Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 21:43

Assemblée générale de l'ONU

- La Palestine va accéder au statut d'Etat observateur à l'ONU, André Viollaz (AFP) - "A 130 voix pour, pas de quoi pavoiser mais si c'est 150 ou 160 ce sera un succès".
http://fr.news.yahoo.com/onu-palestine-point-dobtenir-statut-detat-observateur-membre-053344962.html
   "[...] Ce texte est assuré de recueillir la majorité simple requise pour son adoption parmi les 193 pays membres. L'enjeu est davantage dans l'ampleur de la victoire palestinienne et dans les conséquences sur le terrain et au sein de l'ONU. "A 130 voix pour, pas de quoi pavoiser mais si c'est 150 ou 160 ce sera un succès", analyse un diplomate occidental. La date de jeudi n'a pas été choisie au hasard : c'est l'anniversaire de l'adoption par l'ONU en 1947 du plan de partage de la Palestine mandataire, qui prévoyait un État juif et un État arabe. [...]
    Les Etats-Unis voteront contre la résolution, comme le Canada. Pour Washington et Israël, seule la négociation directe peut mener à la création d'un Etat palestinien. "Le chemin vers une solution à deux Etats qui satisferait les aspirations des Palestiniens passe par Jérusalem et Ramallah, et non par New York", a réaffirmé la secrétaire d'Etat Hillary Clinton. [...] Plusieurs des Européens, selon des diplomates, estiment que le moment est mal choisi et espèrent, comme l'a souhaité le chef de la diplomatie britannique, William Hague, qu'à la tribune de l'Assemblée Mahmoud Abbas s'engagera à reprendre bientôt les négociations. [...]"

- PA: UN vote turns terrorists into freedom fighters and disputed land into occupied land (PMW)
http://www.palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=8111
   "The Palestinian Authority wishes to achieve a number of political gains by having the UN vote today, recognizing "Palestine" as a non-member observer state. First, all lands that are disputed and whose future must be negotiated according to the Oslo Accords, the PA wants declared Palestinian "occupied territory." Second, they claim that UN recognition would change the status of Palestinian terrorists in Israeli prisons to legitimate freedom fighters and prisoners of war. [...] [voir extraits éloquents dans l'article]"

- Palestine : après l'ONU, la Cour pénale internationale ?, Céline Lussato (Nouvel Observateur)
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121129.OBS0891/palestine-apres-l-onu-la-cour-penale-internationale.html
   "[...] L'Autorité palestinienne avait reconnu en janvier 2009 la compétence de la Cour mais, en droit, seul un Etat peut le faire puisque sa compétence ne s'étend qu'aux Etats. La CPI a alors laissé aux "organes compétents de l'ONU" le soin de décider si la Palestine constitue un Etat susceptible d'adhérer au Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, et donc de pouvoir porter devant elle des plaintes. La Cour avait d'ailleurs été saisie en 2009 par l'Autorité palestinienne d'une plainte pour des crimes de guerre présumés commis par l'armée israélienne pendant l'offensive "Plomb Durci" contre la bande de Gaza (décembre 2008-janvier 2009). Mais, l'entité n'était pas alors en possibilité de se faire entendre, n'étant pas partie au Statut de Rome. L'autre possibilité de saisine de la CPI aurait été par l'intermédiaire du Conseil de sécurité. Toutefois, les Etats-Unis, alliés d'Israël, y auraient mis à coup sûr leur veto.
    Les Palestiniens ont, à plusieurs reprises, affirmé leur intention d'avoir recours à la CPI lorsqu'ils en auront la possibilité. L'ambassadeur palestinien à l'ONU Riyad Mansour a en particulier évoqué la possibilité de poursuites contre Israël pour sa politique de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Le président de la commission d'enquête palestinienne sur le décès de Yasser Arafat, Taoufiq Tiraoui, a également indiqué que les Palestiniens ont l'intention de saisir la CPI s'il s'avère que le chef historique de l'OLP a été empoisonné. [...]
    Si la Palestine devient bien un Etat reconnu par l'AG de l'ONU ce jeudi 29 novembre, son admission à la CPI ne sera cependant pas automatique. Elle doit être en effet soumise à l'approbation de l'Assemblée des Etats parties, c'est-à-dire les pays signataires du Statut de Rome."
- Palestine : Que pourrait changer le statut d'État non-membre observateur à l'ONU ? (20 minutes) - «Les Palestiniens iront dans toutes les organisations onusiennes, mais pas tout de suite à la CPI. C’est à double tranchant pour eux : ils peuvent certes porter plainte contre les dirigeants israéliens, mais Israël pourrait faire de même contre le Hamas».
http://www.20minutes.fr/article/1051982/ynews1051982?xtor=RSS-176
   "[...] les Palestiniens pourraient rejoindre les différents organismes onusiens, au rang desquels la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, où ils pourraient porter plainte contre Israël et/ou ses dirigeants. Cependant, la saisine des instances de l’ONU, dont la CPI, «restera à la discrétion des autorités politiques. Ce ne sera pas automatique le lendemain de la reconnaissance», affirme Leïla Shahid. «Les Palestiniens iront dans toutes les organisations onusiennes, mais pas tout de suite à la CPI. C’est à double tranchant pour eux : ils peuvent certes porter plainte contre les dirigeants israéliens, mais Israël pourrait faire de même contre le Hamas», explique Ron Pundak, négociateur israélien des accords d’Oslo en 1993 et président de l’ONG Palestinian-Israeli Peace Forum. [...]"

