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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 14:36
France

- Michel Catalano : "J'ai passé une heure dix avec les frères Kouachi" (France TV info, Vidéo 7mn20) - "Ils lui demandent alors s'il est juif. S'il avait répondu positivement, "ça aurait pu basculer"."
http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/video-j-ai-passe-1h10-avec-les-freres-kouachi_841801.html
   "Le 9 janvier à 8h25, on sonne à la porte de l'imprimerie CTD de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne). Le patron et son employé Lilian attendent un fournisseur, mais ce sont les frères Kouachi."
   "Michel Catalano, le patron de l'imprimerie, voit par une fenêtre l'un des deux frères Kouachi s'adresser à son chef d'atelier avec en main une kalachnikov et un lance-roquettes. Il dit alors à Lilian de se cacher. "Quand je vais vers eux, je pense que ça va se terminer là. Je ne pense pas à une prise de contact, mais à laisser le plus de temps possible à Lilian pour qu'il puisse se cacher", raconte Michel, persuadé de vivre ses derniers instants.
   "Quand j'ai commencé à discuter avec eux, une autre histoire commençait. Je voulais gagner du temps. Donc, j'ai parlé tout le temps", précise-t-il. La conversation entre Michel Catalano et les deux frères durera une heure et dix minutes. "On parlait de tout. Ils m'ont dit qu'ils étaient d'Al-Qaïda au Yémen et avaient été à l'école dans le 94. En voyant des pin-up des années 50 sur un présentoir, ils m'ont dit que c'était blasphème", poursuit-il avec émotion.
    Le plus jeune des deux frères est parti au fond du couloir et "l'autre me parlait, notamment de Michel Onfray, mais je n'écoutais pas. Mon esprit était concentré uniquement sur lui. J'ai évité les sujets qui pourraient les énerver". Ils lui demandent alors s'il est juif. S'il avait répondu positivement, "ça aurait pu basculer".
    Les frères Kouachi l'autorisent enfin à partir : "Je me demandais s'il fallait leur dire que Lilian était là. Le laisser a été une souffrance énorme." Le GIGN et le père du jeune employé lui ont dit qu'il avait bien fait et "ça m'a fait du bien". Les faits lui ont donné raison. Lilian a été libéré après l'assaut donné aux alentours de 17 heures."

- Rue des Rosiers : Le suspect norvégien a peu de chances d'être inquiété (AFP) - "Walid Abdulrahman Abou Zayed est suspecté d'avoir fait partie du commando qui, le 9 août 1982, avait lancé une grenade dans le restaurant Jo Goldenberg puis ouvert le feu dans l'établissement et contre des passants, lors d'une opération attribuée à un groupe palestinien dissident de l'OLP, le Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR) d'«Abou Nidal». La justice française a émis un mandat d'arrêt contre deux autres suspects: Mahmoud Khader Abed Adra, 59 ans, qui vit aujourd'hui à Ramallah, en Cisjordanie, et Souhair Mouhamad Hassan Khalid al-Abassi, 62 ans, installé en Jordanie".
http://www.20minutes.fr/societe/1555639-20150305-rue-rosiers-suspect-norvegien-peu-chances-etre-inquiete

- Les fantômes de Sarre-Union, Luc Rosenzweig (Causeur) - "L’antisémitisme est une vivace tradition de ce village alsacien".
http://www.causeur.fr/antisemitisme-alsace-sarre-union-31774.html
   "Un antisémitisme ne chasse pas l’autre, il le réveille. Ainsi, un mois après les tueries de Paris, à Sarre-Union, ce sont des rejetons d’Alsaciens tout à fait convenables, dont deux fils d’enseignants, qui se sont livrés à une bacchanale macabre, agrémentée de saluts nazis et de vociférations antisémites, dans le cimetière juif de la ville. Alors, on s’interroge. Pourquoi ces adolescents bien sous tous rapports ont-ils choisi ce mode d’évacuation de leur trop plein de testostérone nouvelle et d’agressivité pubertaire en s’en prenant à des juifs morts depuis longtemps ? Il semble qu’à Sarre-Union, et dans d’autres localités semi-rurales d’Alsace, la profanation des cimetières juifs, témoins d’une époque révolue, soit devenue une forme habituelle de manifestation de mauvaise humeur. Au cours des dix dernières années, ce cimetière a été profané trois fois, ces exactions ayant été attribuées à des groupuscules néonazis, que l’on disait venus de l’Allemagne voisine. Leurs auteurs ont, dans la majorité des cas, échappé à la police et à la justice.
    Sarre-Union est situé au cœur de « l’Alsace bossue », excroissance du Bas-Rhin au nord-ouest de Strasbourg, dans les collines séparant les Vosges du Nord du Palatinat allemand. Dans cette région, majoritairement de tradition protestante, la présence juive, attestée depuis le Moyen Âge, était incarnée par une communauté d’artisans, de commerçants, d’agriculteurs insérés dans le tissu économique local, mais vivant dans un quartier séparé. L’annexion de l’Alsace à la France en 1789 leur ouvrit le bénéfice de l’émancipation révolutionnaire, et les juifs de Sarre-Union, libérés de l’arbitraire des potentats locaux, devinrent des citoyens à part entière. Le premier exode des juifs d’Alsace eut lieu à la suite de la défaite de 1870, lorsqu’une partie d’entre eux émigra au-delà des Vosges. En 1939, un nouvel exode, provoqué par le déclenchement de la guerre franco-allemande, fut organisé par les autorités françaises craignant que les quelque 30 000 juifs d’Alsace-Lorraine soient les victimes de la politique raciale de Hitler en cas de repli des forces armées. Après la défaite de 1940, le gauleiter de Strasbourg, Robert Wagner, ordonna l’expulsion vers la zone non occupée de la France des quelques milliers de juifs alsaciens-lorrains demeurés sur place, leurs biens, et ceux des juifs absents étant confisqués. [...]" (suite payante)

