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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 11:14
France

- Charlie Hebdo : "une victoire pour les djihadistes" (Houellebecq) (AFP) - "Charlie était certainement la plus grosse, mais la cible permanente c'est quand même les juifs, et il y a beaucoup trop de lieux casher, synagogues, écoles juives, pour les protéger durablement".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/01/28/97001-20150128FILWWW00487-charlie-hebdo-une-victoire-pour-les-djihadistes-houellebecq.php
   "L'écrivain Michel Houellebecq a qualifié aujourd'hui l'attentat contre Charlie-Hebdo, qui a fait 12 morts, de "victoire pour les djihadistes", qui ont en outre pour "cible permanente" la communauté juive, dont les lieux sont impossibles à "protéger durablement".
    Interrogé par BFM-TV sur les attentats du 7 et 9 janvier, il a répondu : "Il faut bien le reconnaître, c'est une grosse victoire pour les djihadistes". "Charlie était certainement la cible la plus emblématique en France, ils les ont eus", a ajouté l'écrivain. "Effectivement à chaque nouvelle menace, ils faisaient pire", a poursuivi Michel Houellebecq. "Moi je ne suis pas spécialement menacé, donc je ne suis pas dans cette logique d'escalade, mais je comprends leur logique: j'aurais réagi pareil à leur place", a-t-il dit.
   "Charlie était certainement la plus grosse, mais la cible permanente c'est quand même les juifs, et il y a beaucoup trop de lieux casher, synagogues, écoles juives, pour les protéger durablement", a déclaré l'écrivain. Houellebecq fait actuellement la promotion de son nouveau roman controversé "Soumission", qui met en scène une France gouvernée par un parti musulman en 2022."

- 30.000 euros requis contre Dieudonné (AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/01/28/97001-20150128FILWWW00392-45000-euros-requis-contre-dieudonne.php
   "Une peine de 30.000 euros d'amende a été requise mercredi contre le polémiste Dieudonné, poursuivi en justice pour des propos antisémites tenus lors d'un spectacle que le gouvernement français avait cherché à faire interdire fin 2013. Si le tribunal correctionnel de Paris suit les réquisitions du procureur, Dieudonné s'exposera à 300 jours en prison en cas de refus de paiement.
    Déjà condamné à plusieurs reprises pour provocation à la haine raciale, Dieudonné comparaissait mercredi pour avoir notamment pris pour cible un journaliste vedette de la radio publique France Inter, Patrick Cohen. Dans son spectacle "Le Mur", il avait déclaré : "Si le vent tourne, je ne suis pas sûr qu'il ait le temps de faire sa valise. Quand je l'entends parler, Patrick Cohen, je me dis, tu vois, les chambres à gaz... Dommage." Il avait également clamé, dans le même spectacle, ne pas avoir "à prendre parti entre les Juifs et les nazis", ajoutant : "Je n'étais pas né, je ne sais pas qui a provoqué qui, qui a volé qui. Mais j'ai ma petite idée"."
- Au tribunal, Dieudonné revendique le "droit de faire rire" (France TV info)
http://www.francetvinfo.fr/societe/justice/dieudonne/au-tribunal-dieudonne-revendique-le-droit-de-faire-rire_809847.html
   "[...] A la barre, Dieudonné se pose en victime d'une "injure". "Patrick Cohen a pondu une liste de gens qu'il n'inviterait pas, dont je fais partie, qui auraient 'le cerveau malade', assène-t-il. Ça a fait 'tilt' en moi, car cette expression renvoie aux poncifs sur l'homme noir à l'intelligence moindre. J'aurais pu porter plainte mais j'ai préféré répondre à Patrick Cohen sur mon terrain : l'humour."
    La défense de l'humoriste vacille quand la juge diffuse l'extrait de l'émission de France 5 dans laquelle Patrick Cohen prononce l'expression "cerveau malade". Dieudonné y est certes cité, mais n'est pas directement visé par l'expression. Autre faille dans la défense : Dieudonné peine à convaincre que son expression "Dommage" n'est pas une forme de regret de la disparition des chambres à gaz. Difficile, dès lors, de faire croire à un sketch léger écrit en réponse à une injure.
    Le polémiste change de terrain et, dans son seul moment de colère à l'audience, lance à la juge : "Est-ce que j'ai le droit de faire rire ?" Sa ligne de défense résumée en une question. "Ce n'est pas à vous de poser les questions", lui rétorque la présidente, mais Dieudonné tient son cap. [...]"
- Dieudonné : huit procès perdus depuis 2007 (Le Monde.fr)
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/01/29/dieudonne-huit-proces-perdus-depuis-2007_4565466_1653578.html

