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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 10:23
France

- Interventions de Marc-Edouard Nabe (Vidéo 5mn03) - pour connaître le personnage, admiré par Frédéric Taddeï, Benoît Poelvoorde et Eric Naulleau :
http://www.dailymotion.com/video/xb1y0m_le-monde-en-resistance-7_news
    - "La Licra, vous savez ce que c'est ? Ce sont des gens qui se servent du monceau de cadavres d'Auschwitz comme du fumier pour faire fructifier leur fortune."
    - Ben Laden "veut simplement punir les méchants qui se permettent de massacrer les terres des musulmans - qui sont ses frères - et qui [les méchants] se comportent comme des porcs sur toute la planète depuis des centaines d'années."
    - "Cette accusation d'antisémitisme a été fabriquée sur mesure par les hommes de lettre et les critiques, ça n'a rien à voir avec la politique, c'est une manière de marquer un jeune écrivain [...]. Comme on voit qu'il est assez costaud et qu'il va certainement résister aux attaques, on lui fout cette accusation de plus". Nolleau approuve et ajoute : "Il ne s'agit pas de le marquer, il s'agit de le discréditer".

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Abou Mazen

- Mahmud Abbas a fait son discours à Ramallah mais les destinataires de ses propos se trouvent à la Maison Blanche, Avi Issacharof & Amos Harel (Haaretz) - "Ironiquement, c’est la politique « pro-palestinienne » du gouvernement Obama qui a poussé Abou Mazen à annoncer son retrait" ; un responsable israélien : « Abou Mazen a annoncé qu’il ne se présentera pas à des élections qui n’auront jamais lieu ».
http://www.ambafrance-il.org/spip.php?article7234
   "[...] A la Mouqataa c’est la confusion qui régnait hier, pas seulement parmi les journalistes et les commentateurs mais aussi chez les collaborateurs de Mahmud Abbas, quant à la signification de cette démarche. La formule relativement ambiguë choisie par Mahmud Abbas lui laisse la possibilité de se rétracter. La plupart des hauts responsables du Fatah et de l’Autorité palestinienne qui se sont exprimés hier ont dit attendre d’Abou Mazen qu’il revienne sur sa décision et ont affirmé n’avoir aucune intention d’investir un autre candidat.
    Immédiatement après le discours, l’assistance a appris avec soulagement que Mahmud Abbas compte rester à son poste jusqu’aux prochaines élections. Or, il n’est pas du tout certain que celles-ci auront lieu, du fait de l’opposition du Hamas à leur tenue dans la bande de Gaza et aux difficultés attendues à Jérusalem-est. Malgré cela, tous ceux qui ont parlé à Mahmud Abbas hier après-midi affirment que le président de l’Autorité palestinienne est déterminé à ne pas se représenter.
    Il semble que le principal motif de cette décision ne soit pas l’attitude d’Israël. Abou Mazen attend peu du gouvernement Netanyahu. Le message d’hier s’adresse plutôt aux oreilles américaines. Ironiquement, c’est la politique « pro-palestinienne » du gouvernement Obama qui a poussé Abou Mazen à annoncer son retrait. « Nous avons apprécié les positions affichées par les Etats-Unis concernant les colonies et la ‘judaïsation’ de Jérusalem. Nous avons cependant été surpris par leur compréhension vis-à-vis des positions israéliennes. Le problème c’est Israël et ses positions », a-t-il déclaré hier, en visant clairement le gouvernement Obama. [...]
    En effet, c’est Washington qui, par ses déclarations fermes concernant les implantations, a poussé Mahmud Abbas à poser comme condition à la reprise des pourparlers l’arrêt de la construction dans les implantations, y compris à Jérusalem-est. Quand Washington a changé de position, Abou Mazen s’est retrouvé seul, sans soutien américain.
    Pour l’heure, la démarche d’Abou Mazen n’est pas perçue à Ramallah comme une simple manœuvre tactique, mais il ne fait aucun doute que son but est de pousser les Américains à exercer une pression plus forte sur Israël. En effet, il ne semble y avoir au Fatah aucun successeur potentiel, capable de faire face à un candidat du Hamas. Pour que Mahmud Abbas change d’avis, Washington devra faire valoir des résultats face aux Israéliens concernant la construction dans les implantations.
    Au sein des services de sécurité israéliens, l’annonce du président de l’Autorité palestinienne a été accueillie avec un scepticisme mêlé d’une légère inquiétude. Un haut responsable déclarait hier : « Abou Mazen a annoncé qu’il ne se présentera pas à des élections qui n’auront jamais lieu ». D’autres responsables ont souligné qu’il n’a démissionné ni de ses fonctions au Fatah ni de ses fonctions à l’OLP. Or, c’est de là qu’il puise l’essentiel de sa légitimité. Selon eux, il est tout à fait possible qu’en l’absence d’accord entre le Fatah et le Hamas sur la tenue d’élections, Mahmud Abbas continue à assurer la présidence par intérim sans que cela modifie en substance son statut actuel.
    Selon des responsables israéliens, ce que l’on remarque c’est que la démarche de Mahmud Abbas ne semble pas causer de panique parmi les responsables du Fatah et de l’Autorité palestinienne. Selon eux, la seule crainte pour Israël est que l’annonce de Mahmud Abbas s’ajoute à la ligne idéologique plus dure qu’expriment dernièrement les hauts responsables du Fatah et que le tout, à cause d’une « étincelle » comme, par exemple, des émeutes sur le mont du Temple, ne mène à une nouvelle vague de violence."

