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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 09:43
France

- Jérôme Guedj, cible d’un corbeau antisémite : Bienvenue au club !, Luc Rosenzweig (Causeur) - "Qu’il me permette de lui faire amicalement part de mon expérience en la matière, celle d’un homme qui a l’âge de ses parents, et occupé une position publique, certes moins prestigieuse que la sienne, mais tout de même de nature à vous exposer à l’activité de ce genre de correspondants importuns".
http://www.causeur.fr/jerome-guedj-antisemitisme-ps,23964
   "Jérôme Guedj, député PS et président du Conseil général de l’Essonne, a fait le buzz de cette prérentrée politique en twittant le fac-similé d’un courrier antisémite à lui adressé [voir image sur le site]. Ce tweet a immédiatement fait le tour des rédactions en ligne des grands médias, à l’affût de toute nouvelle naissance issue du ventre encore fécond de la bête immonde.
    [...] pourtant, à quarante-et-un ans, dont une vingtaine consacrée à la vie politique active, Jérôme Guedj ne se souvient que de trois attaques à caractère plus ou moins antisémite dont il aurait été victime dans le cadre de sa vie publique. Il faut préciser que ce brillant sujet, issu d’un milieu modeste de juifs pieds-noirs (il est né à Pantin, c’est dire !) a effectué un parcours républicain exemplaire. Issu du collège Diderot, d’Aubervilliers dans le 9-3, il intègre Sciences-Po Paris, puis l’ENA, bien avant que les mesures de discrimination positive instaurées par feu Richard Descoings ne favorisent l’entrée des jeunes des cités dans les temples de l’élitisme. De son judaïsme, Guedj s’est bien gardé de faire un étendard, ni dans le registre de la victimologie, ni dans celui de la « jewish pride » : on chercherait en vain, dans ses interventions publiques ou ses écrits, des propos pouvant être influencés ou même mis en relation avec ses origines. Certes, il est entré en politique par le canal de SOS-Racisme à l’époque où Julien Dray en était le patron, comme Harlem Désir ou Malek Boutih, mais la dénonciation systématique de l’antisémitisme n’a jamais été sa tasse de thé. Pas plus que la défense, au sein du PS, de positions moins défavorables à Israël que celles de la direction du Parti, telles qu’elles s’expriment, par exemple au sein du Cercle Léon Blum dont il ne fut jamais membre, à la différence de Julien Dray, DSK ou Pierre Moscovici. Figure éminente de la «  Gauche socialiste », on ne l’a jamais entendu se démarquer des membres de son courant soutenant le boycott des produits israéliens. Si cela n’était devenu un gros mot dans le vocabulaire de la gauche d’aujourd’hui, on pourrait donc le créditer d’un parcours d’assimilation réussi, dont les racines plongent jusqu’au décret Crémieux faisant de ses ancêtres juifs d’Algérie des citoyens français à part entière.
    C’est peut-être ce qui provoque son étonnement désolé lors de la réception du misérable billet dont il nous a donné connaissance : «  me faire ça, à moi, qui ne suis ni religieux ni sioniste militant, c’est trop inzuste ! » se lamente notre Caliméro du Palais-Bourbon.
    Qu’il me permette de lui faire amicalement part de mon expérience en la matière, celle d’un homme qui a l’âge de ses parents, et occupé une position publique, certes moins prestigieuse que la sienne, mais tout de même de nature à vous exposer à l’activité de ce genre de correspondants importuns.
