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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 21:38

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- Further illustrations of what flotilla humanitarians look like (Elder of Ziyon)
http://elderofziyon.blogspot.com/2011/06/further-illustrations-of-what-flotilla.html
   "People might be confused when they hear the words "peace activists" or "humanitarian workers" when referring to those who choose to sail to Gaza in flotillas. So, in a continuation of this morning's post on the topic, I can illustrate exactly what they mean when they use those magic words."

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Published by Occam - dans Juin 2011
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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 21:37

ONU

- Un lourd silence pèse toujours sur les "crimes de guerre" commis contre 30 000 civils au Sri Lanka, Jacques Follorou (Le Monde) - En janvier 2009, les "bombardements aveugles de l'armée régulière de Colombo" ont tué 70 fois plus de civils que Tsahal lors de Plomb fondu au même moment. Résultat : "le rapporteur spécial de l'ONU pour les droits de l'homme a demandé, en vain, l'ouverture d'investigations", le tout accompagné d'un véritable "mutisme de la communauté internationale" et de Ban Ki-Moon. Difficile de présenter un double standard encore plus flagrant. Mais les médias eux-mêmes sont totalement silencieux sur les "crimes de guerre" de Colombo, et ce n'est pas cet article (discret et bien caché dans les tréfonds du site LeMonde.fr) qui changera grand chose.
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/06/16/un-lourd-silence-pese-toujours-sur-les-crimes-de-guerre-commis-contre-30-000-civils-au-sri-lanka_1536937_3216.html
   "Deux ans après la fin de la guerre qui a opposé, au Sri Lanka, le gouvernement à la rébellion séparatiste des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), les "crimes de guerre" évoqués par les Nations unies et dont ont été victimes les populations civiles font toujours l'objet d'un lourd silence.
    La Grande-Bretagne, mercredi 15 juin, a demandé l'ouverture d'une enquête internationale après la diffusion, par des médias, de nouvelles images d'exactions commises contre les civils en mai 2009. Mais le mutisme de la communauté internationale, et en premier lieu, celui du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, augure mal des chances de voir éclater la vérité sur le sort réservé aux populations civiles.
    Selon Human Rights Watch (HRW), les bombardements aveugles de l'armée régulière de Colombo et l'utilisation, par les rebelles, des civils comme boucliers humains, auraient fait près de 30 000 morts alors que 300 000 personnes étaient prisonnières des combats, dans le nord du pays. Des violences auraient été perpétrées dans les 24 camps de Vavunyia qui accueillaient, jusqu'au 20 avril 2009, 68 000 personnes ayant fui les combats. A partir du 21 avril, à la suite du lancement par l'armée de sa "mission secours", menée à l'arme lourde, près de 90 000 réfugiés avaient grossi les rangs.
    Il a fallu attendre le 25 mai 2011 pour qu'un rapport de l'ONU fasse état dans ce conflit de "crimes de guerre" et de "crimes contre l'humanité". Le rapporteur spécial de l'ONU pour les droits de l'homme, Philip Alston, a demandé, en vain, l'ouverture d'investigations.
    L'inhabituelle réserve des Nations unies, plus prompte à réagir dans d'autres pays, a fait l'objet de vives critiques. En mai 2010, l'ONG International Crisis Group avait déjà jugé que la "crédibilité de l'ONU avait été gravement entamée" par "l'inaction" du Conseil de sécurité "en dépit de sa connaissance détaillée des pertes civiles".
    Bien qu'elle ait disposé d'éléments accablants sur la conduite de l'armée sri-lankaise, la hiérarchie de l'ONU semble avoir gardé le silence de peur de compromettre ses activités dans le pays. Tandis que se préparait ce qu'elle a fini par décrire comme un "bain de sang", l'ONU a fait le choix de la conciliation avec Colombo. L'ONU avait même tardé à réagir à l'arrestation de deux de ses employés médecins sri-lankais torturés par l'armée. [...]"

- Moscou et Pékin contre toute ingérence dans le monde arabe (AFP) - "aucune force étrangère ne doit s'ingérer dans les affaires intérieures des pays de la région"... sauf s'il s'agit d'une résolution contre Israël ?
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/06/16/moscou-et-pekin-contre-toute-ingerence-dans-le-monde-arabe_1537114_3216.html
   "Moscou et Pékin ont exprimé, jeudi 16 juin, leur hostilité à toute ingérence étrangère dans les crises dans les pays arabes. Au moment où les Occidentaux cherchent le soutien de la Chine et de la Russie sur le dossier syrien, les deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU ont rédigé un communiqué lors de la visite en Russie du président chinois, Hu Jintao. "La communauté internationale peut apporter une aide constructive pour ne pas laisser la situation se détériorer, mais aucune force étrangère ne doit s'ingérer dans les affaires intérieures des pays de la région", lit-on dans la déclaration signée par le président russe, Dmitri Medvedev et M. Hu. "Les parties appellent au règlement des conflits par des moyens pacifiques", rappellent la Chine et la Russie dans cette déclaration."


France

- Un bateau francais pour Gaza - juin 2011 (Vidéo 5mn47)
http://www.dailymotion.com/video/xjbm6w_un-bateau-francais-pour-gaza-juin-2011_news
    - Un militant à 38 secondes : "Si n'importe quel Etat démocratique dans le monde se permettait de faire un dixième de ce que fait l'Etat d'Israël, ce serait un tollé international !"
    - Un militant à 1mn14 : "Derrière tout cela il y a une question de fond, qui est celle des territoires occupés et de la colonisation."
    - Tariq Ramadan à 5mn17 : "C'est une évidence : tous les peuples sont antisionistes dans l'essence, et contre la politique israélienne dans les faits."

- Le bateau français ne partira pas (CRIF)
http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=25208&returnto=accueil/main&artyd=5
   "Le bateau français prévu pour participer à la flottille vers Gaza, à la fin de ce mois de juin 2011, ne prendra pas la mer, a rapporté le Yedioth Aharonot du 15 juin 2011, moins d’un jour après que l’organisation IHH turque a annoncé qu’elle reconsidérait également sa participation à la flottille. Le bateau français devait prendre le large depuis le port de Marseille, mais une bataille menée de haute lutte par la communauté juive de France et le CRIF a apparemment réussi à l’en empêcher.
    Les organisateurs de la flottille auraient publié un communiqué remerciant les participants, mercredi 15 juin, et les exhortant éventuellement à se chercher d’autres moyens de transport, tels que les navires partant de Grèce et de Turquie. Le bateau français – l’un des quinze participants à la flottille – était censé transborder quelques dizaines d’activistes. Les organisateurs avaient acheté le navire 530000 €, indique le Yedioth Aharonot. [...]"

- L'Otan reprend ses frappes sur Tripoli, Thomas Vampouille (Le Figaro) - à ma connaissance, les radios françaises n'ont pas mentionné les bilans libyens de 12 civils tués par ces bombardements, alors qu'elles avaient largement repris avec complaisance les bilans syriens (le plus souvent sans même préciser la source) qui accusaient Israël lors de la journée Naksa.
http://www.lefigaro.fr/international/2011/06/15/01003-20110615ARTFIG00311-l-otan-reprend-ses-frappes-sur-tripoli.php
   "Au sud de la capitale Tripoli, bastion du régime, la télévision d'Etat libyenne a affirmé que douze personnes avaient été tuées dans un raid aérien de l'Otan contre un bus. Selon elle, le bus a été touché à l'entrée de la ville de Kikla, «entraînant le martyre de 12 passagers». Epargné durant trois jours par les bombardements de l'Otan, le centre de la capitale a été secoué mardi soir par deux puissantes explosions. L'agence officielle libyenne Jana a affirmé peu après que les raids de l'Otan avaient visé des «sites civils dans la zone de la cité al-Fernaj». [...]"

- Commentaire haineux du jour sur LeMonde.fr :
http://www.lemonde.fr/idees/reactions/2011/06/16/une-flottille-pour-lever-le-blocus-de-la-bande-de-gaza_1536344_3232.html
- Jo (13h27)
   "La radicalisation entretenue des palestinien de Gaza est bien trop utile à Israël pour qu'il y renonce. Comment ils feraient pour justifier de refuser des négociation et continuer à coloniser la cis-jordanie sans ça? Je concède qu'ils trouveraient surement autre chose mais quand même c'est bien pratique. Quand toute la cisjordanie sera colonisées, pt-être qu'il créeront un Etat palestinien à Gaza, façon "reserve indienne". Quant aux pressions réel sur Israël c'est l'arlésienne de la diplomatie"


Israël

- Steinitz souhaite mettre un terme aux transferts de fonds à l’Autorité palestinienne (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Steinitz-souhaite-mettre-un-terme-aux-transferts-de-fonds-a-l-Autorite-palestini_316895.html
   "Le ministre des Finances Yuval Steinitz souhaitent mettre un terme aux transferts de fonds à l’Autorité palestinienne, après l’annonce de l’établissement d’un gouvernement d’union avec le Hamas, a-t-on appris ce jeudi."


Gaza & Hamas

- Roquette dans le sud (Arouts 7)
http://www.israel7.com/2011/06/roquette-dans-le-sud-2/
   "Les terroristes palestiniens de la Bande de Gaza ont tiré mercredi soir une roquette qui s’est abattue dans la région d’Eshkol. Fort heureusement, il n’y a eu ni blessés ni dégâts. L’alerte « Tseva Adom » n’avait pas été déclenchée."

- Hamas Media on How Jews Gained From Holocaust (Right Side News) - les extraits de ces immondes articles du Hamas sont sur le site.
http://www.rightsidenews.com/2011061513816/life-and-science/culture-wars/hamas-media-on-how-jews-gained-from-holocaus.html
   "On January 19, 2011, the website Palestine-info.info, which is associated with Hamas, published an antisemitic article by columnist 'Abd Al-'Aziz Kahil. The following day, the Gaza-based Hamas publication Falastin published another antisemitic article by Huda Baroud. The articles, which question the scope of the Holocaust and the existence of the gas chambers, claim that Jews cynically exploit the story of the Holocaust to sow guilt in the West, as a way to achieve their national and economic goals. Following are excerpts from both articles [...]"

- Power Dynamics Inside Hamas: The Increasing Weight of the Gaza Leadership, Lt. Col. (ret.) Jonathan D. Halevi (former advisor to the Policy Planning Division of the Israel Ministry of Foreign Affairs) - "Mashaal ended this round with the upper hand. The Hamas leadership stood by him and backed his positions".
http://jcpa.org/JCPA/Templates/ShowPage.asp?DRIT=1&DBID=1&LNGID=1&TMID=111&FID=442&PID=0&IID=7573&TTL=Power_Dynamics_Inside_Hamas:_The_Increasing_Weight_of_the_Gaza_Leadership
Abstract :
   "- The recent overt confrontation between Mahmoud al-Zahar, the Minister of Foreign Affairs in Gaza, and Damascus-based Hamas political bureau leader Khaled Mashaal reflects underground currents feeding the tension within the Hamas leadership in Gaza and Syria.
    - Al-Zahar is demanding that Hamas-Gaza be given more weight in decision-making, while the Hamas leadership abroad contends that the center of power should remain outside of Palestine.
    - Since the Israeli disengagement from Gaza in 2005, Hamas' decisive victory in the parliamentary elections of 2006, and Hamas' military takeover of Gaza in June 2007, the Hamas government has gained significant political and economic power. It conducts foreign relations and imposes taxes on imports from Israel and from Egypt which have become remarkable revenue sources. This has weakened the dependence of Hamas-Gaza on the Hamas leadership abroad.
    - In addition, the consolidation of the Hamas regime in Gaza, where the main military forces of the al-Qassam Brigades are stationed, has gradually changed the balance of power inside Hamas. Al-Zahar challenged Mashaal's authority to lead the movement, arguing that the center of power should move from abroad to "inside" Palestine. Fatah underwent a similar process after the establishment of the Palestinian Authority in 1994, which lead eventually to a majority of the leadership living in the Palestinian territories.
    - Mashaal intentionally refrained from directly referring to the challenge posed by al-Zahar, probably to avoid granting him status as an equal contender for the leadership. The current main interest of Mashaal and his colleagues is to promote reconciliation with Fatah in order to pave the way for Hamas to join the PLO and take over the organization that is recognized internationally as the sole representative of the Palestinian people."
Extrait :
"- Analysis and Assessment
    [...] Evidence of al-Zahar's defiance is also to be found in the controversy over how Hamas should regard Osama bin Laden, and in al-Zahar's act of independence when he intended to meet a senior Swiss diplomat without asking permission from Mashaal. Al-Zahar is probably not alone and it is possible that Ismail Haniyeh shares some of his views, as Haniyeh is supposed to lose his position as prime minister after a future unity government with Fatah is established.
    The controversy also gives new insight into Mashaal's status in Hamas. He is widely accepted as the leader, including by the military wing, but he lacks the aura of Sheikh Ahmed Yassin, Hamas' founder who was also its spiritual leader, or the charisma of Abd al-Aziz al-Rantisi, Yassin's successor. Mashaal ended this round with the upper hand. The Hamas leadership stood by him and backed his positions in the unequivocal statement by the political bureau after its Damascus meeting, which was also attended by representatives from Gaza.
    At the same time, al-Zahar did not receive any public support from his Hamas colleagues in Gaza and the West Bank, and he was forced to retreat, downplaying the disagreements. However, the bone of contention remains. Al-Zahar is likely to try to seek support from other senior Hamas leaders, including those in the al-Qassam Brigades, in his demand for more weight in decision-making for Gaza. [...]
    The controversy within Hamas is focused on power, not on policy. Hamas still adheres to the principal of the liberation of historic Palestine and the destruction of Israel. The only field for maneuver lies in Hamas' readiness to establish a Palestinian state on the 1967 lines and  to declare a temporary cease-fire (hudna), on condition that Israel opens its borders to absorb millions of Palestinians to resettle in its territory, which would mean the end of Israel and its transformation into a Palestinian state."

- Le porte-parole de Tsahal : "les organisateurs de la flottille devraient plutôt porter secours aux réfugiés syriens" (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Le-porte-parole-de-Tsahal-les-organisateurs-de-la-flottille-devraient-plutot-por_316833.html
   "Le porte-parole de Tsahal, le général Poli Mordehaï a appelé les organisateurs de "la flottille pour Gaza" à changer de cap et à porter secours aux réfugiés syriens qui fuient la Syrie pour se réfugier en Turquie. Il a qualifié la nouvelle flottille de "provocation". Des difficultés de dernière heure ont surgi pour les organisateurs puisque la plus grande compagnie d'assurance maritime, la Lloyds, a décidé de refuser d'assurer les bateaux."


Judée-Samarie

- L'Etat dédommagera la famille d'un Palestinien tué par erreur à Naplouse (Guysen)
http://www.guysen.com/news_L-Etat-dedommagera-la-famille-d-un-Palestinien-tue-par-erreur-a-Naplouse_316857.html
   "Le Tribunal de Hadera a ordonné à l'Etat de dédommager la famille d'un Palestinien tué en 2005 par erreur par Tsahal à Naplouse. Le Tribunal a exigé le payement d'une avance de 20.000 shekels et les frais d'avocat en précisant que le montant définitif des dommages et intérêts sera décidé lors d'une prochaine séance."


"Processus de paix"

- Netanyahou redouterait une troisième intifada à l'approche de septembre (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Netanyahou-redouterait-une-troisieme-intifada-a-l-approche-de-septembre_316837.html
   "Le Premier ministre Binyamin Netanyahou aurait fait part, lors de conversations privées, de sa crainte d'une troisième intifada à l'approche de la reconnaissance d'un Etat palestinien à l'Onu, selon des sources politiques proches du gouvernement. Cette nouvelle révolte pourrait débuter en Judée-Samarie, mais pourrait toucher également les Arabes israéliens. Netanyahou estimerait également qu'on "ne peut plus arrêter le mois de septembre", selon ces mêmes sources."
- Official: Netanyahu fears third intifada, Attila Somfalvi (Ynet) - "Israel also fears the possibility that the Palestinian declaration will cause the 250,000 Jewish people living in Jerusalem neighborhoods defined as outside the 1967 lines – such as Gilo, Ramot, and Har Homa – will lose their legitimacy to live there".
http://www.ynet.co.il/english/articles/0,7340,L-4082863,00.html
   "Jerusalem officials told Ynet Wednesday that Prime Minister Benjamin Netanyahu fears a third intifada this summer ahead of a planned Palestinian declaration of statehood in September. "Netanyahu fears he will not be able to stop (what will happen in) September," a top official told Ynet. "The prime minister is making an effort to convince European states that if riots begin after the declaration of statehood responsibility will not fall on Israel."
    The defense establishment presented decision-makers with a number of possible summer scenarios recently. Officials say that violent clashes may take place between security forces and Arabs and Palestinians. "There is one scenario in which many thousands, or possibly tens of thousands, begin a march that becomes riots and serious conflicts with the IDF," the official said. "The fear is that Israeli-Arabs will also join the riots, leading to internal and external instability at this sensitive time."
    Israel also fears the possibility that the Palestinian declaration will cause the 250,000 Jewish people living in Jerusalem neighborhoods defined as outside the 1967 lines – such as Gilo, Ramot, and Har Homa – will lose their legitimacy to live there. "It's a very serious problem, and it remains unclear how we will handle it," the official said, adding that the upcoming Gaza flotilla was also a sensitive matter that must be properly dealt with.
    Meanwhile Netanyahu is planning a trip to Eastern Europe soon, to visit Poland, Romania, and Hungary in an attempt to convince leaders to oppose the Palestinian declaration. No specific details are available as of yet, but sources say Netanyahu's goal is to enlist at least 20 opposing states. Officials add that the US is still attempting to convince France to change its stance and oppose the move. "France is a major player, but we cannot know how it will act at this stage," one source said."

