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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 11:21

Assemblée générale de l'ONU

- Discours de Mahmoud Abbas à l'ONU (France 24, Vidéo 41mn36) - assez lamentable d'hypocrisie et de mauvaise foi, mais instructif.
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=rjJy_PR-VIQ
- Abbas/Onu : "l'occupation colonialiste et raciste d'Israël doit cesser" (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Abbas-Onu-l-occupation-colonialiste-et-raciste-d-Israel-doit-cesser_369191.html
- Abbas à l'ONU : Israël dénonce un discours "diffamatoire et venimeux" (AFP) - Abbas avait fustigé des Israéliens "barbares et horribles"...
http://www.romandie.com/news/n/_Abbas_a_l_ONU_Israel_denonce_un_discours_diffamatoire_et_venimeux11291120122338.asp
   "Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dénoncé jeudi soir le discours "diffamatoire et venimeux" du président palestinien Mahmoud Abbas, dans lequel il a demandé à l'Assemblée générale de l'ONU d'octroyer à la Palestine le statut d'Etat observateur à l'ONU. "Le monde a regardé un discours diffamatoire et venimeux rempli de propagande fallacieuse contre l'armée israélienne et les citoyens d'Israël. Quelqu'un qui veut la paix ne parle pas comme cela", a indiqué un communiqué de son bureau.
   "La décision de l'ONU (sur le nouveau statut des Palestiniens) ne changera rien sur le terrain. Il n'y aura pas d'Etat palestinien sans arrangements garantissant la sécurité des citoyens d'Israël", a déclaré le Premier ministre. "En présentant leur demande à l'ONU, les Palestiniens ont violé leurs accords avec Israël, et Israël agira en conséquence", a-t-il encore dit. Il a ainsi fait allusion aux accords d'Oslo (1993) qui prévoient que la création d'un Etat palestinien doit être le fruit de négociations de paix israélo-palestiniennes et non d'une initiative unilatérale. [...]
    [Mahmoud Abbas avait] fait plusieurs références dans son discours à la récente agression israélienne contre Gaza, qui a pris fin il y a une semaine, affirmant que l'armée israélienne s'était "comportée de manière barbare et horrible". "Le moment est venu pour le monde de dire clairement : assez d'agression, d'implantations et d'occupation", a-t-il déclaré."

- Palestine/Onu : Netanyahou salue les pays qui ont voté non (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Palestine-Onu-Netanyahou-salue-les-pays-qui-ont-vote-non_369225.html
   "Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou a salué ce matin les pays qui se sont opposés jeudi à l'amélioration du statut de la Palestine à l'Onu. ''Neuf pays se sont dressés au côté de la vérité et de la paix. L'histoire les jugera favorablement, et ils méritent des félicitations'', a-t-il affirmé."
- Palestine à l'ONU : "contre-productif" pour Washington, des appels au dialogue (AFP)
http://fr.news.yahoo.com/palestine-%C3%A0-lonu-contre-productif-washington-nombreux-appels-054958343.html
   "Les Etats-Unis ont dénoncé jeudi soir la résolution "contre-productive" votée à l'ONU sur le statut d'Etat observateur de la Palestine alors que France et Grande-Bretagne appelaient à une reprise des négociations de paix avec Israël. "La résolution malheureuse et contre-productive d'aujourd'hui met encore plus d'obstacles sur le chemin vers la paix, et c'est pour cela que les Etats-Unis ont voté contre", a déclaré l'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, Mme Susan Rice, peu après le vote. "Cette résolution ne fait pas de la Palestine un Etat", a-t-elle affirmé faisant écho à une déclaration préalable de l'ambassadeur israélien. "Ce vote d'aujourd'hui ne constitue en aucun cas un droit à devenir un membre des Nations unies". [...]
    Le Canada, un des neuf Etats ayant voté contre la résolution, était également négatif : la résolution va "saper les fondations d'un processus, quoique incomplet, mais qui demeure la seule chance réaliste d'arriver à voir deux Etats prospère vivre en paix l'un à côté de l'autre", a ainsi regretté John Baird, le ministre des Affaires étrangères. [...] L'ONU a voté cette résolution faisant de "l'entité" palestinienne un "Etat observateur non membre" par 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions."
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/11/30/97001-20121130FILWWW00283-palestine-le-vote-contre-productif-us.php
   "[...] Cette résolution "pose davantage d'obstacles sur le chemin de la paix", a immédiatement réagi la chef de la diplomatie américaine lors d'un forum à Washington, rappelant que l'unique moyen d'accéder à un Etat palestinien doit passer par la reprise des négociations directes avec Israël. [...] "Les grandes annonces d'aujourd'hui vont bientôt s'estomper et le peuple palestinien se réveillera demain avec peu de changements, excepté l'éloignement de la perspective d'un paix durable", a-t-elle déclaré depuis sa tribune aux Nations unies. [...]"

- La Palestine obtient le statut d'Etat observateur à l'ONU, Alexandra Geneste (Le Monde) - "C'est un véritable coup dur pour l'administration américaine".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/11/30/la-palestine-obtient-le-statut-d-etat-observateur-a-l-onu_1798337_3218.html
   "[...] Pas moins de 138 pays ont joint leur voix en faveur de ce changement de statut, seuls 9 ont voté contre, dont les Etats-Unis et Israël, et 41 se sont abstenus, dont la Grande-Bretagne et l'Allemagne. "C'est un véritable coup dur pour l'administration américaine, malgré son intense lobbying, le Canada est le seul autre grand pays avec Israël qu'elle ait réussi à convaincre de rejeter la candidature palestinienne", faisait remarquer, le soir du vote, une source diplomatique. Les six autres "non" sont venus de la République tchèque, des Iles Marshall, de la Micronésie, des Républiques de Nauru et de Palau, et du Panama. [...]
    L'ambassadeur israélien auprès de l'ONU, Ron Prosor, a rejeté cette résolution, qu'il a qualifiée de "biaisée" en l'absence de toute mention d'une reconnaissance de l'Etat juif, estimant qu'"elle ne fait pas progresser la paix, elle la fait reculer". Monté à la tribune sur les pas d'un Mahmoud Abbas ovationné, le diplomate s'est adressé aux 193 pays membres sur le ton du défi. "Je viens ici la tête haute", a déclaré d'emblée le représentant permanent d'Israël, qui a interpellé "Monsieur Abbas" pour lui signifier que ce vote "ne changera pas la situation sur le terrain". Et le diplomate de proclamer : "Vous ne contrôlez même pas Gaza." La résolution "ne fournit pas des termes de référence acceptables" pour une éventuelle reprise des négociations de paix, a conclu le diplomate israélien. [...]"
- 'Canada will not let the Jews or Israel stand alone', Herb Keinon (JP)
http://www.jpost.com/DiplomacyAndPolitics/Article.aspx?id=294114
   "Canadian Foreign Minister John Baird, who delivered a supportive speech of Israel at the UN before its vote Thursday on the Palestinian statehood, said Friday "the bottom line is we will not let the Jewish people and the State of Israel stand alone when the going gets tough." Baird, in a phone interview from New York, said he had "absolutely no hesitation" about taking the podium and opposing the Palestinian bid, something he knew was not a popular position in the hall.
    The Canadian foreign minister criticized Palestinian Authority President Mahmoud Abbas for the hostile tenor of his speech. "Knowing that he had such overwhelming support, this would have been an occasion for him to reach out to the government and people of Israel, to embrace the Jewish people, to talk about his hopes for peace and be magnanimous," he said. "Unfortunately it was a rather aggressive speech that will really do nothing to advance the cause of peace or the peace process."
    Baird said he was "disappointed with some countries in Europe for failing to stand up. I thought the Czech Republic was courageous to take the position it did and stand alone in the European Union. I certainly admire their leadership." The Czech Republic was the only EU country to vote against the Palestinian resolution, and – along with Israel and Canada – made up a group of nine countries that opposed the bid."
- Ron Prosor's speech at the UN, plus Canada (Elder of Ziyon) - "Palestinian Arab TV refused to show Israel's UN ambassador Ron Prosor's excellent response to Mahmoud Abbas' hate-filled speech at the UN yesterday, so it makes sense to ensure that it is widely available".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2012/11/ron-prosors-speech-at-un-plus-canada.html

