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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 10:06

France

- French Court Ruling Affirms Legality of Israeli Occupation (CAMERA) - "Virtually all international media has ignored recent news from France, where a court issued a ruling related, among other things, to the legality of Israel's occupation".
http://www.camera.org/index.asp?x_context=9999&x_article=2447
- Why the French court decision is significant (Elder of Ziyon) - "This is an extraordinarily important holding in light of the decades old-debate about the meaning of 49(6) in the context of Israeli civilian migration into the West Bank".
http://elderofziyon.blogspot.co.at/2013/05/why-french-court-decision-is-significant.html


Gaza & Hamas

- Khaled Meshaal (Hamas) rejette les modifications de frontières préconisées par le Ligue arabe (Guysen)
http://www.guysen.com/fil-infos/khaled-meshaal-hamas-rejette-les-modifications-de-frontieres-preconisees-par-le-ligue-arabe/
   "Le directeur du Bureau politique du Hamas Khaled Meshaal a rejeté jeudi la nouvelle initiative de la Ligue arabe préconisant des échanges de territoires « mineurs » entre Israël et les Palestiniens dans le cadre d’un traité de paix Dans une interview à la chaîne panarabe Al Jazeera, Meshaal affirme qu’une telle concession « nuirait à la cause palestinienne ». Meshaal a ajouté que le plan de la Ligue arabe, soutenu par John Kerry, est une « tentative pour aboutir à une paix éconimique entre les Etats arabes et Israël par l’intégration de ce dernier dans la région ». Le responsable du mouvement terroriste palestinien s’est déclaré prêt à « utiliser toutes les options pour libérer les territoires palestiniens et que telle est sa mission pour les quatre années à venir »."

- Egyptian, Hamas tensions increase, Khaled Abu Toameh (JP) - "Two Gaza Strip-based Hamas officials heading for Egypt to partake in reconciliation talks with Fatah banned from entering".
http://www.jpost.com/National-News/Egyptian-Hamas-tensions-increase-312136


Judée-Samarie

- Netanyahou gèle la construction israélienne dans les Territoires disputés (Guysen)
http://www.guysen.com/fil-infos/netanyahou-gele-la-construction-israelienne-dans-les-territoires-disputes/
   "Selon la radio militaire Galei Tsahal, le Premier ministre Binyamin Netanyahou, en visite en Chine, a ordonné un gel des appels d’offres pour les logements dans les localités juives des Territoires disputés pour ne pas entraver les efforts américains de relance des négociations avec les Palestiniens. Il aurait  fait part de sa décision il y a quelques jours au ministre du Logement Ouri Ariel, membre du Foyer juif, a précisé la radio. Le cabinet du Premier ministre ainsi que le ministère du Logement ont refusé de confirmer ou de démentir un gel des appels d’offres. Selon la radio, M. Netanyahou est ainsi revenu sur sa promesse faite avant les élections législatives de janvier de publier des centaines d’appels d’offres pour la construction de logements juifs dans les Territoires disputés."
- Gel de la construction de logements dans les colonies de Cisjordanie (AFP) - "les appels d'offres gelés concernent les grands blocs d'implantations où vivent la majorité des 360.000" Juifs de Judée-Samarie.
http://fr.news.yahoo.com/gel-construction-logements-colonies-cisjordanie-061405424.html
   "Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné un gel des appels d'offres pour les logements dans les colonies juives de Cisjordanie afin de ne pas entraver les efforts américains de relance des négociations avec les Palestiniens, a indiqué mardi la radio. M. Netanyahu a fait part de sa décision il y a quelques jours au ministre du Logement Uri Ariel, membre du Foyer juif, un parti nationaliste religieux qui prône la poursuite de la colonisation, a précisé la radio militaire israélienne. Le bureau du Premier ministre a refusé de réagir à ces informations.
    Interrogé par la radio, M. Ariel a refusé de démentir ou de confirmer le gel des appels d'offres. "Je n'ai pas l'intention de révéler la teneur des mes entretiens avec le Premier ministre", a affirmé M. Ariel. Mais il n'a pas exclu que son parti vote contre le prochain projet de budget, qui doit être présenté la semaine prochaine, en cas de gel de la construction dans les colonies.
    Une députée du Foyer juif, Ayalet Shaked, a pour sa part affirmé à la radio que "le ministère du Logement a préparé des milliers d'appels d'offres dans les implantations de Judée-Samarie (Cisjordanie)". "Mais pour que ces appels d'offres débouchent sur des constructions, la signature du Premier ministre est indispensable et pour des raisons que je me m'explique pas, cette signature n'est pas intervenue", a ajouté la députée. La radio a précisé que les appels d'offres gelés concernent les grands blocs d'implantations où vivent la majorité des 360.000 colons [...]
    La radio a précisé que la décision de M. Netanyahu de geler les appels d'offres est liée aux efforts entrepris par le président américain Barack Obama et le secrétaire d'Etat John Kerry de relancer les négociations israélo-palestiniennes bloquées depuis septembre 2010. [...]"
- ‘Netanyahu enforces settlement construction freeze’, Michal Shmulovich (Times of Israel) - "PM reportedly tells housing minister to halt West Bank projects; Jewish Home indicates it may undermine budget in response".
http://www.timesofisrael.com/netanyahu-enforces-settlement-construction-freeze/