- Peres : La paix entre Israéliens et Palestiniens est possible d’ici quelques mois (Guysen)
http://www.guysen.com/news_La-paix-entre-Israeliens-et-Palestiniens-est-possible-d-ici-quelques-mois-Peres-_316882.html
   "Le président israélien Shimon Pérès a soutenu ce jeudi que la paix entre Israéliens et Palestiniens était possible d’ici quelques mois. Ce dernier a par ailleurs qualifié d’"illusion" le projet palestinien de demander la reconnaissance de leur Etat à l’ONU en septembre."
- Peres: Palestinians' UN move 'an illusion' (AP) - "It will remain (on) paper and it will raise false hopes."
http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4083194,00.html
   "President Shimon Peres urged a resumption of Middle East peace talks Thursday, dismissing the Palestinians' plan to instead ask the United Nations for recognition as "an illusion" and arguing that a peace deal, despite widespread skepticism on both sides, was possible within months. "In a strange way the differences are rather psychological than material," the 87-year-old head of state and Nobel laureate said in an interview with The Associated Press. "I don't exclude that in spite of the shortage of time we can conclude an agreement with the Palestinians" before September, Peres said, referring to the month the Palestinians, in the absence of a peace deal, plan to ask the United Nations for recognition as a state.
    Peres warned the UN gambit could backfire. The US is expected to veto the measure in the powerful Security Council, forcing the Palestinians to turn to the General Assembly, where a majority seems likely but any decision would have no legal force. "It will remain (on) paper and it will raise false hopes," Peres said. Israel would simply ask: "Can you stop terror, United Nations? Can you stop the politics of Iran that finances Hezbollah and finances Hamas? Can you stop the smuggling of arms? ... And if the United Nations cannot answer it, so what is the value of their resolution?" [...]
    Peres dismissed skepticism about the gaps between any Palestinian leadership and the current right-leaning Israeli government of Prime Minister Benjamin Netanyahu. "I know a little bit about negotiations," said Peres, who won the Nobel Peace Prize for his role in the 1993 Oslo interim peace accords with the Palestinians. "The opening position is extremely loud and very maximalist ... But then you have to go down, quietly." Would the Palestinians give up the so-called right of return by refugees and their millions of descendants, a persistent and principled demand that Israelis across the spectrum reject out of hand as demographic suicide? "I think so," he said, insisting a "creative" solution is possible. [...]"

- Les jeunes Palestiniens rêvent de droits plus que d'un Etat (Guysen) - « Qu’il y ait ou non un Etat [palestinien], ce n’est pas important. »
http://www.guysen.com/article_Les-jeunes-Palestiniens-revent-de-droits-plus-que-d-un-Etat_15787.html
   "La nouvelle génération palestinienne est en train de redéfinir son combat national, loin des leaders traditionnels du Fatah et du Hamas. Ils ne sont pas plus « Fatah » que « Hamas » et se soucient aussi peu des factions politiques de leurs aînés que de la « solution à deux Etats » présentée par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas comme la seule issue possible au conflit avec Israël.
    « Pour ce qui nous concerne, notre problème c’est celui des droits », déclare Hazem Abu Hilal, militant dans un mouvement pour les droits humains dont il affirme qu’il rallie nombre de personnes avec le souffle des soulèvements arabes dans la région. « Qu’il y ait ou non un Etat [palestinien], ce n’est pas important. Ce qui compte, c’est de sécuriser ces demandes », dit-il.
    Vingt ans après avoir débuté, le « processus de paix » est largement discrédité. « Nous vivons une phase de transition très importante », déclare Sam Bahour, un businessman et blogueur palestinien qui soutenait autrefois la « solution à deux Etats », mais qui doute aujourd’hui qu’elle soit possible. Pour Sam comme pour les jeunes de la génération de ses enfants, l’essentiel est de se concentrer sur les droits, et de laisser tomber la question politique du processus de création d’un Etat. « C’est exactement ce que pense et ce que fait la jeune génération, et c’est totalement en phase avec le Printemps arabe », ajoute-t-il.
    Cette approche prône un Etat unique et binational de la Méditerranée au Jourdain, et exige d’Israël d’obtenir les mêmes droits que les Israéliens. A terme une telle option condurait à la disparition d'Israël et à la supression de tous les symboles nationaux qui font du pays un Etat juif. [...]"


Egypte

- Egypt's al-Karama party wants to cancel Camp David Accords (Haaretz) - "half of all Egyptians would like to see the 1979 peace treaty with Israel annulled".
http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/report-egypt-s-al-karama-party-wants-to-cancel-camp-david-accords-1.368011
   "The Egyptian al-Karama party, whose leader plans to run in the upcoming presidential elections, has said the cancellation of the Camp David Accords is its top priority, according to a report by the Egyptian newspaper Al-Masry Al-Youm on Thursday. Al-Karama party representative Amin Iskander said the party wishes to cancel the agreement "immediately because it’s not in Egypt’s interest.” Iskander continued, saying “we befriend those who want to befriend us, and become enemies of those who want to turn us into an enemy,” the report said.
    The al-Karama party plans to field its leader Hamdin Sabbahy in Egypt's next presidential elections. A recent poll by the U.S.-based Pew Research Center indicated that more than half of all Egyptians would like to see the 1979 peace treaty with Israel annulled, while only 36 percent of Egyptians are in favor of maintaining the treaty."

- Quel sera le degré de stabilité des nouvelles démocraties arabes ?, Fred Kaplan (Slate.fr) - "les démocraties émergentes sont généralement plus violentes et agressives que tous les autres types de régime".
http://www.slate.fr/story/39531/printemps-arabe-ete-democratie
   "[...] S’il est vrai que les démocraties matures tendent à être pacifiques et ne font presque jamais la guerre à d’autres démocraties, les démocraties émergentes sont généralement plus violentes et agressives que tous les autres types de régime – et sont bien plus susceptibles de basculer dans la guerre civile ou de revenir à un système autocratique.
    Telle est, en tout cas, la triste conclusion d’un livre publié en 2005 et intitulé Electing to fight: Why Emerging Democracy Go To War, rédigé par deux spécialistes des sciences politiques, Edward Mansfield, de l’Université de Pennsylvanie et Jack Snyder de l’Université de Columbia.
    Les exceptions à cette règle abondent, naturellement. Mansfield et Snyder, travaillant à partir d’une base historique exhaustive, posent les conditions d’une démocratisation bien huilée et réussie. Parmi ces conditions, une population alphabétisée, une économie prospère et diversifiée, des institutions potentiellement démocratiques (un système judiciaire en état de marche, une presse libre, une police honnête, etc.) et un appareil d’Etat capable de s’interposer en cas de dispute entre différents groupes sociaux ou politiques en compétition – et de régler ces disputes.
    Selon ces critères, les perspectives de succès des révolutions arabes vont du correct (Tunisie et Egypte) au mauvais (presque tous les autres pays), au moins à brève ou moyenne échéance. [...]"


Liban, Syrie & Hezbollah

- L'ex-Premier ministre libanais Saad Hariri est réfugié à Paris, Jean-Pierre Perrin (Libération) - "le régime syrien pourrait organiser son assassinat dans le but de créer un conflit interconfessionnel".
http://www.liberation.fr/monde/01012343757-l-ex-premier-ministre-libanais-saad-hariri-est-refugie-entre-paris-et-riyad
   "Ne pas regagner le Liban. C’est l’avertissement donné par Washington et Riyad à Saad Hariri, l’ex-Premier ministre libanais, qui vit désormais réfugié entre Paris (où il se trouve depuis une semaine) et la capitale saoudienne. Raison de cette consigne: les services secrets américains et saoudiens craignent que sa vie soit menacée.
    La politique habituelle de Damas étant en général d’exporter ses conflits internes à l’extérieur du pays, à commencer par le Liban, son ancien protectorat, ces mêmes services estiment que le régime syrien pourrait organiser son assassinat dans le but de créer un conflit interconfessionnel (chiite-sunnite) au Liban. L’attention de la communauté internationale serait alors détournée et Bachar al-Assad pourrait mater comme il l’entend la révolte dans son propre pays au prétexte qu’il s’agirait là aussi d’une guerre civile. Contre Hariri, on indique, de sources libanaises, qu’il y a eu une première alerte sérieuse sur le chemin de l’aéroport de Beyrouth il y a environ une semaine. [...]"

- Toward a Radical Lebanon?, Col. (ret.) Dr. Jacques Neriah (former Foreign Policy Advisor to Prime Minister Yitzhak Rabin and Deputy Head for Assessment of Israeli Military Intelligence) - "this government lineup represents a glorious comeback for Syria to the Lebanese scene after having had to shamefully withdraw its troops following the mass demonstrations in the aftermath of the Hariri assassination" ; "The ascendancy of Hizbullah is a setback for the United States which has provided Lebanon with $720 million in military aid since 2006".
http://jerusalemcenter.wordpress.com/2011/06/16/toward-a-radical-lebanon-jacques-neriah/
   "Lebanon’s Prime Minister Najib Mikati recently succeeded in forming a new government dominated by the Hizbullah-led March 8 alliance, thus ending a deadlock that left the divided country in a power vacuum for almost five months. [...]
    No doubt this cabinet lineup dramatically underlines the unprecedented dominance of Hizbullah in Lebanon, giving its Syrian and Iranian patrons greater sway in the Middle East. Although it seemed at times during this five-month deliberation that Hizbullah was losing steam and paying the price of Lebanese labyrinthine political intricacies, the new cabinet illustrates Hizbullah’s decades-long transformation from a so-called resistance military body fighting Western and Israeli presence in Lebanon, to becoming Lebanon’s most powerful military and political power.
    The reality that confronts Lebanon today raises hidden fears of Shi’ite domination and the transformation of Lebanon into a radical factor in the Middle East, aligned with Syria and Iran. That explains why Mikati sought in an interview with AFP to reassure the world and the Lebanese that “the fact that Hizbullah and its allies have 18 seats in the 30-member cabinet does not mean that the country will join the radical camp in terms of its relations with the international community.” Mikati was also quick to reiterate that his government will respect Lebanon’s international commitments, a reference to the International Tribunal investigation over the assassination of former Prime Minister Rafik Hariri, whose conclusions might point at some Syrian-backed Hizbullah operatives who were involved in the assassination plot.
    Nevertheless, it is crystal clear to all observers that the new government is almost entirely pro-Syrian. Syrian President Bashar Assad, breaking from his existential domestic crisis, twice called Lebanese President Sleimane and Speaker Berri to congratulate them on the formation of the new government. Indeed, this government lineup represents a glorious comeback for Syria to the Lebanese scene after having had to shamefully withdraw its troops following the mass demonstrations in the aftermath of the Hariri assassination.
    As for Iran, the transformation of Hizbullah into a dominant factor in Lebanon strengthens its influence in the region and allows Teheran to continue in its effort to transform Lebanon as a whole into its confrontation line with Israel. Understandably, Iran did not delay in congratulating Prime Minister Najib Mikati. The official Iranian news agency reported: “In a telephone conversation, First Vice President Mohammad Reza Rahimi congratulated Mikati and the Lebanese people on the formation of the new government….The Islamic Republic of Iran reiterates its desire to remain a partner to Lebanon, and is ready to implement the agreements signed between the two countries” to strengthen bilateral ties.
    The ascendancy of Hizbullah is a setback for the United States which has provided Lebanon with $720 million in military aid since 2006 and tried in vain to move the country firmly into the Western sphere of influence and to end Iranian and Syrian influence. State Department spokesman Mark Toner said: “We’ll judge it by its actions….What’s important in our mind is that the new Lebanese government abides by the Lebanese Constitution, that it renounces violence, including efforts to exact retribution against former government officials, and lives up to its international obligations.”
    Israel should be concerned with the gradual transformation of Lebanon into a front with Iran and it should consider the implications of such a change on its strategic freedom of maneuver in the region. Iranian involvement and presence in the area has to be considered as a strategic shift with dire consequences for Israel.
    However, it should not be forgotten that we are dealing with Lebanon, whose politics are always fractious, in part because of the sectarian makeup of the distribution of power in the government. Talal Arslane, a politician from the small Druze community, resigned a few hours after he heard he had been nominated to the post of state minister without portfolio instead of receiving the defense portfolio.
    Moreover, the government faces major challenges, including the worsening economic crisis, public debt estimated at more than $52 billion, and sharp political divisions over the explosive issues of Hizbullah’s weapons and the UN-backed Special Tribunal for Lebanon, which is probing the 2005 assassination of former Prime Minister Hariri. Najib Mikati’s task is going to be very tedious as he will have to navigate the quicksand of Lebanon, which has swallowed up foreign invaders as well as domestic leaders who did not know how to reconcile the complexities of the Lebanese puzzle.
    One thing is certain: Lebanon has made a dramatic radical step. Time will show if this trend will persist or will be beaten by the forces of opposition who look at this government as a government of confrontation and isolation."

- Syrie : la dernière carte de Bachar Al-Assad, Alain Frachon (Le Monde) - "Il met sur la table cet impossible choix : moi ou le chaos régional".
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/16/syrie-la-derniere-carte-de-bachar-al-assad_1536986_3232.html
   "Pas une semaine sans que la liste des victimes ne s'allonge - lugubre litanie qui, depuis trois mois déjà, rythme les événements de Syrie. Le régime de Bachar Al-Assad se maintient par la terreur et la destruction. Il fait la guerre à son peuple - à l'arme lourde, parfois. Le nombre des tués approche les 1 500, celui des blessés se compte en milliers.
    "Nous n'avons jamais vu une telle horreur", écrivait récemment l'ONG Human Rights Watch. Mais les Syriens continuent à descendre dans la rue. Ils veulent changer de régime. La répression ne les arrête pas : elle nourrit leur rébellion. De toutes les révoltes de ce "printemps arabe", celle-là est la plus férocement réprimée. Pourtant, les réactions suscitées restent en deçà de ce qu'on a observé en Tunisie, en Egypte et plus encore en Libye.
    Les Etats-Unis et l'Union européenne ont pris des sanctions. Aux Nations unies, cependant, la Chine et la Russie font barrage : pas touche à Damas ! Il y a une manière d'attentisme devant la tragédie syrienne. C'est que l'enjeu est énorme. Il ne s'agit pas seulement de l'avenir d'une dictature arabe parmi d'autres. Pour des raisons complexes tenant à la fois à l'imbroglio des communautés syriennes et aux alliances régionales - accrochez-vous ! -, une partie de l'avenir de la région se joue en Syrie.
    Il y a d'abord le pacte stratégique conclu il y a trente ans entre Damas et Téhéran. Il est une sorte de police d'assurance pour un régime syrien aux mains des Alaouites. Ceux-ci, dissidents du chiisme, la branche minoritaire de l'islam, forment 12 % d'une population de quelque 22 millions d'habitants. Plus de la moitié des Syriens sont sunnites, la branche majoritaire de l'islam : pour gouverner, les Alaouites s'appuient sur les autres minorités du pays - chrétiens et druzes, notamment. La Syrie est le seul pays arabe à avoir conclu une alliance avec la République islamique d'Iran, pays chiite. Celle-ci, étrange mélange de nationalisme iranien et de prosélytisme révolutionnaire, fait trembler tout le reste du monde arabe, majoritairement sunnite, lui, et qui redoute le vieil ennemi perse et ses velléités d'impérialisme régional.
    Damas est la porte de l'influence iranienne dans le monde arabe. Sans l'alliance avec la Syrie, les visées de l'Iran sur la région restent virtuelles. C'est grâce à la complicité du pouvoir syrien que Téhéran finance et alimente en missiles son deuxième allié arabe dans la région : le parti chiite libanais Hezbollah. Et par Hezbollah interposé, notamment, la Syrie assoit sa tutelle sur le Liban. Damas et Téhéran ont longtemps eu un autre protégé arabe, le Hamas palestinien - formation sunnite, le Hamas fuit aujourd'hui l'instabilité du pouvoir syrien et se rapproche du Golfe et de l'Egypte. Drôle de mariage de raison, curieux attelage de dictatures : d'un côté, au pouvoir à Damas, le parti Baas, quintessence du nationalisme arabe laïc ; de l'autre, à Téhéran, cette théocratie chiite à tendance totalitaire !
    Les Etats-Unis et les Européens ont ces derniers temps tenté de cajoler Bachar Al-Assad pour l'amener à prendre ses distances avec l'Iran. Avec l'espoir de changer le profil du Proche-Orient. Car sans l'appui de l'Iran, encore une fois dispensé grâce à la Syrie, le Hezbollah n'est plus la force d'intimidation armée qu'il est aujourd'hui à Beyrouth : c'est la possibilité de la démocratie au Liban. Sans l'Iran, le régime syrien revient dans le giron arabe traditionnel : c'est la possibilité de voir Damas négocier avec Israël. Réciproquement : sans la Syrie, l'Iran perd son point d'entrée dans le monde arabe - donc une partie de sa capacité de nuisance régionale. La chute du Baas syrien amènerait la majorité sunnite du pays à exercer le pouvoir à Damas. Le conflit chiites-sunnites est encore une ligne de fracture telle qu'une des premières décisions du nouveau pouvoir serait de prendre ses distances, sinon de rompre, avec la République chiite iranienne. La face du Proche-Orient en serait changée. En bien.
    Alors pourquoi la perspective d'un effondrement du régime Al-Assad ne suscite-t-elle pas plus d'enthousiasme ? En Europe, aux Etats-Unis, en Israël et même dans le monde arabe, la réaction est la même : attentisme inquiet, peur de voir l'unique force clandestine un peu organisée, les Frères musulmans, prendre le pouvoir à Damas. Le chaos ou les islamistes sunnites - ou les deux ! Il y a le précédent irakien. La chute du régime minoritaire sunnite de Saddam Hussein en 2003 a entraîné une atroce guerre civile de sept ans dans un pays ethniquement et religieusement aussi divisé que la Syrie. Le spectre d'une longue guerre civile - que Damas, bien sûr, exploite à plaisir - plane sur les événements de Syrie. Il explique qu'une partie de la classe moyenne sunnite syrienne a longtemps défendu le Baas. Les Etats-Unis redoutent que la tourmente syrienne ait des répercussions néfastes en Irak et ne complique leur retrait de ce dernier pays. Habitué à la stabilité du régime alaouite, Israël a trouvé un modus vivendi avec la famille Al-Assad - qu'elle préfère aux Frères musulmans.
    Le Washington Post a révélé fin mai qu'un Iranien, Mohsen Chirazi, figurait sur la liste des personnalités visées par les sanctions américaines contre la Syrie. Mohsen Chirazi est l'un des chefs de l'unité d'élite, la Force Qods, mise sur pied par les Gardiens de la révolution, bras armé de la République islamique, pour défendre les intérêts de l'Iran à l'extérieur. La Force Qods entraîne le Hezbollah et a dépêché des dizaines de conseillers à Damas pour aider le régime à écraser le "printemps syrien".
    Le renversement du clan Al-Assad serait une catastrophe stratégique pour l'Iran, un revers majeur pour ses ambitions régionales. Que Téhéran veut éviter à tout prix, quitte, pour faire diversion, à ordonner au Hezbollah de commettre quelque provocation contre Israël. Et déclencher ainsi une nouvelle guerre israélo-libanaise... Là est la dernière carte de Bachar Al-Assad. Il met sur la table cet impossible choix : moi ou le chaos régional."


