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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 18:13
Israël

- En Israël, l’opération militaire à Gaza pèsera sur la croissance cette année (Le Monde) - "Le tourisme est le secteur le plus touché par la guerre, mais il n'est pas le seul. Les dépenses de consommation ont chuté (– 8 % pour les ventes de détail), les tirs de roquettes dissuadant les Israéliens d'aller au cinéma ou dans les centres commerciaux. Dans le Sud, l'industrie manufacturière a été lourdement perturbée : une entreprise sur cinq serait menacée de fermeture dans la zone frontalière de Gaza".
http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/09/06/en-israel-l-operation-militaire-a-gaza-pesera-sur-la-croissance-cette-annee_4483110_3234.html

- Dans les Kibboutz d'Israël, la peur d'une nouvelle guerre, Sébastien Laugénie (France Info) - "Au delà des roquettes, ce sont surtout les tunnels qui inquiétaient les kibboutz du Sud du Pays".
http://www.franceinfo.fr/actu/monde/article/dans-les-kibboutz-d-israel-la-peur-d-une-nouvelle-guerre-563881
   "Ces Israéliens vivent à quelques kilomètres de la bande de Gaza, entre deux et six kilomètres à vol d'oiseau. Il y a ici près d'une centaine de communautés. Des villages qui rassemblent des milliers de personnes. Comme à Zikim,à 2.5 km au Nord de la bande de Gaza. C'est là que vit Danielle. Juive tunisienne à la retraite. Elle a préféré rester dans son Kibboutz, dans son abri blindé de quatre mètres carrés, pendant tout le conflit. "Ca peut arriver à n'importe quel moment. C'était très traumatisant pour les enfants. (...) Ils disent que c'est quinze secondes, mais on a mesuré et c'est sept secondes entre l'alerte rouge et quand ça tombe. C'est une sorte de pluie qui tombe doucement", témoigne-t-elle.
    Au delà des roquettes, ce sont surtout les tunnels qui inquiétaient les kibboutz du Sud du Pays. Plusieurs tentatives d'incursion en Israël ont été déjouées et surtout la plupart des tunnels ont été détruits. Pour les habitants du Sud il faut aussi compter sur les dégâts psychologiques. A Yeruv, près de la frontière égyptienne, 30 à 40% des gens déclarents avoir des troubles psychologiques. "Pendant toute la guerre, il y a eu des phsycologues pour aider la population. C'est très traumatisant pour un gosse de 3 à 4 enfants, c'est un enfant très nerveux. On a encore des enfants qui sont encore en traitement depuis la guerre de 2012", témoigne Orly, une habitante.
    Pour le moment, depuis maintenant une semaine, pas une roquette n'a été tirée depuis Gaza. Le cessez le feu tient. Mais tous les kibboutzniks interrogés restent très sceptiques. Comme Merav, comptable dans le kibboutz Ein Hashlosha.  Elle a fui pendant près de deux mois et n'est revenue que le week end dernier. "Cette guerre n'a pas changé grand chose. [Elle] n'a changé que la question de tunnels. (...) Le Hamas a encore des armes, des obus de mortiers, des petites roquettes faites à la main, ça peut tuer beaucoup de gens. On n'a pas d'alarme, on n'a pas le temps de se cacher, donc on est en danger", raconte-t-elle.
    Face aux obus de mortiers dont parle cette habitante, Israël n'a pour l'instant aucune solution technique. Le Dome de Fer n'a été conçu que pour les roquettes de moyenne et longue portée. On l'entend, ces habitants des kibboutz sont donc encore très inquiets, ils sont en demande de solutions sécuritaires. Mais ils sont aussi en demande de solution politique. [...]"