"Processus de paix"

- Un nouveau sondage confirme que 40% des Palestiniens soutiennent les attentats suicides (Pew Research Center)
http://jssnews.com/2013/05/02/un-nouveau-sondage-confirme-que-40-des-palestiniens-soutiennent-les-attentats-suicides/


Syrie, Liban & Hezbollah

- Israël frappe la Syrie pour atteindre le Hezbollah, Aude Marcovitch (Libération) - «Une guerre non déclarée a bien commencé, entre Israël, l’Iran et le Hezbollah, dans le dos de la Syrie».
http://www.liberation.fr/monde/2013/05/05/israel-frappe-la-syrie-pour-atteindre-le-hezbollah_901094
   "Alors que la Syrie s’enfonce toujours davantage dans la violence, avec la multiplication de massacres de civils et de tueries interconfessionnelles, l’internationalisation du conflit a fait un pas de plus ce week-end. Vendredi et hier matin, l’aviation israélienne a mené des raids sur plusieurs objectifs militaires. Si Israël n’a fait aucune déclaration officielle, les opérations laissent peu de doutes sur leurs auteurs.
    Selon des sources américaines, la première attaque de vendredi a visé des missiles sol-sol Fateh 110, d’une portée de 300 kilomètres, qui étaient destinés au Hezbollah. Hier matin, plusieurs explosions ont pris pour cible des sites au nord-ouest de Damas, autant de boules de feu visibles par de nombreux habitants de la capitale syrienne. D’après des diplomates, les frappes auraient visé le centre de recherche scientifique de Jamraya - le même qui avait déjà été touché par des attaques aériennes en janvier -, une information également transmise par l’agence officielle syrienne Sana. Un dépôt de munitions à proximité aurait aussi été touché, ainsi que la division 14, une unité de la défense antiaérienne syrienne, faisant des victimes parmi le personnel militaire. Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères a réagi à ces attaques en les qualifiant de «déclaration de guerre» d’Israël et a promis des représailles.
   «Une guerre non déclarée a bien commencé, entre Israël, l’Iran et le Hezbollah, dans le dos de la Syrie», explique Jacques Neriah, colonel de réserve et ancien officier du renseignement militaire israélien (Aman). A mesure que les forces de Bachar al-Assad perdent la maîtrise du territoire syrien, son allié, le Hezbollah libanais, cherche à accélérer le transfert de son arsenal vers le Liban. «La moitié des capacités militaires du Hezbollah se trouve en Syrie, affirme Neriah. D’entente avec l’Iran, il essaie de ramener ces armes côté libanais, pour provoquer une situation irréversible dans ce pays.»
    Un responsable israélien a officieusement déclaré que l’attaque d’hier visait des «missiles iraniens destinés au Hezbollah». Israël a dit et redit que le transfert d’armes syriennes dans les mains du Hezbollah consistait une ligne rouge. Cette position avait été dessinée en janvier, lorsqu’un convoi de missiles à longue portée SA-17 s’apprêtant à prendre le chemin de la Bekaa, dans l’est du Liban, avait été visé par une frappe aérienne. L’attaque avait été confirmée quelques mois plus tard à demi-mot par l’ex-ministre israélien de la Défense, Ehud Barak.
    La presse israélienne débattait hier de l’utilité des actions menées par Tsahal en Syrie. Pour le quotidien Yédiot Aharonot, les frappes vont entraîner l’Etat hébreu dans un engrenage qui le forcera à augmenter le nombre de ses attaques au fil du temps, au risque de conduire à un embrasement régional. Le journaliste de Yédiot prévoit ainsi «une guerre à l’été 2013». Maariv juge pour sa part les frappes comme «une entreprise très risquée mais nécessaire, notamment au moment où un nombre toujours plus important d’acteurs de la région se demandent où ont disparu les Etats-Unis».
    Il semble qu’un autre objectif des frappes israéliennes soit de pousser les Américains à sortir de leurs retranchements. Dans la même veine, les informations transmises publiquement par un responsable israélien des services de renseignements sur l’utilisation d’armes chimiques par Al-Assad ont eu pour effet de faire sortir Barack Obama de son mutisme. Quelques jours après les déclarations de l’officiel israélien, le président américain reconnaissait pour la première fois que du gaz avait été utilisé en Syrie, sans préciser pour autant quelle partie en était responsable. Ce week-end, Obama a déclaré soutenir le droit d’Israël à «se protéger contre le transfert d’armes sophistiquées à des organisations terroristes comme le Hezbollah», mais n’a pas confirmé les frappes aériennes.
    S’ils ont ébranlé les faubourgs de Damas, les raids israéliens ont sans doute également secoué le pouvoir syrien en le mettant face aux capacités des services de renseignements de l’Etat hébreu. Selon un spécialiste, pour obtenir des données aussi précises, Israël a fait appel au renseignement d’origine électromagnétique (ou Sigint), qui utilise les sources d’information telles que les ondes radio, satellitaires ou celles transmises par des radars. Néanmoins, ces données ne peuvent pas faire l’économie d’informateurs sur le terrain. «Il faut des gens sur place», commente le spécialiste.
    En Syrie, la chasse à l’homme a sans doute déjà commencé. Alors que les Syriens ont promis de ne pas laisser les frappes impunies, côté israélien, la défense de l’arrière s’est organisée avec l’installation, hier, de deux batteries de missiles antimissiles «Dôme de fer» dans les villes de Haïfa et de Safed, dans le nord d’Israël."

