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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 18:42
Protective Edge

- Gaza : Israël accepte de prolonger la trêve sans condition et sans limite (AFP) - "Israël ne voit aucun problème à ce que le cessez-le-feu soit prolongé sans condition".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/08/06/97001-20140806FILWWW00337-gaza-israel-accepte-de-prolonger-la-treve-au-dela-des-72-heures.php
- Israël prêt à prolonger la trêve, le Hamas nie tout accord (Reuters)
https://fr.news.yahoo.com/isra%C3%ABl-pr%C3%AAt-%C3%A0-prolonger-la-tr%C3%AAve-le-hamas-050832715.html
   "Les négociations indirectes entre Israël et le Hamas doivent se poursuivre jeudi au Caire alors que la trêve entrée en vigueur mardi soir tient toujours dans la bande de Gaza et que le gouvernement israélien a fait savoir qu'il était disposé à la prolonger. [...] "Israël s'est dit prêt à prolonger la trêve selon les termes actuels", a déclaré mercredi soir sous couvert d'anonymat un responsable israélien sans préciser la durée d'une éventuelle extension.
    Mais le Hamas a nié qu'un accord ait été conclu sur une prolongation du cessez-le-feu qui expirera vendredi soir. Moussa Abou Marzouk, un responsable de la branche politique du Hamas basé au Caire, où émissaires israéliens et palestiniens tentent de s'entendre sur une cessation durable des hostilités, a réagi sur son compte Twitter en affirmant qu'il n'y avait "pas d'accord" pour prolonger la trêve. "Une extension de la trêve de 72 heures n'a pas fait l'objet de discussions (mercredi au Caire)", a également déclaré Sami Abou Zouhri, le porte-parole du Hamas à Gaza.
    Dans la journée, un commandant des Brigades Ezzedine al Kassam, la branche armée du Hamas, a menacé de mettre fin aux discussions si aucun progrès n'était enregistré tant sur la levée du blocus de Gaza que sur la libération de prisonniers détenus par Israël, l'autre exigence des Palestiniens. "Si les conditions de la résistance ne sont pas respectées, l'équipe de négociateurs quittera Le Caire et ce sera à la résistance, sur le terrain, d'agir", a-t-il dit à Reuters.
    Côté israélien, Mark Regev, porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que "la question la plus importante était celle de la démilitarisation". "Nous devons empêcher le Hamas de se réarmer. Nous devons démilitariser la bande de Gaza", a-t-il dit.
    Sur ce point, le gouvernement israélien a reçu le soutien du secrétaire d'Etat américain John Kerry. "Ce que nous voulons faire, c'est soutenir les Palestiniens et leur envie d'avoir une vie meilleure, de pouvoir ouvrir les points de passage pour que la nourriture puisse entrer, pour reconstruire et avoir une plus grande liberté", a déclaré à la BBC le chef de la diplomatie américaine. "Mais cela doit s'accompagner d'un sens accru des responsabilités à l'égard d'Israël, ce qui signifie renoncer aux roquettes." [...]"
- Le Hamas menace de reprendre ses attaques ; pas d’accord au dernier jour de trêve (Times of Israel) - "Israël accepte une extension de cessez-le-feu, pas le Hamas ; mais celui-ci renonce à ses demandes immédiates d’un aéroport et d’un port maritime ; Obama : pas de sympathie pour le Hamas, mais le blocus de Gaza ne peut pas s’éterniser".
http://fr.timesofisrael.com/le-hamas-menace-de-reprendre-ses-attaques-pas-daccord-au-dernier-jour-de-treve/

- Hamas: We’ll resume attacks Friday morning if blockade not lifted (Times of Israel) - "Thousands demonstrate in Gaza, demand new strikes; Israel says it is poised to respond as needed".
http://www.timesofisrael.com/day-31-israel-okays-ceasefire-extension-hamas-does-not/
- Le Hamas tente de mobiliser à Gaza en appelant à l'intransigeance, Luc Mathieu (Libération)
http://www.liberation.fr/monde/2014/08/07/le-hamas-tente-de-mobiliser-a-gaza-en-appelant-a-l-intransigeance_1077114
   "Le membre du Hamas a beau hurler dans son micro, la foule ne grossit pas. Seules mille à deux milles personnes s’étaient déplacées en début d’après-midi pour participer au premier rassemblement organisé par le mouvement palestinien depuis le cessez-feu entamé mardi. Loin, très loin, des dizaines de milliers qui avaient fêté en novembre 2012 la fin de la précédente guerre, l’opération «Pilier de défense», achevée au bout d’une semaine.
   «Nos négociateurs doivent être forts, ils ne doivent accepter aucune concession, aucun retrait !», crie le membre du Hamas depuis une estrade installée au milieu de l’avenue Omar-el-Mokhtar, la principale de la ville de Gaza. Devant, lui, il y a surtout des drapeaux verts de son mouvement, quelques-uns blancs, de sa branche armée, les brigades Izz al-Din Al-Kassem, et quelques autres noirs, du Jihad islamique. «Résistance, résistance !», hurlent les participants.
    A l’ombre des arbres du terre-plein, Abdallah, un haut fonctionnaire du ministère des Finances, explique les négociations entamées il y a deux jours au Caire semblent «complexes». «Mais Israël doit comprendre que les combattants sont prêts à repasser à l’offensive, ils n’ont même pas quitté leur position. Nous les soutenons et continuerons à les soutenir, même si la guerre reprend, même s’il n’y a plus d’eau, plus d’électricité et que nous n’avons plus de maison.» [...]"

- Reporters grapple with politics, erratic sources in reporting Israeli/Gaza death toll, Paul Farhi (Washington Post)
http://www.washingtonpost.com/lifestyle/style/reporters-grapple-with-politics-erratic-sources-in-reporting-israeligaza-death-toll/2014/08/04/c02ab282-1c10-11e4-ae54-0cfe1f974f8a_story.html
   "How many people have been killed in Gaza and in Israel since the conflict between Hamas and Israel’s military began in early July? And who are the dead? As in any war zone, with its chaos and fast-moving events, the answers are difficult to know with precision. And as in any war zone, the answers emerging in Gaza are colored by charges of propaganda and media manipulation.
    Supporters of Israel say the raw casualty numbers coming from Gaza are suspect, both in size and in composition. They assert that the sources — the Hamas-controlled health ministry, pro-Palestinian groups, nongovernmental organizations — are partisan and have an incentive to inflate and distort the figures to influence international media accounts, and hence poison world opinion about Israel. Palestinian and non-state organizations counter that they are making a good-faith effort to account for the dead amid difficult circumstances. [...]
    The PCHR said 84 percent of those killed in Gaza were civilians; Israel sharply disputes this figure. An Israeli government official, who spoke on the condition of anonymity, said about half of those killed have been Hamas combatants, and the number could rise once Israeli intelligence sources vet all of names of those killed. This higher figure is consistent, he said, with what Israeli officials found in after-action investigations into Israel’s two most recent operations in Gaza, in late 2012 and in 2008-2009.
    The most widely quoted media source on casualties in Gaza is the health minister, Ashraf al-Kidra, who gathers his numbers from local hospitals in real time. Kidra, whose main office is at Al Shifa Hospital in Gaza City, generates his figures with the help of aides who sit in front of computers with phones and lists. One reporter describes Kidra, who produced casualty counts in the two previous Gaza conflicts, as “the only game in town.”
    But keeping up with the dead and injured isn’t easy amid the chaos in Gaza. At least some of the dead never go to a morgue and are never officially recorded; the intermittent bombardment compels families to bury their relatives as soon as possible. Reporters have described frantic scenes in morgues, with workers scribbling notes on pads as to keep up with incoming and outgoing, with dead and injured left in hallways or courtyards.
    A pro-Israeli group, the Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America (CAMERA), last month analyzed two weeks of casualty data released by the PCHR and found that 57 percent of the dead were males between the ages of 17 and 39. While it’s unclear whether these men were actually militants, the disproportionate number of young men of prime fighting age suggests that there may be more combatants among the dead than PCHR and other organizations have acknowledged, concluded Steven Stotsky, a senior analyst for CAMERA. “Journalists have a responsibility to convey this uncertainty to their audiences and not present figures provided by Hamas and Hamas-affiliated sources as unqualified fact,” Stotsky wrote. [...]"

