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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 22:09
France

- Un professeur de collège visé par un tag antisémite, Kahina Mekdem (Bondy Blog) - "Ses collègues s’en désolent et la CPE y voit l’influence, chez certains élèves, de Dieudonné."
http://yahoo.bondyblog.fr/news/200912070001/un-professeur-de-college-vise-par-un-tag-antisemite
   "Une mauvaise surprise attendait les élèves du Collège Marcel Cachin, le 25 novembre, au Blanc-Mesnil. Un tag antisémite. La cible : un professeur de mathématiques de l’établissement. Son nom de famille inscrit sur le mur principal de l’école, avec une croix gammée : « X (patronyme) sal juif ». Cet enseignant, qui souhaite ici garder l'anonymat, je l’ai eu pendant deux années de ma scolarité à « Cachin ». Je me souviens de lui comme d’un pilier du collège. La discipline, pour lui, amène l’élève à l’excellence.
    « Nous, l’équipe pédagogique, avons été choqués de cet acte antisémite », me déclare la conseillère principale d’éducation. Selon elle, certains élèves en ont rit à la vision de ce tag, d’autres se sont montrés curieux, certains ont été choqués et se sont confiés à leurs parents, qui, en guise de soutien au professeur, ont appelé le collège. Le lendemain de la découverte de cette inscription, le principal a envoyé une note aux familles, dans le but de leur faire prendre conscience du geste. Les professeurs, eux, ont fait une intervention de 10 à 15 minutes dans leur classe pour expliquer aux élèves la gravité du geste, qui peut leur sembler, à première vue, anodin. Le tag, depuis, a été recouvert de peinture.
    « Nous ne voulions pas dramatiser en consacrant à cet acte une matinée entière d’explication, sinon les élèves auraient pu être tentés par d’autres actes similaires pour rater des cours », raconte la CPE. Selon elle, certains élèves n’ont pas assez de recul, des parents n’ont pas les mots pour expliquer à leurs enfants la portée de certaines paroles. « A mon époque, reprend la CPE, l’école était un ascenseur social, et on voulait toujours apprendre plus ; aujourd’hui, malheureusement, l’instruction recule et autre chose avance, c’est le problème. »
    « La bêtise n’épargne personne », dit-elle en s’inspirant d’une expression de Coluche. Ce tag, veut-elle croire, serait plutôt l’acte d’une personne ignorante que d’une personne antisémite. Son auteur, ajoute-t-elle, aurait été influencé par des idées véhiculées dans les banlieues, et par celui qui y fait parfois figure d’idole : Dieudonné.
    En revoyant mon ancien professeur de maths, je me remémore des cours en salle 1, dans une atmosphère pythagorienne, où flottent dans l’air des x au carré. « Il y a des choses plus graves, c’est lamentable, je ne veux pas que le mot "juif" devienne une insulte », dit-il. Le professeur, âgé de 33 ans, est arrivé il y a 10 ans à « Cachin ». C’est la première fois, depuis l’inauguration de l’établissement, le 23 janvier 1971, qu’un tel acte y est commis.
    Le professeur visé a décidé de porter plainte, pour diffamation et propos antisémites. Le principal a porté plainte au nom de l’établissement pour intrusion et vandalisme. Les policiers l’ont interrogé sur d’éventuels suspects, mais aucun nom n’est apparemment ressorti. « Ce qui m’a déçu, c’est de voir certains élèves studieux venir voir ça comme s’il s’agissait d’un spectacle », regrette le prof de maths. Il se dit prêt à faire une 11e année et affirme ne pas se sentir intimidé par les élèves.
    Yassine, scolarisé en 5e, dit n’avoir pas particulièrement prêté attention au tag. Selon lui, d’autres élèves « ont pris ça comme un truc de ouf ! » Il se passe des trucs de ouf, en ce moment, au Blanc-Mesnil…"

- Arte va diffuser un document télévisé, ce mercredi à 20h45, sur Hadj Amin el Husseini, le Grand mufti de Jérusalem pendant la dernière guerre (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Arte-va-diffuser-un-document-televise-ce-mercredi-a-20h45-sur-Hadj-Amin-el-Husse_254833.html
   "Le mercredi, 9 décembre, la chaine culturelle franco-allemande ARTE diffusera à 20h45 un document télévisé inédit intitulé, "La croix gammée et le turban - La tentation nazie du Grand mufti" sur Hadj Amin el Husseini, le Grand mufti de Jérusalem durant la dernière guerre. Ce grand oncle de Yasser Arafat recruta 20 000 musulmans en Bosnie-Herzégovine et Albanie pour les SS et rencontra plusieurs fois Hitler à qui il déclara que "les nazis sont les meilleurs amis de l’Islam parce qu'ils ont les mêmes ennemis que l'Allemagne, les Juifs". De nombreux dignitaires arabes de l’époque soutinrent le régime nazi et après la guerre, plusieurs dirigeants nazis se réfugièrent en Egypte ou en Syrie."

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Projet suédois

- L’Europe divise Jérusalem, Ben Caspit (Maariv) - Danny Ayalon : « Agir comme elle le fait ne fera que causer des dommages et mener à une radicalisation des positions dans les deux camps ». Un haut responsable israélien : « Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’une évolution anti-israélienne. La réaction peu enthousiaste au gel de la construction est, elle aussi, décevante ».
http://www.ambafrance-il.org/spip.php?article7365
   "Après une longue période de frustration, Abou Mazen peut enfin s’attendre à une victoire diplomatique : La bataille entre Israël et les Palestiniens autour de la réunion des ministres européens des Affaires étrangères aujourd’hui à Bruxelles devrait se conclure par une claire victoire palestinienne.
    Du projet de résolution parvenu hier à Jérusalem, il ressort que les Palestiniens auront droit aujourd’hui à une déclaration européenne sans précédent. Sauf changements de dernière minute, la décision européenne comprendra les éléments suivants : « L’Europe appelle à la création d’un Etat palestinien indépendant, démocratique et continu en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-est. Jérusalem sera la capitale des deux Etats. La colonisation doit cesser, y compris à Jérusalem-est et y compris pour des besoins de croissance naturelle. L’UE ne reconnaîtra aucun changement des frontières de 1967, sauf si celui-ci est consenti par les deux parties ».
    La décision de geler temporairement la construction dans les territoires devrait être évoquée ainsi : « Le Conseil prend note de manière positive de la décision de gel temporaire et partiel, comme un premier pas ». La déclaration devrait aussi comprendre d’autres éléments pro-palestiniens tels que : « Les colonies et la barrière de séparation, la démolition de maisons et l’expulsion de Palestiniens de leurs maisons sont contraires au droit international et constituent un obstacle à la paix qui menace de rendre irréalisable l’idée de deux Etats. L’Europe n’a jamais reconnu l’annexion de Jérusalem-est. Le Conseil appelle à la réouverture des institutions fermées à Jérusalem-est et à mettre fin à la discrimination des Palestiniens à Jérusalem-est ».
    Des responsables israéliens ont affirmé qu’il s’agit là d’une résolution pro-palestinienne. Ils ont toutefois souligné que le texte concernant Jérusalem correspond à la proposition française, et non à la suédoise, et que c’est une formulation qui correspond à la position traditionnelle de l’UE.
    Le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a déclaré hier, dans une interview à la radio Kol Israël : « Si l’Europe veut continuer à participer de manière positive aux efforts destinés à relancer le processus de paix, il faut qu’elle s’abstienne de dicter aux parties des conditions préalables et de se mêler de sujets qui doivent être débattus dans le cadre des négociations. Agir comme elle le fait ne fera que causer des dommages et mener à une radicalisation des positions dans les deux camps ».
    Pour un haut responsable israélien : « En fin de compte, ce n’est qu’un document de plus qui jaunira sur les étagères de l’UE, mais il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’une évolution anti-israélienne. La réaction peu enthousiaste au gel de la construction est, elle aussi, décevante ». Les responsables israéliens sont surtout en colère contre la Suède qu’ils qualifient de « capitale de l’hypocrisie de l’Union ». Du point de vue du ministère israélien des Affaires étrangères, la Grande-Bretagne a elle aussi déçu. « Dans le dossier iranien, Londres collabore avec Israël mais dans le dossier palestinien, elle adopte une ligne hostile »."