- Raids en Syrie : "Israël s'en tient à ses lignes rouges" (Le Monde.fr) - Israël "semble prêt à prendre un risque calculé aujourd'hui, afin d'éviter une situation significativement plus grave plus tard".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/06/raids-en-syrie-israel-s-en-tient-a-ses-lignes-rouges_3171445_3218.html
   ""Au cours des six dernières années, les gouvernements israéliens ont adopté un mode opératoire consistant à tirer avec une arme munie d'un silencieux : mener des opérations militaires ciblées, généralement depuis les airs ou la mer, sans recourir à d'importantes troupes au sol, avec pour objectif d'éliminer une menace émergente", commente le quotidien israélien Haaretz dans son éditorial. Une politique qui, précise le quotidien, poursuit deux objectifs : apporter une réponse pratique à un besoin sécuritaire tout en n'attirant pas trop l'attention en se refusant officiellement à tout commentaire.
    Un modus operandi déjà utilisé lors d'une attaque contre un convoi de missiles anti-aériens en Syrie en janvier 2013, ainsi qu'en 2007, contre un site nucléaire syrien construit par les Nord-Coréens, ou lors de l'attaque d'une usine de munitions au Soudan, en octobre 2012. Ce même mode opératoire semble avoir été appliqué lors des deux attaques aériennes, menées vendredi 3 et dimanche 5 mai, contre des cibles militaires en Syrie. Comme de coutume, Israël n'a pas confirmé officiellement être derrière ces attaques, mais des responsables israéliens et américains, parlant sous couvert de l'anonymat, n'ont pas manqué de le faire auprès des médias étrangers.
    Des zones d'ombre demeurent sur les cibles de ces attaques et l'étendue des dommages. Selon des responsables israéliens et occidentaux cités par le New York Times samedi 4 mai, ces attaques ont ciblé des convois d'armes stratégiques transitant en Syrie depuis l'Iran en direction du mouvement chiite libanais, Hezbollah. Dans la presse, on évoque des dépôts de missiles sol-sol iraniens Fateh-110 qui, mis entre les mains du Hezbollah, menaceraient Israël tant par leur portée de 300 kilomètres que par leur précision de tir. Ces livraisons sont vues comme "une récompense" du régime syrien au mouvement chiite. Son chef, Hassan Nasrallah, a officialisé la semaine dernière le soutien du mouvement au régime de Bachar Al-Assad et déployé ses troupes en Syrie pour défendre le régime.
    Dans ce conflit aux enjeux régionaux, qui voit l'implication d'une multitude d'acteurs aux intérêts supranationaux, et face à un régime syrien plus que jamais aux abois, l'initiative israélienne fait craindre une propagation du conflit à toute la région. Une crainte que balaient la grande majorité des commentateurs israéliens. Si Israël multiplie depuis les mesures de sécurité dans le nord du pays, personne ne considère sérieusement le risque d'escalade. Aucun ordre de mobilisation n'a d'ailleurs été envoyé aux réservistes et aucun renfort de troupes n'a été déployé à la frontière avec le Liban ou la Syrie, souligne Amos Harel dans le quotidien Haaretz. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, note le journaliste diplomatique de Haaretz, Barak Ravid, a lui-même tenu à adresser dimanche un message de pacification à Bachar Al-Assad. Le maintien de sa visite en Chine dès dimanche participe de cet esprit d'apaisement.
    Comme l'a rappelé un haut responsable israélien, le seul intérêt d'Israël est d'empêcher le mouvement chiite libanais Hezbollah de recevoir des armes sophistiquées et non de s'immiscer dans la guerre civile syrienne aux côtés des rebelles. Soutenir ces attaques pose d'ailleurs un dilemme aux rebelles, note le quotidien Yedihot Aharonot. "On ne peut pas dire que nous soyons heureux de cette explosion. Mais nous sommes en fait heureux que les missiles et les armes sophistiquées du régime ne tombent pas entre les mains du Hezbollah, qui combat contre nous", témoigne un habitant de Damas au quotidien Maariv.
    Quelles que soient les conséquences de ces attaques aériennes, l'opinion semble partagée en Israël que le risque en valait la chandelle. "La Syrie est peut-être plongée dans le chaos le plus total, cela ne veut pas dire qu'Israël doit oublier ses lignes rouges", commente ainsi Yaakov Lappin du Jerusalem Post. Par une première attaque en janvier, Israël avait envoyé un message clair au régime Assad qu'il ne tolérerait pas la prolifération d'armements sophistiqués en direction du Hezbollah. Ce message n'ayant pas été entendu, estime Yaakov Lappin, Israël "semble prêt à prendre un risque calculé aujourd'hui, afin d'éviter une situation significativement plus grave plus tard".