- A reporter explains what it’s like being trapped in the Gaza propaganda war, Sudarsan Raghavan (Washington Post)
http://www.washingtonpost.com/blogs/worldviews/wp/2014/08/04/a-reporter-explains-what-its-like-being-trapped-in-the-gaza-propaganda-war/
   "I had just arrived outside the shattered remains of a large mosque in central Gaza City last week. It had been pulverized by an Israeli airstrike. There was rubble, glass and metal everywhere. But on a patch of ground in front of the structure, visible for everyone to see, was a small, dusty carpet. On top lay piles of burned, ripped copies of the Koran, Islam’s holy book.  The symbolism was obvious, almost too perfect. It was clear that someone had placed them there to attract sympathy for the Palestinian cause.  A television crew spotted the pile and filmed it. Mission accomplished. [...]
    In Gaza, it’s a different kind of manipulation, more raw, more visceral, and yet at the same time, more subtle than Israel’s media machine.
    Take the attack in the Beach Camp neighborhood of Gaza City last week. Hamas militants blamed an Israeli strike; Israel declared that Hamas accidentally fired a mortar into the neighborhood. Children had died. In the middle of the road, where the kids were killed, was a small pool of blood. At first glance, it evoked a sense of sadness and outrage. As I looked closer, I noticed a child’s slipper in the middle of the blood. The slipper was intact. There were no bloodstains. And next to the slipper, a black plastic toy gun. Again I noticed a television cameraman drawn to this powerful image. I moved on.
    Earlier that day in Shifa Hospital in Gaza City, as the dead and wounded were being rushed into the building, I saw a girl, no older than 7, dressed in a yellow and blue dress, speaking in front of a television camera. “Bring back my brother and father,” she cried, visibly upset. Her mother, seated next to her, whispered into her ear and nudged her. “They were kids,” the girl continued, following her mother’s coaching. “They were just playing. What is their crime, for Israel to target them? They are just kids.”
    A couple of days later, an Israeli airstrike obliterated the home of Hamas leader Ismail Haniyeh. By the time foreign reporters arrived, loyalists had placed his portrait on top of the rubble and firmly planted a green Hamas flag, evoking a sense of defiance."

- 450 news correspondents in Gaza, but very few journalists (Elder of Ziyon) - "over 450 correspondents were in Gaza - and yet almost none of them managed to film a Hamas rocket being launched, or seeing the damage from one falling short, or even any Hamas member, until the ceasefire. None of them reported about Hamas killing "collaborators" and making it look like they were killed by Israel. None of them reported about how Hamas was using the war to injure and eliminate its political rivals - something they've done before. Their reporting, by and large, was only parroting Hamas talking points".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2014/08/450-news-correspondents-in-gaza-but.html

- NDTV journalist: "How long do we self-censor because of fear" of Hamas? (Elder of Ziyon) - "The NDTV journalist who aired the video of a Hamas rocket being built and fired right next to his hotel room in Gaza has written about the episode, and it proves that most journalists in Gaza deliberately kept the truth from their audience".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2014/08/ndtv-journalist-how-long-do-we-self.html


Israël

- Gaza : pour Netanyahou, le Hamas est "responsable" des souffrances (AFP) - Nétanyahou répond à un journaliste qui l'accuse de "disproportion" lors de la conférence de presse : “Yes, I think it was justified, I think it was proportional, and that doesn’t in any way take away from the deep regret we have for the loss of a single civilian. Let’s imagine your country is attacked by 3,500 rockets. Your territory is infiltrated by death squads. What would you do? What would you demand that your government do to protect you and your family? You’d demand that and you’d be right because security, protecting the people, is the first obligation of any government. But what if the rockets are fired from civilian areas? And the tunnels come from schools, from mosques, from private houses where civilians live? Should you then not take action? Do the terrorists have immunity because of the fear that some civilians will unfortunately get hurt?”
http://tempsreel.nouvelobs.com/le-conflit-a-gaza/20140806.OBS5702/gaza-pour-netanyahou-le-hamas-est-responsable-des-souffrances.html
   "[...] "Je pense que c'était justifié, je pense que c'était proportionné et cela n'enlève rien au regret profond" ressenti devant les pertes civiles, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. "C'est le Hamas qui est responsable de la destruction et des morts" dans le territoire, a-t-il insisté. Selon lui, "90% des morts de ce conflit" auraient pu être évitées si le Hamas avait accepté plus tôt la proposition égyptienne de trêve, qu'il a fini par accepter. "La tragédie de Gaza, c'est qu'elle est dirigée par le Hamas", a martelé Benjamin Netanyahou. Le Hamas "doit être exclu de la grande famille des nations".
    Le Premier ministre israélien a jugé "important" que l'Autorité palestinienne joue un rôle dans la reconstruction de la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas, et dans le contrôle des points de passage. "Nous sommes prêts à les voir jouer un rôle. Je crois que c'est important, pour la reconstruction de Gaza, dans l'acheminement de l'aide humanitaire et sur les questions de sécurité, que nous ayons ces discussions et cette coopération", a-t-il dit. [...]"

- After month of conflict, Netanyahu the politician is as relieved as the reservists he’s sent home (Times of Israel) - "The PM who didn’t ‘finish the job’ emerges from the Gaza war more centrist and more politically secure, with his right-wing rivals muffled".
http://www.timesofisrael.com/after-month-of-conflict-netanyahu-the-politician-is-as-relieved-as-the-reservists-hes-sent-home/