- La controverse continue autour de la position de l'UE sur Jérusalem-Est (AFP) - Pour le Luxembourg, Jérusalem-est "n'appartient pas à Israël".
http://www.lesechos.fr/depeches/monde/afp_00209221-la-controverse-continue-autour-de-la-position-de-l-ue-sur-jerusalem-est.htm
   "Les efforts de plusieurs pays européens pour pousser à la reconnaissance de Jérusalem-Est comme capitale d'un futur Etat palestinien ont continué à alimenté la polémique lundi, cette position étant dénoncée par l'Etat hébreu et au sein même de l'UE. [...] Le secteur oriental de Jérusalem "n'appartient pas à Israël", a affirmé lundi à Bruxelles le chef de la diplomatie luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn. "Nous reconnaissons tous, dans les discours, que Jérusalem-Est est occupée. Et si elle est occupée, elle n'appartient pas à Israël", a-t-il dit, plaidant pour que les Européens et les Etats-Unis parlent "un langage clair". [...] Le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini a ainsi affirmé à Bruxelles lundi que la question de Jérusalem ne devait pas être tranchée "unilatéralement" et qu'elle devait être "négociée". "Nous soutiendrons tout ce qui encourage les deux parties à s'asseoir de nouveau autour de la table de négociations", a-t-il dit. [...]
    Une nouvelle mouture provisoire du texte européen, dont l'AFP s'est procuré copie, ne fait désormais plus explicitement référence à Jérusalem-Est comme capitale d'un Etat palestinien. Elle affirme qu'il faut "trouver une voie, par la négociation, pour résoudre le statut de Jérusalem comme capitale de deux Etats", tout en se prononçant en même temps pour un "Etat de Palestine comprenant la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et la bande de Gaza".
    Des dizaines de Palestiniens ont manifesté lundi devant des sections des consulats de France et de Suède à Jérusalem pour soutenir la proposition de la présidence suédoise de l'UE. [...]"

- Israël appelle à rejeter la proposition suédoise, Herb Keinon (JP) - "La proposition de la Suède serait également soutenue par l'Irlande, la Belgique, la Grande-Bretagne et Malte, tandis que l'Italie, la Hollande, l'Allemagne, la République tchèque, la Roumanie, la Pologne et la Slovénie s'y opposent".
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1259831479346&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Les responsables, tant israéliens qu'européens, s'attendent à du changement. C'est lundi, lors de la réunion des ministres européens des Affaires étrangères que la proposition suèdoise va en partie se jouer. Enjeu de taille puisque le texte appelle à considérer Jérusalem-Est comme capitale d'un futur Etat palestinien. Une semaine de débats internes à l'Union Européenne (UE) et une campagne de lobbying intense, israélienne comme palestinienne, n'ont pourtant pas permis de clarifier complètement le texte suédois. La nature même des changements prônés n'est pas définie.
    Israël fait pression. L'Etat Juif souhaite obtenir un texte plus court que les trois à quatre pages du projet suédois, et qui saluerait l'initiative de Binyamin Netanyahou avec plus de vigueur. La décision du Premier ministre de geler, sur une période de 10 mois, les constructions dans les implantations de Judée-Samarie est passée quasi-inaperçue. Le projet de résolution prend seulement "note" du moratoire et transmet l'espoir de l'UE : "que cette démarche soit une étape vers la reprise des négociations constructives".
    L'Autorité palestinienne, quant à elle, se réjouit. Elle espère convaincre les 27 pays de l'UE de soutenir le projet de résolution suédoise. Un texte qui pour la première fois fait référence à la "Palestine" et appelle à reprendre des négociations qui conduiraient à un Etat palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale. Une telle résolution, si elle devait passer, marquerait un tournant. Les diplomates israéliens soutiennent qu'elle freinerait de façon significative les négociations, donnant plus de pouvoir aux Palestiniens, enhardis par ce soutien.
    La proposition de la Suède serait également soutenue par l'Irlande, la Belgique, la Grande-Bretagne et Malte, tandis que l'Italie, la Hollande, l'Allemagne, la République tchèque, la Roumanie, la Pologne et la Slovénie s'y opposent. La France a également montré son désaccord. Le motif : Accorder davantage de crédits à Netanyahou et soutenir le moratoire mis en place. La France a le sentiment que malgré avoir soutenu le projet de Jerusalem, capitale de deux Etats les modalités de cet accord doivent êtres réglées par les négociations. [...]
    Selon des responsables du gouvernement, M. Netanyahu, dans ses discussions, a souligné qu'Israël a franchi une étape très difficile, en appelant à un moratoire de 10 mois, et qu'il était désormais temps pour la communauté internationale de mettre l'accent sur les Palestiniens."

- Le maire de Jérusalem écrit à l’Union européenne : "il n'y a pas de ville divisée qui se soit développée dans l’harmonie" (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Le-maire-de-Jerusalem-ecrit-a-l-Union-europeenne-il-n-y-a-pas-de-ville-divisee-q_254818.html
   "Le maire de Jérusalem, Nir Barkat a adressé une lettre, ce dimanche, au Haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, pour l’exhorter à rejeter la proposition suédoise de partage de Jérusalem. "Tout au long de l'histoire du monde, il n'y a pas de ville divisée qui se soit développée dans l’harmonie. La leçon est claire : Jérusalem doit rester unie", a-t-il écrit avant d’inviter Catherine Ashton à venir visiter Jérusalem."
- Nir Barkat : la proposition suédoise porte atteinte au statut de l’UE (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Nir-Barkat-la-proposition-suedoise-porte-atteinte-au-statut-de-l-UE_254892.html
   "Dans une lettre adressée lundi aux responsables de l’Union européenne, le maire de Jérusalem a mis en garde contre la proposition suédoise stipulant une reconnaissance européenne de Jérusalem-Est comme la capitale du peuple palestinien. « Ce texte, s’il est accepté, risque de porter atteinte au statut de l’UE qui prétend se poser en médiateur légitime dans le conflit israélo-palestinien », a-t-il déclaré."

- Statut de Jérusalem-est : le projet européen est une erreur, selon Livni (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Statut-de-Jerusalem-est-le-projet-europeen-est-une-erreur-Livni-_254873.html
   "La chef de l'opposition israélienne, Tsipi Livni, estime que le projet de résolution de la Suède, présidente en exercice de l'UE, visant à reconnaître Jérusalem-est comme capitale d'un futur Etat palestinien, est ''une erreur''. Dans une interview au journal Le Parisien, elle affirme que ''la résolution ne contribuera pas à la reprise des négociations israélo-palestiniennes. (...) Elle compromet la capacité de l'UE à servir de médiateur dans les discussions''."