Jordanie

- Le roi de Jordanie pessimiste pour la paix (JP) - "2011 sera, je pense, une très mauvaise année pour la paix".
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1302257350995&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Le roi Abdallah II de Jordanie a déclaré être "pessimiste" sur la possibilité d'arriver à un accord de paix dans les prochaines années, dans une interview accordée au Washington Post. "2011 sera, je pense, une très mauvaise année pour la paix", indique-t-il. "Même si nous continuerons à essayer d'amener chaque partie à s'asseoir autour de la table, je suis plus pessimiste que jamais en 11 ans." Il indique d'autre part que le climat politique conservateur en Israël rend les concessions pour la paix impossibles.
    Sur le rôle que la Jordanie doit jouer dans le processus de paix, Abdallah affirme : "La Jordanie doit montrer au monde arabe qu'il n'y a pas d'autres moyens de faire les choses. Nous sommes une monarchie, oui, mais si nous pouvons montrer une démocratie qui conduit à un système à deux, trois, quatre partis, la gauche, la droite et le centre dans quelques années, alors les Frères musulmans ne seront plus quelque chose que nous devons affronter"."


Monde arabe

- Zawahiri : "Al Qaïda poursuivra le jihad contre les apostats que sont les Etats-Unis et Israël" (Guysen) - "jusqu'à la victoire et la libération de l'ensemble de la Palestine".
http://www.guysen.com/news_Zawahiri-Al-Qaida-poursuivra-le-jihad-contre-les-apostats-que-sont-les-Etats-Uni_316841.html
   "Al-Qaïda s'est engagé à poursuivre, sous la direction de son nouveau chef Ayman al-Zawahiri, le jihad contre les Etats-Unis et Israël, dans un communiqué mis en ligne jeudi. "Al-Qaïda va poursuivre le jihad contre les apostats qui agressent la terre d'islam, et à leur tête l'Amérique croisée et son acolyte Israël", écrit le commandement général d'Al-Qaïda dans son communiqué annonçant la désignation d'Ayman al-Zawahiri pour succéder à Oussama ben Laden, rassurant les Palestiniens qu'il "ne les lâchera pas jusqu'à la victoire et la libération de l'ensemble de la Palestine"."


Iran

- The threat of attack on Iran is needed to deter it, Ari Shavit (Haaretz) - "Sometimes it seems to the subordinates that the leaders have gone crazy. What is meant to frighten the Iranians, Americans and Europeans frightens Israelis as well".
http://www.haaretz.com/print-edition/opinion/the-threat-of-attack-on-iran-is-needed-to-deter-it-1.367989
   "First fact: Neither the West nor Israel can accept a nuclear Iran. A nuclear Iran would make the Middle East nuclear, threaten Western sources of energy, paralyze Israel with fear, cause Turkey, Saudi Arabia and Egypt to go nuclear and the world order to collapse. A nuclear Iran would make our lives hell.
    Second fact: Neither the West nor Israel has to act militarily at present against Iranian nuclearization. A military attack against Iran would incite a disastrous regional war, which would cost the lives of thousands of Israelis. A military attack against Iran would turn it into a great vengeful power that would sanctify eternal war against the Jewish State. A military attack against Iran would cause a world financial crisis and isolate Israel from the family of nations.
    Third fact: Out of a profound understanding of these two basic facts, the West and Israel have developed a joint strategy that can best be described as the third way. The third way has two dimensions: (covert) activities and economic sanctions. Surprising even to those who have formulated this strategy, the third way is achieving results. It is not eliminating the Iranian threat, but it is postponing and weakening it. Britain, France and Israel, working in close alliance, are spearheading the effort. The United States is also doing its part. Germany and Italy are trailing behind. But the bottom line is that Iranian President Mahmoud Ahmadinejad is under pressure. The still waters of the West and Israel run deep.
    Fourth fact: A key element of the third way is the threat of a military attack against Iran. This threat is crucial for scaring the Iranians and for goading on the Americans and the Europeans. It is also crucial for spurring on the Chinese and the Russians. Israel must not behave like an insane country. Rather, it must create the fear that if it is pushed into a corner it will behave insanely. To ensure that Israel is not forced to bomb Iran, it must maintain the impression that it is about to bomb Iran.
    Fifth fact: In order to conduct a sophisticated strategy vis-a-vis Iran, there must be total trust between the political and security leadership in Israel. That trust does not exist. Therefore, when the leaders of this country initiate certain moves, they create panic among their subordinates. Sometimes it seems to the subordinates that the leaders have gone crazy. What is meant to frighten the Iranians, Americans and Europeans frightens Israelis as well. Instead of the Israeli establishment conducting the policy of ambiguity in a disciplined manner, it becomes giddy. Everyone suspects everyone else, and the necessary cloud of ambiguity evaporates.
    Sixth fact: Neither former Chief of Staff Gabi Ashkenazi, nor former Mossad chief Meir Dagan, nor former Shin Bet head Yuval Diskin led the drive to restrain Israeli foolhardiness over the past two years. It was led by Strategic Affairs Minister Moshe (Bogie) Ya'alon. Ya'alon is calm now. If Ya'alon is calm, Israeli citizens can be calm. There is no immediate danger at the moment that Prime Minister Benjamin Netanyahu will behave like Samson in Iran. The fact is that the prime minister - as of now - is behaving seriously and wisely toward the Iranians. If only he would behave the same way toward the Palestinians and the Israelis.
    Seventh fact: The success is partial, relative and temporary. True, Iran did not arrive in 2011 at the place where it had planned to be, but in 2011 Iran is in a place where it wasn't supposed to be. Therefore the dilemma is still with us. Therefore the discussion of the dilemma must be conducted clear minds and good judgment. Whichever way it goes, the final decision about Iranian nuclearization will be the most important decision of our generation.
    Eight fact: What is really disturbing about Iran is not what is hidden from the eye, but what is exposed. It is not clear why the West has so far failed to impose draconian sanctions on Iran that would lead to the fall of the regime. It is not clear why Israel is not preparing all its systems for a moment of truth that even if delayed, will certainly arrive. The real fault of the American, European and Israeli leadership is not related do what it is doing in secret. The real fault is related to what it is failing to do in the open political and diplomatic spaces."

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Published by Occam - dans Juin 2011
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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 21:29

flotilla-human-rights.jpg

 

- Handy-dandy guide to flotilla human rights terminology (Elder of Ziyon)
http://elderofziyon.blogspot.com/2011/06/handy-dandy-guide-to-flotilla-human.html
   "In the coming weeks we will be seeing more and more "humanitarian activists" saying that Israeli soldiers attacked peaceful aid workers a year ago. Here is a helpful glossary to understand the terminology that they will be using, so you can better understand the language of "Flotilla-ese"."

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Published by Occam - dans Juin 2011
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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 21:28

France

- Flottille française pour Gaza : Réponse de Juppé au député Benisti qui critique une "provocation irresponsable et suicidaire" (Vidéo 4mn22) - Juppé qualifie de "disproportionnées" les mesures israéliennes pour empêcher les infiltrations à sa frontière syrienne lors des journées Nakba et Naksa ; il juge cependant "regrettable" l'initiative de la flottille française pour Gaza. Pour finir, Juppé répète le mantra de rigueur : "le statu quo n'est pas tenable !" Amen.
http://www.youtube.com/watch?v=9IsKkQ721h0&feature=player_embedded

- Le Parti socialiste français vote un texte en faveur de la reconnaissance d'un Etat palestinien à l'ONU (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Le-Parti-socialiste-francais-vote-un-texte-en-faveur-de-la-reconnaissance-d-un-E_316661.html
   "Le Parti socialiste a appelé la France "à reconnaître l'Etat palestinien et à faire tous les efforts possibles pour que l'UE défende cette reconnaissance à l'occasion de la prochaine assemblée générale" de l'Onu, dans un texte adopté mardi par son bureau national. "Le conflit israélo-palestinien ensanglante le Proche Orient depuis trop longtemps. Il déstabilise la région et nourrit les extrémismes bien au delà de ses limites", écrit le PS dans un communiqué. Le parti "considère que la France et l'Europe doivent sans attendre, et au premier rang, oeuvrer à une solution de paix juste, globale et durable dans cette région du monde. La session annuelle de l'Assemblée générale de l'ONU en septembre prochain doit en être une étape décisive", poursuit-il."

- Libye : 12 civils tués dans un raid de l’OTAN (télévision d’Etat) (Guysen) - Puisque les médias français reprennent sans scrupule les bilans de la télévision syrienne, pourquoi ne reprennent-ils pas tout autant les bilans de la télévision libyenne ? 12 civils tués au cours de bombardements auxquels participe la France, ce n'est pas une information notable ?
http://www.guysen.com/news_Libye-12-civils-tues-dans-un-raid-de-l-OTAN-television-d-Etat-_316778.html
   "Douze personnes ont été tuées mercredi dans un raid aérien de l'Otan contre un bus au sud de Tripoli, a affirmé la télévision d'Etat libyenne. Selon la télévision, le bus avait été touché à l'entrée de la ville de Kikla, au sud de la capitale Tripoli, "ce qui a entraîné le martyre de 12 passagers"."

- Commentaires haineux du jour sur Le Monde.fr - condamnant "la morale d'un peuple qui ose affirmer que la terre lui appartient par election divine".
http://www.lemonde.fr/idees/reactions/2011/06/14/lettre-ouverte-d-anciens-ambassadeurs-a-alain-juppe_1535586_3232.html
- palladio (14/06/11 20h55)
   "[...] Les Etats-Unis ont déjà dit qu'ils reconnaîtraient volontiers un Etat palestinien mais l'Etat d'Israël (occupant et colonisateur) est contre. La seule solution: campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) contre l'Etat israélien colonial, colonisateur et occupant."
- Marcel R. (00h21)
   "[...] entièrement d'accord pour un boycott, probablement la seule façon de faire entendre raison à Israël. Personnellement je le pratique depuis pas mal de temps et ne m'en porte d'ailleurs pas plus mal."
- Dubon sens (08h57)
   "[...] Les frontières de la ligne verte sont déjà une spoliation importante pour un peuple remisé dans l'arrière pays aride (et privé de l'eau du Jourdain). Obama n'est qu'un pauvre pantin qui vient de se faire remonter les bretelles par son "allié" sioniste en sa propre maison blanche."
http://www.lemonde.fr/proche-orient/reactions/2011/06/15/netanyahou-veut-reunir-30-pays-de-l-onu-hostiles-a-un-etat-palestinien_1536289_3218.html
- André F (12h09)
   "Et si on comptait les citoyens hostiles aux "méthodes" d'Israël ? Ses gouvernants bafouent le droit international en toute impunité. Dernier massacre en territoire de Golan éclipsé par la presse qui préfère l'humour corrézien."
- diedey (14h47)
   "Une majorité morale de 30 états qui acceptent la colonisation, la punition collective de Gaza, la discrimination, la ségrégation, le nettoyage ethnique ? ce sera une morale à l'image de celui qui en demande la réunion, la morale d'un peuple qui ose affirmer que la terre lui appartient par election divine. Une déclaration de guerre au droit international et aux droits de l'homme. Israël dans la logique d'un sionisme de conquête et de guerre devient un état dangereux"
http://www.lemonde.fr/proche-orient/reactions/2011/06/14/la-reconnaissance-d-un-etat-palestinien-a-l-onu-hypothequee-par-la-discorde-entre-le-hamas-et-le-fatah_1535946_3218.html
- Menfin!!! (19h15)
   "La reconnaissance de l'état Palestinien est plutôt hypothéquée par l'impunité et la complaisance dont jouissent les dirigeants Israéliens .Ex ces dirigeants même après les massacres de Gaza (ou d'ailleurs…) pouvaient sans complexe être reçus avec le tapis rouge (sang) par les dirigeants de l'UE."


Israël

- Les terroristes font la fête dans les prisons israéliennes, Amit Cohen (Maariv)
http://www.ambafrance-il.org/REVUE-DE-PRESSE-Mercredi-15-juin.html
   "L’enquête du Maariv révèle que de nombreux prisonniers sécuritaires ont une vie remplie et active sur Internet. L’usage d’Internet dans les prisons israéliennes est si répandu que les prisonniers n’ont plus peur de dévoiler leur identité. Grâce à cet accès au web, les conditions très confortables de leur incarcération sont révélées.
    Sur le profil Facebook de Sa’ed Omar, militant du Front populaire de Naplouse, condamné à 19 ans de prison ferme, un album de photos est posté sur lequel on voit des festins organisés par les prisonniers : poulets entiers farcis de riz, larges salades composées etc. « Je mourrai avec l’arme dans la main au lieu de mourir alors que l’arme est dans la main de mon ennemi », écrit Sa’ed Omar sur son profil.
    L’accès à l’Internet se fait sans aucune entrave par le biais de téléphones portables. Ces technologies permettent aux prisonniers non seulement de surfer sur Internet en haut débit mais également de tenir des visioconférences avec l’extérieur. Depuis l’enlèvement de Guilad Shalit, la question des conditions confortables d’incarcération des prisonniers palestiniens est souvent évoquée. Des tentatives récurrentes de dégrader ces conditions n’ont pas abouti."


Gaza & Hamas

- Egypte : découverte d'une cache d'armes près de Gaza, 4 personnes arrêtées (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Egypte-decouverte-d-une-cache-d-armes-pres-de-Gaza-4-personnes-arretees_316737.html
   "La police égyptienne a découvert une grande cache d'armes près de la Bande de Gaza. Quatre personnes, dont trois Palestiniens et un Egyptien, ont été arrêtées par les forces de l'ordre."

- La Marine prépare l'arrivée de la flottille, Yaakov Katz (JP) - "La marine se prépare à faire face à de nombreux scénarios lors de l'arrivée de la flottille : d'une résistance passive à la possibilité d'avoir à affronter des mercenaires armés de couteaux, de battes ou d'armes à feu".
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1302257349740&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "La marine israélienne se livre, mercredi, à de grands exercices afin de s'entraîner à stopper la flottille qui se prépare à partir pour Gaza. Composée d'environ 15 bateaux, elle a pour but de briser le blocus maritime israélien. Son arrivée est prévue dans les prochaines semaines. Les exercices de la marine impliquent des commandos, dont celui de Shayetet, ainsi que d'autres unités et les forces spéciales. Des membres de forces de défense participent également à l'exercice. Des hommes impliqués dans l'affaire du Mavi Marmara viendront expliquer les leçons à tirer de l'opération au cours de la journée.
    La marine israélienne, sous les ordres du gouvernement, viendra renforcer les forces maritimes en charge du blocus de Gaza. Certains officiels ont affirmé qu'il était crucial de stopper les livraisons d'armes pour le Hamas. Ces derniers mois, la marine a de nouveau étudié l'opération mise en place l'an dernier pour stopper la flottille. Le but : en tirer les leçons permettant d'éviter qu'un incident ne se reproduise. Les nouvelles opérations mises en place sont faites pour éviter ou tout du moins limiter les pertes humaines. La marine se prépare à faire face à de nombreux scénarios lors de l'arrivée de la flottille : d'une résistance passive à la possibilité d'avoir à affronter des mercenaires armés de couteaux, de battes ou d'armes à feu."

- Gaza Strip Crossing Activity – Monthly Report for May 2011 (Tsahal) - "During the month, there was a 128% increase in the volume of truckloads entering the Gaza Strip through the Kerem Shalom Crossing compared to last month, and an 31.5% increase in the number of patients that exited the Gaza Strip for medical reasons".
http://translate.googleusercontent.com/translate_c?anno=2&hl=en&rurl=translate.google.com&sl=en&tl=fr&twu=1&u=http://idfspokesperson.com/2011/06/15/gaza-strip-civilian-crossing-activity-monthly-report-%25E2%2580%2593-may-2011/&usg=ALkJrhiATu1uSOTRhD9KcQPRgDOnrXVKug
   "The Israeli Government, together with the IDF, coordinates the delivery of a variety of humanitarian aid and development assistance to the civilian population of the Gaza Strip. This report details the humanitarian measures taken during the month of May 2011, as well as general transfers of goods and services to the Strip.
    4,942 truckloads weighing 127,353 tons of food, fuel, and other materials, including construction materials entered the Gaza Strip last month. During the month, there was a 128% increase in the volume of truckloads entering the Gaza Strip through the Kerem Shalom Crossing compared to last month, and an 31.5% increase in the number of patients that exited the Gaza Strip for medical reasons. In addition, 929 truckloads of cement, iron, aggregates, and other building materials have been transferred for the purpose of a variety of humanitarian aid projects in coordination with international organizations. These include water treatment plants, greenhouses, agricultural plots, schools, a medical center, and housing units.
    After an Israeli Cabinet decision in June 2010, the capacity of the Kerem Shalom Crossing was nearly doubled so that 250 truckloads could enter the Gaza Strip on a daily basis."