    Pendant toutes les années où j’ai exercé des fonctions dans la presse nationale, à Libération, puis au Monde, je n’ai abordé qu’exceptionnellement des sujets réputés sensibles pour quelqu’un portant un patronyme indubitablement juif : un dossier en 1979 dans Libération , sur la diffusion sur Antenne 2, du feuilleton Holocauste, et un reportage en Israël pour ce même journal lors de l’arrivée des Falashas en 1983, et c’est à peu près tout. Au  Monde , je me suis bien gardé de me mêler de ces sujets, non que je n’eusse pas envie de m’y consacrer, car les questions du Proche-Orient me fascinaient, mais en raison d’un tout bête scrupule déontologique. Mon approche du conflit israélo-arabe était, de mon point de vue de l’époque, plus passionnelle que rationnelle, et en conséquence, je ne m’estimais pas autorisé à utiliser un grand organe de presse comme vecteur clandestin d’opinions personnelles. Un attitude confinant d’ailleurs au masochisme, car je pouvais observer, que dans un bureau voisin du service international, un gang de Levantins responsables de la rubrique Proche et Moyen-Orient, composé d’un juif antisioniste, d’un Arménien et d’un Grec arabolâtres, tous trois originaires d’Egypte menait sans vergogne une campagne résolument hostile à l’Etat juif, non exempte de manipulations ni de crapuleries journalistiques, sans que la direction du journal ne s’en émeuve…
    (Il faut préciser, par souci de justice qu’à partir du milieu des années 80, Jacques Amalric, chef du service étranger, s’efforça de corriger ces biais. Après son départ, en 1992, le « quotidien de référence » reprit son antienne anti-israélienne en l’adaptant au goût du jour.)
    Or, c’est durant cette période que j’ai reçu le plus abondant courrier à caractère antisémite de mon existence : plus d’une cinquantaine de lettres de tout acabit, de la haine antijuive maurrassienne écrite d’une main tremblée de vieillard aux diatribes post soixante-huitardes maquillant l’antisémitisme sous des oripeaux antisionistes. J’ai conservé ces lettres, et met ce corpus à la disposition d’éventuels chercheurs travaillant sur l’antisémitisme en France dans le dernier quart du siècle dernier. J’en ai conclu que l’irritation de mes correspondants résultait non pas de prises de positions concernant la situation des juifs en France ou ailleurs dans le monde, Israël compris. Ils m’en voulaient beaucoup plus de mon culot de petit juif, venu  d’on ne sait où, de faire preuve d’expertise sur des sujets  comme la politique allemande, l’Union européenne, l’OTAN…
    La preuve : lorsque, touché par l’âge de la retraite, je me  suis libéré de ce devoir de réserve auto-imposé, et écrivait plusieurs livres plutôt engagés en faveur des juifs et d’Israël, j’ai été négligé par les corbeaux habituels. On m’attaquait, certes, mais à cause des idées exposées, et non pas es qualités. J’ai même l’impression d’avoir inspiré quelque crainte, comme si ces paranoïaques supposaient que je puisse bénéficier d’une protection rapprochée de Tsahal ou du Mossad !
    Alors, cher Jérôme Guedj, si ces courriers te chagrinent, un seul remède : vas-y carrément dans la juiverie triomphante (demande conseil à ton nouveau collègue Meyer Habib, il est très bon dans le genre). Envoie, si ce n’est déjà fait, des cartes de vœux de Rosh Hashana à tous les yids ahskénazes et sépharades de votre circo (dépêche-toi, c’est le 4 septembre !). Prends, l’an prochain tes vacances à Netanya, en tweetant tous les jours des tofs de ta famille sur la plage. Fais-toi photographier avec Shimon Pérès, car  je concède que Netanyahou ce serait contreproductif vu ton positionnement politique. Si cela te paraît trop dur, alors jette discrètement au panier les lettres du même acabit que ton coup de blues ne va pas manquer de susciter. Bonne année 5774 quand même !"