- Palestine/Onu : Israël ne modifiera rien aux accords (AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/11/29/97001-20121129FILWWW00429-palestineonu-israel-ne-modifira-rien.php
   "Israël n'annulera aucun accord conclu avec les Palestiniens en rétorsion au vote prévu aujourd'hui à New York qui doit accorder à la Palestine le statut d'Etat observateur non membre de l'ONU, a affirmé le gouvernement israélien. "Nous n'avons aucune intention d'annuler le moindre accord conclu notamment dans le domaine économique. Tout ce que nous ferons après ce vote c'est d'appliquer ces accords à la lettre", a déclaré Yigal Palmor, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Yigal Palmor a par ailleurs réaffirmé qu'en saisissant ainsi l'Assemblée générale de l'ONU, les Palestiniens se livrent "à une violation flagrante des engagements qu'ils ont pris de régler le conflit avec Israël par des négociations et non par des mesures unilatérales". [...]"
- Israël se résigne à la victoire de Mahmoud Abbas à l’ONU (La Croix)
http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Israel-se-resigne-a-la-victoire-de-Mahmoud-Abbas-a-l-ONU-_EG_-2012-11-28-881424
   "Pour Israël, les jeux sont faits. L’admission de la Palestine comme État non membre de l’ONU est inéluctable. Impossible même de réunir une « majorité morale » des grands États occidentaux pour s’y opposer. Le gouvernement de Benyamin Netanyahou a donc opté pour le « profil bas ». Il n’est pas question de provoquer « l’effondrement » de l’Autorité palestinienne, d’annexer des blocs de colonies en Cisjordanie ou encore d’abroger les accords d’Oslo (1993), comme le recommandait le chef de la diplomatie, Avigdor Lieberman. De telles mesures seraient sévèrement désavouées par la communauté internationale, qui veut au contraire aider Mahmoud Abbas face au Hamas, politiquement renforcé par l’opération « Pilier de défense » contre Gaza.
    Israël préfère voir venir avant de riposter à l’initiative unilatérale de Mahmoud Abbas, qui contrevient aux accords d’Oslo selon lesquels l’État palestinien doit être l’aboutissement de négociations de paix. « L’ONU va légitimer la violation de ces accords. Que se passera-t-il si nous signons un accord permanent de paix et qu’il est lui aussi violé ? » demande Sylvan Shalom, vice-premier ministre.
    Il accuse Mahmoud Abbas de s’être « systématiquement opposé à la reprise des pourparlers de paix » et fait planer la menace de sanctions économiques, alors que l’Autorité palestinienne connaît sa pire crise budgétaire depuis sa création en 1993. Les permis de travail octroyés aux Palestiniens de Cisjordanie seraient revus à la baisse. Israël déduirait l’importante facture d’électricité due par l’Autorité des taxes qu’il collecte à son profit frappant les produits transitant vers les Territoires via ses ports. [...]
   « En revanche, si les Palestiniens veulent nous mettre au banc des accusés avec une saisine de la Cour pénale internationale (CPI), ils doivent savoir qu’ils seront comptables des crimes de guerre que le Hamas commet en tirant des roquettes contre nos agglomérations civiles », dit-il encore. Ni Israël, ni les États-Unis ne sont signataires du statut de Rome, le traité fondateur de la CPI, qu’ils peuvent néanmoins saisir. [...]"

