. Prenez votre temps pour reconstruire votre pays, (...) mais la question palestinienne reste au coeur des 'printemps arabes'"."


Judée-Samarie

- Tsahal neutralise une bombe près de Naplouse (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Tsahal-neutralise-une-bombe-pres-de-Naplouse_369000.html
   "Tsahal a découvert une bombe déposée au bord d'une route menant au village palestinien d'Assira al-Kabaliya, au sud-ouest de Shehem (Naplouse), dans les Territoires disputés. Les artificiers l'ont neutralisée sans dommage de façon contrôlée."

- Mort d’Arafat : les Experts Ramallah, Gil Mihaely (historien et directeur de la publication de Causeur) - "Pour l’opinion publique palestinienne et arabe, le rôle des enquêteurs n’est pas de chercher la vérité mais de valider leur thèse".
http://www.causeur.fr/mort-arafat-les-experts-ramallah,20156
   "De quoi Yasser Arafat est-il mort ? Et si sa mort n’a pas été naturelle, qui l’a tué ? Voilà les deux questions qui dominent la couverture médiatique de l’enquête pour assassinat conduite depuis août par trois juges d’instruction de Nanterre. Dans le cadre de cette procédure judiciaire, le corps d’Arafat a été exhumé hier, des échantillons ont été prélevés et confiés à des équipes de médecins légistes français, suisses ainsi – à la demande des Palestiniens- qu’à des experts russes. Lors du précédent épisode de ce feuilleton à rebondissements, l’Institut de radiophysique de Lausanne avait détecté une quantité anormalement élevée de polonium sur les effets personnels du Raïs confiés à sa veuve Souha Arafat.
    Clin d’œil de l’histoire ou signe des temps, l’exhumation de la dépouille de l’ancien président turc Turgut Özal vient également de révéler une dose anormale de polonium, alimentant les rumeurs d’empoisonnement. L’ex allié turc d’Israël aurait-il eu recours aux mêmes méthodes que le FSB russe, qui avait employé des doses phénoménales de polonium pour empoisonner mortellement son espion rebelle Litvinenko à Londres ? La paranoïa gagne vite une opinion gavée de séries comme Les Experts ou NCIS et séduite par la théorie du complot. Pourtant, comparaison n’est pas raison. L’empoisonnement de Litvinenko, une authentique opération au polonium, avait rapidement laissé des traces flagrantes sur le physique de sa victime avant son agonie. Rien de tel n’est arrivé à Arafat, ce qui n’empêchera bien évidemment pas les spéculations de fleurir.
    Pour l’opinion publique palestinienne et arabe, le rôle des enquêteurs n’est pas de chercher la vérité mais de valider leur thèse. Pour s’en rendre compte, il suffit de se poser la question suivante : et si les enquêteurs concluaient que Yasser Arafat était mort de cause naturelle, les Palestiniens accepteraient-ils ce constat ? La réponse est évidemment non.
L’exhumation d’hier répond avant tout à des impératifs politiques, loin des démarches scientifiques et juridiques dans laquelle on la drape. Contrairement à ce que certains font croire, la vérité n’est pas à portée de microscope. De toute façon, la plupart de ceux qui conjecturent autour de la responsabilité du Mossad dans la mort d’Arafat estiment que l’affaire est entendue : soit l’empoisonnement sera prouvé, soit l’absence d’éléments compromettants attestera le fait qu’« on nous cache tout, on nous dit rien ». Les enquêteurs n’ont plus qu’à valider leur hypothèse ; encore que dans le cas contraire, les conspirationnistes auraient bien entendu raison…
    Il y a pourtant fort à parier que les résultats des analyses des échantillons et les conclusions des enquêteurs ne désigneront pas de coupable ou d’assassin. Même si la présence de poison était détectée, il faudrait en outre démontrer qui l’a administré, quand et comment, ce que l’enquête n’est évidemment pas en mesure de faire. Toute cette agitation n’est donc rien d’autre que le produit d’une cascade de chantages : politiquement il est impossible pour la France de classer sans suite la plainte de Madame Arafat et pour les dirigeants palestiniens de faire autre chose que coopérer pleinement avec l’enquête. Tout le monde craint d’attirer les soupçons sur lui et de donner du grain à moudre aux complotistes.
    Il faudra sans doute plusieurs décennies pour élucider l’énigme de la mort d’Arafat. Après la mort des principaux protagonistes, la question sera peut-être dépassionnée, et la réponse davantage à chercher dans des cartons archivés que dans la dépouille du leader palestinien."