- Les dirigeants israéliens préfèreraient que Mahmoud Abbas reste au pouvoir (AFP) - "le président israélien Shimon Peres a appelé au téléphone M. Abbas vendredi matin pour lui demander de rester en poste".
http://www.lesechos.fr/depeches/monde/afp_00199133-les-dirigeants-israeliens-prefereraient-que-mahmoud-abbas-reste-au-pouvoir.htm
   "Les dirigeants israéliens, tout en s'abstenant de faire des commentaires publics, ont exprimé vendredi leur préférence pour que le président palestinien Mahmoud Abbas, un modéré, reste au pouvoir. "Nous considérons Abbas comme un partenaire pour la paix aussi longtemps qu'il est au pouvoir", a déclaré un haut responsable gouvernemental à l'AFP. "Nous aimerions démarrer les négociations dès que possible avec la direction palestinienne modérée", a-t-il ajouté sous couvert de l'anonymat. [...]
    "Nous ne nous immisçons pas dans les affaires internes des autres. Mais il est évident qu'Israël et les Etats-Unis ont tout intérêt à ce que les Palestiniens aient une direction pragmatique et responsable", a déclaré à la radio le vice-ministre israélien des Affaires étrangères Danny Ayalon.
    La décision du président palestinien de ne pas se représenter est analysée comme un "coup tactique" par les dirigeants et les éditorialistes israéliens. "Cette annonce est un coup tactique destiné d'abord à faire pression sur les Etats-Unis tout en répondant à des besoins internes" palestiniens, a déclaré un responsable gouvernemental non identifié au quotidien Yediot Aharonot. "Néanmoins, le Premier ministre (Benjamin Netanyahu) ne souhaite pas le départ de Mahmoud Abbas, car après lui viendront des dirigeants plus extrémistes", explique-t-il. Selon le quotidien Haaretz, le président israélien Shimon Peres a appelé au téléphone M. Abbas vendredi matin pour lui demander de rester en poste. "Si vous partez, les Palestiniens vont perdre leur chance de parvenir à un Etat indépendant et la situation dans la région va se dégrader", a plaidé M. Peres, cité par le journal. [...]"

- Judée Samarie : manifestation pour Mahmoud Abbas (Guysen.International.News / 2009-11-06 15:57)
   "Des centaines de Palestiniens ont manifesté dans plusieurs villes de Judée Samarie vendredi pour appeler le président Mahmoud Abbas à reconsidérer sa décision de ne pas se représenter aux prochaines élections."

- La Ligue arabe enjoint Mahmoud Abbas de se présenter à la présidentielle (Guysen.International.News / 2009-11-06 12:27)
   "Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a appelé le président palestinien Mahmoud Abbas à revenir sur sa décision de ne pas briguer un mandat pour les élections présidentielles."

- Sans Mahmoud Abbas, la paix est impossible, Pierre Rousselin (Le Figaro) - "« Ou moi, ou le Hamas. » Tel est le message de Mahmoud Abbas".
http://blog.lefigaro.fr/geopolitique/2009/11/sans-mahmoud-abbas-la-paix-est.html
   "[...] Mahmoud Abbas avait pris au pied de la lettre l'engagement, au demeurant assez hardi, de Barack Obama d'obtenir d'Israël l'arrêt total de la construction en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Lorsque Hillary Clinton a jugé « sans précédent » le gel partiel consenti par Benyamin Nétanyahou et exigé une reprise sans conditions des pourparlers de paix, le président de l'Autorité palestinienne s'est retrouvé sans arguments face au Hamas, qui l'accuse de capituler devant Israël.
    L'avenir dira si la nouvelle Administration américaine a agi avec naïveté, en mettant la barre trop haut, sans se préparer à une épreuve de force avec un gouvernement israélien qui n'allait pas s'incliner, ou bien si la tactique choisie relève d'une stratégie encore inaboutie. À l'heure qu'il est, Benyamin Nétanyahou est singulièrement renforcé, puisqu'il a résisté aux États-Unis. Déconsidéré en Israël, Obama est en passe de l'être aussi chez les Palestiniens, où la ligne intransigeante du Hamas triomphe. [...]
    « Ou moi, ou le Hamas. » Tel est le message de Mahmoud Abbas. Il s'adresse d'abord aux États-Unis, pour que de nouvelles pressions soient exercées sur Israël. Il s'adresse aussi à tous ceux qui ne veulent pas voir les islamistes triompher en Palestine, au premier rang desquels les Égyptiens, les Jordaniens et autres régimes arabes modérés, susceptibles d'être entendus à la Maison-Blanche. [...]"

