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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 22:39
France

- L’humoriste Dieudonné dit avoir reçu des fonds en Iran (AFP) - Dieudonné à propos de Clotilde Reiss : « Si son projet est de servir le sionisme, dans ce cas, elle a sa place en prison en Iran. »
http://www.lesoir.be/actualite/france/2009-11-28/l-humoriste-dieudonne-dit-avoir-recu-des-fonds-en-iran-740696.shtml
http://www.lesechos.fr/depeches/france/afp_00205597-dieudonne-etait-en-iran-pour-recolter-des-fonds-et-pour-liberer-reiss.htm
   "L’humoriste français controversé Dieudonné a affirmé ce samedi avoir reçu des fonds en Iran pour mener un « combat culturel » contre le sionisme, lors d’une entrevue qu’il affirme avoir eue il y a une semaine avec le président Mahmoud Ahmadinejad à Téhéran. « Nous avons reçu un budget important qui nous permet de faire des films à la hauteur de ceux d’Hollywood qui est le bras armé de la culture sioniste », a déclaré Dieudonné Mbala Mbala, lors d’une conférence de presse dans son théâtre parisien de la Main d’Or. Il affirme avoir le projet de réaliser deux films, l’un sur l’esclavagisme et l’autre sur la guerre d’Algérie pour « donner au peuple noir une autre vision que celle de Spielberg ». Plusieurs scènes pourraient être tournées en Iran, mais aussi à Cuba et au Venezuela, grands alliés du régime islamique. [...]
    Il est resté évasif sur l’origine exacte des fonds qu’il aurait perçus en Iran, et a refusé d’en préciser le montant. Des affiches le montrant à côté du président iranien avaient été apposées sur la scène du théâtre, où les journalistes, dans une ambiance tendue, ont été fouillés au corps avant de pouvoir pénétrer dans la salle.
    « Ahmadinejad est plus aimé en Iran que Nicolas Sarkozy en France », a-t-il assuré, qualifiant le président iranien de « grand résistant » victime d’un « lynchage médiatique ». Selon lui, les manifestations qui ont suivi sa réélection contestée en juin sont l’écho d’une « propagande sioniste ». [...]
    Dirigeant d’un centre chiite en France, Yahia Gouasmi, le président du « parti antisioniste », a déclaré s’être rendu avec l’humoriste à l’ambassade de France à Téhéran où est recluse la jeune française Clotilde Reiss, accusée d’espionnage par Téhéran pour sa participation aux manifestations de juin en Iran, afin de vérifier si elle était « innocente ». « On ne nous a pas permis de la voir, alors que je souhaitais ensuite intervenir auprès du guide suprême iranien afin qu’il lui accorde sa clémence », a-t-il affirmé.
    « Le conseiller de l’ambassade nous a dit de faire confiance à Nicolas Sarkozy, ce à quoi j’ai répondu qu’elle n’était pas sortie de l’auberge », a ajouté Dieudonné, déclenchant les rires dans la salle où se trouvait une soixantaine de ses sympathisants. « Si son projet est de servir le sionisme, dans ce cas, elle a sa place en prison en Iran », a-t-il précisé, accusant Nicolas Sarkozy d’en faire une « affaire personnelle pour pouvoir attaquer l’Iran ».
    Le parti antisioniste de Dieudonné Mbala Mbala avait obtenu 1,30 % des suffrages aux élections européennes de juin dernier dans la région parisienne, la seule circonscription où il présentait une liste."