"Processus de paix"

- Former Palestinian Negotiator Nabil Shaath Praises "Hero" Ahmad Jaabari and Armed Resistance at Hamas Rally in Gaza (Al-Quds TV, 22 novembre, Vidéo 1mn51) - "When you shout out that you are marching toward Jerusalem – well, this is exactly what your victory is doing. It is defending Jerusalem and Palestine in its entirety, by all means of resistance".
http://www.memritv.org/clip/en/3651.htm

- La Palestine sur le point de devenir Etat observateur à l'ONU, Selim Saheb Ettaba (AFP) - "Nous aurons une vaste majorité, de plus des deux tiers" des 193 membres de l'Assemblée générale.
http://fr.news.yahoo.com/palestine-point-devenir-etat-observateur-%C3%A0-lonu-152906196.html
   "Le président palestinien Mahmoud Abbas va faire voter jeudi par l'Assemblée générale une résolution faisant de la Palestine un Etat observateur à l'ONU, victoire diplomatique qui l'expose néanmoins à des risques de sanctions. Le projet de résolution, assuré de recueillir la majorité simple requise, demande à l'Assemblée générale d'accorder à la Palestine le statut "d'Etat observateur non membre" des Nations unies et "exprime l'espoir que le Conseil de sécurité considérera de manière favorable" sa candidature comme membre à part entière, déposée en septembre 2011 par Mahmoud Abbas. Il appelle à une reprise des négociations pour parvenir à "un règlement pacifique", avec l'établissement d'un Etat de Palestine "vivant aux côtés d'Israël en paix et en sécurité, sur la base des frontières d'avant 1967".
   "Nous aurons une vaste majorité, de plus des deux tiers" des 193 membres de l'Assemblée générale, a déclaré mercredi Hanane Achraoui, membre du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Le statut d'Etat observateur permettra à la Palestine d'adhérer à de nombreuses organisations ou traités internationaux, tels que la Cour pénale internationale (CPI) ou la Quatrième Convention de Genève sur la protection des civils, ou d'en devenir membre à part entière lorsqu'elle y siège déjà comme observateur.
   "Nous savons qu'Israël, bien sûr, tentait par l'intermédiaire des Etats-Unis et du Royaume-Uni, d'obtenir des engagements qu'il ne serait pas traduit devant la CPI", a précisé Mme Achraoui. "Nous nous réservons ce droit comme nous l'entendons et au moment approprié. Si Israël s'abstient d'activités de colonisation, il n'y a pas de raison immédiate et pressante d'y recourir", a-t-elle ajouté. [...]
    Israël et les Etats-Unis, qui s'opposent catégoriquement au projet, arguant qu'un Etat palestinien ne peut résulter que d'un accord de paix, ont menacé de sanctions. Le département d'Etat américain a indiqué lundi que si la résolution passait, il ne faudrait pas "compter sur une réponse favorable du Congrès" sur le déblocage de 200 millions de dollars d'aide promis par Washington. [...] La Ligue arabe a promis un "filet de sécurité" de 100 millions de dollars (79 millions d'euros) par mois en cas de sanctions financières israéliennes et américaines, avait-il rappelé. [...]"

- Israël transfère 200 millions de shekels (40 millions d'euros) à l'AP pour le paiement des salaires des hauts fonctionnaires palestiniens (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Israel-transfere-200-millions-de-shekels-40-millions-d-euros-a-l-AP-pour-le-paie_369036.html
   "En dépit de la menace d'interrompre les transferts de fonds vers l'Autorité palestinienne en raison de l'initiative unilatérale des Palestiniens à l'Onu, Israël a transféré mardi 200 millions de shekels (40 millions d'euros) pour le paiement des traitements des hauts-fonctionnaires palestiniens. Cette somme provient des taxes perçues par Israël pour le compte de l'Autorité palestinienne."