Israël

- Israël : dans le nord les habitants cherchent toujours des masques à gaz, Michael Blum (AFP) - "On a déjà reçu des missiles dans le nord, mais cette fois, si Assad en envoie avec des produits chimiques, on ne peut pas prendre ça à la légère".
http://fr.news.yahoo.com/isra%C3%ABl-nord-habitants-cherchent-toujours-masques-%C3%A0-gaz-094812920.html


Gaza & Hamas

- L'Egypte établit une zone tampon avec Gaza, selon le Hamas, Nidal al-Mughrabi (Reuters)
http://fr.news.yahoo.com/legypte-%C3%A9tablit-une-zone-tampon-avec-gaza-selon-125636744.html
   "Les forces de sécurité égyptiennes ont détruit une vingtaine de maisons à la frontière avec la bande de Gaza, ont dit mardi des habitants, dans le cadre de ce que le Hamas, au pouvoir dans l'enclave palestinienne, présente comme une opération visant à créer une zone tampon pour l'isoler. [...]
    "Nous rejetons l'idée même d'une zone tampon. Il ne devrait pas y avoir de zone tampon entre deux frères et deux pays amis", a déclaré Ehab al Ghsain, un porte-parole du Hamas à Gaza. De source militaire égyptienne, on confirme l'intensification des opérations contre les tunnels, mais on assure n'avoir reçu aucune instruction visant à établir un "no man's land" dans la zone frontalière.
    Un habitant dit avoir compté au moins 17 maisons détruites dans un rayon de 700 m de la frontière. "L'armée ordonne aux gens de partir de chez eux, puis elle détruit leur maison en leur laissant le soin de trouver un nouveau logement, dans leur famille ou chez des amis", a-t-il témoigné par téléphone.  De Gaza, on entend les haut-parleurs des mosquées situées côté égyptien appeler la population à résister à l'entreprise de démolition de l'armée.
    Le nouveau pouvoir cairote accuse le Hamas, émanation des Frères musulmans dont est issu Mohamed Morsi, d'appuyer les militants islamistes qui ont multiplié les attaques ces dernières semaines contre les forces de sécurité, tuant plusieurs dizaines de policiers et soldats. [...]"

- As Egypt blocks access, Gazans turn to Israel for outlet, Elhanan Miller (Times of Israel)
http://www.timesofisrael.com/as-egypt-blocks-access-gazans-increasingly-turn-to-israel-as-outlet/
   "Israel is increasingly replacing Egypt as a source of commodities to the Gaza Strip and as an outlet for its civilian traffic, following an intensification of Egypt’s crackdown on smuggling tunnels along its border with the Gaza Strip, new data indicates.
    The number of citizens exiting Gaza for Egypt through the Rafah border crossing dropped by 69 percent in July as compared to the previous six months, the Israeli organization Gisha, which deals with Palestinian freedom of movement, revealed on Sunday. The number of entries into Gaza from Egypt has also dropped by 51 percent. In parallel, the number of Gaza residents entering Israel in July through the Erez border crossing increased by an average of 29%; with the sharpest increase (62%) comprising civilians traveling on business and for family unification, and others seeking medical treatment or commerce. [...]
    According to some estimates, up to 90 percent of Gaza’s once-thriving smuggling industry has been destroyed by the Egyptian army, and the Rafah border crossing has remained shut 29 percent of the time. In its report, Gisha also revealed a sharp increase in the import of fuel and cooking gas to Gaza  through the Kerem Shalom crossing with Israel. As the import of gasoline through the tunnels decreased in July by 46 percent, the import of cooking gas by 68 percent, and the import of basic food products by 46 percent; the total quantity of equivalent goods imported from Israel through Kerem Shalom increased in July by 38 percent. [...]"

- Gaza fuel shortage may cause power plant shut down, Ilan Ben Zion (Times of Israel) - "Hamas energy authority warns of possible ‘humanitarian disaster’ unless flow of gasoline from Egypt restarts".
http://www.timesofisrael.com/gaza-fuel-shortage-may-cause-power-plant-shut-down/


"Processus de paix"