- Le gouvernement israélien accusé d’avoir sous-estimé la menace représentée par les tunnels du Hamas, Hélène Sallon (Le Monde) - « Le prix politique de la gestion de ce problème à la racine était trop élevé pour qu’un homme politique envisage de s’en emparer avant, note l’analyste de l’International Crisis Group, Ofer Zalzberg. Le choix a été fait de laisser les groupes armés développer leurs capacités tant qu’ils n’en faisaient pas usage. »
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/08/07/le-gouvernement-israelien-accuse-d-avoir-sous-estime-la-menace-representee-par-les-tunnels-du-hamas_4468062_3218.html
   "[...] « Le nombre de tunnels que nous avons trouvés correspond aux informations que nous avions avant la confrontation. On ne peut pas dire que 100 % des tunnels ont été trouvés », a indiqué au Monde, mardi 5 août, un officier du renseignement militaire.
    Mais déjà, les Israéliens habitant à la frontière libanaise tendent l’oreille à chaque bruit souterrain pouvant indiquer que le mouvement chiite Hezbollah étend, lui aussi, son réseau sous leurs pieds. « Il est temps de mener une enquête à la frontière nord, qu’on ne se retrouve pas piégés là-bas aussi », a exhorté l’ancien ministre de la défense Shaul Mofaz. Le capitaine Omri ne peut pas s’étendre sur les détails. « Des tunnels ont été trouvés à d’autres frontières », dit-il, dans un sourire entendu.
    Alors que l’opération militaire à Gaza semble toucher à sa fin, l’heure est au bilan critique. Les commentateurs n’ont pas attendu son achèvement pour railler la « découverte soudaine » par le cabinet de sécurité de la menace des tunnels.
    L’infiltration surprise par un tunnel, le 16 juillet, d’un commando de combattants palestiniens près du kibboutz Sufa, au sud-est de la bande de Gaza, avait décidé le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, à lancer une opération terrestre pour mettre fin à cette menace contre l’armée et la population, devenue stratégique en l’espace d’une journée. Celle-ci avait pourtant été clairement établie, dès juin 2006, lors de la capture du caporal Gilad Shalit par un commando du Hamas, qui avait pénétré en Israël par un tunnel.
   « Il est incroyable que l’espionnage israélien ait laissé le problème évoluer d’une faiblesse à une menace monstrueuse en aussi peu de temps qu’il a fallu aux Etats-Unis pour concevoir une mission sur la Lune. Le problème n’est pas le tunnel, mais le mur qui s’est construit dans la tête de ceux qui dirigent les agences de sécurité israéliennes », critique l’expert militaire du quotidien Haaretz, Amir Oren, qui appelle à une mission d’enquête.
    Dès janvier 2005, note-t-il, un rapport complet sur les tunnels existant à la frontière avec Gaza et avec le Liban a été remis à Moshé Yaalon, l’actuel ministre de la défense et alors chef d’état-major, par le colonel de réserve Yossi Langotsky. L’officier du renseignement et géologue avertissait de la menace stratégique représentée par ces tunnels, qui peuvent faire plusieurs kilomètres et plonger à vingt mètres sous terre. Le rapport est resté dans un tiroir, tout comme celui déposé, en 2013, sur le bureau de M. Nétanyahou.
    Le problème, pointent les experts de l’armée, est que leur localisation et destruction complète ne sont possibles que dans le cadre d’une opération terrestre. Les différentes techniques – géologique, sismique, magnétique ou optique – éprouvées jusqu’à présent n’ont pas permis de cartographier l’ensemble du réseau.
    Une fouille, habitation par habitation, est nécessaire pour neutraliser chaque entrée. « Le prix politique de la gestion de ce problème à la racine était trop élevé pour qu’un homme politique envisage de s’en emparer avant, note l’analyste de l’International Crisis Group, Ofer Zalzberg. Le choix a été fait de laisser les groupes armés développer leurs capacités tant qu’ils n’en faisaient pas usage. »
    Certains réclament désormais que le gouvernement investisse dans un système de détection, à l’instar de ce qu’il a fait face aux roquettes avec le système de défense antiaérien « Dôme de fer »."


Analyses & Points de vue

- Penser par temps d’indignation anti-israélienne, André Sénik (professeur agrégé de philosophie) - "Le Hamas laisse le monde entier croire qu’il recourt à la terreur parce qu’elle est l’arme du faible qui proteste contre un blocus injuste et insupportable. Mais qui d’autre que le Hamas porte la responsabilité de ce blocus imposé des deux côtés par l’Égypte et par Israël ? Qu’est-ce que ces deux États frontaliers de Gaza y gagnent, si ce n’est d’empêcher plus d’attentats ?"
http://www.causeur.fr/penser-par-temps-d%E2%80%99indignation-anti-israelienne-28773.html
   "La riposte israélienne a provoqué un désastre humanitaire. Ce fait incontesté a soulevé une indignation quasi-universelle dirigée contre l’intervention israélienne, après qu’il a été reconnu qu’elle était menée en réponse à une agression incontestable.
    Il faut nous efforcer de comprendre l’indignation qui rend Israël coupable aux yeux du monde d’une cruauté démesurée.
Les Israéliens sont jugés unilatéralement coupables parce qu’ils sont les plus forts, et ils sont jugés d’autant plus coupables qu’ils n’ont pas subi des pertes équivalentes à celles qu’ils ont infligées. Cette réaction doit être discutée, mais elle doit d’abord être comprise. Elle doit même être prise en considération en tant que donnée irréductible et prévisible des conflits contemporains du règne de l’image sans décryptage.
    Cela dit, le plus urgent en ce moment est de ne pas laisser tout le pouvoir aux images et à l’émotion. Essayons de penser les soubassements idéologiques de l’émotion, et de les discuter.
    Il est exact que les Israéliens sont les plus forts. Mais sur un plan général, il est faux que les plus forts soient forcément dans leur tort. Il est faux que la justice soit forcément du côté des plus faibles. Il est faux que les forts abusent forcément de leur force. En ce qui concerne les Israéliens, s’ils n’étaient pas les plus forts, et s’ils ne l’avaient pas prouvé par les pertes qu’ils ont infligées à ceux qui veulent leur disparition (et rien de moins), ils auraient tout simplement été éliminés. Quand ils font la guerre pour défendre leur droit à l’existence, ils sont dans leur bon droit. Leur guerre de riposte est une guerre juste du point de vue de son but, du point de vue du jus ad bellum. Le premier devoir moral et politique de l’État d’Israël est de protéger la vie des Juifs, qui ont enfin un État dont ils sont la priorité. Sa supériorité en force est juste, parce qu’elle est la condition absolue de leur juste droit à l’existence.
    Il est exact aussi que les pertes en vies humaines et les dégâts matériels de part et d’autre sont disproportionnés. Mais il est faux que cette disproportion constitue en soi un crime. La disproportion est criminelle dans deux cas. D’abord, quand la riposte à l’agression est disproportionnée au regard du dommage causé par l’agression : il est disproportionné de tuer un voleur de pommes. Sur ce point, les dommages auxquels répond l’intervention israélienne sont la vie et la sécurité des Israéliens, dont le Hamas veut la mort (et rien de moins). Ensuite, est également criminelle par ses conséquences une riposte qui frappe au-delà de ce qu’exigent ses objectifs légitimes. En ce conflit, comme en tout conflit, la question doit effectivement être posée de savoir si l’armée israélienne s’en est tenue – autant que cela est possible dans un conflit de cette nature et dans ce contexte-  à ce qu’exigent ses objectifs légitimes. Sont criminels les responsables de morts non nécessaires et évitables. Un tel jugement suppose des enquêtes impartiales. On ne peut ni affirmer ni exclure a priori que des actions évitables ont été commises délibérément, qui seraient des crimes de guerre. Malraux l’avait bien compris, qui disait qu’il y a des guerres justes mais pas d’armées justes.
    Pour autant, et  en se gardant de tomber dans une vision angélique de l’armée israélienne, on est en droit de demander au reste du monde quelle armée s’est moins mal comportée que l’armée israélienne ? Quelle armée a jamais moins mal respecté le jus in bello ? Où est la preuve historique qu’on peut faire moins mal en défendant sa vie contre un ennemi fanatisé qui veut votre mort, et rien de moins, et qui a besoin de martyrs ?
    Sur ce plan humanitaire, on ne doit pas oublier pourquoi les civils de Gaza n’avaient pas où se réfugier. Quand le Hamas construisait des tunnels et accumulait des missiles iraniens destinés à porter la mort en Israël, ce qui provoquerait inévitablement une riposte, qu’a-t-il prévu pour la population qu’il exposait à cette riposte ? Est-ce la faute des Israéliens si le Hamas a tout fait volontairement pour laisser les civils sans abris le jour où Israël riposterait aux missiles et aux attentats, afin que la compassion pour les victimes civiles se retourne  contre Israël ?
    Le Hamas laisse le monde entier croire qu’il recourt à la terreur parce qu’elle est l’arme du faible qui proteste contre un blocus injuste et insupportable. Mais qui d’autre que le Hamas porte la responsabilité de ce blocus imposé des deux côtés par l’Égypte et par Israël ? Qu’est-ce que ces deux États frontaliers de Gaza y gagnent, si ce n’est d’empêcher plus d’attentats ?
    Aujourd’hui, la trêve acceptée par Israël et le Hamas semble bien partie pour durer, en tous cas pour assurer un calme précaire pendant quelques mois voire quelques années, comme celui qui s’est instauré à la frontière nord d’Israël après la campagne de 2006 contre le Hezbollah. La suite des événements dépend des choix futurs du Hamas, dont la seule « victoire » est d’avoir échappé à l’anéantissement par Tsahal. Cette survie n’est pas la conséquence de l’incapacité d’Israël à détruire son appareil politico-militaire, mais au coût politique et diplomatique  d’une telle opération, forcément génératrice de pertes civiles palestiniennes massives.
    Est-il envisageable que la direction politique du Hamas abandonne de facto son programme de destruction d’Israël, ce programme dont découlent tous les malheurs des habitants de Gaza ? Est-il envisageable qu’une démilitarisation soit admise par lui, sous le contrôle d’une force internationale ayant ordre et capacité à riposter par les armes à la violation de cette démilitarisation, contrairement à ce que fait la Finul au Liban ? Je ne connais pas la réponse à cette question cruciale. Ce que je sais par contre, c’est que le monde entier devrait exiger cette démilitarisation.
    Que doit faire Israël pour prolonger sa victoire militaire ? La réponse est hors de ma portée. Ma préférence personnelle serait qu’il mette publiquement le Hamas et la population de Gaza devant cette offre conditionnelle : levée du blocus contre démilitarisation contrôlée et renoncement officiel au terrorisme.
    Un ami bien informé et de bon sens me suggère cette autre ligne de conduite : « L’Egypte, l’Arabie saoudite la Jordanie et même l’Autorité palestinienne ne sont pas désolées de la perte de potentiel militaire du Hamas. Le défi de Netanyahou est plus, aujourd’hui de maintenir cette "alliance objective" que de convaincre les opinions occidentales du bien fondé de l’opération "Barrière protectrice". Pour cela, il doit résister à l’aventurisme de la droite du Likoud, et des partisans de Lieberman et Bennett. Sa gestion habile de la dernière crise devrait l’inciter à suivre le modèle d’Ariel Sharon, ce qu’il a commencé à faire, en décidant, unilatéralement, le retrait de Gaza de son armée. On ne discute pas avec le Hamas, on l’encercle, avec ceux qui sont d’accord avec ce projet. »
    D’accord, cher ami, mais pourquoi ne pas jouer simultanément de la carotte et du bâton ?"