- La nation par les rêves, Gilles Bernheim (grand rabbin de France) - "on peut être le tenant indéfectible d'une fidélité lointaine, tout en étant loyal envers un sol sur lequel on n'est pas né. Les juifs en Occident ont fait la preuve que l'on peut être à la fois bon citoyen, plus que cela, attaché à son pays, et conserver le souvenir vivace et le respect d'une origine plus lointaine."
http://lemonde.fr/opinions/article/2009/11/28/la-nation-par-les-reves-par-gilles-bernheim_1273480_3232.html
   "S'interroger sur une identité, écrivait Emmanuel Levinas, c'est déjà l'avoir perdue. Qu'est-ce que l'identité ? La question, beaucoup agitée ces derniers temps, est celle d'une "identité nationale". Question moderne, narcissique, liée aux pratiques de l'image comme autant de récapitulations au crépuscule.
    Depuis des décennies, les décideurs et faiseurs d'opinion de tous niveaux ont clamé sur tous les tons, à propos de tous les sujets, qu'il fallait "changer" ; ils ont à l'envi pratiqué l'autodérision ou l'autoflagellation. Comment, brusquement, s'aviser d'être fidèles à une idée nationale, après avoir invité à se fondre dans un grand ensemble vague dont les frontières varient tous les jours, et après avoir stigmatisé comme "repliement frileux" toute réticence à cette perspective incertaine ? Il est facile d'ironiser et de prévoir paisiblement la catastrophe.
    Reste que nous sommes embarqués sur l'esquif dans la tempête et ne pouvons, comme Jonas, nous désintéresser du salut commun. Reste que chacun comprend bien l'affolante perte de repères dont on veut parler, quelles que soient les arrière-pensées conjoncturelles, quand on se soucie d'un déficit d'identité nationale. Certains aujourd'hui interrogent le judaïsme et le peuple juif comme incarnant un modèle de persévérance dans son identité, un modèle de permanence. Le judaïsme, qui a traversé les siècles et les millénaires dans la fidélité à son message universel, qui a témoigné d'une incontestable compétence dans la transmission de l'identité, peut sans doute participer à renseigner notre société sur la question de la permanence et des fondements de l'identité.
    L'identité, qui implique répétition, relie un passé à un présent et les projette dans l'avenir. Ce qui rattache au passé et que l'école enseigne : l'histoire, la géographie, la langue, les mythes collectifs. D'où la question de la possibilité d'intégration de ceux, chaque jour plus nombreux dans le corps national, qui n'ont pas les mêmes références. Le Livre biblique de Ruth montre la démarche de celle ou celui qui désire, à titre personnel, se joindre à un autre peuple et en assumer à son tour l'héritage. Il y eut l'assentiment du coeur et de l'âme de celle qui a dit : "Ton peuple sera mon peuple." Il est bien sûr utopique de transposer une telle attitude au niveau collectif ou bien lorsqu'il s'agit de populations entières. Il est néanmoins possible de tirer des enseignements à partir de modèles individuels, qu'ils soient bibliques ou non.
    Toutes les communautés juives, si pauvres et menacées fussent-elles, ont entretenu une école et des maîtres comme une priorité absolue. L'école est le lieu décisif de la formation d'un esprit collectif. Le judaïsme a toujours érigé pour les adultes la nécessité de l'étude quotidienne des textes, le devoir d'instruction et de formation.
    L'histoire. L'éducation nationale en a sans cesse réduit les horaires au profit des matières plus techniques. Les juifs, quant à eux, ne cessent de commémorer les grandes étapes de leur histoire. Non pas avec orgueil et complaisance, mais dans le souci de rendre grâce pour ce destin unique, d'approfondir les significations et de prendre conscience de leur attachement à cette histoire qui les a faits ce qu'ils sont. De manière analogue, osons dire que non seulement l'histoire de France ne peut pas être réduite sans dommage au ressassement morbide et unilatéral des pages noires de l'histoire contemporaine, mais qu'elle doit aussi enseigner à estimer et à aimer.
    S'il faut évidemment dire que la France, battue et envahie en 1940, eut alors un gouvernement antisémite et faible ou complaisant devant l'occupant et que des juifs sous uniforme français en 1914-1918 furent déportés par d'autres Français vers les camps nazis, il ne faut pas oublier de dire que les combattants de l'intérieur et les Français libres furent héroïques et qu'une majorité des juifs de notre pays a échappé aux nazis grâce à des Français. Tout ce qui peut contribuer à une forme d'identification positive à une origine et à une destinée commune doit aussi être dit.
    Mais le point de vue narratif doit toujours favoriser une capacité d'identification pour que des hommes venus d'ailleurs trouvent leur place ici. Nous voyons à cet égard des évolutions évidentes et heureuses. S'agissant de l'histoire des musulmans, ils étaient naguère des ennemis lointains, aux confins des programmes (bataille de Poitiers, croisades, chute de Constantinople et menace ottomane à l'âge moderne), ou sujets coloniaux. Ils partagent aujourd'hui une histoire commune pour avoir non seulement transmis, mais encore fait progresser la pensée et la science grecques que redécouvrit l'Occident médiéval. Pour avoir eu leur lot de misère et d'héroïsme dans les guerres mondiales.
    La langue. Chacun connaît le nom de Theodor Herzl. Un autre nom n'est pas moindre dans l'histoire du sionisme : Eliezer Ben Yehuda, lexicographe de l'hébreu, un "illuminé" qui prétendait ne s'exprimer qu'en hébreu alors que cet idiome était depuis longtemps confiné aux travaux savants, aux études sacrées et à la poésie. Cet illuminé a eu raison contre toute raison. On peut tout espérer de l'intégration par la langue.
    Toute langue donne le monde à ceux qui la parlent ; d'où la gravité du manquement qu'il y aurait à ne pas assurer à tous la parfaite maîtrise d'une langue. A l'école, au collège ou au lycée de donner à la grammaire et aux lettres le temps qu'il faut, éveiller l'amour des mots et des textes, développer le scrupule du terme et de la tournure justes qui expriment la pensée juste. Naturellement, l'école, ce n'est pas un monde clos.
    Que pourront les maîtres s'ils doivent aller à contre-courant de l'information, de la publicité, du discours officiel et forcer une indifférence générale ? Si la France redoute, non sans raison, de perdre ses valeurs décisives, elle doit se regrouper autour de son école et honorer ses maîtres. Autre enseignement du judaïsme : on peut être le tenant indéfectible d'une fidélité lointaine, tout en étant loyal envers un sol sur lequel on n'est pas né. Les juifs en Occident ont fait la preuve que l'on peut être à la fois bon citoyen, plus que cela, attaché à son pays, et conserver le souvenir vivace et le respect d'une origine plus lointaine.
    Mais l'identité n'est pas qu'un héritage. Celui-ci ne vaut que pour autant qu'il nourrit un projet. Il n'y a pas d'identité française sans projet français : être d'un peuple qui se fait gloire d'avoir souvent parlé et pensé juste, qui en sa longue histoire s'est montré brave et fécond en inventions, qui a porté haut de grands principes qui ont éclairé le monde, qui continue d'offrir un refuge relatif contre bien des misères et des violences, tout en s'efforçant de se gouverner selon le droit plutôt que selon l'arbitraire. Ce projet français peut être, pour les jeunes, un programme exaltant s'il est sans relâche expliqué et illustré.
    Et puis ne faut-il pas se demander si l'Occidental en général, ou le Français en particulier, réputé "cérébral", ne s'est pris pour un pur esprit ? Renoncement délibéré aux grands rites citoyens, aux cérémonies et aux formes. Et par ailleurs une prétendue lucidité critique qui s'exprime sans égard aux circonstances et au public. Tout cela alimente un climat désabusé et le dénigrement de tout par tous, ce fameux "mal français". Il faut donner à l'imagination sa part. L'homme a besoin de cérémonies, de symboles, et même du ressassement des évidences. Pour le juif, la loi et les rites publics ou familiaux pourvoient à cela. Le citoyen n'a pas moins besoin de symboles forts, de décorum, de gravité, d'une pédagogie du respect. La nation est portée par ses rêves."

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Israël

- Jérusalem : un garde-frontière blessé (Guysen.International.News / 2009-11-28 11:27)
   "Un garde-frontière a été légèrement blessé à la tête par des jets de pierres palestiniens au check-point du camp de réfugiés Shuafat à Jérusalem."

- Les opposants du Likoud lancent une campagne (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/11/les-opposants-du-likoud-lancent-une-campagne/
   "Le député Dany Danon, fer de lance de l’opposition au sein du Likoud, organise ce samedi soir une réunion pour préparer une campagne contre le gel de la construction en Judée-Samarie. Y participent des députés, des responsables du Conseil des Localités de Judée-Samarie, des maires de localités et des responsables de sections du Likoud à travers le pays. Le slogan de la campagne sera « Un vrai Likoudnik ne plie pas »."