    Une escalade qui pourrait prendre la forme d'une nouvelle guerre au Liban, pointe Haaretz dans son éditorial. Ou, comme le met en lumière Yaakov Lappin, le repli du régime alaouite sur la côte syrienne qui recréerait une nouvelle base arrière pour l'Iran, contiguë à la vallée libanaise de la Bekaa, contrôlée par le Hezbollah. En outre, estime Yoav Limor du quotidien Israel HaYom, "cela est également un message adressé à l'Iran, qu'Israël est prêt à aller partout pour l'empêcher d'armer ses ennemis (que ce soit au Soudan, dans la bande de Gaza, en Syrie et au Liban)".
   "S'en tenir à ses lignes rouges est important au-delà du danger que posent ces armes spécifiquement. C'est important au niveau stratégique, au niveau régional. Surtout quand les Etats-Unis ne respectent pas les lignes rouges qu'ils se sont fixées", indique Gonen Ginat d'Israel HaYom. Dans une tribune au quotidien Israel HaYom, le brigadier général Zvika Fogel, ancien chef de la région sud au sein de l'armée israélienne, renchérit : "C'est une fois encore la preuve que si Israël ne met pas en place une politique de dissuasion face aux Etats ennemis, personne ne le fera pour lui." Or, indique Boaz Bismuth, dans les colonnes du même journal, "Israël n'a pas le même luxe qu'Obama. Il ne peut laisser des missiles de longue portée tomber dans les mains du Hezbollah. Israël ne peut pas non plus laisser des armes chimiques tomber dans des mains irresponsables."
    Il n'en demeure pas moins que, pour certains, Israël fait finalement le travail des Américains. Ils en veulent pour preuve le blanc-seing donné par le président américain Barack Obama à ces attaques. Pour Amos Harel, du quotidien Haaretz, "la familiarité des responsables de l'administration américaine avec la nature des cibles syriennes semble indiquer qu'il y a eu en amont une coordination avec Israël, et laisse penser que ces attaques font partie d'une campagne plus large qui n'est pas terminée". Chemi Shalev, un autre journaliste du quotidien Haaretz, évoque même la "politique de l'ombre" américaine.
    La crainte d'une propagation du conflit syrien à Israël est d'autant moins grande que rares sont les commentateurs qui prêtent à la Syrie et ses alliés, le Hezbollah et l'Iran, des velléités de représailles. Et ce, malgré les menaces brandies par Bachar Al-Assad et ses proches collaborateurs. "Il est clair que l'armée syrienne ne s'est pas sérieusement préparée à une guerre avec Israël depuis un moment", commente Anshel Pfeffer, journaliste du quotidien Haaretz. Depuis la guerre de Yom Kippour de 1973, le front israélo-syrien sur le plateau du Golan est resté calme. En dépit de trois attaques en quatre mois attribuées à Israël, la Syrie n'a mené aucune opération de représailles.
   "Cela ne veut pas dire qu'Assad n'a plus les capacités pour causer des dommages significatifs à Israël, avec ses missiles balistiques (dont certains avec des têtes chimiques)", analyse le journaliste. Mais, "ouvrir un nouveau front contre Israël, ou lancer de façon sporadique des missiles contre lui, donnerait à Israël la légitimité pour une opération aérienne plus large (...)", analyse Zvi Barel du quotidien Haaretz. Le Hezbollah pourrait ouvrir un front contre Israël, poursuit le journaliste. Toutefois, estime-t-il, "le Hezbollah et son patron, l'Iran, ont un intérêt suprême à préserver les capacités militaires de l'organisation, ce qui signifie ne donner à Israël aucune excuse pour détruire ses stocks de missiles au Liban. Dans une situation où la survie d'Assad n'est pas garantie, il est important pour l'Iran que le Hezbollah préserve ses forces, afin de pouvoir continuer à exercer une influence au cas où Assad tomberait."
   "Le Hezbollah et la Syrie savent qu'ils paieront chèrement toute attaque directe contre Israël, mais combien de temps encore pourront-ils encaisser des attaques israéliennes sans répondre ?", se demande Ariel Ben Salomon, du Jerusalem Post. De même, Amos Harel, dans Haaretz, se demande finalement "où est la ligne rouge de Bachar Al-Assad ?""

