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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 11:21
France

- Attentat rue des Rosiers en 1982 : trois suspects recherchés par la France (AFP) - "avec la délivrance de mandats d'arrêt internationaux contre trois suspects d'origine palestinienne".
https://fr.news.yahoo.com/attentat-rue-rosiers-1982-trois-mandats-darr%C3%AAt-d%C3%A9livr%C3%A9s-095840538.html
   "L'enquête sur l'attentat de la rue des Rosiers vient de s'accélérer, 32 ans après, avec la délivrance de mandats d'arrêt internationaux contre trois suspects d'origine palestinienne qui vivent en Norvège, en Jordanie et Cisjordanie. Cette décision du juge d'instruction Marc Trévidic a été saluée comme "un message fort lancé à tous les terroristes" par la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra). Elle sera cependant difficile à mettre en oeuvre, deux des trois suspects de l'attentat dans ce quartier juif du centre de Paris se trouvant au Proche-Orient.
    Le 9 août 1982 à la mi-journée, une grenade avait été jetée dans le restaurant de Jo Goldenberg, explosant au milieu d'une cinquantaine de clients. Deux tueurs étaient ensuite entrés, ouvrant le feu. Composé de trois à cinq hommes armés, selon une source proche du dossier, le commando avait ensuite remonté la rue, vidant en direction des passants les chargeurs de leurs pistolets-mitrailleurs "WZ-63", de fabrication polonaise. Bilan de cette attaque qui aura duré trois minutes: six morts et 22 blessés. Une opération attribuée à un groupe palestinien dissident de l'OLP, le Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR) d'"Abou Nidal", décédé en 2002 dans des circonstances mystérieuses. [...]
    L'enquête avait longtemps piétiné sans connaître d'avancée notable, hormis la découverte d'une des armes de l'attentat dans un bosquet du bois de Boulogne, à Paris. En 1982, la France résonnait déjà des soubresauts du conflit au Proche-orient, des luttes opposant Israéliens contre arabes, ou arabes contre arabes. Deux ans plus tôt, quatre personnes avaient trouvé la mort dans un attentat devant une synagogue rue Copernic. L'auteur présumé de cet attentat, le Libano-Canadien Hassan Diab, a finalement été mis en examen et écroué en novembre."

- La justice interdit la commercialisation du DVD du spectacle de Dieudonné "Le Mur" (AFP) - "le tribunal de grande instance de Paris a jugé certains passages du DVD constitutifs de provocation à la haine et à la violence, d'apologie et contestation de crimes contre l'Humanité, d'apologie des délits de crimes de collaboration avec l'ennemi".
https://fr.news.yahoo.com/justice-interdit-commercialisation-dvd-spectacle-dieudonn%C3%A9-mur-145853767.html

- L'école face au défi des «théories du complot», Caroline Beyer (Le Figaro)
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/03/03/01016-20150303ARTFIG00007-l-ecole-face-au-defi-des-theories-du-complot.php
   "[...] À en croire certains comptes Twitter et Facebook, la mort du policier froidement abattu par l'un des frères Kouachi serait ainsi une «mise en scène», les terroristes d'ailleurs seraient liés aux services secrets français. Pour les complotistes de tout bord, ces attentats ont été préparés et menés par une entité autre que celle désignée par la classe politique et les médias. Chacun ayant son bouc émissaire et une cause à défendre.
    Ces discours rappellent les thèses conspirationnistes véhiculées à propos des attentats du 11 septembre 2001 et de bien d'autres événements encore, de la Révolution française à l'épidémie de sida, en passant par les catastrophes naturelles. «Il s'agit de moments de crise qui, vécus dans l'impuissance, ébranlent les fondements de la vie sociale, où le Bien se confond avec le Mal, le vrai avec le faux», explique le politologue Pierre-André Taguieff, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, dont l'un sur les Protocoles des Sages de Sion, ce faux rédigé en 1901, qui se présente comme un plan de conquête du monde par les Juifs et les francs-maçons.
    Au terme de «théorie du complot», il préfère celui de «récits» complotistes. Lesquels reposent pour lui sur cinq grands principes, ainsi formulés par le complotiste : «Rien n'arrive par accident», «tout ce qui arrive est le résultat d'intentions ou de volontés cachées», «rien n'est tel qu'il paraît être», «tout est lié ou connecté, mais de façon occulte», «tout ce qui est officiellement tenu pour vrai doit faire l'objet d'un impitoyable examen critique». Pour le chercheur, le danger majeur du conspirationnisme actuel vient d'un scepticisme exacerbé, de cette «hypercritique», à laquelle la jeunesse est sensible, séduite par un discours de défiance de principe vis-à-vis de la culture «officielle», celle des parents, des médias, de l'institution scolaire, des autorités politiques. Pour autant, le complotiste doute de tout, sauf de ses propres certitudes… [...]"
- Les théories du complot les plus folles, Caroline Beyer (Le Figaro) - "Au lendemain des attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, les rumeurs circulent sur les réseaux sociaux, faisant état de faits supposés «troublants» en se basant sur des images diffusées par les médias. En quelques jours, elles tournent à plein régime. Les «thèses» se font alors jour : des frères Kouachi agents des services secrets français et qui ne seraient d'ailleurs pas islamistes, au Mossad qui aurait organisé ces attentats".
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/03/02/01016-20150302ARTFIG00381-les-theories-du-complot-les-plus-folles.php

- Offre d'emploi anti-juif : licenciement engagé (AFP) - "L'affaire avait fait le buzz début février sur twitter, avec des centaines de messages indignés mais aussi des réactions à la limite de l'antisémitisme".
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/03/02/97002-20150302FILWWW00337-offre-d-emploi-anti-juif-licenciement-engage.php