- Vote à l'ONU : Israël n'adoptera pas de sanctions immédiates contre l'Autorité palestinienne, Laurent Zecchini (Le Monde) - "Si les Palestiniens se contentent de faire la fête à Ramallah pour célébrer leur victoire symbolique et qu'ils reviennent effectivement à la table des négociations, tout va bien".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/11/28/vote-a-l-onu-israel-n-adoptera-pas-de-sanctions-immediates-contre-l-autorite-palestinienne_1796919_3218.html
   "Israël a décidé de faire, autant que faire se peut, de la reconnaissance de la Palestine comme Etat non membre des Nations unies un non-événement. Du moins à ce stade. Contrairement aux menaces réitérées ces dernières semaines par plusieurs responsables israéliens, il n'y aura pas de sanctions immédiates [...]
    Cette réponse modérée, qui constitue un spectaculaire aggiornamento diplomatique, dû à la fois aux pressions américaines et au constat que des représailles risqueraient d'être contre-productives pour Israël, a ses limites : si l'Autorité palestinienne se sert de sa victoire attendue à l'ONU, jeudi 29 novembre, comme d'une "plate-forme internationale de confrontation" vis-à-vis d'Israël, le recours aux sanctions sera rapide.
   "Nous n'aurons pas de réponse automatique après ce vote ; nous réagirons au coup par coup, avec une réponse très ferme si les Palestiniens en font un cheval de bataille contre Israël, mais sans punitions immédiates", nous a indiqué, mardi, Yigal Palmor, porte-parole du ministère israélien des affaires étrangères.
    Les dirigeants israéliens ne veulent pas brouiller ce qu'ils estiment être la force de leur argumentation – la démarche des Palestiniens à l'ONU constitue une violation des accords d'Oslo (1993) – en se plaçant sous le feu des inévitables critiques de la communauté internationale en cas de mesures punitives.
    "Si les Palestiniens se contentent de faire la fête à Ramallah pour célébrer leur victoire symbolique et qu'ils reviennent effectivement à la table des négociations, tout va bien", ajoute M. Palmor. Ainsi, l'adhésion de la Palestine aux différentes agences de l'ONU auxquelles son nouveau statut lui donnera accès ne devrait pas être considérée comme un casus belli diplomatique par Israël, à condition toutefois que les Palestiniens ne l'utilisent pas "pour faire voter des résolutions anti-israéliennes, comme à l'Unesco".
    Les diplomates israéliens ont mené d'intenses consultations avec l'administration américaine ces derniers jours, dans l'espoir que Washington parviendrait à convaincre les Palestiniens d'atténuer leur projet de résolution, ou d'adjoindre à celui-ci une déclaration politique comportant plusieurs clauses, considérées comme des "lignes rouges" par Israël. La plus significative concerne l'adhésion à la Cour pénale internationale (CPI), devant laquelle les Palestiniens pourraient demander le jugement de responsables israéliens.
    La deuxième reviendrait à stipuler que la résolution de l'ONU ne pourra pas être interprétée comme conférant une souveraineté palestinienne sur la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est. Enfin, Israël veut que l'Autorité palestinienne s'engage à reprendre immédiatement des négociations "sans conditions" en vue d'aboutir à un règlement de paix, ce qui signifierait que les Palestiniens renoncent à réclamer au préalable un gel de la [construction juive au-delà de la Ligne verte].
    Les deux premières exigences apparaissent à ce stade largement irréalistes, mais Israël continue de croire qu'il reste une marge de négociation s'agissant du caractère rétroactif ou non des recours devant la CPI. [...]
    "Abou Mazen s'est laissé enfermer dans un coin d'où il va lui être difficile de s'extraire", estime un haut diplomate israélien, qui ne cache pas son pessimisme. La réaction modérée d'Israël souligne en creux son souci de ne pas déstabiliser une Autorité palestinienne mise au bord de la faillite par des sanctions financières, lesquelles auraient un impact sur les salaires des fonctionnaires, en particulier ceux des forces de sécurité.
    Mais l'Etat juif veut une application stricte des accords d'Oslo, en particulier du "protocole de Paris", qui régit les arrangements financiers entre les deux parties. Il va donc demander à terme à l'Autorité palestinienne de rembourser ses dettes, notamment ses factures à la compagnie nationale israélienne d'électricité, lesquelles s'élèveraient à plus de 700 millions de shekels (140 millions d'euros), ce qui représente... une indéniable sanction déguisée."
- Israël devra faire avec : la Palestine va obtenir le statut d'Etat non-membre à l'Onu (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Israel-devra-faire-avec-la-Palestine-va-obtenir-le-statut-d-Etat-non-membre-a-l-_368984.html
   "Israël a déjà intégré l'échec auquel il devra faire face demain, jeudi 29 novembre, lorsque l'Assemblée générale de l'Onu approuvera à une large majorité l'octroi du statut d'Etat non-membre à l'Autorité palestinienne. Sur les 193 pays à se prononcer, seuls les Etats-Unis, le Canada, la Micronésie et le Guatemala soutiennent la position d'Israël. Un haut responsable israélien a indiqué que l'Etat juif réagira ''modérément au moment opportun. Nous ne resterons ni passifs ni les bras croisés''. Il a toutefois appelé à ''ne pas exagérer" la portée de cette démarche palestinienne à l'Onu. ''Bien entendu, il y aura des feux d'artifice à Ramallah, mais les implantations resteront exactement où elles sont et Tsahal continuera d'agir là où il opère'', a-t-il ajouté."