- Comment transmettre la mémoire de la Shoah ? (Emission France Culture "La grande table", Audio 34mn)
http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-2eme-partie-comment-transmettre-la-memoire-de-la-shoah-2015-01-26
   "Dans cette dernière partie de l'émission, Georges Bensoussan est l'invité de La Grande Table, et c'est avec la complicité de Sophie Ernst, philosophe et enseignante, que Caroline Broué et Antoine Mercier dialoguent avec lui. Georges Bensoussan, historien, responsable éditorial au Mémorial de la Shoah  et rédacteur en chef de la Revue d’histoire de la Shoah, auteur notamment du Dictionnaire de la Shoah (Hachette Livres, janvier 2015) et de l’Atlas de la Shoah - La mise à mort des Juifs d'Europe, 1939-1945 (Autrement, 2014)."


Syrie, Liban & Hezbollah

- Deux soldats israéliens tués dans une attaque du Hezbollah, Cyrille Louis (Le Figaro)
http://www.lefigaro.fr/international/2015/01/28/01003-20150128ARTFIG00244-la-tension-monte-encore-d-un-cran-entre-israel-et-le-hezbollah.php
   "Deux soldats israéliens ont été tués mercredi matin à la frontière nord de l'Etat hébreu, lors d'une série d'attaques lancées depuis le Liban et revendiquées par le Hezbollah. Sept soldats israéliens ont également été blessés. Tsahal a immédiatement répliqué par «une combinaison de frappes aériennes et terrestres contre des positions de la milice chiite», selon le porte-parole de l'armée. Un casque bleu espagnol a été tué dans cet échange de tirs. «Il s'agit assurément de l'incident le plus grave depuis la fin de la seconde guerre du Liban en 2006, observe Benedetta Berti, chercheuse à l'Institut israélien d'études sur la sécurité nationale. Les prochaines heures seront cruciales si l'on veut éviter que ces événements n'entraînent une escalade militaire.»
    Plusieurs opérations ont été lancées en fin de matinée dans la zone disputée des fermes de Chebaa, aux confins d'Israël et du Liban. Peu avant 11h30, un convoi de Tsahal patrouillant le long de la frontière a tout d'abord été visé par un missile antichar, accompagné de tirs à courte portée. L'armée israélienne affirme qu'un véhicule a été touché et que quatre soldats au moins ont été blessés. Le Hezbollah, qui a aussitôt publié un communiqué revendiquant l'opération, affirme pour sa part que «plusieurs véhicules ont été détruits et qu'il y a des victimes dans les rangs de l'ennemi».
    Lors d'un incident distinct, une position militaire israélienne a été attaquée non loin par des obus de mortier. Les complexes touristiques situés sur les flancs du mont Hermon ont été évacués par précaution. Des civils auraient en outre été blessés par des obus tombés dans le village de Ghajar. Les habitants de la ville voisine de Metula ont été invités à rester chez eux. [...]"