- Un dirigeant palestinien juge vains les pourparlers avec Israël, Ali Sawafta (Reuters)
http://fr.news.yahoo.com/un-dirigeant-palestinien-juge-vains-les-pourparlers-avec-081206429.html
   "Les pourparlers entre Palestiniens et Israéliens ne mènent nulle part et ne déboucheront sur aucun résultat si les Etats-Unis n'accentuent pas leur pression, a estimé mercredi Yasser Abed Rabbo, l'un des principaux dirigeants palestiniens. "Ces négociations sont vaines et n'aboutiront à aucun résultat", a affirmé à la radio La Voix de la Palestine ce conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas. "Je ne m'attends à aucun progrès, à moins d'une immense et puissante pression américaine, comme celle exercée par l'Amérique dans le dossier syrien", a-t-il ajouté.
     Le dialogue direct entre Israël et les Palestiniens a repris fin juillet sous l'égide de Washington après trois ans d'interruption. Un responsable israélien appartenant à l'entourage du Premier ministre Benjamin Netanyahou a refusé de commenter les propos de Rabbo et rappelé que les deux parties avaient accepté que seuls les Etats-Unis soient autorisés à évoquer l'évolution des pourparlers.
    Le département d'Etat a fait savoir dimanche que l'émissaire américain pour la paix au Proche-Orient, Martin Indyk, avait pris part à une réunion de travail des deux délégations. "Les délégations israéliennes et palestiniennes se réunissent sans arrêt depuis que les négociations sur le statut définitif (de la région) ont repris le 29 juillet", a déclaré Jen Pskai, porte-parole du département d'Etat. [...]"

- Israelis and Palestinians meet for fresh round of talks, Stuart Winer (Times of Israel) - "No agreement yet on final status issues, and no official statements on what each side is offering".
http://www.timesofisrael.com/israelis-and-palestinians-meet-for-fresh-round-of-talks/
- Even with Syria on world’s mind, Israel-Palestinian talks continue apace (JP) - "Livni and Erekat to meet for sixth round of talks on Tuesday; Palestinian official in Ramallah says that the PA has threatened to pull out of the negotiations because of Israel’s refusal to halt settlement construction".
http://www.jpost.com/Diplomacy-and-Politics/With-Syria-on-worlds-mind-Israel-Palestinian-talks-continue-apace-325134

- ‘Israel offered intact settlements as part of peace deal’, Josef Federman (AP) - "the idea of a Palestinian state in temporary borders has gained appeal with the Israelis".
http://www.timesofisrael.com/israel-offered-intact-settlements-as-part-of-peace-deal/
   "Israel has proposed leaving intact dozens of Jewish settlements and military bases in the West Bank as part of a package to establish a Palestinian state in provisional borders, a Palestinian official told The Associated Press on Wednesday, in the first detailed glimpse at recently relaunched peace talks. The official said the proposal is unacceptable to the Palestinians, underscoring the tough road ahead as the sides try to reach an agreement ending decades of conflict. The official spoke on condition of anonymity because Israel and the Palestinians have pledged to US Secretary of State John Kerry not to discuss the content of their talks with the media — a pledge that has largely held up until now.
    [...] the idea of a Palestinian state in temporary borders has gained appeal with the Israelis. Such a deal could give the Palestinians independence, while leaving the thorniest issues, such as the fate of Jerusalem and the status of millions of Palestinian refugees and their descendants, to later negotiations. The Palestinians reject any notion of a provisional agreement, fearing that a temporary arrangement that falls short of their dreams will become permanent. [...]
    The Palestinian official said formal talks on borders have not yet started, and that negotiations have focused on security matters. He said the Israelis want to retain control of the West Bank’s border with Jordan, keep early-warning stations on hilltops, and retain military bases near the Jordanian border. “Israel is using the issue of security to take land,” he said. “From the general discussions we had in the last couple of weeks, the Israelis have shown no intention to dismantle any settlement.” He said the current proposals indicated that Israel would seek to retain control over about 40 percent of the West Bank. “They said, ‘Let’s discuss a state with provisional borders.’ We said, ‘Let’s agree on a state based on the 1967 borders first, and then we can agree on having this state in phases.” [...]
    In a statement released for the Jewish new year holiday that began Wednesday evening, Netanyahu said he hoped the talks would succeed. “We seek to advance peace with the Palestinians while maintaining our security and ensuring that the peace will be a real and enduring peace. Not a ceremony, not an agreement that we celebrate for two minutes and then collapse,” the statement said. “We want a real, genuine and enduring peace and this must be anchored in recognition of Israel as a Jewish state and in our security. This is what ultimately is needed.” [...]"
- Palestinian official: Israeli proposal for provisional borders unacceptable, Barak Ravid (Haaretz) - "Dozens of West Bank settlements and military bases would remain intact in Israeli proposal; Palestinians say Israel's security demands would take away 40 percent of West Bank lands; No comment from Israel".
http://www.haaretz.com/news/diplomacy-and-defense/1.545481