- "Quel âge post-séculier ?" - entretien avec Joan Stavo-Debauge (sociologue) - "n’a-t-on pas entendu des sociologues dire que la religion n’était pas impliquée dans les attentats de début janvier ? C’est se moquer des gens. Ces événements ont à voir avec un certain genre d’islam. Bref, le monde académique est à la fois trop hospitalier, selon moi, aux voix de la religion, tout en se refusant à enquêter et à s’inquiéter des conséquences du regain de leur rôle public" ; "des féministes radicales, comme Judith Butler, peuvent sans rougir dire que le Hezbollah est un mouvement révolutionnaire de gauche. Est-elle bien consciente de la position du Hezbollah sur la cause féministe ? Cette équivalence grossière entre le fait d’être musulman et le fait d’être « dominé » est dramatique".
http://www.lemonde.fr/livres/article/2015/03/04/joan-stavo-debauge-la-religion-doit-se-soumettre-a-la-critique_4587393_3260.html
   "- Le Monde : Dans la sphère publique, la ­religion est-elle une idée comme les autres ?
    - Joan Stavo-Debauge : Il n’y a strictement aucune raison pour que les énoncés religieux soient exemptés de la critique, de la critique historienne, philosophique ou scientifique. Au fond, quand les religions s’expriment dans le cadre de l’espace public démocratique et libéral, ­elles ne deviennent rien d’autre que des opinions et, à cet égard, elles sont discutables. Le New York Times a choisi de ne pas reproduire les caricatures, s’inquiétant de la sensibilité des croyants. Mais, dans une démocratie libérale, on ne peut pas revendiquer le droit de ne pas être choqué. Dans l’espace public, on peut être choqué par la façon dont les autres nous voient, par leurs pratiques, leurs représentations ; c’est le jeu ordinaire de la démocratie et de la réflexivité critique qu’elle soutient. [...]
    - On entend des voix qui soutiennent que nous sommes entrés dans un « âge post-séculier » : d’où viennent-elles ?
    - Cette idée du « post-séculier », c’est d’abord une attaque contre le libéralisme politique. Elle arme sa critique en énonçant le fait que le libéralisme serait inhospitalier aux voix religieuses. Quand on regarde bien cette « inhos­pitalité » (prêtée à des auteurs comme le philosophe John Rawls, notamment), ce n’est rien d’autre que le fait que, précisément, ce libéralisme les traite à parts égales avec d’autres voix politiques, comme des préférences privées qui peuvent se rendre publiques mais sans bénéficier d’un statut supérieur, ou non soumis à la critique. Le débat sur l’âge post-séculier vient du monde américain, lancé entre la fin des années 1970 et le début des années 1980, par un certain nombre d’auteurs qui appartenaient soit au fondamentalisme protestant (évangélisme), soit au néotraditionalisme catholique.
    - Ces débats ont-ils prise dans le champ intellectuel français ?
    - Il ne faut pas surestimer l’offensive en France mais je constate, tout de même, dans le monde académique, deux réflexes un peu contradictoires : soit accréditer tout de suite les prétentions cognitives et normatives des religions, soit regarder ailleurs et toujours considérer qu’un certain nombre d’événements dramatiques, qui engagent la religion publiquement, ne la mettent pas vraiment en jeu : n’a-t-on pas entendu des sociologues dire que la religion n’était pas impliquée dans les attentats de début janvier ? C’est se moquer des gens. Ces événements ont à voir avec un certain genre d’islam. Bref, le monde académique est à la fois trop hospitalier, selon moi, aux voix de la religion, tout en se refusant à enquêter et à s’inquiéter des conséquences du regain de leur rôle public.
    - Une partie de la gauche américaine – et française – pense une convergence entre la lutte politique et les luttes religieuses : sur quels ressorts ?
    - Il y a d’abord la fascination pour la puissance de mobilisation de la religion. Ensuite, il existe une parenté de motifs eschatologiques et messianiques entre un certain courant de la gauche radicale, notamment le marxisme, et la religion. Le prolétariat mobilisé, qui devait être l’agent de la transformation, faisant défaut, il faut trouver des figures de substitution, une classe opprimée. Ainsi, des féministes radicales, comme Judith Butler, peuvent sans rougir dire que le Hezbollah est un mouvement révolutionnaire de gauche. Est-elle bien consciente de la position du Hezbollah sur la cause féministe ? Cette équivalence grossière entre le fait d’être musulman et le fait d’être « dominé » est dramatique. Que je ­sache, les grandes monarchies théo­cratiques du Golfe non seulement ne sont pas dominées, mais n’ont aucun problème avec le capitalisme, lequel s’accommode très bien de cette forme de théocratie et de conservatisme. [...]"