- Le Fatah et le Hamas présenteront leur gouvernement la semaine prochaine, Daniel Sirioti (Israël Hayom)
http://www.ambafrance-il.org/REVUE-DE-PRESSE-Mercredi-15-juin.html
   "Al-Jazira a rapporté hier soir que le Fatah avait convenu avec le Hamas de l’identité du nouveau Premier ministre palestinien. Selon la chaîne arabe, la candidature de Salam Fayyad n’était plus à l’ordre du jour. L’identité du nouveau Premier ministre sera gardée en secret jusqu’à la rencontre entre Abou-Mazen et Khaled Machal, la semaine prochaine au Caire. Cette rencontre est programmée dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de réconciliation historique entre les deux mouvements, signé grâce à la médiation de l’Egypte."


Judée-Samarie

- Un soldat israélien blessé au cours d'affrontements près de Ramallah (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Un-soldat-israelien-blesse-au-cours-d-affrontements-pres-de-Ramallah_316772.html
   "Un soldat de Tsahal a été la cible de jets de pierre au nord-ouest de Ramallah. Sa jambe a subi une fracture. Selon le porte-parole de l’armée, les émeutiers ont continué à lancer des pierres en direction du soldat malgré sa blessure évidente. Une patrouille de Tsahal, dépêchée sur les lieux des affrontements, a tiré des coups de feu en l'air pour tenter de stopper les attaques palestiniennes contre le soldat à terre. En l’absence de réponse, les militaires israéliens ont ouvert le feu sur la foule. Deux Palestiniens ont été légèrement blessés."

- Hébron : clashs entre Palestiniens et résidents juifs (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Hebron-clashs-entre-Palestiniens-et-residents-juifs_316667.html
   "Des affrontements ont éclaté mardi entre Palestiniens et résidents juifs à Beit Hadassah, dans le quartier juif d'Hébron. Peu avant, des Palestiniens ont jeté des pierres contre des citoyens juifs arrivés dans la région pour une visite de condoléances. Aucun blessé n'est à déplorer."


"Processus de paix"

- Contre la montre pour les accords de paix, Tovah Lazaroff, Gil Hoffman & Hilary Leila Krieger (JP) - Westerwelle : "Nous voulons profiter des prochaines semaines, des prochains mois, afin d'éviter d'en arriver à une situation qui serait extrêmement délicate aux Nations unies".
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1302257349717&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Si les Palestiniens voient aboutir toutes leurs demandes et que l'Assemblée générale des Nations unies leur reconnait un Etat, il sera difficile de persuader les dirigeants palestiniens d'accepter des compromis lors des négociations de paix. C'est ce qu'a déclaré, mardi soir, le Premier ministre israélien. Binyamin Netanyahou a ainsi voulu avertir le Président du Parlement européen, Jerzy Buzk, qu'il rencontrait mardi. Selon Netanyahou, entre 30 et 50 Etats, membres des Nations unies, restent à convaincre afin qu'ils s'opposent à la reconnaissance unilatérale d'un Etat palestinien.
    Après la rencontre, Buzek a déclaré que l'Europe souhaitait la reprise des discussions de paix entre Israël et les Palestiniens. Il a admis que de telles négociations étaient cruciales pour l'Europe, notamment en raison de la menace en provenance d'Iran. De son côté Netanyhaou a avertit que si la République islamique développait l'arme nucléaire, le monde pourrait changer. Dans ce but, et afin d'éviter un tel scénario, a expliqué le Premier ministre, Israël a besoin du soutien de l'Europe.
    Mardi, des officiels américains et européens étaient présents en Israël afin de donner une nouvelle impulsion au processus de paix et ainsi stopper une possible déclaration d'un Etat palestinien devant les Nations unies en septembre. "Nous voulons profiter des prochaines semaines, des prochains mois, afin d'éviter d'en arriver à une situation qui serait extrêmement délicate aux Nations unies. C'est notre but et ce pour quoi nous travaillons", a affirmé le ministre des Affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle.
    Une déclaration faite après ses rencontres avec son homologue israélien Avidgor Lieberman, le Premier ministre Binyamin Netanyahou et le Premier ministre de l'Autorité palestinienne, Salam Fayyad. Westerwelle s'est également entretenu au téléphone avec le dirigeant de l'AP, Mahmoud Abbas. "Nous ne soutenons pas les mouvements unilatéraux. Nous pensons qu'ils seront contre-productifs. Nous demandons donc à tous de ne pas s'engager sur cette fois. De telles actions ne peuvent être d'aucun secours", a ensuite affirmé le ministre allemand. Avant d'ajouter qu'une telle décision ne pourrait en aucun cas améliorer la sécurité dans la région et mettrait en péril le processus de paix. "Nous voulons une solution à deux Etats, mais elle doit venir de négociations", a-t-il réaffirmé. [...]
    Selon des sources proches de Netanyahou, la condition pour la reprise des discussions est simple : la fin de l'accord d'union entre le Fatah et le Hamas. C'est en tout cas ce qu'aurait expliqué le Premier ministre à Westerwelle. Les Palestiniens ont toutefois affirmé de leur côté qu'ils ne discuteraient pas avec Israël tant que l'Etat hébreu n'aura pas stoppé ses construction en Judée-Samarie et à Jérusalem-est. Une demande à laquelle Netanyahou refuse de céder. Il a également rejeté la demande du président américain, Barak Obama, de baser les négociations sur les lignes établies en 1967 tout en négociant des échanges de terre.
    Lors d'une conférence de presse avec Westerwelle, mardi, Lieberman a soutenu les positions de Netanyahou. "Les frontières définitives doivent être le résultat du processus de négociation. Il est inacceptable pour nous d'accepter un retour aux "frontières" de 1967 sans aucune discussion", a-t-il expliqué. "Israël émet également des réserves sur le problème du retour des réfugiés palestiniens et leur demande de reconnaître Israël en tant que terre du peuple juif", a-t-il réaffirmé. "En ce qui concerne les implantations, je ne suis pas sûr de comprendre en quoi elles sont un obstacle à la paix", explique Lieberman avant d'ajouter que les accords de paix précédents, signés en Egypte et en Jordanie, l'avaient été sans arrêt des constructions dans les implantations. Lieberman a enfin conclut, en affirmant qu'en 2005, Israël avait détruit 25 implantation sans pour autant parvenir à un accord de paix."
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/06/15/netanyahou-veut-reunir-30-pays-de-l-onu-hostiles-a-un-etat-palestinien_1536289_3218.html#xtor=AL-32280184
   "[...] "D'ici septembre, nous voulons œuvrer à réunir de trente à cinquante pays qui diront non à la reconnaissance unilatérale d'un Etat palestinien par l'assemblée générale de l'ONU (...) Il s'agira d'une majorité morale", a affirmé M. Nétanyahou, mardi soir, lors d'une rencontre avec le président du Parlement européen, Jerzy Buzek. Si les Palestiniens obtiennent la reconnaissance de leur Etat par l'ONU, "ils auront ensuite des difficultés à accepter par la voie de la négociation les compromis indispensables" pour conclure un accord de paix avec Israël, a encore dit M. Nétanyahou. "Il faut dire la vérité. La paix ne signifie pas qu'Israël renonce à des parties de sa terre, mais que les Palestiniens renoncent à leur volonté de détruire Israël", a-t-il continué, de mêmes sources.
    "Six chefs de gouvernement israéliens ont accepté la solution de deux Etats, mais il n'a pas été possible de conclure un accord de paix parce que les Palestiniens n'étaient pas prêts à formuler les mots suivants : 'j'accepte un Etat juif'", a dit M. Nétanyahou. Un haut responsable israélien, qui a requis l'anonymat, a confirmé qu'"Israël est victime des majorités automatiques à l'assemblée générale de l'ONU, et multiplie donc les efforts pour qu'une majorité morale de pays démocratiques s'oppose aux démarches unilatérales en vue de la reconnaissance d'un Etat palestinien". [...]"

- Le président du parlement européen opposé à l'initiative palestinienne d'adhésion à l'ONU (Xinhua Chine Nouvelle) - "une décision unilatérale, inutile et dangereuse".
http://french.news.cn/monde/2011-06/14/c_13929515.htm
   "Le président du parlement européen, Jerzy Buzek, a fait savoir mardi qu'il s'opposait aux projets palestiniens de devenir membre des Nations Unies en septembre. Dans une conférence de presse avec le Premier ministre palestinien Salam Fayyad en Cisjordanie, M. Buzek a déclaré que se présenter à l'ONU sans un accord avec Israël serait une décision "unilatérale, inutile et dangereuse". [...] "Une telle décision serait utile seulement si elle était prise par voie de négociations", a ajouté M. Buzek, appelant Israël et les Palestiniens à retourner à la table des négociations. [...] Il a salué le gouvernement d'unité qui sera formé selon l'accord [Hamas/Fatah], mais seulement s'il répond aux exigences internationales, à savoir renoncer à la violence et reconnaître Israël."

- Danny Ayalon : nous avons réussi à stopper l'offensive diplomatique palestinienne à l'Onu (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Danny-Ayalon-nous-avons-reussi-a-stopper-l-offensive-diplomatique-palestinienne-_316760.html
   "Le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon a déclaré mercredi, lors d'un entretien avec le ministre italien de l'Intérieur Roberto Maroni qu'Israël avait réussi à stopper l'offensive diplomatique palestinienne prévue pour septembre à l'Onu. Selon Ayalon, Israël reçoit des assurances de nombreux pays rejetant le refus palestinien, affirmant leur préférence pour la poursuite de négociations directes entre les deux parties. Ayalon a qualifié de "provocation qui mènera à la violence, toute initiative unilatérale"."
- Lieberman remercie les Pays-Bas pour leur opposition à l'initiative unilatérale des Palestiniens en septembre (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Lieberman-remercie-les-Pays-Bas-pour-leur-opposition-a-l-initiative-unilaterale-_316768.html
   "Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a fait part de sa satisfaction après la décision des Pays-Bas de s'opposer à l'initiative unilatérale de création d'un Etat palestinien en septembre prochain à l'Onu. A l'occasion d'une rencontre avec le ministre néerlandais de l'Economie et de l'Agriculture, Lieberman a déclaré : "les pays européens doivent persuader les Palestiniens que la paix serait obtenue par la seule voie des négociations directes"."

- Un vote pro-palestinien à l'ONU lourd de conséquences mondiales (JINSA) - "en passant outre la règle particulière qui requiert une recommandation du Conseil de sécurité pour toute obtention d'indépendance à l'Assemblée générale, ils pourraient travailler contre eux-mêmes s'ils font face à des mouvements sécessionistes dans leurs pays".
http://www.jinsa.org/node/2332
   "Pendant plus de 60 ans, les Nations Unies ont vigoureusement travaillé à ce que les Arabes ne paient pas le prix de leur rejet de l'indépendance d'Israël en 1948, et à entretenir l'irrédentisme palestinien : empêcher la réimplantation des Arabes qui avaient fui pendant la guerre arabe contre Israël ; cinq comités séparés de l'ONU chargés de la "Palestine" ; de larges majorités fidèles à l'Assemblée générale et à la Commission des droits de l'homme qui condamnent régulièrement Israël (incluant une inexplicable série de résolutions demandant aux habitants de Gaza de quitter les nouveaux appartements construits dans la Bande et de retourner dans les camps administrés par l'ONU afin de ressembler à des réfugiés) ; empêcher l'obtention par Israël d'un siège dans son bloc régional et lui dénier l'opportunité de participer au Conseil de sécurité.
    Tout cela fut possible pour deux raisons : ces mesures n'ont affecté aucun autre pays - même si elles ont certainement perverti les Palestiniens ; et le Conseil de sécurité peut se fier au véto américain pour contenir les pires excès.
    Les Palestiniens poussent à une reconnaissance par l'ONU d'un Etat indépendant de Palestine à travers l'Assemblée générale, mais ont toutefois haussé leurs attentes trop loin. Le président de l'Assemblée générale, Joseph Deiss, a rappelé à ce qui veulent l'entendre que cela nécessite une recommandation de la part du Conseil de sécurité, sans le véto d'aucun membre permanent. Actuellement, les Etats-Unis bloquent la reconnaissance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, qui ont fait sécession de la Géorgie avec l'assistance militaire russe. La Russie bloque la reconnaissance du Kosovo.
    La plupart des pays du monde auraient pu être fidèles aux Palestiniens, mais il leur est soudainement devenu clair qu'en passant outre la règle particulière qui requiert une recommandation du Conseil de sécurité pour toute obtention d'indépendance à l'Assemblée générale, ils pourraient travailler contre eux-mêmes s'ils font face à des mouvements sécessionistes dans leurs pays. Et c'est bien le cas.
    Il y a 37 mouvements sécessionistes reconnus ou susceptibles de reconnaissance en Afrique. Il y en a 65 en Asie, dont 13 en Birmanie, 5 en Chine (dont les Ouïgours, Tibétains et Mongols). La Russie enjambe les continents et fait face à cinq mouvements séparatistes en Russie asiatique et 13 de plus en Russie européenne, incluant les Tchétchènes. Le reste de l'Europe en a plus de 50, incluant 18 en Italie et neuf en Espagne. La France a quatre mouvements irrédentistes, quatre mouvements séparatistes, cinq mouvements autonomistes et plusieurs mouvements pour modifier les frontières départementales. Il y a en a un en Pologne, aux Pays-Bas, en Roumanie et en Suisse. Des partis au Groënland veulent se séparer du Danemark et d'autres de Porto Rico souhaitent se séparer de l'Etat de New York. Les Indiens Miskito veulent faire sécession du Nicaragua, ainsi que les Chiapas à l'égard du Mexique. Les colonies françaises et britanniques dans les Caraïbes et en Océanie ont aussi des mouvements séparatistes.
    Tous ne sont pas violents, bien sûr, et certainement tous ne recherchent pas la destruction du pays hôte. Mais tous aspirent à un arrangement politique - principalement l'indépendance - qui reconnaisse leur nature distincte.
    Mais depuis que tous ces mouvements existent, pourquoi y a-t-il soudain une inquiétude autour du fait qu'autoriser l'émergence de la Palestine à travers l'Assemblée générale - en utilisant un mécanisme non légal - pourrait avoir des implications à leur égard ? Peut-être que certains pays ne désirent pas parier leurs propres frontières aux Nations Unies, et ainsi préfèrent faire jouer le nécessaire veto en faveur d'Israël au Conseil de sécurité. Ils pourraient avoir raison."


Liban, Syrie & Hezbollah

- Eilat en ligne de mire du Hezbollah, Alex Fishman (Yediot Aharonot) - Objectif : "signaler aux Israéliens qu’ils n’ont plus aucun lieu sûr dans leur pays".
http://www.ambafrance-il.org/REVUE-DE-PRESSE-Mercredi-15-juin.html
   "Lors de la première Guerre du Golfe, lorsque les missiles irakiens s’abattaient sur la région de Tel-Aviv, des dizaines de milliers d’Israéliens effrayés ont trouvé refuge à Eilat. Or, des informations parvenues récemment à des agences de renseignements occidentales font croire qu’Eilat ne sera plus à l’abri si une nouvelle guerre devait éclater. En décembre 2010, le New York Times avait révélé que la Syrie avait transféré au Hezbollah des missiles Scud-D d’une portée de 700 km. On estime que plusieurs de ces missiles visent désormais la ville d’Eilat.
    Des spécialistes israéliens expliquent que si le Hezbollah pointe certains de ses missiles vers Eilat, c’est essentiellement pour des raisons de propagande : signaler aux Israéliens qu’ils n’ont plus aucun lieu sûr dans leur pays. 4.000 missiles et roquettes déployés en Syrie et au Liban sont pointés actuellement vers la région de Tel-Aviv. Leur nombre devrait atteindre les 5.000 en 2012."

- Onu : l'armée syrienne a permis aux manifestants palestiniens de franchir la frontière israélienne (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Onu-l-armee-syrienne-a-permis-aux-manifestants-palestiniens-de-franchir-la-front_316711.html
   "''Les forces syriennes ont regardé les manifestants palestiniens franchir la frontière israélienne le jour de la Nakba et de la Naksa, sans rien faire pour les arrêter'', affirme un rapport onusien sur le dossier parvenu à une grande agence de presse française. En réaction, des diplomates européens ont affirmé que ce rapport attestait une fois de plus, si nécessaire, que le régime de Bachar al-Assad a encouragé les manifestations à la frontière israélienne pour faire diversion de la contestation populaire syrienne violemment réprimée."
- Report: UN says Syria allowed Naksa Day border crossings (JP)
http://www.jpost.com/Headlines/Article.aspx?id=225059
   "Syrian armed forces allowed Palestinian demonstrators to cross the Israel-Syrian border in the Golan Heights during Nakba and Naksa Day protests, a United Nations report released on Wednesday said, AFP reported. The report on the UN Disengagement Force (UNDOF), which monitors the ceasefire between Syria and Israel did not accuse Syrians of organizing the demonstrations, but said that Syrian armed forces were near the locations of the protests on May 15 and June 5."


Egypte

- Pour les jeunes Egyptiens, l'arrestation de ''l'espion israélien'' vise à nuire à leur image (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Pour-les-jeunes-Egyptiens-l-arrestation-de-l-espion-israelien-vise-a-nuire-a-leu_316697.html
   "Le Caire affirme que ''l'espion du Mossad'' Ilan Grapel, arrêté dimanche, a manifesté place Tahrir et a tenté d'attiser les protestations. Par contre, les jeunes ayant provoqué le départ du président Hosni Moubarak, sont convaincus que son arrestation vise à les décrire comme des ''collaborateurs d'agents étrangers'' et à nuire à leur image. Un ami égyptien de Grapel s'étonne qu'il ait pu être accusé d'espionnage. ''Il ouvrait le dictionnaire en hébreu avec les journaux israélien, dans les cafés ici'', a-t-il affirmé."