- Ce n’est pas à l’Europe de statuer sur Jérusalem, Jean-Pierre Bensimon (Objectif-Info) - un texte synthétique et efficace :
http://www.objectif-info.com/index.php?id=1291
   "Quelques mois après la célébration solennelle du 20ème anniversaire de la réunification de Berlin, voici que la présidence suédoise veut obtenir les 7 et 8 décembre, lors d’une réunion des ministres des affaires étrangères des 27, une résolution de l’Union européenne reconnaissant Jérusalem comme la capitale de la future Palestine et d’Israël.
    Il faut comprendre la portée de cette initiative. Jusqu’à présent les pays européens (et récemment les États-Unis) ont répété jusqu’à plus soif que Jérusalem-Est était une « colonie » d’Israël et qu’ils ne reconnaissaient pas son autorité sur cette partie de la ville. Lors de leurs déplacements dans ce pays, les dirigeants occidentaux ont toujours pris soin de ne pas « entrer » à Jérusalem-Est en compagnie de leur hôtes israéliens. Ils entretiennent dans ce secteur de la ville des « consulats » auprès de l’Autorité palestinienne qui ont toutes les caractéristiques d’ambassades tandis que leurs ambassades en Israël restent inflexiblement rivées à Tel Aviv.
    Ce qu’il y a de nouveau, c’est que les Européens ne manifesteraient plus seulement un « souhait » ou une prise de position, laissant à une négociation israélo-palestinienne sur le statut final toute compétence pour trancher cette question. Ils considèreraient avec le projet suédois que Jérusalem-Est est pour eux la capitale du futur état palestinien, et que sur ce sujet la discussion est close. Une nouvelle situation juridique serait ainsi créée. Dans le sillage de cette décision, l’Autorité palestinienne serait fondée à proclamer Jérusalem comme sa capitale et à ouvrir à la négociation uniquement le périmètre de sa nouvelle acquisition. Israël n’aurait qu’à se ranger à cet ukaze ou à se trouver encore un peu plus rejeté dans « l’illégalité » au regard du droit international, une décision « automatique » de l’assemblée générale de l’ONU suivant logiquement la ratification européenne de ce projet.
    Il faut rappeler une fois encore un certain nombre de réalités pour comprendre l’émotion presqu’unanimement partagée d’Israël(1) et de la grande majorité des communautés juives dans le monde.
1- L’argument religieux :
    La revendication palestinienne sur Jérusalem est fondée sur le fait que la ville serait le troisième lieu saint de l’Islam. Si ce point de vue est retenu par l’Union européenne, il faudrait consentir aux Palestiniens la totalité de la ville. C’est d’ailleurs au nom de la préservation de la mosquée Al Aqsa que les chefs palestiniens ont lancé tout au long du 20ème siècle et dès le début du 21ème des pogroms et des insurrections contre les Juifs d’Israël. C’est parce qu’il estimait que la détermination du statut de la ville revenait à la Oumma dans son ensemble, et non à un simple Palestinien, qu’Arafat refusa à Camp David en 2000 et à Taba en 2001 de signer une paix prévoyant le partage de Jérusalem. Il aurait selon lui signé son arrêt de mort. Et il en a été de même de Mahmoud Abbas face à Ehoud Olmert qui lui faisait une proposition comparable en 2008. Le troisième lieu saint de l’Islam ne se partage pas et l’initiative suédoise n’a aucun sens pour quiconque connaît les ressorts idéologiques des radicaux.
    D’autant qu’il n’y a pas le moindre argument sérieux pour étayer cette théorie opportuniste du troisième lieu saint de l’Islam. Jérusalem n’apparaît jamais dans le Coran. Le premier verset de la Sourate 17 proclame « Gloire et Pureté à Celui qui de nuit, fit voyager Son serviteur [Muhammad], de la Mosquée Al-Haram à la Mosquée Al-Aqsa… », la mosquée Al Aqsa signifiant non « Jérusalem » mais « mosquée lointaine ». En 621, la mosquée Al Aqsa de Jérusalem n’existait pas et elle ne fut construite qu’un siècle plus tard. A l’inverse le Prophète exigea de renoncer à prier en direction de Jérusalem selon la coutume pré-islamique et de se tourner dorénavant vers La Mecque.
    La passion juive pour Jérusalem contraste avec ce dédain islamique. Jérusalem est citée 823 fois dans le Livre juif (669 fois comme Jérusalem et 154 fois comme Sion), et d’ailleurs 153 fois dans la Bible chrétienne. La revendication israélienne de faire de Jérusalem la capitale éternelle et unifiée du peuple juif, s’appuie sur cet héritage religieux mais aussi sur un fait politique adjacent : Jérusalem a été la capitale des royaume juifs antiques. Aucun des conquérant ultérieurs n’en a jamais fait sa capitale, et ils ont été nombreux : Babyloniens, Perses, Grecs, Séleucides, Romains, Musulmans, Croisés, Mamelouks, Turcs ottomans, Britanniques, et Jordaniens. Par contre les Juifs n’ont jamais quitté Jérusalem, sauf sous la contrainte, durant de brèves périodes. Il y étaient majoritaires à l’époque moderne, comme l’atteste l’étude menée au 19ème siècle par le vieux Marx.
    Selon Daniel Pipes, l’intérêt des musulmans pour Jérusalem-Est est à géométrie variable : il croît quand cette ville revêt une importance politique pour se dissoudre immédiatement après. (2) C’est exactement ce qui se produit depuis que les Arabes ont entrepris d’étrangler tout pouvoir juif dans ce qui est pour eux une terre d’Islam. Mais quand Jérusalem était entre les mains des Jordaniens, elle ne reçut la visite d’aucun notable musulman. Pire encore, les Jordaniens firent en sorte de réduire cette ville au statut de bourgade pour qu’elle ne fasse pas de l’ombre à Amman. La prière diffusée à la radio le vendredi soir n’était pas celle de la mosquée Al Aqsa mais d’une petite mosquée d’Amman.
2 – L’argument politique :
    Quand ils focalisent leurs demandes sur Jérusalem, les Palestiniens visent plusieurs objectifs.
    Lorsqu’ils veulent lancer une insurrection, ils agitent le chiffon rouge de la mosquée Al Aqsa, l’arrière-plan de Jérusalem. Les Juifs prétendent-ils, veulent détruire la mosquée pour reconstruire leur Temple. C’est sous cette bannière qu’ont été déclenchés les pogroms de 1929 qui devaient aboutir à l’éradication des juifs de Hébron, l’insurrection contre le plan de partage Peel (1937/38), l’insurrection et la guerre contre le plan de partage de l’ONU (1947/49) et l’Intifada Al Aqsa d’Arafat en septembre 2000. Il y a quelques mois, le 27 septembre 2009, une tentative de troisième Intifada était lancée par le Sheikh Raed Salah. Alimentée par des troubles bien organisés sur l’Esplanade des mosquées au nom de la destruction d’Al Aqsa, elle a fait long feu, les Palestiniens manquant visiblement de motivation.
    La seconde fonction de la revendication palestinienne sur Jérusalem est d’intimider les Occidentaux en faisant de cette ville un enjeu mondial entre l’Occident et le milliard et demi de Musulmans du monde entier. Il semble que Jérusalem ne motive vraiment qu’une très infime minorité des musulmans, même si les chefs politiques et leur organisme suprême, l’Organisation de la Conférence islamique, font corps sur ce sujet.
    La troisième fonction de la revendication sur Jérusalem-Est de briser le moral et l’élan collectif des Israéliens. Abbas Ziki, l’ambassadeur de l’OLP au Liban déclarait en avril 2008 qu’avec la perte de Jérusalem, "le moral des sionistes s'effondrera et nous les mettrons dehors de la Palestine." La conservation de Jérusalem comme capitale unifiée d’Israël est d’ailleurs voulue par 80 % des Israéliens et personne dans le monde politique de ce pays n’est prêt à offrir sans négociations Jérusalem Est aux Palestiniens.
    Enfin, plus prosaïquement, la demande palestinienne relève d’une stratégie de grignotage (dans la langue palestinienne cela s’appelle la théorie des étapes). En juin 1974, l’OLP est passée du slogan appelant à « jeter les juifs à la mer » à une théorie prévoyant de liquider l’état juif par l’annexion de petits morceaux de territoire et de pouvoir, l’un après l’autre. Le temps de gloire de cette doctrine fut celui des accords d’Oslo, en vertu desquels les stratèges de l’OLP menèrent leur affaire avec succès et obtinrent exactement ce qu’ils désiraient. Arafat fit dérailler ce train qu’il avait lui-même bien lancé avec une Intifada trop ambitieuse qui dessilla enfin l’œil des Israéliens.
    La demande actuelle sur Jérusalem-Est, comme celle des deux États, renvoie immanquablement à la stratégie de grignotage, le meilleur indice de la sincérité pacifique palestinienne étant leur reconnaissance de l’état juif. Or ils s’y refusent, comme ils refusent de renoncer au retour des réfugiés, et ils continuent leur politique d’incitation à la haine. Et voila que l’initiative suédoise satisfait merveilleusement leur attente actuelle.
3 – L’argument politicien :
    Les choses sont dans les faits encore un peu plus compliquées. C’est l’Autorité palestinienne et non le Hamas qui pèse de tout son poids sur la Suède pour faire aboutir la résolution de reconnaissance. C’est que les deux branches palestiniennes se font une concurrence acharnée sur fond de tortures et d’exécutions sommaires. Le Hamas est en passe de remporter une victoire politique majeure en forçant Israël à échanger le soldat Shalit contre des centaines des prisonniers, y compris les fameux prisonniers ayant du sang sur les mains. Ce succès risque de coûter au Fatah de Mahmoud Abbas le reste de légitimité dont il pourrait se prévaloir. Il est donc urgent qu’il remporte avant la libération de Shalit une grande victoire politique. Et bien entendu, cette victoire serait la reconnaissance, sur ses instances, de Jérusalem comme capitale de la future Palestine par l’Union européenne.
    Le soutien diplomatique total de la Suède à ce projet renvoie inévitablement aux préjugés détestables qui dominent ce pays. L’antisionisme est en Suède un véritable trait d’union nationale, assis sur une peur maladive de l’Islam (et des musulmans très agressifs qui y vivent) et un antisémitisme affleurant. C’est en Suède qu’on célébrait par des affiches dans le métro et par une grande exposition la terroriste Hanadi Jaradat, trois mois après son forfait qui fit 22 morts civils dans un café d’Haïfa en octobre 2003. C’est la Suède qui se retirait en mai 2006 d’un exercice aérien européen parce qu’Israël y participait. Ce sont les autorités gouvernementales qui ne voulurent pas se démarquer depuis août 2009 des affirmations du grand quotidien suédois Aftonblatt, prétendant qu’Israël prélevait et vendait les organes des Palestiniens.
    Si l’Union européenne votait la résolution suédoise, elle romprait avec sa politique traditionnelle visant à encourager un processus négocié entre Israéliens et Palestiniens. Elle renoncerait dans la foulée à toute influence au Proche Orient. Israël ne céderait pas car il ne peut pas céder. La division de Jérusalem rencontre l’opposition de l’opinion, surtout si elle est imposée de l’extérieur. Du point de vue de sa sécurité, Israël ne peut pas renoncer au contrôle de la ville, au risque de voir ses citoyens et ses institutions à portée d’armes légères des Palestiniens, ne parlons pas des armes lourdes. De plus Jérusalem est aujourd’hui une ville unifiée, dont les services essentiels sont intégrés : eau, électricité, téléphone, égouts. On ne revient pas facilement sur ce genre de situation et on observe que dans le monde il n’y a plus de grande capitale divisée.
    Il appartient aux Israéliens de prendre en toute souveraineté leurs décisions sur Jérusalem et d’en assumer les conséquences. Ce qui est sûr, c’est qu’une assemblée de ministres européens se ridiculiserait si elle statuait, à plusieurs milliers de kilomètres de distance, à l’initiative de son membre le plus lié à l’islamisme radical, du sort d’une ville dont l’héritage culturel et religieux est si immense.
Notes :
(1) Il est vrai qu’un certain Yossi Melman a pu écrire le 6 décembre dans le fameux Haaretz un libelle intitulé : « Israël doit renoncer à Jérusalem comme capitale » http://www.haaretz.com/hasen/spages/1132946.html
(2) “The Muslim Claim to Jerusalem” Middle East Quarterly Septembre 2001 http://www.danielpipes.org/84/the-muslim-claim-to-jerusalem"

