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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 11:57
France

- Après l'agression de Créteil, la lutte contre l'antisémitisme érigée en "cause nationale" (AFP) - "La France aujourd'hui ne ressemble pas à celle que j'ai connue. Mon judaïsme n'a jamais été un problème, mais aujourd'hui c'est une tare pour nos enfants".
https://fr.news.yahoo.com/cazeneuve-faire-lutte-contre-racisme-lantis%C3%A9mitisme-cause-nationale-105639178.html
   "[...] "C'est vrai, on envisage de partir", confie Sarah Landau qui vit à Créteil depuis neuf ans. "La France aujourd'hui ne ressemble pas à celle que j'ai connue. Mon judaïsme n'a jamais été un problème, mais aujourd'hui c'est une tare pour nos enfants", estime-t-elle.
    Les 500.000 à 600.000 juifs de France forment la première communauté juive d'Europe et la troisième au monde, derrière Israël et les Etats-Unis. Mais pour la première fois, la France est devenue en 2013 le premier pays d'émigration vers Israël avec 4.566 migrants. Alain Uzan, 59 ans, constate aussi une augmentation du phénomène. Né en Afrique du Nord, il dit avoir été "intégré complètement" à son arrivée en France en 1968, son fils, lui est parti en Israël il y a sept ans "parce qu'il sent qu'ici, il n'est plus très bien".
    La Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH, autorité indépendante créée par le gouvernement) a, elle, relevé "une baisse de la tolérance" en 2013 concernant les juifs. Elle souligne la persistance d'"un certain nombre de clichés", en particulier par rapport à l'argent, dont l'agression de Créteil s'est révélée être une parfaite illustration. [...]"

- Après la quenelle, le temps des querelles, Willy Le Devin & Dominique Albertini (Libération) - "Déçus par les dérives de la propagande soralo-dieudonniste, de nombreux soutiens quittent la «dissidence antisioniste», sur fond d’affaires de mœurs et d’argent. De leur côté, l’essayiste et l’humoriste lancent leur parti Réconciliation nationale".
http://www.liberation.fr/politiques/2014/12/05/apres-la-quenelle-le-temps-des-querelles_1157617
   "Volubile et rieur, le bonhomme se présente : Jessie, 45 ans. Carrure de titan et visage balafré, il a, entre 2011 et 2013, fait office de garde du corps pour Dieudonné. Avant de lui tourner le dos, déchargé de pas mal d’illusions vis-à-vis d’un homme qu’il juge «pingre, méprisant et hypocrite». Aujourd’hui, Jessie raconte volontiers les «coulisses pathétiques de la Main d’or», le théâtre parisien qui sert de quartier général à l’humoriste controversé. «Personne ne connaît réellement Dieudonné et Soral, raconte Jessie. Le public ne voit que les spectacles et les vidéos» [...]" (suite payante)
- Des dissidents de Dieudonné racontent (Le Figaro.fr)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/07/97001-20141207FILWWW00060-des-dissidents-de-dieudonne-racontent.php
   "Dans un grand article de Libération publié samedi, deux anciens proches de Dieudonné M'bala M'bala racontent comment l'humoriste "a trahi la cause noire pour s'allier à l'extrême droite, représentée par Alain Soral".
   "Le théâtre de la Main d'Or est un club complotiste (...) Dieudonné et Soral restaient (la nuit) tous les deux à parler : ils racontaient que des conneries sur les juifs. En réalité, ils n'ont pas grand chose à foutre de la Palestine, de la cause noire, des inégalités sociales. Ce qu'ils veulent, c'est faire prospérer leur petites PME personnelles. Autour d'eux, il y a plein de gens prêts à les épauler en pensant qu'ils défendent de nobles causes. Ils repartent tous brisés", raconte dans le journal un ancien garde du corps de Dieudonné. Ce dernier n'a pas souhaité réagir à ces propos.
   "Au départ, je me suis dit que ces mecs disaient des trucs inédits, qu'ils étaient courageux. Et puis, j'ai vu débarquer des crânes rasés et des croix gammées. En s'alliant avec les fachos, Dieudonné a trahi la cause noire", poursuit Jérémie Maradas-Nado, lui aussi ancien homme fort de Dieudonné aujourd'hui éducateur et enseignant d'arts martiaux.
    Libération rappelle que Dieudonné et Alain Soral ont récemment lancé un parti, Réconciliation nationale. Le parti veut séduire les déçus du FN dédiabolisé, et prépare une demande d'agrément auprès de la Commission des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Une association de financement serait déjà sur pied."