Turquie

- Obama demandera à la Turquie d’annuler la flottille, Itamar Eichner (Yediot Aharonot) - "Des responsables turcs ont fait savoir aux Américains qu’eux-mêmes n’étaient pas contents de la nouvelle flottille programmée".
http://www.ambafrance-il.org/REVUE-DE-PRESSE-Mercredi-15-juin.html
   "Le Yediot Aharonot a appris que le président américain Barack Obama devrait demander au Premier ministre turc Erdogan d’œuvrer à l’annulation de la flottille qui doit partir pour Gaza à la fin du mois. Suite aux agitations récentes au Moyen-Orient, les Américains sont arrivés à la conclusion qu’ils doivent encourager la Turquie à contribuer au renforcement de la stabilité régionale.
    Les Américains souhaitent profiter de la grande victoire d’Erdogan pour le convaincre de prendre ses distances avec la Syrie et l’Iran, et de tourner la page dans ses relations avec Israël. En effet, Washington estime qu’au vu des résultats des élections turques, une rare occasion se présente pour faire baisser la tension israélo-turque. De plus, l’administration américaine craint que la nouvelle flottille, qui devrait partir à Gaza le 25 juin, ne provoque une nouvelle crise entre les deux pays.
    La secrétaire d’Etat américaine Hilary Clinton devrait elle aussi évoquer cette question lors de ses prochains entretiens avec son homologue turc. Des responsables turcs ont fait savoir aux Américains qu’eux-mêmes n’étaient pas contents de la nouvelle flottille programmée : la Turquie craint un nouveau bain de sang qui dégradera davantage les relations entre la Turquie, Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne."

- Les partenaires européens de IHH maintiennent l'organisation d'une flottille pour Gaza (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Les-partenaires-europeens-de-IHH-maintiennent-l-organisation-d-une-flottille-pou_316735.html
   "Malgré la probable annulation par l'organisation turque IHH de la prochaine flottille pour Gaza, ses partenaires européens ont indiqué qu'ils maintiennent leur projet de naviguer jusqu'à la Bande de Gaza."


UNRWA

- UNRWA keeps lying (Elder of Ziyon) - "this shows how UNRWA has turned from a pro-active agency dedicated to truly reducing the number of refugees into a huge bureaucracy dedicated to maintaining the status quo - and making it worse".
http://elderofziyon.blogspot.com/2011/06/unrwa-keeps-lying.html
   "UNRWA's Chris Gunness tries to defend the indefensible in a YNet op-ed: "All refugee communities, whether those under the care of UNRWA or UNHCR, have their refugee status passed through the generations while their plight remains unresolved. Refugees in Kenya administered by UNHCR are a good example. In this regard, the accusation that UNRWA uniquely perpetuates the Palestine refugee problem is ignorant of international refugee law and practice." I cannot find any UNHCR documentation on the status of children born to real refugees, so I cannot address that specifically. However, UNRWA's definition of refugee is far removed from the definition that the UN established and uses today for all other cases.
    The UN defines a refugee as someone who "owing to well-founded fear of being persecuted for reasons of race, religion, nationality, membership of a particular social group or political opinion, is outside the country of his [or her] nationality and is unable, or owing to such fear, is unwilling to avail him [or her]self of the protection of that country; or who, not having a nationality and being outside the country of his [or her] former habitual residence as a result of such events, is unable or, owing to such fear, is unwilling to return to it."
    UNRWA's definition is completely different: "...any person whose "normal place of residence was Palestine during the period 1 June 1946 to 15 May 1948 and who lost both home and means of livelihood as a result of the 1948 conflict." Palestine refugees are persons who fulfil the above definition and descendants of fathers fulfilling the definition." There is nothing in the UN definition that explicitly includes children the way UNRWA does, even if in some limited circumstances they do so.
    But there is a much more important difference. The 1951 Convention on Refugees has exacting and specific criteria on how someone can end his or her refugee status:
   "(1) He [or she] has voluntarily re-availed himself of the protection of the country of his [or her] nationality;
    (2) Having lost his nationality, he [or she] has voluntarily reacquired it; or
    (3) He [or she] has acquired a new nationality, and enjoys the protection of the country of his [or her] new nationality; or
    (4) He [or she] has voluntarily re-established himself in the country which he [or she] left or outside which he [or she] remained owing to fear of persecution."

    UNRWA has no definition on how a person can lose their "refugee" status. If they leave the areas of UNRWA operations, they cannot avail themselves of UNRWA services, but they still define them as refugees forever. By any definition, including the UN's, Palestinian Arabs who received Jordanian citizenship should no longer be considered refugees, and the camps in Jordan should have been demolished long ago. By any definition, Palestinian Arabs who live in the territories are not refugees. They are in what was Palestine! The worst you can say is that they are displaced persons, which again makes no sense for anyone born after 1948.
    There is an additional difference. UNHCR works diligently to resettle or repatriate refugees so they no longer require UN services. UNRWA, on the other hand, works diligently to prolong people's refugee status so UNRWA can stay in business. This is why UNHCR has reduced the numbers of refugees in its purview most years of its existence, and UNRWA's refugee rolls have ballooned.
    Gunness writes: "On the question of resettling refugees, all internationally accepted paradigms for resolving the Arab-Israeli conflict envisage the refugee question being resolved in the context of a just and durable solution, based on UN resolutions and international law, agreed by the parties and in consultation with the refugees. It is the failure of the parties to reach such an agreement that is perpetuating the refugee crisis."
    Yet in the earliest UNRWA reports, the organization - and the UN - actively desired to resettle or repatriate refugees: "65. The General Assembly at its fifth session, recognizing that direct relief could not be terminated as envisaged in its resolution 302 (IV), authorized the Agency, by resolution 393 (V), to continue to furnish such relief for the period 1 July 1951 to 30 June 1952, and considered that "the reintegration of the refugees into the economic life of the Near East, either by repatriation or resettlement, is essential for the time when international assistance is no longer available and for the realization of conditions of peace and stability in in the area"."
    Gunness gets it exactly backwards. Gunness is saying that a resolution of the refugee problem depends on the peace process. His forebears in the UN, however, correctly noted that peace depends on solving the refugee problem! This was the UN's original mandate for UNRWA, albeit implicit. And this shows how UNRWA has turned from a pro-active agency dedicated to truly reducing the number of refugees into a huge bureaucracy dedicated to maintaining the status quo - and making it worse. There is only one country where the number of UNRWA refugees - tens of thousands of them - was successfully reduced, and in fact eliminated. That country is Israel, and the refugees have been equal citizens for six decades.
    "A neutral UN human development and humanitarian agency whose work promotes universal values in the Middle East cannot be blamed." Oh, yes it can be. UNRWA used to try to work with Arab countries to integrate refugees into their societies. It used to create works programs with the aim of making the refugees self-sufficient. Now it does nothing to reduce the descendants of the refugees' dependency on aid.
    If UNRWA wanted to do something positive, it would immediately leave the Jordanian camps and tell the government of Jordan that they are responsible for their own citizens' well-being. (There is the exception of the Jerash Gaza camp, where the residents should be allowed to move back to their homes in Gaza!) The UNRWA should also transfer all of its budget for Gaza and the West Bank to the PA, and tell Mahmoud Abbas that he is responsible for the welfare of his own citizens. And in Lebanon, UNRWA can keep its neutrality while insisting that Palestinian Arabs there be treated with equal rights, publicly pressuring Lebanon to ease its onerous restrictions that they place uniquely on Palestinian Arabs.
    As it is, UNRWA's supposed "neutrality" allows it to blame Israel for numerous perceived injustices but it does not have a negative word towards any Arab regime, even as Jordan strips citizenship from its Palestinian population. Gunness is a hypocrite and a liar, and UNRWA as it exists today must be dismantled to bring it more in line with how a refugee aid organization is supposed to work."


Monde

- Dix morts dans des frappes américaines au Pakistan (AP) - "On ignore l'identité des personnes tuées". Mais ces personnes sont a priori caractéristées comme "insurgés présumés". Un vocabulaire donc plutôt favorable à l'armée, mais pourtant totalement absent lorsqu'il s'agit de frappes israéliennes.
http://fr.news.yahoo.com/dix-morts-frappes-am%C3%A9ricainces-au-pakistan-093222116.html
   "Une double frappe de missiles lancés par des drones américains a visé mercredi des bâtiments d'insurgés et un véhicule à la frontière afghane, tuant au moins dix insurgés présumés, ont annoncé des responsables afghans. L'attaque s'est produite près de Wana, la principale ville du Sud-Waziristan, contre un complexe occupé par des insurgés proches de Maulvi Nazir, un important commandat de la région, selon ces responsables. On ignore l'identité des personnes tuées."
- Des drones américains tuent dix islamistes au Pakistan (Reuters) - "61 extrémistes présumés ont été tués dans la région du Sud-Waziristan depuis le 3 juin". C'est tout de même beaucoup. Et ici encore, on parle a priori des victimes comme "extrémistes présumés", malgré l'absence de vérification sur place.
http://fr.news.yahoo.com/des-drones-am%C3%A9ricains-tuent-dix-islamistes-au-pakistan-132746982.html
   "Des frappes aériennes vraisemblablement effectuées par des drones américains ont tué mercredi au moins dix extrémistes présumés dans la région pakistanaise du Sud-Waziristan, rapportent des responsables des services de renseignement. [...] Les Etats-Unis, via la CIA, ont récemment multiplié les bombardements de ce type dans cette région du Pakistan proche de la frontière avec l'Afghanistan, où s'abritent des taliban pakistanais alliés aux combattants d'Al Qaïda. Selon un décompte de l'agence Reuters, 61 extrémistes présumés ont été tués dans la région du Sud-Waziristan depuis le 3 juin."

- Des hélicoptères américains entrent en action à Bassorah, Patrick Markey (Reuters) - "Les médias irakiens font état pour leur part de la mort d'un civil dans l'opération".
http://fr.news.yahoo.com/des-h%C3%A9licopt%C3%A8res-am%C3%A9ricains-entrent-en-action-%C3%A0-bassorah-182710538.html
   "Des hélicoptères américains ont attaqué des miliciens présumés mercredi à Bassorah, faisant un mort, en réponse à des tirs de roquettes sur l'aéroport de la grande ville du Sud irakien, déclare l'armée américaine. Selon la version de l'US Army, sept roquettes ont été tirées sur les forces irakiennes et américaines stationnées à l'aéroport de Bassorah. [...] Les médias irakiens font état pour leur part de la mort d'un civil dans l'opération. [...]"


Point de vue

- Obama – No, he can't!, Yoram Ettinger (Ynet) - "The solid and sustained support enjoyed by Israel in the US derives its vitality from the American people and from their representatives on Capitol Hill and in the legislatures of the 50 states more than from the president".
http://www.ynet.co.il/english/articles/0,7340,L-4082463,00.html
   "President Obama pressures Israel to adopt his initiative, which is based on the 1949 ceasefire lines, including the repartitioning of Jerusalem and land swaps. He implies that Israeli rejection of his initiative would undermine US-Israel relations, while advancing Palestinian maneuvers at the UN. However, Obama lacks the domestic backing to effectively pressure Israel, which has recently gained in bi-partisan support on Capitol Hill and among constituents, while Obama lost the "Bin Laden Bump" and is struggling with a less-than-50% approval rating.
    Obama's power constraints are derivatives of the Federalist system, which is based on limited government with a complete separation of powers and checks and balances between Congress and the White House, Congressional "Power of the Purse" and the centrality of the constituent in a political system of bi-annual elections. Therefore, legislators are more loyal to – and fearful of - their constituents than to their party or to the president. Moreover, the loyalty to constituents constitutes a prerequisite for re-election.
    Obama's constraints in pressuring the Jewish State emanate from the unique attitude of Americans – as early as the 1620 landing of the Mayflower, as well as the Founding Fathers - to the idea of reconstructing the Jewish Commonwealth in the Land of Israel. The solid and sustained support enjoyed by Israel in the US derives its vitality from the American people and from their representatives on Capitol Hill and in the legislatures of the 50 states more than from the president. While the president plays a major role in shaping US-Israel relations, constituents and legislators laid the foundations to this relationship and they continuously codetermine its direction, tone and substance. They can also initiate, suspend, terminate and amend policies, direct presidents and overhaul presidential policies. The results of the November 2010 Congressional elections revealed that Obama's policies had lost the support of most constituents.
    According to a May 26, 2011 poll by CNN – which is usually critical of Israel – most Americans do not share Obama's attitude towards Israel. Some 82% consider Israel an ally and a friend, compared with 72% in 2001. Some 67% support Israel, while only 16% support the Palestinians, compared with 60%:17% in 2009. In fact, the Palestinians (16%) are as unpopular as are Iran (15%) and North Korea (17%). These CNN findings exceed the February, 2011 Gallup poll (68% considered Israel an ally), the April 2011 Rasmussen Report (most Americans opposed foreign aid to Arab countries but supported foreign aid to Israel) and the April 2010 Quinnipiac Polling Institute (66% expected Obama to improve treatment of Israel).
    But, the "Poll of Polls" is conducted daily in Congress – a coequal branch of government - where hard-core support of the Jewish State has been bi-partisan, robust and steady. Majority Leader, Senator Harry Reid and Minority Whip Congressman Steny Hoyer publicly criticized (fellow Democrat) President Obama's focus on the 1967 ceasefire lines. Other key Democrats – whose cooperation is critical to Obama's reelection campaign - have clarified that they expect him to veto any anti-Israel UN resolution. Just like their constituents – most Democrats value Israel as a unique ally, whose alliance with the US is based on shared values, mutual threats and joint interests.
    Will Prime Minister Netanyahu leverage this unique American support, defying pressure and solidifying Israel's posture of deterrence in the face of an unpredictably violent Middle East, where concessions breed radicalism, terrorism and war? Or, will he succumb to the psychological warfare launched by the White House?"
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Published by Occam - dans Juin 2011
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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 20:40

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- U.S. Voters Oppose One-Sided Palestinian Statehood Grab (The Israel Project) - “Americans recognize that this conflict is about more than simple territorial disputes. A lasting peace essentially starts with acknowledging Israel's right to exist.”
http://www.theisraelproject.org/site/apps/nlnet/content2.aspx?c=hsJPK0PIJpH&b=689705&ct=10876599
   "Palestinian Authority President Mahmoud Abbas has said he intends seeking United Nations recognition of a Palestinian state in September. President Barack Obama opposes this, and the poll commissioned by The Israel Project (TIP) shows that almost 60 percent of U.S. voters agree with him, including a majority of both Republicans and Democrats. U.S. opposition to the Palestinian ploy has grown since April, when only 51 percent were opposed. Asked about possible consequences of such a move, half of those polled said it would make a peace agreement less likely and 57 percent said it would harden extremists on both sides.
    The national survey of 800 registered voters was conducted June 5-7 by Public Opinion Strategies for The Israel Project and carried a margin of error of plus or minus 3.46 percentage points. Jennifer Laszlo Mizrahi, founder and president of The Israel Project, said: “The U.S. electorate clearly understands that unilateral action cannot bring peace to the region. Settling this conflict is a very complex issue and we continue to encourage the Palestinians to reject the involvement of the terrorist group Hamas and return to the negotiating table so that the needs and concerns of both sides can be addressed. Both sides deserve a better future.”
    Sixty-four percent of respondents agreed that, “the two sides can achieve a peace agreement only when they acknowledge each other’s right to exist.” In contrast, only 27 percent of respondents agreed with the statement: “The conflict between Israel and the Palestinians is really about land. Once agreements are reached on how to divide Jerusalem and establishing borders, the two sides can achieve a peace agreement.” Republican pollster Neil Newhouse, whose company conducted the survey, said: “Americans recognize that this conflict is about more than simple territorial disputes. A lasting peace essentially starts with acknowledging Israel's right to exist.”
    Two-thirds of those surveyed believe Israel should not negotiate with a Palestinian unity government that includes Iran-backed Hamas until it recognizes Israel and renounces violence. Hamas, an organization committed to Israel’s destruction, signed an agreement with Palestinian Authority President Abbas in May to form a unity government. Fifty-six percent of respondents said the United States should continue to support Israel in the conflict compared to only 10 percent who thought Washington should back the Palestinians. Half of voters said recent events have given them a less favorable impression of the Palestinians. [...]"

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Published by Occam - dans Juin 2011
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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 20:39

France

- Après une libération de Shalit, Paris pourrait parler au Hamas, Georges Malbrunot (Blog Le Figaro) - les diplomates du Quai d'Orsay estiment que demander aux islamistes de reconnaître Israël (et donc de renoncer à détruire ce pays par la "lutte armée" ou autre) est une "exigence maximaliste" qu'il faudrait abandonner.
http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2011/06/apres-la-liberation-de-shalit.html
   "Confidence d’un diplomate français, qui suit les affaires israélo-palestiniennes : «Une libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit nous permettrait d’envisager de nouveau un dialogue avec le Hamas ». [...] En 2008, la France avait ouvert un discret canal de discussions avec le Hamas. Mais sa révélation dans Le Figaro avait mis fin à cette timide ouverture.
    Depuis Paris et les principaux pays occidentaux posent trois conditions avant de parler aux islamistes : mettre fin au terrorisme, reconnaître l’État hébreu et les accords passés entre Israël et l’Autorité palestinienne. Une position jugée, en privé, maximaliste par de nombreux diplomates, qui se retrouvent finalement prisonniers de ces exigences. Une libération de Shalit par le Hamas serait vue comme un geste des intégristes, permettant peut-être à certains pays européens de sortir de l’impasse face à un mouvement considéré comme terroriste par l’Union européenne et les Etats-Unis, mais qui n’a pas perdu de son influence, malgré sa marginalisation par la communauté internationale."