- Netanyahu : le nouveau statut des Palestiniens ne changera rien sur le terrain (AFP) - "La seule façon de parvenir à la paix est à travers des négociations directes sans conditions préalables et non pas par une déclaration unilatérale de l'ONU qui ne tient aucun compte des impératifs de sécurité d'Israël".
http://fr.news.yahoo.com/isra%C3%ABl-nannulera-daccords-palestiniens-apr%C3%A8s-vote-%C3%A0-lonu-092412898.html
   "Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé jeudi que le vote de l'ONU qui doit accorder un statut d'Etat observateur non membre à la Palestine "ne changera rien sur terrain" et jugé que les Palestiniens n'obtiendraient pas un Etat de cette manière. "La décision de l'ONU ne changera rien sur le terrain. Elle ne fera pas avancer la création d'un Etat palestinien. Au contraire, elle va l'éloigner", a assuré M. Netanyahu dans une salle de conférence à Jérusalem. [...]
   "Notre main est tendue vers la paix, mais il n'y aura pas de véritable Etat palestinien sans une reconnaissance de l'Etat d'Israël en tant qu'Etat du peuple juif, sans une proclamation de la fin du conflit, sans arrangements de sécurité réels qui permettent de protéger Israël et ses habitants", a-t-il martelé. "Il n'y a rien de tout cela dans la résolution présentée à l'Assemblée générale. La seule façon de parvenir à la paix est à travers des négociations directes sans conditions préalables et non pas par une déclaration unilatérale de l'ONU qui ne tient aucun compte des impératifs de sécurité d'Israël", selon lui.
   "La paix ne sera atteinte que par des accords acceptés à Jérusalem et Ramallah et non par une décision de l'ONU", a-t-il insisté en expliquant que "peu importe le nombre de ceux qui voteront contre nous, aucun pouvoir au monde ne peut me contraindre à faire des concessions sur la sécurité d'Israël"."
- Allocution du Premier ministre israélien Netanyahu - Résolution de l’Assemblée générale de l’ONU (Centre Begin, Jérusalem) - vidéo de l'allocution ici.
http://nosnondits.wordpress.com/2012/11/29/allocution-du-premier-ministre-israelien-netanyahu-resolution-de-lassemblee-generale-de-lonu/
   "La décision de l’ONU ne changera rien sur le terrain. Elle ne fera pas avancer la création d’un Etat palestinien. Au contraire, elle va l’éloigner. Notre main est tendue vers la paix, mais il n’y aura pas de véritable établissement d’un Etat palestinien tant que les Palestiniens ne reconnaîtront pas Israël comme Etat du peuple Juif. L’Etat palestinien ne sera pas établi tant que les Palestiniens ne seront pas prêts à mettre fin au conflit avec Israël une fois pour toutes et avec la conclusion d’arrangements sécuritaires viables, qui protégeraient l’Etat d’Israël et ses citoyens.
    Il n’y a rien de tout cela dans la résolution présentée à l’Assemblée générale de l’ONU.  Pas de déclarations sur la reconnaissance d’Israël en tant qu’état du peuple Juif. Pas de déclarations sur la fin du conflit. Aucune mesure de sécurité pour Israël. Aucun de ces intérêts vitaux, aucun d’entre eux, n’apparaissent dans la résolution qui est présentée à l’Assemblée générale aujourd’hui.  Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles nous rejetons cette résolution. Nous voulons la paix mais la seule façon de parvenir à la paix est à travers des négociations directes entre les deux parties, sans conditions préalables et non pas par une déclaration unilatérale de l’ONU qui ne tient aucun compte des intérêts vitaux d’Israël.
    La paix ne sera atteinte que par des accords acceptés à Jérusalem et Ramallah et non par des déclarations irréalistes de l’ONU.  Je suggère de ne pas être impressionné par les applaudissements à l’ONU.  Je me souviens des applaudissements qu’Israël a reçu de la communauté internationale lorsque le gouvernement israélien s’est désengagé de la bande de Gaza. Nous avons été applaudis et nous avons reçu des roquettes. Israël est sorti de Gaza et l’Iran est entré dans Gaza. C’est  exactement la même chose qui s’est produit quand nous sommes partis du Liban. Nous avons été applaudis, Israël est sorti et l’Iran est entré. En tant que Premier ministre d’Israël, je ne permettrai pas une nouvelle fois que la terreur iranienne s’implante au cœur d’Israël,  en Judée et Samarie, à un kilomètre d’ici, le centre de Jérusalem.
    Peu importe combien de mains se lèvent contre nous, aucun pouvoir au monde ne peut me contraindre à faire des concessions sur la sécurité d’Israël. Aucun pouvoir dans le monde ne peut rompre le lien de milliers d’années entre le peuple d’Israël et la Terre d’Israël."