- Is PM on solid legal ground with his defense of IDF tactics?, David Horovitz (Times of Israel) - une très bonne synthèse des questions juridiques autour de l'opération militaire et des victimes civiles.
http://www.timesofisrael.com/is-pm-on-solid-legal-ground-with-his-defense-of-idf-tactics-in-gaza/
   "[...] I asked Robbie Sabel, a former legal adviser to Israel’s Foreign Ministry and professor of international law at Hebrew University, for the legal perspective on Netanyahu’s argument, including how well it might hold up under outside investigation. The prime minister, said Sabel, was on solid ground in arguing that if a civilian object — be it a mosque, a school, a hospital — is used for military purposes, it loses its immunity and becomes a legitimate military target. At the same time, Sabel stressed, invoking the rules of war as based on the first protocol of the Geneva Conventions of 1949, the use of military force is still subject to the law of proportionality.
   “If a hospital was used for healthy soldiers to sleep in, it would become a legitimate military target,” Sabel elaborated theoretically. But those taking a decision on whether to target it “must weigh the proportionate civilian casualties against the military advantage.” In short, you couldn’t blow up an entire hospital to take out 10 gunmen. The assessment might be different if the entire headquarters of a potent terrorist organization was sited at a hospital, Sabel went on. But speaking practically now, he noted that Israel did not target Gaza City’s main Shifa Hospital, even though it knew Hamas leaders were hiding out there. “We’d have been accused of causing excessive civilian casualties.”
    How then could Israel, or any other democratic nation seeking to observe the rules of war, prevail over terrorist organizations amorally exploiting such considerations? Sabel answered first by stressing that it is indeed only democratic nations that care about such matters. “Syria, for instance, doesn’t give a damn,” he said. He then cited former Israeli Supreme Court president Aharon Barak, who once noted that “a democracy fights a war with one hand behind its back.”
    That said, he argued that the rule of proportionality still enables the defeat of terrorism emplaced in civilian areas. “There is no mathematical formula” when weighing military advantage against civilian casualties, he said, so one vital key is that “you try to minimize” such casualties. In this respect, he said, Israel was unique in that it issues warnings, “which no other air force does,” before striking at critical targets. Netanyahu on Wednesday described Israel’s operational methods against Hamas, and the way they are judged, as a test case for the international community. In fact, said Sabel, the US and the UK had tackled terrorism in the heart of civilian areas in both Afghanistan and Iraq. And overall, he said, “I think we’ve been more careful.”
    And will that “careful” Israeli approach now ensure that it is vindicated in the looming wave of UN probes and possible war crime suits? “It is irrelevant in terms of public relations,” Sabel said, where you can’t tackle the issue of “dead children by quoting Protocol 1.” But Israel would be on firm legal ground “if the issue were to come to a neutral court of law.” And in terms of the assessment of Israel’s peers, notably the Judge Advocate General’s Corps in the US and UK, for instance, “here we come out with flying colors.” Sabel said he did not regard the planned UN probe or possible International Criminal Court attention as neutral legal forums, and said he did not anticipate even friendly governments coming out to praise Israel. “But in their internal discussions,” in the relevant departments of those responsible states, “they’ll say we complied” with the rules of war.
    Incidentally, Sabel does not anticipate Israel finding itself before the ICC, because the Palestinians know that were they to accept the court’s jurisdiction, as they would be required to do, they too would be subject to its authority. “And Hamas deliberately and flagrantly ignores the rules of war”."

- West encouraging terror with 'massacre' claims, Ben-Dror Yemini (Ynet) - "France and Britain were in the exact same situation when NATO planes bombed Belgrade and its surroundings. A Hospital, a retirement home and a refugee camp suffered direct hits. On April 15, 1999, British Foreign Secretary Robin Cook reacted to the targeting of innocent people: "How dare they now produce crocodile tears for people killed in the conflict for which they are responsible"." Pour rappel, lors des bombardements de l'OTAN sur Belgrade, on estime que 500 combattants serbes et... plus d'un millier de civils ont été tués (les Serbes, eux, parlent même de 5.000 civils tués).
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4555284,00.html
   "[...] In France, it's the president and foreign minister who are using the word "massacre" [...] It's a given process. In the first stage, they show understanding towards Israel. In the second stage, media reports emerge about the destruction in Gaza and about the innocent casualties. In the third stage, the politicians change their stance. Ed Miliband, the British opposition leader, strongly criticized his country's arms deals with Israel, and Prime Minister David Cameron announced that every single deal would be reviewed thoroughly. Another achievement for Hamas.
    France and Britain were in the exact same situation when NATO planes bombed Belgrade and its surroundings. A Hospital, a retirement home and a refugee camp suffered direct hits. On April 15, 1999, British Foreign Secretary Robin Cook reacted to the targeting of innocent people: "How dare they now produce crocodile tears for people killed in the conflict for which they are responsible." It happened again in 2012 in the bombardments against the Libyan regime. Innocent people were killed. Amnesty demanded an investigation. NATO ignored it.
    And it happened when the Lebanese army destroyed an entire refugee camp, Nahr al-Bared, in order to uproot a handful of 450 members of a terror organization. The West encouraged Lebanon, both materialistically and morally, to do all that it takes, including destroy most of the camp's building, in order to uproot the terror cancer. And it happened when the Taliban took over the Swat District in Pakistan. Once again, the West was there to encourage the army to use a firm hand against the terror cancer.
    Until it comes to Israel. Then the West supports Israel's right to defend itself, as long as it goes to war with its hands tied. When Hamas turns the civil population into a human shield, when it builds bunkers and tunnels under apartment buildings, when it stashes rockets under mosques, hospitals and schools, and when its television channel calls, these days too, as it has in recent years, for the annihilation of Jews – then the "massacre" claims are a reward for Hamas. And it’s most fascinating that when some of the Arab states want Israel to crush Hamas, because they are afraid that the radical Islam's killing industry will reach them too, that's when the West encourages terror. [...]"

