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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 10:41
France

- Cukierman : «L'aliyah, échec pour la France» (Le Figaro)
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/01/02/01016-20150102ARTFIG00284-cukierman-l-aliyah-echec-pour-la-france.php
   "- Le Figaro : C'est la première fois que le contingent français est le plus fourni au monde, avec plus de 7000 départs. Quelles sont les causes de cette émigration massive ?
    - Roger Cukierman (président du CRIF) : C'est assez simple. L'émigration massive des Juifs français est le résultat de l'insécurité croissante ressentie dans le pays. Si l'on regarde les actes de violence et de racisme, les agressions antisémites représentent plus de la moitié de ces actes. Aujourd'hui, les Français juifs ont l'impression d'être les parias de la nation. On doit désormais protéger les écoles juives et les synagogues pour éviter des attaques, les juifs ne peuvent plus sortir dehors avec une kippa, particulièrement dans le métro. Les manifestations propalestiniennes du mois de juillet dernier ont été une alerte terrible, avec des attaques de lieux de cultes et des slogans comme «Mort aux Juifs !» entendus dans les rues de France. C'est effrayant. S'ajoute à cela, un sentiment de danger permanent avec les Français qui partent faire le djihad et qui peuvent revenir en France avec la volonté de commettre des attentats, comme Mohamed Merah à Toulouse et Mehdi Nemmouche à Bruxelles. On est face à un danger islamiste qui pèse sur toute la France. Ce climat global fait fuir les Juifs français. C'est un échec pour la France, où une population subit des persécutions du fait de ses origines. [...]
    - Quelles seraient les mesures à prendre, selon vous ?
    - La plupart de ces actes sont le fait de jeunes issus de l'immigration. Ils croient dans des préjugés sur le peuple juif et développent une pensée antisémite. Ce phénomène pointe l'échec de l'école de la République qui n'a pas réussi leur intégration. Les enfants ne naissent pas antisémites, ils le deviennent. Il faut donc mobiliser les écoles où l'on doit enseigner dès le plus jeune âge le respect de chacun, quelles que soient sa couleur de peau ou sa religion. Mais il faut également travailler sur les convictions des parents, qui transmettent ces préjugés antisémites. On doit éradiquer ces pensées en mobilisant toutes les forces vives de la nation comme les entreprises, les syndicats et les médias."


Gaza & Hamas

- Gaza : un Palestinien tué par l'armée égyptienne (AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/01/02/97001-20150102FILWWW00252-gaza-un-palestinien-tue-par-des-tirs-de-l-armee-egyptienne.php
   "Un Palestinien a été tué vendredi dans le sud de la Bande de Gaza par des tirs de l'armée égyptienne de l'autre côté de la frontière, a indiqué un porte-parole des services de secours palestiniens. Selon le porte-parole, Ashraf al-Qodra, il s'agit du premier Palestinien tué depuis longtemps dans la bande de Gaza par des tirs de soldats égyptiens. La victime, dont l'identité n'a pas été divulguée, était âgée de 23 ans, a ajouté le porte-parole."

- Conflit de Gaza 2014 : Israël reconnaît la "guerre" (AFP) - "la huitième de son existence et la première avec les Palestiniens à recevoir cette appellation officielle".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/01/02/97001-20150102FILWWW00104-conflit-de-gaza-2014-israel-reconnait-la-guerre.php
   "Israël a décidé de reconnaître l'opération militaire de 2014 dans la bande de Gaza comme une guerre, la huitième de son existence et la première avec les Palestiniens à recevoir cette appellation officielle, a indiqué le ministère de la Défense. L'opération "Bordure protectrice" de juillet-août 2014 était presque universellement appelée guerre, mais n'avait pas encore ce statut dans la terminologie officielle israélienne. Cette décision est motivée par la durée de l'opération (50 jours) "et la perte de 67 de nos combattants qui ont payé le prix le plus élevé en luttant contre le Hamas et d'autres organisations terroristes", a indiqué hier le ministre israélien de la Défense Moshé Yaalon dans un communiqué.
    Depuis la création de l'Etat d'Israël en 1948, huit campagnes ont été reconnues en tant que guerres: la guerre israélo-arabe de 1948 (dite "guerre d'Indépendance" par les Israéliens), la "guerre des Six Jours" (1967), celle de 1969-1970 contre l'Egypte (dite "guerre d'Usure), la "guerre de Kippour" (1973), la première et la seconde guerre du Liban (1982 et 2006). Le conflit de l'été 2014 est donc la première confrontation avec des Palestiniens à être reconnue par l'armée israélienne en tant que "guerre", ce qui n'a pas été le cas des opérations "Plomb endurci" dans la bande de Gaza en décembre 2008-janvier 2009, ni de l'opération "Pilier de défense" en novembre 2012. [...]"