- Shneller: « Le gel favorisera les négociations » (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/11/shneller-le-gel-favorisera-les-negociations/
   "Le député Otniel Shneller (Kadima), lui-même habitant de Judée-Samarie (Maalé Mikh’mash), s’est dit « favorable au gel de la construction en Judée-Samarie, car cela créera des conditions favorables à la reprise des pourparlers avec les Palestiniens ». Il a aussi demandé à son parti de « soutenir le deuxième volet de la décision du gouvernement, qui est de poursuivre la construction à Jérusalem et de permettre la construction rendue nécessaire par la croissance naturelle de la population »."

- Manifestation laïque à Jérusalem (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/11/manifestation-laique-a-jerusalem/
   "Un groupe de personnes s’identifiant à la frange laïque de la population de Jérusalem a manifesté ce shabbat pour protester contre les tentatives des Juifs orthodoxes de faire respecter le Shabbat dans la capitale. Le député Nitzan Horowitz (Meretz) était présent, et les manifestants brandissaient des slogans contre la « coercition religieuse ». Horovitz a notamment déclaré: « Hier la Gay Pride, aujourd’hui le parking Karta et Intel, jusqu’où iront la violence et l’intolérance des orthodoxes? »"

- Aharonovitz à Kfar Kassem: « Il ne faut pas seulement exiger de l’Etat d’Israël » (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/11/aharonovitz-a-kfar-kassem-il-ne-faut-pas-seulement-exiger-de-letat-disrael/
   "Le ministre de la Sécurité Intérieure, Itsh’ak Aharonovitz, était en visite dans le village arabe israélien de Kfar Kassem. Après avoir parlé des problèmes de délinquance, de drogue et de quantité d’armes illégales se trouvant dans le village, il a posé une question directe à ses interlocuteurs: « Il ne faut pas uniquement penser à exiger des choses de l’Etat d’Israël ! Où en êtes vous dans ce domaine ? Où sont les jeunes pour le Service Civil ? Pour la Police locale ? Le Magen David Adom ? »"

- Why can we talk to Hamas about Shalit, but not peace?, Gideon Levy (Haaretz) - Le sympathique chroniqueur du Haaretz justifie les enlèvements et les Qassam du Hamas, ainsi que son refus d'une paix.
http://www.haaretz.com/hasen/spages/1130786.html
Traduction :
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7704
   "[...] Si Israël n’avait pas détenu des dizaines de milliers de prisonniers - certains ayant utilisé des moyens ignobles, dans un objectif juste - qui ont été jugés autrement que ne l’ont été des meurtriers et criminels juifs, peut-être qu’alors le Hamas n’aurait pas été obligé d’utiliser l’arme de l’enlèvement. S’il n’y avait eu le siège de Gaza et le boycott international contre tout ce qui faisait penser au Hamas, peut-être que l’organisation n’aurait pas eu besoin de roquettes Qassam. [...]
    Il s’agit d’une organisation fondamentaliste qui parle de hudna, de cessez-le-feu provisoire, pas de paix : peut-être est-ce le prix des folles destructions qu’Israël a infligées aux institutions de l’Autorité palestinienne et de l’OLP, qui étaient évidemment des interlocuteurs infiniment plus sympathiques. Mais le lait a débordé et le Hamas est bien vivant et actif - une raison en est la main lourde d’Israël contre lui. [...]
    Israël doit lever le siège criminel contre Gaza et appeler la communauté internationale à cesser son boycott du Hamas, lequel fut imposé sous la direction d’Israël. [...] Aussi, quand nous aurons fini de croiser les doigts pour la libération de Shalit, il nous faudra ouvrir la même main, et la tendre au Hamas dans la paix."

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Gaza & Hamas

- Dossier Shalit : l'échange de détenus finalisé cette semaine, selon Fox News (Guysen.International.News / 2009-11-28 21:54)
   "La chaîne de télévision américaine Fox News affirme que l'accord pour la libération de Guilad Shalit, devrait être conclu cette semaine, au retour de la visite du Premier ministre Binyamin Netanyahou en Allemagne. Les négociations buteraient encore sur le pays vers lequel seront expulsés les Palestiniens de Jérusalem-est."

- Dossier Shalit : les détenus palestiniens les plus ''lourds'' ne devraient pas être libérés (Guysen.International.News / 2009-11-28 22:47)
   "Israël aurait refusé de relâcher les ''prisonniers lourds Abdallah Barghouti et Ibrahim Hamed, qui ont assassiné des dizaines d'Israéliens dans des attentats terroristes'', annonce le site de Kol Palestine. Le site ajoute que le Hamas aurait accepté la proposition ''ce qui devrait aboutir à la conclusion d'un accord dans les tous prochains jours''."

- Egypte : sécurité renforcée à la frontière avec Gaza (Guysen.International.News / 2009-11-28 18:46)
   "Selon la radio Voice of Palestine, le dispositif de sécurité a été renforcé le long du passage de Rafah situé entre la Bande de Gaza et l'Egypte afin de préparer un éventuel transfert du soldat israélien Guilad Shalit."

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Judée-Samarie & AP

- Gardes-frontières blessés à Na’alin (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/11/gardes-frontieres-blesses-a-naalin/
   "Les affrontements se poursuivent à Na’alin entre soldats et policiers israéliens d’un côté, et Palestiniens aidés de leurs alliés israéliens d’extrême gauche de l’autre. Deux gardes-frontières ont été légèrement blessés par des jets de pierre. Le village de Na’alin, comme celui de Ba’alin sont régulièrement le théâtre de ce genre d’affrontements en raison du passage prévu de la Barrière de Sécurité."

- Judée Samarie : cinq personnes blessées à Naalin (Guysen.International.News / 2009-11-28 18:56)
   "De sources palestiniennes, cinq personnes qui manifestaient contre la barrière de sécurité à Naalin ont été blessées par des balles en caoutchouc tirées par Tsahal."

- Un autobus israélien lapidé dans la région de Bethléem (Guysen.International.News / 2009-11-28 21:45)
   "Des Palestiniens ont lancé des pierres sur un autobus israélien qui circulait au sud-ouest de Bethléem. Aucun passager n'a été blessé, mais le véhicule a subi des dégâts."