Gaza & Hamas

- Gaza : « Nous sommes revenus au point de départ », Hélène Jaffiol (Le Monde) - "des organisations palestiniennes indépendantes du Hamas dénoncent des descentes de police musclées dans leurs bureaux de redistribution pour saisir leur liste de bénéficiaires du sud de Gaza : « Le Hamas ne veut pas de concurrents sur le terrain de l'aide humanitaire, car il veut conserver sa popularité auprès des habitants de Gaza. Il n'y a pas de place pour une aide indépendante »".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/09/02/gaza-nous-sommes-revenus-au-point-de-depart_4480330_3218.html
   "[...] Appuyé contre la grille du poste-frontière de Rafah, Abed laisse éclater son exaspération : « Nous n'avons vraiment rien gagné. » En costume, le professeur transporte un attaché-case et une élégante valise bleue. Depuis un an, c'est la quatrième fois qu'il essaie de franchir la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte, pour rejoindre l'Allemagne : « J'ai un visa égyptien valide. Je ne demande pas l'impossible. Je pensais que cette fois-ci serait la bonne. On nous a dit que le cessez-le-feu allait permettre l'ouverture des points de passage, au moins celui avec l'Egypte. En réalité, nous sommes revenus au point de départ. »
    Assis dans la petite cafétéria à quelques mètres du poste-frontière, Rami, 30 ans, fait ses comptes, dépité : « C'est le retour du business as usual, je vais devoir à nouveau graisser la patte des Egyptiens pour passer. » Il habite à l'est de Khan Younès, qui fut le théâtre de durs combats. « J'espérais un effort des Egyptiens, après le lourd tribut que nous avons payé. » [...]
    Le 27 août, le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) a fait entrer, via la frontière égyptienne, des denrées de première nécessité pour cinq jours à destination de 150 000 Gazaouis. L'Arabie saoudite et le sultanat d'Oman ont, par ailleurs, fait parvenir près de 200 tonnes de matériel médical pour les hôpitaux de Gaza. Des camions transportant matelas ou produits d'hygiène franchissent chaque jour le point de passage de Kerem Shalom.
    Mais, chez les naufragés de Gaza frustrés par un cessez-le-feu sans avancées concrètes, on dénonce la lenteur et les insuffisances d'une aide humanitaire qui profite souvent en priorité aux familles liées aux factions armées : « Dans le quartier, des proches du Hamas ont déjà reçu des couvertures, des matelas, des bouteilles de gaz, des vêtements. Nous, nous attendons toujours », se désole Achraf Al-Masri.
    La plupart des organisations internationales doivent solliciter l'ancien ministère des affaires sociales du Hamas pour disposer d'une liste de bénéficiaires des aides – le gouvernement d'union nationale du Fatah et du Hamas n'ayant pas eu le temps de mettre en place une administration à Gaza avant le conflit.
    Dans le territoire dévasté, le contrôle de l'aide humanitaire est devenu un enjeu politique, dans un contexte de luttes de pouvoir entre le Hamas et le Fatah de Mahmoud Abbas, réactivée par l'enjeu des négociations qui devront reprendre dans quelques semaines au Caire dans le cadre d'une délégation unifiée.
    A Rafah, des organisations palestiniennes indépendantes du Hamas dénoncent des descentes de police musclées dans leurs bureaux de redistribution pour saisir leur liste de bénéficiaires du sud de Gaza : « Le Hamas ne veut pas de concurrents sur le terrain de l'aide humanitaire, car il veut conserver sa popularité auprès des habitants de Gaza. Il n'y a pas de place pour une aide indépendante », dénonce Nafez Ghoneim, membre du Parti du peuple palestinien (PPP), composante de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) dominée par le Fatah.
    Ces critiques sont largement partagées par d'autres ONG locales qui dénoncent un contrôle accru du Hamas sur le terrain : « Nous essayons d'organiser des distributions sauvages, sans en référer aux autorités, pour éviter qu'elles ne soient contrôlées et dirigées par le Hamas », explique une militante, qui déplore une aide humanitaire désordonnée : « Seule l'entrée en action du gouvernement d'union nationale pourrait assurer une meilleure coordination. » [...]"


France

- Dieudonné visé par une enquête après une vidéo sur la décapitation de James Foley (AFP)
http://www.20minutes.fr/societe/1438111-20140905-dieudonne-vise-enquete-apres-video-decapitation-james-foley
   "Le parquet de Paris a ouvert une nouvelle enquête sur Dieudonné après la diffusion d'une vidéo dans laquelle il ironise sur la décapitation du journaliste américain James Foley par l'Etat islamique (EI), a-t-on appris vendredi de source judiciaire, confirmant une information de RTL.
    Dans cette vidéo, le polémiste ironise sur les «cadres de la mafia des Rothschild» - une expression qu'il utilise pour désigner les gouvernants de pays occidentaux - qui se seraient moins émus à ses yeux pour la mort de Mouammar Kadhafi, «lynché... moins qu'un chien», ou pour la pendaison de Saddam Hussein, que pour l'exécution du journaliste américain. Dieudonné s'attarde ensuite sur la décapitation, qui symboliserait «le progrès» et «l'accès à la civilisation». Il s'en prend aussi aux parents de James Foley, qui avait été enlevé en 2012 dans le nord de la Syrie par des hommes armés et dont l'EI, groupe jihadiste qui affirme avoir établi un «califat islamique» dans la région, a revendiqué l'assassinat fin août. [...]
    L'enquête du parquet de Paris a été ouverte mercredi pour «apologie d'actes de terrorisme», après un signalement de la préfecture de police de Paris, a précisé la source judiciaire. Les investigations sont confiées à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP). [...]"