- Inquiétude d'Israël après sa défaite à l'ONU, Laurent Zecchini (Le Monde) - "Nous comptions sur l'Allemagne et la Grande-Bretagne pour voter contre la résolution ; c'est comme si nous avions perdu l'Europe" ; "Cette position de négociation verrouille tout compromis, parce que le texte de la résolution permettra très peu de flexibilité dans la négociation".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/11/30/inquietude-d-israel-apres-sa-defaite-a-l-onu_1798336_3218.html
   "Benyamin Nétanyahou l'a proclamé jusqu'au dernier moment : la résolution adoptée, jeudi 29 novembre, à l'ONU, "ignore complètement les intérêts de sécurité vitaux d'Israël ; elle est partiale, elle ne fait pas avancer la paix, et elle ne changera rien sur le terrain". Mais au-delà de cette position de principe, Israël ne peut plus contester l'évidence : il a essuyé une lourde défaite, qui se manifeste par un isolement diplomatique croissant.
    [...] tout en récusant le terme de "défaite", [un haut diplomate israélien] veut bien convenir qu'il s'agit d'un "revers". "Au-delà de la logique de l'Assemblée générale de l'ONU, qui adopte tous les ans une dizaine de résolutions anti-israéliennes, la préoccupation, c'est le vote européen. Nous comptions sur l'Allemagne et la Grande-Bretagne pour voter contre la résolution ; c'est comme si nous avions perdu l'Europe", déplore-t-il.
    Dès lors que les chances de modifier le texte palestinien s'étaient évaporées, il ne restait plus au gouvernement israélien qu'à s'efforcer de "limiter les dégâts" en évitant de brandir des sanctions trop lourdes contre l'Autorité palestinienne, dont la déstabilisation aurait pour effet de remettre la responsabilité de la gestion de la Cisjordanie entre les mains d'Israël. Et ensuite ? Israël continue de réclamer, sans trop y croire, le retour à des négociations directes avec les Palestiniens, mais ses dirigeants ont remarqué que M. Abbas n'a pas pris d'engagement ferme à ce sujet [...]
    Les prémices d'une négociation sont faussées, dit-on à Jérusalem, dès lors que la position de principe des Palestiniens est de baser les frontières de leur futur Etat sur celles de 1967, et de ne pas se situer dans le cadre des accords d'Oslo (1993). "Cela va rendre Mahmoud Abbas intraitable. Cette position de négociation verrouille tout compromis, parce que le texte de la résolution permettra très peu de flexibilité dans la négociation."
    Le pire, estiment les diplomates israéliens, est la leçon que vont en tirer les Palestiniens : "La seule fois où ils ont obtenu quelque chose, insiste notre interlocuteur, c'est en court-circuitant à la fois la négociation et Israël." "Cela veut dire que le concept même de négociations est discrédité", ajoute-t-il. La démarche onusienne, qualifiée d'"unilatérale" par Israël, va convaincre les Palestiniens d'en adopter d'autres, estiment les dirigeants israéliens, comme de demander leur adhésion à la Cour pénale internationale pour y traduire des responsables militaires et civils."
- La défaite israélienne à l'Onu plus cuisante que prévu, Crispian Balmer (Reuters) - "Même des amis de longue date tels que l'Allemagne ont refusé d'être avec nous".
http://fr.news.yahoo.com/la-d%C3%A9faite-isra%C3%A9lienne-%C3%A0-lonu-plus-cuisante-que-170522647.html
   "Les membres du gouvernement israélien se sont efforcés vendredi, sans grand succès, de minimiser la lourde défaite subie avec la reconnaissance implicite de l'existence d'un Etat palestinien à l'Onu. Par 138 voix contre neuf et avec 41 abstentions, l'Assemblée générale de l'Onu a accordé jeudi à l'Autorité palestinienne le statut d'"Etat non membre". [...]
   "Même des amis de longue date tels que l'Allemagne ont refusé d'être avec nous. Il y avait des facteur extérieurs, mais il est difficile de ne pas voir qu'il s'agit d'un échec total de notre diplomatie, qui aura évidement des conséquences", a déclaré un haut fonctionnaire ayant requis l'anonymat. Certes "contrarié", le gouvernement israélien n'a toutefois pas été surpris, a assuré son porte-parole, Marc Regev. "L'Assemblée générale tient parfois du théâtre de l'absurde, qui approuve automatiquement une fois par an des résolutions anti-israéliennes ridicules", a-t-il déclaré. [...]
   "Le gouvernement n'a pas su mesurer la gravité de la remise en question de la légitimité fondamentale d'Israël en Europe. L'initiative palestinienne à l'Onu s'avère être une défaite plus cuisante que prévu", estime Gidi Grinstein, directeur de l'institut Reut, un cercle de réflexion de Tel Aviv. Malgré ses démentis, Israël a bel et bien été pris de court. [...]
    A Jérusalem, on insiste sur le poids considérable du vote américain, en ajoutant que la perspective d'une paix durable s'est encore éloignée. "S'il faut choisir entre les Etats-Unis, allié le plus proche d'Israël qui figure moralement au-dessus de toutes les autres nations et les 138 autres Etats, j'opterai toujours pour les Etats-Unis", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon. Le gouvernement israélien, qui n'avait aucune illusion quant à l'issue du vote de l'Assemblée générale, espérait toutefois rassembler une "minorité morale" qui ne s'est pas dessinée.
    Depuis, les membres du gouvernement se font moins menaçants, mais promettent de vives représailles si l'Autorité palestinienne venait à poursuivre Israël devant la Cour pénale internationale (CPI), comme son nouveau statut l'y autorise. A Ramallah, on assure qu'il n'y a aucune urgence, mais la menace reste présente [...]"