- Amnesty can't find any evidence of Hamas using hospitals and ambulances??? (Elder of Ziyon) - "Amnesty goes out of its way to believe any anti-Israel evidence without skepticism, and it goes out of its way to discount overwhelming evidence that shows how Hamas has used medical facilities for war".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2014/08/amnesty-cant-find-any-evidence-of-hamas.html
   "Amnesty released a report claiming that Israel "deliberately" targeted ambulances and hospitals, based entirely on witness accounts. As one might expect, they completely discount the possibility that "eyewitnesses" in Gaza often lie to push an anti-Israel narrative.
    After all, Amnesty has admitted that Palestinian Arabs often lie about attacks they "witnessed." Their researcher even admitted that NGOs are sometimes swept up in events and cannot look at the situation objectively. Too bad they do not follow their own advice, because this report is as biased as they come.
    This is clear from this paragraph: "Amnesty International is aware of reports that Palestinian armed groups have fired indiscriminate rockets from near hospitals or health facilities, or otherwise used these facilities or areas for military purposes. Amnesty International has not been able to confirm any of these reports." To anyone who thinks Amnesty is unbiased, this must come as an astonishing claim. While Amnesty believes, without question, the testimony of people who hate Israel, they cannot find a shred of evidence that terror organizations use hospital workers as human shields and use hospitals as bases of operation.
    Here is video showing not only a terrorist shooting directly from Wafa Hospital,but also the secondary explosions that show that explosives were kept there. Here are two videos of terrorists using ambulances to avoid IDF fire. If the IDF was targeting ambulances, why is Hamas using them to escape? The Washington Post reported that Shifa Hospital was the de facto headquarters for Hamas, and everyone knew it. French-Palestinian journalist Radjaa Abu Dagga described in detail about how he was interrogated by armed Al Qassam terrorists in an office next to the emergency room of Shifa Hospital. [...]
    The Palestinian Red Crescent Society - whose employees are quoted uncritically by Amnesty - has published outrageous claims from a proven conspiracy theorist that Israel uses depleted uranium weapons. A Hamas member captured by Israel admitted that the tenth floor of a PRCS building was being used as a sniper position. Hamas booby-trapped a health clinic that was used as a tunnel entrance. Yet Amnesty cannot find a shred of evidence that Hamas uses hospitals and ambulances and other medical facilities.
    Amnesty illustrates its press release with this photo of a heavily damaged ambulance. Even this is deceptive. Amnesty wants its readers to believe that this ambulance was deliberately targeted, yet this photo was taken in Sheja'eya which was a Hamas stronghold. The ambulance here was just parked there and ws damaged in the airstrikes at Hamas targets, it was clearly not targeted. For some reason, Amnesty couldn't find any photos of the ambulances they claim were actually targeted in their report, so they have to find the best photo they can with the knowledge that most people won't look too carefully at it.
    Amnesty goes out of its way to believe any anti-Israel evidence without skepticism, and it goes out of its way to discount overwhelming evidence that shows how Hamas has used medical facilities for war. Then it goes out of its way to find a way to illustrate the press release with a completely irrelevant photo that they imply is evidence. Why don't Amnesty's donors find this to be a problem?"

- Jews Condemned While ISIS Decimates Christians, David Singer (Arutz 7) - "Google reports on the Israel-Gaza war outnumber reports on the much more deadly ISIS-Christian conflict by about 20:1".
http://www.israelnationalnews.com/Articles/Article.aspx/15435
   "As the war between Israel and Hamas enters its fourth week - the frenzied condemnation of Israel for exercising its inherent right of self-defence continues to dominate the media coverage of the conflict. Ishaan Tharoor writing in the Washington Post wonders why:
   “The world is transfixed by the conflict in Gaza, as the death tolls of both Palestinians and Israelis killed in the fighting continue to rise. It has animated global public opinion and sparked protests in myriad far-flung cities. But as the rockets and bombs fall, a deadlier war next door rolls on. The Syrian civil war has claimed 170,000 lives in three years; this past weekend's death toll in Syria was greater than what took place in Gaza. By some accounts, the past week may have been the deadliest in the conflict's grim history. Meanwhile, the extremist insurgents of the Islamic State (also known as ISIS), have continued their ravages over a swath of territory stretching from eastern Syria to the environs of Baghdad, Iraq's capital; the spike in violence in Iraq has led to more than 5,500 civilian deaths in the first six months of this year." [...]
    Patrick Coburn does not mince his words in The Independent: “It is the greatest mass flight of Christians in the Middle East since the Armenian massacres and the expulsion of Christians from Turkey during and after the First World War." Yet the media shows little interest in exposing the decimation and dispersal of the Christian communities in Syria and Iraq. Google reports on the Israel-Gaza war outnumber reports on the much more deadly ISIS-Christian conflict by about 20:1. The West is equally as disinterested at this appalling ethnic and religious cleansing and forced transfer of Christians. [...]"


"Processus de paix"

- Fatah leader calls to destroy Israel "from the river to the sea" (PMW)
http://www.palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=12268
   "Fatah, like Hamas, continues to present all of Israel's land as "occupied" and maintains the destruction of Israel as its ultimate goal. In a recent example of this, Fatah Central Committee member Tawfiq Tirawi posted the following message on his personal Facebook page two days ago: "O our free people of resolve and sacrifice in Gaza, you are more honored than us all... We remain committed to the promise: freedom, independence, and driving out the occupier from the entire pure land, from the [Jordan] River to the [Mediterranean] Sea. Long live free Gaza! Your brother, Tawfiq Tirawi." [Facebook page of Fatah Central Committee member, Tawfiq Tirawi, Aug. 5, 2014] [...]"


France

- Garnier menacé de boycott après un prétendu geste de soutien à Israël, Géraldine Russell (Le Figaro) - "La marque, propriété de L'Oréal Paris, alimente depuis plusieurs jours la colère des internautes, qui n'hésitent pas à lancer des appels au boycott sur les réseaux sociaux. En cause : le prétendu soutien de la marque de produits de beauté à Israël dans le conflit qui oppose l'État hébreu aux Palestiniens".
http://www.lefigaro.fr/societes/2014/08/07/20005-20140807ARTFIG00233-garnier-menace-de-boycott-apres-un-pretendu-geste-de-soutien-a-israel.php