- Menace d'escalade entre Israël et le Hezbollah autour du Golan, Cyrille Louis (Le Figaro)
http://www.lefigaro.fr/international/2015/01/28/01003-20150128ARTFIG00421-menace-d-escalade-entre-israel-et-le-hezbollah-autour-du-golan.php
   "[...] Ce «coup de chaud» à la frontière nord illustre l'érosion progressive du cessez-le-feu qui prévaut depuis la guerre de l'été 2006. À première vue, ni l'État hébreu ni le Hezbollah n'ont intérêt à renouer les hostilités. Mais plusieurs incidents ont excité les esprits au cours des derniers mois. L'armée israélienne, refusant de laisser la milice chiite profiter du chaos syrien pour se procurer des missiles sophistiqués, a frappé depuis janvier 2013 plusieurs de ses convois d'armes. Des attaques auxquelles le Parti de Dieu a répliqué en renforçant graduellement sa présence sur le plateau du Golan et en attaquant, au moyen d'engins explosifs, des patrouilles israéliennes circulant le long de la frontière.
    Le 18 janvier dernier, le système de dissuasion hérité de la seconde guerre du Liban a vacillé un peu plus encore lorsque l'armée de l'air israélienne a frappé un convoi du Hezbollah près de la ville-frontière de Quneitra (Syrie). Le fils de l'ex-chef des opérations militaires de la milice chiite, tué dans un attentat imputé à Israël en 2008, ainsi qu'un général iranien des gardiens de la révolution sont morts sur le coup.
    Selon des responsables israéliens, leur visite sur le plateau du Golan visait à préparer une future escalade militaire avec l'État hébreu. D'autres sources soutiennent qu'ils étaient venus conseiller les forces fidèles à Bachar el-Assad, en difficulté face aux rebelles. «Quoi qu'il en soit, leur mort a constitué une véritable gifle pour le Hezbollah», observe Benedetta Berti.
    Les attaques perpétrées mercredi près des fermes de Chebaa signent vraisemblablement sa riposte, et la balle est désormais dans le camp de l'État hébreu. Les stratèges israéliens se préparent depuis plusieurs années à une confrontation jugée inévitable avec le Hezbollah, qui, selon leurs estimations, possède plus de 100.000 roquettes et missiles enfouis dans les villages du Liban-Sud.
   «La situation est très inflammable, met en garde le général de réserve Israel Zvi, ancien directeur des opérations de Tsahal, et il suffirait d'un rien pour que notre pays se trouve embarqué dans une guerre qui lui échappe…» Depuis le début du conflit en Syrie, les dirigeants israéliens partent du principe que le Hezbollah, engagé aux côtés de Bachar el-Assad et défié par des groupes djihadistes au Liban, ne voudra pas ouvrir un nouveau front. «Leur raisonnement est sans doute juste, nuance Benedetta Berti, mais chaque nouvel accès de tension accroît le risque d'embrasement.»"