- Ramallah, capitale d'un proto-État, Adrien Jaulmes (Le Figaro) - «Moi, quand les Israéliens ne sont pas contents de quelque chose, je me dis que ça doit être bon pour nous».
http://www.lefigaro.fr/international/2012/11/30/01003-20121130ARTFIG00002-ramallah-capitale-d-un-proto-etat.php
   "Bienvenue à Ramallah, siège du gouvernement du 194e État de l'ONU, désigné au terme d'un vote historique à Washington. À quelques kilomètres au nord de Jérusalem, la ville palestinienne de Cisjordanie fêtait jeudi le vote de l'Assemblée générale des Nations unies. Au moment où, dans l'hémicycle de l'Assemblée générale à New York, s'affiche sur un tableau électronique «138 pour, 9 contre, 41 abstentions», la joie éclate à Ramallah. «Allah Akbar» (Dieu est le plus grand), scande-t-on. Les armes automatiques, les klaxons des voitures retentissent.
    Au centre-ville, une estrade avait été installée en prévision de la fête en plein air organisée pour célébrer l'événement. Elle avait déjà servi l'an passé quand Mahmoud Abbas avait déposé en vain la candidature de la Palestine au Conseil de sécurité. Au-dessus, une grande affiche représente Abbas et Yasser Arafat autour d'une photo de la Coupole du Rocher à Jérusalem. En face, une fontaine surplombée d'un obélisque de ciment ornée d'un motif inspiré de celui du keffieh d'Arafat avec au sommet un personnage qui grimpe vers un drapeau palestinien. [...]
    Dans les cafés de la place, on discute du vote de l'ONU. Là aussi, les avis divergent. «Il paraît qu'à Jérusalem, les Juifs ont brûlé des drapeaux palestiniens. Ça n'annonce pas grand-chose de bon», dit un client. «Moi, quand les Israéliens ne sont pas contents de quelque chose, je me dis que ça doit être bon pour nous», dit un autre. «On n'a pas l'habitude d'avoir des bonnes nouvelles, alors profitons-en», conclut le serveur. Il est vrai qu'Israël comme les États-Unis se sont opposés au vote, la secrétaire d'État Hillary Clinton allant même jusqu'à le qualifier de «fâcheux et contre-productif».
    La soirée de Ramallah sera suivie par le retour triomphal, dimanche, de Mahmoud Abbas, qui devra cependant passer par les points de contrôle israéliens pour regagner le territoire de son presque État. [...]"
- A Ramallah, journée "historique" mais sans illusions, Laurent Zecchini (Le Monde) - "Rien ne sera acquis par la négociation. La solution passera par plus de violence et plus de sang."
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/11/30/a-ramallah-journee-historique-mais-sans-illusions_1798340_3218.html
   "[...] "Les règles du jeu ont changé, Israël est isolé. Toutes nos misères passées, assure Mohamed Aidy, venaient du fait que nous étions sans Etat. Nous avons désormais les droits d'un Etat et la communauté internationale ne peut plus laisser Israël faire ce qu'il veut."
    Mais est-ce si sûr ? "Oui, aucun doute, les Israéliens ne pourront plus agir comme avant", abonde Farah Sawafta. Notable atypique que ce médecin entouré de son épouse et de quatre petites filles modèles, qui tient un discours combatif : "La victoire militaire de Gaza est complémentaire de notre victoire politique de ce soir. Israël doit prendre conscience que nous défendrons nos droits par tous les moyens. S'ils atteignent Ramallah, nous pouvons atteindre Tel-Aviv", allusion aux roquettes lancées sur la capitale économique d'Israël.
    Quant à Cour pénale internationale, elle n'a pas de secret pour la plupart de nos interlocuteurs. Chacun préconise d'y traduire les responsables israéliens coupables de "crimes de guerre". "Les Israéliens en ont peur, se félicite Mahmoud Amdan, alors il ne faut pas hésiter à s'en servir." Tous ou presque reconnaissent que les négociations directes avec Israël sont un mal nécessaire, mais rares sont ceux qui croient des progrès possibles.
    A commencer par Taher, horloger de son état, qui n'est "absolument pas convaincu" par "le cirque à l'ONU". "Le Hamas a raison, seule la lutte armée paie, on l'a vu à Gaza", estime ce "citoyen de Ramallah" aux convictions bien trempées : "Ce qui a été pris par la force ne peut être rendu que par la force." Il s'explique : "Rien ne sera acquis par la négociation ; nous n'avons rien obtenu depuis les accords d'Oslo, ou alors il faut que nous attendions encore cinquante ans ! La solution, conclut-il, passera par plus de violence et plus de sang."
    Taher, le défenseur de la lutte armée, ne fait pas l'unanimité parmi les badauds qui se sont approchés. La plupart pensent que Mahmoud Abbas a "renforcé sa main face à Israël", mais ils ne sont pas très sûrs des bénéfices qu'ils doivent en attendre. Une chose est certaine, convient Nazir Falleh : "Ce ne sera pas pour demain...""

- Palestine : "une victoire" selon le Hamas (AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/11/30/97001-20121130FILWWW00281-palestine-une-victoire-hamas.php
   "Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir à Gaza, s'est félicité de "la victoire" de la Palestine après l'octroi hier du statut d'Etat observateur à l'ONU. "Il s'agit d'une nouvelle victoire sur le chemin de la libération de la Palestine et nous nous en réjouissons. Le Hamas la considère comme un succès unitaire qui suscite la joie au sein de notre peuple", a déclaré Ahmed Youssef, un dirigeant du mouvement dans la bande de Gaza. [...]
   "Nous nous félicitons de la décision de l'Assemblée générale de l'ONU d'octroyer à la Palestine le statut d'Etat observateur non membre et nous considérons qu'il s'agit d'une vistoire pour notre peuple, même si la Palestine mérite plus que cela", a écrit un de ses lieutenants, Ezzat al-Rishq, sur sa page Facebook."