- Avi Dichter : les Nations-Unies vont engendrer une situation de "3 Etats pour 2 peuples" (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Palestine-Onu-les-Nations-Unies-vont-engendrer-une-situation-de-3-Etats-pour-2-p_369131.html
   ""L'Assemblée des Nations Unies va déclarer officiellement ce soir l'avènement d'un Etat non membre qui est en fait le fruit de 2 entités distinctes : les Territoires sous contrôle de l'Autorité palestinienne et Gaza. Les dirigeants du monde sont trompés par Mahmoud Abbas et vont instaurer une nouvelle situation : 3 Etats pour 2 peuples, l'Etat d'Israël, l'Autorité palestinienne et Gaza", a déclaré jeudi le ministre israélien de la Défense passive Avi Dichter qui a ajouté que dès que sera déclaré l'Etat de Palestine, Israël pourra ainsi faire porter la responsabilité de tout attentat à Mahmoud Abbas."
- Guilad Erdan (Likoud) : les implantations juives ne représentent que 4% des Territoires disputés (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Guilad-Erdan-Likoud-les-implantations-juives-ne-representent-que-4-des-Territoir_369132.html
   "Selon le ministre israélien de l'Environnement Guilad Erdan (Likoud), Mahmoud Abbas ne peut sérieusement prétexter que les implantations juives sont l'obstacle à un traité de paix, car elles ne représentent que 4% de la "Judée-Samarie" (Territoires disputés)."

- US Senators move to cut PA aid should UN bid succeed, Hilary Leila Krieger (JP)
http://www.jpost.com/DiplomacyAndPolitics/Article.aspx?id=294019
   "Ahead of the UN General Assembly vote Thursday to grant non-member status to the Palestinians, US Senators on both sides of the aisle filed amendments that would cut aid to the Palestinian Authority and the United Nations should the effort succeed. The amendments, which would be attached to the defense authorization bill currently being debated in the Senate, would cut aid to the PA and the UN and impose other penalties for granting non-member status to the Palestinians. A bipartisan amendment would deny the PA US aid should the PA bring a case before the International Criminal Court, which could be possible with the changed status, as well as immediately close the Washington office of the Palestinian Liberation Organization, the body representing the Palestinians in the US, unless the Palestinians have entered “meaningful negotiations” with Israel.
   “Granting United Nations membership to the Palestinian authority is a nightmare in the making for the peace process and future relations between the Congress and UN,” said Sen. Lindsey Graham (R-South Carolina, who filed the amendment along with John Barrasso (R-Wyoming), Chuck Schumer (D-New York) and Robert Menendez (D-New Jersey). “Granting a form of member-status to the Palestinians goes around the only viable way to negotiate a two state solution, that’s between the parties themselves." [...]"

- Palestine/ONU : Prague votera non (AFP) - "Nous ne sommes pas d'accord avec des mesures unilatérales qui pourraient entraver ou compromettre le processus de paix".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/11/29/97001-20121129FILWWW00724-palestineonu-prague-votera-non.php
   "[...] "Nous allons voter contre", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère Vit Kolar. "Notre objectif qui est d'avoir l'Etat d'Israël et un Etat contigu, indépendant, démocratique et viable de Palestine, vivant en paix et en sécurité, ne peut être atteint que par un processus de négociations directes", a précisé le ministère dans un communiqué. "Nous ne sommes pas d'accord avec des mesures unilatérales qui pourraient entraver ou compromettre le processus de paix conduisant à la solution de deux Etats", a-t-il ajouté. [...]"


France

- Petites frictions franco-américaines sur le Proche-Orient, Natalie Nougayrède (Le Monde) - "La diplomatie Hollande semble à la recherche des accents de l'époque Mitterrand".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/11/29/petites-frictions-franco-americaines-sur-le-proche-orient_1797755_3218.html
   "Ce qu'il y a de plus intéressant dans la diplomatie de François Hollande sur le dossier palestinien n'est peut-être pas sa partie la plus visible, mais ce qui s'est joué en coulisses : une tentative assez poussée – mais au final vaine – de convaincre l'administration Obama de "bouger" rapidement sur le Proche-Orient, dossier laissé en déshérence depuis des années. Chose notable, cet effort s'est déployé en équipe avec le Foreign Office de Londres, car "sur le Proche-Orient, on ne peut espérer peser qu'en "franco-britannique"", explique un diplomate.
    [...] l'administration Obama, à laquelle on reproche en filigrane, côté français, une "prudence" frôlant la frilosité, a campé sur ses positions : ne rien faire avant les élections législatives israéliennes de janvier 2013, ni avant la nouvelle composition de l'administration à Washington. Surtout, "les Américains n'aiment pas que l'ONU se mêle" de l'affaire palestinienne, regrette-t-on à Paris.
    Le désaccord a en tout cas été acté – sans être dramatisé – par Washington. La porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland, a commenté que l'option du "oui" prise par la France, "vieille alliée", revenait à cautionner un scénario à l'ONU "qui est une diversion et une irritation, et pourrait rendre plus difficile un retour à la table des négociations". [...]
    La diplomatie Hollande semble à la recherche des accents de l'époque Mitterrand (1982 : discours à la Knesset, sauvetage de Yasser Arafat à Beyrouth). Mais quelles que soient les positions en pointe de Paris, le "suivi" américain demeure indispensable, et il fait défaut, tandis que l'Europe reste divisée. [...]"