- Entretien avec Elie Barnavi (Ex-ambassadeur d'Israël en France, historien, membre de l'ONG La Paix maintenant) - "le phénomène s'est aujourd'hui déplacé vers un antisémitisme de banlieue, pour l'essentiel. Ce que Pierre-André Taguieff appelle la "nouvelle judéophobie", et qui est une affaire islamo-gauchiste. Elle concerne une ultraminorité, mais constitue une masse critique suffisante pour être préjudiciable à la tranquillité des juifs de France".
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/elie-barnavi-l-antisemitisme-est-le-probleme-de-tous_1564405.html
   "- Croyez-vous à la recrudescence de l'antisémitisme en France avec l'importation du conflit israélo-palestinien et les cris de "mort aux juifs !" entendus dans certaines manifestations à Sarcelles ?
    - Il y a à la fois une recrudescence indiscutable de la parole et de l'acte antisémites - surtout depuis le début des années 2000 et la seconde Intifada - et une exacerbation de la peur, au travers de l'amplification médiatique et des réactions communautaires. Il est évidemment insupportable, pour les juifs de France et tout républicain, d'entendre des foules hurler "mort aux juifs !" soixante-dix ans après la Shoah. Et un tel climat risque de se perpétuer sur fond de problèmes socioculturels, d'ignorance et de l'incapacité manifeste de l'école à transmettre les valeurs de la République. Je ne vois pas comment cela pourrait aller mieux.
    - Ce n'est pas une résurgence de l'antisémitisme d'avant-guerre ?
    - Non, cet antisémitisme-là a sombré avec le nazisme et Vichy. Il est significatif que la dernière chose dont ait envie Marine Le Pen, c'est qu'on la traite d'antijuive. Le bon vieil antisémitisme n'est plus présentable.Pour l'immense majorité des Français, la "question juive" n'a plus grand sens. De même au niveau politique. Si Mendès France se défiait de la Ve République, c'était parce qu'il pensait, à l'époque, qu'un juif ne pourrait jamais accéder à la charge suprême. Cinquante ans plus tard, si DSK n'a pu prétendre à la présidence, ce n'est pas parce qu'il est juif. Non, le phénomène s'est aujourd'hui déplacé vers un antisémitisme de banlieue, pour l'essentiel. Ce que Pierre-André Taguieff appelle la "nouvelle judéophobie", et qui est une affaire islamo-gauchiste. Elle concerne une ultraminorité, mais constitue une masse critique suffisante pour être préjudiciable à la tranquillité des juifs de France. [...]"

- Le Monde, peut mieux faire ! (Roots Israël) - "C’est dans un article sous forme d’un échange de questions/réponses entre les internautes et Christophe Ayad que se construit une certaine image d’Israël. Attention, Ayad ne raconte pas que des choses fausses ou biaisées. [...] Je ne reprendrai donc que les questions et les réponses posant problème".
http://rootsisrael.com/lemondepeutmieuxfaire/

- Le nom Israël empêche de penser, même les meilleurs penseurs, Gil Mihaely (historien, directeur de la publication de Causeur) - "Ce conflit, écrivent-ils justement, «a répandu des incendies de haine dans tous les continents». Ils devraient se demander si cette haine - qu'ils semblent trouver «normale» - n'est pas le carburant du conflit plutôt que sa conséquence".
http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/08/05/31002-20140805ARTFIG00296-gil-mihaely-le-nom-israel-empeche-de-penser-meme-les-meilleurs-penseurs.php
   "Rony Brauman, Régis Debray, Christiane Hessel et Edgar Morin sont révoltés par la mort d'enfants palestiniens, et l'écrivent dans une lettre ouverte au Président de la république publiée dans Le Monde du 5 août . Qui ne le serait pas? Rappelons que l'assassinat d'un jeune Palestinien de Jérusalem-Est, le 2 juillet, a tout autant révolté les Israéliens et que les auteurs de ce crime odieux ont été arrêtés. Les meurtriers des trois jeunes Israéliens le 12 juin courent toujours (Houssam Kawasmeh, le Palestinien soupçonné d'être le cerveau de l'enlèvement aurait avoué le financement de l'opération par le Hamas, d'après une information rendue publique mardi soir, NDLR). Ils passent pour des héros auprès d'une partie des Palestiniens - l'ampleur de cette partie est précisément l'une des clés du conflit, contrairement à ce que croient nos quatre penseurs en colère, qui ne voient qu'un et unique coupable : Israël.
    Face aux destructions et aux souffrances endurées par les Gazaouis, Morin, Debray, Hessel et Brauman ont donc toutes les raisons d'être déchirés. Le problème, c'est qu'ils sont indignés. Or l'indignation rend aveugle. Entendons-nous bien: on a le droit de critiquer Israël, on peut soutenir l'idée qu'étant le plus fort, il n'aurait pas dû riposter aux provocations du Hamas. On peut désapprouver l'idée même d'un État juif. Mais le rôle des intellectuels est d'éclairer le présent. Pour émouvante qu'elle soit, la supplique de notre quatuor au président de la République ne peut qu'obscurcir un peu plus la lecture du conflit israélo-palestinien et attiser les passions que les auteurs prétendent surmonter. Ce conflit, écrivent-ils justement, «a répandu des incendies de haine dans tous les continents». Ils devraient se demander si cette haine - qu'ils semblent trouver «normale» - n'est pas le carburant du conflit plutôt que sa conséquence, autrement dit, si les crimes d'Israël ne sont pas la justification gratifiante d'une détestation qui vise de plus en plus les Juifs autant que les Israéliens. Comment expliquer, sinon, que certains puissent souffrir pour les enfants de Gaza et admirer Mohamed Merah ou Samir Kountar (1), tueurs d'enfants juifs ?
    Bref, avec tout le respect dû aux éminents auteurs, leur texte est doublement fautif : moralement et intellectuellement. Moralement parce que leur description des soldats d'Israël, non pas en tueurs, mais en assassins d'enfants, ne relève pas de la pensée heuristique, mais de la démonologie. Intellectuellement, on s'étonne que des observateurs acérés se contentent d'un récit confondant de pauvreté, comme si eux aussi finissaient par croire que la réalité, c'est ce qu'on voit à la télé.
    Le quatuor appelant à un virage radical de la politique de la France, on s'attend à ce qu'il étaye cette requête par une analyse politique et géopolitique. L'irrationnel surgit à la troisième ligne. Evoquant les sanctions qui ont été adoptées contre la Russie alors, disent-ils, qu'aucune preuve ne relie Poutine à la mort des 300 innocents du vol MH 17, ils observent qu'«il y a déjà cinq fois plus de civils innocents massacrés à Gaza», mais, poursuivent-ils - et c'est là qu'on bascule - «ceux-là soigneusement ciblés et sur l'ordre direct d'un gouvernement». Vous avez bien lu. Les centaines de civils innocents tués par les bombardements israéliens ne sont pas d'effroyables dommages de guerre, ils sont le but de la guerre. Les hommes qui donnent les ordres et ceux qui les exécutent ne sont pas des dirigeants démocratiquement élus ni des soldats défendant leur pays, mais des monstres assoiffés de sang. Les juifs adorent tuer des enfants, c'est connu, leur sang fait d'excellentes matzot pour Pessah. Que des hommes et femmes de bonne volonté puissent proférer, sans même en percevoir l'énormité symbolique, d'aussi odieuses et mensongères accusations prouve que le nom Israël empêche de penser, même les meilleurs penseurs. En l'occurrence, il les empêche aussi de voir.
    Il les empêche de voir que l'armée israélienne fait d'immenses efforts pour épargner les populations civiles, ce qui, malheureusement, n'interdit pas les tragiques bévues. Il les empêche de voir que le Hamas tire sur Israël et sur ses soldats à partir des zones les plus densément peuplées, précisément pour attirer des ripostes qui feront les gros titres des journaux télévisés. Il les empêche de voir que le Hamas a systématiquement refusé les cessez-le-feu acceptés par Israël, n'hésitant pas à violer le dernier et le plus prometteur entré en vigueur vendredi 1er août.
    Il les empêche de voir la première des évidences : l'enfer de Gaza est non seulement la création à 100% du Hamas mais aussi l'aboutissement d'une stratégie poursuivie depuis une décennie. Suite à l'évacuation par Israël de la totalité de la bande de Gaza, colonies comprises, en 2005, le mouvement islamiste a choisi la guerre - un choix qui ne devrait pas surprendre ceux qui prennent la peine de lire sa Charte. Ariel Sharon, qui était soutenu par la France, espérait créer une dynamique positive qui aurait pu rassurer tous ceux qui, en Israël et dans le monde, soutiennent une paix de compromis fondée sur la coexistence de deux États et se poursuivre par le retrait israélien de Cisjordanie. Le Hamas a préféré transformer Gaza en plate-forme d'une lutte armée visant la population israélienne : en bon français, cela s'appelle du terrorisme. Moyennant quoi il a discrédité ou épuisé les partisans de la paix et apporté de l'eau à tous les moulins de l'intransigeance.
    Il est vrai que le blocus, devenu beaucoup plus dur depuis la chute de Morsi en Égypte, rend la vie à Gaza terriblement difficile. Il faut vraiment toute la cruauté israélienne pour s'opposer à l'ouverture d'une frontière par laquelle transitent des armes destinées à tuer des Israéliens.
    Il est vrai aussi que la poursuite de la colonisation en Cisjordanie et l'immobilisme de Netanyahou ont largement contribué au pourrissement de la situation. De fait, ni les Israéliens, ni les Palestiniens ne disposent aujourd'hui d'un de Gaulle capable de faire accepter à leur peuple les douloureuses concessions sans lesquelles aucune paix ne sera possible. En attendant, à l'instar de votre serviteur, la majorité des Israéliens de gauche pensent que, cette fois, le Hamas est le seul responsable de la montée aux extrêmes. Faut-il rappeler que la première mission d'un gouvernement est de protéger ses citoyens ?
    Mais les quatre signataires, qui sont pourtant du genre à qui on ne la fait pas, ne voient décidément pas plus loin que le bout de leur écran. Ainsi semblent-ils ignorer que, derrière la rhétorique des uns et des autres, une alliance qui n'est pas seulement tacite, s'est nouée entre Israël, l'Égypte (même sous Morsi, pourtant issu lui-même des Frères musulmans), la Jordanie et l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas que tout le monde aimerait voir reprendre la main à Gaza.
    Résultat, en lieu et place d'une analyse lucide et honnête, ils édictent une nouvelle règle morale : le faible a toujours raison. Ceux qui mettent en danger les vies palestiniennes en creusant des tunnels offensifs plutôt que des abris et en tirant à partir d'écoles ou d'hôpitaux n'ont aucune responsabilité. La colère des auteurs n'est m
ême pas équitablement partagée entre les deux parties. Pour eux, seul Israël doit être placé au ban des nations.
    Il faut dire qu'à la longue liste de ses crimes, Israël ajoute celui d'avoir subi peu de pertes civiles. Pas un seul enfant mort, et ces gens se plaignent ? En réalité, pour les trois signataires, le plus grand crime d'Israël est d'exister. Ils sont raison: de ce crime-là, Israël est bien coupable. Heureusement.
(1) Membre du FLP, Kountar a participé en 1979 à la prise d'otage d'une famille israélienne dans une ville proche de la frontière libanaise. Avant de se rendre, il a exécuté le père et fracassé la tête de la fillette sur les rochers de la plage. À son retour au Liban en 2008, il a été reçu en héros."