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Israël & Localités juives

- Manifestation contre le gel à l’entrée de Jérusalem (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/12/manifestation-contre-le-gel-a-lentree-de-jerusalem/
   "Devançant la grande manifestation contre le gel, prévue ce mercredi soir à Jérusalem, des dizaines de jeunes ont entrepris de bloquer lundi soir l’entrée de la capitale pour protester contre l’arrêt de la construction dans les localités juives décrété par le gouvernement. La police est intervenue et a interpellé cinq contestataires."

- Affrontements à Kedoumim, Tovah Lazaroff, Herb Keinon & Yaakov Lappin (JP) - "De nombreux mitnahalim se sont engagés à repousser les inspecteurs d'une manière non violente".
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1260181009292&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Des mitnahalim (habitants des implantations) ont empêché lundi les inspecteurs de l'administration civile de délivrer les ordres d'interdiction du moratoire de dix mois sur les constructions dans les implantations. A Maalé Levona, ils ont bloqué l'entrée aux inspecteurs et aux forces de sécurité. Ils leur auraient également jeté de la boue et des pierres. Des bennes à ordures auraient aussi été utilisées pour bloquer l'entrée des inspecteurs. La radio a rapporté que les inspecteurs avaient dû partir sans délivrer leurs décrets.
    Dimanche, au moment où le Premier ministre Binyamin Netanyahou s'efforçait de rassurer une fois de plus les mitnahalim ainsi que les membres du Likoud, 200 policiers et gardes frontières arrivaient à Kedoumim, en Samarie, pour faire appliquer les ordres du moratoire. Les inspecteurs de l'administration civile se sont rendus, la même journée, dans 15 implantations, dont Maalé Adoumim, Ariel et Alfeï Menashé.
    De nombreux mitnahalim se sont engagés à repousser les inspecteurs d'une manière non violente. En revanche, plusieurs communautés ont fermé leurs portes ou ont bloqué l'entrée du personnel de l'administration civile et de la police. Dans la plupart des cas, le personnel de sécurité est parvenu à entrer. Mais la semaine dernière, les inspecteurs ont été à repoussés à trois reprises à Kedoumim.
    Dimanche matin, la police et les gardes frontières sont rentrés à Kedoumim par un village palestinien et ont détruit une barrière à l'arrière de l'implantation. Les mitnahalim qui les attendaient à l'entrée principale se sont rapidement regroupés et leur ont barré le passage en s'asseyant au milieu de la route."

- Gel des implantations : heurts à Hébron (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Gel-des-implantations-heurts-a-Hebron_254929.html
   "Quelque 40 militants se sont rassemblés à un carrefour majeur du sud du mont Hébron afin de le bloquer. Protestant contre le gel des constructions en Judée-Samarie, les manifestants lançaient des pierres sur des véhicules palestiniens."

- Le prix du gel, Tovah Lazaroff (JP) - "Même si les rapports initiaux liés au moratoire ne citent que l'arrêt des projets sans fondation bétonnée, les  mitnahalim affirment que même les constructions avec fondations sont arrêtées".
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1260179491805&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Le moratoire a un prix. Le député Likoud, Zeev Elkin, a révélé dimanche au  Jerusalem Post que le moratoire de 10 mois sur les constructions juives en Judée-Samarie coutera la somme rondelette d'un demi million de shekels à l'Etat. Les prévisions, a-t-il précisé, ne sont qu'une première estimation. Elles sont basées sur des informations partielles, présentées à la sous-commission de la Défense et des Affaires Etrangères de la Knesset sur la Judée-Samarie. Elkin, qui est opposé au moratoire, insiste. La commission est en pleine collecte des estimations de dommages dans tous les conseils locaux et régionaux.
    Un propriétaire d'Elkana, Elazar Shapira, a estimé perdre au moins 100.000 shekels si l'ordre d'arrêt des travaux contre sa maison n'était pas levé. Dimanche, avec l'aide du "Forum pour la terre d'Israël", il a été l'un des quatre propriétaires à déposer une requête auprès de la Haute Cour de justice pour l'annulation de la mesure. C'est la troisième à être portée devant la Cour depuis que Tsahal a commencé, dimanche dernier, à appliquer la décision controversée.
    Même si les rapports initiaux liés au moratoire ne citent que l'arrêt des projets sans fondation bétonnée, les  mitnahalim  - résidents des implantations - affirment que même les constructions avec fondations sont arrêtées. Moshé Friedman, l'un des porte-parole de Beitar Illit, affirme que sur les 300 appartements en construction dans sa ville, il lui est toujours impossible de déterminer lesquels sont concernés par le moratoire. Les inspecteurs de l'administration civile qui se sont présentés à la localité, auraient délivré une série de ce qui semble être des ordres d'arrêt arbitraires. Un entrepreneur peut recevoir le droit de finir un appartement dans une section, mais pas dans l'autre."