Analyses

- Une reconnaissance qui contourne la paix, Ben-Dror Yemini (Maariv)
http://www.ambafrance-il.org/REVUE-DE-LA-PRESSE-ISRAELIENNE,10474.html
   "Il semble que cette fois soit la bonne. L’Autorité palestinienne va être reconnue en tant qu’Etat non-membre à l’ONU. Un événement qui intervient 64 ans après le rejet du plan de partition par l’ensemble du monde arabe, y compris par la représentation palestinienne. 64 années de conflit inutile, conséquence directe du refus arabe.
    Cette reconnaissance marque-t-elle un tournant ? Espérons-le. Les Palestiniens ne s’adressent pas à l’ONU our promouvoir le processus de paix mais pour le contourner. Car le processus politique nécessite des concessions. Lors du dernier cycle de pourparlers, sous l’ère Olmert et Livni, des progrès substantiels ont été enregistrés. Mais au moment fatidique, Abbas a été pris de panique. Il a été incapable de répondre favorablement à la « meilleure proposition qu’Israël n’ait jamais faite », selon les termes de Condoleezza Rice. Une proposition meilleure encore que celle formulée par Clinton et rejetée par Arafat, vraisemblablement encouragé par Abou-Mazen (Abbas).
    Les critiques faites à Nétanyahou sur son inaction dans le processus de paix son justifiées. Mais comment oublier qu’il a non seulement évoqué la solution des « deux Etats » mais aussi qu’il a joint l’acte à la parole en gelant la construction juive pendant 10 mois ? Les Palestiniens avaient alors l’occasion de reprendre les négociations. Pourtant, c’est justement au moment où leurs exigences ont été entendues qu’ils ont choisi de s’éclipser. Cela n’affranchit pas évidemment Nétanyahou de toute responsabilité, mais en tous points de vue, celle des Palestiniens est beaucoup plus grande.
    En 65 ans, le monde arabe et les Palestiniens ont certes fait un pas en avant : deux traités de paix avec Israël, une initiative de paix arabe et encore bien d’autres signes encourageants. Mais il semble que les Palestiniens ont encore du mal à franchir le Rubicon de la solution des « deux Etats pour deux peuples ». Nul besoin qu’ils reconnaissent Israël en tant qu’État juif. Il suffirait qu’ils renoncent au droit au retour des réfugiés."

- Un dysfonctionnement de plus, David Ruzié (professeur émérite des universités, spécialiste de droit international) - "Sans doute, contrairement à ce qui a pu être dit, l’existence de la Palestine ne nécessite pas une acceptation d’Israël. La reconnaissance par un autre Etat ne créée pas pour autant un Etat. D’ailleurs, rien dans les « accords d’Oslo » ne le prévoit".
http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=33902
   "Comme on pouvait s’y attendre, mais avec beaucoup moins d’ampleur, l’Assemblée générale des Nations Unies a « reconnu » que la « Palestine » constituait un Etat et lui a accordé le statut d’ « Etat observateur », au même titre que le Vatican et que la Suisse, autrefois, avant qu’elle ne devienne Etat membre.
    En effet, comme nous l’avions déjà relevé ici-même précédemment, près de 130 Etats ont déjà « reconnu » l’Etat de Palestine et les Palestiniens espéraient qu’un certain nombre de pays supplémentaires voleraient au secours de leur victoire et comptaient sur au moins 150 voix (sur les 193 Etats membres de l’Organisation mondiale). Ce qui n’a pas été le cas, la France n’ayant, apparemment, pas réussi à gagner à sa (mauvaise) cause tous les pays de l’Union européenne. De fait, seuls 9 Etats ont eu le courage de ne pas entériner une contre-vérité, 41 Etats se sont abstenus et seuls 138 Etats n’ont pas craint de « reconnaître » un non-Etat de droit (nous ne parlerons pas des 5 Etats, qui ont lâchement préféré ne pas prendre part au vote).
    En effet – et ici encore nous reprenons ce que nous avons déjà eu l’occasion d’exposer depuis l’année dernière lorsque le président français de l’époque proposait de reconnaître à la « Palestine » le statut d’« Etat observateur » - , la « Palestine » n’existe pas, du point de vue juridique. Certes, exemple de « génération spontanée », on doit admettre que le « peuple palestinien » n’a mis qu’une cinquantaine d’années pour apparaître (car il faut bien reconnaître qu’avant les années 60, personne, ou pratiquement, personne ne parlait d’un peuple palestinien). D’habitude la « gestation » d’un peuple désireux de vivre dans un Etat, qui lui soit propre, prend plus de temps. Mais à l’époque où l’on met quelques dizaines d’heures pour gagner la lune, admettons que les choses vont plus rapidement.
    En revanche, il manque à la « Palestine » les deux autres éléments constitutifs d’un Etat. Tout d’abord - et c’est un point essentiel, - il n’y a pas de « territoire » palestinien. Un territoire nécessite des frontières et la Palestine n’a pas de frontières, contrairement à ce qui est abusivement répété à l’envi : les « frontières d’avant 1967 » n’existent pas. La ligne de cessez-le-feu (Ligne verte), fixée en 1949, après la guerre d’indépendance d’Israël, ne constitue pas une « frontière », mais n’est qu’une ligne de démarcation de caractère militaire, comme l’atteste l’accord d’armistice conclu avec la Jordanie, alors en « possession » de ce territoire.
    Sans doute, contrairement à ce qui a pu être dit, l’existence de la Palestine ne nécessite pas une acceptation d’Israël. La reconnaissance par un autre Etat ne créée pas pour autant un Etat. D’ailleurs, rien dans les « accords d’Oslo » ne le prévoit. En revanche, ces « accords » prévoient que le statut final de la Cisjordanie sera déterminé d’un commun accord entre les deux Parties. Donc, la « Palestine » ne peut pas revendiquer unilatéralement la souveraineté sur la Cisjordanie. A la limite, on pourrait admettre que la « Palestine » existerait dans la Bande de Gaza, qu ne constitue plus un « territoire disputé », depuis 2005.
    Mais, précisément c’est là qu’apparaît la deuxième lacune de la « Palestine ». Où est le « gouvernement » palestinien ? Depuis 2007, l’Autorité (sic) palestinienne ne « gouverne » que la Cisjordanie, cependant que le Hamas tient (?) sous sa férule la Bande de Gaza. Mahmoud Abbas prétend, lui, - alors que son mandat est achevé depuis quelque temps déjà - représenter toute la « Palestine », ce que lui conteste le Hamas, qui ne l’autorise d’ailleurs pas à pénétrer dans la bande de Gaza. Le fait que le Hamas a soutenu la demande présentée par Mahmoud Abbas, au nom de la « Palestine » ne signifie pas pour autant un ralliement du Hamas à l’Autorité (sic) palestinienne.
    De telle sorte, qu’il manque bien à la « Palestine » deux des trois éléments constitutifs d’un Etat. Certains trouveront prétentieux de notre part d’aller à l’encontre de la majorité des Etats membres de l’ONU. Mais nous nous permettrons de rappeler qu’une majorité à l’Assemblée générale des Nations Unies ne fait pas loi, heureusement d’ailleurs. Car, rappelons nous l’assimilation du sionisme au racisme, votée à une très large majorité à cette même Assemblée en 1979 (assimilation abrogée et non annulée avec effet rétroactif une dizaine d’années plus tard…).
    Pour conclure, nous nous permettrons deux constatations, à partir du vote qui vient d’intervenir : Tout d’abord, l’Europe politique n’existe pas. Ensuite, quel que soit le parti au pouvoir en France, l’attitude de ce pays n’a – malheureusement pas – depuis 1958, été inspirée par la raison et l’équité."