Israël

- Jérusalem : Cinq Israéliens blessés dans une attaque palestinienne (AFP) - "Ce boulevard a déjà été le théâtre d'attaques à la voiture bélier fin 2014".
http://www.20minutes.fr/monde/1556455-20150306-jerusalem-cinq-israeliens-blesses-attaque-palestinienne
   "Un Palestinien a foncé vendredi avec sa voiture sur des Israéliens à Jérusalem blessant cinq d'entre eux dont quatre membres des forces de sécurité, avant d'être blessé par balles par un policier, a indiqué la police. L'attaque s'est produite en pleine fête juive de Pourim et au moment où les tensions israélo-palestinienns sont à leur comble.
    Selon Louba Samri, porte-parole de la police israélienne, le Palestinien, un jeune résident du quartier de Ras Al-Amoud à Jérusalem-Est [...], a foncé avec sa voiture sur un groupe de personnes à proximité d'un poste de gardes-frontière. Quatre jeunes femmes garde-frontières et policières ont été blessées dont certaines assez sérieusement, a-t-elle dit. Le cinquième blessé est un cycliste âgé de 51 ans, ont précisé les secours.
    Le conducteur s'est ensuite extrait de son véhicule, couteau en main, mais a été neutralisé avant de s'en servir par des policiers qui lui ont tiré dessus, a ajouté la police. Il est sérieusement blessé. La police n'a pas voulu rendre public le nom de l'auteur présumé de l'attaque, âgé d'une vingtaine d'années mais des membres de sa famille ont indiqué qu'il s'agissait de Mohamed Mahmoud al-Salaymeh.
    Les faits se sont déroulés sur l'un des principaux boulevards de Jérusalem, où circule le tramway et qui marque la limite entre Jérusalem-Ouest et Jérusalem-Est. Ce boulevard a déjà été le théâtre d'attaques à la voiture bélier fin 2014 dans un contexte de regain de tensions entre Israéliens et Palestiniens. Un garde-frontière y avait été tué et neuf personnes blessées le 5 novembre quand un Palestinien avait fauché un groupe de piétons à un arrêt de tramway avec son véhicule. Deux semaines plus tôt, un autre Palestinien avait fait de même à quelques centaines de mètres de là, à un autre arrêt, tuant un bébé israélo-américain de trois mois et une jeune Equatorienne de 22 ans. Les deux chauffeurs avaient été abattus.
    Cette nouvelle attaque alors que Jérusalem-Ouest célèbre sa fête populaire la plus joyeuse de l'année, Pourim, marquée par des carnavals, des fêtes de rue et des défilés de personnes déguisées. «Notre réponse au terrorisme, c'est de poursuivre notre vie normalement. Les célébrations Pourim sont maintenues et la sécurité dans les différents quartiers de la ville sera renforcée», a dit le maire Nir Barkat dans un communiqué. Il a invité les habitants à venir encore plus nombreux à un rassemblement festif prévu en milieu de journée. La fête du Pourim marque selon la tradition juive, la victoire des Juifs contre un vizir de l'empire perse, Haman, au Ve siècle avant J-C."


Gaza & Hamas

- A Gaza, le Jihad islamique se prépare à la prochaine guerre contre Israël (AFP) - "A Khan Younis, dans le sud de Gaza, à l’emplacement même du Gush Katif dont Israël s’est retiré en 2005, une banderole proclame « Ecole des moujahidines ». L’AFP a pu y assister à l’entraînement de près de 200 nouvelles recrues, des jeunes de 19 à 22 ans, selon Abou Seif, un commandant d’Al-Qods. Ils s’entraînent à balles réelles, enchaînant parcours et sauts au-dessus des flammes aux cris de « Mort à Israël ! Mort à l’Amérique ! »"
http://fr.timesofisrael.com/a-gaza-le-jihad-islamique-se-prepare-a-la-prochaine-guerre-contre-israel/

- Israël va importer des fruits et légumes de Gaza (AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/03/05/97001-20150305FILWWW00444-israel-va-importer-des-fruits-et-legumes-de-gaza.php
   "Les Israéliens pourront consommer la semaine prochaine des fruits et des légumes directement importés de la bande de Gaza pour la première fois depuis 2007, a annoncé aujourd'hui un organe du ministère israélien de la Défense. Des tomates et des aubergines venues de Gaza seront les premières à se retrouver sur les étals israéliens dans quelques jours, a indiqué le Cogat, organe du ministère de la Défense chargé de coordonner les activités israéliennes dans les territoires palestiniens. Cela n'était pas arrivé depuis 2007 et la prise du pouvoir par le Hamas islamiste dans le territoire palestinien enclavé entre Israël, l'Egypte et la Méditerranée. D'autres fruits et légumes gazaouis seront proposés plus tard en Israël, a dit le Cogat. [...]"