- Israeli security center publishes names of 50 killed terrorists 'concealed by Hamas' (JP) - "Hamas employs "deliberate policy of concealment to serve diplomatic campaign against Israel," study says".
http://www.jpost.com/Arab-Israeli-Conflict/Israeli-security-center-publishes-names-of-50-killed-terrorists-concealed-by-Hamas-386410
- Hamas Concealed Combatant Fatalities in Summer 2014 War (CAMERA) - "Contrary to the claims widely cited in the media and by alleged human rights groups that 70-85 percent of the fatalities were non-combatants, evidence collected by the Meir Amit Center calculates about 55 percent of the fatalities so far identified were militants affiliated with Hamas or other terrorist organizations in Gaza".
http://blog.camera.org/archives/2015/01/hamas_concealed_combatant_fata.html


"Processus de paix"

- La surenchère diplomatique de la Palestine agace Israël et les Etats-Unis, Hélène Sallon (Le Monde) - "Jusqu’au dernier moment, les États-Unis, fervents soutiens de la solution négociée, ont espéré faire entendre raison au président Abbas, en agitant la promesse d’une reprise rapide des négociations de paix".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/01/02/la-surenchere-diplomatique-de-la-palestine-agace-israel-et-les-etats-unis_4548558_3218.html
   "Dans l’entourage du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, la décision du président palestinien, Mahmoud Abbas, de se tourner vers la Cour pénale internationale (CPI) est vue comme une déclaration de guerre. En signant, mercredi 31 décembre 2014, une demande d’adhésion au statut de Rome, qui ouvre la possibilité d’engager des poursuites contre les responsables israéliens pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, M. Abbas a brandi « l’arme du jugement dernier », selon des sources israéliennes. L’« unilatéralisme » palestinien pourrait définitivement enterrer le processus d’Oslo, inauguré en 1993, et la perspective de négociations pour aboutir à un accord de paix et à la création d’un Etat palestinien.
    Le président Abbas avait sans conteste mesuré les conséquences de sa démarche en décidant, mardi, de précipiter le calendrier de l’offensive diplomatique dont il brandissait deplus plusieurs mois la menace. En moins de vingt-quatre heures, il a provoqué un vote au Conseil de sécurité des Nations unies sur une résolution fixant une date butoir pour la fin de l’occupation israélienne puis, face à son échec – plus sévère qu’espéré –, signé l’adhésion de la Palestine au statut de Rome et à dix-sept autres traités internationaux. [...]
    Jusqu’au dernier moment, les États-Unis, fervents soutiens de la solution négociée, ont espéré faire entendre raison au président Abbas, en agitant la promesse d’une reprise rapide des négociations de paix. Cette démarche est « contre-productive et n’avance en rien les aspirations du peuple palestinien à un Etat indépendant et souverain », a réagi le porte-parole du département d’Etat, Edgar Vasquez. Cette décision plonge les États-Unis dans l’embarras alors que le Congrès a menacé de couper l’aide à l’Autorité palestinienne dans une telle éventualité. Washington a cru pouvoir convaincre la direction palestinienne de l’effet pervers de cette démarche au moment où commence, en Israël, la campagne pour les élections législatives anticipées, prévues le 17 mars. L’offensive palestinienne risque fort de donner des arguments de campagne à Benyamin Nétanyahou et à ses concurrents d’extrême droite qui, à l’instar du leader du parti Foyer juif, Naftali Bennett, rejettent l’existence même d’un Etat palestinien.
    En dépit des critiques véhémentes qui lui ont été adressées pour sa gestion de la guerre à Gaza, M. Nétanyahou part à nouveau favori après avoir remporté haut la main – près de 80 % – les primaires de son parti, le Likoud (droite nationaliste), mercredi. Désormais en pleine campagne, le chef du gouvernement s’est posé en homme de la situation. Dans une déclaration faite après une réunion d’urgence sur le dossier, jeudi, il a minimisé la portée de la demande d’adhésion. Il s’est dit assuré que la CPI, auquel Israël n’est pas partie, rejettera « en bloc l’appel hypocrite de l’Autorité palestinienne, qui n’est pas un Etat. (…) C’est une entité qui existe en alliance avec une organisation terroriste, le Hamas, qui commet des crimes de guerre alors qu’Israël est un Etat de droit avec une armée morale qui respecte le droit international », a affirmé M. Nétanyahou. [...]"