- Notre nouveau voisin : Al-Qaida, Yaron Friedman (Yediot Aharonot) - "Aujourd’hui, comme dans les années 1980, un mouvement islamique djihadiste s’organise sur la frontière avec Israël. Sauf qu’en Syrie il n’y a pas de zone de sécurité ni d’Armée du Liban Sud fidèle à Israël".
http://www.courrierinternational.com/article/2013/05/06/notre-nouveau-voisin-al-qaida
   "Récemment, la direction du Front Al-Nosra a reconnu officiellement : "Nous faisons partie d’Al-Qaida." Le leader du mouvement rebelle en Syrie, Abou Mohammad Al-Golani, a appelé à l’union avec son homologue en Irak Abou Bakr Al-Baghdadi. Dès le lendemain, il annonçait qu’ils formaient désormais ensemble un bloc commun au sein d'Al-Qaida, proclamant "l'Etat islamique d’Irak et de Syrie", dont la direction a été confiée à l’ancien bras droit d’Oussama Ben Laden, Ayman Al-Zawahiri.
    Cette déclaration a plongé l’opposition syrienne dans le désarroi et a provoqué de nombreuses réactions négatives. Quelles seront les conséquences pour la Syrie ? Comment Israël va-t-il réagir ? Depuis un an, les Etats-Unis connaissaient les liens qui unissent Al-Qaida au Front Al-Nosra. Washington avait déjà placé ce mouvement sur sa liste d’organisations terroristes. Mais les efforts américains n’ont pas entamé la motivation de cette organisation, considérée comme la plus aguerrie parmi les mouvements djihadistes présents en Syrie.
    Les combattants d’Al-Nosra sont connus pour leur détermination. Ils sont prêts à sacrifier leur vie pour perpétrer des attaques suicides. Al-Nosra compte parmi ses membres des Syriens, des sunnites venus du Liban, de Jordanie, d’Irak, de Tunisie, d’Arabie Saoudite, des Tchétchènes et même des volontaires européens.
    On peut penser que de nombreux pays les encouragent à aller combattre en Syrie pour se débarrasser d’eux. Les estimations sur le nombre de leurs combattants varient de quelques milliers à 20 000. Ceux qui rejoignent ses rangs subissent une préparation en deux étapes : spirituelle, avec des études sur l’islam dans l’esprit du djihad, et militaire – une courte préparation pour les initier au maniement des armes légères.
    Contrairement à la politique suivie en Afghanistan et en Irak, les combattants ont reçu l’ordre de ne pas nuire à la population syrienne, une décision stratégique qui est à l’origine de l’énorme popularité du mouvement. Or, contrairement aux autres mouvements de l’opposition syrienne, Al-Nosra ne se satisfera pas de la chute du régime Assad.
    Curieusement, sa déclaration est un véritable cadeau offert au régime syrien. Car celui-ci répète depuis le début qu’il combat des cellules terroristes financées par l’Arabie Saoudite et le Qatar. Elle a aussi porté un coup aux chances de financement de l’opposition syrienne par l’Occident.
    Cette situation inquiète Israël car la majorité des activistes d'Al-Nosra se trouvent dans le sud de la Syrie. Ils remplissent de plus en plus le rôle de gardiens des frontières avec la Jordanie et Israël. Leur leader se fait appeler Al-Golani pour rappeler son lieu de naissance, sur le plateau du Golan [territoire syrien annexé par Israël]. Israël a déjà connu dans le passé une situation similaire à ses frontières, lorsque l’armée régulière libanaise a été remplacée par un parti religieux très motivé : le Hezbollah. Mais, malgré les multiples déclarations belliqueuses du régime syrien, la frontière avec Israël est restée calme pendant quarante ans.
    Aujourd’hui, comme dans les années 1980, un mouvement islamique djihadiste s’organise sur la frontière avec Israël. Sauf qu’en Syrie il n’y a pas de zone de sécurité [située à la frontière israélo-libanaise occupée par Israël de 1978 à 2000] ni d’Armée du Liban Sud [milice libanaise] fidèle à Israël.
    Toutefois, Al-Nosra devra mener plusieurs guerres avant de pouvoir s’en prendre à l’Etat hébreu : contre le régime syrien, contre le Hezbollah et contre les Gardiens de la révolution iraniens."