- ONU/Palestine : Goasguen y est opposé (AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/11/28/97001-20121128FILWWW00710-onupalestine-goasguen-y-est-oppose.php
   "Le député de Paris et vice-président du groupe d'amitié France-Israël à l'Assemblée Claude Goasguen (UMP) a protesté aujourd'hui contre la décision de la France de voter en faveur de l'octroi du statut "d'Etat observateur non-membre" à l'ONU pour les Palestiniens. Claude Goasguen estime que le gouvernement français "vient de franchir un pas supplémentaire dans l'erreur en se dissociant de la quasi-unanimité des grandes démocraties occidentales". [...]"


Gaza & Hamas

- Gaza : un combattant du Hamas mort (AFP) - car pour l'AFP, quand on tire des roquettes vers des localités civiles, on est un "combattant", au mépris tant des droits de l'homme que du dictionnaire.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/11/29/97001-20121129FILWWW00652-gaza-un-combattant-du-hamas-mort.php
   "Un membre de la branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, est décédé aujourd'hui de ses blessures subies lors des hostilités avec l'armée israélienne, portant à 174 le nombre de Palestiniens tués en huit jours, selon les services d'urgences à Gaza gouverné par le Hamas. Ce combattant des Brigades Ezzedine al-Qassam, hospitalisé en Egypte après avoir été blessé dans un raid israélien pendant l'opération "Pilier de défense", du 14 au 21 novembre, y a succombé jeudi, selon les services d'urgences et un communiqué de la branche armée du Hamas. [...]"

- 7 blessés par des tirs près de la clôture de la bande de Gaza, selon les Palestiniens (Guysen)
http://www.guysen.com/news_7-blesses-par-des-tirs-pres-de-la-cloture-de-la-bande-de-Gaza_369062.html
   "Sept Palestiniens ont été blessés près de la barrière frontalière avec Israël et transportés à l'hôpital, selon des sources palestiniennes. Des sources militaires ont annoncé que plus tôt dans l'après-midi plusieurs manifestants palestiniens se sont approchés de la clôture, se sont révoltés et l'ont fracturée. Après avoir refusé de s'éloigner, le feu a été ouvert par les soldats, qui ont visé les pieds."

- Today's fake PCHR "civilians" (Elder of Ziyon) - "Hamas' Al Qassam website describes Atiya Mubarak as one of their mujahadeen, despite his age. He joined Hamas in 1998 and the Al Qassam Brigades in 2007".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2012/11/todays-fake-pchr-civilians.html

- Terror in school (Vidéo 2mn48)
http://www.youtube.com/watch?v=Cbdnu_R9G40&feature=player_embedded
   "This animation vid was created in response to the ongoing Israeli-Palestinian conflict. Our view is simply that Israel has the right to defend itself."