- Mahmoud Abbas fait son précieux, Pierre Lefebvre (Primo) - "Sa dernière pirouette est calculée, une fois encore. La ficelle est un peu grosse".
http://www.primo-info.eu/selection.php?numdoc=Ed-973994370
   "La dernière plaisanterie de Mahmoud Abbas ne fait rire que lui et quelques Palestiniens bien informés de sa faiblesse de caractère. Ce qu’il n’a pu obtenir, faute de bonne volonté, à savoir un début de négociation avec Israël, il cherche à le conquérir par le chantage. « J'ai indiqué à nos frères de l'OLP que je n'avais aucune envie de me présenter à la prochaine élection ». Mahmoud Abbas a donc annoncé une fois encore, non sa démission, comme cela a été un peu hâtivement annoncé sur les grandes chaînes d’info, mais sa volonté de ne pas se représenter. Ce qui n’est pas la même chose.
    Il attribue son geste tant à la mauvaise volonté d’Israël qu’à l’attitude des USA, selon lui, trop en faveur du peuple Juif. Un autre dirigeant arabe avait déjà fait le coup de la démission. Après sa défaite dans la guerre des Six Jours, Nasser présenta sa démission, mais des manifestations spontanées se produisirent dans la rue, lui demandant de rester au pouvoir, ce qu'il a fait sans barguigner. Les dirigeants arabes sont de grands joueurs. Le problème pour Abbas est qu'il n'y avait pas foule devant la Moukata pour lui demander de rester.
    Depuis des années, bien avant de prendre la succession d’Arafat à la tête de l’Autorité palestinienne, il ne cesse de rejeter sur le monde entier la responsabilité de tout ce qui arrive aux Palestiniens. Si le Hamas le détrône à Gaza, c’est la faute aux Islamistes et aux régimes qui les soutiennent. Si des représailles ensanglantent le peuple palestinien après un attentat contre des civils israéliens, c’est la faute à l’Etat hébreu. Si le peuple Palestinien vit dans la misère, c’est la faute aux pays arabes qui ne tiennent pas leurs engagements financiers.
    Pas une seule fois, Mahmoud Abbas n’a mis en cause son petit appétit pour les réformes. Pas une seule fois, il n’a tenté de prendre un peu sa part de responsabilité dans l’enlisement du conflit israélo-palestinien. Il a toujours été homme à se réfugier derrière les instances internationales, lesquelles, il faut bien l’avouer, lui ont souvent fait la courte échelle. Il remplaçait par des discours incantatoires la force, l’intelligence et l’intuition qui lui manquaient pour impulser un nouveau mouvement. La diplomatie internationale ne le regrettera, s’il tenait ses promesses de quitter ses fonctions, que pour une seule raison : la peur du vide.
    Il oublie, dans ses dernières déclaration, d'évoquer le revers qu'il a essuyé de la part de ses soi-disant "frères" lorsqu'il a déclaré ne pas soutenir le rapport Goldstone. Mahmoud Abbas était en train de perdre le pouvoir. Sa dernière pirouette est calculée, une fois encore. La ficelle est un peu grosse. En cela, elle est la preuve qu'il était vraiment au bout de ses compétences.
    Car qui mettre à sa place ? Un prisonnier, Marwan Barghouti, emprisonné à vie en Israël pour crimes de sang ? Le "Mandela palestinien", comme aiment à le nommer les mouvements pro-palestiniens ? Ces crédules pensent vraiment que Barghouti est très malheureux dans une cellule de 1 m sur 2. Sauf qu’il y reçoit ses invités, qu’il a accès à ses avocats israéliens, qu’il donne des interviews aux télévisions arabes et étrangères et abreuve les agences de presse de ces communiqués de principes à partir de son portable. Il serait plus raisonnable de penser que Marwan Barghouti bénéficie d’une cellule VIP et de la visite de nombreux diplomates israéliens qui entretiennent avec lui des rapports cordiaux. Lorsqu’il sortira, car il sortira malgré ses nombreuses condamnations, il sera présenté au peuple palestinien comme le recours, en ayant pris soin de négocier auparavant quelques concessions afin d’asseoir son pouvoir et sa légitimité. C’est le jeu !
    Israël, depuis 1948, ne peut pas être pris en défaut pour son manque de pragmatisme. C’est d’ailleurs en partie grâce à cela que ce pays existe encore. Le Hamas refusera de collaborer avec Barghouti car ce dernier a souvent pris position pour l’existence d’Israël. Et le mouvement islamiste sera fragilisé et délégitimé devant l’ensemble des deux peuples palestiniens, celui de Judée Samarie comme celui de Gaza, pour avoir refusé de travailler avec le « martyr ». L’hypothèse est hasardeuse, soit, mais on ne fera croire à personne qu’Israël n’a pas envisagé ce scénario et prévu les remplacements en cas de disparition soudaine, voire accidentelle. Mais cela ne pourra se faire que lorsque l’Iran ne sera plus une menace pour quiconque.
    Qui d’autre, sinon ? Autre hypothèse : Salam Fayyad, un ministre compétent, qui a su faire la preuve de sa lutte incessante contre la corruption. Il n’a pas que des amis au sein de l’Autorité Palestinienne, du fait même de son combat contre les riches familles de Samarie et les comptes offshore détenus par les caciques du mouvement. Lui seront fidèles les gouvernements occidentaux qui l’ont vu à l’œuvre et qui lui font confiance, milieux financiers en premier.
    Mohamed Dalhan est également sur les rangs, mais il traîne une sulfureuse réputation depuis plusieurs années. Il a trempé dans de sordides affaires de racket. De plus, son attitude peu courageuse, sa fuite au milieu des bois et en sous-vêtements lors du putsh du Hamas à Gaza en 2005, ont légèrement entamé sa crédibilité. Un gros dur intransigeant, telle est l’image qu'il voulait laisser. Depuis sa fuite peu glorieuse, ses airs de matamore ne trompent plus personne.
    Alors, qui reste-t-il à moins d’un homme ou d’une femme providentielle ? Il reste Mahmoud Abbas qui reviendra sur sa position quand il aura obtenu les deux choses qu’il cherchait : une légitimité retrouvée auprès du peuple palestinien et quelques concessions de la part d’Israël.
    A moins vraiment que l’attrait de sa splendide demeure dans les pays du Golfe, avec vue sur la mer, ne soit irrépressible. Auquel cas, il faudra bien respecter son souhait le plus cher et le laisser partir, avec une confortable retraite prélevée sur les fonds de solidarité avec le peuple palestinien. Si le chaos éclate à son départ, il pourra alors dire tête haute qu’il était irremplaçable. Il en profitera pour donner de coûteuses conférences à l’étranger. Bush père et fils, Clinton, Al Gore, Gorbatchev et autres chefs d'Etat goûtent en ce moment à cette retraite dorée et ils n’ont pas l’air de s’en plaindre."