- BHL : "on ne peut pas reconnaître un Etat palestinien avec le Hamas aux commandes" (iTélé, 7 décembre, Vidéo 8mn31) - Bernard Henri-Lévy discute de la pertinence de la résolution française (et de la politique israélienne) avec Audrey Pulvar.
http://www.itele.fr/magazines/18h-politique-audrey-pulvar/bhl-on-ne-peut-pas-reconnaitre-un-etat-palestinien-avec-le-hamas-aux-commandes-103444

- L'islamophobie partout ?, Entretien avec Isabelle Kersimon et Jean-Christophe Moreau (Conspiracy Watch) - "On constate un glissement rhétorique, un passage de la comparaison légitime entre discours antisémite et islamophobe à une comparaison historiquement aberrante entre le sort passé des Juifs, totalement démunis face à leurs persécuteurs en l’absence de législation antiraciste sous la Troisième République, et la condition actuelle des musulmans en France, protégés par un véritable arsenal juridique contre l’incitation à la haine et la discrimination" ; "l’idée que l’islamophobie se serait substituée à l’antisémitisme est très discutable. Comme le rappelle une récente étude de la Fondapol, « la moitié des actes racistes sont des actes contre les Juifs qui représentent probablement moins de 1% de la population »".
http://www.conspiracywatch.info/L-islamophobie-partout_a1317.html
   "Au terme d’une bataille sémantique qui a vu s’implanter fermement dans le débat public le terme longtemps controversé d’ «islamophobie», chacun ou presque s’accorde à reconnaître que le racisme anti-musulman n’est pas une « haine imaginaire ». Isabelle Kersimon et Jean-Christophe Moreau ont publié le 23 octobre dernier Islamophobie, la contre-enquête (éd. Plein Jour). Selon eux, nous assistons au détournement d'une cause légitime au profit d'une campagne identitaire."
   "- Conspiracy Watch : Un complotisme de facture islamophobe apparaît depuis quelques années, notamment à travers l’accusation faisant des musulmans les agents plus ou moins conscients d’un plan d’islamisation de l’Europe. Pour autant, le concept d’islamophobie vous paraît éminemment critiquable. Pour quelle raison ?
    - Isabelle Kersimon : Il existe une islamophobie que l’imam de Bordeaux, Tareq Oubrou, préférerait d’ailleurs qualifier de « musulmanophobie » : il s’agit des actes de violence dirigés contre les personnes à raison de leur religion réelle ou supposée. Les agressions de femmes voilées dont le ministère de l’Intérieur, les médias et le milieu associatif se font l’écho, sont des actes que nous pouvons qualifier d’islamophobes. Quant à la critique de l’islam, elle peut tout aussi bien être le fait d’anticléricaux que celui d’« apostats », et ne mérite à mes yeux aucune condamnation. Pour respectable qu’elle soit, toute idée et toute tradition doit pouvoir être critiquée, même de manière virulente, et même si mon goût personnel me fait préférer l’arme de l’humour à toutes les autres.
    - C. W. : Vous parlez de l’islamophobie comme d’un «leurre heuristique». Qu’entendez-vous exactement par là ?
    - Jean-Christophe Moreau : Il s’agit d’un leurre heuristique au sens où les premiers à mettre en avant ses vertus explicatives – c’est-à-dire des militants associatifs et des universitaires engagés – s’en servent pour brouiller les pistes. Théoriquement, le concept d’islamophobie est censé désigner les actes et les discours participant d’un processus de « racialisation » des musulmans ou, si l’on préfère, d’une réduction des personnes à leur seule appartenance religieuse ou culturelle. Mais dans les faits, il est employé indifféremment pour qualifier des actes pénalement réprimés (injures, menaces, incitation à la haine, discrimination, etc.) et des événements dont on chercherait en vain la dimension anti-religieuse ou xénophobe.
    En enquêtant sur les « actes islamophobes » recensés par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) – présenté comme une « source statistique de référence » par les sociologues Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed (1) –, nous avons ainsi eu la surprise de découvrir, entre autres : des mesures d’expulsion prises contre des personnes condamnées pour implication dans des entreprises terroristes, des condamnations d’imams pour incitation à la haine envers la communauté juive, des fermetures de salles de prière occupées illégalement, etc. On en déduit qu’est « islamophobe » toute mesure défavorable à un membre de la communauté musulmane, quelle que soit sa justification.