- Entretien avec Robert Serry (diplomate néerlandais, coordinateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient) - "Le Hamas et Gaza sont les gros éléphants dans la pièce. On a toujours dit : conduisons des négociations sérieuses avec l’Autorité palestinienne (AP), puis on s’occupera de Gaza. Ça ne marche pas. Il existe une absence grave de stratégie de paix partagée entre l’Autorité et le Hamas" ; "Quant à la reconstruction, le ciment est disponible, malgré toutes les critiques sur le mécanisme de vérification qui porte mon nom" ; "Nos locaux ont été attaqués fin janvier, l’Institut français aussi" ; "Le Hamas doit faire un choix. Où veut-il aller ? Veut-il agir dans les intérêts du peuple de Gaza ?"
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/03/05/israel-palestine-on-se-dirige-vers-un-seul-etat_4587865_3218.html
   "- Le Monde : Quelles leçons tirez-vous de ces années de médiation entre des parties qui ne veulent pas ou ne peuvent pas s’entendre ?
    - Robert Serry : J’ai été impliqué dans trois initiatives de paix : Annapolis (en 2007), celle avec le sénateur Mitchell (envoyé spécial du président Obama entre 2009 et 2011) et enfin avec le secrétaire d’Etat John Kerry. Ces trois initiatives américaines ont toutes été suivies par une guerre dans la bande de Gaza. Je n’implique pas de relation directe, mais ce n’est pas une coïncidence. Le Hamas et Gaza sont les gros éléphants dans la pièce. On a toujours dit : conduisons des négociations sérieuses avec l’Autorité palestinienne (AP), puis on s’occupera de Gaza. Ça ne marche pas. Il existe une absence grave de stratégie de paix partagée entre l’Autorité et le Hamas. [...]
    - Au cœur de vos préoccupations, il y a Gaza, où la reconstruction tarde…
    - Gaza peut encore exploser, comme trois fois dans le passé. Il faut en faire une priorité politique. Le gouvernement de consensus, côté palestinien, est incapable de dominer la situation. Il existe une question non résolue, celle des salaires. D’un côté, 45 000 personnes de l’ex-gouvernement du Hamas, toujours dans leurs bureaux mais pas payées. De l’autre, 60 000 ex-employés de l’Autorité palestinienne, qui ne font rien depuis 2007 mais sont payés par Ramallah. Dans toute société, cela conduirait à l’implosion. C’est une des raisons pour lesquelles les roquettes sont à nouveau sorties l’été dernier. L’ONU a facilité un paiement unique, fin octobre, de 30 millions de dollars, soit 1 200 dollars versés à chacun. Ça nous a acheté du temps, mais rien n’est résolu. Il faut une réforme des services publics. Cela contribuera à convaincre les donateurs qu’il faut aider Gaza.
    Quant à la reconstruction, le ciment est disponible, malgré toutes les critiques sur le mécanisme de vérification qui porte mon nom. Plus de 70 000 dossiers ont été examinés. Près de 50 000 personnes peuvent déjà acheter du ciment. Beaucoup n’ont pas assez d’argent. Ils empruntent, puis revendent une partie sur le marché noir. Malgré cela, ça marche. Mais on ne peut franchir l’étape suivante sans le soutien des donateurs.
    - Ils avaient promis 5,4 milliards de dollars (4,9 milliards d’euros) au Caire en octobre. Où est l’argent ?
    - Pour le moment, moins de 10 % ont été versés. Ce n’est pas assez, on est frustré par la lenteur de la reconstruction. C’est très dangereux. La guerre a laissé Gaza plus désespérée que jamais. J’ai parlé aux Egyptiens, à la Ligue arabe. Un appel commun aux donateurs a été lancé avec le secrétaire général des Nations unies, qui produit des effets. Il y a beaucoup de suspicion à l’égard de l’Autorité palestinienne, qui ne serait pas intéressée par Gaza. Mais le premier ministre Rami Hamdallah fait le maximum, il va au Koweit, en Arabie Saoudite, au Qatar, chez les gros donateurs.
    - Mais la question sécuritaire paraît très alarmante…
    - Elle se dégrade. Nos locaux ont été attaqués fin janvier, l’Institut français aussi. Je ne dis pas que le Hamas ne contrôle pas la bande de Gaza, mais si rien ne change, si on ne fait pas de ce territoire une priorité, le Hamas pourrait se scinder. Des mouvements plus radicaux prendront pied dans Gaza. Le Hamas doit faire un choix. Où veut-il aller ? Veut-il agir dans les intérêts du peuple de Gaza ? Il s’agirait non pas de démanteler les groupes militaires, mais d’arrêter les opérations pendant trois ou quatre ans, de préserver un cessez-le-feu durable. [...]"


Judée-Samarie

- Boycott of Israeli foodmakers only harms Palestinians, David Rosenberg (Haaretz) - "They’re just hurting themselves, but one has to feel for them – nothing else they've tried has worked. Pity they never tried to build a functioning economy".
http://www.haaretz.com/blogs/david-s-harp/.premium-1.645118


"Processus de paix"