- Analysis: Non-member state observer status is born, Herb Keinon (JP) - "By hook or by crook, the Palestinians are going to have to get Israel’s recognition, and for that they will have to sit down with Israel and agree to the parameters of that state".
http://www.jpost.com/DiplomacyAndPolitics/Article.aspx?id=294046
   "On May 16, 1948, the day after David Ben-Gurion declared independence in Tel Aviv, The Palestine Post ran an iconic headline that read “State of Israel is born.” Pointedly, that headline was not run on November 30, 1947, the day after the UN adopted the Partition Plan. Because the Partition Plan, rejected by the Arabs and now – seemingly – accepted a mere 65 years later, did not give birth to the Jewish state. Jewish blood, sweat and tears during the War of Independence did that.
    The Palestinian Authority, flush with satisfaction following its victory Thursday at the UN General Assembly in New York, would do well to keep that in mind. Not the blood, sweat and tears part, but rather that resolutions, declarations and proclamations are one thing, and statehood – a living, kicking, breathing state – is something else.
    To actually gain statehood, real statehood, the GA’s declaration won’t do. By hook or by crook, the Palestinians are going to have to get Israel’s recognition, and for that they will have to sit down with Israel and agree to the parameters of that state.
    Indeed, were one to accurately revisit the Post’s headline from 64 years ago in the context of what happened at the UN on Thursday, it would read: “Non-member state observer status for Palestine at the UN is born.” Far less dramatic, but accurate, because one should not confuse “nonmember state observer status” with statehood.
    Yet what happened at the UNGA on Thursday, though no surprise, is a significant diplomatic defeat for Israel. It is significant because Jerusalem itself tried to stave off the move, and some senior officials talked in realistic terms of being able to get a bloc of 40 or 50 states, the so-called quality democratic states, to either abstain or actually vote against the move. [...]
    The defeat was not only a defeat for Israel’s diplomacy; it was also a defeat for US diplomacy. US President Barack Obama explicitly asked Abbas not to go through with the move now, to give him some time to get his new Middle East policy in shape following the election. He even pledged to aggressively engage the issue again in the spring, if just given the chance.
    Abbas flatly said no. With the US wanting a perception of increased influence in the region at a time of tumultuous change, that bald rebuke has to hurt.
    All those who in recent weeks questioned whether Obama would “take revenge” on Netanyahu for the perception that he backed Mitt Romney in the recent US election should now ask a similar question of the Palestinians. Will Obama take revenge on Abbas for poking his finger in the eyes of the US president, and – if so – is the diminished support of a sympathetic Obama worth a UNGA statement on statehood?"

- Analysis: Palestinian ICC threat is overblown, Yonah Jeremy Bob (JP) - "the prosecutor would be convicting Palestinian war criminals long before it was finished sifting through the complicated evidence in any case against Israelis".
http://www.jpost.com/DiplomacyAndPolitics/Article.aspx?id=294053
   "[...] Many legal scholars have latched on to the ICC prosecutor’s April decision to deny the Palestinians access to the ICC at that time, as leaving the door ajar for just this moment.
    But top current and former government officials as well as other legal commentators – who spoke on condition of anonymity due to the sensitivity of the issue – say the threat is overblown. They say that some Palestinian spokespeople threatening ICC action for everything from settlements to what many view as the farfetched claim of poisoning former Palestinian leader Yasser Arafat, have made it a mantra that is thrown around without much thought.
    The hard realities of what attempted Palestinian action at the ICC would mean for the Palestinians is another matter entirely. It is true that “Palestine’s” UN representative will get moved from the observers’ seats to sit with the other states whose names start with “P” and that within the UN organizational system, it will likely be accepted to many new organizations.
    But the ICC, as it says on its website, is not a UN organization. It is a judicial organ which is entirely independent politically and financially. Also, if it took the ICC prosecutor three years to decide whether or not to open a formal investigation, let alone file an indictment, any actual case at the ICC could easily take eight to 10 years, with highly doubtful results. Hardly an exclamation point for statehood.
    Even some pro-Palestinian legal commentators say going to the ICC, presuming the considerable obstacles to access are overcome, would be a gross tactical error. Some have admitted that once the playing field moves from public relations to law, the Palestinians are at a distinct disadvantage.
    Any war crimes case against Israelis would have to sift through highly complicated and gray questions of proportionality and deciphering the highly specific military situation with no real way of proving intent. In contrast, Palestinian indiscriminate rocket attacks, suicide attacks, shootings and other terrorist actions are unequivocally war crimes with intent being self-evident, say the sources.
    Also, the ICC generally does not get involved if a country investigates itself, as Israel claims it does, including Israel’s unusually frequent judicial review by the High Court of Justice. While this could prevent ICC cases against Israel, the Palestinians have a fraction, if any, of the self-investigating legal mechanisms Israel has, again making them an easier target for the ICC than Israel, the sources said. Essentially, the sources say that the prosecutor would be convicting Palestinian war criminals long before it was finished sifting through the complicated evidence in any case against Israelis.
    The sources, including pro-Israel and pro-Palestinian officials and commentators, also say that it might be “suicidal” for the ICC to wade into the most politicized conflict in history. They argue that the court’s long-term legitimacy is more important than any individual investigation, no matter how deserving the case might be. [...]
    Unlike the UN General Assembly, the ICC’s legislative body, the Assembly of State Parties, tries harder to operate by consensus, and many votes require a two-thirds majority. The sources also estimate that new ICC Prosecutor Fatou Bensuda is less interested in the limelight than former prosecutor Luis Moreno-Ocampo who, while denying Palestinian access to the ICC, spent significant time in the headlines on the issue. Bensuda has been described by several sources, including some who know her personally, as being more focused on legal-professional concerns and foremost on protecting the ICC’s standing. [...]"


Israël

- Israël accroit les constructions de logements en représailles au vote de l'ONU (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Israel-accroit-les-constructions-de-logements-en-represailles-au-vote-de-l-ONU_369273.html
   "Israël va autoriser la construction de 3.000 nouveaux logements dans des quartiers de Jérusalem-Est  et en Judée-Samarie, a indiqué un haut responsable israélien vendredi, au lendemain de l'accession de la Palestine au statut d'Etat observateur à l'ONU. "C'est exact. A Jérusalem et en Judée-Samarie", a déclaré ce responsable à l'AFP sous le couvert de l'anonymat, interrogé sur la véracité d'un tweet du correspondant diplomatique du quotidien israélien Haaretz."
- Hanan Ashrawi (OLP) : Les nouvelles constructions israéliennes sont une agression (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Hanan-Ashrawi-OLP-Les-nouvelles-constructions-israeliennes-sont-une-agression_369281.html
   "Hanan Ashrawi , du comité exécutif de l'OLP, a réagi à la décision israélienne de construire 3000 logements à Jérusalem et en Judée-Samarie : "pour le peuple palestinien, il s'agit d'une agression et le monde devra en tenir compte"."
- Abbas : "Nous irons au Tribunal Pénal International à la prochaine agression" (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Abbas-Nous-irons-au-Tribunal-Penal-International-a-la-prochaine-agression-_369289.html
   "Mahmoud Abbas a menacé Israël de porter plainte au Tribunal Pénal International de La Haye si jamais une nouvelle agression se produisait . En revanche , l'Autorité Palestienne se dit prête à revenir à la table des négociations si Israël cesse les constructions de logements dans les territoires disputés."