- Abou Mazen a-t-il mystifié Binyamin Netanyahou ?, Shraga Blum (Arouts 7) - Abbas aurait "compris qu’il a une force énorme à avoir le rôle du faible".
http://www.actu.co.il/2009/11/abou-mazen-a-t-il-mystifie-binyamin-netanyahou/
   "C’est en tous cas ce que pense le Dr. David Boukaï, spécialiste du Moyen-Orient. Pour Boukaï, « Abou Mazen est beaucoup plus retors et rusé qu’il n’y paraît, et sous couvert de dirigeant faible, il sait très bien manœuvrer et obtenir ce qu’il veut ». Selon ce spécialiste, Abou Mazen aurait utilisé la même tactique que le Roi Hussein pendant des années, à savoir, se faire passer pour un dirigeant menacé et faible, afin de s’attirer le soutien des Etats-Unis et de diriger les pressions uniquement vers Israël. « Les menaces de démission d’Abou Mazen ont fonctionnée à merveille », explique Boukaï, « il a effectué un ‘au secours, retenez-moi !’, et cela a fonctionné : les Américains ont fait pression sur Israël pour qu’il vole au secours du chef de l’AP en décidant le gel de la construction en Judée-Samarie ».
    Le Dr. Boukaï insiste sur le fait « que sous ses allures modérées, Abou Mazen est en réalité l’un des hommes les plus extrémistes qui soient. C’est un homme qui a nié dans diverses publications que la Shoah et les chambres à gaz ont existé, lors du sommet de Camp David, en 2000, il était l’un des négociateurs les plus durs, et il a refusé les offres extrêmement généreuses du gouvernement Olmert. Mais il se fait passer pour quelqu’un de modéré sans qui la situation deviendrait catastrophique, ce qui lui assure le soutien des Américains, des Européens et même des Israéliens, et c’est ainsi qu’il a obtenu de Netanyahou une concession majeure. Il a compris qu’il a une force énorme à avoir le rôle du faible».
    Par ailleurs, le Dr. Boukaï se dit persuadé « qu’il y a un lien entre les derniers développements de l’Affaire Shalit et la décision israélienne de bloquer la construction en Judée-Samarie ». Il accuse aussi le Président Barack « d’exercer de très lourdes pressions sur Israël afin de justifier aux yeux du monde entier son obtention du Prix Nobel de la Paix ».
    Enfin, concernant l’avenir des relations israélo-palestiniennes, le Dr. Boukaï émet une hypothèse [...] : « Les Palestiniens ne veulent ni des frontières de 1967, ni même d’un Etat indépendant, car cela leur ferait cesser la manne des milliards de dollars qu’ils reçoivent depuis des dizaines d’années de la part des pays occidentaux et de l’ONU. Ils veulent continuer à rester les ’misèreux’ de l’Humanité afin de continuer à être assistés »."

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Egypte

- Le prédicateur égyptien Alaa Saïd sur Al-Rahma TV le 2 janvier 2009 (Vidéo Memri 4mn20) - c'est décidément une très bonne chaîne.
http://www.dailymotion.com/video/xbb2i5_les-juifs-sont-responsables-de-tout_news
    Alaa Saïd : "Qui sont les terroristes ? Ce sont les Juifs qui ont propagé le terrorisme dans le monde. Par Allah, je n'exagère pas. Ce sont les Juifs qui ont propagé le terrorisme dans le monde. Je ne comprends pas. L'Amérique, mes frères, a été complètement trompée. L'Amérique a été corrompue par les Juifs, vous devez en avoir conscience. Les cerveaux de l'Amérique ont été mutilés par ceux des Juifs. La corruption qui s'est répandue aux quatre coins du monde est entretenue par des mains juives. Les Juifs sont à l'origine de la propagation de la corruption et des catastrophes dans le monde. Excusez-moi, mais les tendances bestiales et la concupiscence propres à l'âge du "progrès", de la "modernité" et du "raffinement"... C'en est arrivé au point où ils propagent des pratiques abominables avec les animaux. Qui les a commises, répandues, encouragées et initiées ? C'est le Juif Freud. L'homosexualité - qu'à Dieu ne plaise - qui l'a répandue ? C'est le Juif Jean-Paul (Sartre). Qui a répandu l'athéisme dans le monde ? C'est Karl Marx, qui était lui aussi juif.
    Les Juifs ont corrompu la France. Ils ont corrompu l'esprit français avec des films impudiques. Et dès qu'a éclaté la Seconde Guerre Mondiale, la France n'a pas tenu plus de deux semaines. La jeunesse française n'a pas pu résister plus de deux semaines [sourire en coin, il rigole presque]. Quand on a demandé à l'un (des Juifs) si les Juifs se trouvaient derrière le meurtre de l'ancien président palestinien Yasser Arafat, il a répondu : "nous avons aidé Dieu". Nous avons aidé Dieu ?! Qu'Allah me pardonne.
    Dans leur livre, le Talmud, ils disent que Dieu a créé une baleine géante dont la gueule était grande de 360 parasangs (unité de mesure perse). Allah, que je sois pardonné pour ce que je vais dire. Donc Dieu a cru... Je veux que vous sachiez quelle foi ils défendent [ils sourit]. Ce sont des gens corrompus, eux sont les véritables terroristes. Voilà ce qu'ils pensent de Dieu. C'est écrit dans leurs livres, je n'invente rien. Ils disent que Dieu s'est mis à réfléchir... Cela ne pourrait jamais avoir lieu chez nous - Dieu qui se met à réfléchir. Réfléchir, c'est suivre un processus menant à une conclusion, alors que Dieu sait tout. Il commença donc à se demander ce qu'Il ferait si cette baleine s'accouplait avec une femelle, engendrant de géantes baleines qui perturberaient l'ordre terrestre. C'est pourquoi Dieu est descendu pour jouer avec la baleine mâle et l'empêcher de penser à la baleine femelle. Dieu aurait fait cela ! Qu'Allah me pardonne ! Dans le Talmud, ils disent que Dieu a peigné et tressé les cheveux d'Eve. Puis Dieu - pardonnez-moi ce que je vais dire [il a l'air de souffrir en prononçant ces mots] - aurait dansé avec Eve."