- L'OLP prête à suspendre la coordination sécuritaire avec Israël, Cyrille Louis (Le Figaro)
http://www.lefigaro.fr/international/2015/03/05/01003-20150305ARTFIG00478-l-olp-prete-a-suspendre-la-coordination-securitaire-avec-israel.php
   "Le Conseil central de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), un organe-clé composé de 124 membres, a réclamé jeudi soir la suspension de la coordination sécuritaire avec l'État hébreu. Cette décision, présentée comme une réponse «aux violations constantes, par Israël, de ses obligations», n'est toutefois pas immédiatement exécutoire. Elle doit désormais être validée par le président de l'Autorité palestinienne, qui a maintes fois brandi cette menace mais s'est jusqu'à présent gardé de la mettre à exécution.
    La coordination sécuritaire, instituée après les accords d'Oslo au nom de la lutte contre le terrorisme, est régulièrement dénoncée par la population de Cisjordanie. Exploitant des renseignements fournis par la police palestinienne, l'armée israélienne effectue de fréquentes incursions dans les zones contrôlées par Ramallah afin d'interpeller des individus présentés comme dangereux. Mais selon le Hamas, principale faction d'opposition à Mahmoud Abbas, cette politique permet également à l'Autorité palestinienne de mettre ses adversaires politiques à l'écart.
    Au printemps 2014, les critiques ont redoublé lorsque plusieurs centaines de Palestiniens ont été arrêtés dans le cadre de l'opération «Gardiens de nos frères». Cette vaste campagne d'arrestations, qui a notamment visé de nombreux militants du Hamas, a été lancée après l'enlèvement et le meurtre de trois étudiants juifs dans un bloc de colonies [le Gush Etzion, qui sera du côté israélien d'après tous les accords de paix envisagés] proche de Jérusalem. Au risque de froisser une large partie de son opinion, le président palestinien s'est à l'époque distingué en réaffirmant son attachement à la coordination sécuritaire.
    Les appels à suspendre cette politique se sont encore multipliés après la mort, en décembre dernier, du ministre palestinien Ziad Abou Ein. Cette figure du Fatah, le parti de Mahmoud Abbas, a succombé à une crise cardiaque après avoir été violemment secoué par un soldat israélien alors qu'il participait à une manifestation contre la colonisation dans un village au nord Ramallah. Djibril Rajoub, haut responsable de l'OLP, avait alors appelé à mettre fin aux relations avec l'armée israélienne.
   «L'annoncé formulée jeudi soir par le Conseil central de l'OLP est une façon de relâcher un peu la pression qui pèse sur Mahmoud Abbas, décrypte un diplomate européen, mais il s'agit d'un répit temporaire. Au prochain incident grave, le président palestinien n'aura plus vraiment le choix. Il devra engager, au moins de façon partielle, le démantèlement de la coordination sécuritaire. Et nul ne sait vers quoi cela peut déboucher…»"
- Palestinian leaders vote to suspend security coordination with Israel (Haaretz) - "Instead of implementing the decision immediately, however, Abbas is expected to try to use the threat of its implementation to push the United States and the European Union to pressure Israel to halt construction in the settlements and release Palestinian prisoners as conditions for restarting diplomatic negotiations".
http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/.premium-1.645604
- Political Pallywood in "decision" to stop security coordination with Israel (Elder of Ziyon) - "The entire thing is theatre. Abbas used the committee to pretend that he will do something he has no desire or interest in doing, but it is meant to scare the West, just as his previous threats spook Western nations into pressuring Israel"; "Ha'aretz is probably wrong in the goal being to release prisoners or stop settlement activities, although that will be part of conversations with the West. The goal will be  to have Israel release the tax revenues that it has been withholding from the PA after its decision to go to the ICC to charge Israel with war crimes".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2015/03/political-pallywood-in-decision-to-stop.html
- Israel: No changes in ties with Palestinian Authority (AFP) - "Israel said ties with the Palestinian Authority remain unchanged Friday"; "Officials told Israel Radio Friday that civil and defense cooperation continue unimpeded"; "A source close to Palestinian Authority President Mahmoud Abbas told Israel Radio that the council’s decision was a recommendation only. Another Palestinian official said that Abbas must issue a presidential order ending the security cooperation with Israel".
http://www.timesofisrael.com/israel-no-changes-in-ties-with-palestinian-authority/

- Un document révèlerait les concessions de Netanyahu aux Palestiniens (Times of Israel) - "Le document est le résultat de négociations secrètes entre Israël et l’Autorité palestinienne qui ont eu lieu au cours du mandat précédent de Netanyahu comme Premier ministre entre 2009 à 2013".
http://fr.timesofisrael.com/un-document-revelerait-les-concessions-de-netanyahu-aux-palestiniens/
   "Un document rédigé par les responsables israéliens il y a quelques années qui détaille le cadre de négociations de paix avec les Palestiniens, semble indiquer que le Premier ministre Benjamin Netanyahu était disposé à faire des compromis significatifs, révèle Yedioth Ahronoth vendredi.
    Selon le document, Netanyahu aurait accepté de négocier un accord de paix sur la base des frontières de 1967 [i.e. ligne d'armistice de 1949], avec des échanges de terres ; de reconnaître les aspirations des Palestiniens à Jérusalem-Est ; d’évacuer les résidents des implantations de la Cisjordanie ; et permettre à ceux qui le souhaitent de rester sous le contrôle palestinien.
    Le document, selon Yedioth, est le résultat de négociations secrètes entre Israël et l’Autorité palestinienne qui ont eu lieu au cours du mandat précédent de Netanyahu comme Premier ministre entre 2009 à 2013. Ces négociations – entre l’émissaire de Netanyahu, Yitzhak Molcho, et le confident du président de l’AP Mahmoud Abbas, Hussein Agha – ont tenté de dresser le cadre de pourparlers de paix plus complets.
   « Les parties acceptent que la Palestine sera un Etat indépendant et souverain dans un territoire durable qui correspondra à la taille du territoire contrôlé par l’Egypte et la Jordanie avant le 4 juin 1967 », affirme le document. « L’accord pour l’établissement de la Palestine résoudra toutes les questions liées aux statuts, dont les questions des implantations. Les Israéliens qui choisiront de garder leur résidence dans l’Etat de la Palestine vivront sous la loi palestinienne, poursuit-il. Un retrait complet des forces israéliennes du territoire de la Palestine sera mis en place par étape. Les dernières troupes des forces israéliennes partiront lorsque les dernières étapes d’un accord prendront effet ».
    Le document ne considère pas Jérusalem-Est comme capitale de la Palestine – et cela n’aurait pas été le cas après le début des négociations – mais il précise que « toute solution doit tenir compte des liens historiques, sociaux, culturels et émotionnels des deux peuples à la ville, et devra protéger les Lieux saints ». Yedioth a également signalé que le document « ouvre la voie » à un « droit au retour » palestinien limité sur une base individuelle, mais aucune citation directe du document à ce sujet n’a été révélée. Le « droit au retour » fait référence aux droits des descendants d’anciens résidents arabes de l’Israël d’aujourd’hui à retourner dans leurs foyers. [...]"