- Lettre ouverte d'anciens ambassadeurs à Alain Juppé (Le Monde.fr) - Dans une nouvelle lettre ouverte anti-israélienne, Stéphane Hessel, Yves Aubin de La Messuzière et leurs amis du Quai d'Orsay expliquent que "la politique intérieure d'Israël ne peut l'emporter sur le droit international", que Nétanyahou a énoncé "de manière unilatérale des conditions injustifiables pour la reconnaissance d'un pseudo Etat palestinien" (pour rappel, les demandes de démilitarisation du futur Etat palestinien ou d'une reconnaissance de l'Etat juif ont aussi, pourtant, été formulées par Obama) et que "toute négociation bilatérale apparait vaine". Conclusion implicite : il faut reconnaître unilatéralement les "frontières de 1967" exigées par les Palestiniens et les imposer à Israël.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/14/lettre-ouverte-d-anciens-ambassadeurs-a-alain-juppe_1535586_3232.html
   "Monsieur le ministre d'Etat,
    Les anciens diplomates signataires de cette lettre, parmi lesquels certains eurent l'honneur de servir sous vos ordres, en vous exprimant tous leurs vœux pour la haute mission qui vous incombe à nouveau, souhaitent vous faire part de leurs préoccupations sur la conjoncture au Proche-Orient et la question palestinienne. La France a toujours su, dans le passé, exprimer sur ces problèmes ce qui était juste et entraîner derrière elle ses partenaires européens. Or, l'impasse est plus manifeste que jamais dans le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. [...]
    Nous avons la conviction que le moment est venu de reconnaître un Etat palestinien. [...] La réconciliation des mouvements palestiniens satisfait le préalable d'un engagement unitaire national. La politique intérieure d'Israël ne peut l'emporter sur le droit international. L'annexion ou l'occupation ne sauraient fonder un droit, y compris à Jérusalem. En énonçant de manière unilatérale des conditions injustifiables pour la reconnaissance d'un pseudo Etat palestinien, M. Netanyahu a jeté un défi à la communauté internationale et accroît les risques de conflits dans une zone du monde particulièrement vulnérable. [...]
    Désormais, toute négociation bilatérale apparaissant vaine, la reconnaissance de plein droit d'un Etat palestinien par les Nations unies à la prochaine session de l'Assemblée générale, selon la procédure même qui a permis la création de l'Etat d'Israël, ouvrira la voie à une paix durable assurant la pérennité et la sécurité d'Israël dans son environnement géographique et humain. Une telle décision rencontrera la volonté de justice exprimée tant par les mouvements arabes d'essence démocratique que par certains secteurs de l'opinion publique en Israël même et permettra l'établissement de la concertation méditerranéenne que la France souhaite intensément. [...]"

- Alain Juppé, Rantanplan d’Obama, Luc Rosenzweig (Causeur) - "Sa méfiance à l’égard des Etats-Unis et de l’OTAN, son tropisme pro-arabe, son aversion pour Israël, à peine tempérée par des formules rituelles relatives au « droit à l’existence » de l’Etat juif, demeurent le noyau irréfragable de sa vision du monde".
http://www.causeur.fr/alain-juppe-rantanplan-d%E2%80%99obama,10237
   "L’ancien premier ministre britannique, Tony Blair, avait été affublé par ses opposants de gauche du sobriquet de « caniche de George W. Bush » pour son soutien inconditionnel au président des Etats-Unis lors de la guerre d’Irak. . Soit dit en passant parenthèse, les métaphores animales, notamment canines, sont assez commodes pour rendre plus attrayantes au lecteur le compte-rendu des événements souvent ennuyeux de la vie politique nationale et internationale. Le pitbull qui déchire ses adversaires à belles dents est aux antipodes du Saint-Bernard, espèce très rare d’animal politique qui montre de la compassion pour ses semblables perdus dans le blizzard. On avait même, dans les années quatre-vingt, surnommé « Joxe-terrier » un responsable socialiste de petite taille, dont la fidélité à Pierre Joxe était inébranlable. Notons, avant de passer à l’essentiel de notre propos, que les femmes politiques n’ont pas l’honneur de se voir comparées à aucune des races canines connues. Elles se voient confinées à la basse-cour, comme dans la vieille France rurale, même lorsqu’elles se piquent de modernité. Françoise de Panafieu avec ses rollers restera donc dans les mémoires comme « la pintade à roulettes ». Cela donne du grain à moudre aux « Chiennes de garde », qui revendiquent pour la vigilance féministe la métaphore canine femelle, généralement utilisée pour décrire des comportements libidineux débridés.
    Notre nouveau ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, bénéficie actuellement de la bienveillance du microcosme médiatique et politique qui s’intéresse plus ou moins à la politique extérieure de la France. Bernard Guetta s’époumone presque chaque matin à vanter les exploits du Bordelais sur France Inter tandis qu’Hubert Védrine lui apporte les hommages de la gauche diplomatique chaque vendredi sur France-culture. Après la baudruche Kouchner et la serial-gaffeuse Alliot-Marie, Juppé nous aurait ramenés à une pratique solide et brillante de l’art diplomatique qui, comme chacun sait, est tout d’exécution.
    Alain Juppé, qui n’est pas un perdreau de l’année, et qui occupa déjà la fonction entre 1993 et 1995, a fait revenir vers le Quai d’Orsay quelques prérogatives que Bernard Kouchner avait laissé filer vers l’Elysée. On ne verra pas le successeur de Claude Guéant s’emparer du dossier syrien, ou la « cellule diplomatique » de l’Elysée humilier constamment les besogneux du Quai. A la notable exception du coup d’éclat de BHL, traitant directement avec Nicolas Sarkozy de l’affaire libyenne, Juppé s’est imposé comme le vrai patron de la diplomatie française, lui imprimant sa marque avec l’aval du président de la République. Ce dernier est parfaitement au courant qu’on ne gagne pas une présidentielle sur des dossiers de politique étrangère, et que ce n’est pas tous les jours qu’une guerre des Malouines menée sabre au clair peut vous sauver une réélection mal barrée. Il laisse donc son ministre gérer à sa guise des dossiers où il y beaucoup de coups à prendre et peu de lauriers à récolter.
    Alain Juppé sait comme personne déjouer les coups de vice des gnomes de Bercy, dont la détestation des diplomates est légendaire : passer le budget du Quai à la tronçonneuse leur procure une jouissance intense. Cela vaut à Juppé la gratitude et le respect des fonctionnaires, hauts, moyens et petits, qui font tourner la machine diplomatique française.
    Grâce à ces atouts, Alain Juppé a les mains libres pour agir en fonctions de ses convictions, dont on doit reconnaître qu’elles ne sont pas sujettes, comme chez bien d’autres, à d’importantes variations saisonnières. L’homme est passablement psychorigide, un trait de personnalité qui ne s’arrange pas avec l’âge. Lorsque les événements se mettent en travers de sa pensée ou de son action, ce sont les événements qui ont tort, pas lui. L’idée même d’autocritique, dans sa version jésuitique ou stalinienne, lui est aussi étrangère que le talmud pour un esquimau.
    J’ai pu le constater personnellement lors d’un petit déjeuner en tête-à-tête qu’il m’avait accordé en 2005 à Montréal, où il purgeait en exil les quelques mois d’inéligibilité que lui avait infligé la justice de son pays. (Je dois ce tête à tête au fait qu’Alain Juppé s’ennuyait ferme dans ce pays qui n’est pas un pays mais l’hiver, et considérait toute visite d’un journaliste français comme un rayon de soleil.) Sa méfiance à l’égard des Etats-Unis et de l’OTAN, son tropisme pro-arabe, son aversion pour Israël, à peine tempérée par des formules rituelles relatives au « droit à l’existence » de l’Etat juif, demeurent le noyau irréfragable de sa vision du monde.
    Revenu aux affaires, Alain Juppé s’emploie à faire revenir la France dans le jeu proche-oriental. Sur ce dossier, Barack Obama doit gérer une situation délicate. Après avoir échoué à faire revenir Israéliens et Palestiniens à la table des négociations, il se trouve confronté à la menace de ces derniers de porter, au mois de septembre, devant l’assemblée générale des Nations-Unies, une résolution approuvant la reconnaissance d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967. Cette reconnaissance ne deviendrait effective qu’avec l’approbation du Conseil de sécurité où les Etats-Unis disposent du droit de veto.
    Benyamin Netanyahou est venu s’assurer, devant le Congrès, que le soutien des législateurs américains lui était toujours acquis. Il a reçu un accueil triomphal, aussi bien des Républicains que des Démocrates. Il ne fait aucun doute que Washington mettra son veto à cette reconnaissance, car Obama ne peut pas, en année électorale aller à l’affrontement avec le Congrès. Néanmoins, il continue à faire pression sur les Israéliens et les Palestiniens pour qu’ils se mettent d’accord avant septembre, au moins sur la question des frontières et celle des exigences de sécurité formulées par Israël. Il laisse entendre à Netanyahou qu’il pourrait inciter les Européens à ne pas voter la résolution, ou du moins à s’abstenir, si Israël se montrait plus ouvert aux propositions de la Maison-Blanche.
    C’est alors qu’Alain Juppé entre dans l’arène : il lance, sous forme d’ultimatum, une proposition de conférence internationale à Paris au mois de juillet, initialement prévue pour traiter de l’aide financière à l’Autorité palestinienne, qui serait élargie aux négociations de paix. Et de menacer Netanyahou d’un vote sanction de la France à l’ONU s’il ne déférait pas à la convocation. Abbas a dit oui, et Netanyahou a diplomatiquement invité Alain Juppé à aller se faire admirer à Athènes.
    On pourrait penser qu’il s’agit là de la méthode classique du « good cop » et du « bad cop » destiné à faire craquer un individu récalcitrant dans un commissariat. Sauf qu’Alain Juppé s’est autoproclamé flic cogneur, ou en termes canins, il joue dans le film en cours le rôle de Rantanplan dans Lucky Luke. Cette idée de conférence embarrasse plutôt Obama et Hillary Clinton, qui ont fait savoir qu’elle n’aurait aucun objet si les négociations bilatérales entre Mahmoud Abbas et Benyamin Netanyahou n’avaient pas préalablement redémarré, et abouti à des résultats tangibles, ce qui n’est pas envisageable dans le court délai fixé par Paris. De plus, certains « éléments de langage » utilisés par la diplomatie française mettent Washington dans l’embarras : contrairement à Barack Obama, Juppé et Sarkozy estiment que la réconciliation des factions palestiniennes est « une bonne chose » pour le processus de paix.
    La réaction n’a pas tardé. Elle a pris la forme d’un accueil d’Angela Merkel à la Maison Blanche d’une chaleur volontairement inhabituelle, à faire verdir de jalousie le couple élyséen. Son arrivée fut saluée par dix- neuf coups de canon. Michelle Obama lui a fait l’honneur de déguster les légumes de son jardin personnel, et le dîner donné à la Maison Blanche pour la délégation allemande restera dans les annales du protocole local. L’attitude de Berlin dans le dossier du Proche-Orient n’est pas pour rien dans cette réception ostentatoire. Angela Merkel a déjà fait savoir qu’elle ne soutiendrait pas la proposition palestinienne devant les Nations-Unies, et son discours sur la question ne se distingue pas d’un iota des propos tenus à Washington.
    Par ailleurs, la candidature de dernière minute de Stanley Fischer, président de la Banque centrale d’Israël, à la direction générale du FMI intervient alors que Washington fait durer le suspense quant à son soutien à Christine Lagarde. Pourvu de la double nationalité américaine et israélienne, Fischer, qui jouit d’une excellente réputation dans les milieux financiers internationaux ne s’est pas lancé dans cette aventure sans avoir obtenu quelques garanties à Washington. Cette candidature est donc une mauvaise manière faite envers Paris, qui montre à quel point la France a perdu son crédit non seulement en Israël (ce qui n’est hélas pas nouveau) mais aussi au sein des milieux dirigeants politiques et économiques des Etats-Unis.
    Avec Alain Juppé, on est donc revenu à cette bonne vieille diplomatie française déclamatoire, qui provoque les cocoricos dans la basse-cour hexagonale, mais dont les résultats sont loin d’être à la hauteur des ambitions affichées."

- Elections 2012 : Dieudonné dénonce les "apôtres de l'antéchrist Strauss-Kahn" (Vidéo 7mn02) - "Le prochain président sera très certainement un ami d'Israël, pédophile et violeur d'enfant".
http://www.dailymotion.com/video/xja200_dieudonne-les-apotres-de-l-antechrist-strauss-khan_news
    - Dieudonné à 1mn04 : "Comme vous l'avez appris, et sans surprise, mes collègues humoristes de la classe politique s'apprêtent à nous livrer la saison 24 de la série "Qui sera président ?" Là encore on ressent un énième foutage de gueule aux forts relents de déjà-vu. D'ailleurs à l'annonce de ce pitoyable programme de divertissement, une forte odeur de sperme rance émane de mon téléviseur. Les apôtres de l'antéchrist Strauss-Kahn sont à l'oeuvre. [...] Comme dirait Polanski, démocratie aujourd'hui ça rime surtout avec touche-moi le zizi."
    - Dieudonné à 3mn54 : "Dans ce monde de rigolade et d'enculerie, tout est permis nous le savons bien. Le prochain président sera très certainement un ami d'Israël, pédophile et violeur d'enfant. Mais nous l'accepterons sans broncher, c'est notre lot, amis esclaves, car en réalité nous ne décidons de rien aujourd'hui."

- Commentaires haineux du jour sur Le Monde.fr - Israël est "un Etat raciste et colonialiste au coeur de tous les dérèglements et des guerres du Proche et du Moyen-Orient."
http://www.lemonde.fr/idees/reactions/2011/06/14/lettre-ouverte-d-anciens-ambassadeurs-a-alain-juppe_1535586_3232.html
- Jo (13h58)
   "[Les Palestiniens sont] un peuple apatride parqué derrière un mur de béton de 8 mètre de haut par l'un des pays les plus riches du monde qui n'a même pas l'excuse d'être une dictature pour pouvoir absoudre sa population des actes de ces dirigeants."
- PHILIPPE_J (17h26)
   "[...] L'alignement atlantiste insensé, orchestré par notre Président si peu français d'esprit, s'est donc traduit aussi par le soutien aveugle à un Etat raciste et colonialiste au coeur de tous les dérèglements et des guerres du Proche et du Moyen-Orient. Il n'est que juste et urgent de retrouver le droit fil gaullien !"
- JEAN-CLAUDE MEYER (19h18)
   "[...] Israel a tout fait pour aboutir à la situation actuelle et en profiter pour continuer ses actions illégales et internationalement condamnables. il est temps de faire justice et le mettre au pas"


Israël

- Fischer écarté de la candidature pour le FMI (JP)
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1302257347574&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Le Fonds Monétaire International (FMI) a écarté lundi la candidature du gouverneur de la Banque d'Israël Stanley Fischer au poste de directeur général, augmentant les chances de la ministre française de l'Economie Christine Lagarde. Le Conseil d'administration du FMI a rejeté la possibilité de changer le règlement du FMI qui aurait permis à Fischer, 67 ans, de concourir, ont indiqué deux responsables du FMI à Reuters. Le règlement du Fonds stipule que l'âge limite d'un nouveau directeur général doit être de 65 ans.
    Fischer a commenté : "J'espérais que le Conseil d'administration changerait cette politique pas seulement pour moi, mais aussi pour de futurs candidats." Les officiels ont indiqué de leur côté que changer le règlement pour Fischer aurait nécessité la réouverture de tout le processus pour permettre à d'autres candidats âgés de plus de 65 ans de présenter leur candidature. Fischer a accepté la décision, déclarant : "je continuerai avec joie et fierté à remplir mon rôle à la Banque d'Israël". Un communiqué du Conseil d'admnistration du FMI a confirmé qu'il étudiera les candidatures de Christine Lagarde et d'Agustin Carstens, patron de la Banque centrale du Mexique. [...]"


Gaza & Hamas

- Le Hamas pourrait proposer Haniyeh (JP)
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1302257348207&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Alors que le Hamas et le Fatah se rencontrent mardi pour discuter de la formation du gouvernement d'unité, la tension continue de monter sur le nom du futur chef de ce gouvernement. Un haut responsable du Hamas a déclaré au journal Al-Hayat que le Hamas nommerait le Premier ministre du Hamas Ismael Haniyeh pour diriger le nouveau gouvernement d'unité si le Fatah insistait pour conserver le Premier ministre de l'Autorité palestinienne (AP) Salam Fayyad comme leur unique proposition.
    Selon cet officiel, le Hamas ne peut accepter Fayyad comme chef du nouveau gouvernement car "il est d'accord avec les positions politiques des Américains et des Israéliens malgré le fait qu'il était convenu que (le gouvernement de réconciliation Fatah-Hamas) ne serait pas dépendant d'un agenda politique". Le Hamas a rejeté la nomination de Fayyad quelques heures seulement après son annonce dimanche dernier. Salah Bardawil, un responsable du Hamas, avait déclaré : "Nous ne sommes pas d'accord pour accorder notre confiance à Salam Fayyad pour diriger un gouvernement d'union nationale."
    D'après l'accord de réconciliation, chacune des deux parties doit présenter des candidats pour le gouvernement d'unité. Selon un sondage réalisé entre le 31 mai et le 4 juin sur 1198 Palestiniens de Gaza et de Judée-Samarie, une majorité estime que Fayyad est le candidat le plus approprié pour diriger le nouveau gouvernement."
- Mahmoud Abbas et Khaled Mechaal se retrouveront au Caire le 21 juin prochain (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Mahmoud-Abbas-et-Khaled-Mechaal-se-retrouveront-au-Caire-le-21-juin-prochain_316642.html
   "Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le chef du bureau politique du Hamas Khaled Mechaal se retrouveront le 21 juin au Caire pour "finaliser la formation du gouvernement" d'indépendants, a déclaré le chef de la délégation du Fatah aux discussions avec le Hamas au Caire. "Il a été convenu aujourd'hui, lors de la réunion entre les délégations du Fatah et du Hamas, en concertation téléphonique avec le président Abbas et Khaled Mechaal, d'une rencontre pour finaliser la formation du gouvernement mardi prochain", a indiqué Azzam al-Ahmad, qui conduit la délégation du Fatah. "Il a également été décidé que cette rencontre serait la dernière pour conclure la question du "gouvernement transitoire d'indépendants", a ajouté al-Ahmad."