- La France premier pays d'émigration vers Israël en 2014 (Le Figaro) - "L'émigration juive de France vers Israël, qui avait dépassé en 2013 celle provenant des États-Unis, semble en passe de devenir la plus importante au monde".
http://www.lefigaro.fr/international/2014/09/06/01003-20140906ARTFIG00042-la-france-premier-pays-d-emigration-vers-israel-en-2014.php
   "L'émigration juive de France vers Israël, qui avait dépassé en 2013 celle provenant des États-Unis, semble en passe de devenir la plus importante au monde. Elle devance nettement, sur les neuf premiers mois de 2014, l'aliyah de Russie et même celle d'Ukraine, pourtant dopée par les tensions qui ont suivi la destitution de Viktor Ianoukovitch. Selon les statistiques collectées par le ministère israélien de l'Intégration et dévoilées par l'AFP, 4566 Juifs ont quitté l'Hexagone pour l'État hébreu entre le 1er janvier et le 31 août. Leur nombre devrait s'établir «sûrement autour de 5500» sur l'année, selon le directeur de l'Agence juive en France, Ariel Kandel, ce qui représente environ 1% de cette communauté.
    Les départs pour Israël, qui avaient cru de 60% l'an dernier, se sont encore accélérés depuis le début 2014. Plusieurs causes sont couramment attribuées à ce phénomène. À la motivation sioniste, qui pousse de nombreux Juifs français à émigrer pour porter leur concours à la fortification de l'État hébreu, se mêlent les conséquences de la crise économique et la montée de l'antisémitisme. Les vives polémiques suscitées par l'humoriste Dieudonné et les incidents qui ont émaillé certaines manifestations contre la guerre dans la bande de Gaza ont vraisemblablement incité de nombreux candidats au départ à franchir le pas. [...]"


Europe

- Ukraine : Vladimir Poutine dicte les règles du jeu (Le Monde) - "La signature d'un cessez-le-feu serait une avancée dans un conflit qui a déjà fait plus de 2 600 tués, principalement victimes des bombardements de l'armée ukrainienne". Et ce que l'article ne dit pas, c'est qu'une majorité de ces morts sont vraisemblablement des civils. Mais dans ce conflit-là, les médias semblent étonnamment se désintéresser du sort de la population civile...
http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/09/05/ukraine-vladimir-poutine-dicte-les-regles-du-jeu_4482603_3214.html

- Amnesty International dénonce les crimes de guerre en Ukraine et l'ingérence de la Russie (AFP) - "Crimes de guerre, bombardements « aveugles », enlèvements et actes de torture. Dans un communiqué publié dimanche 7 septembre à Kiev, Amnesty International dresse le bilan des exactions commises par les séparatistes prorusses et les milices ukrainiennes au cours du conflit qui secoue depuis cinq mois l'est de l'Ukraine" ; "Amnesty International exige de Kiev l'ouverture d'une enquête sur ces allégations et l'éventuelle traduction devant la justice de ses responsables présumés". Mais les "bombardements aveugles" par l'armée ukrainienne (pourtant une armée d'un Etat européen démocratique) ne suscitent guère l'indignation de l'opinion française et européenne.
http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/09/07/amnesty-international-denonce-les-crimes-de-guerre-en-ukraine-et-l-ingerence-de-la-russie_4483263_3214.html