- Palestine/ONU : Londres menace de s'abstenir (AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/11/28/97001-20121128FILWWW00544-palestineonu-londres-menace-de-s-abstenir.php
   "Londres s'abstiendra lors du vote sur le statut d'Etat observateur à l'ONU pour la Palestine à moins que ses conditions ne soient remplies, notamment le retour immédiat des Palestiniens à la table des négociations, a annoncé aujourd'hui le chef de la diplomatie britannique. "Nous sommes ouverts à l'idée de voter en faveur de la résolution si nous voyons que les Palestiniens fournissent publiquement des garanties" sur plusieurs points, notamment leur retour immédiat et sans conditions à la table des négociations, a dit William Hague devant les députés britanniques. "En l'absence de ces assurances, le Royaume-Uni s'abstiendra lors du vote", a-t-il ajouté."

- Palestine à l'ONU : la France veut entraîner l'Europe, Benjamin Barthe & Natalie Nougayrède (Le Monde) - "Les regards sont désormais tournés vers le Royaume-Uni, qui n'a toujours pas rendu publique sa position".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/11/28/palestine-a-l-onu-la-france-veut-entrainer-l-europe_1796918_3218.html
   "L'annonce par la France, mardi 27 novembre, qu'elle votera en faveur de l'admission de la Palestine à l'ONU va-t-elle persuader les autres grandes capitales européennes de se rallier elles aussi à la démarche du président palestinien Mahmoud Abbas ? Mercredi matin, le gouvernement espagnol a officialisé à son tour sa décision de soutenir le rehaussement du statut de la Palestine à l'ONU.
   "L'Espagne votera demain "oui" en cohérence avec notre histoire et parce que nous croyons que c'est la solution la plus adéquate pour nous rapprocher de la paix", a déclaré le ministre des affaires étrangères, José Manuel Garcia-Margallo. Le Parti populaire (PP, droite) du premier ministre Mariano Rajoy paraissait très divisé sur la question. Mais l'initiative française semble avoir agi comme un levier, incitant Madrid à sauter le pas.
    Les regards sont désormais tournés vers le Royaume-Uni, qui n'a toujours pas rendu publique sa position. Le gouvernement de David Cameron a fait savoir qu'il était disposé à appuyer l'initiative de M. Abbas à trois conditions : que celui-ci s'engage à reprendre les négociations avec Israël sans conditions, qu'il s'engage à ne pas demander un statut d'Etat membre à part entière auprès du Conseil de sécurité de l'ONU et qu'il renonce à saisir la Cour pénale internationale (CPI), comme l'y autorise le statut d'Etat observateur.
    Des exigences repoussées par la direction palestinienne, même si son représentant à l'ONU, Riyad Mansour, a fait savoir que les Palestiniens ne se précipiteraient pas, au lendemain du vote, pour rejoindre les agences de l'ONU et la CPI. Londres doit néanmoins composer avec une opinion publique largement acquise à la cause palestinienne. Selon un récent sondage, 59 % des Britanniques soutiennent les aspirations palestiniennes à l'ONU. [...]
   "Nous espérons que la France aura un effet d'entraînement, confiait, mardi soir, Elias Sanbar, ambassadeur de la Palestine à l'Unesco. La France n'a qu'une voix, comme tous les pays de l'Assemblée générale de l'ONU, mais c'est une voix qui porte. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour obtenir une majorité des deux tiers."
    Le rehaussement du statut de la Palestine, présente à l'ONU depuis 1974 comme "entité observatrice", est une affaire gagnée d'avance pour les Palestiniens, qui disposent d'une majorité automatique à l'Assemblée générale, composée principalement de pays du Sud. L'enjeu, pour M. Abbas, consiste à rallier à son projet le plus grand nombre de capitales occidentales, de façon à contrebalancer l'opposition des Etats-Unis et d'Israël. [...]
    Ces dernières semaines cependant, la diplomatie française a semblé hésiter, voire pencher en faveur de l'abstention. A en croire des députés PS et des spécialistes du dossier palestinien en contact avec le Quai d'Orsay et la présidence, la crainte d'une saisine de la CPI et le souci de ne pas contrecarrer une éventuelle relance des négociations par l'administration Obama ne semblaient pas loin de l'emporter sur la fidélité aux engagements passés. "Il y a eu une convergence d'articles de presse, de tribunes et d'interventions discrètes qui ont remis la diplomatie française sur les bons rails", dit [le très pro-palestinien] Yves Aubin de la Messuzière, un ancien du Quai d'Orsay, très actif en coulisses.
    De source proche de l'Elysée, on réfute cette version des faits. Paris, de concert avec Londres, aurait tenté une manœuvre de haute voltige : convaincre l'administration américaine de faire un geste de réengagement sur le dossier israélo-palestinien, comme, par exemple, le parrainage d'une résolution au Conseil de sécurité qui aurait fixé les paramètres de résolution du conflit ; en échange de quoi, espéraient les concepteurs de cette idée, Mahmoud Abbas aurait pu renoncer à sa démarche. C'est en comprenant, la semaine dernière, que la Maison Blanche n'en ferait rien, du moins pas avant les législatives israéliennes de janvier 2013, que les responsables français ont décidé de lever l'ambiguïté sur leur positionnement."