- La reconnaissance d'un Etat palestinien à l'ONU hypothéquée par la discorde entre le Hamas et le Fatah, Laurent Zecchini (Le Monde) - "Chacun sait que la "réconciliation" palestinienne est un faux-semblant, mais les deux factions ont, dans l'immédiat, intérêt à jouer le jeu de l'unité".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/06/14/la-reconnaissance-d-un-etat-palestinien-a-l-onu-hypothequee-par-la-discorde-entre-le-hamas-et-le-fatah_1535946_3218.html
   "[...] Le Fatah, principal parti de l'Autorité palestinienne, s'est prononcé, samedi 11 juin, en faveur de Salam Fayyad, premier ministre sortant et architecte du renouveau institutionnel et économique de la Cisjordanie. Si le Hamas, le parti islamiste au pouvoir à Gaza, a rejeté ce choix dès dimanche, c'est parce qu'il voit dans l'intéressé l'homme des Américains.
    C'est précisément en quoi Salam Fayyad est un choix difficilement contournable. Sans lui, le risque est grand de voir les donateurs se détourner de l'Autorité palestinienne. Mahmoud Abbas, son président, ne s'est pas rallié au choix de Salam Fayyad dans l'enthousiasme. Une sourde rivalité oppose les deux hommes. Et l'ancien expert de la Banque mondiale s'est fait beaucoup d'ennemis dans les rangs du Fatah en luttant contre la corruption.
    Au sein du Hamas, le jeu politique est tout aussi complexe. Fragilisée par la déstabilisation politique que connaît son puissant parrain syrien, l'aile politique du Mouvement de la résistance islamique, dirigée par Khaled Mechaal (en exil à Damas), veut favoriser un rapprochement avec le Fatah. A Gaza, les "durs" du Hamas, comme Mahmoud Zahar, n'ont pas l'intention d'accorder au Fatah une chance de retrouver autorité et popularité dans la bande de Gaza.
    Chacun sait que la "réconciliation" palestinienne est un faux-semblant, mais les deux factions ont, dans l'immédiat, intérêt à jouer le jeu de l'unité. Plus encore que le Fatah, le Hamas a besoin du soutien de l'Egypte, qui a favorisé la réconciliation palestinienne et desserré l'étau du blocus israélien [et pas égyptien peut-être ??] en ouvrant le point de passage frontalier de Rafah. Les autorités égyptiennes parviendront-elles à convaincre le Hamas d'accepter Salam Fayyad ? L'enjeu est d'importance, tant il pèse sur l'échéance onusienne de septembre. [...]"


Judée-Samarie

- Naplouse : un Palestinien condamné à 3 ans de travaux forcés pour "espionnage au profit d'Israël" (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Naplouse-un-Palestinien-condamne-a-3-ans-de-travaux-forces-pour-espionnage-au-pr_316641.html
   "Le tribunal de Naplouse (Shkhem) a condamné un Palestinien à 3 ans de travaux forcés pour "espionnage au profit d'Israël". Le procureur de l'Autorité palestinienne a prétendu que l'accusé a transmis des informations à Tsahal concernant des membres actifs d'organisations luttant contre Israël ainsi que sur des institutions de l'Autorité palestinienne à Naplouse. Le procureur a prévenu qu'il poursuivra "tous ceux qui porteront atteinte à la sécurité nationale"."


"Processus de paix"

- Une nouvelle pression sur Netanyahu : l’Union européenne prend elle aussi l’initiative d’un plan de paix, Barak Ravid (Haaretz)
http://www.ambafrance-il.org/REVUE-DE-PRESSE-Lundi-13-juin-2011,9036.html
   "Après l’initiative française pour relancer les négociations israélo-palestiniennes par le biais d’une conférence à Paris, l’Union européenne pousse désormais à présenter un plan de paix international qui constituera une alternative à la démarche palestinienne unilatérale à l’ONU. La ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne, Catherine Ashton, a adressé une lettre à la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, au ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, dans laquelle elle leur demande de provoquer une réunion urgente du Quartette afin de lancer une initiative de paix basée sur le discours d’Obama.
    Selon un diplomate européen de premier plan, l’envoi de cette lettre a été fait en coordination entre Ashton et les gouvernements français, britannique, allemand, italien et espagnol. « Les Français ont présenté leur propre initiative qui a été rejetée par les Américains, mais nous avons toutefois décidé de continuer à pousser les Américains à promouvoir un plan de paix qui contribuera à freiner la démarche palestinienne à l’ONU ».
    Dans sa lettre, Ashton écrit qu’au vu des derniers « événements dramatiques » dans le monde où certains pays subissent des mutations alors que dans d’autres, « les régimes s’accrochent au pouvoir et sèment l’instabilité et l’insécurité dans toute la région », il y a désormais une « nécessité urgente » de trouver une solution au conflit israélo-palestinien. « Malheureusement, nous ne voyons pas d’avancée à ce sujet », a-t-elle ajouté. Ashton exprime également son opposition à la démarche palestinienne auprès de l’ONU. « Ce n’est pas le moment pour des démarches unilatérales d’aucune des deux parties car cela risque de mener à l’escalade », a-t-elle souligné. Elle propose donc comme alternative à la démarche palestinienne de lancer une initiative de paix internationale qui jettera les bases à la reprise des négociations et sera fondée sur le discours d’Obama du 19 mai."

- FM Lieberman: EU peace efforts in Mideast are 'naive', Barak Ravid (Haaretz) - "This is an attempt to distort the international community's correct set of priorities".
http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/fm-lieberman-eu-peace-efforts-in-mideast-are-naive-1.367595
   "Foreign Minister Avigdor Lieberman rejected on Tuesday the European Union's peace initiative. The plan, revealed in Haaretz on Tuesday, aims to restart negotiations between Israel and the Palestinian Authority by convening a Middle East peace conference in Paris. "This is an attempt to distort the international community's correct set of priorities," Lieberman told Army Radio, stressing that the current events in Iran and Syria should take precedence.
    "We know a lot of initiatives, and not just from today," Lieberman said. "There is a French initiative and a plan for a conference in Moscow, but when I speak to my colleagues I tell them, 'you are trying to take the Palestinian story and alter the natural agenda in the Middle East'." Lieberman mentioned the events in Syria and Yemen, saying "you can't compare the situation in the Arab world to what is happening here… and we haven't even mentioned the situation in Iran, Sudan and Pakistan." "The attempt give top priority to the Palestinian issue is naïve," he said. [...]"

- Guido Westerwelle à Ramallah : pas d'alternative aux pourparlers de paix (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Guido-Westerwelle-a-Ramallah-pas-d-alternative-aux-pourparlers-de-paix_316614.html
   "Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a réaffirmé mardi à Ramallah que son pays soutenait des négociations plutôt que des "actions unilatérales" pour parvenir à la création d'un Etat palestinien. "Le gouvernement allemand pense que des actions unilatérales seraient très contre-productives, les négociations devraient être la voie", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre palestinien Salam Fayyad."

- Le président du Parlement européen : une initiative unilatérale des Palestiniens serait dangereuse (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Le-president-du-Parlement-europeen-une-initiative-unilaterale-des-Palestiniens-s_316619.html
   "Le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, actuellement en visite à Ramallah, après s'être rendu à Gaza, a estimé qu'une "décision unilatérale des Palestiniens pourrait être dangereuse". Buzek a ajouté : "je comprends ce que les Palestiniens ont au fond de leur coeur, mais une telle décision unilatérale (la demande de reconnaissance d'un Etat palestinien devant l'Onu en septembre prochain, ndlr) risque de compliquer les choses. La seule manière d'aboutir à la paix passe par des négociations"."

- Shimon Pérès : il y a déjà la paix à Jérusalem, un accord ne pourra que lui nuire (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Shimon-Peres-il-y-a-deja-la-paix-a-Jerusalem-un-accord-ne-pourra-que-lui-nuire_316601.html
   "''A Jérusalem, il y a la paix, et celui qui tentera d'en faire un accord, ne pourra que lui nuire'', a déclaré ce mardi le président israélien Shimon Pérès, en visite dans le village bédouin de Houra. Et d'ajouter que ''toutes les religions prient aujourd'hui à Jérusalem. Les prières montent au ciel, et le gouvernement ne s'y ingère pas''."

- A propos d’une mise en garde saoudienne, David Ruzié (professeur émérite des universités, spécialiste de droit international) - "l’ONU ne peut pas en 2011, avoir la même attitude qu’en 1947, lorsque la Grande-Bretagne lui a laissé le soin de statuer sur l’avenir du territoire sous mandat que lui avait confié la Société des Nations, alors disparue".
http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=25747
   "Dans l’édition datée du 14 juin, la correspondante à Washington du journal Le Monde [Corine Lesnes] fait écho à une tribune publiée, dimanche, dans le Washington Post, par le prince Turki Al-Fayçal, fils du feu roi Fayçal, ancien ambassadeur saoudien à Washington et ancien chef des services secrets saoudiens. [...]
    [Contrairement à ce que Al-Fayçal prétend] l’ONU ne peut pas en 2011, avoir la même attitude qu’en 1947, lorsque la Grande-Bretagne lui a laissé le soin de statuer sur l’avenir du territoire sous mandat que lui avait confié la Société des Nations, alors disparue. L’Assemblée générale pouvait, alors, recommander un partage, impliquant une délimitation des territoires de deux Etats (juif et arabe) en devenir, tandis qu’à l’heure actuelle, l’Organisation mondiale ne dispose d’aucune compétence pour imposer des frontières à l’Etat d’Israël, qu’elle a accueilli comme membre, il y a plusieurs décennies.
    Même s’il est vrai qu’Israël ne peut pas imposer unilatéralement son point de vue, les Nations Unies ne peuvent davantage imposer le leur. Seule la négociation peut régler la question des frontières.
    [...] le prince saoudien se lance dans une comparaison tout à fait fallacieuse que la journaliste du Monde se garde bien évidemment de critiquer. Après avoir rappelé que la création de l’Etat d’Israël en 1947 a été « avalisée » par l’ONU, il écrit : « Pourquoi les Palestiniens ne se verraient-ils pas accorder les mêmes droits que les Nations unies ont accordés à l’Etat d’Israël à sa création en 1947 ? »
    Précisément, car, ainsi que nous venons de le dire, la situation n’est absolument pas la même : Israël existe en tant qu’Etat souverain depuis plus de 63 ans, mais avec une délimitation incomplète de son territoire vers l’Est. Avant de prétendre à être reconnu, encore faudrait-il que l’Etat palestinien puisse se prévaloir de son existence, car ainsi que nous l’avons également rappelé, à différentes reprises, l’« existence » précède la « reconnaissance » d’un Etat.
    A plus forte raison, l’Etat palestinien ne peut prétendre à être « admis » à l’ONU - hypothèse d’ailleurs tout à fait irréalisable du fait que l’admission d’un membre suppose un vote du Conseil de sécurité, où précisément les Etats-Unis utiliseraient leur droit de veto. Même non reconnu par un certain nombre d’Etats, Israël n’en existe pas moins et son existence n’est contestée que par une minorité d’irréductibles. [...]"


Egypte

- Des responsables israéliens : « l’Egypte utilise avec cynisme l’arrestation de l’Israélien », Mati Tuchfeld, Daniel Sirioti, Dan Lavi & Shlomo Tsezana (Israël Hayom) - "la vague anti-israélienne montante dans la rue égyptienne serait à l’origine de l’arrestation de Grapel".
http://www.ambafrance-il.org/REVUE-DE-PRESSE-Lundi-13-juin-2011,9036.html
   "« L’arrestation d’Ilan Grapel pour espionnage en faveur d’Israël n’est qu’une tentative des chefs du régime militaire égyptien de renforcer leur contrôle du pays ». C’est ce qu’ont estimé hier de hauts responsables israéliens. Selon un haut responsable politique israélien, « la vague anti-israélienne montante dans la rue égyptienne serait à l’origine de l’arrestation de Grapel ; c’est une tentative pour détourner la colère des foules qui manifestent depuis quelque jours contre le nouveau régime militaire. L’affaire actuelle rappelle celle d’Azam Azam (l’Arabe israélien incarcéré en Egypte pour espionnage et libéré huit ans après, en 2005, dans le cadre d’un marché) ; cette fois-ci aussi, les accusations s’avéreront complètement fausses ».
    Jérusalem a vivement démenti hier les allégations égyptiennes selon lesquelles Grapel, un Israélo-américain de 27 ans qui séjournait au Caire depuis plusieurs mois et avait fait son service militaire en Israël, serait un agent du Mossad. Israël a décidé en fait de laisser l’essentiel du traitement de ce dossier aux Américains. Selon le ministère israélien des Affaires étrangères, la raison principale de cette décision est le fait que Grapel soit entré en Egypte avec son passeport américain.
    Malgré les vifs démentis israéliens, en Egypte, cette nouvelle affaire continue à faire des vagues. Un responsable du ministère égyptien des Affaires étrangères a indiqué hier que Grapel est soupçonné de délits aggravés : atteinte à la sécurité nationale égyptienne et incitation à l’insurrection. Ce dernier chef d’accusation est dû notamment aux photos sur lesquelles on voit le jeune homme manifester sur la place Tahrir contre le régime égyptien et contre l’implication de Barack Obama dans la crise égyptienne. Le responsable égyptien estime que seule une activité diplomatique américaine intensive pourrait empêcher la poursuite de la procédure judicaire contre Grapel. Des responsables égyptiens estiment en effet que grâce à l’intervention américaine, Grapel finira par être expulsé du pays."

- Lieberman : "Grapel n'a aucun lien avec les renseignements" (JP) - "C'est une erreur ou un comportement bizarre des Egyptiens".
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1302257347785&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Israël a nié mardi qu'Ilan Grapel, citoyen israélo-américan arrêté en Egypte, était un espion. "Il s'agit d'un étudiant, peut-être un peu étrange ou imprudent. Il n'a aucun lien avec une institution d'espionnage, ni en Israël, ni aux Etats-Unis, et ni sur Mars", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman sur la radio de l'armée. "C'est une erreur ou un comportement bizarre des Egyptiens. Ils ont reçu toutes les clarifications et j'espère que toute l'histoire va se terminer rapidement", a-t-il poursuivi.
    Dimanche, le juge égyptien Hesham Badawi a ordonné la détention de Grapel pour 15 jours sur des soupçons "d'espionnage en Egypte dans le but de nuire aux intérêts économiques et politiques du pays", a rapporté l'agence de presse MENA, et affirmant qu'il travaillait pour le Mossad, l'agence d'espionnage d'Israël. Le ministre a refusé de commenter les rapports dans les journaux à propos des liens de Grapel avec les renseignements israéliens en Egypte, indiquant : "je ne lis pas les journaux, et c'est la raison pour laquelle je ne sais pas ce que disent ces rapports".
    Lundi, Binyamin Ben-Eliezer (Travailliste) avait critiqué les forces de sécurité égyptiennes sur cette opération, les qualifiant d'inexpérimentées dans leur arrestation de Grapel. Sur Kol Israël, l'ancien ministre de la Défense a indiqué qu'il espérait que cette arrestation ne signifiait pas une nouvelle tendance dans les relations israélo-égyptiennes alors que le gouvernement là-bas tente d'obtenir l'appui de différents éléments dans le pays. Des initiatives telles que faciliter la réconciliation entre le Hamas et le Fatah ou ouvrir la frontière de Rafah ont été vues par Israël comme des tentatives du gouvernement égyptien de s'attirer la sympathie d'une large frange de la population sur la question palestinienne.
    Lieberman a aussi exprimé son désir de solidifier les relations avec le nouveau gouvernement égyptien, déclarant : "Nous voulons définitivement institutionaliser les relations avec le nouveau régime en Egypte"."

- Visite secrète au Caire, Eli Berdenstein (Maariv) - "Israël reste très inquiet des derniers développements en Egypte, notamment en ce qui concerne la montée à prévoir des Frères musulmans aux prochaines présidentielles".
http://www.ambafrance-il.org/REVUE-DE-PRESSE-Lundi-13-juin-2011,9036.html
   "Le Maariv a appris que le vice-ministre des Affaires étrangères, Dani Ayalon, s’est rendu discrètement en Egypte il y a deux semaines pour des entretiens avec les chefs du nouveau régime. Il s’agit là de la première visite ministérielle israélienne en Egypte depuis le début de la révolution, en janvier dernier. Hier encore, le ministère israélien des Affaires étrangers démentait l’existence de cette visite.
    C’est la première fois depuis des années qu’un ministre qui n’est ni un ministre de la Défense ni un ministre proche de l’Egypte (comme l’était Binyamin Ben-Eliezer) se rend en Egypte. Cette visite est d’autant plus surprenante qu’Ayalon est l’adjoint d’Avigdor Liberman, en froid avec les Egyptiens. Liberman était portant au courant de cette visite, lors de laquelle Ayalon s’est entretenu avec le chef du conseil militaire Mohamed Tantawi et avec le ministre des Affaires étrangères, Nabil Al-Arabi. Plusieurs sujets ont été abordés dont notamment l’accord de réconciliation Fatah-Hamas, l’ouverture du poste-frontière de Rafah, la sécurisation de la livraison de gaz égyptien en Israël ainsi que sa reprise (qui a effectivement eu lieu quelques jours après la visite).
    Il semblerait cependant que la visite d’Ayalon représente surtout une première tentative pour transformer les relations entre les deux pays et des les ancrer dans le domaine diplomatico-politique. En effet, depuis de longues années, les visites israéliennes en Egypte n’avaient pas été coordonnées avec le ministère israélien des Affaires étrangères. Israël reste très inquiet des derniers développements en Egypte, notamment en ce qui concerne la montée à prévoir des Frères musulmans aux prochaines présidentielles, le rapprochement entre l’Iran et le Hamas, les questions ayant trait à la sécurité comme l’ouverture du poste-frontière de Rafah et la sécurisation du gazoduc reliant les deux pays, ou encore l’absence de contrôle égyptien au Sinaï, etc."