Nétanyahu à l'AIPAC

- Bibi's AIPAC speech (video, text) (Vidéo 19mn12) - "disagreements among allies are only natural from time to time, even among the closest of allies. Because they're important differences between America and Israel"; "Despite occasional disagreements, the friendship between America and Israel grew stronger and stronger, decade after decade. And our friendship will weather the current disagreement, as well, to grow even stronger in the future".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/03/bibis-aipac-speech-video-text.html
Extrait :
   "[...] I'll be speaking in Congress tomorrow. You know, never has so much been written about a speech that hasn't been given. And I'm not going to speak today about the content of that speech, but I do want to say a few words about the purpose of that speech. First, let me clarify what is not the purpose of that speech. My speech is not intended to show any disrespect to President Obama or the esteemed office that he holds. I have great respect for both.
    I deeply appreciate all that President Obama has done for Israel, security cooperation, intelligence sharing, support at the U.N., and much more, some things that I, as prime minister of Israel, cannot even divulge to you because it remains in the realm of the confidences that are kept between an American president and an Israeli prime minister. I am deeply grateful for this support, and so should you be.
    My speech is also not intended to inject Israel into the American partisan debate. An important reason why our alliance has grown stronger decade after decade is that it has been championed by both parties and so it must remain. Both Democratic and Republican presidents have worked together with friends from both sides of the aisle in Congress to strengthen Israel and our alliance between our two countries, and working together, they have provided Israel with generous military assistance and missile defense spending. We've seen how important that is just last summer.
    Working together, they've made Israel the first free trade partner of America 30 years ago and its first official strategic partner last year. They've backed Israel in defending itself at war and in our efforts to achieve a durable peace with our neighbors. Working together has made Israel stronger; working together has made our alliance stronger.
    And that's why the last thing that anyone who cares about Israel, the last thing that I would want is for Israel to become a partisan issue. And I regret that some people have misperceived my visit here this week as doing that. Israel has always been a bipartisan issue. Israel should always remain a bipartisan issue.
    Ladies and gentlemen, the purpose of my address to Congress tomorrow is to speak up about a potential deal with Iran that could threaten the survival of Israel. Iran is the foremost state sponsor of terrorism in the world. Look at that graph. Look at that map. And you see on the wall, it shows Iran training, arming, dispatching terrorists on five continents. Iran envelopes the entire world with its tentacles of terror. This is what Iran is doing now without nuclear weapons. Imagine what Iran would do with nuclear weapons. And this same Iran vows to annihilate Israel. If it develops nuclear weapons, it would have the means to achieve that goal. We must not let that happen.
    And as prime minister of Israel, I have a moral obligation to speak up in the face of these dangers while there's still time to avert them. For 2000 years, my people, the Jewish people, were stateless, defenseless, voiceless. We were utterly powerless against our enemies who swore to destroy us. We suffered relentless persecution and horrific attacks. We could never speak on our own behalf, and we could not defend ourselves. Well, no more, no more.
    The days when the Jewish people are passive in the face of threats to annihilate us, those days are over. Today in our sovereign state of Israel, we defend ourselves. And being able to defend ourselves, we ally with others, most importantly, the United States of America, to defend our common civilization against common threats. [...]
    Ladies and gentlemen, Israel and the United States agree that Iran should not have nuclear weapons, but we disagree on the best way to prevent Iran from developing those weapons.
    Now, disagreements among allies are only natural from time to time, even among the closest of allies. Because they're important differences between America and Israel. The United States of America is a large country, one of the largest. Israel is a small country, one of the smallest. America lives in one of the world's safest neighborhoods. Israel lives in the world's most dangerous neighborhood. America is the strongest power in the world. Israel is strong, but it's much more vulnerable. American leaders worry about the security of their country. Israeli leaders worry about the survival of their country.
    You know, I think that encapsulates the difference. I've been prime minister of Israel for nine years. There's not a single day, not one day that I didn't think about the survival of my country and the actions that I take to ensure that survival, not one day. And because of these differences, America and Israel have had some serious disagreements over the course of our nearly 70-year-old friendship.
    Now, it started with the beginning. In 1948, Secretary of State Marshall opposed David Ben-Gurion's intention to declare statehood. That's an understatement. He vehemently opposed it. But Ben-Gurion, understanding what was at stake, went ahead and declared Israel's independence.
    In 1967, as an Arab noose was tightening around Israel's neck, the United States warned Prime Minister Levi Eshkol that if Israel acted alone, it would be alone. But Israel did act -- acted alone to defend itself.
    In 1981, under the leadership of Prime Minister Menachem Begin, Israel destroyed the nuclear reactor at Osirak. The United States criticized Israel and suspended arms transfers for three months.
    And in 2002, after the worst wave of Palestinian terror attacks in Israel's history, Prime Minister Sharon launched Operation Defensive Shield. The United States demanded that Israel withdraw its troops immediately, but Sharon continued until the operation was completed.
    There's a reason I mention all these. I mention them to make a point. Despite occasional disagreements, the friendship between America and Israel grew stronger and stronger, decade after decade. And our friendship will weather the current disagreement, as well, to grow even stronger in the future. And I'll tell you why; because we share the same dreams. Because we pray and hope and aspire for that same better world; because the values that unite us are much stronger than the differences that divide us values like liberty, equality, justice, tolerance, compassion. [...]"