- Le Hezbollah cherche-t-il à entraîner Israël dans une offensive terrestre ?, Avi Issacharoff (Times of Israel) - "Les tirs de roquettes sur les hauteurs du Golan constituent un sérieux défi pour Israël".
http://fr.timesofisrael.com/le-hezbollah-cherche-t-il-a-entrainer-israel-dans-une-offensive-terrestre/
   "Il peut être trop tôt pour parler d’une nouvelle stratégie cohésive du Hezbollah le long de la frontière nord d’Israël. Et pourtant, les multiples tirs de roquettes sur des cibles israéliennes dans le Golan mardi laissent à penser que le groupe terroriste chiite et son allié, le régime syrien, cherchent à entraîner Israël dans une offensive terrestre.
    Au lendemain de l’élimination du commandant du Hezbollah Jihad Mughniyeh, du général iranien Mohammad Ali Allahdadi (et de 10 autres personnes) dans un raid aérien israélien présumé, la sagesse dicterait que le Hezbollah, mû par la vengeance, tenterait de lancer une grande campagne contre Israël, sinon le long de la frontière, alors en attaquant des cibles juives à l’étranger.
    Mais il se pourrait bien que l’organisation terroriste libanaise lance une campagne différente, quelque peu surprenante, qui n’exclurait pas nécessairement des frappes sur des cibles israéliennes ou juives à l’étranger : le bombardement répété de communautés israéliennes sur les hauteurs du Golan syrien, dont l’objectif serait d’y entraîner les forces terrestres israéliennes. En effet, même si cela semble aller à l’encontre de toute logique, certains au Hezbollah pourraient espérer voir des tanks israéliens entrer sur le territoire syrien et frapper des cibles militaires syriennes.
    Les bombardements n’ont jusqu’ici réussi qu’à perturber légèrement la routine sur les hauteurs du Golan, notamment la fermeture de la station de ski du Hermon pendant plusieurs heures. Mais l’on peut supposer que si le Hezbollah est en effet responsable des attaques, comme le prétendent certains en Israël, ce ne sera pas la dernière attaque du groupe terroriste dans le Golan syrien.
    La prochaine étape du Hezbollah pourrait être d’essayer de perturber davantage la situation sécuritaire en tirant des roquettes de façon sporadique sur les hauteurs du Golan, pour forcer l’armée israélienne à faire pénétrer ses troupes à l’intérieur du territoire syrien. Il serait plus facile pour le Hezbollah de causer des pertes israéliennes dans le Golan, afin de détourner l’opinion publique arabe des actes quotidiens de carnage commis par les loyalistes d’Assad.
    En outre, si le Hezbollah réussit à provoquer une incursion terrestre israélienne sur les hauteurs du Golan syrien, les groupes sunnites radicaux de l’État islamique et du Front Al-Nosra peineront à passer pour des collaborateurs avec l’Etat juif dans sa lutte contre le régime d’Assad et son allié libanais.
    Les tirs de roquettes sur les hauteurs du Golan constituent un sérieux défi pour Israël. D’une part, Jérusalem doit dissuader le Hezbollah de poursuivre ses efforts pour perturber la vie des Israéliens le nord. De l’autre, une réaction trop agressive incitera le Hezbollah à intensifier ses attaques, ne laissant à Israël d’autre choix que de déployer des troupes au sol.
    L’armée de l’air israélienne a indiqué avoir mené dans la nuit de mardi à mercredi des raids contre des positions de l’armée syrienne dans la région sous tension du plateau du Golan. « Plus tôt aujourd’hui (mardi) des roquettes se sont abattues sur le Golan. En réponse, il y a peu de temps, l’armée israélienne a attaqué des bases d’artillerie de l’armée syrienne », indique un communiqué militaire israélien diffusé aux premières heures de mercredi. « L’armée tient le gouvernement syrien pour responsable de toutes les attaques en provenance de son territoire et prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre les citoyens israéliens », a précisé le porte-parole de l’armée Peter Lerner.
    Le ministre de la Défense israélien Moshé Yaalon a adressé une mise en garde directe au président syrien Bashar el-Assad. « Les attaques menées cette nuit par l’armée de l’air contre des cibles situées en territoire syrien sous le contrôle d’Assad sont un message clair que nous ne tolérerons aucun tir vers le territoire israélien (…) et que nous réagirons avec force et détermination », a-t-il déclaré dans un communiqué. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déjà prévenu mardi soir qu’Israël était prêt à répondre « avec force »."

- Personne ne veut la guerre comme en 2006, Avi Issacharoff (Times of Israel)
http://fr.timesofisrael.com/personne-ne-veut-la-guerre-comme-en-2006/
   "Les derniers développements le long de la frontière nord peuvent être résumés en un seul mot : l’escalade. Le tir de roquette mardi vers le plateau du Golan et l’attaque de missile anti-tank de mercredi contre un convoi de l’armée dans la zone du mont Dov, dans lequel deux soldats ont été tués, a montré que le Hezbollah cherche à envoyer le message à Israël qu’il ne craint pas une guerre totale. Le groupe chiite peut même chercher activement à attirer Israël dans une incursion terrestre dans le Golan syrien.
    Considérer qu’actuellement le Hezbollah n’a pas d’intérêt à une guerre à grande échelle est toujours pertinent : la dernière chose dont le groupe terroriste a besoin maintenant est un autre front en plus de son combat contre les djihadistes sunnites en Syrie. Pourtant, la frappe du 18 janvier qui a tué Jihad Mughniyeh et le général iranien Mohammad Ali Allahdadi (et qui a été attribuée à Israël), a mis le Hezbollah dans une position qui ne lui permettait pas de garder le silence.
    Le modus operandi de l’organisation sur les 24 dernières heures constitue une tentative de dire à la fois à Israël et au monde arabe, « Nous n’avons pas peur ». Le groupe chiite ne veut pas d’une escalade, mais il est certainement prêt si cela devait arriver. Ce n’est plus une situation de confinement de ce qu’il perçoit comme des provocations israéliennes, mais le contraire. Il y a même des indications que le groupe terroriste se prépare à un conflit long et difficile.
    Une importante source de renseignement arabe a déclaré au Times of Israel que le Hezbollah a payé lundi les salaires de janvier à tous ses membres, au Liban, en Syrie et ailleurs, alors qu’il les paye habituellement le premier du mois. Le paiement des salaires trois jours à l’avance peut indiquer que le groupe prépare ses membres à une escalade ou encore, pourrait être une indication discrète à Israël qu’il est prêt pour la guerre. En outre, des dizaines de conseillers du Hezbollah sont rentrés d’urgence d’Irak à Beyrouth. [...]
    Malgré les indications qu’une nouvelle détérioration peut rôder dans les parages, nous pouvons dire en toute sécurité que le Hezbollah ne cherche pas à tout prix une confrontation avec Israël. Il n’y a aucune indication d’un vrai désir de guerre, ou que nous pourrions assister à des tirs de roquettes contre le centre du pays et contre les grandes villes comme Haïfa et Tibériade. Pour l’heure, ce n’est pas la questiom.
    Le point est, qu’une fois le Hezbollah décide de jouer un jeu de « Arrête-moi si tu peux » en attaquant des soldats israéliens, il est difficile de dire dans quelle mesure les choses vont dégénérer. Cela peut commencer avec « seulement » des missiles antichars, dégénérer en une réponse israélienne frappant des cibles du Hezbollah, à laquelle répliquera le groupe chiite, et ainsi de suite, jusqu’à ce que les deux côtés se trouvent impliquées dans une guerre sans l’avoir voulue.
    Le Hezbollah ne cherchait pas la guerre quand il a enlevé Ehud Goldwasser et Eldad Regev le 12 juillet 2006 ; Hassan Nasrallah l’a reconnu plus tard. Après 34 jours de combats, l’organisation terroriste – et le Liban lui-même – étaient dans une situation totalement différente. Comme le dit le cliché, vous savez comment vous démarrez une confrontation, mais vous ne savez jamais comment vous en sortez. [...]"