Points de vue

- Anniversaire à l'ONU, Richard Prasquier (Président du CRIF) - "Qu’en sera-t-il si le conflit se réanime ? Le chef de l’État observateur de Palestine devra-t-il être considéré comme entièrement irresponsable de ce qui se passe sur une partie majeure du territoire qu’il revendique, mais où il ne peut pas mettre les pieds ?" ; "notre politique étrangère se contente de bien peu pour complaire à une doxa qui se prétend pro-palestinienne et qui, en l’occurrence, n’est que anti-israélienne".
http://www.crif.org/fr/leditorialdupresident/anniversaire-lonu/33713
   "Aujourd’hui l’Assemblée Générale des Nations Unies va voter en faveur de la transformation de la Palestine comme État observateur. Le résultat ne fait pas de doute. La symbolique des dates non plus.
    Ce sera une violation des accords d’Oslo de 1995 auxquels l’ONU avait apposé sa signature et dans lesquels toute initiative unilatérale de changement de statut était  interdite : "Aucune partie ne prendra d’initiative qui pourrait changer le statut de la Cisjordanie ou de la bande de Gaza tant que des négociations n’auront pas déterminé les modalités d’un statut permanent".
    Ces négociations sont aujourd’hui au point mort. Mahmoud Abbas a systématiquement refusé de les reprendre, en les faisant dépendre d’exigences unilatérales inédites  et inacceptables pour la partie israélienne. Il avait refusé il y a quelques années les propositions du Premier ministre Ehud Olmert. Il a choisi de passer par la voie internationale après un échec au Conseil de Sécurité l’an dernier, sans même que le veto américain n’ait eu à s’exercer. Chacun sait que cette voie mènera à l’impasse, au-delà des espoirs suscités par un bref effet d’annonce. Les désillusions opposées seront un boulevard pour les violents d’un côté et les méfiants de l’autre.
    Alors à quoi bon ? Acter la nécessité d’un État palestinien ? Réparer l’injustice historique d’un 29 novembre par un autre 29 novembre? Mais c’est uniquement le refus arabe de 1947 et l’occupation par la Jordanie de terres qui auraient dû faire partie de cet État qui ont empêché la création d’un État palestinien, dont Israël a lui-même admis l’existence en tant que résultat d’accords bilatéraux.
    Sauver le soldat Abbas, le modéré, face aux « durs du Hamas » en lui donnant, enfin, un succès symbolique ?  On a beaucoup entendu cet argument pour justifier certains votes, y compris celui de notre pays. Mais que se passera-t-il quand des élections, retardées depuis longtemps, ou un coup de force amèneront au pouvoir en Cisjordanie, le Hamas, organisation terroriste prônant sans ambages la disparition de l’État d’Israël et, accessoirement, l’extermination des Juifs ? Dégradera-t-on la Palestine du Hamas de son statut d’État observateur ? Évidemment non. On arguera des nécessités de la realpolitik et on tentera de faire passer le Hamas pour une organisation respectable. Une couleuvre de plus…
    En attendant, la Palestine sera un État sans frontières définies, sans unité de gouvernement, sans doctrine commune, dont le chef officiel n’a pris strictement aucune part aux attaques terroristes orchestrées contre Israël il y a quelques semaines par les dirigeants  de Gaza. Qu’en sera-t-il si le conflit se réanime ? Le chef de l’État observateur de Palestine devra-t-il être considéré comme entièrement irresponsable de ce qui se passe sur une partie majeure du territoire qu’il revendique, mais où il ne peut pas mettre les pieds ? Voter pour un État palestinien aujourd’hui, ce n’est pas aider Mahmoud Abbas aujourd’hui pour ne pas avoir le Hamas demain, c’est voter pour se préparer à avoir le Hamas demain.
    Mais le soldat Abbas lui-même a-t-il vraiment été si « modéré » ces derniers mois ? A-t-il accepté de mettre un terme à la haine d’Israël, et très souvent à la haine des Juifs, qui se diffuse par ses médias et les déclarations de dirigeants, à commencer par le Mufti de Jérusalem, nommé par lui ? A-t-il reconnu devant son peuple que en dehors des chrétiens et des musulmans, il y avait une autre tradition religieuse pour laquelle Jérusalem jouait un certain rôle ?
    A-t-il enfin accepté de mettre un frein aux possibilités que lui donnerait le nouveau statut pour engager des poursuites légales internationales ? Les experts discutent de ces sujets complexes, entre la Cour Internationale de Justice qui ne peut être mise en branle que dans des conflits entre États qui ont ratifié son statut (ce qui n’est pas le cas d’Israël) ou de la Cour Pénale internationale, dont la nouvelle Procureure, la gambienne Fatou Bensouda serait disposée, dit-on, à procéder sans même être mise en action par une initiative du Conseil de  Sécurité (où s’exercerait le veto américain).
    En tout cas, dans son discours du 21 septembre 2011 à l’Assemblée Générale des Nations Unies, Nicolas Sarkozy avait plaidé en faveur d’un statut d’État pour la Palestine, à condition qu’il soit précédé de négociations sans conditions préalables et à la condition que ce nouveau statut ne soit pas utilisé pour « recourir à des actions incompatibles avec la poursuite des négociations », autrement dit des actions juridiques internationales.
    Le Président François Hollande a clairement indiqué que l’important était d’entamer des négociations entre les protagonistes et il a marqué sa réticence devant des actions unilatérales et intempestives. La confirmation que la France exigerait des Palestiniens qu’ils ne s’engagent pas dans des procédures juridiques contre Israël, évidemment incompatibles avec des négociations, a été assurée à plusieurs reprises.
    Et maintenant qu’en est-il ? Les promesses n’engagent-elles vraiment que ceux qui y croient ? Les déclarations violentes de Mahmoud Abbas à la tribune de l’ONU l’an dernier, accusant Israël  de tous les méfaits et invoquant toutes les instances judiciaires, participaient pleinement d’une option de recherche de délégitimation d’Israël. Rien n’indique évidemment que cette démarche aurait du succès. Mais rien, absolument rien, n’indique que Mahmoud Abbas ait changé et qu’il ait donné la moindre garantie à ce sujet.
    Mais tout indique, s’il se confirme que la France votera en faveur de l’admission de la Palestine comme État observateur à l’ONU, que notre politique étrangère se contente de bien peu pour complaire à une doxa qui se prétend pro-palestinienne et qui, en l’occurrence, n’est que anti-israélienne."