- Le conflit israélo-palestinien n'est pas un conflit mondial, Maurice Goldring (Professeur émérite à l'université Paris 8) - "Le monde est parcouru de conflits beaucoup plus meurtriers, mais sur lesquels les signataires ne peuvent pas grand-chose. Alors que devant ce conflit, ils retrouvent les vieux réflexes, les vieux clivages qui nous manquent tant depuis la chute du mur de Berlin".
http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/08/07/le-conflit-israelo-palestinien-n-est-pas-un-conflit-mondial_4468493_3232.html
   "Dans leur tribune du Monde, pubiée le 4 août, Rony Brauman, Régis Debray, Christiane Hessel et Edgar Morin sont convaincus « qu'une certaine idée de la France se joue à Gaza ». Rony Brauman et Christiane Hessel sont connus pour avoir choisi leur camp dans le conflit israélo-palestinien. Régis Debray et Edgar Morin apportent la caution d'esprits plus modérés.
    Les signataires acceptent que d'autres conflits sont plus meurtriers dans le monde arabe. Mais la particularité du conflit israélo-palestinien est « qu'il concerne et touche à l'identité des millions d'Arabes et de Musulmans, des millions de Chrétiens et d'Occidentaux, des millions de Juifs dispersés dans le monde ». Ce conflit n'est pas local, il est de portée mondiale et de ce fait a « déjà suscité ses métastases dans le monde musulman, le monde juif, le monde occidental ». Il a réveillé les xénophobies et les racismes, a répandu la haine dans tous les continents. Il ne suffit plus « d'appels pieux », ni de « renvois dos à dos ». Parce qu'il y a des colonisés et des colonisateurs avec une « terrible disproportion de forces ». Il faut sévir, suspendre l'accord d'association entre Israël et l'Union Européenne.
    Les choses sont ainsi dites clairement. Le monde est parcouru de conflits beaucoup plus meurtriers, mais sur lesquels les signataires ne peuvent pas grand-chose. Alors que devant ce conflit, ils retrouvent les vieux réflexes, les vieux clivages qui nous manquent tant depuis la chute du mur de Berlin. Afrique du Sud, Vietnam, Chili, Cuba, étaient tous des conflits de « portée mondiale », ils suscitaient tous des « métastases » dans le monde entier. Les conflits inter-arabes, internes à l'Afrique ne sont pas des « conflits mondiaux ». On n'y peut rien. Alors que là, on retrouve le colonialisme, l'impérialisme, l'internationalisme prolétarien, les dénonciations des complicités entre puissances coloniales.
    L'inscription du conflit israélo-palestinien comme conflit de « portée mondiale » lui assure une prolongation indéfinie. Il faut au contraire refuser les métastases, refuser l'exportation de ce conflit comme on refuse les haines mondiales. Voici qui serait une contribution utile de nos faiseurs d'opinion. Le conflit israélo-palestinien n'est pas mondial, c'est un conflit local. Dans un petit territoire, des populations face à face depuis 70 ans portent au pouvoir leurs représentants les plus réactionnaires, les plus bellicistes. Ceux qui refusent les négociations, les compromis, parce que la paix les rejeterait dans les limbes. En contribuant à donner à ce conflit une dimension mondiale, on conforte ces extrêmes. Les Palestiniens deviennent le symbole de tous les colonisés du monde, les Israéliens sont à l'avant-garde de la défense du monde occidental menacé par l'islamisme radical. Dans ce face à face, seuls les chefs de guerre ont droit à la parole. Leurs alliés soufflent sur les braises."