- Les Libanais reprochent au Hezbollah de les entraîner dans un conflit, Elhanan Miller (Times of Israel) - "De hauts responsables politiques libanais ont critiqué le groupe terroriste du Hezbollah pour avoir attaqué un convoi militaire israélien mercredi matin, avertissant que cela pourrait entraîner une réponse israélienne dure contre le Liban".
http://fr.timesofisrael.com/les-libanais-reprochent-au-hezbollah-de-les-entrainer-dans-un-conflit/

- Le Hamas pourrait s’allier au Hezbollah pour attaquer Israël, Avi Issacharoff (Times of Israel)
http://fr.timesofisrael.com/le-hamas-pourrait-sallier-au-hezbollah-pour-attaquer-israel/
   "Le Hamas pourrait rejoindre le Hezbollah dans un effort visant à se rapprocher de l’Iran affirme un haut responsable du renseignement d’un pays arabe mercredi alors qu’un convoi israélien a été la cible d’une attaque menée par le groupe terroriste libanais dans le nord d’Israël. Le responsable, qui a accepté de parler sous couvert d’anonymat, indique que le soutien du Hamas se traduirait par des tirs de roquette de Gaza sur les villes du sud d’Israël, pour ouvrir un second front si Israël doit faire face à des tirs du Liban et de la Syrie. [...]"

- Abbas' Fatah to Hezbollah: "We are in the same trench, and are resisting the same enemy" (PMW) - ""We are resisting the same enemy," said Rifat Shanaah, the director of Fatah's Lebanon branch who headed the "high-ranking delegation," which Abbas' Fatah party immediately sent off to convey condolences upon the death of Mughniyeh. The delegation "laid three wreaths on the grave of Martyr Jihad Mughniyeh... on behalf of the embassy of the State of Palestine, the PLO and Fatah"."
http://www.palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=13830


Gaza & Hamas

- Gazans storm UN compound over suspension of aid (Haaretz) - "UN envoy Serry 'outraged' at Hamas laxness, while Hamas officials infuriated by cash-strapped UNRWA's halt of payments to repair houses destroyed in summer war".
http://www.haaretz.com/news/middle-east/1.639612


Judée-Samarie

- Where's the Coverage? Israeli Program Educates and Supports Palestinian Farmers (CAMERA) - "Well, this is certainly not the image of Israeli-Palestinian interaction promoted by most of the mainstream news media. How does this square with the apartheid narrative? How does this fit with the story of Israeli “settlers” persecuting Palestinian Arabs? It doesn’t. Better not report it then. And the popular press does not. Not a peep about any of the cooperation and positive contact".
http://blog.camera.org/archives/2015/01/wheres_the_coverage_israeli_pr_2.html