- Nouvelles agressions verbales de la part des députés arabes, Shraga Blum (Arouts 7) - "Quittez ce pays, et je suis même prêt à financer votre départ !"
http://www.actu.co.il/2009/12/nouvelles-agressions-verbales-de-la-part-des-deputes-arabes/
   "Ce lundi matin, la Commission parlementaire des Finances se réunissait pour débattre entre autres du coût financier du gel de la construction décrété par le Premier ministre et le cabinet restreint. Lors des discussions, le député arabe Taleb A-Saana (Raam-Taal) s’est adressé à Ouri Ariel (Ihoud Leoumi), accusant les Juifs de Judée-Samarie « de n’être que des occupants », et en plus « de courir sans cesse vers les pouvoirs publics pour recevoir des compensations financières ».
    Excédé, Ouri Ariel lui a répondu: « Vous n’êtes qu’une cinquième colonne ». A-Saana lui a alors lancé: « Allez-vous faire voir ailleurs! Quittez ce pays, et je suis même prêt à financer votre départ! » Le président de la Commission, Moshé Gafni, a tenté de calmer les esprits en déclarant « que le sujet traité par la Commission n’était pas de nature politique ». [...] même Haïm Oron, Président du parti d’extrême gauche Meretz, a volé au secours d’Ouri Ariel en s’adressant à Gafni: « Vous ne voyez pas que Taleb A-Saana provoque sciemment Ouri Ariel ? »"

- Livni: « Ce gel est mauvais pour Israël » (Arouts 7) - il tend à faire assimiler les grands blocs aux outposts sauvages.
http://www.actu.co.il/2009/12/livni-%C2%AB-ce-gel-est-mauvais-pour-israel-%C2%BB-2/
   "La présidente de l’opposition, Tzipi Livni, a tancé avec véhémence le gouvernement: « Ces mesures mettent dans le même panier Goush Etzion et Migron. » Elle a expliqué que le Premier ministre désavoue le consensus national autour des grands blocs d’implantations juives, l’opinion israélienne les considérant comme partie intégrante de l’Etat d’Israël. Il s’agit principalement de Ma’alé Adoumim, Ariel et Goush Etzion. Elle a conclu en ces termes: « Ou bien le gouvernement n’a pas encore tranché, ou bien il se ment à lui-même, ou bien il ment au peuple. »"

- Projet de loi : une barrière de sécurité sur la frontière israélo-égyptienne (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Projet-de-loi-une-barriere-de-securite-sur-la-frontiere-israelo-egyptienne_254913.html
   "Un groupe de dix députés a déposé lundi à la Knesset un projet de loi demandant la construction d’une barrière de sécurité sur la frontière israélo-égyptienne afin d’empêcher la contrebande et les infiltrations de travailleurs étrangers en territoire israélien."

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Gaza & Hamas

- Attaque de roquettes S-5K (JP) - "l'utilisation de nouveaux types de roquettes prouve que le trafic d'armes vers la bande de Gaza continue de prospérer".
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1260181010164&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Des terroristes palestiniens de la bande de Gaza ont bombardé le sud d'Israël de roquettes russes S-5K, dimanche, selon Galeï Tsahal (radio de l'armée). Les forces de sécurité ont découvert dans la matinée les restes d'un projectile tiré du centre de la bande de Gaza. La roquette a frappé une zone non habitée près du kibboutz Aloumim. Aucun blessé ni dommage matériel n'a été rapporté.
    Après examen du projectile, Tsahal l'a identifié comme étant une roquette de type S-5K, traditionnellement tirées depuis des bombardiers et des hélicoptères pour l'attaque de cibles au sol. D'après la radio, les Palestiniens auraient modifié le projectile pour pouvoir le tirer depuis la terre ferme. C'est la première fois qu'une telle roquette est tirée en direction Israël depuis Gaza.
    Selon un haut responsable de la défense, l'utilisation de nouveaux types de roquettes prouve que le trafic d'armes vers la bande de Gaza continue de prospérer. "L'Iran essaye en permanence d'armer le Hamas de roquettes, mais aussi de missiles antichars et antiaériens", a-t-il souligné. Selon le responsable, les récentes attaques de roquettes sur Israël ainsi que l'attaque terroriste déjouée près d'Eilat, la semaine dernière, font partie des tentatives de groupes de terroristes palestiniens visant à déstabiliser le Hamas et interrompre les négociations pour un échange de prisonniers avec l'Etat hébreu."

- Un Israélien abattu en tentant d'entrer à Gaza (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Un-Israelien-abattu-en-tentant-d-entrer-a-Gaza_254847.html
   "Un Israélien est arrivé au volant de son véhicule près du barrage d'Erez, au nord de la Bande de Gaza. Il est sorti et a commencé à escalader la clôture de sécurité pour entrer dans le territoire sous contrôle du Hamas. Les soldats l'ont sommé à plusieurs reprises de descendre et ont tiré en l'air avant de l'abattre finalement, comme il n'obtempérait pas aux injonctions. Les artificiers avaient été dépêchés sur place par crainte qu'il ne porte une ceinture explosive."

- Le député britannique George Galloway, à la tête d’un convoi européen pour Gaza (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Le-depute-britannique-George-Galloway-a-la-tete-d-un-convoi-europeen-pour-Gaza_254827.html
   "Le député britannique George Galloway a quitté le Royaume-Uni, ce dimanche, avec un convoi de 200 véhicules qui arrivera dans la bande de Gaza, le 27 Décembre, pour marquer le 1er anniversaire de l’Opération Plomb durci, selon le directeur Hamas du comité anti-siège, Hamdi Sha'ath. Une trentaine de députés de Grande-Bretagne, de France, d'Italie, de Chypre, de Turquie, de Syrie, de Jordanie et d'Egypte devraient se rendre mi-janvier dans la bande de Gaza "pour marquer leur solidarité"."

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Judée-Samarie & AP

- 6 charges explosives découvertes près de Bethléem (Guysen)
http://www.guysen.com/news_6-charges-explosives-decouvertes-pres-de-Bethleem_254852.html
   "Les soldats de Tsahal ont mis à jour 6 charges explosives artisanales, chacune d'un kilo, au domicile d'un terroriste à Sakhir, près de Bethléem. Ils les ont désamorcées et arrêté l'individu."

- Attaque aux cocktails Molotov sur des gardes frontières (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Attaque-aux-cocktails-Molotov-sur-des-gardes-frontieres_254806.html
   "Des terroristes ont lancé des cocktails Molotov sur une position des garde-frontières près du Tombeau de Rachel, au nord de Bethléem, ce dimanche soir. Aucun blessé ou dégât n'a été signalé."
- Des pierres contre un véhicule israélien près du village arabe de Beit Omer (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Des-pierres-contre-un-vehicule-israelien-pres-du-village-arabe-de-Beit-Omer_254811.html
   "Un véhicule israélien a été sérieusement endommagé par des pierres lancées, ce dimanche soir, par des Arabes du village de Beit Omer (sud-ouest de Bethléem) sous contrôle de l’Autorité palestinienne. Aucun blessé n’a été signalé. Des soldats se sont rendus sur place."

- L’AP ne veut pas de frontières temporaires (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/12/lap-ne-veut-pas-de-frontieres-temporaires/
   "L’AP craint qu’Israël tente d’imposer des frontières temporaires à l’Etat palestinien et appelle l’Etat juif à cesser « de manipuler la communauté internationale. » D’après un communiqué publié à l’issue d’une réunion du cabinet palestinien dirigé par Salam Fayyad, « le renouvellement d’un processus de paix sérieux et loyal dépend de l’interruption de toutes les activités d’occupation, y compris à Jérusalem et dans la région. »"

- Les Palestiniens se plaignent du boycott anti-Israël (JSS) - "Entre nos employeurs et nous, c’est la paix alors je ne comprends pas pourquoi on veut nous enlever le pain de la bouche avec ce boycott".
http://jssnews.com/2009/12/07/les-palestiniens-se-plaignent-du-boycott-anti-israel/
   "Le Secrétaire général de la Fédération des Syndicats des travailleurs palestiniens (PFGTU) a déclaré à une délégation de TULIP que son organisation n’était pas intéressée par le boycott d’Israël. A l’occasion d’une journée de réunions à Naplouse, Shaher Sa’ed s’est exprimé devant les représentants de sept syndicats, en affirmant que sa première priorité était d’aider les travailleurs palestiniens et que la Fédération des Syndicats n’avait jamais approuvé la politique générale de boycott.
    Sa’ed a consenti le soutien de la Fédération au boycott de la production en provenance des implantations, tout en mettant en balance le fait que cela nuirait davantage que cela ne servirait les intérêts des 30.000 Palestiniens qui y sont régulièrement employés.
    “Si le boycott fonctionnait rien qu’un peu, nous n’aurions plus rien à manger, plus de quoi payer l’électricité ou le gaz pour faire à manger. Il faut être réaliste, un boycott d’Israël et des produits fabriqués dans les colonies est ce qu’il y a de pire pour nous, palestinien” a t-il affirmé avant de renchérir; “c’est comme ceux qui fabriquent les maisons des israéliens dans les colonies, ils sont bien content d’avoir de quoi vivre. On voit jamais l’argent de notre gouvernement alors que celui des israéliens il est bien là. Les salaires sont corrects et personne ne se plaint. Entre nos employeurs et nous, c’est la paix alors je ne comprends pas pourquoi on veut nous enlever le pain de la bouche avec ce boycott… Voilà quelque chose qu’on ne connaît pas ici. Boycott… Surtout pas !“ [...]"