- Enquête : 51% des Israéliens pensent qu'il n'y aura pas de paix avec les Palestiniens (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Enquete-51-des-Israeliens-pensent-qu-il-n-y-aura-pas-de-paix-avec-les-Palestinie_369243.html
   "Selon une enquête menée entre le 21 et le 26 par des chercheurs de l'université du Maryland aux Etats-Unis, 51% des Israéliens ne croient pas qu'un accord de paix sera signé avec les Palestiniens. Seuls 40% d'entre eux sont convaincus qu'une paix est possible."


France

- Palestine à l'ONU : Hollande appelle à la reprise des négociations "sans conditions" (AFP)
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/palestine-a-l-onu-hollande-appelle-a-la-reprise-des-negociations-sans-conditions_1193506.html
   "François Hollande a salué jeudi l'adoption d'une résolution à l'Assemblée générale de l'ONU à New-York, conférant à la Palestine le statut d'Etat non membre observateur. "Ce vote est conforme à mon engagement de soutenir la reconnaissance internationale de l'Etat palestinien", a-t-il déclaré dans un communiqué, diffusé peu avant minuit. "Mais il ne pourra se traduire dans les faits que dans le cadre d'un règlement de paix juste et global. Pour atteindre cet objectif, les négociations doivent reprendre, sans conditions et le plus rapidement possible". Pour François Hollande, "le dialogue direct est en effet la seule voie pour trouver une issue définitive à ce conflit", rappelant que la La France est "l'amie à la fois d'Israël et de la Palestine"."

- Palestine : Delanoë salue le choix onusien (AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/11/30/97001-20121130FILWWW00323-palestine-delanoe-salue-le-choix-de-l-onu.php
   "Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë déclare aujourd'hui avoir appris "avec une joie profonde et une grande espérance" la reconnaissance de la Palestine comme Etat observateur à l'ONU qui a montré "sagesse et audace". "La demande de la Palestine a été soutenue par plus des deux tiers des pays représentés aux Nations unies", se réjouit M. Delanoë dans un communiqué. [...]"

- Palestine : le Crif regrette le vote de la France à l'ONU (AFP)
http://www.lepoint.fr/monde/palestine-le-crif-regrette-le-vote-de-la-france-a-l-onu-30-11-2012-1536182_24.php
   "Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Richard Prasquier, a regretté vendredi que la France ait voté en faveur de l'admission de la Palestine comme État observateur aux Nations unies, qui selon lui "contrevient aux accords d'Oslo". "Le Crif regrette que la France ait décidé de voter en faveur de l'admission de la Palestine comme État observateur aux Nations unies", déclare M. Prasquier dans un communiqué. Il déplore notamment que Paris ait considéré "comme secondaires les graves questions posées par le fait que cette admission contrevient aux accords d'Oslo (et) qu'elle ne poussera pas aux négociations bilatérales une Autorité palestinienne qui avait décidé de les déserter".
    De plus, cette admission "n'engage pas" les dirigeants de l'Autorité palestinienne "à mettre un terme à leurs déclarations révisionnistes sur l'histoire de la région et sur les programmes de haine qui fleurissent sur leurs médias", note-t-il. Enfin, il regrette que, "contrairement à ce qui avait été demandé, aucune garantie n'est donnée sur une saisine des instances internationales, dans le cadre d'une campagne de délégitimation d'Israël". Le Crif signale également que le statut d'observateur "n'est pas octroyé à un homme" et "risque d'être dans l'avenir reporté sur le Hamas, au cas où celui-ci s'emparait du pouvoir en Cisjordanie, autrement dit sur une organisation terroriste prônant la disparition d'Israël", ajoute le communiqué."

- La Palestine à St-Michel, par KhoutspaTV (Vidéo 4mn06) - de beaux morceaux d'idéologie haineuse.
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=vVrc71BJ_7w
   "A quelques heures de l'obtention par l'Autorité Palestinienne du statut d'Etat non-membre, des militants propalestiniens manifestaient à Paris "pour la paix". Allons à leurs rencontre."

- Précision du consulat général de France à Jérusalem (Ambassade de France)
http://www.ambafrance-il.org/PRECISION-DU-CONSULAT-GENERAL-DE.html
   "Suite à des message reçus de la part d’internautes, le Consulat général de France à Jérusalem a tenu à vous informer que l’article paru dans le Maariv du 26 novembre est inexact. M. Salah Hammouri n’était pas invité et n’était pas présent à la réception organisée le 9 novembre en l’honneur de la délégation du Conseil régional d’Île-de-France, au Consulat général de France à Jérusalem. Il ét ait en revanche présent à la signature de l’accord de coopération au Gouvernorat de Jérusalem à al-Ram, à l’invitation du gouverneur Adnan Husseini. Le consulat général de France à Jérusalem n’a pas été préalablement informé de cette invitation."


Gaza & Hamas

- Gaza : un Palestinien blessé succombe (Reuters)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/12/01/97001-20121201FILWWW00346-gaza-un-palestinien-blesse-succombe.php
   "Un des six Palestiniens blessés par balle par l'armée israélienne hier alors qu'ils manifestaient près du mur de séparation près de Rafah, dans la bande de Gaza, est mort aujourd'hui, ont annoncé les services hospitaliers palestiniens. Le jeune homme était âgé de 21 ans.
    Selon une porte-parole de l'armée israélienne, des Palestiniens se sont rendus hier près du mur de sécurité qui court le long de la frontière entre Israël et l'enclave palestinienne pour le vandaliser. Les soldats leur ont demandé de s'écarter du mur et, devant leur refus, ont ouvert le feu en visant les jambes, a-t-elle précisé.
    Les responsables palestiniens ont indiqué de leur côté que les jeunes étaient venus manifester et ont fait état de six personnes blessées.  Le gouvernement du Hamas a envoyé à au moins une reprise les forces de l'ordre près du mur pour disperser des manifestations depuis la trêve conclue avec l'Etat juif le 21 novembre après huit jours de conflit."