    Notre propos est donc de montrer comment une cause légitime (la défense des personnes contre des actes de violence, de menace, de discrimination, d’incitation à la haine, etc.) est détournée au profit d’une campagne identitaire qui ne dit pas son nom, et qui se réclame dans les faits d’une conception sclérosée, pour ne pas dire totalitaire, du respect de la liberté religieuse (appel au rétablissement du délit de blasphème, revendication de droits spécifiques tendant à ériger un « statut » musulman en marge de la citoyenneté ordinaire, etc.).
    - I.K. : J’ajoute qu’il existe une certaine paranoïa, tant dans les milieux associatifs que dans le milieu universitaire, consistant à vouloir démontrer, au mépris des méthodologies en usage, que la psyché occidentale et, pour ce qui nous concerne, l’histoire coloniale de la France, ont fabriqué une véritable « passion islamophobe » (2), maladie mentale affectant l’intégralité de la société jusque dans ses institutions.
    - C. W. : Les analogies entre islamophobie et antisémitisme se sont multipliées au point que, pour certains commentateurs, la première serait en passe d’éclipser la seconde. Et ne peut-on pas soutenir, en effet, que le mythe de « l’islamisation » a le vent en poupe comparé à celui du « complot juif mondial » ? Eurabia n’a-t-il pas remplacé les Protocoles des Sages de Sion dans l’imaginaire raciste contemporain ?
    - J-C M. : Le problème, en l’occurrence, est que les principaux acteurs de la « lutte contre l’islamophobie » n’utilisent pas seulement l’analogie entre antisémitisme et islamophobie pour déconstruire des stéréotypes racistes, mais également pour véhiculer un message politique en nous prédisant le retour des années trente. Nous serions, disent-ils en substance, à la veille d’un nouveau cycle de persécutions… à moins de nous convertir aux vertus politiques du multiculturalisme pour éviter que l’histoire ne se répète. On constate donc un glissement rhétorique, un passage de la comparaison légitime entre discours antisémite et islamophobe à une comparaison historiquement aberrante entre le sort passé des Juifs, totalement démunis face à leurs persécuteurs en l’absence de législation antiraciste sous la Troisième République, et la condition actuelle des musulmans en France, protégés par un véritable arsenal juridique contre l’incitation à la haine et la discrimination.
    - I.K. : L’antisémitisme français des années trente postulait l’existence d’un déterminisme racial qui condamnait les Juifs à la corruption physique et morale, et donc à un sort funeste (sous Vichy : interdits professionnels, déchéance nationale, spoliations, harcèlements et violences physiques, jusqu’à l’extermination) sans se soucier de leur degré de pratique religieuse. Tandis que l’islamophobie – même si elle peut effectivement servir de cache-sexe au racisme anti-arabe – se nourrit d’abord d’une défiance à l’égard d’un système de valeurs. Je pense que si l’analogie entre antisémitisme et islamophobie ne peut décemment être prise au sérieux, la comparaison entre les deux théories de la conspiration que vous mentionnez est relativement juste, à ceci près que, au plan international, l’Organisation de la Coopération islamique (OCI) se pose – ce qui est son droit le plus absolu – en instance supra-étatique islamique suprême, et dispose en effet de moyens tant juridiques que financiers pour ses idées. On l’a vu avec les grandes campagnes menées à l’ONU pour le rétablissement du délit de blasphème, notamment.
    Enfin, l’idée que l’islamophobie se serait substituée à l’antisémitisme est très discutable. Comme le rappelle une récente étude de la Fondapol, « la moitié des actes racistes sont des actes contre les Juifs qui représentent probablement moins de 1% de la population » (3). [...]
    - C. W. : Vous vous inscrivez également en faux contre la thèse d’une « islamophobie médiatique dominante » en rappelant par exemple que, dans l’affaire des tueries de Toulouse et Montauban, de nombreux journaux ont commencé par écarter l’éventualité d’un attentat islamiste, privilégiant une piste d’extrême droite – chacun ayant alors en tête les attentats d’Oslo perpétrés quelques mois plus tôt. Lorsque l'identité de Mohamed Merah fut révélée, ce n'est pourtant pas à un déferlement d'islamophobie médiatique que nous avons alors assisté. Ni les médias conventionnels ni la blogosphère ne se sont mis à reprocher aux « musulmans » les crimes de Merah. Au contraire, l’industrie du conspirationnisme s’est mise en branle pour tenter de le dédouaner et faire valoir la thèse d’un complot d’Etat visant à stigmatiser l'islam...
    - I.K. : La thèse du complot d’État pour ce qui concerne le terrorisme dit islamique a également été reprise, particulièrement sur internet, chaque fois que Daech a assassiné des otages. Ainsi, les décapitations atroces notamment de Hervé Gourdel sont-elles perçues par la sphère complotiste comme des prétextes à l’expression d’une islamophobie latente, embusquée, n’attendant qu’un signal pour se répandre dans toute la société. On a même pu lire que le « calife » Al-Baghdadi était en réalité un « agent du Mossad » entraîné en Israël, et donc l’agent d’un complot contre l’islam, tout comme Merah.