- Netanyahu vante l'alliance avec les Etats-Unis malgré leur crise sur l'Iran (AFP)
https://fr.news.yahoo.com/netanyahu-lannonce-fin-relation-usa-isra%C3%ABl-fausse-152957182.html
   "[...] "Vous êtes là pour dire au monde entier que l'annonce de la fin de la relation avec les Etats-Unis est non seulement prématurée mais fausse", a tonné le Premier ministre israélien, devant 16.000 délégués du groupe de pression American Israel Public Affairs Committee (Aipac).
    Aux Etats-Unis, où il a vécu et qui comptent le plus grand nombre de juifs au monde (de 4,5 à 5,7 millions) derrière Israël, M. Netanyahu a défendu la force de l'alliance historique entre les deux pays. "Malgré les désaccords occasionnels, l'amitié entre l'Amérique et Israël s'est renforcée décennie après décennie et elle résistera aux désaccords du moment pour se renforcer encore à l'avenir", a promis le Premier ministre, ovationné. [...]
    M. Netanyahu a une nouvelle fois exhorté le monde à empêcher la République islamique iranienne -- ennemie d'Israël -- de posséder un jour la bombe atomique. "Israël et les Etats-Unis sont d'accord pour que l'Iran n'ait pas d'armes nucléaires. Mais nous ne sommes pas d'accord sur la meilleure manière de l'empêcher de développer ces armes", a expliqué le dirigeant israélien.
   [...] le Premier ministre israélien l'a promis: son discours au Congrès n'est pas censé être "irrespectueux" envers le président de la première puissance mondiale et l'alliée militaire de l'Etat hébreu.
    L'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power a aussi réaffirmé devant l'Aipac la solidité des liens américano-israéliens, en même temps que l'opposition de Washington à un Iran doté de la puissance militaire atomique. "Les Etats-Unis prendront les mesures nécessaires pour protéger leur sécurité nationale et celle de leurs alliés les plus proches. La diplomatie est le chemin que nous préférons pour assurer notre objectif commun", a expliqué Mme Power. "Mais si la diplomatie échouait, nous ne laisserons jamais, comme tout le monde ici, l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a-t-elle tonné. [...]"
- Nétanyahou tente de faire baisser la tension avec la Maison Blanche, Gilles Paris (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/03/02/netanyahou-tente-de-faire-baisser-la-tension-avec-la-maison-blanche_4586062_3218.html
   "[...] Hostile aux négociations entre les grandes puissances et la République islamique d’Iran, le premier ministre a assuré devant l’Aipac que sa démarche ne devait pas être considérée comme « un manque de respect » vis-à-vis de M. Obama ou de sa fonction. « J’ai beaucoup de respect pour les deux », a-t-il affirmé. M. Nétanyahou a également insisté sur la solidité de la relation entre Israël et les Etats-Unis, « plus forte que jamais » selon lui, ajoutant qu’il n’avait voulu en aucune façon introduire un biais politique aux Etats-Unis
   [...] une proche du président Obama, l’ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies, Samantha Power, a assuré que Washington se montrerait ferme dans ses tractations avec la république islamique. « Les Etats-Unis ne permettront pas à l’Iran d’obtenir une arme nucléaire, point final », a-t-elle assuré. La relation américano-israélienne « transcende la politique » américaine, a ajouté Mme Powell, « l'engagement de l'Amérique pour la sécurité d'Israël, ne cessera jamais »."


Nétanyahu au Congrès

- Video and Transcript of Bibi speech to Congress (Elder of Ziyon) - une vidéo de meilleure qualité est disponible ici.
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/03/video-and-transcript-of-bibi-speech-to.html

- Nétanyahou : l'Iran menace "le monde entier" (AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/03/03/97001-20150303FILWWW00275-netanyahu-l-iran-menace-le-monde-entier.php
   "[...] "Pour comprendre combien l'Iran serait dangereux avec l'arme nucléaire, nous devons pleinement comprendre la nature de ce régime", a souligné le premier ministre israélien. "Les documents qui sont le fondement de l'Iran promettent la poursuite du djihad, et de nombreux Etats sont en train de s'effondrer à travers le Moyen-Orient". "Pendant que beaucoup espèrent que l'Iran va rejoindre la communauté des nations, l'Iran est en train d'avaler plusieurs nations. Nous devons être unis pour stopper la marche terrible de l'Iran", a ajouté M. Nétanyahou, faisant notamment référence au Yémen, où des milices chiites houthis soutenues par Téhéran ont pris le pouvoir.
   "Un accord avec l'Iran ne l'empêchera pas de produire des bombes atomiques. En fait il pourra se doter de l'arme nucléaire, et en produire beaucoup", a encore affirmé M. Nétanyahou, qui espère voir le Congrès américain voter de nouvelles sanctions à l'encontre de Téhéran. "Parce que l'accord permettrait au programme nucléaire iranien de rester largement intact, l'Iran pourrait se doter d'une arme nucléaire très rapidement. En une année seulement, selon les estimations américaines", s'est-il alarmé."
- Netanyahu et Obama s'affrontent sur le nucléaire iranien (AFP)
https://fr.news.yahoo.com/netanyahu-obama-saffrontent-nucl%C3%A9aire-iranien-051554915.html
   "[...] "Un accord avec l'Iran ne l'empêchera pas de produire des bombes atomiques. Il est même presque certain qu'il produirait ces armes nucléaires, beaucoup d'entre-elles", a martelé M. Netanyahu. Critiquant l'accord que préparent les grandes puissances du groupe 5"1 (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne) et la République islamique, le chef du gouvernement israélien a tempêté contre "deux concessions majeures".
   "La première est de laisser l'Iran avec un vaste programme nucléaire. La seconde est de lever les restrictions sur ce programme dans environ dix ans", a condamné Benjamin Netanyahu. "C'est pour cela que cet accord est si mauvais : il n'entrave pas le chemin qui mène l'Iran à la bombe. Il ouvre cette voie qui conduit l'Iran à la bombe", a argumenté le dirigeant israélien, en campagne pour les législatives du 17 mars dans son pays. [...] un accord "permettrait au programme nucléaire iranien de rester largement intact et (...) à l'Iran de se doter d'une arme nucléaire très rapidement, en seulement une année selon les estimations américaines". Sans compter que cela entraînerait "une course aux armements nucléaires au Moyen-Orient". [...] En signe d'apaisement, M. Netanyahu a remercié le président Obama pour son "soutien" à Israël et a vanté leur alliance "indestructible". [...]"
- AFP Rewrites Netanyahu's Speech (CAMERA) - "Netanyahu did not urge the sides to halt or ditch their talks. Rather, he urged the US to abandon this particular "bad deal" in favor of a "better deal"."
http://blog.camera.org/archives/2015/03/afp_rewrites_netanyahus_speech.html