Analyse

- What Now for Israel?, Elliott Abrams (senior fellow for Middle East Studies at the Council on Foreign Relations) - une très bonne synthèse de la situation générale au Proche-Orient.
http://mosaicmagazine.com/essay/2014/09/what-now-for-israel/
   "“The status quo is unsustainable,” President Obama said of the Israeli-Palestinian conflict soon after taking office in 2009. “The status quo is unsustainable,” then-Secretary of State Hillary Clinton told AIPAC in March 2010. “The status quo is unsustainable and unacceptable,” United Nations Secretary General Ban Ki-moon averred in 2013. This year, Secretary of State John Kerry, with his customary light touch, informed the Munich Security Conference: “Today’s status quo absolutely, to a certainty, I promise you 100-percent, cannot be maintained. It’s not sustainable.”
    What is usually meant by this assertion is something quite specific: that in the “occupied territories” of Gaza and the West Bank, a Palestinian state must very soon be erected—or else. “It is critical for us to advance a two-state solution where Israelis and Palestinians can live side-by-side in their own states in peace and security,” Obama added in that 2009 statement. He has repeated the line endlessly, and so has every world leader except for Iran’s Ayatollah Khamenei (who has a rather different objective in mind).
    But 66 years after the founding of the state of Israel, and 47 years after Israel conquered the West Bank and Gaza, the status quo has once again confirmed its (relative) merits, while a history of repeated efforts to upend it precipitously has once again exposed an often reckless folly. The status quo has outlasted the cold war, the Oslo-fed dreams of a “new Middle East,” and the hopes for an Arab Spring; it has endured decades of war and intifada, and has proved more durable than many of the leaders and regimes who have insisted that it cannot and must not be sustained. Israelis who spent this past summer dodging Hamas rockets and sending their sons to fight in Gaza must wonder, not for the first time, why it is “critical” to implement Obama’s solution to their problems rather than to defeat terrorism and more broadly the ceaseless Arab and Muslim assaults on the Jewish state. Why are these not the status quo that the whole world agrees is unsustainable?
    In truth, of course, much has changed in the Middle East and consequently in Israel’s strategic situation—for which some credit can be assigned to the latter’s ability to sustain the status quo. Consider: Israel fought wars against Arab states in 1948, 1956, 1967, and 1973. Defeat might have meant extinction; and, especially in 1948 and 1973, defeat seemed entirely plausible. After the Israeli victory in June 1967, the Arab League pledged itself to the “Three No’s”: no peace with Israel, no recognition of Israel, no negotiations with Israel. Moreover, this universal and implacable Arab hostility was backed by the Soviet Union, one of the world’s two superpowers.
    Today the USSR is gone and Israel has both peace treaties and close and cooperative security arrangements with Egypt and Jordan. It is not an exaggeration to say that Egypt’s military ties are more intimate today with Israel than with the U.S. In 2002, 35 years after the “Three No’s,” there came the Saudi Plan, a proposal by then-Crown Prince (now King) Abdallah offering comprehensive peace and the establishment of normal relations in exchange for Israel’s complete withdrawal from Arab lands captured in 1967. Of course, the sweeping terms (including, for example, relinquishment of the Old City of Jerusalem) were unacceptable; but here were the Saudis and then the entire Arab League publicly stating that recognition and even normalization were now thinkable, no longer a crime or a heresy.
    Today, several of the most important Arab regimes that have long been closest to the United States (Kuwait, Bahrain, the United Arab Emirates, Egypt, Jordan, and Saudi Arabia), as well as the Palestinian Authority (PA) in the West Bank, share with Israel a common view of the major dangers facing them. For each, as Jonathan Rynhold of the Begin-Sadat Center at Bar-Ilan University describes it, “the key threats come from Iran and from radical Sunni Islamists, including the Muslim Brotherhood and Hamas. They seek to maintain and promote a balance of power against these forces.”
    This helps to explain regional reactions to the latest Israel-Hamas conflict. Despite their rhetorical invocations of Palestinian suffering, all of these states and the PA were clearly hoping for an Israeli victory and a real setback for Hamas. ’Twas not always thus. During the second intifada, when I was serving in the George W. Bush White House, we received angry and forceful Saudi demands for American pressure to stop Prime Minister Ariel Sharon from encircling Yasir Arafat; in the summer of 2001, the Saudis even threatened a reappraisal of their entire relationship with the U.S. The same thing happened during “Operation Cast Lead” against Hamas in December 2008 and January 2009.
    This summer, by contrast, there were no such threats from Riyadh. The Saudis were now acting as they had in 2006 when Israel went to war with Hizballah: that is, with public statements of humanitarian concern hiding a private hope that the Iranian proxy would be severely damaged. Of course, Hizballah is Shiite, so no one in 2006 really expected the Saudis and other Sunni Arabs to be shedding anything but crocodile tears. In 2014, by contrast, the instigators, Hamas, were themselves Sunni, yet even so, and notwithstanding the ritual statements of concern—the minimum demanded by considerations of domestic politics—Egyptian and Saudi reaction was cold: let Hamas be beaten down.