    Mais l’univers des blogs n’est pas le seul. Lors d’une manifestation organisée à Paris fin septembre en solidarité avec la victime – « Nous musulmans de France disons halte à la barbarie » –, le CCIF a déclaré que « les musulmans ne doivent pas jouer le jeu islamophobe, qui consiste à les placer en coupable et suspect idéal, les poussant sans arrêt à se justifier pour les agissements de tiers ».
    L’idée reçue selon laquelle les médias conventionnels œuvreraient à stigmatiser les musulmans à chaque épisode terroriste est une idée fausse. Contrairement à ce qui est répété en boucle, et c’est également valable pour les attentats du 11-Septembre, les médias français s’emploient toujours, non pas à accuser les musulmans, mais bien au contraire à préciser que nos compatriotes de religion musulmane ne sont absolument pas concernés par les agissements des terroristes. Ce que reprochent d’ailleurs tant Vincent Geisser que Thomas Deltombe aux journalistes, lorsqu’ils les accusent d’opérer une distinction entre « bons » et « mauvais » musulmans.
    Cela dit, notons que le massacre perpétré par Anders Breivik avait d’abord été attribué… à des islamistes. On pourra juger que ces contresens médiatiques, d’un côté comme de l’autre, s’expliquent par l’impérieuse nécessité de la réaction brûlante à « l’actualité ».
    - J-C M. : Chaque attentat islamiste entraîne effectivement un accès de fièvre conspirationniste au sein des mouvements de lutte contre l’islamophobie. Ce fut le cas après l’affaire Merah comme cela l’a été suite à la tuerie perpétrée au musée juif de Bruxelles, lorsque Tariq Ramadan prétendit qu’il ne s’agissait pas d’un crime antisémite et dénonça une « manœuvre de diversion quant aux vrais motifs et aux exécutants » en affirmant – à tort – que les victimes appartenaient aux services secrets israéliens (un statut Facebook « liké » par plus de 10 000 personnes).
    Mais on rencontre également, aux côtés de cette forme spectaculaire de déni, un discours plus policé qui consiste à dire – pour reprendre la formule employée par le porte-parole du CCIF deux semaines après la tuerie de Bruxelles – que la focalisation des autorités et des médias sur le terrorisme islamiste serait « statistiquement irrationnelle » en comparaison du nombre bien plus important d’actes commis en Europe par des mouvements séparatistes. Discours qui fait écho à celui des sociologues Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed, selon qui nos élites politiques exploiteraient « le spectre du terrorisme islamiste » pour fabriquer de toutes pièces un « problème musulman », comme d’autres agitait hier « celui du judéo-bolchévisme » pour fabriquer une « question juive » (7).
    Face à cette pensée louvoyante, il faut rappeler une réalité brutale : au cours de la dernière décennie, 70% des victimes du terrorisme en Europe ont péri dans des attentats islamistes. Sur un total de 369 « victimes mortelles » recensées par Europol pour l’ensemble des attentats terroristes commis en Europe sur la période 2004-2013, on dénombre ainsi 261 morts dans des attentats islamistes, 79 dans des attentats d’extrême droite (dont 78 victimes d’Anders Breivik en 2011), 20 dans des attentats séparatistes et 9 dans des attentats d’extrême gauche.
    Contre l’idée qu’une « étude raisonnée du fait terroriste en Europe » pourrait se fonder sur une comptabilité aveugle du nombre d’actes commis par mouvance, il faut aussi rappeler que le terrorisme islamiste est le seul à cibler systématiquement les populations civiles, là où les autres mouvances terroristes visent en priorité des cibles institutionnelles (bâtiments publics ou représentants de l’État) et causent principalement des dommages matériels. Autant de réalités qui justifient amplement cette « obsession » des autorités sans laquelle le terrorisme islamiste aurait cessé depuis longtemps d’être « statistiquement marginal » !
Notes :
(1) Auteurs de Islamophobie. Comment les élites françaises fabriquent le « problème musulman », La Découverte, 2013.
(2) Selon Vincent Geisser in La Nouvelle islamophobie, La Découverte, 2003.
(3) En 2013, les violences antisémites représentaient 40% du total des actes de violence à caractère raciste. Ce chiffre était de 50% en 2012 (source : rapport 2013 de la Commission nationale consultative des droits de l’homme). [...]
(7) Abdellali Hajjat & Marwan Mohammed, Islamophobie (op. cit.), p. 185."