- Iran : la leçon de Nétanyahou à Obama, Laure Mandeville (Le Figaro)
http://www.lefigaro.fr/international/2015/03/03/01003-20150303ARTFIG00360-iran-la-lecon-de-netanyahou-a-obama.php
   "C'est sans doute le moment le plus important de sa vie politique. Une sorte de quitte ou double. «Bibi» est venu supplier le Congrès de ne pas soutenir l'accord sur le nucléaire que l'Administration Obama négocie au même moment à Genève avec Téhéran. «Cet accord est un mauvais accord, mieux vaut ne pas en avoir… Il ne changera pas l'Iran pour le meilleur, mais pour le pire… L'alternative n'est pas la guerre, mais un meilleur accord !», lance Benyamin Nétanyahou de sa voix chaude de baryton mâtinée d'un accent de Philadelphie acquis dans l'enfance, face aux centaines d'élus du Sénat et de la Chambre venus l'écouter sur la Colline du Capitole.
    Tout au long de son intervention, les applaudissements sont frénétiques, la salle rivée à ses mots, même si 50 sièges d'élus démocrates sont vides et si le vice-président, Joe Biden, brille par son absence. «Soyez forts et résolus», conclut le premier ministre israélien, citant Moïse. Bibi se pose en homme d'État tendu vers un seul but: assurer la sauvegarde d'Israël, face à un ennemi, l'Iran, dont le patron, l'ayatollah Khamenei, «continue de tweeter» régulièrement qu'il veut l'annihilation de l'État hébreu, note-t-il. Jamais de mémoire de journaliste washingtonien, un discours n'avait suscité autant de commentaires et de passion avant d'avoir été prononcé. [...]
    Dans son discours, Nétanyahou, conscient de la «tempête» washingtonienne, rend hommage au «soutien» d'Obama à Israël. Mais derrière ces mots diplomatiques, la brouille est patente. En désaccord sur la question israélo-palestinienne depuis le début du mandat de Barack Obama, les deux hommes le sont aussi, plus stratégiquement encore, sur la question de l'Iran. Barack Obama a accusé lundi le premier ministre israélien de crier au loup depuis des années et de s'être trompé sur l'accord provisoire déjà signé, en faisant des prédictions apocalyptiques «qui ne se sont pas vérifiées».
    Benyamin Nétanyahou répond ce mardi, en accusant implicitement la Maison-Blanche de naïveté et de défaitisme, face aux Iraniens. Il démontre que l'accord en préparation pose deux problèmes majeurs, en laissant intacte «une vaste infrastructure» capable d'«ouvrir la voie vers un Iran nucléaire». Il dénonce aussi la durée limitée des restrictions qui seraient imposées à la République islamique, plaidant pour une négociation plus dure, sans lever les sanctions. «L'Iran a plus besoin de cet accord, que vous», dit-il aux élus. «Nous ne pouvons laisser se faire le mariage de l'islamisme et des armes nucléaires», dit-il. Son discours, présenté comme une leçon de courage, n'a pu que plaire aux républicains majoritaires, qui voient Obama comme un faible. La Maison-Blanche est en revanche «furieuse», à en croire CNN. [...]"
- La charge de Nétanyahou contre la politique d’Obama envers l’Iran, Gilles Paris (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/03/03/la-charge-de-netanyahou-contre-la-politique-d-obama-envers-l-iran_4586828_3218.html
   "[...] Alors qu’il est engagé dans une campagne législative en Israël, il a regretté au début de son intervention que son « discours ait pu être perçu comme politicien ». « Nous apprécions ce que le président Obama a fait pour Israël », a-t-il poursuivi. « Chaque fois que j’ai appelé le président, il a été présent (…). Je lui en serai toujours reconnaissant », a insisté le premier ministre. [...]
    M. Nétanyahou a jugé qu’un accord ne permettrait pas de démanteler les infrastructures iraniennes, et que l’Iran pourrait rapidement assembler une arme en cas de rupture avec les puissances. Il a également douté de l’efficacité des contrôles prévus, assurant que si « les inspecteurs peuvent rendre compte de violations », « ils ne les empêchent pas ». Le premier ministre israélien a estimé que même en appliquant un accord, l’Iran serait tout de même en état d’obtenir l’arme nucléaire.
   « Je ne crois pas que le régime changera », en cas d’accord, a estimé « Bibi ». « Son appétit ne fera qu’augmenter » une fois les sanctions levées. « Combien de pays dévorera-t-il encore ? », s’est-il demandé. M. Nétanyahou a décrit un horizon apocalyptique en cas de compromis. « Ce ne sera pas un adieu aux armes mais un adieu au contrôle des armes », a-t-il asséné : « un Moyen-Orient nucléarisé » et « une fois qu’on sera au bout de la route, le compte à rebours pour un cauchemar nucléaire ».
   « On ne parie pas avec notre futur et celui de nos enfants », a poursuivi le premier ministre, qui a demandé qu’il soit exigé de l’Iran l’arrêt « de ses agressions vis-à-vis de ses voisins et du Moyen-Orient », de son soutien au terrorisme et qu’il cesse « de menacer d’annihiler mon pays ». Résumant sa diatribe, M. Nétanyahou a qualifié le compromis qui est l’objet de négociations serrées de « très mauvais marché ». Répondant au président Obama, qui avait jugé que ses critiques ne constituaient pas une solution, le premier ministre a affirmé que « l’alternative à un mauvais accord est un meilleur accord ».
    Rendant hommage au Prix Nobel Elie Wiesel, survivant de la Shoah et présent en tribune aux côtés de son épouse Sara, le premier ministre israélien a invité son auditoire « à ne pas répéter les erreurs du passé », tout en affirmant que « les jours où les juifs restaient passifs face au génocide sont révolus ». « Nous, les juifs, pouvons nous défendre nous-mêmes », « mais je sais que l’Amérique se tiendra aux côtés d’Israël », a conclu M. Nétanyahou. [...]"