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ONU & Goldstone

- La bataille contre le renvoi du rapport Goldstone devant le Conseil de sécurité : Israël essaiera d’empêcher le débat, Yaniv Halili & Itamar Eichner (Yediot Aharonot) - "la délégation israélienne à l’ONU craint que les pays arabes n’élaborent un projet de résolution plus modéré [au Conseil de sécurité] auquel les Américains ne pourront s’opposer".
http://www.ambafrance-il.org/spip.php?article7234
   "Coup dur pour Israël : Le projet de résolution radical rédigé par les pays arabes qui appelle au renvoi du rapport Goldstone devant le Conseil de sécurité des Nations-Unies et à la prise de mesures fermes contre Israël a été adopté hier par l’assemblée générale de l’ONU. Les représentants de la Ligue arabe ne sont pas parvenus à un accord avec les pays européens sur un texte plus modéré et ont décidé de faire voter leur projet de résolution. 114 pays ont voté pour, 44 se sont abstenus et 18 ont voté contre. Israël tâchera à présent de mobiliser sept membres du Conseil de sécurité pour empêcher que le Conseil débatte du rapport. [...]
    La résolution comprend plusieurs recommandations fermes qui risquent d’imposer à Israël une longue et difficile campagne diplomatique. La première clause appelle l’assemblée générale à renvoyer le débat sur le rapport Goldstone devant le Conseil de sécurité. C’est un coup dur pour Israël car le Conseil, à la différence de l’assemblée, est une instance dont la compétence lui permet d’adopter des résolutions contraignantes. Certes, les Etats-Unis ont fait savoir qu’ils poseraient leur veto à toute résolution radicalement anti-israélienne, mais la délégation israélienne à l’ONU craint que les pays arabes n’élaborent un projet de résolution plus modéré auquel les Américains ne pourront s’opposer. Le Conseil pourrait de surcroît annoncer la création de sa propre commission d’enquête sur Plomb Durci, une mesure très problématique pour Israël.
    La résolution appelle aussi Israël et l’Autorité Palestinienne à mettre en place des commissions indépendantes et fiables qui enquêteront sur les évènements de Plomb Durci et rendront leurs rapports sous trois mois. Cette clause est contraignante, le texte de la résolution chargeant le secrétaire général de l’ONU de veiller à son respect. Une fois les deux rapports rendus, le secrétaire général décidera s’il y a lieu de prendre des mesures supplémentaires contre Israël."

- Lieberman : nous sommes « satisfaits » du vote de l’Assemblée générale de l'ONU (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/11/lieberman-nous-sommes-satisfaits-du-votre-de-lunga/
   "Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a déclaré vendredi après l’adoption du rapport Goldstone par l’Assemblée générale des Nations Unies (UNGA) : « En fin de compte, nous sommes assez satisfaits du fait que 18 Etats, qui représentent une majorité éthique, ont soutenu la position d’Israël. » Le ministre, qui sait qu’il était impossible de gagner dans ce vote puisque les pays arabes et leurs alliés ont la majorité automatique, s’est dit heureux de voir que 44 pays s’étaient abstenus de voter."

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Israël

- Sondage : le Parti Travailliste n'est plus (Guysen.International.News / 2009-11-06 14:18)
   "Les Israéliens ne croient plus à la force du parti travailliste. C'est ce que révèle un sondage du site Internet "la plateforme du partie travailliste", selon lequel seulement 93% des personnes interrogées estiment que le parti de gauche est mort."

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Judée-Samarie & AP

- Israël : heurts lors de la manifestation hebdomadaire contre la barrière de sécurité (Guysen.International.News / 2009-11-06 14:09)
   "Quelque 150 Palestiniens et militants de gauche ont manifesté contre la barrière de sécurité dans le village de Bilin, à l'ouest de Ramallah. Les manifestants ont jeté des pierres sur les forces de sécurité, qui ont riposté en utilisant des moyens de dispersion de foules afin de maintenir l'ordre."

- Judée-Samarie : un véhicule israélien pris pour cible (Guysen.International.News / 2009-11-06 15:47)
   "Des Palestiniens ont jeté vendredi un cocktail molotov sur un véhicule israélien près de Naplouse. On ne déplore aucun blessé."

- Les prisons de l'Autorité palestinienne, univers de violence et de non-droit, Adrien Jaulmes (Le Figaro) - "Les États-Unis et l'Union européenne, qui financent l'Autorité palestinienne et entraînent les policiers, peuvent arrêter la torture en un jour, en demandant fermement à Abou Mazen de punir les coupables".
http://www.lefigaro.fr/international/2009/11/07/01003-20091107ARTFIG00222-les-prisons-de-l-autorite-palestinienne-univers-de-violence-et-de-non-droit-.php
   "La guerre civile entre le Hamas et l'Autorité palestinienne se livre à travers des campagnes de répression mutuelles. Alors que le mouvement islamique emprisonne à Gaza les militants du Fatah, le gouvernement de Mahmoud Abbas fait la chasse à ceux du Hamas en Cisjordanie. Dans les prisons des deux entités palestiniennes ennemies, les mauvais traitements et les tortures sont devenus courants. Depuis le début de l'année, quatre détenus politiques sont décédés dans des circonstances peu claires dans les prisons de l'Autorité palestinienne. [...]
    «La torture est maintenant une pratique répandue dans les prisons palestiniennes, explique Shawan Jabarin, le directeur d'al-Haq [la plus ancienne organisation palestinienne de défense des droits de l'homme] [...].» La bastonnade sur la plante des pieds, extrêmement douloureuse, a l'avantage de n'entraîner aucune lésion. Une autre méthode répandue, surnommée «Shebeh», consiste à attacher le prisonnier dans une position insupportable pendant de longues heures. «L'État palestinien qui est en train d'être créé en Cisjordanie ressemble plus à un État policier qu'à une démocratie, estime Sawan Jabarin. Les États-Unis et l'Union européenne, qui financent l'Autorité palestinienne et entraînent les policiers, peuvent arrêter la torture en un jour, en demandant fermement à Abou Mazen de punir les coupables. Pour le moment, ceux-ci bénéficient d'une totale impunité. C'est la culture de la sécurité.»
    L'organisation de défense des droits de l'homme estime qu'entre 500 et 700 prisonniers politiques sont actuellement incarcérés hors de tout cadre légal dans les prisons de l'Autorité palestinienne. «On ne peut pas comprendre ces incidents sans avoir à l'esprit la situation dans laquelle nous nous trouvons, explique Said Abou Ali, le ministre de l'Intérieur de l'Autorité palestinienne. Nous sommes en guerre : une guerre politique, psychologique, financière. La brutalité de la prise du pouvoir par le Hamas à Gaza a suscité la terreur en Cisjordanie. Le résultat a été de susciter des réactions individuelles disproportionnées chez certains policiers. Et je vous rappelle que les membres du Fatah ont beaucoup appris dans les prisons israéliennes [Croira qui veut.]
    Pour Abou Ali, l'Autorité palestinienne fait face à une menace existentielle. Au cours d'un raid mené cet été à Qalqilya, en Cisjordanie, par la police palestinienne contre un groupe de militants du Hamas, ont été selon lui «découverts les préparatifs d'un coup de force du Hamas en Cisjordanie, comme celui de Gaza».
    Le ministre, en poste depuis quelques mois, admet l'existence de la torture dans ses prisons. «Il n'y a aucun doute : il y a eu des excès dans les interrogatoires et des violations des droits de l'homme. Nous regrettons ces actes, leurs auteurs seront punis», dit-il. «Nous ne sommes pas la Suisse, poursuit Abou Ali, mais nous essayons de bâtir les institutions d'un État moderne et démocratique. Et de tourner la page de la torture.»
    Du côté du Hamas, on n'est pas en reste. Selon al-Haq, 33 personnes ont été victimes d'assassinats extrajudiciaires depuis le début de l'année 2009. Le gouvernement de facto du Hamas a introduit un nouveau délit de «coopération avec Ramallah et l'Autorité palestinienne» et ouvert des prisons secrètes où sont détenus des membres du Fatah."