- Israël menace [de poursuivre] des dirigeants palestiniens (AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/01/03/97001-20150103FILWWW00064-israel-menace-des-dirigeants-palestiniens.php
   "Israël affirme envisager de poursuivre pour "crimes de guerre" des dirigeants palestiniens, en riposte à la demande palestinienne d'adhésion à la Cour pénale internationale (CPI) où ils pourraient citer des dirigeants israéliens pour les mêmes accusations.
    Un communiqué transmis samedi à l'AFP et attribué à "des sources proches d'un responsable gouvernemental israélien" affirme que ces poursuites devant des tribunaux aux Etats-Unis et ailleurs pourraient viser le président palestinien Mahmoud Abbas, l'Autorité palestinienne et "de hauts responsables palestiniens". Le texte ne donne toutefois aucun détail sur où et quand ces poursuites pourraient être lancées.
   "Ces derniers jours, les responsables israéliens ont souligné que ceux qui devaient craindre des poursuites étaient les responsables de l'Autorité palestinienne qui opèrent au sein d'un gouvernement d'union avec le Hamas, une organisation terroriste qui comme (l'organisation jihadiste) Etat islamique perpètre des crimes de guerre en tirant sur des civils depuis des zones densément peuplées", affirme ce communiqué. [...]"

- Israël gèle le transfert de plus de 100 millions d'euros aux Palestiniens (AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/01/03/97001-20150103FILWWW00120-israel-gele-le-transfert-de-plus-de-100-millions-d-euros-aux-palestiniens.php
   "Israël a gelé samedi le transfert de 106 millions d'euros de taxes collectées pour le compte de l'Autorité palestinienne, en riposte à la demande palestinienne d'adhésion à la Cour pénale internationale (CPI), a indiqué un responsable israélien. [...] Depuis les Accords d'Oslo sur l'autonomie conclus en 1993, l'Etat hébreu collecte pour le compte de l'Autorité palestinienne des taxes qu'il lui reverse chaque mois. Ces fonds représentent près de la moitié du budget palestinien. Le ministère des Finances palestinien a indiqué que l'Autorité rencontrait des difficultés à payer ses fonctionnaires en raison de ce gel. Le premier ministre Rami Hamdallah avait déjà dénoncé vendredi un retard dans le versement israélien. [...]"