- Netanyahu répond à Obama, dit avoir un plan viable sur l'Iran (Reuters)
https://fr.news.yahoo.com/netanyahu-r%C3%A9pond-%C3%A0-obama-dit-avoir-un-plan-120526983.html
   "Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté mercredi les critiques de Barack Obama en estimant avoir présenté devant le Congrès américain une alternative viable à l'accord sur le nucléaire iranien en cours de négociation entre Téhéran et les grandes puissances. "J'ai proposé une alternative viable dans mon discours au Congrès, laquelle prolonge d'un côté de plusieurs années le temps qu'il faudrait à l'Iran pour arriver jusqu'à l'arme atomique, et durcit les sanctions s'il décide d'enfreindre l'accord", a-t-il dit dans un communiqué. "Elle propose aussi de ne pas lever automatiquement les sanctions contre l'Iran, jusqu'à ce qu'il cesse de répandre le terrorisme dans le monde, d'agresser ses voisins et de menacer d'anéantir Israël", a-t-il ajouté. [...]"
- De retour des USA, Netanyahu salue la portée du discours (Times of Israel)
http://fr.timesofisrael.com/de-retour-des-usa-netanyahu-salue-la-portee-du-discours/
   "[...] « Tout d’abord, j’ai appelé à limiter les capacités nucléaires de l’Iran dans le but de prolonger la période de temps nécessaire pour atteindre une bombe. C’est le temps qu’il faudra pour produire les matériaux nécessaires pour une bombe nucléaire au cas où il rompait l’accord », a déclaré Netanyahu. « Deuxièmement, j’ai appelé à maintenir toutes les restrictions actuelles sur l’Iran tant qu’il continue de parrainer le terrorisme, d’agir de manière agressive dans la région et de menacer d’anéantir l’Etat d’Israël ». [...]
    Dans une interview avec la chaîne NBC mercredi, l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis Ron Dermer est revenu sur les principaux points de Netanyahu, à savoir que l’alternative au « mauvais accord» avec l’Iran était un meilleur accord dans lequel la possibilité de fabriquer une bombe était restreinte. Il a fait remarquer que le Premier ministre avait dit quelque chose de nouveau, à savoir le lien entre la levée des sanctions sur l’Iran et un changement dans son comportement. « Qu’ils cessent leurs agressions dans la région, qu’ils arrêtent de parrainer le terrorisme partout dans le monde, et qu’ils cessent de menacer Israël d’anéantissement », a-t-il dit."

- Obama needs to provide real answers to Netanyahu’s arguments (Washington Post editorial) - "Mr. Obama appears to be betting that detente can better control Iran’s nuclear ambitions and, perhaps, produce better behavior over time. Yet he has shied from explicitly making that case; instead, his aides argue that the only alternative to his approach is war".
http://www.washingtonpost.com/opinions/obama-needs-real-answers-to-netanyahus-arguments/2015/03/03/9cd8f760-c1d0-11e4-9ec2-b418f57a4a99_story.html
   "[...] Mr. Netanyahu’s arguments deserve a serious response from the Obama administration — one it has yet to provide. The White House has sought to dismiss the Israeli leader as a politician seeking reelection; has said that he was wrong in his support for the Iraq war and in his opposition to an interim agreement with Iran; and has claimed that he offers no alternative to President Obama’s policy. Such rhetoric will not satisfy those in and out of Congress who share Mr. Netanyahu’s legitimate questions.
    His speech singled out “two major concessions” he said would be part of any deal the United States and its partners conclude with Iran. The first is the acceptance of a large Iranian nuclear infrastructure, including thousands of centrifuges for uranium enrichment. The second is a time limit on any restrictions, so that in as little as a decade Iran would be free to expand its production of nuclear materials. Consequently, Mr. Netanyahu said, the deal “doesn’t block Iran’s path to the bomb; it paves Iran’s path to the bomb.”
    The Israeli prime minister’s most aggressive argument concerned the nature of the Iranian regime, which he called “a dark and brutal dictatorship” engaged in a “march of conquest, subjugation and terror.” Saying that the regime’s ideology is comparable with that of the Islamic State, he asserted that it could not be expected to change during the decade-long term of an agreement. He proposed that controls on the nuclear program should be maintained “for as long as Iran continues its aggression in the region and in the world.”
    In essence, this was an argument that Iran must be sanctioned and contained while its clerical regime remains in power. That has been the explicit or de facto U.S. policy since 1979, but Mr. Obama appears to be betting that detente can better control Iran’s nuclear ambitions and, perhaps, produce better behavior over time. Yet he has shied from explicitly making that case; instead, his aides argue that the only alternative to his approach is war.
    Mr. Netanyahu strongly disputed that point. “Iran’s nuclear program can be rolled back well beyond the current proposal by insisting on a better deal and keeping up the pressure on a very vulnerable regime,” he said. Is that wrong? For that matter, is it acceptable to free Iran from sanctions within a decade and allow it unlimited nuclear capacity? Rather than continuing its political attacks on Mr. Netanyahu, the administration ought to explain why the deal it is contemplating is justified — or reconsider it."

- Bad arguments about a bad deal with Iran, Elliott Abrams (senior fellow for Middle East Studies at the Council on Foreign Relations) - "From the bitter ‎experience of North Korea the administration has apparently learned little -- and that was a ‎bad deal that was surely worse than no deal at all".
http://www.israelhayom.com/site/newsletter_opinion.php?id=11793
   "For six years the mantra of the Obama administration about the Iran nuclear negotiations ‎has been simple, direct, and powerful: "No deal is better than a bad deal." One cannot count ‎the number of times the president, his secretaries of state, his national security advisers, ‎and his negotiators have said exactly this -- including this week when Susan Rice repeated it ‎to an American Israel Public Affairs Committee audience.‎
    Some people believe the proposed deal is a bad deal, and therefore that no deal is better. ‎One might have expected the administration to reply, "No, here we disagree; on its merits ‎this deal is a good one."‎
    The administration says that but cannot leave it there. We also hear, and have been hearing ‎for months, that unless you accept the proposed deal you are choosing war. If you're the ‎prime minister of Israel and criticize the deal, you're no longer an ally; you're treated with ‎vicious invective. If you object, you're told you don't really seek a better deal; you are ‎seeking a collapse of the talks.‎
    To quote Susan Rice, "we cannot let a totally unachievable ideal stand in the way of a good ‎deal." But how does one define what is totally unachievable? Congress is not permitted ‎by the administration to play any role. The administration seeks to limit public debate by ‎scolding and warning the Israelis against revealing supposedly secret information -- not ‎secret from Russia, or China, or Iran, but from the American people.‎
    Suddenly our choice is not a bad deal or no deal, it's this deal or a conflict with Iran. The ‎administration treats disagreement on this as nearly a form of sedition. Yet those who ‎disagree include not only the government of Israel: Many members of Congress in both ‎parties fear the terms of this agreement that is apparently near conclusion. From the bitter ‎experience of North Korea the administration has apparently learned little -- and that was a ‎bad deal that was surely worse than no deal at all.‎
    Disagreement is predictable and a healthy debate is essential. But the explanation that we ‎must now choose between any deal this administration can get and war with Iran is an ‎unworthy argument that should be met with derision.‎"