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Liban & Hezbollah

- Navire arraisonné : les Etats-unis avaient prévenu Israël (Guysen.International.News / 2009-11-06 11:38)
   "Selon un rapport du journal édité en arabe A-Shark al Awsat, les Etats-Unis auraient fourni à Israël les premières informations sur le parcours du navire Francop. Pour rappel, une force spéciale de la marine israélienne a intercepté dans la nuit de mardi à mercredi un navire battant pavillon antiguais à 100 miles au large des côtes. Après une première inspection menée au port d'Ashdod, il s'est avéré que le bateau ne transportait pas d'aide humanitaire, comme il l'affirmait, mais des armes et des munitions, sous couvert de matériel civil, destinées aux organisations terroristes de la région. Israël aurait alors décidé de faire sauter le bateau en mer avec toute sa cargaison mais les Américains auraient opposé leur veto. Aucune autre source n'a confirmé cette information."

- Le Hezbollah fait censurer la publication d'extraits du Journal d'Anne Frank (AFP) - Al-Manar "se demande pour combien de temps encore le Liban "restera une arène ouverte pour l'invasion sioniste de l'éducation"."
http://lemonde.fr/proche-orient/article/2009/11/06/le-hezbollah-fait-censurer-la-publication-d-extraits-du-journal-d-anne-frank_1263857_3218.html#ens_id=1230597
   "Des extraits du journal d'Anne Frank ont été coupés d'un manuel scolaire au Liban à la suite d'une campagne du Hezbollah, selon qui l'ouvrage fait la promotion du sionisme. La polémique a éclaté après que le Hezbollah eut appris qu'un manuel scolaire utilisé par un établissement privé de la capitale contenait des extraits du Journal d'Anne Frank.
    Al-Manar, la chaîne de télévision du Hezbollah, a dénoncé l'ouvrage, estimant qu'il se concentre sur la persécution des Juifs. "Ce qui est plus dangereux encore est la manière dramatique et théâtrale dont le journal est relaté, il est chargé d'émotion", estime la chaîne dans un reportage diffusé la semaine dernière. Il se demande pour combien de temps encore le Liban "restera une arène ouverte pour l'invasion sioniste de l'éducation". Un membre du conseil de gestion de l'école, Jimmy Choufani, a indiqué que l'établissement avait décidé d'abandonner le manuel en question à la suite de cette polémique. Il a demandé à ce que l'établissement ne soit pas identifié.
    Le parti islamiste chiite s'en était pris le mois dernier à un autre manuel scolaire utilisé dans une école privée réputée de Beyrouth, dans lequel le Hezbollah et le mouvement islamiste palestinien Hamas sont qualifiés d'organisations terroristes. Washington considère les deux groupes comme terroristes. Ce manuel, publié aux Etats-Unis, a été utilisé pendant des années par l'école, et le chapitre en question est habituellement coupé par la censure au Liban. Un exemplaire non censuré acheté à l'étranger par un élève aurait provoqué la polémique."

- Vers la formation d'un gouvernement d'union au Liban (Reuters) - "Le poste de chef de la diplomatie devrait revenir au président du parlement, le chiite Nabih Berri, allié du Hezbollah".
http://fr.news.yahoo.com/4/20091107/twl-liban-gouvernement-38cfb6d.html
   "L'opposition libanaise, dont le Hezbollah, a accepté de rejoindre un gouvernement d'union nationale proposé par le Premier ministre désigné Saad al Hariri, a-t-on appris vendredi soir auprès d'un haut responsable de l'opposition. "L'opposition libanaise a approuvé le gouvernement d'unité proposé", a déclaré cette source à l'issue d'une réunion des chefs de file de l'opposition. Ce responsable a ajouté que l'opposition informerait officiellement Hariri de sa décision samedi et que le nouveau cabinet devrait être formé au cours du week-end. Le porte-parole du Premier ministre n'a pu être joint dans l'immédiat pour commenter cette nouvelle. [...]
    L'accord prévoit que le nouveau cabinet comptera 30 ministres: 15 ministres de la coalition dirigée par Hariri, 10 membres de l'opposition dont deux ministres du Hezbollah, et cinq ministres nommés par le président Souleïmane, dont ceux de l'Intérieur et de la Défense. [...] Le poste de chef de la diplomatie devrait revenir au président du parlement, le chiite Nabih Berri, allié du Hezbollah."

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Monde arabe

- Ryad veut "neutraliser" les rebelles chiites yéménites à sa frontière (AFP) - "Selon la presse saoudienne, quatre civils sont morts dans ces bombardements".
http://www.lesechos.fr/depeches/monde/afp_00199213-ryad-veut--neutraliser--les-rebelles-chiites-yemenites-a-sa-frontiere.htm
   "L'Arabie saoudite a dit vendredi avoir bombardé des positions de rebelles yéménites à sa frontière en vue de les "neutraliser", après une attaque meurtrière de ces combattants en territoire saoudien. Des bombardements sporadiques ont été entendus dans la journée près de la région montagneuse de Jebel al-Doukhan, une région à cheval entre les deux pays, ainsi que des survols de l'aviation, selon un photographe de l'AFP. Selon la presse saoudienne, quatre civils sont morts dans ces bombardements alors que les rebelles ont affirmé avoir capturé des militaires saoudiens. [...]"