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Turquie

- Khamenei fait du pied à la Turquie, Meir Javedanfar (The Guardian) - "Le gouvernement iranien a décidé de reprendre l’initiative et de chercher un nouveau partenaire pour remplacer la Russie" ; "le gouvernement d’Ahmadinejad aurait conclu un accord secret sur le gaz avec la Turquie sans en informer le Parlement".
http://www.courrierinternational.com/article/2009/11/25/khamenei-fait-du-pied-a-la-turquie
   "Puisque l’ayatollah Khamenei se rapproche de Recep Tayyip Erdogan, il pourrait apprendre du Premier ministre turc comment maintenir l’équilibre dans ses alliances. “Si un ennemi possède des alliés, sa position est forte”, a écrit Sun Tzu, le célèbre stratège chinois, dans L’Art de la guerre. Le guide suprême iranien constate aujourd’hui que les Etats-Unis, qu’il considère comme l’ennemi de ses ambitions nucléaires, s’évertuent à nouer des alliances, y compris avec la Russie. Et cela le contrarie beaucoup. Au point que l’Iran a récemment rompu l’accord passé avec la Russie pour lancer son satellite de communication, s’adressant à la place à l’Italie [qui a refusé]. Pour enfoncer le clou un peu plus, Téhéran s’est plaint du retard pris par la Russie sur la livraison du système de missiles sol-air S-300. Jusqu’à récemment, l’Iran ne lavait jamais son linge sale devant les caméras, mais à huis clos. Maintenant que Khamenei juge la Russie déloyale, son gouvernement ne se prive pas d’exprimer ses griefs en public.
    Le gouvernement iranien a décidé de reprendre l’initiative et de chercher un nouveau partenaire pour remplacer la Russie. A en juger par le récent échange de visites entre Téhéran et Ankara, il semblerait que Khamenei ait trouvé en la Turquie un interlocuteur bien disposé. Mais, à la différence de la Russie, les Turcs n’ont pas de droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies. Cependant, leur cote au Moyen-Orient et dans le monde musulman est en hausse certaine. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, est de plus en plus considéré comme un défenseur crédible des intérêts arabes et musulmans. [...]
    Maintenant que Khamenei a rejeté l’offre nucléaire de Barack Obama, il doit penser que les risques de sanctions sont plus grands. Il lui faut donc changer de stratégie pour affronter les difficultés qui l’attendent. Une solution est de transformer son bras de fer avec Obama en une nouvelle confrontation Est-Ouest. i l’on en croit le débat télévisé organisé récemment au Qatar et diffusé dans plusieurs pays, débat où le programme nucléaire iranien a été discuté par plusieurs analystes du Moyen-Orient, la position de Khamenei suscite incontestablement la sympathie. Pour beaucoup dans la région, le programme nucléaire iranien est le seul moyen de contrer la supériorité d’Israël dans le rapport de forces. C’est une stratégie qui a des chances de réussir. Par ailleurs, la popularité croissante d’Erdogan dans la région ainsi que l’embellie dans les relations de Téhéran avec le gouvernement turc permettraient à Khamenei de renforcer sa propre position lorsque les temps seront durs. [...]
    D’après le site Internet de la chaîne d’information iranienne Khabar, le gouvernement d’Ahmadinejad aurait conclu un accord secret sur le gaz avec la Turquie sans en informer le Parlement. Les médias ont pris connaissance de cette transaction récemment, à la suite de quoi le Parlement a ouvert une enquête approfondie. L’accord pourrait être rompu si, comme le disent les députés, il s’avérait aller contre les intérêts du pays. Beaucoup soupçonnent Khamenei d’avoir offert des conditions très avantageuses à Ankara pour acheter sa loyauté. A en juger par les résultats, la manœuvre a fonctionné. Mais la tempête de protestations qu’elle pourrait déclencher en Iran risque d’ébranler encore davantage la légitimité du régime.
    Autre question : la centrale nucléaire de Bushehr [dans le sud-ouest de l’Iran]. La Turquie ne peut pas mettre ce réacteur en service. Seule la Russie peut le faire. Tourner le dos à Moscou risque de nuire encore davantage à cet important et onéreux projet. Khamenei pourrait peut-être prendre exemple sur les Turcs et, au lieu de remplacer constamment un allié par un autre, apprendre à équilibrer ses alliances."

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Iran

- Iran : possible retrait du Traité de non prolifération (Guysen.International.News / 2009-11-28 13:47)
   "Mohammed Karamirad, un législateur iranien haut placé, a soutenu à l'agence de presse IRNA que le parlement iranien envisageait peut-être de retirer l'Iran du Traité de non prolifération."