    [...] for Israelis, what to do about the Palestinians is inevitably a major political and national-security issue. What indeed is to be done? In recent years (as we have seen), the Middle East has changed in important ways, not all of them negative. Is this major problem immune to improvement? [...]
    There’s enough blame to go around: Israel could have done more to help achieve prosperity in the Palestinian territories; America should have backed Fayyad’s incrementalism instead of always searching for a comprehensive peace deal with handshakes and prizes on the White House lawn; the Arab states were stingy and late in their support of the Palestinian government.
    But the main problem wasn’t outside, it was inside. In 2006, Abbas held a parliamentary election, and Hamas won. In the Bush administration, the agreed explanation was that Hamas’s narrow victory (44 percent of the vote to Fatah’s 41 percent) was attributable to popular discontent with Fatah’s endemic corruption. Maybe. Or maybe Hamas won because people wanted more Hamas-style Islamism than Fatah-style secularism. Or maybe Hamas won because Palestinians preferred shooting Israelis to negotiating with them.
    The next year, in Gaza, Hamas overwhelmed the far larger Fatah/PA military forces and seized control. Since then, the two-state solution has been a declining stock. How could it be brought about, with Hamas in control of Gaza? How could you hold a free election? How could Hamas be defeated if Fatah remained as corrupt as ever? And how could Hamas terrorists be prevented from eventually controlling the PA in Ramallah?
    In a “normal” Arab country (especially one without a king), when a civilian government is as incompetent and unpopular as the PA, the army intervenes. There’s a coup, and some general emerges to rule. We’ve just seen that happen again in Egypt. In a way, it’s what Hamas attempted to do within the PA and succeeded in doing in Gaza, where, after Israel permitted it to take over, Hamas promptly proceeded to build up its military forces and to initiate wars in 2008, 2012, and this past summer. If unstopped, it might well succeed in the West Bank, too, overwhelming the PA’s forces unless, presumably, Israel and possibly Jordan intervened to block it.
    Hamas has had a series of victories—not against the IDF but against Israel’s “peace camp,” which it has largely killed off. There are still Israelis who talk about implementing the two-state solution right now, but they are fewer and fewer in number. The practical impossibility of doing this was proved each day in July and August as people grabbed their children and ran to their bomb shelters. “A republic, if you can keep it,” Benjamin Franklin famously said about the fledgling United States. How many Israelis believe Mahmoud Abbas—now seventy-nine, the man who led Fatah to electoral defeat and then lost Gaza to Hamas—can keep it?
    So what is Netanyahu’s strategy for dealing with the Palestinian question now, in the Middle East of 2014? He is making neither the Right nor the Left happy because he is straddling their traditional positions: he angers Likud and those farther Right by asserting his support for Palestinian independence and the two-state solution, and he frustrates the Left because in practice he appears ready to sustain the “unsustainable” status quo for as long as it takes. The latest polls show that he is still about 30-percent ahead of any other potential candidate for prime minister, so his straddle, however unfortunate or frustrating it may appear to some, must strike most as realistic and necessary. He might not have a magical solution to the conflict with the Palestinians, but the “solutions” on offer (for example, from John Kerry) are dead in the water. After this summer’s war, there is little taste for taking chances with national security.
    In truth, no one has a solution. If, in private, you were to ask a Gulf Arab or Egyptian or Jordanian official whether Israel should just pull out and risk Hamas rule in all of the West Bank and Gaza, he would just laugh. If you asked an Israeli officer who had served in the West Bank whether one could rely on Fatah to defeat Hamas at the polls and on the PA forces to defeat Hamas in the streets and alleys, he would smile ruefully. [...]
    The lack of a strong and persuasive democratic voice in the Palestinian polity should come as no surprise; such a voice is also absent in Egypt and throughout most of the Arab world. The well-organized forces, and the ones with persuasive arguments to make, are the Islamists and the army: of the two, one is for jihad and the Koran, the other for order and stability. The liberal and secular forces, dedicated to effective governance, tolerance, and individual freedom—the forces we would so love to see triumphant—are few and weak. We should support them, to be sure, as we should have supported Fayyad, and from time to time they will have a victory. But national-security policy cannot be based on hope, especially for Israel, a country of seven million surrounded by many more well-armed and hate-fueled enemies."

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Published by Occam - dans Septembre 2014
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