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Iran

- Nucléaire iranien: Téhéran refuse d'envoyer son uranium enrichi à l'étranger (AFP)
http://www.lesechos.fr/depeches/monde/afp_00199372-nucleaire-iranien--teheran-refuse-d-envoyer-son-uranium-enrichi-a-l-etranger.htm
   "L'Iran refuse d'envoyer son uranium enrichi à l'étranger contre la livraison de combustible pour son réacteur de recherche, a affirmé samedi un responsable du Parlement, signifiant le rejet en l'état du projet d'accord de l'AIEA qui vise à apaiser la crise sur le nucléaire iranien. "Il n'est pas prévu d'envoyer une partie des 1.200 kilos (d'uranium faiblement enrichi, ndlr) à l'autre partie pour recevoir du combustible. Cela est désormais hors de question, que ce soit de manière graduelle ou en une seule fois", a affirmé le président de la commission des affaires étrangères du Parlement, Alaeddine Boroujerdi, cité par l'agence Isna. [...]
    Jeudi, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait exhorté Téhéran à accepter "telle quelle" la proposition de l'AIEA, évoquant un "moment clé". "Nous n'allons pas l'amender et nous n'allons pas attendre indéfiniment", avait-elle réaffirmé."

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USA

- L'Amérique tente de comprendre les raisons de la fusillade de Fort Hood (AP) - "Il se disait Palestinien, alors qu'il était né en Virginie".
http://fr.news.yahoo.com/3/20091106/twl-usa-base-armee-fusillade-synthese-224d7fb.html
   "L'armée tentait vendredi de comprendre les raisons qui ont poussé un psychiatre, chargé d'aider les soldats en détresse, à se retourner contre ses camarades. Lors d'une fusillade la veille sur la base militaire de Fort Hood, au Texas, l'officier, qui devait être bientôt envoyé à l'étranger, a tué 13 personnes et en a blessé 30 autres. [...]
    Le tireur présumé, âgé de 39 ans, avait travaillé comme psychiatre au centre médical de l'armée Walter Reed pendant six ans avant d'être affecté au Texas en juillet dernier après avoir été mal noté pour son travail. Il a été soupçonné il y a plusieurs mois d'être l'auteur de mails évoquant des attaques-suicide et d'autres menaces du même type, d'après un responsable de sécurité.
    Hasan aurait notamment parlé d'action-suicide à propos d'un soldat qui s'était jeté sur une grenade pour sauver ces camarades, des termes jugés inappropriés car rappelant les motivations des terroristes islamistes. D'après la sénatrice du Texas Kay Bayley Hutchinson, informée d'un mouvement de troupes par plusieurs généraux, l'homme devait être envoyé prochainement en Irak.
    Alors que l'enquête sur ses motivations est en cours, les autorités n'excluent pas qu'il ait pu agir au nom d'un groupe extrémiste. Hasan se disputait par ailleurs fréquemment avec les soldats favorables aux conflits actuels en Afghanistan et en Irak. Selon un imam, il fréquentait une mosquée de Silver Spring, dans le Maryland, avant de venir au Texas. Mais, a expliqué Faizul Khan, rien ne laissait supposer qu'il avait des opinions extrémistes. Il se disait Palestinien, alors qu'il était né en Virginie. [...]"

- Les Etats-Unis veulent comprendre pourquoi un officier a tué 13 camarades (AFP) - "Le commandant Nidal Malik Hasan, d'origine palestinienne, avait revêtu un vêtement traditionnel blanc, la "dishdasha", et une calotte".
http://www.lesechos.fr/depeches/monde/afp_00199182-les-etats-unis-veulent-comprendre-pourquoi-un-officier-a-tue-13-camarades.htm
   "[...] Le commandant Nidal Malik Hasan, d'origine palestinienne, avait revêtu un vêtement traditionnel blanc, la "dishdasha", et une calotte, quelques heures avant de déclencher jeudi la fusillade, qui est la plus grave jamais enregistrée dans une base militaire des Etats-Unis. [...] Un cousin de Hasan a toutefois précisé que le commandant Hasan "était mortifié par l'idée d'être déployé" en Irak et se plaignait de harcèlement par des soldats du fait de son origine musulmane. Il était un musulman pieux, selon sa tante. [...] Hasan est né aux Etats-Unis dans une famille d'origine palestinienne originaire d'une petite ville proche de Jérusalem, selon Nader Hasan. [...]"

- Fusillade de Fort Hood: Les enquêteurs troublés par le profil du tueur présumé (AP) - "Son nom apparaît sur des messages militants postés sur Internet".
http://fr.news.yahoo.com/3/20091106/twl-usa-base-armee-suspect-224d7fb.html
   "Son nom apparaît sur des messages militants postés sur Internet. Un de ses collègues affirme qu'il ne voulait pas être envoyé en Irak et qu'il se querellait avec les soldats favorables aux guerres menées par les Etats-Unis. [...] Récemment, les agents fédéraux s'étaient montrés plus soupçonneux. Il y a six mois, Hasan avait attiré leur attention en raison de messages sur Internet évoquant des attentats-suicide et autres menaces. Il faisait l'analogie dans ses mails entre l'abnégation de militaires donnant leur vie pour sauver leur peloton, et les kamikazes. [...]"

- Etats-Unis : le tireur de Fort Hood crie ''Allah Akbar'' (Guysen.International.News / 2009-11-06 16:56)
   "Selon les dires de l'armée américaine, le tireur de Fort Hood aurait crié "Allah Akbar" juste avant d'ouvrir le feu sur ses camarades."