- "Notre" nouvel antisémitisme, Claude Askolovitch, Pascal Blanchard, Renaud Dély & Yvan Gastaut (Extrait de "Les années 30 sont de retour", Flammarion, 2014) - "l’antisionisme est un produit masquant".
http://www.atlantico.fr/decryptage/annees-30-sont-retour-en-france-notre-nouvel-antisemitisme-claude-askolovitch-pascal-blanchard-renaud-dely-yvan-gastaut-1860703.html
   "L’antisémitisme contemporain est tout aussi soudain. Comme l’antisémitisme des années 30 faisait table rase de l’Union sacrée, le « nôtre » s’affranchit du souvenir protecteur de la Seconde Guerre mondiale et de la Shoah. Celle-ci est devenue un « tabou » à briser, un prétexte à ne pas évoquer les vrais drames de l’heure – racisme, islamophobie, Palestine ou discriminations – ou à manipuler l’histoire. C’est en allant contre cet interdit que Dieudonné rafle la mise : il entre en dissidence dans une émission de télévision en mimant un rabbin – un colon israélien, dit-il – effectuant un salut nazi.
    La Shoah, explique-t-il dans un premier temps, est un prétexte pour ne pas affronter la question de l’esclavage, dont il veut promouvoir la mémoire ; ensuite, il la moque, la méprise, se montre sur scène avec Robert Faurisson, négateur des chambres à gaz, et rassemble ses adeptes par dizaines de milliers au son d’une parodie de chanson populaire, « Shoah Nanas ».
    Dans les faits, l’antisémitisme est réapparu à la faveur d’un drame extérieur, le conflit du Proche-Orient, qui s’envenime de nouveau alors que la paix semblait proche. C’est au moment de la deuxième Intifada, à l’automne 2000, que des « jeunes de banlieue » – expression médiatique – se retournent contre leurs voisins, mélangeant à la solidarité verbale avec la Palestine des jalousies sociétales. La violence va s’installer, permanente et larvée, prenant au dépourvu une France effarée par « l’importation du conflit du Proche-Orient ». L’idée d’un mal venu d’ailleurs, comme dans les années 30, est un réflexe immédiat. Minimisation dans un premier temps, dramatisation ensuite. Les gouvernants ont un temps de retard. À partir de 2002, la lutte contre l’antisémitisme devient un discours obligé des pouvoirs et la marque des « sécuritaires », de Nicolas Sarkozy à Manuel Valls. Ceux-là, en retour, sont accusés, dans les rues ou sur internet, d’être aux mains des juifs, du « lobby » ou des sionistes. On entend, dans les émeutes de 2005, des manifestants crier « Sarkozy sale juif » ; Manuel Valls, lui, voit sa « défense » des juifs opposée à la laïcité intransigeante qu’il affiche face aux musulmans. La boucle est bouclée.
    L’antisémitisme des années 30 venait d’en haut, d’agitateurs et d’intellectuels, de théoriciens plus ou moins structurés. Il n’avait pas suscité de réponse politique forte, avant le décret Marchandeau, du nom du garde des Sceaux de l’époque, interdisant en 1939 « la diffamation ou l’injure, commise envers un groupe de personnes appartenant, par leur origine, à une race ou à une religion déterminée ». L’antisémitisme du début du XXIe siècle commence par avoir ses troupes, avant même d’avoir ses hérauts. Les violences précèdent en effet Dieudonné et Alain Soral, qui récupèrent et consolident, et se loveront dans la subtilité perverse d’internet. L’antisémitisme contemporain affronte et défie une législation antiraciste solidement installée. Il se grime finalement en une révolte sociétale, devient pour ses agitateurs la marque d’un esprit « anti-système », une forme de révolution, et comme la haine autorisée aux gueux.
    Autre différence : l’antisémitisme des années 30 reproduisait le clivage du combat dreyfusard. Il est alors « de droite », d’extrême droite plutôt, même si les frontières ne sont pas étanches (le socialisme pacifiste, antimunichois, prendra sa part dans la détestation de Léon Blum) ; et la défense des juifs est de gauche, ancrée autour de la Ligue des droits de l’homme, de la Ligue internationale contre l’antisémitisme, et des jeunes troupes du Front populaire. C’est aussi par une haine de classe que Léon Blum est vilipendé, et ce sont les ouvriers d’un chantier voisin qui l’ont sauvé des Camelots du roi en 1936. L’antisémitisme des années 2010 emprunte des chemins plus tortueux, passant par le Proche-Orient – ou ce qu’on en fantasme – avant de revenir à des formes classiques.
    Le sionisme n’était pas une catégorie politique déterminante des années 30.Une idéologie marginale, plus célébrée par des journalistes – Albert Londres – que dans le judaïsme français institutionnel, qui identifie la République à la Terre promise. De nos jours, il est maître du débat et des prétextes, par la solidarité des communautés juives avec Israël et la prégnance de la cause palestinienne dans les réseaux militants. C’est parce que la situation des Palestiniens est odieuse, et que la société discrimine les « jeunes maghrébins de banlieue », que des intellectuels ou des enseignants progressistes hésitent avant de cibler l’antisémitisme. Avant de rompre toutes les amarres et de soutenir Jean-Marie Le Pen à la présidentielle de 2007, Dieudonné était appuyé en 2003 dans sa « liberté d’expression » par les humoristes Guy Bedos et Christophe Alévêque, le député écologiste Noël Mamère et le président du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples Mouloud Aounit. Jamel Debbouze n’hésita pas à plaisanter avec lui sur scène à la fin 2003. Toutes ces personnalités s’éloigneront ensuite, sans ambiguïté. Mais l’antisionisme est un produit masquant.
    Ce hiatus témoigne d’une confusion propre à notre époque. L’antisémitisme d’extrême droite, incarné vaille que vaille par le vieux Le Pen, semble pâlir. La profanation du cimetière de Carpentras, en 1990, était spontanément attribuée à la mouvance skinhead ou néonazie. Le Gang des barbares, en 2006, témoigne d’une ultraviolence qui monte dans des banlieues métissées. Le danger a changé. Dans les années 2010, le tournant tactique de Marine Le Pen, qui renonce spectaculairement au discours antijuif de son père pour développer des positions « simplement » anti-immigrées et islamophobes, installe un nouveau cadre politique et médiatique. L’antisémitisme a changé d’apparence et de hérauts. Ce retournement affecte la communauté juive, elle aussi prise au dépourvu par le retour de la détestation.
    Dans les années 30, les juifs français se partageaient entre le mépris et l’offensive, interloqués de se voir soudain refuser cette France qui leur était évidente, perturbés par l’afflux d’immigrés – d’Europe de l’Est, puis d’Allemagne nazie – qui les forçait à se confronter à des judaïsmes moins heureux. « Mieux vaut le salut de quarante millions de Français que celui de cent mille juifs », pensait alors le jeune Edgar Morin. La solidarité avec les persécutés et les réfugiés contredisait la seule francité des institutions juives, du Consistoire au très installé Univers israélite, également hostiles au sionisme. L’arrivée au pouvoir de Léon Blum et les tensions qu’elle générait pouvaient embarrasser des notables, qui s’attachaient au contraire à ne pas se couper des droites patriotes, même si celles-ci se dérobaient. La montée des périls et la défaite auraient raison de ces interrogations.
    Dans les années 2000-2010, la mobilisation ne fait pas de doute pour les communautés juives, cette fois rassemblées. Le sionisme n’est plus une interrogation. Le lien entre la défense de l’État d’Israël et le refus de l’antisémitisme est une évidence majoritaire et nourrie de la situation au Proche-Orient. Une grande manifestation, en avril 2002, illustre cette évidence, mais elle se termine mal avec l’agression d’un commissaire de police, poignardé."