- Veut-on la mort d'Israël ?, Raphaël Draï (Professeur de sciences politiques) - "Puisque ces frontières n’existent pas, est-ce à l’Assemblée générale de l’ONU d’en dicter le tracé ? Et où celui-ci passerait –il ?" ; "La solution dite "des deux Etats" ne peut résulter que de négociations directes entre les parties concernées. Le bon sens est de les y inciter ou de les y ramener par des arguments qui procèdent effectivement de la notion de civilisation internationale".
http://www.magistro.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1004:veut-on-la-mort-disrael-&catid=30:dans-le-monde&Itemid=83
   "[...] S’agissant [...] de l’admission d’un éventuel Etat de Palestine à l’ONU, rien ne devrait s’y opposer dans son principe sauf, précisément, les modalités et les procédés employés pour la faire aboutir. Il faut rappeler en premier lieu que toute admission comme Etat membre de cette organisation doit faire l’objet d’une demande auprès de son Secrétaire général, en établissant la compatibilité des mobiles de cette demande avec les objectifs de la Charte des Nations Unies. Pour y satisfaire, l’Autorité palestinienne dont le siège se trouve à Ramallah affirme à qui veut l’entendre qu’elle ne cherche nullement la disparition de l’Etat d’Israël, ce qui semble aller de soi s’agissant d’un Etat membre de l’ONU. Telle n’est pas la position doctrinale du Hamas et de ses satellites qui exercent le pouvoir à Gaza dont ils ont chassé Mahmoud Abbas et les siens. La destruction de l’Etat d’Israël est la raison d’être de cette organisation qui le démontre chaque jour par ses tirs de rockets et de missiles contre les populations civiles de ce pays. Il faut souligner également que la détention du soldat Guilad Shalit, par ce même Hamas redevenu partenaire de l’Autorité palestinienne, en violation de toutes les règles de la légalité internationale, devrait entacher la demande palestinienne d’un vice rédhibitoire. Ce n’est pas le seul.
    Un Etat se définit par plusieurs critères dont sa population, clairement identifiée, et son territoire, clairement délimité. Ce dernier critère n’est pas satisfait s’agissant de l’ Autorité palestinienne. Celle-ci se prévaut des frontières d’avant 1967, autant dire de 1948. Cette référence est vide de sens. Il n’y pas de "frontières-de-1967". L’un des objets majeurs des négociations entre Israéliens et Palestiniens devait porter précisément sur ce sujet, comme ce fut le cas avec l’Egypte et avec la Jordanie ; des négociations qui ont abouti à des traités de paix que beaucoup dans la région voudraient torpiller à mort. Puisque ces frontières n’existent pas, est-ce à l’Assemblée générale de l’ONU d’en dicter le tracé ? Et où celui-ci passerait –il ? Lorsque l’Etat d’Israël a entrepris d’installer une barrière de sécurité pour protéger sa population contre des attaques et des attentats de caractère génocidaire, tant leurs commanditaires s’attachaient à vouloir tuer le plus de monde possible, comme ils le firent à New York, les ennemis de l’Etat d’Israël, pour lesquels la vie de ses habitants compte pour rien, ont jeté les hauts-cris en arguant du fait que la tracé de ce mur préemptait le tracé de futures frontières avec un Etat de Palestine. Cela montre bien que cette frontière, au sens du droit international n’existe pas.
    Et à quel titre réclamer la moitié de Jérusalem ? L’emprise de l’Islam sur cette ville est un pur fait de conquête militaire lequel pour s’être produit au IXème siècle de l’ère chrétienne ne change pas de nature. Autrement pourquoi l’Espagne catholique a t-elle entrepris au XVème siècle la Reconquista de son propre pays contre l’occupant venu de l’autre côté de la Méditerranée et de plus loin encore ? Sans parler du "droit au retour" qui consiste essentiellement à introduire une bombe démographique dans un Etat auparavant intiment fragilisé par ces découpages et ces vivisections. Quel Etat au monde, souverain au sens du droit international public, accepterait un tel diktat ? Il est vrai que l’Etat d’Israël est le seul de son genre dans l’arène onusienne où ses ennemis vont tenter de le laminer sous un vote "multitudinaire". Mais tant vaut la procédure, tant vaut le droit véritable. En ce domaine, il importe de s’interroger sur le fonctionnement véritable de l’ONU.