- Despite everything, a historic speech by Netanyahu, Israel Harel (Haaretz) - "Due to the world reactions to Netanyahu's address, I have the feeling – or maybe it’s a wish – that the agreement with Iran, in its current, execrable form, will not be signed".
http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.645368
- Netanyahu spoke truth. Few heard, Ari Shavit (Haaretz) - "Netanyahu isn’t generating much interest in the U.S. because he frames the Iranian nuclear threat in Jewish and Israeli terms instead of as a universal concern directly affecting Americans".
http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.645349
- Emerging deal reveals West's reluctance to avert a nuclear Iran, Amiel Ungar (Haaretz) - "Netanyahu's effort to achieve a better deal should be welcomed; tomorrow it will be impossible to achieve what isn't agreed upon today".
http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.645333

- Netanyahu's speech remix: Sit up, sit down (Ynet) - un remix assez marrant.
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4633539,00.html

- Le boycott de Netanyahou au Congrès a été très peu suivi par rapport à celui de Chirac en 1996, Claire Levenson (Slate) - "A l'époque, environ 485 membres du Sénat et de la Chambre avaient refusé d'assister à l'intervention du président français. Seulement 50 sénateurs et représentants avaient donc fait le déplacement, et la salle était tellement vide que des stagiaires et assistants parlementaires avaient été invités à remplir les sièges. Malgré ces efforts de remplissage, Jacques Chirac avait parlé devant une salle presque vide". A l'inverse, seulement 50 membres du Congrès (un quart des démocrates) ont boycotté le discours de Nétanyahu.
http://www.slate.fr/story/98649/boycott-discours-netanyahou-chirac


Iran

- L'Iran rejette le gel des activités nucléaires demandé par Obama (Reuters)
https://fr.news.yahoo.com/liran-rejette-le-gel-des-activit%C3%A9s-nucl%C3%A9aires-demand%C3%A9-110510321.html
   "L'Iran rejette la suggestion "inacceptable" de Barack Obama de geler ses activités atomiques pendant au moins une décennie pour faciliter la conclusion d'un accord avec les grandes puissances sur son programme nucléaire, rapporte mardi l'agence de presse semi-officielle iranienne Fars.
    Le président américain, qui cherche à rassurer Israël alors que Benjamin Netanyahu s'apprête à s'exprimer devant le Congrès, a déclaré lundi à Reuters qu'un engagement de Téhéran à geler, de manière vérifiable, ses activités atomiques pendant au moins 10 ans serait la "meilleure garantie" de ses intentions.
   "Obama a exprimé son point de vue d'une manière inacceptable et menaçante", écrit Fars en citant le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. "L'Iran n'acceptera pas de demande excessive et illogique. Téhéran continuera à négocier avec les six grandes puissances", a ajouté le ministre, qui a entamé mardi à Montreux, en Suisse, une deuxième journée de discussions avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry."

- Iran's Khamenei: 'Increasing global hatred of Israel is a sign of divine help' (JP)
http://www.jpost.com/Middle-East/Irans-Khemenei-Increasing-global-hatred-of-Israel-is-a-sign-of-divine-help-392755
   "Iranian Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei has claimed that heightened anti-Israel sentiments across the globe serve as a sign of "divine help" in the Islamic Republic's fight against its arch enemy. "Increasing global hatred of #Israel is a sign of divine help," he wrote late Monday on Twitter. [...]"

- Kerry tente de rassurer les monarchies du Golfe sur le nucléaire iranien (AFP) - "Les monarchies sunnites du Golfe sont inquiètes des conséquences d'un éventuel accord entre le groupe 5+1 (Grande-Bretagne, Chine, France, Russie, Etats-Unis, Allemagne) et Téhéran, et du rapprochement entre l'Iran chiite et Washington".
https://fr.news.yahoo.com/kerry-tente-rassurer-monarchies-golfe-nucl%C3%A9aire-iranien-101114120.html


Israël

- Israeli series mocking the Torah upsets Muslims more than Jews (Elder of Ziyon) - "Muslims are upset at how an Israeli TV series is depicting Jewish prophets. While they admit that the series is meant to be funny, they claim that the details come from the Talmud, and distort the true version of how the prophets lived as written in the Quran".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/03/israeli-series-mocking-torah-upsets.html


Gaza & Hamas

- Israël va doubler la fourniture d’eau à Gaza (Times of Israel) - « J’espère que l’autorité de l’eau de Gaza sera en mesure d’offrir aux citoyens l’eau de façon équitable et d’empêcher qu’elles soit volée, comme ce fut le cas des matériaux de construction [qui ont été livrés à Gaza] ».
http://fr.timesofisrael.com/israel-va-doubler-la-fourniture-deau-a-gaza/
   "Israël va doubler la quantité annuelle d’eau fournie à la bande de Gaza dans le but d’éviter une crise de l’eau dans le territoire palestinien fortement peuplé, a annoncé mercredi un responsable de l’armée israélienne. Le général de division Yoav Mordechai, coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT), a dit au quotidien palestinien Al-Quds qu’Israël avait décidé d’augmenter la quantité d’eau fournie à Gaza de 5 à 10 millions de mètres cubes par an suite à une réunion de la commission mixte israélo-palestinienne sur l’eau. [...]
   « J’espère que l’autorité de l’eau de Gaza sera en mesure d’offrir aux citoyens l’eau de façon équitable et d’empêcher qu’elles soit volée, comme ce fut le cas des matériaux de construction [qui ont été livrés à Gaza], ou de son transferée au Hamas », a déclaré Mordechai au journal al-Qods. Israël accuse le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, ainsi que d’autres groupes palestiniens d’utiliser les matériaux de construction pour produire des roquettes et creuser des souterrains permettant l’infiltration de commandos en territoire israélien.
    La commission mixte israélo-palestinienne sur l’eau a été créée en septembre 1995 dans le cadre des Accords d’Oslo pour superviser les ressources en eau et le traitement des eaux usées en Cisjordanie. [...]"