- Abbas: Palestinians won't accept Jewish state, Khaled Abu Toameh (JP)
http://www.jpost.com/Middle-East/Abbas-Palestinians-wont-accept-Jewish-state-Islamization-of-struggle-in-Mideast-392910
   "Palestinian Authority President Mahmoud Abbas reiterated on Wednesday his refusal to recognize Israel as a Jewish state but said the Palestinians are prepared to return to the negotiating table. “We won’t accept a Jewish state and the Islamization of the struggle in the Middle East,” Abbas said in a speech before the PLO Central Council in Ramallah. “We are moderate Muslims. We are also against the Jewish state because of the many things it would mean in the future. We are against a temporary [Palestinian] state.” [...]"

- Fighting Israel and Martyrdom-death promoted by Abbas' Fatah (PMW)
http://www.palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=14241
   "The Palestinian Authority and Fatah both promote the use of violence against Israel and the ideal of dying as "Martyrs" for "Palestine," as has been documented numerous times by Palestinian Media Watch.
    In a recent post on Facebook, Abbas' Fatah movement reiterated its admiration and support for those who become "Martyrs," presenting this as a good deed for the future of Palestinians. In a greeting, Fatah wrote: "Good morning, Martyrs of Palestine, who are watering our roots with their blood, so that they will grow into a fruitful tree." The greeting further addressed the Palestinian "resolute mothers," who sacrifice their children for their people when they "give away what they hold most dear" [...]"


Iran
- Le discours de Nétanyahou au Congrès est visible ici :
- Zarif: The Netanyahu regime ‘should be annihilated’ (Times of Israel)
http://www.timesofisrael.com/zarif-the-netanyahu-regime-should-be-annihilated/
   "[...] When the NBC interviewer quoted the text of Khamenei’s tweet last year — “This barbaric wolf-like and infanticidal regime of Israel which spares no crime, has no cure but to be annihilated” — and asked Zarif whether he understood why Jews and others “would take umbrage at that kind of language,” the foreign minister said no, “Because this is a regime — we’re talking about Mr. Netanyahu — who has butchered innocent children in Gaza. We are not talking about annihilation of Jews. We never have, we never will. Because if we wanted to annihilate Jews, we have a large number of Jewish population in Iran who not only live in the country in peace, but, in fact, have a representative in Iranian parliament allocated to them.”
    Pressed repeatedly, Zarif then insisted, “We don’t want to annihilate. We don’t want to annihilate anybody.” But then he said that the Khamenei tweet referred to the Netanyahu regime, and that the supreme leader was saying “it should be annihilated. That this regime is a threat, is a threat. A regime that engages in the killing of innocent children, a regime that engages in acts of aggression.” Still, he went on, “we are not invading, we are not threatening anybody.” [...]"
- Pour l'Iran, Israël est le "principal danger pour la région" (AFP)
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/pour-l-iran-israel-est-le-principal-danger-pour-la-region_1657847.html
   "Retour à l'envoyeur. Le président iranien Hassan Rohani a accusé mercredi Israël d'être la "source du principal danger pour la région". Une réponse aux déclarations effectuées par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, mardi au Congrès. [...] "Ce régime qui est lui-même le plus criminel et (...) terroriste prétend parler de paix et de dangers futurs alors qu'il est lui-même la source du principal danger pour la région", a réagi le président iranien en marge d'un Conseil des ministres, selon l'agence Isna. [...] Hassan Rohani a ajouté que le "monde voit avec satisfaction les progrès dans les négociations entre l'Iran et le groupe 5+1 (...) et seul un régime (...) est mécontent et en colère". [...]"

- Amid the criticism, Netanyahu also signaled some readiness for compromise (Times of Israel) - "PM intimated he was no longer demanding zero enrichment capabilities for Iran, and said he’d back a deal Israel ‘may not like, but could live with’."
http://www.timesofisrael.com/netanyahu-bashes-iran-deal-but-no-longer-demands-zero-enrichment/