Turquie

- Mavi Marmara : Des excuses dans le vent, Richard Rossin (écrivain, ancien Secrétaire Général de MSF, cofondateur de Médecins du Monde) - "Pour John Kerry cette réconciliation « contribuera aux progrès de la paix et de la stabilité dans la région ». Ce serait vrai s’il s’agissait vraiment de réconciliation".
http://www.causeur.fr/mavi-marmara-erdogan-israel,22403
   "La mort d’êtres humains est toujours un drame. Donc Netanyahou, le Premier ministre israélien, a présenté ses excuses au peuple turc « pour toute erreur ayant pu conduire à la perte de vies » lors de l’arraisonnement du Mavi Marmara le 31 mai 2011.
C’était une exigence du premier ministre turc, Erdogan. Lui n’a pas commis d’erreur : il a soutenu, armé et autorisé à appareiller une flottille aux visées hostiles contre son allié israélien. Il savait la légalité du blocus des armes à destination de Gaza dont Français et Américains étaient  en charge en mer Rouge et dans la péninsule du Sinaï par une surveillance électronique.
    Tous le savent, même l’IHH dont deux femmes d’un autre convoi anti blocus viennent d’être violées à Benghazi en Libye. L’IHH, association humanitaire islamiste amie d’Erdogan, est classée par les USA et certains états européens "organisation terroriste". Pas par la France qui ne voit de terrorisme dans nulle organisation moyen-orientale, pas même le Hezbollah responsable du meurtre de 58 de nos soldats dans l’attentat du Drakkar à Beyrouth en 1983.
    Le Mavi Marmara a refusé le contrôle de sa cargaison à Ashdod avant transfert à Gaza par un message de son commandant : « Ta gueule, retourne à Auschwitz » pendant que les accompagnateurs « pacifistes » hurlaient « Juifs, rappelez-vous de Khaybar » (haut lieu du massacre de Juifs par Mahomet) ; les enregistrements en attestent. C’était la troisième proposition de contrôle. Ils voulaient en découdre. Nous apprendrons plus tard que certains « pacifistes » étaient porteurs d’importantes sommes d’argent et équipés de gilets pare-balles en Kevlar, de lunettes de vision nocturne (les nuits sont si belles en mer), de couteaux, de frondes, de barres en fer.  Le convoi de 8 cargos avait appareillé le 30 mai de la Chypre colonisée par la Turquie.
    L’arraisonnement fait 9 morts et 28 blessés parmi les militants et 10 blessés parmi les marins israéliens. Le quotidien turc Hurriyet publie des photos de soldats israéliens tabassés par les "passagers" du cargo. Sur les autres cargos investis, la défense passive des passagers n’a provoqué aucune violence.
    Parmi les 700 passagers débarqués à Ashdod : 4 arabes israéliens dont une députée de la Knesset, 9 Français et un député égyptien. Dès le lendemain des représentants du CICR (Croix Rouge) rendent visite à tous les ressortissants de pays sans relations diplomatiques avec Israël. Visite du CICR que le franco-israélien Gilad Shalit, otage à Gaza du Hamas enlevé en 2006, n’aura jamais jusqu’à sa libération le 18 octobre 2011 (contre 1027 détenus palestiniens condamnés par la justice pour actes de terrorisme). Du 31 mai au 7 juin, 510 camions transférent le fret vérifié vers Gaza. Les passagers sont rapidement libérés et expulsés. Le député égyptien, Mohamed Beltagy, de retour déclare avoir capturé trois soldats israéliens et pris le contrôle de leurs armes…
    En juillet 2011 la commission Palmer de l’ONU estime qu’Israël était justifié à intercepter la flottille et faire usage de la force « à des fins de légitime défense » dès lors que les militaires « ont été accueillis par une résistance organisée et violente d’un groupe de passagers », relève qu’« un “noyau dur” d’environ 40 militants du IHH avaient un contrôle effectif sur le navire et n’ont pas été soumis à des contrôles de sécurité quand ils sont montés à bord à Istanbul »… que « la qualité et la valeur de la plupart des biens humanitaires à bord des navires était discutable »…et ajoute que « Gaza ne dispose d’aucune installation portuaire capable de recevoir la quantité de marchandise, de vivres… »