- La Palestine à la CPI : quelles conséquences pour Israël ?, Raphael Ahren (Times of Israel) - une bonne synthèse de la situation.
http://fr.timesofisrael.com/la-palestine-a-la-cpi-quelles-consequences-pour-israel/
   "Jérusalem a réagi avec colère mercredi à la décision des Palestiniens de rejoindre la Cour Pénale Internationale (CPI), avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu avertissant de « mesures en réponse ». Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait menacé depuis longtemps de prendre cette décision que beaucoup considéraient comme un dispositif de pression contre Israël.
    Pourtant, ceux qui connaissent les travaux de la cour basée à La Haye savent que la route pour condamner les Israéliens pour « crimes de guerre » ou « crimes contre l’humanité » est longue et compliquée. Selon certains experts, il est improbable que la CPI lance des actions criminelles contre des Israéliens importants pour des actions ou des politiques contre les Palestiniens. Même s’il le faisait, et si des mises en accusation étaient formulées, cela prendrait des années avant que des condamnations ne soient rendues. Dans le meilleur scénario pour Israël, les plaintes intentées par les Palestiniens contre les officiels israéliens ne seront que des nuisances entraînant des critiques dans la presse. La CPI avancera-t-il dans la création d’un état indépendant et souverain de Palestine, ce qui constitue le premier but d’Abbas ? Pas du tout.
    Contrairement à ce que certains gros titres ont pu suggérer, Abbas ne pourra pas poursuivre Israël a la CPI. C’est une cour criminelle ce qui signifie que c’est seulement la procureur, Fatou Bensouda, qui peut décider d’une mise en accusation. Les Palestiniens peuvent soumettre des plaintes à la cour, ce qu’ils font en réalité depuis des années. Pour l’instant, la cour n’avait aucune légitimité juridique dans le territoire sur lequel les prétendus crimes se seraient produits. En signant le traité de Rome, qui gouverne la cour, les Palestiniens ont fait le premier pas mercredi vers l’adhésion à la cour, même si cela prend des mois avant que le traité n’entre en vigueur. S’ils sont acceptés en tant que membres, et ce n’est pas certain qu’ils le soient, la « Palestine » pourra commencer à déposer officiellement des plaintes contre Israël qui seront considérées sérieusement par la cour.
    Avant que le procureur ne regarde les plaintes et ne décide s’il faut lancer une enquête préliminaire, elle devra établir que les Palestiniens sont bien qualifiés pour devenir membre de la cour. Seuls les États peuvent rejoindre la cour, et les experts ne sont pas d’accord sur la question de savoir si la « Palestine » est un État assez concret pour être éligible. Afin de déterminer si la « Palestine » a effectivement le droit d’accéder à la cour, Bensouda lancera probablement une procédure de consultations au cours de laquelle elle pourrait bien avoir à délibérer la question avec d’autres pays ou institutions internationales. Certains experts sont convaincus que la CPI acceptera immédiatement la candidature des Palestiniens puisqu’elle a déjà laissé entendre qu’elle considérerait la Palestine un état si l’Assemblée Générale des Nations Unies la reconnaissait. Le 29 novembre 2012, l’Assemblée Générale a voté à une large majorité en faveur d’accorder à « l’Etat de Palestine » le statut d’État non membre. Cela suggère que la CPI traitera aussi l’Autorité palestinienne de cette manière.
    Une fois établi que la Palestine est effectivement un membre de la cour, et une fois qu’elle déposera des plaintes contre les Israéliens, la procureur peut décider de lancer ou non une enquête préliminaire sur les accusations. Elle n’est en aucune manière obligée de le faire, et pourrait bien décider de ne pas toucher du tout la question. Il est très probable que Bensouda ouvrirait une enquête préliminaire, estiment les experts. Mais même si elle le faisait, une enquête complète serait loin d’être imminente. « Je présume qu’ils lanceront une enquête préliminaire, explique Robbie Sabel, professeur de droit international à l’Université hébraïque de Jérusalem. Mais la procureur comprendra très vite qu’il s’agit d’une question entièrement politique, et qu’à moins qu’Israël ne devienne fou et qu’il ne décide de commencer à commettre des atrocités de masse, ce qu’il ne fera pas, la procureur sera réticente à poursuivre avec une réelle enquêtre criminelle ».
    Afin de déterminer s’il y une « base raisonnable pour poursuivre » à partir de l’enquête préliminaire vers une enquête de grande envergure, la procureur prend en compte plusieurs considérations, parmi lesquelles : La juridiction (temporelle, matérielle, soit de territoire et la juridiction personnelle) ; L’admissibilité (la complémentarité et la gravité) ; Et l’intérêt de la justice.
    Même la question de la juridiction présentera de nombreuses difficultés pour le coup de poker palestinien. Tout d’abord, la CPI n’a généralement de juridiction que sur les crimes commis sur le territoire d’un État membre au moment où il a rejoint la cour. En d’autres termes, les Palestiniens ne devraient pas pouvoir se plaindre à La Haye de l’opération Bordure protectrice parce que la Palestine n’était pas un membre de la cour. La CPI n’aurait seulement de juridiction que sur les événements si les Palestiniens les incluent explicitement lorsqu’ils signent le Statut de Rome. Pour l’heure, on ne sait pas clairement quoi Abbas a signé mercredi à Ramallah. Les plaintes sur Gaza sont encore plus compliquées parce que la CPI pourrait bien trouver que le Hamas, opposé à « l’Etat de Palestine », contrôle la zone et que la cour n’a donc pas de légitimité juridique dans la bande.
    Il sera également difficile de déterminer la juridiction territoriale de la CPI. Puisqu’Israël n’est pas membre de la cour, tout événement se produisant sur le sol israélien est en dehors de portée de la cour. Que devrait faire la cour avec des accusations de crimes commis à Jérusalem Est ou dans la zone C de la Cisjordanie où Israël exerce son contrôle ? Déterminer la juridiction dans de telles situations signifie entrer dans la question hautement politique de savoir où la frontière se situe entre Israël et la Palestine. La procureur pourrait bien ne pas vouloir s’approcher trop près de cette question, puisqu’elle touche plutôt de questions vieilles de décennies au centre du conflit israélo-palestinien que des poursuites pour crimes de guerre.
    La condition nécessaire de la cour que les affaires soient « des plus sérieuses » pourrait aussi contrecarrer le but palestinien de voir des officiels israéliens sur le banc de accusés de crimes de guerre. « La juridiction de la Cour sera limitée aux crimes les plus sérieux qui concernent la communauté internationale dans son ensemble », précise l’article 5 du Statut de Rome. Selon le préambule du statut, la CPI a été fondée pour poursuivre les personnes pour « des atrocités inimaginables qui ont fortement choqué la conscience de l’humanité ». On peut douter que la cour considérera les actions d’Israël en Cisjordanie, et même dans Gaza, pertinente à cette description.
   « Les implantations sont problématiques, mais sont-elles vraiment une ‘atrocité inimaginable ? Clairement pas, a déclaré Sabel, l’expert de l’Université hébraïque. Même si des gens sont tués, la CPI traite les meurtres de masse et les génocides. Ils décideront probablement de ne pas traiter ce sujet ». On s’attend à ce que les Palestiniens se plaignent contre le « crime de guerre » d’Israël de construire des implantations à Jérusalem Est et en Cisjordanie. Selon leur interprétation des Conventions de Genève, transférer des citoyens israéliens dans des terriroires occupés constitue un crime de guerre. Les habitants des implantations ne sont pas responsables des transferts de populations. Les Palestiniens devraient donc trouver les personnes responsables des implantations : les dirigeants israéliens. « Les juger impliquerait une question politique, et je suspecte que la procureur ne le fera pas, explique Sabel. Mais on ne sait jamais ». [...]"