- Inégaux devant les démolitions, Ron Friedman (JP)
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1260181008899&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Un rapport publié dimanche par le "Mouvement pour la protection des terres" - Regavim - accuse le bureau du Procureur d'Etat de discrimination. Les victimes : les Juifs. Le document relève de grandes différences dans le traitement des plaintes déposées auprès de la Haute Cour de justice en matière de constructions en Judée-Samarie, et ce au détriment des Juifs. Les requêtes juives ne recevraient pas le même traitement que celles des plaignants arabes. Une maison ne peut être démolie si la plainte déposée n'a pas été étudiée. Regavim a relevé 400 plaintes - concernant 700 maisons arabes - toujours en attente d'une réponse. L'une d'entre elles date même de 1997. En contrepartie, quasiment aucune requête concernant la démolition de maisons juives n'est laissée en suspens.
    Le porte-parole du ministère de la Justice rejette formellement ces accusations. Il nie la présence de considérations politiques lors des procédures judiciaires et rappelle que "les ordres de démolition sont mis en place par des organismes professionnels et compétents, à savoir le ministère de la Défense et Tsahal". Pour appuyer ses dires, il cite les chiffres : "Il est intéressant de noter que, selon les données relatives aux démolitions de maisons en Judée-Samarie, entre 1997 et 2009, près de 2 450 structures appartenant à des Palestiniens ont été démolies, et seulement 1 230 appartenant à des Juifs"."

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Liban, Syrie & Hezbollah

- Un des stratèges du renseignement du Hezbollah repéré avec du matériel photographique à la frontière israélo-libanaise, probablement en prévision d’une attaque (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Un-des-strateges-du-renseignement-du-Hezbollah-repere-avec-du-materiel-photograp_254817.html
   "L’un des stratèges du renseignement du Hezbollah, Mehdi Kanso, qui a participé à l'enlèvement de soldats de Tsahal Eldad Regev et Ehud Goldwasser, a été vu faisant un travail de repérage à la frontière israélo-libanaise, il y a quelques semaines, probablement pour préparer une attaque, selon la chaine israélienne Channel 10, ce dimanche soir. Medhi Kanso a été vu transportant du matériel de photographie professionnelle près de la frontière au volant d'un Land Rover similaire à celle utilisée pour la capture des soldats israéliens, Benny Avraham, Adi Avitan et Omar Sueid en l'an 2000. Il aurait été autorisé à pénétrer dans la zone frontalière avec son matériel après avoir dit aux troupes de la FINUL qu’il était reporter pour la station de télévision du Hezbollah, Al-Manar."

- Le sud d’Israël est également menacé par les missiles du Hezbollah (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Le-sud-d-Israel-est-egalement-menace-par-les-missiles-du-Hezbollah_254894.html
   "Lors d’un briefing donné lundi à la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, le général Yossi Beidetz, chef du département de la recherche aux Renseignements militaires, a mis en garde contre les missiles de longue portée du Hezbollah qui sont déployés au sud du fleuve Litani et qui sont susceptibles d’atteindre les régions sud du pays. « Le mouvement chiite ne cesse de se doter de roquettes sophistiquées », a-t-il indiqué."

- La nouvelle plateforme politique du Hezbollah, Georges Malbrunot (Le Figaro) - "Il y a un peu de vrai dans ce qu’a dit hier Benjamin Nétanyahou : « Le Hezbollah est aujourd’hui la véritable armée libanaise, et a remplacé l’armée du Liban en tant que force dominante en s’armant et en s’organisant en tant qu’armée à part entière »."
http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2009/12/la-nouvelle-plateforme-politiq.html
   "Des armes, mais plus de République islamique au Liban. Le nouveau manifeste politique du Hezbollah est passé largement inaperçu en Europe. Pourtant, le texte de 32 pages rendu public la semaine dernière par son secrétaire général, sheikh Nasrallah, confirme le tournant pris ces dernières années par le mouvement libanais pro iranien, en quête de respectabilité intérieure.
    On relève plusieurs différences par rapport au premier texte adopté peu après la fondation du Hezbollah en 1985. Le « Parti de Dieu » ne prône plus la création d’une République islamique sur le modèle de son parrain iranien. Aujourd’hui, le Hezbollah inscrit son action dans le contexte libanais. « Nous voulons un Liban uni, par sa terre, son peuple, son Etat et ses institutions », a déclaré Sheikh Nasrallah, en présentant le document de son parti.
    Ce souci d’intégration dans la vie politique libanaise est important pour les autres communautés, qui vivent mal l’hégémonie militaire du Hezbollah. Ce manifeste se montre rassurant par rapport à celles-ci. Cette évolution était déjà perceptible ces dernières années, mais elle restait à être entérinée par les instances du mouvement chiite. [...]
    En revanche, sur le front extérieur, le Hezbollah campe sur ses positions dures. Israël et les Etats-Unis restent des ennemis à combattre. Dans ces conditions, il n’est pas question que le Hezbollah renonce à ses armes, comme le réclament de nombreux Libanais ainsi que la résolution 1701 des Nations unies. Le manifeste le revendique noir sur blanc. La résistance « est une nécessité nationale permanente qui durera aussi longtemps que durera la menace israélienne, et en l’absence d’un état fort au Liban », stipule le document du "Parti de Dieu". Ce point ne peut faire consensus entre les Libanais.
    Ce n’est certainement pas un hasard si le Hezbollah a publié son manifeste trois jours seulement, avant la déclaration de politique générale du nouveau gouvernement, formé par le Premier ministre Saad Hariri, après des mois de négociations avec les autres factions. La plateforme gouvernementale reprend en effet « le droit du Liban, de son peuple, de son armé, et de sa résistance, de libérer les terres occupés de Shébaa et de Kfar Shouba ». Des termes que ne renieraient pas les dirigeants du Hezbollah. Ces derniers peuvent donc se montrer satisfaits.
    Il y a un peu de vrai, en effet, dans ce qu’a dit hier le Premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou : « Le Hezbollah est aujourd’hui la véritable armée libanaise, et a remplacé l’armée du Liban en tant que force dominante en s’armant et en s’organisant en tant qu’armée à part entière ». [...]"

- La Syrie renoncerait au retrait du Golan comme condition préalable (Guysen)
http://www.guysen.com/news_La-Syrie-renoncerait-au-retrait-du-Golan-comme-condition-prealable_254928.html
   "Le Premier ministre Binyamin Netanyahou a déclaré au comité des Affaires étrangères de la Knesset que le président français Nicolas Sarkozy lui avait dit que les Syriens étaient prêts à lever leur condition préalable aux négociations de paix, à savoir le retrait Israélien du Golan."

- Négociations avec la Syrie : Netanyahou préfère la médiation de la France (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Negociations-avec-la-Syrie-Netanyahou-prefere-la-mediation-de-la-France_254931.html
   "Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou a déclaré undi qu'il préférait la France à la Turquie comme médiateur dans les pourparlers indirects avec la Syrie, a-t-on appris auprès de sources parlementaires. "Nous sommes prêts à des négociations immédiates sans condition préalable. Lors d'une rencontre, le président français Nicolas Sarkozy m'a dit que les Syriens préférent une médiation turque et je lui ai répondu que nous préférons des contacts directs ou à défaut une médiation française", a déclaré le Premier ministre d'après ces sources."

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Monde arabe

- Minarets : la Libye menace d'interdire la construction d'églises (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Minarets-la-Libye-menace-d-interdire-la-construction-d-eglises_254848.html
   "L'interdiction de construire des nouveaux minarets en Suisse, adoptée par référendum, continue à susciter la colère dans le monde arabo-musulman. Le dictateur libyen Mouammar Kadhafi menace d'interdire la construction d'églises dans son pays et d'exhiber des croix."

- L'Egypte veut des compensations avant de renvoyer son ambassadeur à Alger (Guysen)
http://www.guysen.com/news_L-Egypte-veut-des-compensations-avant-de-renvoyer-son-ambassadeur-a-Alger_254881.html
   "L'Egypte renverra en Algérie son ambassadeur, rappelé en novembre en pleine crise autour de la qualification pour le Mondial 2010, uniquement si elle obtient des excuses ou des compensations pour les dégâts subis par les intérêts égyptiens dans ce pays, a déclaré lundi un responsable gouvernemental."