- S-300: pour Téhéran les systèmes russes compenseront la vétusté de sa DCA (RIA Novosti, 25 novembre) - "Quant aux déclarations des généraux iraniens sur la capacité de Téhéran de mettre au point des systèmes analogues à ceux des S-300, j'estime qu'il s'agit de bluff".
http://fr.rian.ru/defense/20091125/185563472.html
   "La vétusté du matériel de défense antiaérienne (DCA) explique le désir de Téhéran de se doter de systèmes russes de missiles antiaériens S-300, a déclaré mercredi lors d'un entretien à RIA Novosti Vladimir Evséïev, de l'institut russe de l'économie mondiale et des relations internationales. "L'Iran ne possède pas de systèmes modernes, la DCA étant équipée de  Tor-M1. Ces systèmes assurent une protection anti-aérienne dans un rayon de 20km et ils ne sont pas mobiles. Cela veut dire que l'Iran ne possède pas de systèmes capables de se protéger, aussi Téhéran voudrait-il obtenir les systèmes russes de missiles antiaériens S-300", a indiqué Vladimir Evséïev. [...]
    Quant aux exercices militaires qui se déroulent actuellement en Iran, M.Evséïev  a indiqué que "l'Iran exploite très bien ses particularités géographiques. Le poste de défense le plus récent a été aménagé dans un rocher, un autre, situé à Natanz, est souterrain. Mais les systèmes de défense antiaérienne sont vétustes et ils seront dans la quasi-impossibilité de contrer, par exemple, une attaque de l'aviation israélienne. Comme tous les exercices, les manœuvres iraniennes ont un aspect ostensiblement  publicitaire. Pour Téhéran, il s'agit de montrer qu'il dispose de moyens capables de protéger l'Iran. Ces manoeuvres sont également destinées à perfectionner  les actions interarmes de l'armée, car l'Iran s'entraîne à repousser  une attaque adverse par des tirs de missiles. Chose importante à signaler, les exercices se déroulent sur un tiers du territoire iranien, ce qui veut dire qu'ils sont d'une assez grande envergure. Les Iraniens se préparent à contrer des attaques. Mais j'estime qu'en réalité, Téhéran n'est pas capable de se protéger contre, par exemple,  une attaque massive israélienne, compte tenu des technologies de pointe dont dispose Tel-Aviv. Sinon, l'Iran ne lorgnerait pas sur les systèmes S-300.
    Quant aux déclarations des généraux iraniens sur la capacité de Téhéran de mettre au point des systèmes analogues à ceux des S-300, j'estime qu'il s'agit de bluff. L'Iran est simplement incapable de produire de tels systèmes en raison de son retard technologique. Pour rattraper ce retard, il lui faudra au moins cinq ans. Tout ce que dit Téhéran officiel contient une bonne part de mystification. Par exemple, les Iraniens essaient de faire passer un missile chinois pour un missile "made in Iran". Il est impossible que l'Iran puisse se doter de S-300, car les pays disposant de S-300 n'accepteront pas de livrer ce matériel de guerre, alors que les pays qui maintiennent de bonnes relations avec l'Iran, ne possèdent pas de S-300. Par exemple, la Syrie est un bon voisin de l'Iran, mais elle n'a pas de S-300"
, a conclu l'interlocuteur de l'agence."

- China's backing on Iran followed dire predictions, John Pomfret & Joby Warrick (Washington Post, 26 novembre) - « [Les Chinois] expriment leur mécontentement au sujet de l’Iran, mais que cela se traduise par une résolution au Conseil de sécurité est une autre affaire. » Obama aurait tenté de convaincre Pékin que laisser la prolifération s'enclencher dans la région conduirait le Japon à se doter de l'arme nucléaire. Un très bon article.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/11/25/AR2009112504112_pf.html
Traduction Contre Info :
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2913
   "[...] Les chinois ont été avertis [par Washington] qu’Israël considère le programme nucléaire iranien comme un problème « existentiel, et que les pays qui ont un problème existentiel n’écoutent pas les autres nations », selon un haut responsable gouvernemental. Les conséquences sont claires : Israël pourrait bombarder l’Iran, provoquant une crise dans la région du golfe Persique et entraînant presque inévitablement des problèmes sur le pétrole dont la Chine a besoin pour alimenter son irrésistible essor économique, a déclaré ce responsable, qui s’est exprimé à condition de rester anonyme.
    La Maison-Blanche a obtenu une réponse cette semaine. La Chine a informé les États-Unis qu’elle apporterait son soutien à une déclaration à la teneur très ferme, présentée par les USA, et qui critiquerait les violations des résolutions de l’ONU qu’a commises par la République islamique en construisant une usine secrète d’uranium enrichi. [...] Cette décision marque un nouveau départ pour la Chine, qui s’était abstenue depuis longtemps de critiquer la politique nucléaire de l’Iran. La position chinoise à ce sujet est perçue comme le premier test d’une relation qu’Obama a décrite comme devant « façonner le 21e siècle. » [...]
    Si les diplomates et les experts du contrôle des armements se félicitent du soutien de la Chine à la résolution de l’AIEA, certains font remarquer qu’il n’est pas encore acquis que la Russie et la Chine aillent plus loin et acceptent de nouvelles sanctions contre l’Iran. [...] « Ils expriment leur mécontentement au sujet de l’Iran, mais que cela se traduise par une résolution au Conseil de sécurité est une autre affaire », estime David Albright, ancien inspecteur nucléaire de l’ONU et président du Washington Institute for Science and International Security. [...]
    La visite à Pékin le mois dernier des hauts fonctionnaires de la Maison Blanche a été décrite comme relevant des efforts déployés par l’administration Obama pour isoler l’Iran. En défendant leur dossier devant la Chine, ils ont averti que l’accès de Iran au nucléaire augmenterait le risque d’un conflit régional, provoquerait une hausse du cours du pétrole, pourrait éventuellement déboucher sur une interruption des livraisons de brut, et déclencherait une vague de prolifération nucléaire.
    Les Chinois ont été prévenus que « cela pourrait ébranler l’ensemble du régime de non-prolifération » a indiqué ce fonctionnaire, qui a eu connaissance du long argumentaire développé par M. Ross. Des pays tels que l’Arabie Saoudite, la Turquie et l’Egypte pourraient démarrer leurs propres programmes nucléaires. « Et une fois que l’Arabie Saoudite, l’Egypte et la Turquie auront sauté le pas, à qui le tour ? » demande-t-il. La conséquence est évidente : le Japon, principal concurrent de la Chine dans la lutte d’influence dans la région, pourrait également passer au nucléaire, précise-t-il. [...]
    Dès le début de son mandat, M. Obama a fait pression sur les chinois au sujet de l’Iran. C’était le dossier prédominant lors de ses entretiens avec M. Hu à l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre. M. Obama a décrit la question iranienne comme relevant de l’« intérêt national essentiel » des Etats-Unis, utilisant ainsi à dessein les termes que la Chine emploie sur des sujets sensibles tels que Taïwan et le Tibet. « Leur terminologie leur est retournée, » et souligne à quel point le question est « critique » pour les Etats-Unis, indique ce responsable.
    Les officiels américains ont également tenté d’explorer des moyens d’aider la Chine à se passer du pétrole iranien, ont précisé des fonctionnaires du Département d’Etat. Des officiels des Émirats arabes unis ont indiqué qu’ils prévoyaient d’augmenter les exportations de pétrole vers la Chine. L’Arabie Saoudite noue également des liens plus étroits avec Pékin, ce qui devrait se traduire par une augmentation de ses ventes de pétrole à la Chine, selon des membres de l’administration."