    Voilà les événements pour lesquels Erdogan exigeait des excuses. Se  posent des problèmes graves. Quid de la responsabilité des hommes qui se sont lancés dans cette aventure et quid de la responsabilité de la Turquie qui les a soutenus au mépris des lois internationales ? Quid de la marginalisation des minorités chrétienne et kurde en Turquie ? Quid de l’occupation militaire de la partie Nord de Chypre par l’armée turque depuis 1974 ? Quid de la reconnaissance des massacres de Kurdes en 1938 (qui continuent) et d’Assyriens, quid du sort des 781 réfugiés du Struma en 1942, quid des génocides des Grecs entre 1916 et 23 et bien sûr des Arméniens…? Pourquoi personne n’exige d’excuses d’Erdogan pour tout cela et pour avoir lancé cet acte hostile ?
    J’ajoute que jamais ni famine, ni massacre n’ont été décrits à Gaza contrairement à bien des endroits sur la planète et en particulier chez ses amis que Mr Erdogan couvre comme au Darfour …
La crise avec la Turquie de l’AKP d’Erdogan avait commencé bien avant l’assaut du Mavi Marmara utilisé en exutoire politique. L’AKP avait annoncé sa volonté de « politique du zéro problème avec les voisins », dont l’objectif était le rapprochement avec les voisins arabes et avec l’Iran. Là, se placent les insultes d’Erdogan à Shimon Peres à Davos le 29.1.2009 et l’accusation de « nettoyage ethnique en Palestine » (nettoyage qui a permis à la population de septupler en 60 ans !). Inamicale encore deux déclarations récentes affirmant le sionisme « un crime contre l’humanité ».
    Bien sûr, il y a les massacres en Syrie et les avancées des islamistes. Mais, pourquoi, pour Obama, l’inquiétude sur les stocks de gaz de combat en Syrie devrait-elle peser plus sur Israël que sur la Turquie ? Bien sûr, il y a aussi la crise chypriote qui rend, pour Israël,  le partenaire incapable d’installer des débouchés pour le gaz.
    Par réalisme politique, Netanyahou déclare donc son « engagement » à dépasser les désaccords pour «promouvoir la paix et la sécurité régionale »… « Il vaut mieux ravaler sa fierté et faire ce qui est bon pour l’Etat ». Certes, mais au prix d’une incompréhension des marins israéliens. Un geste diplomatique fort de la part d’Israël, mais la politique c’est aussi soutenir ses citoyens, affirmer son droit à l’indépendance et à la sécurité, faire respecter son Etat.
    Bien sûr, il est difficile de résister au président américain lorsqu’il vous tend le téléphone. Mais, lui non plus n’a pas d’ami, seulement des intérêts menacés dans la poudrière moyen-orientale crée par les occidentaux après la première guerre mondiale et déstabilisée par son discours du Caire du 4 juin 2009. Il est primordial pour Obama de réconcilier ses deux meilleurs alliés du Moyen-Orient, sa médiation avait déjà permis la livraison de matériel militaire israélien à l’armée turque le mois dernier… Pour John Kerry cette réconciliation « contribuera aux progrès de la paix et de la stabilité dans la région ». Ce serait vrai s’il s’agissait vraiment de réconciliation.
    Les effets immédiats en Turquie ont été l’acclamation d’une victoire et l’avalanche de revendications sans rien céder sur ses propres exactions. La municipalité d’Ankara installe des panneaux publicitaires sur ces excuses, Erdogan exige des sommes folles sans renoncer aux parodies de justice contre les militaires israéliens, de participer aux négociations avec les Palestiniens, annonce qu’il va se rendre à Gaza et qu’il n’est pas encore question de rétablir les relations diplomatiques ; un éventuel indemnisé clame vouloir donner ses indemnités putatives au Hamas et au Jihad islamique.
    Erdogan rêvait d’excuses, Obama les lui a obtenues. Obama aussi avait rêvé, mais les rêves d’Obama et d’Erdogan ne sont pas les mêmes. John Kerry venu demander au Grand Turc de retarder sa visite prévue à Gaza s’est vu renvoyé dans les cordes sans ménagement.
    Israël risque de payer la note, même le bénéfice diplomatique qui serait que les Nations voient ces résultats-là ne lui sera pas crédité. Question : que pouvait-on attendre du  lauréat 2010 du prix Kadhafi des droits de l’homme ?
    Les Juifs ont hérité de l’Histoire une maladie grave : ils voudraient être aimés. La paix n’est pas seulement le silence des armes, ce que voudraient nous faire croire les diplomates. Les Etats n’ont pas d’amis, seulement des intérêts et des alliés. Mais, il n’est pas impossible que le gaz et le pétrole qui ont amenés tant d’amis à des tyrans parfois sanguinaires et toujours obscurantistes bouleversent la donne régionale en faveur d’Israël. En attendant Erdogan détruit l’OTAN de l’intérieur."