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Iran

- Manifestations étudiantes et nouvelles violences à Téhéran (AP) - "Des photos du Guide suprême y ont même été brûlées, brisant ainsi un nouveau tabou autour de la personne autrefois révérée du chef spirituel du régime islamique".
http://fr.news.yahoo.com/3/20091207/twl-iran-manifestation-universite-ba66223.html
   "Des affrontements ont opposé lundi les forces de l'ordre à des milliers de manifestants de l'opposition scandant "mort au dictateur" près de l'université de Téhéran, qui avait été encerclée par des policiers anti-émeute. Les manifestations étaient les plus importantes depuis des mois en Iran, réunissant plus
de monde que les derniers grands rassemblements, le 4 novembre, en marge des commémorations officielles du 30e anniversaire de la prise d'otages de l'ambassade des Etats-Unis. Lundi, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé dans tout le pays, en différents points de la capitale et sur les campus universitaires d'au moins sept autres villes, selon la Campagne internationale pour les droits humains en Iran, basée à New York.
    Sur le campus de l'université de Téhéran, des batailles rangées ont opposé étudiants extrémistes pro-gouvernementaux et manifestants arborant la couleur verte symbole de l'opposition, ainsi que des masques chirurgicaux pour se protéger des gaz lacrymogènes. Des photos du Guide suprême y ont même été brûlées, brisant ainsi un nouveau tabou autour de la personne autrefois révérée du chef spirituel du régime islamique.
    Mais la violence s'est surtout déchaînée dans les rues environnantes, où des milliers de personnes criaient leur soutien aux étudiants. Manifestants et bassidji, les miliciens supplétifs du régime, déployés en force dès le matin, ont échangé des jets de pierres, alors qu'on entendait des tirs d'armes à feu non loin de là, dans la rue Enghelab. Selon des sites Web d'opposition, au moins un manifestant a été blessé, information impossible à confirmer. La police anti-émeutes et les bassidji ont fait usage de gaz lacrymogènes et de matraques pour réprimer les manifestants. Les miliciens ont frappé hommes et femmes à la tête à coups de matraque, fonçant également à moto dans la foule, selon des témoins.
    Quelques heures avant le début des affrontements, les forces de sécurité avaient également installé un dispositif pour éviter que la population n'aperçoive l'intérieur du campus. Elles avaient ainsi recouvert l'entrée principale et la clôture de banderoles portant notamment des messages de l'ayatollah Ali Khamenei, le Guide suprême de la révolution iranienne, et des gardiens de la révolution (pasdaran) vérifiaient toutes les identités à l'entrée du campus.
    Les réseaux de téléphonie mobile ont été coupés dans le secteur des universités, et de nombreux commerces situés à proximité avaient baissé leur rideau, alors que la vie suivait son cours dans le reste de la capitale. Le régime a interdit aux journalistes travaillant pour des organisations étrangères de couvrir les manifestations prévues lundi: leurs accréditations ont été suspendues pour trois jours à partir de lundi par le ministère de la Culture. [...]"

- Iran: Washington dénonce le "mépris" des droits des manifestants (AFP)
http://lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41107587@7-60,0.html
   "Les Etats-Unis ont dénoncé lundi le "mépris" de l'Iran envers sa propre constitution, estimant que la nouvelle répression d'une manifestation pacifique contrevenait à la loi iranienne. "Le harcèlement permanent, la détention arbitraire et la condamnation de personnes ayant participé aux manifestations pacifiques" démontre "un mépris pour les droits consacrés par la constitution iranienne", a déclaré à la presse le porte-parole du département d'Etat, Ian Kelly. Les manifestants "doivent savoir que leurs voix sont entendues", a-t-il ajouté. [...]"

- Les Iraniens otages d’eux-mêmes, Gil Mihaely (Causeur) - "Aujourd’hui, le mouvement vert et Moussavi s’emparent de la question nucléaire dont le régime, imprudemment, a fait le symbole de l’honneur national" ; "Avant de menacer qui que ce soit dans la région, la bombe iranienne pourrait bien, à terme, faire exploser la Révolution islamique elle-même".
http://www.causeur.fr/les-iraniens-otages-deux-memes,3410
   "[...] pour la première fois depuis plus de trois ans, le conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique vient de condamner l’Iran pour avoir dissimulé le site nucléaire de Qom. Pire, la Chine et la Russie, qui ont longtemps mis de l’eau dans le vin des Occidentaux, ont adopté cette résolution. De là à voter des sanctions au Conseil de Sécurité, le chemin reste long, mais un peu moins qu’il y a quelques semaines.
    De toute évidence, Téhéran a été pris de court par la position de Moscou et de Pékin. En juin dernier, les Iraniens ont tendu un piège sophistiqué à la communauté internationale: ils ont demandé à l’AIEA de leur fournir de l’uranium enrichi à 20% pour un usage médical, puisqu’ils en ont le droit en tant que signataires du Traité de Non Prolifération. Sachant parfaitement que dans le climat de méfiance qu’il a volontairement instauré, les Occidentaux ne pourraient pas accepter sa demande, l’Iran tablait sur leur refus pour s’octroyer le droit d’augmenter le niveau d’enrichissement de 4% à 20%, tout en se présentant comme la victime.
    Sauf que les Américains n’ont pas mordu à l’hameçon. Il y a deux mois, au début du cycle actuel des négociations, l’AIEA a présenté un protocole élaboré par Washington : la Russie et la France enrichiront l’uranium iranien si Téhéran leur transfère les trois quarts des stocks d’uranium qu’elle enrichit illégalement.
    Dans un premier temps, ébranlés par la découverte de leur centre nucléaire de Qom, les Iraniens n’ont pas fermé la porte, nourrissant ainsi une vague d’optimisme. À peine trois semaines après cette reprise de contact entre l’Iran et le groupe de six (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne), l’atmosphère a changé. Dans le courant du mois de novembre, les protagonistes, y compris Mohamed el-Baradei, le directeur sortant de l’Agence, ont admis que l’Iran ne cherchait pas une solution mais un prétexte pour poursuivre son propre programme nucléaire.
    Même dans ce contexte, on a du mal à comprendre pourquoi Téhéran a proclamé son intention de construire dix sites supplémentaires  d’enrichissement d’uranium. [...] En réaction à cette provocation, même la Chine et la Russie se sont vues contraintes de voter avec les Etats-Unis, la France, l’Allemagne et l’Angleterre, ce qui constitue un échec important pour la diplomatie iranienne. Pourquoi le régime est-il prêt à payer un prix si élevé pour une fanfaronnade inutile, voire contre-productive pour le programme lui-même ? Probablement parce qu’il estime que sa propre survie est menacée, non pas par une hypothétique frappe aérienne ou d’éventuelles  sanctions, mais par une opposition qui pourrait endosser, en prime, le fait de laisser l’opposition endosser le rôle de défenseur du projet nucléaire.
    Depuis les élections de juin, l’opposition a habillement récupéré des symboles majeurs de la Révolution islamique, à commencer par la couleur “vert islam” devenue – qui l’eût cru ? – presque subversive. Aujourd’hui, le mouvement vert et Moussavi s’emparent de la question nucléaire dont le régime, imprudemment, a fait le symbole de l’honneur national. Pendant la campagne, Moussavi a repris à son compte la formule chère à Ahmadinejad : “Le nucléaire est notre droit”. Aujourd’hui, il essaie de le doubler sur ce terrain, le privant ainsi d’un de ses meilleurs atouts.
    Le raidissement des positions iraniennes révèle donc, plus qu’un changement dans la politique nucléaire de l’Iran, les énormes tensions au sein d’un régime en panne de légitimité qui voit la légitimité de l’atome – soigneusement cultivée comme une stratégie de pouvoir extérieur et intérieur – lui échapper au profit de ses adversaires. Avant de menacer qui que ce soit dans la région, la bombe iranienne pourrait bien, à terme, faire exploser la Révolution islamique elle-même."