- Le journalisme, la nouvelle couverture du Hamas et du Jihad islamique pour leurs activités terroristes (Blog Tsahal) - "Est-ce qu’un leader du Hamas qui peint “TV” sur sa voiture doit être considéré comme un journaliste ?"
http://tsahal.fr/2012/11/29/le-journalisme-la-nouvelle-couverture-du-hamas-et-du-jihad-islamique-pour-leurs-activites-terroristes/
   "Lorsque l’Opération Pilier de Défense a été lancée le 14 octobre dernier, les terroristes palestiniens de la bande de Gaza savaient que Tsahal ferait tout pour les cibler. Ceci explique pourquoi le 19 novembre, quatre leaders et agents de terrain du Jihad islamique se sont installés au 2ème étage d’un bâtiment de presse à Gaza – qui abritait également les correspondants des plus grands médias internationaux.
    Les terroristes pensaient qu’en se cachant dans un bâtiment civil et en utilisant des journalistes internationaux comme boucliers humains ils resteraient en sécurité. Lorsque le Renseignement de Tsahal est parvenu à les localiser, l’armée a effectuée une frappe ciblée sur l’endroit où ils se cachaient. Une frappe directe avait été confimée. Quatre leaders terroristes du Jihad islamique ont été ciblés:
    - Baha Abu al-Ata, Commandant du Jihad islamique à Gaza, responsable de tirs de missiles/attaques contre Israël et de fabrication d’armes
    - Tissir Mahmoud Mahmed Jabari, leader du Jihad islamique, chargé de former les terroristes et de valider une attaque contre Israël.
    - Halil Batini, leader du Jihad islamique responsable des tirs de missiles longue-portée sur Israël et de la sécurité intérieure.
    - Ramaz Harab, Chef de la propagande du Jihad islamique à Gaza, second de Tissir Jabari, ancien commandant de la division de Sheikh Rajuan.
    Le Jihad islamique a admis que ses leaders  se cachaient dans ce bâtiment de presse et ont confirmé qu’au moins l’un d’entre eux avait été tué. [...]
    Se cacher derrière des journalistes n’est pas le seul moyen utiliser par les terroristes palestiniens pour éviter les représailles israéliennes. Ils sont allés plus loin en se déguisant en journalistes. Tout ce qu’ils ont à faire est de peindre “TV” sur leur voiture et d’accuser Tsahal d’avoir ciblé des journalistes innocents. C’est exactement ce qui s’est produit le 19 novembre.
    Muhammed Riad al-Shamalah – le commandant des forces du Jihad islamique au sud de Gaza et le Chef des entraînements de la branche militaire de l’organisation terroriste – roulait dans sa Mitsubishi Lancer noire à Gaza lorsque Tsahal a frappé l’arrière de sa voiture. La télévision palestinienne a peu de temps après diffusé les images du véhicule, sur lequel l’inscription TV figurait encore mais aucun matériel de communication ou de télévision n’a été retrouvé dans la voiture. [...] Est-ce qu’un leader du Hamas qui peint “TV” sur sa voiture doit être considéré comme un journaliste ? [...]"


Egypte

- Egyptian official calls for jihad to "liberate Jerusalem" (Elder of Ziyon) - "This is not only a preacher, but an Egyptian government official essentially calling for holy war against Israel".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2012/11/egyptian-official-calls-for-jihad-to.html
   "Al Mesryoon reports that The Grand Sheikh Mustafa Atfy an undersecretary of the Ministry of [Islamic] Endowments in Egypt, has called for a "jihad" to "liberate Jerusalem." He said that the Al-Aqsa Mosque is sacred in Islam; it is not merely a historic or archaeological shrine, but a sacred Islamic place. Al-Atfy added that Jerusalem is not just occupied, but a basic Islamic issue. He stressed that its "liberation from the hands of the usurper Jews" would affirm its sanctity and "jihad for the liberation of Jerusalem is an Islamic duty for every Muslim."
    This is not only a preacher, but an Egyptian government official essentially calling for holy war against Israel. Not that the mainstream media will be bothered by this one bit."

- Le président égyptien, Mohamed Morsi, a fait passer en force une nouvelle Constitution, Christophe Ayad (Le Monde) - "la suppression de plusieurs articles d'ordre général (sur l'égalité entre les sexes, l'interdiction d'exploiter des humains, etc.) ouvre la porte à une interprétation plus conservatrice, notamment concernant le statut de la femme".
http://www.lemonde.fr/international/article/2012/11/30/le-president-morsi-a-fait-passer-en-force-une-nouvelle-constitution_1798404_3210.html
   "Après plus de cinq mois de quasi-sommeil, l'Assemblée constituante égyptienne a commencé, jeudi 29 novembre, à voter, article par article, le projet de loi fondamentale, qui, une fois adopté, sera transmis pour ratification au président Mohamed Morsi. Ce dernier a l'intention de le soumettre à référendum dans les deux semaines. Jeudi soir, une bonne moitié des quelque 230 articles avaient été validés, dont l'article II, qui fait des "principes de la charia" (loi islamique) la "principale source de la législation", resté inchangé.
    Cette soudaine accélération du calendrier risque d'aviver les tensions, alors que l'Egypte traverse sa plus grave crise politique depuis l'élection présidentielle de juin . En s'octroyant, le 22 novembre, de larges pouvoirs exécutifs et judiciaires, qui empêchent notamment les tribunaux de contester ses décisions et de dissoudre l'Assemblée constituante, le président islamiste a suscité un tollé parmi les opposants libéraux aux Frères musulmans, qui y voient une tentative de passage en force et une inquiétante concentration des pouvoirs.
    Une fois "sanctuarisée", la Constituante formée en juin, dominée par les Frères musulmans et contestée devant les tribunaux par les libéraux, a bouclé en un tour de main la révision de la Constitution, qui remonte à l'ère Moubarak. Peu importe si les libéraux et les coptes (chrétiens) ont refusé d'y siéger.
    Le texte en cours d'adoption, et qui sera soumis à référendum, n'instaure pas un régime islamique comme pouvaient le craindre les libéraux. Mais la suppression de plusieurs articles d'ordre général (sur l'égalité entre les sexes, l'interdiction d'exploiter des humains, etc.) ouvre la porte à une interprétation plus conservatrice, notamment concernant le statut de la femme.
    D'autres ajouts inquiètent, comme la nécessité de "promouvoir les valeurs familiales" ou de "consulter" l'université islamique d'Al-Azhar "pour toute matière liée à la charia". Les libéraux craignent la mise en place progressive d'un gouvernement des oulémas, tandis que les salafistes, l'aile la plus radicale de la galaxie islamiste, regrettent que la référence à la charia ne soit pas plus explicite et plus directe. [...]
    Dimanche, la Haute Cour constitutionnelle a l'intention de se prononcer sur la dissolution de l'Assemblée constituante, passant outre le décret du président Morsi. Dans un contexte aussi explosif, les Frères musulmans semblent redouter la confrontation : ils ont renoncé à manifester place Tahrir samedi, préférant se rassembler près de l'université, sur l'autre rive du Nil."