- Palestinian Authority to provide 'grants' for prisoners released from Israel, Khaled Abu Toameh (JP) - "Grants intended to honor prisoners' "sacrifices and in order to guarantee them a suitable standard of dignified living"."
http://www.jpost.com/Middle-East/Palestinian-Authority-to-provide-grants-for-prisoners-released-from-Israel-325176
- PA gives dignified life grant to 5,000 released prisoners (PMW)
http://www.palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=9675
   "The Palestinian Authority has announced that it plans to give 5,000 released security prisoners who served more than 5 years in Israeli prisons a Dignified Life Grant. The Head of the Statistics Department of the Ministry of Prisoners' Affairs, Abd Al-Nasser Farwaneh, said that the amount distributed would be "15 million American dollars." The PA's intention to use "American dollars" for released security prisoners, most of whom are convicted terrorists, was reported by the official PA daily the very same day that the US announced it was giving the PA "$148 million" - "American dollars" - for the PA's general budget. [...]"

- What More Must PA Do to Show Its Lack of Interest in Peace?, Evelyn Gordon (Commentary)
http://www.commentarymagazine.com/2013/09/02/what-more-must-pa-do-to-show-its-disinterest-in-peace/
   "Under pressure from his own party’s opposition to “normalization” with Israel, Palestinian Authority President Mahmoud Abbas yesterday canceled a meeting with Israeli Knesset members who had formed a caucus to support the recently revived peace talks. Normally, this would call the whole point of peace talks into question: Someone too scared of the anti-normalization thugs to host a meaningless gabfest with Israeli MKs isn’t likely to have the guts to sign a final-status agreement containing real Palestinian concessions. But in this case, anyone paying attention to Palestinian behavior since the talks began already knew they were nothing but a farce.
    The following are just a few of the steps Palestinians have taken over the last month to prove their lack of desire for peace:
    - The PA sent a letter to governments worldwide asserting that Israelis–all Israelis–are “terrorists” and “criminals,” whereas Palestinians who bomb school buses and Passover seders and murder elderly Holocaust survivors are “political prisoners” and “freedom fighters” who fight “in accordance to international law.” To say the least, that’s a novel interpretation of international law’s prohibition on deliberately targeting civilians.
    - The PA has already threatened to violate its promise not to pursue action against Israel in international forums while talks are continuing–the main promise it made in exchange for Israel’s phased release of 104 Palestinian prisoners. So what heinous Israeli “war crimes” and “anti-human racist acts” (to quote the PLO’s Executive Committee) sparked this threat? Announcing new construction plans in East Jerusalem neighborhoods and major settlement blocs that everyone knows will remain Israeli under any peace deal anyway–and which, as even Secretary of State John Kerry acknowledged, violates no Israeli promises.
    - This week, Abbas clarified that he won’t do any such thing until all 104 prisoners have been released. But once that irreversible concession has been pocketed, he promised to immediately resume UN action against Israel. In short, the talks are simply a vehicle for wringing more unilateral concessions from Israel.
    - After four years of refusing to talk to Israel at all, Abbas is now complaining that progress is impossible because the parties aren’t meeting often enough, and because he hasn’t yet met with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu–the very man whose repeated pleas for a meeting he steadfastly rejected during those four years. And also, of course, because America actually wants the sides to conduct bilateral negotiations: The Palestinians want trilateral negotiations, warning that talks are doomed if America doesn’t “play a direct role” and “assert itself in the peace process”–Palestinian-speak for forcing Israel to capitulate wholesale to Palestinian demands.
    - During a “peace mission” by the FC Barcelona soccer team, Palestinians vetoed Barca’s idea of playing an exhibition match against a joint Israeli-Palestinian team. They also refused to allow Israelis to attend Barca’s exhibition in Ramallah, even though Israel invited Palestinians to Barca’s exhibition in Tel Aviv-Jaffa. As one Israeli official noted, such behavior hardly promotes a spirit of “peace and reconciliation.”
    - Pressure from anti-normalization activists also forced two Arab businessmen to scrap plans to open a branch of an Israeli clothing chain in Ramallah. The PA made no effort to counteract this pressure, even though the store would have employed almost 150 Palestinians.
    I could go on, but the point seems clear: The PA has no interest whatsoever in making peace. So isn’t it about time for the world to stop pretending that it does?"