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USA

- Obama attend beaucoup de la visite d'Erdogan, Laure Mandeville (Le Figaro) - "Lors d'un vote récent de l'AIEA condamnant la position iranienne, la Turquie s'était abstenue, suscitant un malaise chez ses partenaires américains".
http://www.lefigaro.fr/international/2009/12/07/01003-20091207ARTFIG00390-obama-attend-beaucoup-de-la-visite-d-erdogan-.php
   "Les discussions qu'aura lundi Barack Obama avec le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, à la Maison-Blanche promettent d'être aussi denses que délicates. Dix mois après sa visite spectaculaire en Turquie à la fin de sa première tournée européenne, le président américain attend beaucoup de son allié turc, pilier laïc et musulman du flanc sud de l'Otan impliqué dans tous les dossiers chauds qui se jouent dans son voisinage. Ankara a d'ailleurs encouragé de tels espoirs en se posant en pays clé de l'équilibre régional et en tentant d'adopter une position d'influence voire de médiateur vis-à-vis du Moyen-Orient et de l'Asie du Sud. L'Iran, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Irak, devraient figurer au sommet de l'agenda bilatéral.
    Mais l'ambiguïté croissante des prises de position d'Ankara, qui s'est progressivement rapproché de Téhéran, de la Syrie, du Soudan, de la Russie et du Hamas, semblant partiellement remettre en cause son ancrage géostratégique occidental, inquiète Washington. Le pouvoir américain semble avoir du mal à décrypter le jeu turc et se retrouve en position de « demandeur éconduit ». [...]
    Les Américains paraissent [peu] convaincus par les propositions de médiation d'Ankara sur le dossier iranien. Ils devraient profiter de la visite d'Erdogan pour le pousser à adopter une position moins ambiguë vis-à-vis de Téhéran, alors que la communauté internationale s'unit pour durcir le ton. Lors d'un vote récent de l'AIEA condamnant la position iranienne, la Turquie s'était abstenue, suscitant un malaise chez ses partenaires américains. Ils n'ont pas apprécié que le premier ministre Erdogan se rende à Téhéran en octobre pour y signer un accord gazier bilatéral, ni surtout qu'ensuite il soutienne publiquement «son ami» Ahmadinejad et qualifie de «commérages» les craintes occidentales sur le nucléaire iranien. Obama poussera son hôte turc à préciser ses intentions dans l'éventualité d'un vote de sanctions supplémentaires contre l'Iran au Conseil de sécurité de l'ONU. Sous couvert de l'anonymat, un responsable turc a confié au Figaro qu'Ankara n'opposerait pas de veto."

- L’administration américaine a échoué dans sa tentative d’obtenir le soutien du Quartette au gel de la construction, Barak Ravid (Haaretz, 4 décembre) - "Les Russes ont répondu qu’ils n’acceptaient pas d’affirmer qu’Israël est un Etat juif ou que les frontières prendront en compte les évolutions sur le terrain, c’est à dire que les blocs d’implantations seront annexés à Israël".
http://www.ambafrance-il.org/spip.php?article7352
   "L’administration américaine a échoué dans sa tentative d’élaborer une déclaration internationale en soutien de la décision israélienne de geler la construction dans les implantations pendant dix mois. Les Américains espéraient pouvoir publier un communiqué exceptionnel au nom des membres du Quartette, les Etats-Unis, la Russie, l’UE et l’ONU, mais la Russie a torpillé cette initiative en émettant des réserves. Au cœur de l’opposition russe se trouvent deux clauses du projet de déclaration très bref rédigé par les Américains : l’affirmation de l’identité juive d’Israël et la volonté de tracer la future frontière entre Israël et l’Etat palestinien de manière à ce qu’elle prenne en compte les évolutions sur le terrain.
    Les Américains ont proposé que la déclaration du Quartette se base sur celle publiée par Hillary Clinton la semaine dernière, selon laquelle il faut reprendre les négociations israélo-palestiniennes sans conditions préalables et parvenir à un accord qui permettra « d’aboutir à l’objectif palestinien de créer un Etat indépendant et viable sur la base des lignes de 1967 et d’échanges agréés de territoires, ainsi qu’à l’objectif israélien d’avoir un Etat juif dans des frontières sûres et reconnues qui reflèteront les évolutions sur le terrain et répondront aux exigences israéliennes en termes de sécurité ».
    Les Russes ont répondu qu’ils n’acceptaient pas d’affirmer qu’Israël est un Etat juif ou que les frontières prendront en compte les évolutions sur le terrain, c’est à dire que les blocs d’implantations seront annexés à Israël ; selon eux, il s’agit là d’une tentative de préjuger des résultats des négociations. Les tentatives de convaincre les Russes ayant échouées, les Américains ont décidé qu’il serait inutile de publier un communiqué."

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Europe

- Suisse : appel à la fondation d'un parti islamiste (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Suisse-appel-a-la-fondation-d-un-parti-islamiste_254883.html
   "Gasmi Slaheddine, le président de la Ligue des Musulmans au Tessin, propose de fonder un parti islamique. Il a lancé un appel aux 350 000 musulmans de Suisse dans les colonnes de l’hebdomadaire tessinois “Il Caffé” : “Pour défendre notre foi et la liberté de culte, nous devons fonder un parti islamique en Suisse (...). L’heure est venue de défendre nos droits, les droits d’une minorité qui sont bafoués”, a-t-il estimé."

- Berlin indemnisera les familles de civils afghans tués à Kunduz (Reuters) - une manière d'éviter une enquête et autre "bataille judiciaire". Il faut dire que la pression internationale est ici totalement nulle.
http://fr.news.yahoo.com/4/20091207/twl-allemagne-afghanistan-indemnites-41953f5.html
   "Le gouvernement allemand annonce qu'il versera des indemnités aux familles de victimes d'un raid aérien ordonné par l'armée allemande en Afghanistan et qui, selon Kaboul, a causé la mort de 30 civils et de 69 insurgés le 4 septembre dernier. Un porte-parole du ministère de la Défense a déclaré aux journalistes que des responsables allemands étaient en contact avec un avocat représentant les parents des victimes.
    "Nous avons dit que nous prendrions contact avec lui pour étudier les demandes d'indemnisation. Nous allons étudier comment y procéder concrètement", a dit le porte-parole, Christian Dienst, lors d'une conférence de presse régulière. "La question sera de savoir si nous voulons une bataille judiciaire échelonnée sur des années ou si nous parvenons à un règlement à l'amiable", a déclaré Dienst. [...]"

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Monde

- Première visite officielle d'un chef de l'armée israélienne en Inde, Marie-France Calle (Le Figaro) - New Dehli pourrait "trouver en Israël des solutions aux menaces terroristes, qu'elle ne pourra trouver dans aucun autre pays".
http://blog.lefigaro.fr/inde/2009/12/le-chef-de-larmee-israelienne.html
   "Le chef de l'armée israélienne, le général Gabi Ashkenazi, est actuellement en visite à New Delhi. Une première. Selon un communiqué du ministère de la Défense israélien, il s'agit de "renforcer les relations et la coopération militaire entre l'Inde et Israël". Reste que dans le contexte de la lutte contre le terrorisme en Asie du Sud, cette visite prend un relief particulier. [...]
    Ce sont des relations discrètes mais pour le moins efficaces. Israël est aujourd'hui officiellement le deuxième fournisseur d'armements à l'Inde, juste derrière la Russie. Nombre d'experts jugent que l'Etat hébreu a de bonnes chances de ravir cette première place à Moscou - si ce n'est déjà fait -, étant donné la kyrielle de contrats en passe d'être signés entre les deux pays. [...]
    Au-delà des contrats d'armements, le général Ashkenazi ne manquera pas de parler de la lutte contre le terrorisme, affirme le Jerusalem Post. L'Inde pourrait "trouver en Israël des solutions aux menaces terroristes, qu'elle ne pourra trouver dans aucun autre pays", ont indiqué au quotidien des sources militaires israéliennes. Le colonel indien Behram A. Sahukar, retraité du ministère de la Défense de Delhi, estimant pour sa part qu'à "la lumière des attaques de Bombay (Mumbai) de novembre 2008, et le meurtre de six otages juifs et israéliens à la Chabad House (le Centre Loubavitch), une coopération indo-israélienne à plusieurs niveaux est devenue encore plus urgente". [...]
    Le colonel Sahukar se dit en tout cas persuadé que "le gouvernement indien actuel, emmené par le parti du Congrès, est tout à fait favorable à un accroîssement des relations stratégiques indo-isaréliennes". Ajoutant que cela n'a pas toujours été le cas."

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Published by Occam - dans Novembre 2009
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