"Processus de paix"

- Palestinians are “Desperate” for…, Paul Gherkin (Jewish Press) - "These are not activities of a people that is “desperate” for a state. These are not actions of leaders who are willing to make compromises to establish a country and move their people forward".
http://www.jewishpress.com/indepth/columns/firstonethrough/palestinians-are-desperate-for/2015/01/27/0/
   "Recently, the New York Times editorial page led with a piece titled “The Palestinians Desperation Move.” The opinion piece advanced the case that acting Palestinian Authority President Mahmoud Abbas must be frustrated in his mission to create a new Palestinian State.
    Creating a State? Desperate people take what they can. They view their options as limited and prospects as weak. They seize any opportunities to advance their main goal, whatever that might be. Witness early Zionists agreeing to any size and configuration of a Jewish state, despite their dream for a larger state based on the British Mandate of Palestine in 1922. They voted “yes” to a United Nations partition in 1947. They voted “yes” to greater Jerusalem and greater Bethlehem being international cities.
    The Arabs, on the other hand, consistently voted “no” at every juncture.
    - They launched riots in 1936-9 to stop Jewish immigration and creation of the Jewish state
    - The Arabs voted no to any partition of the land in 1937
    - Voted “No” to the 1947 UN Partition plan
    - Joined a war with five Arab armies to destroy Israel in 1948
    - Aligned with Arab armies again in 1967 to destroy Israel
    - Said “No” to recognition of Israel; “No” to peace with Israel; “No” to negotiations with Israel in Khartoum in 1967
    - “No” to the US President Clinton’s plan to create a Palestinian state in September 2000
    - Voted for Hamas to 58% of the Palestinian parliament, a group which is rabidly anti-Semitic and calls for the destruction of Israel and a new Palestine over the entire region
    - Gave no response to Israeli Prime Minister Ehud Olmert’s two-state proposal in 2007: Israeli Arab MK Ahmed Tibi described “the maximum proposed by Olmert did not approach the minimum acceptable that Abu Mazen needed to reach an agreement.”
    - An insistence on setting pre-conditions before peace talks would even commence under US President Obama in 2009
    - Abbas waited nine months into the ten-month settlement freeze to begin negotiations with the Israelis
    - Advanced a ridiculous narrative that Jews living in the area makes a Palestinian state “non-viable”
    - Abbas refused to advance talks with Israeli PM Netanyahu in March 2014, and opted to unilaterally join international forums (contrary to the Oslo Accords) and signed a unity pact with Hamas.
    These are not activities of a people that is “desperate” for a state. These are not actions of leaders who are willing to make compromises to establish a country and move their people forward. [...]"


Monde arabe

- Un "complot contre l'islam" ?, Paul Berman (Conspiracy Watch) - "Le crime commis par les Juifs, dans cette vision paranoïaque, n'est ni local ni récent. Les Juifs sont accusés d'avoir comploté depuis le VIIe siècle pour la destruction de l'islam. C'est un crime d'échelle cosmique".
http://www.conspiracywatch.info/Un-complot-contre-l-islam_a1355.html
   "Dans un article publié dans le magazine américain Tablet et sur Slate.fr en version française, l’essayiste américain Paul Berman, auteur de Les Habits neufs de la terreur (Hachette Littérature, 2004) évoque la « théorie paranoïaque » qui se loge au cœur de l’idéologie islamiste. Extraits :
   « Cette théorie paranoïaque consiste à croire que des forces sinistres dans le monde occidental et parmi les juifs conspirent pour écraser les musulmans et anéantir l'islam. Cette théorie n'est pas seulement folle. Par ses conséquences, elle est criminelle. Et pourtant, elle est populaire.
    La croyance en un vaste complot anti-islam explique pourquoi tant de musulmans dans le monde réagissent avec une telle fureur quand ils apprennent que quelque part, dans un endroit très éloigné, quelqu'un a fait un dessin représentant Mahomet. L'existence d'une caricature devient la preuve d'une conspiration diabolique. Et la même théorie paranoïaque explique le désir de massacrer des juifs. L'accusation portée contre les juifs va bien au-delà de la dénonciation des sionistes, coupables d'avoir volé la terre des Palestiniens, bombardé Gaza ou d'avoir fait du tort aux Palestiniens d'une manière ou d'une autre.
    Le crime commis par les Juifs, dans cette vision paranoïaque, n'est ni local ni récent. Les Juifs sont accusés d'avoir comploté depuis le VIIe siècle pour la destruction de l'islam. C'est un crime d'échelle cosmique. Et les juifs, à leur tour, doivent être détruits. C'est pourquoi, pour les terroristes, il importe peu que leurs victimes juives soient des enfants, comme à Toulouse, les visiteurs d'un musée, comme à Bruxelles, ou les clients d'une épicerie, comme à Paris.
    Ces théories paranoïaques expliquent la popularité dont jouissent les terroristes dans certains quartiers en France. Il y a des gens qui n'auraient jamais l'idée de devenir des terroristes ou des djihadistes, mais qui ont vaguement le sentiment que des forces sinistres complotent contre l'islam, ce qui fait qu'ils perçoivent les djihadistes comme des rebelles sympathiques. »"