- Israel’s response to the IAEA resolution regarding Iran (MFA) - "The fact that the resolution was approved by a large majority confirms that the international community has realized that Iran’s nuclear program [...] is becoming a significant and urgent threat to world peace."
http://www.mfa.gov.il/MFA/About%20the%20Ministry/MFA%20Spokesman/2009/Press%20releases/Israels-response-to-the-IAEA-resolution-regarding-Iran-27-Nov-2009.htm
   "Israel commends the resolution today (Friday, 27 November 2009) by the Board of Governors of the International Atomic Energy Agency (IAEA) regarding Iran. This is the first such resolution in over three years that the agency has adopted regarding Iran.
    The importance of the resolution is in its determination that Iran is continuing to defy the resolutions of both the Security Council and the IAEA Board of Governors, as well as its expression of concern over the fact that Iran is building its enrichment facility in Qom in secret, in breach of the safeguards agreements to which it is obligated. The demand to immediately halt the construction of this facility is of extreme importance.
    The fact that the resolution was approved by a large majority confirms that the international community has realized that Iran’s nuclear program, which has been advanced by employing methods of concealment and deception, is becoming a significant and urgent threat to world peace.
    The international community, by means of its authorized institutions and their members, must ensure that this resolution has practical implications by determining binding schedules for its implementation and weighty sanctions against Iran if this resolution is violated as well."

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Europe

- Dans un village slovaque, un mur symbole de la discrimination des Roms (AFP) - Mais regarder en face les "apartheid" en Europe, c'est tellement moins gratifiant que vilipender le "mur israélien" !
http://www.lesechos.fr/depeches/monde/afp_00205547-dans-un-village-slovaque--un-mur-symbole-de-la-discrimination-des-roms.htm
   "Lucia Kucharova n'aime plus regarder par sa fenêtre depuis que la vue est bouchée par le mur qui sépare les cabanes entourées d'ordures où vivent quelque 1.200 Roms du reste du village d'Ostrovany, dans l'est de la Slovaquie. La contruction de béton de 150 mètres de long sur deux de haut, érigée le mois dernier pour un coût de 13.000 euros, suscite l'indignation des Roms et celle des défenseurs des droits de l'Homme. [...] Il y a en Slovaquie plus de 600 communautés roms, dont les habitants vivent souvent sans électricité, eau courante ou égouts.
    [...] en 2008, 82% des Slovaques déclaraient dans un sondage qu'il ne voudraient pas de Roms pour voisins. Une ségrégation qui pourrait déboucher sur des violences, met en garde le chercheur, comparant avec les émeutes urbaines de 2005 en France dans les banlieues défavorisées à fortes populations d'origine maghrébine ou africaine."

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Monde

- Hugo Chavez : le but des Etats-Unis en Colombie (Guysen.International.News / 2009-11-28 08:57)
   "Le président vénézuélien Hugo Chavez a soutenu samedi que les Etats-Unis voulaient faire de la Colombie un nouveau Israël."
- Venezuela : ouverture d'une ambassade en territoires palestiniens (Guysen.International.News / 2009-11-28 09:10)
   "Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé l'ouverture d'une ambassade en territoires palestiniens, a-t-on appris ce samedi."
- Hugo Chavez : Israël veut ''en terminer'' avec les Palestiniens (Guysen.International.News / 2009-11-28 09:25)
   "Le président vénézuélien Hugo Chavez a soutenu vendredi qu'Israël désirait "en terminer" avec les Palestiniens, rapporte Reuters."

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Points de vue

- Que de temps perdu…, David Ruzié (professeur émérite des universités, spécialiste de droit international) - "le droit international ne reconnaît pas le droit à une délimitation unilatérale des frontières d’un Etat, lorsque les droits d’un autre Etat (en l’occurrence les droits d'Israël) sont en cause".
http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=16090
   "[...] De façon curieuse, dans le camp palestinien, sont évoquées deux solutions de « repli » - tout aussi irréalistes l’une que l’autre - en cas d’absence de négociations israélo-palestiniennes : la proclamation unilatérale d’un Etat palestinien ou l’abandon de l’idée de la création d’un tel Etat, à laquelle serait substituée l’idée d’un Etat bi-national judéo-palestinien.
    Or, on oublie – il est étonnant de constater l’absence de mémoire de certains – qu’une telle proclamation d’un Etat palestinien a déjà eu lieu, en 1988, à Alger et que cette proclamation fut sans lendemain, non pas en raison de son caractère unilatéral, mais parce qu’il manque un élément essentiel à un tel Etat : un territoire. Et, sur ce point, la situation n’a pas changé.
    Certes on peut admettre qu’il y a des pouvoirs publics (encore que la rivalité entre le Hamas, « maître » à Gaza et l’Autorité palestinienne qui administre la Cisjordanie constitue un sérieux handicap pour assurer l’effectivité de ces pouvoirs) et une population (bien que la notion de peuple palestinien revendiquant le droit à l’auto-détermination soit relativement récente), mais il n’y a toujours pas de territoire, celui-ci supposant l’existence de frontières. Et le droit international ne reconnaît pas le droit à une délimitation unilatérale des frontières d’un Etat, lorsque les droits d’un autre Etat (en l’occurrence les droits d'Israël) sont en cause.
    Quant à la solution d’un Etat bi-national, elle est tout aussi irréaliste, car il est évident que près de 62 ans après la création d’un Etat ayant vocation à accueillir une majorité juive, on imposerait aux 5 millions d’Israéliens juifs l’idée qu’à l’avenir des millions de musulmans auraient vocation à vivre à leurs côtés, à l’intérieur d’un même Etat. Imaginerait-on qu’Indiens et Pakistanais acceptent, 62 ans après la partition de l’empire britannique des Indes, de fusionner en un seul Etat ? Pourquoi la raison l’emporterait-elle en Asie et non au Moyen-Orient ?
    Sans vouloir, pour autant, reprendre à notre compte la conception que certains dirigeants israéliens ont d’une présence juive au delà des lignes de cessez-le-feu, établies en 1949, nous pensons qu’il n’est pas déraisonnable de considérer que la récente décision de geler, provisoirement, la colonisation en Cisjordanie constitue un geste de bonne volonté. D’ailleurs, et en tout état de cause, une présence juive sur des terres, également revendiquées par les Palestiniens, n’interdit nullement l’idée d’un échange de territoires.
    Malheureusement, du côté palestinien on a beau jeu de mettre en cause Israël pour justifier le refus de négocier, alors qu’en réalité le camp palestinien est affaibli par la rivalité Hamas/AP. En tout cas, que de temps perdu depuis le 29 novembre 1947 !"