- Commentaires du jour sur Le Monde.fr : "Israël perd petit à petit tout ce qui fait un pays démocratique : la tolérance, la justice et la paix. Quelles valeurs communes avons-nous avec ces extrémistes politiques qui sont la honte du monde ?" ; "Le sionisme est une impasse pour les Juifs. Ce qui fait vivre l'Etat d'Israël, c'est la guerre. Mais peut-il en être autrement lorsque le pays s'est construit sur une injustice"... Un (tout) petit florilège sympathique.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/reactions/2014/08/06/paroles-d-israeliens-loin-de-gaza_4467720_3218.html
- Full metal (06/08/2014 - 20h25)
   "Voilà quelle est l'état de la société israélienne. Une société coupée des Palestiniens, qui ne sait pas leur condition, qui ne veut pas le savoir. [...] Ne comprenant pas et ne voulant pas comprendre, ils tombent dans la haine et la solution facile : la guerre et les massacres."
- josef Kamarad (06/08/2014 - 21h22)
   "Les Israéliens - et les Juifs du monde entier - sont-ils conscients que la Shoah ne les protège plus? Et que même la bombe atomique n'est plus une protection?"
- Jesus Alonso (06/08/2014 - 23h05)
   "Si les chiffres avancées jusqu’à maintenant sont exacts, l’on aurait 63 Israéliens tombés d’un côté. De l’autre : 1860 palestiniens jusqu’à ce que l’on débarrasse les décombres et que l’on découvre malheureusement, d’autres morts. Ceci revient à dire qu’un Israélien vaudrait dans la revanche prise : 30 palestiniens. Nous sommes bien loin de la blanche qui valait deux noires à l’époque du KKK."
- Pythéas (07/08/2014 - 09h28)
   "Israël perd petit à petit tout ce qui fait un pays démocratique : la tolérance, la justice et la paix. Ils ont réinventé la guerre de 100 ans ! L'ignorance de la vie, des privations et des discriminations des palestiniens montre que l'information est verrouillée. Quelles valeurs communes avons-nous avec ces extrémistes politiques qui sont la honte du monde ?"
- Rudolf BKOUCHE (07/08/2014 - 12h00)
   "Le sionisme est une impasse pour les Juifs. Ce qui fait vivre l'Etat d'Israël, c'est la guerre. Mais peut-il en être autrement lorsque le pays s'est construit sur une injustice. [...]"
- Kevin S. (07/08/2014 - 14h13)
   "[...] Alors que les juifs, de tout temps, ont été des précurseurs en matière de droit de l'Homme, de tolérance, de progrès social, de lutte contre le racisme, Israël est devenu un bastion de l'extrémisme et du racisme, de la loi du plus fort et du rejet de l'autre. [...] Pour justifier la colonisation, les guerres, la torture, Israël a développé les mêmes rhétoriques nauséabondes que celles en Europe avant 1945 : race supérieure / peuple élu, Lebensraum / espace vital, résistants = terroristes [...]"
http://www.lemonde.fr/proche-orient/reactions/2014/08/07/gideon-levy-journaliste-critique-d-une-societe-israelienne-malade_4467830_3218.html
- IVAN MOULIN (07/08/2014 - 12h49)
   "[...] [les Israéliens sont] tout un peuple qui se réclame des valeurs occidentales mais qui les traine, et nous traine, dans l'abjection. Le sionisme est le cancre qui ronge l'universalisme des valeurs occidentales."
- CHRISTIAN RULLIERE (07/08/2014 - 15h08)
   "[...] [Il y a une] sclérose de la société israélienne qui est toujours pris dans la peur de son anéantissement Il faudra bien qu'un jour, Israël dépasse le syndrome de la Shoah et accepte de faire son auto-critique [...]"
- paix (07/08/2014 - 17h03)
   "Quand un peuple choisit un gouvernement terroriste qui ne respecte pas la convention de Genève ne devrait il pas être désavoué voire non reconnu par la communauté international. [...]"
- Jean-Pierre Bernajuzan (07/08/2014 - 17h23)
   "Le Hamas est certes terroriste, mais Israël aussi."


Europe

- London Times rejects Wiesel ad about Hamas ‘child sacrifice’ (Times of Israel) - "The London Times refused the ad because “the opinion being expressed is too strong and too forcefully made and will cause concern amongst a significant number of Times readers”."
http://www.timesofisrael.com/london-times-rejects-wiesel-ad-about-hamas-child-sacrifice/
   "The London Times refused to run an ad featuring Nobel Prize winner Elie Wiesel speaking out against what the ad says is Hamas’ use of children as human shields. [...] Headlined “Jews rejected child sacrifice 3,500 years ago. Now it’s Hamas turn,” the ad began running last week. It reads, in part: “In my own lifetime, I have seen Jewish children thrown into the fire. And now I have seen Muslim children used as human shields, in both cases, by worshippers of death cults indistinguishable from that of the Molochites. What we are suffering through today is not a battle of Jew versus Arab or Israeli versus Palestinian. Rather, it is a battle between those who celebrate life and those who champion death. It is a battle of civilization versus barbarism.” [...]"
- London Times rejects anti-Hamas advert for fear it could upset their readers (CiF) - "Interestingly, The Sunday Times (sister publication of The Times) didn’t seem so concerned with the feelings of their readers when they published a cartoon Holocaust Memorial Day in 2013, depicting the bloody trowel wielding Israeli Prime Minister torturing innocent souls".
http://cifwatch.com/2014/08/06/london-times-rejects-anti-hamas-advert-for-fear-it-could-upset-their-readers/


Monde

- Australie : un bus d'enfants juifs pris d'assaut (AFP) - "aux cris de "Heil Hitler", "Mort aux juifs" et "Libérez la Palestine"" ; "des agents de sécurité voyageront désormais dans les bus desservant les écoles juives".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/08/07/97001-20140807FILWWW00036-australie-un-bus-d-enfants-juifs-pris-d-assaut.php
   "Cinq adolescents soupçonnés d'avoir terrorisé des enfants juifs, proférant des insultes antisémites et des menaces dans un bus scolaire de Sydney, ont été arrêtés aujourd'hui. Les enfants âgés de cinq à 12 ans voyageaient hier dans un bus privé de la banlieue de Bondi Junction lorsque huit adolescents ont fait irruption dans le véhicule.
    Les agresseurs présumés ont harcelé et menacé les écoliers aux cris de "Heil Hitler", "Mort aux juifs" et "Libérez la Palestine", selon leurs parents. Une mère de famille a expliqué avoir retrouvé ses trois filles en pleurs, traumatisées. "Ma petite dit qu'elle a peur tout le temps maintenant", a affirmé Jacqui Blackburn à la radio publique ABC. Cinq des huits adolescents soupçonnés d'avoir participé à l'agression ont été arrêtés et auditionnés dans la nuit, avant d'être rendus à leurs parents. L'organisation représentative des juifs de l'Etat de Nouvelle-Galles du sud a fait savoir que des agents de sécurité voyageraient désormais dans les bus desservant les écoles juives."

- Sud-Soudan, ce conflit qu’on ne saurait voir, Thomas Joassin (Causeur) - "Les médias préfèrent Gaza à Djouba".
http://www.causeur.fr/sud-soudan-ce-conflit-quon-ne-saurait-voir-28779.html
   "Pendant quelques semaines, le monde a eu les yeux rivés sur Gaza. Comme à leur habitude, dans cette guerre de l’image, après la Libye, la Syrie, le Mali, les médias se sont focalisés sur une région du monde, sans oser détourner le regard d’un espace politique si chargé d’émotions.
    Pourtant, au Sud-Soudan se joue actuellement une pièce dramatique, avec déjà 10 000 morts, 1.5 million de soudanais déplacés (la moitié serait des enfants) et plus d’un tiers de la population sous la menace d’une famine imminente. Depuis décembre 2013 s’affrontent des factions militaires rivales. Aux fidèles du président Salva Kiir (Dinka) s’opposent les soldats restés loyaux à l’ancien vice-président Ried Machar (Nuer). L’ONU évoque des crimes contre l’humanité de la part des deux camps, et craint que le conflit ne se transforme en génocide.
    Comme au Moyen-Orient, les revendications identitaires sont au cœur du conflit. En 2011, le Soudan du Sud est devenu le premier pays africain à s’autodéterminer, en s’émancipant du Nord, arabisé et musulman, dont la loi islamique menaçait les populations noires chrétiennes du sud. Avant l’indépendance du pays les disputes internes au mouvement séparatiste développaient déjà une dimension tribale, à l’instar de la rivalité entre Machar et Garang, qui avait provoqué à partir de 1991 une guerre dramatique entre Dinka et Nuer, avec plus de 300 000 morts à la clé. [...]"

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Published by Occam - dans Août 2014
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