Europe

- 63 députés européens pour la suspension du traité UE-Israël (ECCP) - ils accusent l'Etat juif de "crimes de guerre" et de "violations répétées du droit international et des principes de base des droits de l'homme". On trouve parmi ces idéologues militants les eurodéputés français suivants (sans surprise, principalement écologistes) : José Bové, Eva Joly (EELV), Pascal Durand (EELV), Yannick Jadot (EELV), Michele Rivasi (EELV), Karima Delli (EELV), Patrick Le Hyaric (PCF), et quelques députés Front de Gauche.
http://www.eccpalestine.org/63-deputes-europeens-pour-la-suspension-du-traite-ue-israel/


Histoire

- Auschwitz, complexe symbole du mal, Nicolas Weill (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/international/article/2015/01/27/auschwitz-complexe-symbole-du-mal_4564135_3210.html
   "Quand le 27 janvier 1945 les troupes soviétiques du premier front ukrainien pénètrent sur le site d’Auschwitz, en Pologne, ils abordent un lieu presque déserté où errent, hagards, quelque 9 000 survivants – parmi lesquels Primo Levi ou le père d’Anne Frank, Otto. Ceux-là ont réussi à se soustraire à l’évacuation du camp, le 17 janvier, de 58 000 détenus, conduits par les Allemands dans les « marches de la mort ».
    Si le nom « Auschwitz » va par la suite devenir synonyme de la Shoah (plus en Allemagne qu’en France), du mal absolu ou de la tuerie industrielle, et, le lieu, dès avant la chute du communisme, une destination de voyage mémoriel et cathartique, la plupart des historiens d’aujourd’hui le considèrent comme un symbole ambigu. Certes, il est celui de la mise à mort de plus de 1 million de juifs, notamment, principalement hongrois, polonais et de la quasi-totalité des juifs de France déportés (70 000 y périssent) ; mais son complexe d’asservissement et d’exploitation économique régenté par la SS rattache aussi la « zone d’intérêt » (dans le jargon nazi) à ce qu’on appelle le « système concentrationnaire ».
    Auschwitz, parce que ses bâtiments n’ont pas été rasés, devient également la trace physique d’une fracture mémorielle, mettant à nu les potentialités criminelles de l’Europe, et se transformant lentement, après 1945, en contre-modèle absolu de la démocratie et de l’unité retrouvée du Vieux Continent. Cette leçon perdurera-t-elle, dès lors que s’éloigne la période de l’après-guerre ?
    Pour l’historienne Annette Wieviorka, le temps où la mémoire de la Shoah cristallise le consensus du monde démocratique correspond à la décennie qui succède à la fin du communisme. Si la prétendue lassitude du thème est un mythe, et si l’intérêt ne faiblit pas, « les usages politiques ne sont plus aussi évidents ». [...]
    La médiation des spécialistes comme des témoins reste d’autant plus nécessaire que les premiers ont rendu l’image du camp plus complexe. L’historien américain Timothy Snyder, qui y voit l’« apogée de l’Holocauste », constate ainsi que la plus grande partie des victimes de la « solution finale » ont soit été tuées dans leur ville d’origine, soit dans d’autres centres d’extermination (Treblinka, Chelmno, Belzec, etc.), déplaçant le regard savant sur les tueries du front de l’Est, qui ont laissé moins de traces ou de témoins. [...]"