- Fatah promotes violence and Martyrdom-death to mark its 50th anniversary (PMW) - "On occasion of the 50th anniversary yesterday of "the Launch" of the Fatah movement in 1965 when the organization carried out its first terror attack against Israel by attempting to blow up the National Water Carrier, Fatah is still promoting violence as "legitimate resistance" and Martyrdom-death as an ideal to strive for".
http://www.palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=13599

- Fatah claims that "skull" image was not done by them. OK, how about these? (Elder of Ziyon) - "There are hundreds of photos that celebrate terror attacks, that say that Israel shouldn't exist, that glorify terror, that incite violence, that incite antisemitism".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/01/fatah-claims-that-skull-image-was-not.html

- Western nations keep funding Abbas while Abbas keeps funding terror (Elder of Ziyon) - "The Al Aqsa Martyrs Brigades is a designated terrorist organization by the USA, Canada and other countries. The EU confirmed their designation of the Al Aqsa Brigades as a terror group only this past July. Yet they are part of Fatah which is headed by PLO head and PA president Mahmoud Abbas".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/01/western-nations-keep-funding-abbas.html


Egypte

- Égypte : répression accrue contre les gays (AFP) - "l'Etat essaye de prouver qu'il est plus islamique que les islamistes".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/01/02/97001-20150102FILWWW00048-egypte-repression-accrue-contre-les-gays.php


Syrie

- Syrie : 19 civils tués par des tirs rebelles (AFP) - "Au moins 19 civils, dont cinq enfants et trois femmes, ont été tués par des obus lancés par les rebelles sur des secteurs loyalistes d'Alep, dans le nord de la Syrie".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/01/02/97001-20150102FILWWW00281-syrie-19-civils-tues-par-des-tirs-rebelles.php

- Le terrible décompte de la barbarie en Syrie, Delphine Minoui (Le Figaro) - "En Syrie, le conflit est d'une violence tellement inouïe qu'il a pris le visage de la démence. Sur la seule année 2014, il a atteint un sinistre record avec 76.000 morts, contre plus de 73.000 en 2013 et près de 50.000 en 2012. Un bilan qui pourrait même être revu à la hausse" ; "plus de 17.000 les victimes civiles, dont 3500 enfants. Sans compter les quelque dix millions de réfugiés et de déplacés qui, avec l'arrivée de l'hiver, luttent au quotidien pour leur survie".
http://www.lefigaro.fr/international/2015/01/02/01003-20150102ARTFIG00248-le-terrible-decompte-de-la-barbarie-en-syrie.php