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Europe

- Norvège: la justice classe une plainte contre Israël pour crimes de guerre (AFP) - "Est-ce vraiment la vocation de la Norvège d'être le gendarme de la planète? Nous n'estimons pas avoir les ressources nécessaires pour une telle affaire".
http://lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-40836267@7-60,0.html
   "La justice norvégienne a décidé de ne pas donner suite à une plainte pour crimes de guerre déposée à l'encontre de hauts responsables israéliens, y compris l'ex-Premier ministre Ehud Olmert, impliqués dans l'offensive militaire dans la bande de Gaza, a-t-elle annoncé vendredi. Six avocats norvégiens avaient, le 26 avril, porté plainte pour "crimes de guerre" et "violations graves des droits de l'Homme" contre M. Olmert et neuf responsables israéliens accusés d'avoir joué un rôle dans l'intervention militaire qui avait duré du 27 décembre au 18 janvier derniers.
    "Nous ne disons pas qu'il n'y a pas eu de crimes de guerre. Nous disons seulement qu'il n'y a pas lieu pour nous d'ouvrir une enquête sur ce point", a déclaré à l'AFP Mme Siri Frigaard, procureur en chef du parquet norvégien. "Est-ce vraiment la vocation de la Norvège d'être le gendarme de la planète? Nous n'estimons pas avoir les ressources nécessaires pour une telle affaire", a-t-elle ajouté.
    Les tribunaux norvégiens ont depuis peu une compétence universelle dans les domaines relevant des droits de l'Homme. "Aucune des personnes visées par la plainte n'a de lien quelconque avec la Norvège", a toutefois souligné le parquet dans un communiqué. "Le parquet norvégien devrait faire preuve de retenue avant d'ouvrir une enquête sur des affaires où le crime supposé est commis à l'étranger sans que le coupable réside en Norvège ou ait quelle que relation que ce soit avec ce pays", ajoute le communiqué. [...]"

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Suisse

- Hani Ramadan, le frère de Tariq Ramadan, est un militant de pointe dans la diabolisation d'Israël et les dérapages antisémites. Il est docteur ès lettres et philosophie de l’Université de Genève. Il dirige depuis 1995 le Centre islamique de Genève, fondé par son père Saïd Ramadan, également fondateur de la branche palestinienne des Frères musulmans. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Hani_Ramadan) Pour comprendre qu'il s'agit bien d'une obsession sérieuse, il suffit de voir combien ses "articles" sur Israël sont répétés à peu d'intervalles.

Bernard Kouchner et la logique sioniste, Hani Ramadan, 17 septembre (Blog Tribune de Genève)
http://haniramadan.blog.tdg.ch/archive/2009/09/17/bernard-kouchner-et-la-logique-sioniste.html
   "Tout comme son Président de la République, Bernard Kouchner est d’origine juive. Il n’y a aucun mal à cela, et s’en prendre au juif parce qu’il est juif est une infamie. Le problème est qu’il est politiquement engagé, tout comme son Président, dans la ligne de l’axe américano-sioniste, qui ne respecte pas nécessairement les principes de la République, mais bien plutôt ceux autrement juteux des Compagnies pétrolières. [...]
    Telle est la logique sioniste : elle est guerrière par essence. Elle se traduit par le massacre des innocents, que personne ne vient secourir à cause du pouvoir de l’argent et la corruption des dirigeants. Et elle vise en premier lieu à s’approprier, contre toute équité, le bien d’autrui, la terre d’autrui. Et les oliviers. Le sionisme est un danger pour la PAIX MONDIALE."

Fait divers : trois Palestiniens tués à Gaza, trois autres grièvement blessés, Hani Ramadan, 27 septembre (Blog Tribune de Genève)
http://haniramadan.blog.tdg.ch/archive/2009/09/27/fait-divers-trois-palestiniens-tues-a-gaza-trois-autres-grie.html
   "[...] Le sang du Palestinien n’a pas le même prix que le sang du colon juif. [...] cela fait des décennies que les dirigeants « éclairés » du monde dit démocratique savent pertinemment qu’Israël ne respecte aucun principe, aucune convention lorsqu’il s’agit d’affirmer dans les faits la suprématie raciale du peuple élu. [...]"

Nettoyage ethnique à Jérusalem Est et régime d’Apartheid, Hani Ramadan, 28 septembre (Blog Tribune de Genève)
http://haniramadan.blog.tdg.ch/archive/2009/09/28/nettoyage-ethnique-a-jerusalem-est-et-regime-d-apartheid.html
   "Jérusalem est occupée aujourd’hui. Le projet sioniste consiste tout simplement à chasser la majeure partie de ses habitants palestiniens. Les dirigeants israéliens, coupables de violation continuelle des droits humains, devraient être poursuivis pour leurs crimes. Les Ambassades israéliennes devraient être fermées jusqu’à ce que l’Etat d’Israël gèle sa colonisation et restitue les territoires occupés. [...]"

Visages de l’imposture : l’Europe infiltrée par Tsahal, Hani Ramadan, 23 octobre (Blog Tribune de Genève)
http://haniramadan.blog.tdg.ch/archive/2009/10/23/visages-de-l-imposture-l-europe-infiltree-par-tsahal.html
   "Voici un autre visage éminent de l’imposture : celui de Javier Solana, le porte-parole de la diplomatie européenne, dont la dernière déclaration est ahurissante. Il évident que du fait de son soutien aveugle à l’Etat sioniste dont les crimes de guerre ne sont pas à prouver, Javier Solana devrait être sans détour poussé à la démission. Pour autant que les responsables de l’UE considèrent que les enfants de Gaza sont des êtres humains. [...]"