Egypte

- Egypte : huit combattants islamistes tués dans des raids sur le Sinaï (AFP)
http://fr.news.yahoo.com/egypte-huit-combattants-islamistes-tu%C3%A9s-raids-sina%C3%AF-111006629.html
   "Au moins huit combattants islamistes ont été tués et 15 autres blessés dans des frappes de l'aviation égyptienne mardi sur plusieurs villages du Nord-Sinaï, ont indiqué des sources de sécurité à l'AFP. Ces responsables ont affirmé que cette opération aérienne, "la plus importante de ce type dans le Sinaï" et qui se poursuivait à la mi-journée, visait des stocks d'armes et d'explosifs, ainsi que des maisons où se cachaient des jihadistes. [...] Les autorités affirment régulièrement avoir tué de nombreux "terroristes" au cours de ces opérations contre les groupes radicaux qui ont établi leur base arrière dans cette région majoritairement peuplée de bédouins aux relations difficiles avec le pouvoir central, théâtre en outre de multiples trafics le long de la frontière israélienne. [...]"
- El-Sissi’s army goes to war in the Sinai, Avi Issacharoff (Times of Israel) - "A ferocious helicopter assault, and efforts to establish a security zone, underlines Egypt’s determination to ‘clean out’ the Gaza border area".
http://www.timesofisrael.com/el-sissis-army-goes-to-war-in-the-sinai/

- L’Egypte s’amuse de la capture d’un « canard espion », Pierre Haski (Rue89) - "L’annonce samedi en Egypte de l’arrestation d’un « canard » équipé de matériel d’espionnage (israélien, qui d’autre ?) a fait sensation, avant de se révéler un vrai « canard », c’est-à-dire, dans le jargon journalistique ancien, une information bidon".
http://www.rue89.com/2013/09/02/legypte-samuse-capture-dun-canard-espion-245373


Syrie

- Hezbollah says it will hit Israel from within Syria, Stuart Winer (Times of Israel) - "Terror groups says it wants to avoid dragging Lebanon into clash that could be sparked by US strike against Damascus regime".
http://www.timesofisrael.com/hezbollah-says-it-will-hit-israel-from-within-syria/