- Oxfam lies about "blockade" as more enterprising Gazans building solid, beautiful homes without concrete (Elder of Ziyon) - "In January alone, 15,000 tons of construction material entered Gaza, and assuming a high 8 tons per truck that's about 1900 trucks in one month, a number that is increasing steadily".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/03/oxfam-lies-about-blockade-as-more.html

- Gaza power plant to shut down again, and Israel will be falsely blamed (Elder of Ziyon) - "All those billions of dollars of pledges, most from Arab countries, still aren't paying for fuel for the power plant".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/03/gaza-power-plant-to-shut-down-again-and.html

- Egyptian officials vow to arrest Hamas members, confiscate assets (Elder of Ziyon) - "The Egyptian authorities will arrest any member of Palestinian movement Hamas found in the country after a court issued a preliminary verdict blacklisting the group as a "terrorist" organization. "Any [Hamas] member found in Egypt will be arrested and all their assets will be confiscated," Justice Minister Mahfouz Saber told".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/03/egyptian-officials-vow-to-arrest-hamas.html


"Processus de paix"

- Israël/OLP : la coopération sécuritaire en jeu (AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/03/04/97001-20150304FILWWW00207-israelolp-la-cooperation-securitaire-en-jeu.php
   "Le Conseil central de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a entamé aujourd'hui à Ramallah, en Cisjordanie, une réunion de deux jours au cours de laquelle pourrait être décidée le suspension de la coopération avec Israël sur les questions de sécurité. [...] "Il est temps de suspendre la coopération (avec Israël) sur la sécurité", a déclaré avant la réunion du Conseil national Qaïs Abou Laïla, l'un des responsables de l'OLP. [...]"

- Les Palestiniens déposeront leur 1ère plainte à la CPI le 1er avril, selon l'OLP (AFP) - "concernant la dernière guerre à Gaza et contre la colonisation".
https://fr.news.yahoo.com/palestiniens-d%C3%A9poseront-1%C3%A8re-plainte-%C3%A0-cpi-1er-avril-162915790.html
   "Les Palestiniens déposeront le 1er avril leur première plainte contre les Israéliens devant la Cour pénale internationale (CPI), a indiqué lundi à l'AFP un membre de la direction de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). "L'une des prochaines étapes importantes est le dépôt d'une plainte contre Israël à la CPI le 1er avril concernant la dernière guerre à Gaza et contre la colonisation" [...], a dit Mohammed Shtayyeh. Le 1er avril correspond à la date à partir de laquelle les Palestiniens peuvent poursuivre des dirigeants israéliens devant la CPI. [...]
    Mi-janvier, le procureur de la CPI a annoncé avoir ouvert un examen préliminaire pour savoir s'il existait une "base raisonnable" pour ouvrir une enquête sur des crimes de guerre présumés commis depuis l'été dans les Territoires. Les Palestiniens assurent avoir déjà rassemblé des preuves et comptent également sur les résultats, attendus fin mars, de l'enquête de l'ONU sur la guerre dans la bande de Gaza. [...]"


ONU

- The UNHRC releases another anti-Israel report - but not AS biased as Richard Falk's were (Elder of Ziyon) - "The report is not nearly as over the top as Falk's reports had been, to be sure. It is pretty much a repeat of things said at the UN and by the OCHA-OPT, relying on Palestinian Arab NGOs for some information"; "While the UNHRC remains implacably anti-Israel, and this report shows that, it seems that it has been clearly stung by many of the criticisms that have been leveled against it so it is making some cosmetic changes to soften its reports".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/03/the-unhrc-releases-another-anti-israel.html


Europe

- Israeli Embassador in Berlin reads hate letters (Berliner Morgenpost, Vidéo 2mn52) - "The Israeli embassy receives about 20 hate letters every day. We met embassador Yakov Hadas-Handelsman and let him read some of the letters to us". La plupart des lettres sont carrément antisémites. Plutôt effrayant, mais plutôt amusant aussi.
https://www.youtube.com/watch?v=VJIHhpXsHVI