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Point de vue

- 2e volet : Dissiper le doute sur la résolution 242, Yehouda Blum (ancien ambassadeur d’Israël à l’ONU, professeur émérite du droit international à l’université hébraïque de Jérusalem) - "En ce qui concerne la première de ces composantes [de la résolution] – à savoir le droit de chaque Etat de la région à vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues - il est clair que les lignes d’armistice d’Israël d’avant 1967 n’ont jamais répondu à ces spécifications, elles ne sont ni « sûres » ni « reconnues » et ne peuvent être caractérisées comme des "frontières"" ; "La résolution crée un plan pour la paix au Proche-Orient, cette paix doit reposer sur un retrait partiel israélien de territoires conquis en 1967 vers des frontières sûres et reconnues et par l'acceptation des Arabes de reconnaître le droit du peuple juif à rétablir en Israël sa patrie historique."
http://jcpa-lecape.org/ViewArticle.aspx?ArticleId=245
   "L’argument central des adversaires d’Israël et de leurs partisans a été que la Résolution 242 appelle à la formule simpliste « terre contre paix » - voire un retrait total d’Israël des territoires conquis en juin 1967, en échange de la paix. Cette approche est une mauvaise interprétation du texte et de son contexte juridique.
    Nulle part dans la résolution n'indique l’expression « terre contre paix ». En outre, aucun élément dans la résolution ne stipule, comme cela a été affirmé à tort, un retrait israélien complet des territoires en échange d’une paix définitif. Il est évident que ce ne seront pas les mérites des arguments juridiques qui détermineront le règlement définitif du conflit israélo-arabe ou d’aucun autre conflit international, car le droit international n'a qu'un impact assez limité sur le cours des négociations diplomatiques. Néanmoins, l’interprétation déformée de la résolution 242 ne doit pas persister.
    La résolution a trois composantes territoriales : Premièrement, le droit de chaque Etat dans la région à vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues, deuxièmement, le retrait des forces armées israéliennes des territoires conquis pendant la guerre de 1967, et troisièmement   l’inadmissibilité de l’acquisition de territoires par la force des armes. Il est certes inacceptable d’un point de vue tant logique que juridique, d’isoler l’une de ces trois dispositions et de se concentrer sur l'une seule, tout en négligeant les deux autres.
    En ce qui concerne la première de ces composantes – à savoir le droit de chaque Etat de la région à vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues - il est clair que les lignes d’armistice d’Israël d’avant 1967 n’ont jamais répondu à ces spécifications, elles ne sont ni « sûres » ni « reconnues » et ne peuvent être caractérisées comme des "frontières".
    Abba Eban, ancien ministre israélien des Affaires étrangères a qualifié le tracé comme "frontières d’Auschwitz". En effet dans la région de Netanya, la ligne d’armistice avec la Jordanie n'est que d'une largeur de 15 kms environ. La superficie du « corridor de Jérusalem » qui reliait la capitale avec le pays jusqu’en 1967 n'était que de moins 4000 kilomètres carrés…Les terrains d'aviation égyptiens dans le Sinaï ont été  installés à cinq minutes de vol de Tel-Aviv... Lorsque le Conseil de Sécurité a adopté à l’unanimité la Résolution 242, ces considérations pour la sécurité de l'Etat d'Israël ont été sans doute soulevées dans la rédaction du texte.
    En dépit du fait qu'Israël à souhaité convertir ces lignes en frontières internationales reconnues, les Arabes se sont opposés et ont voulu en 1949 signer des conventions d’armistice en leur donnant une signification purement militaire et ainsi pouvoir écarter toute signature de traité de paix. Lors de la signature des accords d'armistice, tous les dirigeants des délégations arabes portaient l'uniforme militaire. Les Arabes ont été dictés exclusivement par des considérations militaires et lorsque le régime d’armistice s’est effondré avec le déclenchement de la guerre de Six Jours, les lignes d’armistice ont été remplacées par des lignes de cessez-le-feu. Suite aux traités de paix signés avec la Jordanie et l'Egypte, les frontières d’Israël avec la Syrie et le Golan ainsi qu’avec le Liban sont toujours considérées comme des lignes de cessez-le-feu.
    En ce qui concerne les revendications sur un retrait total d’Israël de tous les territoires conquis en juin 1967. En réalité, l’article 1(i) de la résolution exige le retrait « des forces armées israéliennes de territoires occupés lors du récent conflit ». L’article a été rédigé avec soin en anglais par ses auteurs britanniques en consultation avec la délégation américaine. Il a été délibérément omis. Le terme utilisé est « le retrait de territoires » plutôt que « le retrait des territoires ». En raison du caractère multilingue de documents de l’ONU, l’absence de l’article défini dans le texte original anglais a soulevé quelques questions. Elles sont dues principalement à la version française (« retrait… des territoires ») de la résolution. Pourtant, toutes les négociations qui ont abouti à l’adoption de la résolution 242 étaient basées sur le projet en anglais et n'ont été menées qu'en anglais. C’est une règle bien établie du droit international que les textes multilingues ayant une autorité égale dans les différentes langues devraient être interprétés sur la "langue de base". En tout état de cause alors que le français est certes une langue de travail du Conseil de sécurité et sur le fait que la version française est ambiguë sur ce point, la version anglaise originale doit être considérée comme la « langue de base » de la résolution.
    La dernière composante territoriale soulignée par certains des adversaires d’Israël est la disposition relative à « l’inadmissibilité de l’acquisition de territoires par la force des armes. » Cette phrase se trouve dans le préambule, et d’un point de vue juridique, elle est encore moins contraignante que les paragraphes du dispositif de la résolution, car la résolution 242 est, de l’avis de la grande majorité des commentateurs, dans la nature d’une résolution recommandée et adoptée en vertu du chapitre VI de la Charte des Nations-Unies.
    Au cours des quatre dernières décennies, de nombreuses distorsions se sont accumulées à l’égard de l’interprétation des dispositions territoriales de la résolution 242. Seule une compréhension claire de la résolution comme un texte uni et intégré peut nous permettre de comprendre son véritable sens et ses intentions. La résolution crée un plan pour la paix au Proche-Orient, cette paix doit reposer sur un retrait partiel israélien de territoires conquis en 1967 vers des frontières sûres et reconnues et par l'acceptation des Arabes de reconnaître le droit du peuple juif à rétablir en Israël sa patrie historique."

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Published by Occam - dans Novembre 2009
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