USA

- Les Américains, "plus antisémites qu'islamophobes", Chemi Shalev (Haaretz) - "15 % des Américains sont foncièrement antisémites. Ce chiffre atteignait 30 à 35 % dans les années 1960, mais encore aujourd'hui, il concerne 40 millions de personnes. Et je pense que l'on ne fera pas mieux : la situation actuelle ne s'améliorera pas".
http://www.courrierinternational.com/article/2013/04/29/les-americains-plus-antisemites-qu-islamophobes
   "Même après les attentats de Boston, l'antisémitisme est bien plus répandu aux Etats-Unis que l'islamophobie, estime Abe Foxman, le directeur de l'Anti-Defamation League (ADL, ou Ligue anti-diffamation). Agé de 73 ans, il est depuis 26 ans à la tête de cette organisation fondée en 1913. Dans un entretien accordé à Ha'Aretz, il explique que l'ADL n'est pas près d'être désœuvrée.
   "Il y a 10 fois plus d'actes commis à l'encontre des Juifs que des musulmans", explique Abe Foxman. "Cela ne signifie pas que les musulmans ne subissent aucune hostilité, mais même après les événements qui ont touché Boston, on ne voit pas d'attaque contre des mosquées, on ne voit personne manifester dans la rue. C'est un phénomène unique dans ce pays, presque un miracle. On n'assisterait jamais à une situation similaire en Europe."
    Et de poursuivre : "Lorsque la population a applaudi l'arrestation des terroristes à Boston, aucune répercussion négative ne s'est produite. Il s'est passé la même chose après le 11 septembre - nous étions si inquiets à l'époque que nous avions publié une annonce dans le New York Times dont le message était 'On ne lutte pas contre la haine par la haine'. Pourtant, rien de tout cela n'a eu lieu, ni à l'époque ni aujourd'hui. Et cela rend dingues les islamophobes. Cela les rend fous." [...]
   "Le sentiment anti-juif est bien plus développé que celui contre les musulmans, car l'antisémitisme est ancré très profondément dans l'histoire, les traditions, l'Eglise, chez les parents comme les amis", affirme Abe Foxman. "Selon notre dernier sondage [qui date de 2011], 15 % des Américains sont foncièrement antisémites. Ce chiffre atteignait 30 à 35 % dans les années 1960, mais encore aujourd'hui, il concerne 40 millions de personnes. Et je pense que l'on ne fera pas mieux : la situation actuelle ne s'améliorera pas."
    Malgré la baisse des pourcentages dans leur ensemble, deux éléments faisant partie de l'indice de l'ADL sur les sentiments antisémites sont restés constants : un tiers des Américains continuent de reprocher aux Juifs d'avoir exécuté Jésus et un tiers considèrent que les Juifs américains sont plus fidèles à Israël qu'aux Etats-Unis. "Oui, les Juifs peuvent habiter, voyager, étudier n'importe où, épouser qui ils veulent et pratiquer la profession de leur choix. Socialement, nous avons réussi, mais nous restons le peuple qui a tué Jésus et à qui on ne peut vraiment pas faire confiance."
    Il signale deux groupes démographiques chez qui l'antisémitisme reste très répandu, les populations africaines-américaines et latino. Selon l'ADL, 30 à 40 % des Africains-Américains sont antisémites depuis plus de 40 ans, un phénomène qu'Abe Foxman attribue à leur "absence de représentant".
   "La dernière fois qu'un dirigeant africain-américain a dénoncé l'antisémitisme, c'était Martin Luther King Jr., pour qui c'était un péché. Actuellement, Louis Farrakhan est le seul qui représente cette population. Il sait rassembler 20 000 personnes plusieurs fois par an et il affiche clairement son antisémitisme. Pire, nombreux sont ceux qui nient l'existence de cette animosité, ce qui signifie que nous n'avons pas d'interlocuteur parmi eux."
    Quant à la communauté latino-américaine, Abe Foxman estime qu'elle "prend de plus en plus d'ampleur". La mauvaise nouvelle, précise-t-il, c'est que presque 50 % des immigrés latinos sont "gravement infectés", selon son expression, "à cause de l'Eglise - la Nostra Ætate du Vatican [déclaration qui absout les Juifs de la culpabilité collective pour la mort du Christ] n'est pas arrivée jusqu'à Mexico - ainsi que de l'ignorance et des stéréotypes"."

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Published by Occam - dans Mai 2013
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