Monde

- Non, le monde n'est pas en train de sombrer dans le chaos, Andrew Mack (Spécialiste de la sécurité internationale) & Steven Pinker (Professeur de psychologie à Harvard) - "Le monde a beau être obsédé par le conflit israélo-palestinien, il n'a été responsable que d'une toute petite proportion du coût humain total imputable à la guerre : environ 22.000 morts en six décennies, ce qui le met à la 96e place des conflits armés".
http://www.slate.fr/story/96245/monde-chaos-paix
   "[...] A tous les niveaux, le monde n'aura jamais été aussi génocidaire que lors du pic des années 1940, quand les massacres commis par les nazis, les soviétiques et les Japonais, associés aux tueries de civils perpétrées par tous les belligérants de la Seconde Guerre mondiale, faisaient frôler au taux annuel de mortalité civile la barre des 350 pour 100.000. Jusqu'au début des années 1960, Staline et Mao allaient faire osciller ce taux mondial entre 75 et 150, des chiffres qui n'ont cessé de décliner depuis, même si l'on note des pics ponctuels pendant les conflits du Biafra (1966-1970, 200.000 morts), du Soudan (1983-2002, 1 million de morts), de l'Afghanistan (1978-2002, 1 million de morts), de l'Indonésie (1965-1966, 500.000 morts), de l'Angola (1975-2002, 1 million de morts), du Rwanda (1994, 500.000 morts) et de la Bosnie (1992-1995, 200.000 morts). (Toutes ces estimations proviennent du Center for Systemic Peace).
    Ces chiffres sont à garder en tête quand nous voyons les atrocités commises actuellement en Irak (2003-2014, 150.000 morts) et en Syrie (2011-2014, 150.000 morts) et que nous les interprétons comme une résurgence des heures les plus sombres de notre histoire. [...]
    Israël et la Palestine. Les récurrentes flambées de violence opposant Israël et Palestiniens, y compris les incursions à Gaza qui, l'été dernier, ont tué 2.000 personnes, ont camouflé deux faits qui ne se font voir que dans une perspective historique et quantitative.
    Premièrement, le conflit israélo-palestinien était autrefois un conflit Israël/monde arabe bien plus dangereux. En 25 ans, Israël aura combattu les armées égyptienne, syrienne et jordanienne à cinq reprises, avec un bilan de plus de 100.000 morts au combat et, en 1973, Israël et les États-Unis allaient connaître leur plus haut niveau d'alerte nucléaire en réaction à de telles menaces. Ces 41 dernières années n'ont vu aucune guerre comparable, et ni l’Égypte ni d'autres régimes arabes ne semblent avoir la moindre intention d'en déclencher une.
    Le monde a beau être obsédé par le conflit israélo-palestinien, il n'a été responsable que d'une toute petite proportion du coût humain total imputable à la guerre : environ 22.000 morts en six décennies, ce qui le met à la 96e place des conflits armés répertoriés par le Center for Systemic Peace depuis 1946 et à la 14e place des conflits armés actuels. Les pires conflits se sont terminés, et parmi eux des conflits impliquant Israël, et l’éventualité d'un règlement pacifique de ce conflit ne devrait pas être rejetée dans les limbes de l'utopie. [...]
    Une évaluation factuelle de l'état du monde pourrait être bénéfique à bien des égards. Elle pourrait permettre de calibrer nos réactions nationales et internationales aux dangers qui nous menacent en fonction de leur ampleur réelle. Elle pourrait limiter le pouvoir d'influence des terroristes, des snipers d'écoles primaires, des cinéastes de décapitations et autres imprésarios de la violence. Et elle pourrait même dissiper les peurs et incarner, à nouveau, les espérances du monde."