Egypte

- Egyptian Cleric Abd Al-Fattah Abu Zayd: The Jews Use Internet Porn to Corrupt the Muslims (Al-Tahrir TV, 23 novembre, Vidéo 2mn04) - "It was said in The Protocols of the abominable elders of Zion that alcohol and prostitutes would be capable of destroying Muslim youths more than a thousand cannons. They will drown them in urges and desires. That is their plan."
http://www.memritv.org/clip/en/3653.htm

- ElBaradei creates uproar by slamming Holocaust denier, Roi Kais (Ynet) - "ElBaradei is under attack both in the media and on social network". Sa faute ? Avoir critiqué la négation de la Shoah.
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4312767,00.html
   "The battle over Egypt's Islamic rule and the new constitution recently took an unexpected turn when opposition figure and Noble Prize laureate Mohamed ElBaradei criticized the Constituent Assembly claiming that one of its members was a Holocaust denier. The unusual comment stirred uproar in Egypt in the backdrop of widespread protests against President Mohammed Morsi's decree grating him near-absolute power.
    Earlier this month, nearly all of the assembly's Christian and Liberals members resigned in protest. Asked to explain this move ElBaradei told Der Spiegel, "We all fear that the Muslim Brotherhood will draft an Islamist-leaning constitution that hurts the rights of women and religious minorities." Those who remained, he said, "include one who wants to ban music...another who denies the Holocaust and another who openly condemns democracy."
    The statement set off a firestorm of criticism. According to Egyptian news reports, ElBaradei is under attack both in the media and on social network. [...] Egyptian State Minister in charge of the parliament Muhammad Mahsub challenged ElBaradei to "tell all Egyptians if he said those words or not, because Egypt has laws regarding the Holocaust. We will not allow ElBaradei to force us to believe or not believe in the Holocaust." An Egyptian newswoman said, "One of the most remarkable things is that ElBaradei has no problem denying the existence of Allah while considering Holocaust denial a serious problem"."


Iran

- L'Iran réaffirme qu'il va poursuivre l'enrichissement d'uranium "avec force" (AFP)
http://fr.news.yahoo.com/liran-r%C3%A9affirme-quil-va-poursuivre-lenrichissement-duranium-force-125920604.html
   "L'Iran va poursuivre "avec force" l'enrichissement d'uranium qui est au centre de son conflit avec la communauté internationale sur son programme nucléaire controversé, a réaffirmé mercredi la chef de ce programme Fereydoun Abbassi Davani. Cette déclaration intervient alors que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) doit se réunir jeudi pour évoquer l'absence de progrès dans ses efforts visant à lever les doutes sur les activités nucléaires de Téhéran. [...]"


Monde

- Artists, Nobel laureates call for military boycott of Israel (Ynet) - "Mike Leigh, Ken Loach, Alice Walker, Noam Chomsky and Roger Waters among those who signed letter saying Operation Pillar of Defense 'new chapter in Israel's decades-old violations of international law, Palestinian rights'."
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4312929,00.html

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Published by Occam - dans Novembre 2012
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