- Israël: face à Netanyahou, le vide, Jacques Benillouche (Slate.fr) - "Aucune opposition n'est en mesure de contester certaines de ses décisions".
http://www.slate.fr/story/13565/netanyahou-israel-palestine-inertie-colonisation
   "L'équilibre des pouvoirs n'est plus une réalité en Israël. A mesure que les semaines passent, Benjamin Netanyahou ressemble de plus en plus à son modèle français, son ami Nicolas Sarkozy, dans la conduite des affaires de l'Etat. Il impose son omnipuissance à la vie politique israélienne face à l'absence d'un contre-pouvoir pouvant s'opposer aux décisions unilatérales qu'il prend sans se préoccuper de son gouvernement tétanisé ni d'un parlement muselé par le jeu des coalitions.
    Cette situation originale est aux antipodes des traditions parlementaires israéliennes. Ben Gourion lui-même, le créateur de l'Etat, organisait toujours la discussion sur ses textes pour rechercher le consensus au sein de son gouvernement avant de trancher. Un de ses collaborateurs lui avait d'ailleurs respectueusement rétorqué: « je dirais plutôt que c'est le plus démocratiquement du monde que le parti décide toujours de voter comme vous l'entendez ».
    L'inexistence d'une opposition forte et crédible permet au premier ministre de décider de tout comme s'il gouvernait dans le cadre d'un régime présidentiel à l'américaine. Netanyahou exploite l'architecture de la gouvernance en Israël puisqu'il détient des pouvoirs supérieurs à ceux du président américain qui est encadré par les oppositions du Congrès et, parfois aussi, par ses propres amis. Le Premier ministre israélien gouverne face à un vide politique.
    Aucune opposition n'est en mesure de contester certaines de ses décisions et, parce que le gouvernement est conscient de sa force, pas une tête de ministres ne dépasse lorsqu'ils doivent s'engager dans un choix crucial. Netanyahou tranche donc seul en empiétant sur les attributions de ses ministres quand il faut supprimer l'impôt sur la sècheresse, geler le projet de loi sur la création d'une base de données biométriques ou rejeter le projet des nouveaux pouvoirs du procureur général du gouvernement.
    Il a organisé sa structure autoritaire en composant une coalition hétéroclite de ministres craignant chacun pour son poste et son mandat parlementaire ce qui annihile toute forme de contestation. Il a parfaitement verrouillé sa majorité puisqu'aucun des groupes n'est en mesure à lui seul de mettre en danger l'avenir de la coalition en cas de rupture. Il a droit de vie ou de mort politique sur chacun de ses ministres qui peut être renvoyé sur simple injonction. C'est ainsi que les nationalistes de Lieberman, après une tentative avortée de soulèvement, sont rentrés dans l'ordre et ont enterré certaines de leurs exigences fondamentales sur la laïcité et sur la modification du système électoral. A l'opposé, les religieux orthodoxes, sachant qu'ils ne représentent plus qu'une faible force d'appoint, ont mis en veilleuse leurs demandes de subventions aux écoles religieuses car ils craignent de rejoindre les bancs de l'opposition.
    Ehud Barak, le ministre de la défense, en difficulté sinon en minorité au sein de son parti travailliste, n'a plus les coudées franches. En fin de carrière, il se sent sur un siège éjectable au point que ses communicants s'évertuent à justifier sa docilité par des identités de vue avec le premier ministre comme jamais auparavant. Le gouvernement fonctionne sous la baguette d'un seul homme qui, juridiquement, n'a aucune voix prépondérante au sein du cabinet. Il a le pouvoir d'empiéter sur les prérogatives des tenants de certains portefeuilles puisqu'il peut engager seul le pays dans la guerre, commander des mesures de représailles et des opérations des services secrets au-delà des frontières, définir la politique nucléaire du pays, imposer le budget de l'Etat et tracer le contour de la diplomatie internationale. La décision finale lui appartient toujours.
    Le cabinet de sécurité vient d'entériner à une majorité écrasante, significative de la mise au pas des extrémistes, le décret interdisant aux Juifs de Cisjordanie de construire pendant une période de dix mois. Les partisans de ne pas bouger d'un pouce et de ne pas tenir compte des mises en garde occidentales en ce qui concerne les colonies ont été réduits au silence. Selon le premier ministre, « il s'agit d'une démarche difficile et douloureuse et nous la prenons après des considérations nationales visant à atteindre la paix avec nos voisins palestiniens. » Un seul ministre s'est opposé ouvertement. Les nationalistes comme Lieberman, Yaalon et Begin ont accepté d'avaler la couleuvre. Quatre ministres, dont les orthodoxes du Shass, ont choisi de s'absenter pour ne pas avoir à se justifier auprès de leurs électeurs.
    L'inexistence d'une constitution donne au premier ministre des pouvoirs dont peu de gouvernements démocratiques peuvent se prévaloir. Les lois fondamentales qui suppléent cette lacune accroissent la mainmise de tout dirigeant fort. Il décide de l'ordre du jour du gouvernement et s'octroie le droit d'imposer son veto à tout texte législatif proposé par ses ministres. Le ministre de la défense lui-même n'a pas de liberté d'action puisque, depuis 1967, ses pouvoirs sont partagés avec le premier ministre, impliquant que toute nomination militaire d'importance est d'abord soumise à l'approbation de Netanyahou.
    Cette omnipuissance le conduit pourtant à l'inertie, certainement volontaire. A l'exception du gel pendant dix mois des constructions dans les implantations, il n'a à ce jour exposé aucun plan général de paix ni explicité sa stratégie face au problème palestinien. Il n'a émis que des généralités car il n'a aucune raison de se presser dès lors que les palestiniens eux-mêmes ne définissent pas précisément une position. [...]"

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Published by Occam - dans Novembre 2009
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