Histoire

- Dreyfus, une affaire très actuelle, Nicolas Weill (Le Monde) - "Longtemps cantonnée à ses aspects policiers ou événementiels, la littérature historique sur l'Affaire a depuis les années 1990 interrogé à nouveaux frais l'impact de l'antisémitisme sur son déroulement et ses conséquences".
http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/12/31/dreyfus-une-affaire-tres-actuelle_4548139_3224.html
   "Pendant l'un de ses cours, alors même que sa monumentale Histoire de l'affaire Dreyfus était publiée (Les Belles Lettres, 2014), l'historien Philippe Oriol surprend l'un de ses étudiants en train de griffonner une "quenelle" – le signe de reconnaissance antisémite popularisé par l'ex-humoriste Dieudonné. Discutant avec le fautif, celui-ci oppose à l'indignation du professeur une rhétorique banale de "concurrence des victimes" saupoudrée de théorie du complot : les juifs seraient des "intouchables", mieux protégés par leur mystérieuse organisation que les autres victimes du racisme – cela, contre toutes les évidences historiques fournies par le XXe  siècle !
   "Il était, comme Dieudonné, persuadé que l'on peut tout critiquer sauf quand il s'agit d'un juif. J'ai retrouvé là un air familier. L'ancêtre de ce discours, qui fonctionne sur la même articulation, c'est bien sûr la légende du “syndicat” Dreyfus" – ce mythe selon lequel les riches financiers juifs auraient conspiré pour tirer d'affaire l'un des leurs, le capitaine Dreyfus. L'actualité de l'"Affaire" serait dans la pérennité d'un antisémitisme français qui aurait éclaté en force au cours d'une des pires crises qu'a connues la IIIe  République. Mais à lire les historiens et M. Oriol lui-même, les choses s'avèrent plus complexes.
    Philippe Oriol estime que, pour les jeunes générations, l'affaire Dreyfus se réduit à un vague souvenir de lycée. L'écrasante majorité de ses étudiants ignore que, de 1894 à 1906, Alfred Dreyfus, un capitaine juif d'origine alsacienne, fut accusé d'espionnage au profit de l'Allemagne. Condamné par un tribunal militaire à la suite de la communication illégale d'un dossier secret, et déporté à l'île du Diable, au large de la Guyane, il n'en reviendra qu'en  1899 pour être rejugé à Rennes. Une intense campagne d'opinion avait obtenu la révision d'un procès inique après l'identification du véritable coupable, le commandant Ferdinand Esterhazy. D'abord gracié, Dreyfus n'est réhabilité qu'en  1906. Son sort a entre-temps ému l'Europe et l'Amérique, et cette affaire suscite depuis une montagne d'ouvrages érudits, feuilletons populaires et films. Le cinéaste Roman Polanski s'apprête à mettre, lui aussi, la main à la pâte.
    Au-delà du célébrissime "J'accuse… !" de Zola, écrit en faveur de l'innocent alors que sa cause paraissait perdue, une planche du dessinateur antidreyfusard Caran d'Ache surnage aussi dans les mémoires. Elle montre une réunion de famille bien française qui se bat comme des chiffonniers (chiens compris) parce qu'"ils en ont parlé". Elle symbolise la fracture profonde d'un pays durablement divisé entre partisans des Lumières, de la vérité et de la justice et thuriféraires de la raison d'Etat, nationalistes, militaristes et antisémites. "Avec “l'Affaire”,avance l'historien du fascisme Zeev Sternhell, l'ennemi est déjà l'ennemi de l'intérieur. Il a un nom et un visage : il est le juif, qui attaque l'âme de la nation dans toutes ses classes rassemblées. Le boulangisme - la tentative du général Boulanger d'instituer un pouvoir fort au début des années 1890 - et les antidreyfusards forment alors un ensemble idéologique qui invente cette grande nouveauté du XXe  siècle : la guerre à la démocratie utilise toutes les armes et tout l'arsenal de la démocratie."
    Longtemps cantonnée à ses aspects policiers ou événementiels, la littérature historique sur l'Affaire a cependant, depuis les années 1990, interrogé à nouveaux frais l'impact de l'antisémitisme sur son déroulement et ses conséquences. Dreyfus lui-même s'est vu attribuer le rôle principal que lui avaient refusé bon nombre de ses défenseurs, à travers la très complète biographie de l'historien Vincent Duclert (Alfred Dreyfus. L'honneur d'un patriote, Fayard, 2006). Dans la foulée du centenaire de l'arrestation de Dreyfus en  1994, l'historien et sociologue Pierre Birnbaum a reconsidéré la violence et l'enracinement de la haine antijuive souvent passés sous silence en province pendant l'Affaire, dans son Moment antisémite, un tour de la France en 1898, ouvrage qui sera réédité en poche le 14  janvier (Hachette  Pluriel, 512 p., 12 euros). "On voit des foules crier “Vive la République, à bas les juifs”, dit Pierre Birnbaum. A Marseille, ce sont des milliers de personnes qui manifestent. On place des appareils photo à Nantes pour surveiller ceux qui vont acheter dans les magasins juifs. C'est l'antisémitisme dans la vie quotidienne…" Lui-même lit dans la période actuelle une sorte de "retour de Drumont" (du nom du propagandiste antisémite Edouard Drumont, auteur de La France juive et directeur du journal La Libre Parole, phare de l'antidreyfusisme antijuif, devenu député d'Alger). Drumont ne tentait-il pas, comme aujourd'hui un Dieudonné, de rallier à la cause antisémite le monde arabe d'alors ?
    Malgré l'issue heureuse, des spécialistes reconnaissent qu'il est difficile de ne pas voir dans l'affaire Dreyfus un phénomène annonciateur du statut des juifs sous le régime de Vichy et de la Shoah. Au sein même du pays le plus démocratique d'Europe à cette époque, la persécution et la remise en cause de l'émancipation des minorités juives acquise dans la foulée de la Révolution française en  1791 seraient devenues possibles. Concentrer l'Affaire autour d'une remise en cause des acquis de la Révolution facilite l'assimilation des dreyfusards à la gauche et de l'antidreyfusisme à la droite. Pourtant, les historiens ont, là encore, montré que la situation était plus compliquée. Henry Rousso et Simon Epstein ont par exemple repéré des itinéraires d'anciens dreyfusards devenus pétainistes sous l'Occupation. Philippe Oriol a mis en évidence l'évolution de l'avocat de Zola puis de Dreyfus lui-même, Fernand Labori, qui sombre dans l'antisémitisme le plus virulent. L'historien de l'Action française, Jacques Bainville, est dreyfusard avant d'être royaliste. Tout se passe comme si les lignes se révélaient plus tortueuses qu'il n'y paraît et donc les "leçons" plus difficiles à dégager.
    La tendance la plus récente consiste plutôt à détacher antidreyfusisme, nationalisme et antisémitisme. L'Américaine Ruth Harris, dans un ouvrage retentissant, Dreyfus. Politics, Emotion and the Scandal of the Century (Henry Holt &  Co., à paraître en français aux Presses de la Cité en février), renvoie ainsi dos à dos la violence antidreyfusarde et celle des partisans de l'innocence du capitaine. Pour elle, la cause de ces derniers aurait nourri le déchaînement anti-catholique des radicaux parvenus au pouvoir à la faveur de l'Affaire et qui ont mis en œuvre la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
    Pour le spécialiste du nationalisme français Bertrand Joly, de l'université de Nantes, qui vient de publier une Histoire politique de l'affaire Dreyfus (Fayard, 2014), si l'antisémitisme constitue un élément "essentiel" de l'Affaire, il n'en est qu'un des ressorts. "C'est un des moteurs qu'on a tendance à surestimer aujourd'hui, à tort, comme autrefois on l'a, tout aussi à tort, sous-estimé", précise l'historien. Il estime que si Dreyfus n'a pas été suspecté d'espionnage en tant que juif, le préjugé antijuif a bien "désinhibé" par la suite les officiers qui l'accusaient. La majorité du pays aurait été antidreyfusarde "modérée", par "respect de la chose jugée", puis soucieuse d'apaisement ou indifférente, à l'instar de ce garde-barrière breton voyant passer le condamné et demandant qui était ce Dreyfus. Pour Grégoire Kauffmann, le biographe de Drumont (Perrin, 2008), l'affaire cristallise des positions idéologiques jusque-là flottantes et détourne les socialistes de leur flirt avec les antisémites…
    Seule la paralysie du parlementarisme propre à la IIIe  République aurait transformé une banale erreur judiciaire en crise. Mais il reste excessif de la qualifier de "guerre civile". "J'étais agacé par les visions en noir et blanc, confie Bertrand Joly. Agacé par les redites, l'oubli du contexte qui donne à l'Affaire l'apparence d'une bulle pouvant avoir lieu aussi bien en 1522 qu'en 1960 – alors qu'elle est bien de son temps." Il relativise le moment antisémite de 1898, contestant l'interprétation des archives opérée par Pierre Birnbaum.
    Certes, il y a des pogroms dans l'Algérie, française à cette époque – mais, pour lui, l'Algérie constitue un cas à part du fait du décret Crémieux de 1866 qui accordait la nationalité française aux juifs. En France, ces violences relèvent des monômes d'étudiants, et les arrestations sont celles de marginaux. Pour autant, Bertrand Joly ne se dérobe pas à la question de l'"actualité". "L'affaiblissement du pouvoir, bien plus sensible qu'il y a cent ans où l'on était en présence d'un Etat encore napoléonien, favorise les dérapages. Une classe politique doit avoir le courage de dire la vérité au pays. Sinon, la crise se déplace." Dans la presse, dans la rue ou désormais sur Internet. Une "leçon" certes toujours à méditer."