- Obama needs to answer Netanyahu, Dennis Ross (counselor at the Washington Institute for Near East Policy, was a key White House adviser to President Obama on Iran from 2009 to 2011 and Mideast peace envoy for two previous administrations) - "While the Obama administration is unlikely to accept his argument that it should simply negotiate better and harder, it should not dismiss the concerns Netanyahu raises about the emerging deal. Indeed, the administration's argument that there is no better alternative than the deal it is negotiating begs the question of whether the prospective agreement is acceptable".
http://www.usatoday.com/story/opinion/2015/03/04/netanyahu-iran-nuclear-deal-ross/24362743/
   "Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu made a strong case to the Congress about why he thinks the potential agreement with Iran on its nuclear program is a "very bad deal."
    Leaving aside his fears that lifting sanctions will provide Iran more resources to pursue trouble-making in the Middle East, the prime minister worries that a deal that permits Iran to be a threshold nuclear state will not prevent it from acquiring nuclear weapons but actually pave the way for it to do so.
    Netanyahu believes the break-out time for producing weapons-grade uranium will inevitably be too short— indeed, less than the year President Obama speaks about — and that inspections of the Iranian program will necessarily be too limited and, in any case, promise no action in the face of violations.
    Worse, Iran will be treated similar to Japan or the Netherlands after the agreement expires in 10 years to 15 years, permitting Iran to build tens of thousands of centrifuges and enabling it to produce a weapon at a time of its choosing.
    Accepting the mantra that "no deal is better than a bad deal," Netanyahu offers the alternative of insisting on better terms and increasing the pressure on the Iranians until a more credible agreement is reached. He does not fear the Iranians walking away from the negotiating table because, in his words, they need the deal more than the U.S. and its partners.
    While the Obama administration is unlikely to accept his argument that it should simply negotiate better and harder, it should not dismiss the concerns Netanyahu raises about the emerging deal. Indeed, the administration's argument that there is no better alternative than the deal it is negotiating begs the question of whether the prospective agreement is acceptable.
    And, here, the administration needs to explain why the deal it is trying to conclude actually will prevent Iran from getting nuclear weapons for the lifetime of the agreement and afterwards. It needs to explain why the combination of the number and quality of centrifuges, their output, and the ship-out from Iran of enriched uranium will, in fact, ensure that the break-out time for the Iranians will not be less than one year. Either this combination adds up or it does not, but there should be an explicit answer to Netanyahu's charge that Iran will be able to break out much more quickly.
    Similarly, there should be an answer on how the verification regime is going to work to ensure that we can detect, even in a larger nuclear program, any Iranian violation of the agreement. The issue of verification is critical not just because Iran's past clandestine nuclear efforts prove it cannot be trusted, but also because the administration has made a one-year break-out time the key measure of success of the agreement. But we can be certain that Iran will be one year away from being able to produce a bomb's supply of weapons-grade uranium only if we can detect what they are doing when they do it.
    Obviously, detection is only part of the equation. We cannot wait to determine what we will do about violations when they happen. Iran must know in advance what the consequences are for violations, particularly if we want to deter them in the first place. This clearly goes to the heart of Netanyahu's concerns: If he had high confidence that we would impose harsh consequences in response to Iranian violations, including the use of force if we caught Iran dashing toward a weapon, he would be less fearful of the agreement he believes is going to emerge.
    But he does not see that, and he fears that, as with past arms control agreements, we will seek to discuss violations and not respond to them until it is too late. The administration should address this fear and prove it means what it says by spelling out different categories of violations and the consequences for each — and then seek congressional authorization to empower this president and his successors to act on these consequences.
    If applied also to Iranian moves toward a nuclear weapon after the expiration of the deal, the administration would truly be answering the most significant of the concerns that Netanyahu raised. Maybe then, this episode of U.S.-Israeli tension would be overcome."

- The White House must respond to Netanyahu’s important new proposal, Alan Dershowitz (Felix Frankfurter Professor of Law at Harvard Law School) - "Instead of attacking the messenger, as the White House has done, the administration now has an obligation to engage with Netanyahu in the marketplace of ideas, rather than in a cacophony of name-calling, and to respond to Netanyahu’s argument on its merit. There may be persuasive responses, but we have not yet heard them".
http://www.jpost.com/Opinion/The-White-House-must-respond-to-Netanyahus-important-new-proposal-392909
   "I was in the House gallery when Prime Minister Benjamin Netanyahu delivered a logical and compelling critique of the deal now on the table regarding Iran’s ambitions to obtain nuclear weapons. He laid out a new fact-based proposal that has shifted the burden of persuasion to the White House.
    His new proposal is that “If the world powers are not prepared to insist that Iran change its behavior before a deal is signed, at the very least they should insist that Iran change its behavior before a deal expires.” His argument is that without such a precondition, the 10-year sunset provision paves, rather than blocks, the way to an Iranian nuclear arsenal, even if Iran were to continue to export terrorism, to bully nations in the region and to call for the extermination of Israel.
    With logic that seems unassailable, Netanyahu has said that the alternative to this bad deal is not war, but rather “a better deal that Israel and its neighbors might not like, but which we could live with, literally.” Netanyahu then outlined his condition for a better deal: namely that before the sun is allowed to set on prohibiting Iran from developing nuclear weapons, the mullahs must first meet three conditions: stop exporting terrorism, stop intruding in the affairs of other countries, and stop threatening the existence of Israel.
    If the mullahs reject these three reasonable conditions, it will demonstrate that they have no real interest in joining the international community and abiding by its rules. If they accept these conditions, then the sunset provision will not kick in automatically but will require that Iran demonstrate a willingness to play by the rules, before the rules allow it to develop nuclear weapons.
    Instead of attacking the messenger, as the White House has done, the administration now has an obligation to engage with Netanyahu in the marketplace of ideas, rather than in a cacophony of name-calling, and to respond to Netanyahu’s argument on its merit. There may be persuasive responses, but we have not yet heard them.
    The decision to accept or reject a deal with Iran over its nuclear weapons program may be the most important foreign policy issue of the 21st century. Many members of Congress, perhaps most, agree with the prime minister of Israel, rather than with the president of the United States, on this issue. Under the system of separation of powers, Congress is a fully co-equal branch of the government, and no major decision of the kind involved in this deal should be made over its opposition. Perhaps the president can persuade Congress to support this deal, but it must engage with, rather than ignore, the duly elected representatives of the people.
    The administration and its supporters, particularly those who boycotted the prime minister’s speech, focus on the so-called lack of protocol by which Netanyahu was invited by the speaker of the House. Imagine, however, the same protocol for a speaker who favored rather than opposed the current deal. The White House and its supporters would be welcoming a prime minister who supported the president’s deal, as they did British Prime Minister David Cameron, when he was sent in to lobby the Senate in favor of the administration’s position. So the protocol issue is largely a pretext. The administration is upset more by the content of Netanyahu’s speech than by the manner in which he received the invitation.
    This is too important an issue to get sidetracked by the formalities of protocol. The speech has now been given. It was a balanced speech that included praise for the president, for the Democrats, for Congress and for the American people. Prime Minister Netanyahu was at his diplomatic best. In my view, he was also at his substantive best in laying out the case against the administration’s negotiating position with regard to Iran, especially the unconditional sunset provision.
    The administration must now answer one fundamental question: Why would you allow the Iranian regime to develop nuclear weapons in 10 years, if at that time it were still exporting terrorism, bullying its Arab neighbors and threatening to exterminate Israel? Why not, at the very least, condition any “sunset” provision on a change in the actions of this criminal regime? The answer may be that we can’t get them to agree to this condition. If that is the case then this is indeed a bad deal that is worse than no deal. It would be far better to increase economic sanctions and other pressures, rather than to end them in exchange for a mere postponement of Iran obtaining a nuclear arsenal.
    There may be better answers, but the ball is in Obama’s court to provide them, rather than to avoid answering Netanyahu’s reasonable questions by irrelevant answers about “protocol” and personal attacks on the messenger. Israel deserves better. The world deserves better. The American people deserve better. And Congress deserves better. [...]"