- Israël s'inquiète des atermoiements de Washington sur la Syrie, Laurent Zecchini (Le Monde) - "Si l'attitude américaine dans le rapport de forces avec Damas revêt une telle acuité, c'est dans la mesure où elle risque de préfigurer ce que pourrait être celle de Barack Obama lorsque la menace iranienne deviendra d'actualité".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/09/04/israel-s-inquiete-des-atermoiements-de-washington-sur-la-syrie_3470986_3218.html
   "Face à l'échéance d'une intervention militaire menée par les Etats-Unis contre la Syrie, Israël joue un rôle incertain, qui tient d'abord à l'ambivalence de sa position : même si les dirigeants de l'Etat juif soutiennent le principe de frappes "punitives" contre le régime de Bachar Al-Assad, coupable d'avoir utilisé des armes chimiques contre sa population, ils ne sont pas certains de souhaiter le départ du président syrien, au risque de favoriser des groupes islamistes radicaux dont certains sont proches d'Al-Qaida.
    Ce débat-là, confirme Shlomo Brom, expert à l'Institut d'études stratégiques (INSS) de Tel-Aviv, n'est pas clos. "Certains responsables politiques, explique-t-il, défendent l'idée que la chute de Bachar affaiblira l'Iran, ce qui est dans notre intérêt ; alors que d'autres insistent sur le maintien de la stabilité à nos frontières avec la Syrie et le Liban, ce qui tend à plaider en faveur de la survie du régime." Dans l'immédiat, tous se rejoignent pour souligner que l'incertitude actuelle est dangereuse.
    Si le chef du gouvernement israélien, Benyamin Nétanyahou, a imposé le silence à ses ministres pour éviter des déclarations intempestives risquant de gêner la stratégie politique de Barack Obama au Congrès américain, il ne fait guère de doute que celle-ci est ressentie à Jérusalem comme le signe d'atermoiements et d'une irrésolution à Washington. "Israël s'attendait à une réplique militaire rapide et déterminée, analyse un haut diplomate israélien, et manifestement, cela s'effiloche. Ce délai est interprété dans tout le Proche-Orient comme une manifestation de faiblesse et une perte de crédibilité pour l'administration américaine, voire comme une carte blanche accordée aux dictateurs arabes pour utiliser toutes les armes à leur disposition."
   "C'est peut-être injuste, ajoute-t-il, parce que, en effet, Obama a besoin de conserver le soutien du Congrès, notamment s'il veut intervenir ultérieurement contre le programme nucléaire iranien, mais c'est ainsi que c'est perçu." Dans ce contexte, le jeu israélien à Washington est à la fois subtil et risqué : "D'un côté, le lobby pro-israélien doit soutenir la position de la Maison Blanche en faveur de l'intervention ; de l'autre, Israël ne doit pas apparaître comme ayant entraîné les Etats-Unis dans une nouvelle guerre au Proche-Orient", insiste notre interlocuteur.
    Les dirigeants israéliens sont conscients de la dégradation de l'influence des Etats-Unis dans la région depuis le début du "printemps arabe". Ils savent qu'ils ne peuvent peser sur le cours des événements en Syrie, mais s'inquiètent des retombées de frappes militaires contre le régime de Damas. Si celles-ci sont limitées et peu efficaces, Bachar Al-Assad pourra se targuer d'avoir résisté non seulement à son opposition armée, mais aussi à la toute-puissante Amérique. A contrario, une "punition" trop appuyée comporte le danger de changer l'équilibre des forces en Syrie, voire de provoquer la chute du régime.
    Si le premier scénario prévaut, assure Shlomo Brom, "Bachar aura moins de raisons de se livrer à des représailles contre Israël, parce qu'il sait que la riposte sera dévastatrice". Les experts israéliens notent qu'en 2007 et 2013, Tsahal a pu se livrer à des raids militaires en Syrie sans provoquer la moindre réaction de Damas et ils espèrent qu'il en sera de même si Washington se décide à intervenir. Pour autant, et bien qu'aucune fébrilité sécuritaire ne soit perceptible dans le pays, Israël se dit prêt à tous les scénarios, y compris celui de tirs d'armes chimiques contre son territoire.
    Les commentateurs optimistes défendent la thèse selon laquelle l'attentisme imposé par la Maison Blanche pourrait permettre d'ouvrir une "fenêtre d'opportunité" diplomatique permettant d'envisager – avec l'aide de la Russie – l'annihilation des stocks d'armes chimiques de Damas. Mais la question syrienne est, d'une certaine manière, secondaire pour l'Etat juif. Si l'attitude américaine dans le rapport de forces avec Damas revêt une telle acuité, c'est dans la mesure où elle risque de préfigurer ce que pourrait être celle de Barack Obama lorsque la menace iranienne deviendra d'actualité. Sans toujours trancher, tous les commentateurs israéliens s'interrogent : en dépit des assurances du chef de la Maison Blanche, Israël peut-il compter sur son meilleur allié ?
   "Il y a une profonde méfiance dans le pays, notamment parmi les responsables politiques, s'agissant de la détermination du président Obama d'envisager une action militaire contre l'Iran", constate M. Brom. "Si l'isolationnisme historique qui prévaut de façon récurrente à Washington l'emporte, il y aura des leçons à tirer", avance prudemment un diplomate israélien. Lesquelles ? M. Nétanyahou ne cesse de le répéter depuis des mois : Israël, in fine, ne doit compter que sur lui-même pour sa sécurité. En clair : envisager seul des frappes contre l'Iran.
    Sur ce point aussi, le débat n'est pas tranché : les sceptiques relèvent que si le président Obama hésite sur le dossier syrien, il hésitera plus encore à propos de l'Iran, une opération militaire potentiellement bien plus complexe. Les pragmatiques corrigent cette comparaison en soulignant que la menace d'un Iran nucléaire est sans commune mesure avec l'utilisation d'armes chimiques : parce qu'elle concerne toute la communauté internationale."