    Face à cette  stratégie du laminoir par laquelle la diplomatie onusienne n’apparaît plus que comme la poursuite du "politicide" par d’autres moyens, les Etats-Unis, quelque peu défrisés par la comportement de son allié turc, ne laissent pas douter pour l’heure qu’ils opposeront leur veto à la demande palestinienne. Qu’à cela ne tienne : ce veto, parfaitement légal, sera contourné en sollicitant l’Assemblée générale, selon l’esprit de la fameuse "Résolution Acheson", et la faire fonctionner telle un rouleau compresseur. Afin qu’elle ne soit pas détournée de son sens, il faut souligner que la dite Résolution, en sa première occurrence, est indissociable du climat de la Guerre froide qui sévissait alors et de l’obstruction systématique de l’Union soviétique au Conseil de sécurité. Est-ce à une obstruction de cette sorte que s’assimilerait le veto de l’administration Obama, d’un Président empathique et considéré au début de son mandat comme un soutien actif de la cause palestinienne ?
    Quel est, en effet, le fonctionnement effectif de cette Assemblée générale où est sollicité le vote de 190 Etats membres contre un seul ? Vote ou lynchage ? Et comment apparaît sa composition réelle ? La Conférence islamique mondiale y préempte déjà et avant tout débat, mécaniquement et par solidarité confessionnelle, les votes de près de 60 Etats membres, répartis sur pratiquement toute la planète, et dans lesquels se retrouvent outre l’Arabie saoudite, le Gabon et l’Azerbaïdjan et où la Russie a statut d’observateur. Parmi ces Etats, et au titre de cette solidarité mécanique, figurent l’Egypte et la Jordanie dont le vote grégaire et quelque peu hivernal violenterait l’esprit et la lettre des Traités de paix signés avec Israël. La Conférence islamique interfère intrinsèquement avec les quelques 60 Etats de l’Union Africaine. [...]
    Le but de la manœuvre ne se limite pas à l’admission d’un Etat de Palestine sans passer par des négociations avec le principal Etat concerné. Quelles que soient les conditions, parfaitement déloyales, dans lesquelles un tel vote serait obtenu auprès de l’Assemblée générale, dès lors que l’Etat d’Israël ne l’entérinerait pas, l’on ne peut douter qu’il sera systématiquement invoqué pour stigmatiser cet Etat encore plus férocement qu’il ne l’est aujourd’hui comme transgresseur continu de la légalité internationale, serait- elle établie par des procédés aussi spécieux. Par suite toutes les décisions de ses gouvernants, y compris celles relevant de sa légitime défense, seraient prétexte à citation devant la Cour Pénale internationale. Serait inaugurée ainsi une ère de persécution planétaire qui lui mettrait à charge sa propre existence. Une vieille histoire ?
    C’est pourquoi il importe d’une part que les démocraties dignes de ce nom ne se prêtent pas à cette tentative d’assassinat diplomatique et d’autre part que les dirigeants de l’Etat d’Israël ne laissent s’établir aucune incertitude sur leur volonté de préserver sa propre existence. La solution dite "des deux Etats" ne peut résulter que de négociations directes entre les parties concernées. Le bon sens est de les y inciter ou de les y ramener par des arguments qui procèdent effectivement de la notion de civilisation internationale. L’ONU, titulaire du prix Nobel de la paix, se déconsidèrerait et s’engagerait dans une voie sans issue analogue à celle où avait péri sa devancière feue la Société des Nations si elle se transformait en machine de guerre contre l’un de ses membres, faute d’un gouvernement qui sût faire respecter l’esprit et la lettre de sa propre Loi. Faute de quoi, il est facile d’établir la liste des Etats qui suivraient le sort de l’Etat d’Israël, si le moins du monde celui-ci s’y résignait."

Partager cet article

Repost 0
Published by Occam - dans Novembre 2012
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : La Boucle d'Occam
  • La Boucle d'Occam
  • : Chaque jour, une Boucle reprend l'actualité de France et du Moyen-Orient autour des thèmes d'Israël et de l'antisémitisme.
  • Contact

Recherche

Pages