Europe

- Dérapage antisémite à l’ULB (vidéo) (Le Soir) - "Des étudiants juifs ont été traités de « terroristes » et de « fascistes » et désignés à l’opprobre des autres étudiants".
http://www.lesoir.be/812712/article/actualite/belgique/2015-03-05/derapage-antisemite-l-ulb-video
   "Un vent mauvais souffle sur l’ULB. Mercredi, des étudiants juifs ont été conspués par des militants du cercle BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) qui avaient dressé un « Mur » sur le campus du Solbosch pour s’insurger contre l’occupation des territoires palestiniens par Israël. Des étudiants juifs ont été traités de « terroristes » et de « fascistes » et désignés à l’opprobre des autres étudiants.
    La Ligue Belge contre l’Antisémitisme a décidé de déposer une plainte pour infraction à la loi de 1980 sur le racisme. « Il s’agit d’un dérapage antisémite. Ces étudiants ont été stigmatisés en raison de leur état de Juif, constate Joël Rubinfeld, le président de la LBCA. Nous en avons assez que BDS colle une étoile jaune sur les étudiants juifs de l’ULB. Le campus doit demeurer un sanctuaire. BDS a été reconnu comme cercle universitaire par l’ULB. Nous espérons que l’ULB prendra ses responsabilités ».
    L’Union des Étudiants juifs de Belgique (UEJB) a, pour sa part, dénoncé « le climat de haine antisémite que le mouvement de boycotte anti-israélien (BDS) fait régner sur nos campus universitaires sous couvert ‘d’antisionisme’ ». L’UEJB de l’ULB qui a publié une vidéo des incidents sur son compte facebook. (voir ici)"
- L'ULB convoque deux cercles estudiantins suite à un incident antisémite (7 sur 7) - "Dans le cadre de l'Israeli Apartheid Week organisée sur le campus du Solbosch, des militants du cercle BDS ont dressé mercredi un "Mur" afin de dénoncer l'occupation des territoires palestiniens par Israël. Des étudiants juifs ont été pris à partie par des militants et traités de "terroristes, fascistes et sionistes"."
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/2241631/2015/03/05/L-ULB-convoque-deux-cercles-estudiantins-suite-a-un-incident-antisemite.dhtml

- 'Fight the Jewish scum!' Shocking anti-Semitism on streets of BRITAIN as Jewish journalist is spat at, abused and even stalked... and the same happens in Copenhagen (Daily Mail) - "following an experiment by Israeli Zvika Klein on the streets of Paris, British journalist Jonathan Kalmus decided to test the levels of prejudice in two British cities with shocking results. Volunteers in Copenhagen and Rome also suffered some abuse, as well as welcoming reactions, while Jewish journalists in Stockholm and Berlin walked for hours without incident". Voir la vidéo (d'environ 4mn) sur le site.
http://www.dailymail.co.uk/news/article-2964984/Fight-Jewish-scum-Shocking-anti-Semitism-streets-BRITAIN-Jewish-journalist-spat-abused-stalked-happens-Copenhagen.html

- « Jihadi John » : comment le timide collégien est devenu bourreau de l’EI, Philippe Bernard (Le Monde) - "Son enfance au sein d’une famille de la classe moyenne, sa scolarité en apparence réussie semblent contredire les explications « sociales » de la radicalisation islamiste" ; "Dès l’âge de 13 ans, il aurait fréquenté un gang de jeunes commettant des cambriolages pour financer des départs au djihad".
http://www.lemonde.fr/international/article/2015/03/06/jihadi-john-comment-le-timide-collegien-est-devenu-bourreau-de-l-ei_4588544_3210.html

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