- Auschwitz, horreur symbolique absolue de l'antisémitisme, Alexandre Adler (Historien et journaliste) - "toute reprise ouverte de l'antisémitisme suppose d'abord que l'on rejette la réalité des faits ou que l'on ergote sur le nombre réel des victimes, comme par exemple l'actuel président de l'Autorité palestinienne Abou Mazen".
http://www.huffingtonpost.fr/alexandre-adler/anniversaire-liberation-auschwitz-judaisme_b_6555344.html
   "[...] Auschwitz en effet apparaît tout d'abord comme l'horreur symbolique absolue de l'antisémitisme. Ce dernier n'était alors qu'une opinion parfaitement légitime qu'un Bernanos, étouffé dans l'ouate de son exil brésilien, professe encore innocemment en 1946 sans en comprendre la nouvelle impossibilité métaphysique. Ce n'est pas qu'Auschwitz ait aboli l'antisémitisme, mais il l'a transformé. Désormais, celui-ci devra assumer divers masques de qualité inégale, du catholicisme intégré exalté à l'anti-mondialisme rebelle sans assumer toutefois la courbe logique que ce sentiment de rejet a pu revêtir à l'apogée de l'Apocalypse européenne du XXème siècle. C'est aussi la raison pour laquelle toute reprise ouverte de l'antisémitisme suppose d'abord que l'on rejette la réalité des faits ou que l'on ergote sur le nombre réel des victimes, comme par exemple l'actuel président de l'Autorité palestinienne Abou Mazen. [...]
    En revanche, le peuple juif n'en avait pas fini pour autant avec les épreuves de l'Histoire. A peine les portes du Camp s'étaient-elles ouvertes, qu'un certain nombre de forces associées eurent décidé de passer à l'action pour achever le projet terrible des nazis. Les éléments les plus actifs de la Ligue arabe qui venait d'être créée, et où les anciens sympathisants d'Hitler, dont le célèbre mufti Husseini, pensaient déjà qu'un petit créneau était possible pour, à la faveur des grands tourbillons de 1945, liquider toute présence juive en Palestine avant qu'un plan de partage, déjà esquissé par Londres en 1938, n'intervienne finalement. La diplomatie britannique et une bonne partie de l'opinion anglaise étaient, avec l'hypocrisie nécessaire, favorables à cette deuxième solution finale qui n'excluait nullement l'évacuation humanitaire des survivants vers des cieux moins hostiles que le monde arabe à leur présence.
    Pourtant, avant que les armes ne parlent, la notion d'Auschwitz était déjà passée par là. La mise sous clefs des « personnes déplacées » dans les camps de transit en Allemagne fut jugée bientôt insupportable par l'opinion américaine et l'installation forcée des réfugiés de l'Exodus dans un nouveau « camp » de transfert à Hambourg souleva d'indignation les opinions européennes, notamment française, tout autant que la puissante communauté juive américaine. L'Amérique, sous la pression de Truman, dut alors à pas comptés se détacher de l'antisionisme britannique, et sans prêter main forte à la communauté juive de Palestine, voter à tout le moins pour l'instauration immédiate d'un état d'Israël résultant d'un plan de partage du pays. Désormais, Israël était sauvé et le peuple juif, incrédule d'avoir survécu à de telles épreuves, contractait avec ce nouvel Etat des liens affectifs où se mêlaient la conscience d'horreur du passé récent et l'espérance d'un avenir qualitativement différent. [...]"


Point de vue

- Outstanding speech by Matti Friedman (Elder of Ziyon) - "Matti Friedman, former AP journalist, spoke at a BICOM dinner in London on January 26. His speech is an absolute must-read". Je confirme, c'est long mais c'est un excellente et passionnante plongée dans les coulisses de la couverture médiatique du conflit israélo-palestinien. L'ensemble est intéressant, et il serait trop difficile de sélectionner un extrait. Il faut bien sûr noter que la réalité qu'il décrit de l'intérieur des médias américains, malheureusement, est encore plus grave dans le cas des médias français.
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/01/outstanding-speech-by-matti-friedman.html

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