Point de vue

- The “Arabs are Semites too” fallacy, Fred Maroun (Blog Times of Israel) - "they have no solid rebuttal to the accusation of Arab antisemitism, and they are diverting the discussion to avoid admitting a fact that they do not like".
http://blogs.timesofisrael.com/the-arabs-are-semites-too-fallacy/
   "When I raise the issue of Arab antisemitism, I invariably get anti-Zionists riled up, and they invariably make the argument that “Arabs can’t be antisemites since they are Semites too”. I find it difficult not to pause at the idiocy of this response, but when examined further, this response provides useful insight into the core of the Israel / Arab conflict.
    The response that “Arabs are Semites too” is a fallacy of course, as anyone who can use a dictionary can tell. Oxford, Merriam-Webster, and Cambridge all give slight variations of the same definition, which is that “antisemitism” means hatred of Jewish people.  Therefore whether Arabs are Semites or not is totally irrelevant to the issue of Arab antisemitism.
    One possible reason for this response is that those who make it are unable to read a dictionary. A more likely reason, however, is that they have no solid rebuttal to the accusation of Arab antisemitism, and they are diverting the discussion to avoid admitting a fact that they do not like.
    The ease with which antisemites use this fallacious argument is an indication that the fallacy is commonly shared and accepted among anti-Zionists. It is also an indication that anti-Zionists have a very low threshold of integrity for arguments that they are willing to use and re-use ad nauseam. [...]"

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