Israël

- Leave or let live? Arabs move in to Jewish settlements, Dan Williams (Reuters) - "in one such settlement, around Mount Scopus where the Hebrew University is based and many Palestinians study, about 16 percent of residents are either Arab citizens of Israel or Palestinians".
http://www.reuters.com/article/2014/12/07/us-israel-palestinians-settlements-idUSKBN0JL0D620141207
- There are thousands of Israeli "settlers" that NO ONE condemns! (Elder of Ziyon) - "Hundreds, if not thousands, of Arab Israelis are moving across the "Green Line" and into "settlements." So are they considered settlers? Are they "breaking international law"? Are they "illegal"? Or is it only that Jews can be "illegal settlers?" Is it only Jews who are castigated as fanatics hell-bent on ruining the peace process when they move into certain Jerusalem neighborhoods, but Arab Israelis doing the same thing are fine?"
http://elderofziyon.blogspot.fr/2014/12/there-are-thousands-of-israeli-settlers.html

- Preacher at Al-Aqsa Mosque Omar Abu Sara to the Jews: "We Shall Slaughter You Without Mercy" (28 novembre, Vidéo 4mn14)
http://www.memritv.org/clip/en/4657.htm


Gaza & Hamas

- La disparition de la statue d'Apollon pose la question du pouvoir à Gaza, Nadéra Bouazza (L'Express) - "le bronze serait entre les mains d'un chef des brigades al-Qassam, bras militaire du mouvement Hamas, souffle-t-on dans la bande de Gaza".
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/la-disparition-de-la-statue-d-apollon-pose-la-question-du-pouvoir-a-gaza_1629593.html
   "[...] Août 2013, une poignée de pêcheurs dégage des eaux une statue antique grandeur nature d'un homme entièrement nu. "Cela nous a pris cinq heures", se souvient Abou Midhat, dans la pénombre de son salon. L'homme dit avoir gardé la statue chez lui pendant trois mois avant de voir débarquer les politiques, puis les journalistes. "On a été surpris de pêcher un tel objet, on ne savait pas qui c'était, poursuit-il. On se disait seulement qu'il devait être en or et qu'on allait devenir riche." Pour en être sûr, l'homme fait analyser l'auriculaire de l'éphèbe. Négatif. Il est en bronze. La police s'empare de la statue, et l'histoire pourrait s'arrêter là. Mais très vite, les médias mordent à l'hameçon. Le Hamas, dit la rumeur, veut vendre le dieu grec sur Ebay. Ainsi est née l'Affaire Apollon. Un an plus tard, Abou Midhat et ses compagnons de pêche attendent toujours la récompense promise par le gouvernement.
    Pour les archéologues, l'histoire n'est pas crédible. "Il est peu probable que la statue vienne de la mer : la corrosion maritime est féroce", soutient l'un d'entre-eux. "Pour moi, la statue a été trouvé ailleurs, dans un lieu sec, avance Heyam al-Betar, employé du Département des Antiquités à Gaza. Ils ont inventé cette histoire pour ne pas dire où ils l'ont réellement trouvé."
    Ni les archéologues, ni le ministère des Antiquités de Gaza n'ont réussi à mettre la main sur Apollon. "Nous avons essayé de le récupérer, en vain", concède Heyam al-Betar. "Cette statue est unique au Proche-Orient, observe un archéologue français installé dans la région. Un objet rare que tous les musées du monde accepteront et exposeront en bonne place." [...]
    Mais qui détient réellement la statue d'Apollon ? C'est là que se trouve le coeur de l'affaire. "La statue sera remise au ministère du Tourisme et des Antiquités", promettait en février 2014 le vice-premier ministre du gouvernement Hamas, Ziad al-Zaza. Une promesse non-tenue, dix mois plus tard. Et pour cause, le bronze serait entre les mains d'un chef des brigades al-Qassam, bras militaire du mouvement Hamas, souffle-t-on dans la bande de Gaza. "Si on voit des journalistes fouiner partout, ils seront vite arrêtés, menace un membre de la branche armée. Il y a des noms qu'il ne faut pas prononcer à haute voix."
    Derrière la statue d'Apollon, se pose la question du pouvoir à Gaza. Epineuse question à l'heure de la mise en place d'un gouvernement de réconciliation Fatah-Hamas. "Les ministres n'ont aucun pouvoir", tranche Ahmed Youssef, cadre du Hamas et ancien conseiller du premier ministre Ismaël Haniyeh. "Une personne du mouvement cache la statue en attendant qu'un gouvernement stable soit en mesure de la protéger. Le groupe qui possède Apollon est effectivement celui qui détient le pouvoir à Gaza"."