USA

- Isolés dans leur refus, les Etats-Unis cherchent à reprendre la main, Corine Lesnes (Le Monde) - "La quasi-totalité des élus américains a condamné l'initiative palestinienne".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/11/30/palestine-isoles-dans-leur-refus-les-etats-unis-cherchent-a-reprendre-la-main_1798401_3218.html
   "Le vote de l'Assemblée générale de l'ONU est une défaite pour les Etats-Unis, qui se sont trouvés, avec Israël, dans la seule compagnie de pays comme le Panama, la Micronésie et les Iles Marshall. L'administration Obama avait essayé de rassembler les oppositions, mais n'aura même pas réussi à assurer celle de l'Allemagne.
    Le département d'Etat avait envoyé deux hauts responsables à New York pour attirer l'attention du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, sur les conséquences de son geste. Ils n'ont pu que répéter ce qu'Hillary Clinton, la secrétaire d'Etat, avait assuré à M. Abbas dix jours plus tôt à Ramallah (le vote risque de "compliquer la situation"), en faisant miroiter que Washington recherche toujours "une paix globale".
    La quasi-totalité des élus américains a condamné l'initiative palestinienne, mais, contrairement au cas de l'accession de la Palestine à l'Unesco, en 2011, aucune sanction ne s'applique automatiquement. De nombreuses voix se sont proposées au Sénat pour remédier à cette lacune, profitant de la discussion du budget de la défense. Deux amendements ont été déposés par des républicains. L'un vise à réduire de 50 % l'aide à l'Autorité palestinienne et de 20 % aux pays soutenant la résolution. L'autre propose ni plus ni moins de suspendre la contribution américaine à l'ONU.
    Un texte plus crédible a été coparrainé par des élus des deux partis. Il anticipe toute éventuelle saisine de la Cour pénale internationale et prévoit des sanctions si celle-ci accepte le moindre dossier palestinien. Il prévoit aussi que le bureau de l'OLP à Washington sera fermé si M. Abbas refuse de négocier avec Israël. [...]
    Le revers américano-israélien est largement passé inaperçu. Les télévisions n'ont consacré qu'une brève au vote de l'ONU. Au même moment, le secrétaire américain à la défense, Leon Panetta, remettait la médaille du service public à son homologue israélien, Ehoud Barak, à l'occasion de sa dernière visite à Washington."

- US presses PA to return to talks after 'unhelpful' UN bid (JP)
http://www.jpost.com/DiplomacyAndPolitics/Article.aspx?id=294158<
/a>
   "US Secretary of State Hillary Clinton on Friday pressed the Palestinian Authority to return to direct negotiations, saying the process represents "not just the best but the only path to the independent state they deserve." "We have to convince Palestinians that negotiations with Israel represent not just the best but the only path to the independent state they deserve," Clinton said at the Saban Forum in Washington, DC. "Israel needs to help those committed to peace deliver to their people." [...] Clinton said Israel must work to promote Palestinian Authority President Mahmoud Abbas, despite his unilateral moves at the UN. "Abbas took a step in the wrong direction this week," she said. "We opposed his resolution. But we need to see that the PA in the West Bank offers the" best chance for achieving a two-state solution. [...]"


Europe

- Dérapages antisémites au sein de l'extrême droite hongroise, Sarah Pinard (Le Figaro) - "Ce n'est pas la première fois que l'antisémitisme fait la une de l'actualité hongroise".
http://www.lefigaro.fr/international/2012/11/30/01003-20121130ARTFIG00681-derapages-antisemites-au-sein-de-l-extreme-droite-hongroise.php
   "Le parti hongrois d'extrême droite Jobbik cumule les provocations antisémites au Parlement. Jeudi, un député issu des rangs de ce parti a réclamé la démission d'une de ses collègues sous le prétexte qu'elle possède la double nationalité hongroise et israélienne. Une déclaration qui intervient quatre jours après les propos antisémites d'un autre député du Jobbik qui souhaitait dresser une liste des dirigeants juifs.
    Au cours d'une conférence de presse, le député Elod Novak a déclaré qu'il était inacceptable que la députée du parti d'opposition LMP Katalin Ertsey ait la double nationalité et a réclamé sa démission. Il a ensuite affirmé «qu'Israël a plus de députés au Parlement hongrois qu'il n'en a à la Knesset israélienne». Une attaque à laquelle la députée a répondu avec ironie, déclarant qu'elle était citoyenne israélienne et qu'elle avait acheté la citoyenneté hongroise.
    Lundi, le député de la même formation politique Marton Gyöngyösi avait proclamé dans l'hémicycle qu'il était «grand temps d'évaluer le nombre des membres d'origine juive du gouvernement ou du Parlement, qui représente une certaine menace pour la sécurité nationale». Devant le tollé provoqué par sa déclaration, le député avait dû présenter ses excuses à ses «compatriotes juifs», affirmant que ses propos avaient été mal interprétés. Il voulait en réalité établir une liste des personnes ayant la double nationalité hongroise et israélienne. Mais cette excuse n'a pas été suffisante pour la Communauté religieuse juive unifiée hongroise qui a décidé de porter plainte contre Marton Gyöngyösi pour incitation à la haine.
    Au lendemain de cet éclat médiatique, son collègue d'extrême droite, le député Elod Novak a soutenu les déclarations de son camarade d'extrême droite. Il a envoyé un e-mail aux députés hongrois les appelant à déclarer publiquement leur double nationalité, «dans l'intérêt public» selon lui.
    Ce n'est pas la première fois que l'antisémitisme fait la une de l'actualité hongroise. En juin dernier, le Prix Nobel de la Paix et survivant de la Shoah Elie Wiesel avait renvoyé sa décoration honorifique reçue en 2004 au gouvernement pour protester contre la réhabilitation d'anciens nazis en Hongrie. Il déplorait aussi l'inclusion d'auteurs connus pour leur soutien au fascisme dans les programmes scolaires. [...]"


Monde

- Une déferlante de soutiens à la Palestine chez les footballeurs (Europalestine) - "Le texte de soutien à la Palestine proposé sur le site de [Frédéric] Kanouté a ainsi recueilli la signature d’un nombre considérable de joueurs, et non des moindres, de Didier Drogba à Jeremy Menez, en passant par Steve Mandanda et bien d’autres encore".
http://www.europalestine.com/spip.php?article7867

- Porto Alegre sous le signe de la Palestine (Europalestine)
http://www.europalestine.com/spip.php?article7865
   "Porto Alegre s’est mis en frais pour la Palestine : 25 lieux différents accueillent des conférences et des participants du monde entier à l’occasion du Forum Social Mondial qui s’est ouvert jeudi dans cette ville brésilienne, qui n’a jamais vu cela ! Et ce jeudi, lors de la grande manifestation qui a traversé la ville, c’est le boycott qui a été le signe de ralliement, les T.Shirts verts étant présents dans quasiment toutes délégations ! [...]"

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Published by Occam - dans Novembre 2012
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  • : Chaque jour, une Boucle reprend l'actualité de France et du Moyen-Orient autour des thèmes d'Israël et de l'antisémitisme.
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