Points de vue

- La gauche face au djihadisme : les yeux grands fermés, Jean Birnbaum (Le Monde) - "Comment la gauche, qui tient pour rien les représentations religieuses, comprendrait-elle la haine sanglante de ces hommes vis-à-vis des chrétiens, leur obsession meurtrière à l’égard des juifs ?"
http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/03/03/la-gauche-face-au-djihadisme-les-yeux-grands-fermes_4586400_3232.html
   "En 1978, le philosophe Michel Foucault arrive en Iran pour y effectuer un reportage sur la révolution islamique. Envoyé par le quotidien italien Corriere della sera, il va à la rencontre des insurgés et leur pose des questions. Bien sûr, cet intellectuel de gauche ne manque pas de s’intéresser aux causes économiques du soulèvement. Il commence par détailler les inégalités de classe et de statut qui rongent la société iranienne. Mais son ouverture d’esprit et sa disponibilité à l’événement le rendent sensible à un autre enjeu : « la religion, avec l’emprise formidable qu’elle a sur les gens ». Après avoir interviewé des étudiants et des ouvriers, il dresse le constat suivant : si les facteurs sociaux sont importants pour expliquer la contestation, seule l’espérance messianique a vraiment pu mettre le feu aux poudres. D’ailleurs, les militants se réclamant du communisme ou des droits de l’homme se trouvent peu à peu balayés par ceux qui en appellent à la charia.
    A l’évidence, « le problème de l’islam comme force politique est un problème essentiel pour notre époque et pour les années à venir », prévenait Foucault. Telle est la leçon de ce reportage signé par un philosophe qui a pu observer de près, et avec une certaine bienveillance, la puissance politique de l’espérance religieuse.
    Cette leçon, délivrée par l’un des grands intellectuels de gauche, la gauche française l’a aujourd’hui oubliée. Les femmes et les hommes qui peuplent ses groupes militants, ses cercles de réflexion ou ses cabinets ministériels en sont revenus à une conception rudimentaire de la religion : quand ils s’y intéressent, c’est pour la rabattre immédiatement sur autre chose qu’elle-même. A leurs yeux, la religion n’est qu’un symptôme du malaise social, une illusion qui occulte la réalité des conflits économiques. Leur idée de la croyance religieuse relève ainsi d’une vulgate marxisante qui tourne le dos à Foucault et qui ne rend pas non plus justice à Marx, dont la pensée sur le sujet est bien plus riche.
    Incapable de prendre la religion au sérieux, comment la gauche comprendrait-elle ce qui se passe actuellement, non seulement le regain de la quête spirituelle mais surtout le retour de flamme d’un fanatisme qui en est la perversion violente ? Elle qui fut si fière, naguère, de sa tradition internationaliste, comment pourrait-elle admettre que le djihadisme constitue désormais la seule et unique cause pour laquelle des milliers de jeunes Européens sont prêts à aller mourir loin de chez eux ? Elle qui a toujours identifié les insurgés aux damnés de la Terre, comment pourrait-elle accepter que, parmi ces jeunes, beaucoup sont tout autre chose que des laissés-pour-compte ?
    Mohamed Belhoucine, jeune homme charismatique lié à Amedy Coulibaly et qui a organisé la fuite de sa compagne vers la Syrie, est diplômé de l’Ecole des mines d’Albi. Quant à « Jihadi John », l’étudiant qui égorge les otages de l’Etat islamique, il a le parfait accent british des bourgeois londoniens. Deux exemples récents, parmi tant d’autres, qui rappellent que ces terroristes sans patrie ni frontières sont souvent des enfants de « bonne famille », échappant au cliché du gamin des cités devenu loup solitaire.
    Comment la gauche, qui tient pour rien les représentations religieuses, comprendrait-elle la haine sanglante de ces hommes vis-à-vis des chrétiens, leur obsession meurtrière à l’égard des juifs ? Elle qui renvoie l’élan de la foi à un folklore dépassé, comment pourrait-elle admettre qu’une armée d’informaticiens, de geeks et de hackeurs se mobilise pour faire triompher des mœurs vieilles de plusieurs siècles ? Elle qui peine à saisir le rapport qu’un croyant peut entretenir avec les textes, comment pourrait-elle concevoir la rage avec laquelle les hommes de Daech détruisent les livres « impies » et les œuvres d’art « sataniques », au nom de ce qu’ils proclament être la religion vraie, celle qu’il faut porter au pouvoir ?
    Partout où il y a de la religion, la gauche ne voit pas trace de politique. Dès qu’il est question de politique, elle évacue la religion. Bref, elle n’envisage plus la possibilité de cette puissance qui domina si longtemps l’Occident lui-même, et que Michel Foucault nommait une politique spirituelle.
    Comme l’affirmait jadis l’historien René Rémond, les droites sont en majorité d’anciennes gauches qui ont progressivement glissé sur la scène idéologique. Voilà sans doute pourquoi cet aveuglement concerne une large partie de notre champ politique. Ainsi s’expliquerait la multiplication des voix, de toutes tendances, qui martèlent que l’Etat islamique n’a « rien à voir » avec la religion, et que ses combattants sont moins des fanatiques que des misérables en quête de célébrité, de pauvres hères ayant abusé du jeu vidéo, des paumés ayant trop surfé sur Internet.
    Evidemment, il n’est pas question de nier que le djihadisme ait des causes économiques et sociales. Mais à ignorer sans cesse sa dimension proprement religieuse, on se condamne à l’impuissance. Les fous de Dieu le répètent : ce qui est en jeu, dans leur esprit, c’est une certaine polarisation du sacré et du profane, un partage du bien et du mal. Et ce qui devrait intriguer tous ceux que cette violence frappe, c’est moins ses racines sociales que sa remarquable autonomie par rapport à elles.
    Foucault en était bien conscient. Confronté à une situation certes différente, mais qui posait déjà la question du discours religieux et de sa puissance politique, il affirmait que quiconque réduisait la religion à une chimère passait à côté de la révolution islamique. Il notait d’ailleurs qu’une telle myopie faisait rire à Téhéran : « Vous savez la phrase qui fait ces temps-ci le plus ricaner les Iraniens ? Celle qui leur paraît la plus sotte, la plus plate, la plus occidentale ? “La religion, opium du peuple.” » Quinze jours plus tard, il utilisait de nouveau ce lexique de la moquerie, mais cette fois pour souligner l’aveuglement des Français à l’égard des événements iraniens : « Quel sens, pour les hommes qui l’habitent, à rechercher au prix même de leur vie cette chose dont nous avons, nous autres, oublié la possibilité depuis la Renaissance et les grandes crises du christianisme : une spiritualité politique. J’entends déjà des Français qui rient, mais je sais qu’ils ont tort. »
    Pas de quoi rire. Voilà donc la leçon de Michel Foucault, celle que nous ferions bien d’entendre aujourd’hui : il arrive que la religion devienne force autonome, qu’elle se fasse puissance symbolique, matérielle, politique. Si nous nous moquons de cette force, alors nous nous condamnons à passer du rire aux larmes."

- Why the silence of the left on anti-Semitism?, Nick Dyrenfurth (The Age) - "confronting the resurgence of anti-Semitism would mean accepting that the demonisation of Israelis and Jewish diaspora – such as the toxic Boycott, Divestment and Sanctions campaign that effectively calls for the destruction of Israel – has in part contributed to the legitimation of violent attacks against the Jews of Europe. Instead, we have seen a bizarre reversal of victimhood. The first instinct of many, rather than sympathise with the

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