- La prophétie iranienne d'Obama, Amos Harel (Haaretz) - "Si, un jour, Netanyahu décide d’attaquer en Iran malgré les oppositions externes et internes, on pourra dire que le 31 août 2013 aura été une date cruciale dans sa prise de décision".
http://www.ambafrance-il.org/IMG/pdf/130904.pdf
   "A en croire le New York Times, qui a étudié le processus de prise de décision de l’administration américaine menant au report inattendu de la frappe en Syrie, la principale considération d’Obama est liée au dossier iranien. Le Président américain est persuadé qu’il aura besoin à l’avenir du Congrès s’il décide d’attaquer le programme nucléaire iranien. C’est la raison pour laquelle il ne souhaite pas – dans le contexte actuel - contourner le Sénat et la Chambre des Représentants pour toute décision concernant la Syrie.
    Si Obama décide finalement de lancer une attaque contre la Syrie, il aura besoin du soutien des sympathisants d’Israël pour obtenir l’aval du Congrès. Sans coalition internationale en faveur d’une frappe, Obama est arrivé à la conclusion qu’il lui faut un soutien politique interne. L’atout iranien est un argument de poids pour l’obtenir. Mais le report de toute attaque contre la Syrie a été perçu comme une mauvaise nouvelle par une autre coalition, celle qui, en Israël, regroupe des responsables sécuritaires plutôt qualifiés de « colombes » sur la question iranienne.
    A trois reprises (en 2010, 2011 et 2012), Netanyahu et Barak ont tenté de promouvoir une attaque israélienne autonome en Iran, malgré l’opposition des Américains. Et à chaque fois, ils ont été stoppés par un front comprenant les chefs de Tsahal, du Mossad, du Shin Beit et trois ministres du Forum des sept - Yaalon, Meridor et Begin. Et les mouvements de personnes dans ces organismes sécuritaires n’y ont rien changé : leurs successeurs affichent les mêmes opinions. Les opposants à une attaque israélienne évoquaient une raison essentielle touchant à nos relations privilégiées avec les Etats-Unis. Une opération militaire contraire aux intérêts américains, affirmaient-ils, portera gravement atteinte au soutien accordé par les Etats-Unis à Israël, d’autant plus qu’il y a encore une chance pour qu’Obama décide d’agir par lui-même.
    Si l’on suit attentivement les déclarations de Netanyahu sur le dossier iranien, l’on peut être assuré que depuis samedi soir, les deux hypothèses qui étaient déjà les siennes à son arrivée au bureau du premier ministre en 2009, se sont encore renforcées : Netanyahu est le seul à comprendre véritablement la menace iranienne et seul Israël (avec lui à sa tête) est capable d’écarter cette menace car on ne peut compter sur aucun autre pays pour le faire à notre place. Pour Israël, la décision d’Obama de s’adresser au Congrès n’est pas un problème en soi mais plutôt les zigzags constants du Président avant l’annonce de sa décision. Netanyahu a déjà dit à plusieurs reprises que les agissements des Américains en Syrie sont analysés à travers le prisme iranien.
    Si, un jour, Netanyahu décide d’attaquer en Iran malgré les oppositions externes et internes, on pourra dire que le 31 août 2013 aura été une date cruciale dans sa prise de décision."


Monde

- Wikipédia : thermomètre des sujets qui fâchent dans le monde, David Larousserie (Le Monde) - "Sur les 1 000 sujets "chauds" identifiés, 57 %, sur dix langues étudiées, portent sur les questions politique, religieuse et territoriale"... et on devine facilement lesquelles ;)
http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/09/02/wikipedia-thermometre-des-sujets-qui-fachent-dans-le-monde_3469924_1650684.html

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Published by Occam - dans Septembre 2013
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