- Israël ouvre de nouvelles enquêtes sur la guerre de Gaza (Reuters) - "Au total, quelque 85 incidents sont examinés par des experts juridiques de l'armée".
https://fr.news.yahoo.com/isra%C3%ABl-ouvre-nouvelles-enqu%C3%AAtes-sur-la-guerre-gaza-120346595.html
   "L'armée israélienne a ouvert huit nouvelles enquêtes sur ses opérations de l'été dernier dans la bande de Gaza, dont l'une concerne la mort de 27 Palestiniens dans un seul raid aérien.
    Ces enquêtes internes pourraient aider l'Etat hébreu à contester le travail engagé par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies pour déterminer si des crimes de guerre ont pu être commis de part et d'autre pendant les cinquante jours de conflit entre Israël et le Hamas dans l'enclave côtière. Israël a prévenu le mois dernier qu'il ne coopérerait pas avec l'organisation onusienne, parlant d'un "tribunal fantoche".
    Dans un communiqué publié samedi soir, l'armée israélienne annonce qu'elle va enquêter sur la mort de 27 Palestiniens dans la destruction d'une maison à Khan Younès, dans le sud de l'enclave, le 20 juillet dernier. Les victimes étaient des civils, selon des groupes de défense des droits de l'homme. D'autres enquêtes examineront les circonstances de la mort de deux chauffeurs d'ambulance palestiniens le 25 juillet ou, quatre jours plus tard, du décès d'un Palestinien qui portait un drapeau blanc d'après certains témoignages. Quatre autres enquêtes porteront sur des accusations de pillage à l'encontre de soldats israéliens.
    En septembre, l'armée avait ouvert cinq enquêtes dont une sur la mort de quatre jeunes Palestiniens tués sur une plage et une autre sur celle de 17 personnes dans une école dépendant des Nations unies. Au total, quelque 85 incidents sont examinés par des experts juridiques de l'armée. [...]"
- L'armée israélienne ouvre des enquêtes supplémentaires sur des bavures à Gaza (AFP) - ""Conformément à l'engagement de l'armée à examiner et mener des enquêtes sur des incidents exceptionnels rapportés pendant l'opération 'Bordure Protectrice', le procureur général militaire a annoncé que l'armée mènerait huit enquêtes criminelles supplémentaires", a indiqué un communiqué militaire".
https://fr.news.yahoo.com/larm%C3%A9e-isra%C3%A9lienne-ouvre-enqu%C3%AAtes-suppl%C3%A9mentaires-bavures-%C3%A0-gaza-221630862.html

- Israelis in south demand Gaza border fence to match Egypt's (Haaretz) - "Residents who live near the Gaza border are demanding a new security fence in the wake of what have become near-daily attempts by Gazans to cross into Israel".
http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/.premium-1.630470


Judée-Samarie

- Un camp de réfugiés en colère contre l’Autorité palestinienne, Avi Issacharoff (Times of Israel)
http://fr.timesofisrael.com/un-camp-de-refugies-en-colere-contre-lautorite-palestinienne/
   "[...] Balata, le plus grand et l’un des plus tristement célèbres des camps, au cœur de la violence anti-israélienne et du terrorisme des deux Intifadas, est situé à seulement quelques kilomètres du centre de Naplouse. Mais le fossé entre les 30 000 résidents du camp et ceux de la ville de Naplouse n’a jamais été plus profond.
    Chaque fois que je me suis rendu ici, ces 14 dernières années, j’entendais des vociférations contre Israël, contre ‘l’occupation’. Mais cette fois, la plupart des plaintes sont dirigées contre l’Autorité palestinienne et son chef, Mahmoud Abbas. ‘L’occupation israélienne’ a cédé sa place de mal aimée à l’Autorité palestinienne dans l’esprit des habitants.
    Ahmed, 30 ans, montre le marchand de légumes qui a installé sa boutique en face de son magasin. « Vous voyez les caisses de légumes ? », demande-t-il. « Elles sont là depuis deux jours. Il les laisse comme ça la nuit, et vend ce qui reste pendant la journée. Ce ne sont pas des légumes comestibles, et pourtant, les gens n’ont pas d’argent pour acheter quoi que ce soit d’autre. Personne ici n’a de permis pour travailler en Israël et l’Autorité palestinienne ne nous aide pas. Essayez d’obtenir un prêt bancaire. Ils ne le donneront pas aux résidents des camps. » « Je blâme Abbas pour cette situation », dit-il. « Il y a des quantités de drogues ici. Pourquoi l’Autorité palestinienne ne s’occupe-t-elle pas de cela ? », s’insurge-t-il.
    Son ami Samir se joint à la conversation. « Il n’y a pas de police, et il n’y a pas de loi. Les gens se promènent avec des pistolets parce qu’ils craignent pour leur vie, non à cause des Israéliens. Je demande, qu’advient-il de l’aide financière que l’AP reçoit de l’étranger ? Pourquoi les résidents du camp ne reçoivent-ils rien ? Pourquoi ne pas investir en eux ? Si les choses restent comme telles, si l’AP continue de nous ignorer, la situation finira par exploser ». Tout le monde ici parle d’un complot, « muwamra » en arabe, un complot israélo-AP pour affaiblir les camps. [...]
    La tension et le sentiment d’injustice ne sont pas nouveaux. Depuis des décennies, les habitants ont développé une identité distincte et unique, celle de membres les plus défavorisés et opprimés de la société palestinienne. Mais alors que, par le passé, c’est Israël qui les opprimait, maintenant c’est l’AP. Dans un même souffle, ils se plaignent de l’absence d’action de l’AP dans le camp et soulignent que, en raison de l’hostilité de la population locale, les services de sécurité de l’AP ne peuvent opérer dans le camp comme ils le souhaitent. [...]"


"Processus de paix"

- Netanyahu : les Palestiniens ne sont pas prêts pour la paix (Times of Israel) - « Malheureusement, la direction palestinienne n’est tout simplement pas préparée, et j’espère que cela changera, mais elle n’est pas encore prête à affronter la violence et le fanatisme au sein de la société palestinienne. »
http://fr.timesofisrael.com/netanyahu-les-palestiniens-ne-sont-pas-prets-pour-la-paix/
   "Les pourparlers de paix de l’année dernière avec l’Autorité palestinienne n’ont pas réussi non pas à cause de l’expansion des implantations, mais parce que les Palestiniens ne sont tout simplement pas encore prêts pour la paix, a déclaré dimanche le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
    S’adressant au 11ème Forum Saban de la Brookings Institution à Washington via une vidéo préenregistrée, le chef de l’exécutif israélien a déclaré que l’incitation à la haine constante prouvait que Ramallah n’était pas prête à faire la paix avec Israël, et il a exposé trois des principales exigences d’Israël envers les Palestiniens. « Les discussions ont pris fin parce que les Palestiniens entre eux voulaient y mettre fin, » a déclaré Netanyahu. Les négociations auraient achoppé, d’après lui, parce que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas est entré dans un gouvernement d’unité avec le groupe terroriste du Hamas et parce que les Palestiniens ont rejeté les mesures de sécurité qu’Israël leur avait demandées.
   « Malheureusement, la direction palestinienne n’est tout simplement pas préparée, et j’espère que cela changera, mais elle n’est pas encore prête à affronter la violence et le fanatisme au sein de la société palestinienne, » a ajouté Netanyahu. « Pendant neuf mois, nous avons négocié avec les Palestiniens, mais ils ont refusé systématiquement de s’engager sur nos préoccupations légitimes de sécurité, tout comme ils ont refusé de discuter de reconnaître Israël comme l’État-nation du peuple juif, tout en insistant en même temps pour qu’Israël reconnaisse un État-nation du peuple palestinien. » Le Premier ministre a accusé la direction de l’AP d’alimenter la violence contre Israël. « Celle-ci s’est engagée chaque jour dans l’incitation à la haine, » a-t-il assuré. « Je pense qu’il est primordial de faire face à cela. Je ne pense pas que mettre la tête dans le sable favorise une paix réelle et je ne crois pas que de faux espoirs promeuvent une paix réelle. Je pense que cela ne fait juste pousser la paix un peu plus loin. »
    La vraie paix ne viendra que lorsque les Palestiniens accepteront « les trois piliers de la paix » a encore affirmé Netanyahu : reconnaissance d’Israël comme l’État-nation du peuple juif ; mettre un terme à l’exigence du droit au retour ; et accepter à long terme une présence sécuritaire israélienne en Cisjordanie [notamment dans la vallée du Jourdain]. « Je ne cèderai rien sur ces trois piliers, » a-t-il promis. [...]
    Malgré le fait qu’Israël se dirige vers de nouvelles élections, et que les projets soumis à législation sont gelés, Netanyahu a également promis qu’il ne ferait pas passer une loi « portant atteinte au caractère démocratique d’Israël, » afin de répondre aux critiques de son projet de loi consacrant le caractère juif de l’Etat d’Israël. Les Israéliens sont fiers d’avoir créé « un état véritablement démocratique » qui garantit « l’égalité des droits pour tous ses citoyens, sans distinction de race, de religion ou de sexe, » a-t-il clamé. « Et cela ne changera pas. Je n’accepterai jamais une législation qui porte atteinte au caractère démocratique d’Israël. Ni aujourd’hui, ni demain. Jamais. »"


Europe

- Is 'Palestine' Europe's only problem?, Noah Klieger (Ynet)
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4599704,00.html
   "The lower house of the French Parliament has voted in favor of recognizing a state called Palestine. The same resolution will undoubtedly be adopted in a few days by the upper house as well, making the decision official – yet non-binding as far as the government is concerned. Sweden was the first European state to make the odd decision to recognize a state that doesn’t actually exist. Spain and Britain are expected to follow in its footsteps in the near future.
    With all my willingness to understand these decisions – which are anyway devoid of meaning – I just can't comprehend what pushes European countries to make a move which has absolutely no logic or benefit for that inexistent Palestine. Don't the governments of those countries have their own problems which required immediate attention? [...]
    These acts of recognition are useless. Do they mean that there is indeed a Palestinian state? Absolutely not. They contain a PR trick, but no essence. Even Palestinian leader Mahmoud Abbas and his people understand very well that all the decisions and declarations will not advance their ambitions.
    Without Israel's consent, there will never be a Palestinian state. They will be able to get one only through an agreement with us. Because when it comes to this issue, the small Israel equals the huge bloc of dozens of Arab and Muslim states and their supporters wherever they are. If they wish to fulfill their ambitions, the Palestinians had better realize that as soon as possible."

- Ukraine : deux soldats et cinq civils tués dans l'Est (AFP) - "Trois civils ont également été tués et dix blessés dans la nuit dans le bastion rebelle de Donetsk, où des explosions et des tirs sporadiques étaient encore entendus dimanche matin, selon les autorités municipales. Le gouverneur pro-Kiev de la région rebelle de Lougansk a par ailleurs annoncé la mort de deux civils dans le village de Kriakivka après la chute d'un obus dans la cour d'une maison. Plus de six civils ont, selon lui, été tués depuis le début de la semaine dans la région de Lougansk". Pour rappel, ces tirs causant fréquemment la mort de civils (dont on ne parle presque jamais et en tout cas infiniment moins que les civils gazaouis) proviennent très vraisemblablement du camp gouvernemental ukrainien.
https://fr.news.yahoo.com/ukraine-deux-soldats-cinq-civils-tu%C3%A9s-lest-114311799.html

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