- Muslim Brotherhood: Anti-Americanism Linked to Anti-Semitism (IPT) - Le leader des Frères musulmans le 2 juin dernier : "Allah has warned us the tricks of the Jews, and their role in igniting the fire of wars."
http://www.investigativeproject.org/2968/muslim-brotherhood-anti-americanism-linked-to
   "Anti-Americanism and anti-Semitism go hand-in-hand in the Muslim Brotherhood's ideology, as demonstrated in a recent speech by the group's leader Mohamed Badie. To Badie, the current problems in the Middle East have historical roots in a Jewish conspiracy, coupled with Masonic and American/Western elements. "Allah has warned us the tricks of the Jews, and their role in igniting the fire of wars," Badie said in a speech posted to the Brotherhood's Arabic-language website on June 2 and translated by the Investigative Project on Terrorism. "The Almighty said: 'Every time they light the fires of war, Allah extinguishes them; and they labor hard to spread corruption on earth: and Allah does not love the spreaders of corruption."
    According to Badie, "such was their [the Jewish] plot by night and by day to divide the Muslims, old and new." Their intentions could be traced from Napoleon to the founder of Zionism, Theodor Herzl, and on to the strife in Arab nations like Sudan. "We will only gain their land by feeding the fire of animosity between them, to facilitate their destruction by our hands," Badie claimed that Herzl said at a 1903 Masonic Conference. As a part of this conspiracy, Badie argues that the West is in collaboration with the Jews. "O Muslims: I do not think that the West wants well for Muslims good," Badie said. "I do not imagine the Americo-Zionist alliance wants our blessed revolution to reach its objectives, in the forefront of which are: that we enjoy freedom in our land, that we be independent in our decision and that we have sovereignty over our homelands."
    The speech underlines assertions that the Brotherhood has not reformed its ideology, despite public pronouncements on their website and in English-language comments to the media. The organization recently generated controversy by condemning the killing of Osama bin Laden, and for its support for terrorism and a shaky commitment to democratic principles."

- Après Tahrir, "libérer les mentalités", Cécile Hennion (Le Monde) - Ibrahim Issa : "notre société souffre de fanatisme, d'ignorance, de pensée unique et d'une dépendance aux illusions religieuses".
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/06/14/apres-tahrir-liberer-les-mentalites_1535846_3212.html
   "[...] Les opinions s'expriment partout, et par tous. L'écrivain Sonallah Ibrahim dont les romans ont dépeint une jeunesse égyptienne moins préoccupée de politique que de "la couleur de leurs baskets ou de la marque de la voiture de leur rêve", se réjouit de cette atmosphère nouvelle où "chaque Egyptien se comporte comme un expert en politique". "Le mur de la peur est tombé. Mais pour autant, prévient-il, la révolution n'a pas encore eu lieu. Les changements censés l'accompagner ne se sont pas produits. Les Egyptiens savent très bien ce dont ils ne veulent plus - l'oppression, l'état policier -, mais ne savent pas encore ce qu'ils veulent. Les barrières au changement sont nombreuses. La société n'est pas ouverte à toutes les discussions."
    La religion est sans doute le sujet le plus délicat. En s'exprimant publiquement contre le deuxième article de la Constitution, qui stipule que la loi islamique est la source principale de la législation, l'écrivain a déclenché "la colère des fanatiques". "Au-delà de cette minorité, affirme M. Ibrahim, la plupart des citoyens musulmans considèrent que l'islam respecte la liberté des autres religions. Ils ne voient pas les discriminations que cet article engendre, sans parler de la condition de la femme, elle aussi menacée." Se débarrasser des reliquats du régime, dépoussiérer, nettoyer, faire place nette : ces expressions reviennent sans cesse. La lutte des intellectuels ne vise pas tant les individus qu'un état d'esprit persistant, favorisant, à chaque occasion, le retour des interdits.
    Exemple parmi d'autres, la décision, en mai, du nouvel administrateur de la radio et de la télévision d'Etat, de bannir les "baisers" du petit écran. Son initiative, applaudie par les intégristes, a provoqué un tollé dans les milieux libéraux et son départ précipité. Au département de la censure (toujours en place), une source affirme que l'interdiction du baiser avait été prise "suite au courrier d'un téléspectateur réclamant "plus de religion et plus de décence". Selon (l'administrateur), cette lettre exprimait la volonté de la majorité du peuple égyptien. C'est peut-être vrai mais, pour le moment, les libéraux ont le vent en poupe." [...]
    Il y aurait encore d'autres forces contre-révolutionnaires, cherchant à tirer profit du conservatisme de la société égyptienne. Adel Hamouda, directeur du quotidien indépendant Al-Fagr, dénonce les pays du Golfe qui, redoutant le vent de la révolte, "cherchent les moyens de contrôler les médias égyptiens en y injectant des millions". Il affirme ainsi que "cinq groupes d'investisseurs d'Arabie saoudite et du Qatar ont proposé de racheter (son) journal pour une somme colossale". "Quand on voit comment les chaînes satellitaires saoudiennes jettent de l'huile sur le feu à chaque fois qu'il est question de problème intercommunautaire en Egypte, ajoute-t-il, c'est une véritable source d'inquiétude."
    Dans un immeuble du quartier de Dokki, une armée de journalistes s'active dans des bureaux neufs. Le journal Tahrir se prépare à sortir son premier numéro. Il est dirigé par Ibrahim Issa, célèbre pour ses démêlés avec l'ancien régime. Parmi les cent quarante-sept journalistes de la rédaction, "plus de la moitié sont des blogueurs", explique M. Issa qui, à 46 ans, est le plus vieux d'entre eux. "Le climat d'oppression qui a régné sous Moubarak et ses prédécesseurs a rendu malade notre société, qui souffre de fanatisme, d'ignorance, de pensée unique et d'une dépendance aux illusions religieuses, estime M. Issa. Pour les combattre nous avons besoin de la jeunesse et de son enthousiasme." La ligne éditoriale de son journal résume le combat de beaucoup d'intellectuels égyptiens d'aujourd'hui : "Le peuple veut libérer les mentalités"."


Liban, Syrie & Hezbollah

- Le Hezbollah et ses alliés dominent le nouveau gouvernement libanais, Laure Stephan (Le Monde) - pour l'opposition ce gouvernement du Hezbollah sert de "bouclier face à la fragilisation du régime syrien".
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/06/14/le-hezbollah-et-ses-allies-dominent-le-nouveau-gouvernement-libanais_1535945_3218.html
   "[...] En imposant sa coalition, le parti chiite armé se retrouve à nouveau en situation de force, alors qu'il apparaissait affaibli par la contestation en Syrie, fragilisant l'axe de la "résistance" au Proche-Orient. A la différence des soulèvements en Egypte ou à Bahreïn, qu'il a plébiscités, le Hezbollah a dénoncé à plusieurs reprises un "complot" contre un pouvoir qui le soutient. Le Parti de Dieu a aussi démenti les "rumeurs" faisant état de la participation de membres de sa formation dans la répression en cours en Syrie. [...]
    Parmi les partisans de l'Alliance du 14-Mars, le camp de Saad Hariri passé à l'opposition, on croit que Damas, dont les forces ont occupé le Liban jusqu'en 2005, a alors donné l'impulsion pour la constitution du cabinet. Joint par Le Monde, Farès Souhaid, coordinateur général du 14-Mars et ancien député, a qualifié le gouvernement formé de "syro-hezbollahi". Le responsable craint que le cabinet libanais serve de "bouclier face à la fragilisation du régime syrien". Pour M. Souhaid, le processus a été accéléré par l'isolement progressif de la Syrie. Le régime a perdu plusieurs de ses alliés, comme la Turquie, et voit se rapprocher la possibilité d'une condamnation par les Nations unies. Damas aurait ainsi, selon plusieurs acteurs du 14-Mars, voulu disposer d'un "allié" immédiat et d'une carte de négociations sur la scène internationale. [...]
    Le vote du Liban, membre non permanent du Conseil de sécurité jusqu'en décembre, sera scruté, si un projet de résolution contre la Syrie devait être présenté. Sa position face à l'acte d'accusation que doit publier le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé de juger les assassins de Rafic Hariri, mort en février 2005, constituera un autre test important. Damas est hostile au TSL. Redoutant de voir plusieurs de ses membres accusés, le Hezbollah avait souhaité des garanties de M. Miqati quant à un gel ou un rejet du document lors de sa parution. Le nouveau premier ministre n'a pas fourni ces assurances."

- Syrie : Assad a envoyé les manifestants à la frontière israélienne le jour de la Nakba (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Syrie-Assad-a-envoye-les-manifestants-a-la-frontiere-israelienne-le-jour-de-la-N_316630.html
   "Le pouvoir syrien est responsable de l'envoi de manifestants d'origine palestinienne à la frontière israélienne, le jour de la Nakba. C'est ce qu'affirme le quotidien britannique Daily Telegraph, se basant sur des documents syriens en sa possession. Les autorités syriennes auraient envoyé une vingtaine d'autobus remplis de manifestants et ont ordonné à l'armée de leur permettre d'atteindre la frontière sur le plateau du Golan."
- Syrian state documents 'show Assad orchestrated Nakba Day raids on Golan Heights', Michael Weiss (The Telegraph) - "Assad has cynically tried to manipulate Western and Arabic media during three-month Syrian uprising".
http://blogs.telegraph.co.uk/news/michaelweiss/100092061/breaking-syrian-state-documents-show-assad-orchestrated-nakba-day-raids-on-golan-heights/
   "I have just been forward what appear to be Syrian state documents leaked by the governor of al-Qunaitera, in south-west Syria, which suggest that the regime fully orchestrated the “Nakba Day” raids of Palestinian refugees into the Israeli-occupied Golan Heights on May 15.
    The document (below) which bears the Syrian Republic emblem, is dated May 14, 2011 and describes an “urgent meeting” of Major General Asef Shawkat, the Deputy Chief of Staff for the Armed Forces, and the chiefs of security and military intelligence branches in the province in Al-Qunaitera, which is located at the Syrian-Israeli border. The memorandum outlines how the regime ordered the dispatching of 20 buses, each one with a passenger capacity of 47, to cross the border into Majdal-Shamms in the Golan Heights in order to precipitate a confrontation between Palestinian refugees and Israeli soldiers and UN peacekeeping forces, thereby distracting international attention from the Syrian revolution. I quote the entire document, attributed to the “Office of the Mayor” in Al-Qunaitera province:
   "After an urgent meeting convened by the security committee on Saturday in the presence of the Mayor of al-Qunaitera, Major General Asef Shawkat -Deputy Chief of Staff for the Armed Forces-, and chiefs of security and military (intelligence) branches in the province, the following was decided:
    All security, military, and contingent units in the province, Ain-el-Tina and the old al-Qunaitera are hereby ordered to grant permission of passage to all twenty vehicles (47 passenger capacity) with the attached plate numbers that are scheduled to arrive at ten in the morning on Sunday May 15, 2011 without being questioned or stopped until it reaches or frontier defense locations.
    Permission is hereby granted allowing approaching crowds to cross the cease fire line (with Israel) towards the occupied Majdal-Shamms, and to further allow them to engage physically with each other in front of United Nations agents and offices. Furthermore, there is no objection if a few shots are fired in the air.
    Captain Samer Shahin from the military intelligence division is hereby appointed to the leadership of the group assigned to break-in and infiltrate deep into the occupied Syrian Golan Heights with a specified pathway to avoid land mines.
    It is essential to ensure that no one carries military identification or a weapon as they enter with a strict emphasis on the peaceful and spontaneous nature of the protest.
    The provincial security committee meeting is considered in constant deliberation in coordination with the Center. May you be the source of prosperity for the nation and the party (signature)
    Dr. Khalil Mash-hadiya, Mayor of Al-Qunaitera"

    [...] This document – which I have good reason to believe is absolutely genuine – appears to represent the first piece of regime-created evidence that Assad has cynically tried to manipulate Western and Arabic media during three-month Syrian uprising."

- Jacques Neriah : "Bachar el-Assad réagit comme une bête traquée", Danièle Kriegel (Le Point) - "malgré toute sa puissance, le Hezbollah se retrouve chez lui relativement limité".
http://www.lepoint.fr/monde/jacques-neriah-bachar-el-assad-reagit-comme-une-bete-traquee-14-06-2011-1341851_24.php
   "Colonel de réserve israélien, Jacques Neriah fut responsable de l'évaluation aux renseignements militaires. Intervenant dans toutes les négociations avec le Liban, la Syrie et la Jordanie, il fut également conseiller diplomatique d'Yitzhak Rabin. Aujourd'hui, il est analyste et consultant pour les affaires moyen-orientales."
   "- Le Point : Que vous inspirent les derniers développements en Syrie ?
    - Jacques Neriah : Il y a de plus en plus de signes avant-coureurs de

la chute de Bachar el-Assad. Le président syrien ne fait que lutter pour sa survie et il n'a plus beaucoup d'options : acculé, il réagit comme une bête traquée.
    - Va-t-il pouvoir tenir encore longtemps ?
    - Cela dépend de la communauté internationale. Je crois qu'une fois le volet libyen terminé, le monde occidental se tournera vers la Syrie...
    - Voyez-vous d'autres scénarios menant à la chute de l'actuel régime à Damas ?
    - Bachar el-Assad est entouré de sa garde prétorienne, dirigée par son frère Maher. Or une telle protection, aussi efficace soit-elle, est très vulnérable. Si quelqu'un dans son entourage le juge opportun, le président peut être la cible d'une tentative d'assassinat ou d'un complot visant à le destituer. La Syrie est dirigée depuis des décennies par des alaouites, une minorité qui, en tant que telle, a tout intérêt à garder le pouvoir, y compris si cela passe par le sacrifice de Bachar. Pour l'instant, l'hypothèse d'un coup d'État dirigé par un général ou un groupe d'officiers supérieurs alaouites est peu probable, mais pas impossible...
    - Des commentateurs israéliens ont écrit qu'il serait préférable pour Israël qu'il n'y ait pas trop de changements à Damas...
    - Une Syrie instable, comme dans le passé, avant l'arrivée au pouvoir de Hafez el-Assad, le père de Bashar, pourrait être un avantage pour Israël. Mais si on considère que l'effondrement de l'axe Iran-Syrie-Hezbollah est une chose possible - n'oublions pas les slogans contre le Hezbollah et l'Iran scandés par les manifestants syriens -, que peut espérer Israël ? On dit aussi que le régime syrien est en train de manipuler les Palestiniens pour réchauffer la frontière syro-israélienne. Où est le bénéfice pour Bachar el-Assad ? Provoquer les Israéliens sans savoir quelles seront leurs réactions ? Le chef de l'État syrien a plutôt intérêt à maintenir la stabilité aux frontières, ce qui lui permettra d'utiliser le maximum de forces contre ses opposants.
    - Les centaines de Palestiniens syriens qui ont tenté de franchir les barbelés qui séparent leur pays d'Israël ne sont-ils pas le signe d'une possible détérioration dans le secteur ?
    - La véritable menace serait passée par le déploiement de troupes syriennes sur les lignes du cessez-le-feu. Cela aurait été le signe avant-coureur d'une crise armée entre Damas et Jérusalem. Mais des manifestants désarmés qui marchent sur des champs de mines... c'est cela, vraiment, la menace existentielle d'Israël ? Allons bon ! C'est une blague !
    - Mais la direction syrienne ne pourrait-elle jouer autrement la stratégie de tension avec Israël ? Par exemple via le Hezbollah libanais ?
    - Au Liban, il aura fallu plus de cinq mois au Hezbollah pour former un gouvernement avec à sa tête un Premier ministre de son choix. Cela signifie que, malgré toute sa puissance, le Hezbollah se retrouve chez lui relativement limité.
    - L'Autorité palestinienne a demandé à ce que les Nations unies reconnaissent l'État palestinien lors de son assemblée générale en septembre. Qu'en pensez-vous ?
    - Je crois que septembre prochain sera un mois comme les autres, après août et avant octobre... À moins que, d'ici là, il n'y ait une troisième Intifada.
    - Croyez-vous à une nouvelle insurrection armée des Palestiniens ?
    - Le Hamas pourrait y avoir un intérêt, mais pas l'OLP. À mon avis, Mahmoud Abbas a plus intérêt à garder des canaux de négociations avec Israël et les Américains, plutôt que de provoquer une montée de la tension, voire une crise où, finalement, Israël paraîtrait, face au monde, avoir encore une fois raison."


Turquie

- Une flottille mise en question, Itamar Eichner & Alex Fishman (Yediot Aharonot)
http://www.ambafrance-il.org/REVUE-DE-PRESSE-Lundi-13-juin-2011,9036.html
   "L’organisation turque de l’IHH tente de parvenir à des ententes avec Israël en vue de la flottille qui devrait partir pour Gaza le 25 juin. Des sources fiables liées à la communauté juive d’Istanbul ont indiqué hier au Yediot Aharonot que les chefs de l’IHH les avaient contactées et leur avaient demandé de faire passer un message à Israël affirmant leur volonté d’éviter cette fois-ci un affrontement violent avec Tsahal. Des responsables de la communauté juive de Turquie ont relayé ces messages auprès des représentants israéliens officiels.
    Les dirigeants de l’organisation turque extrémiste ont proposé que les bateaux qui participeront à la prochaine flottille soient contrôlés dans un pays tiers comme Chypre pour assurer qu’ils ne transportent que du matériel humanitaire. L’IHH adopte ainsi la condition posée par Israël avant la flottille précédente selon laquelle il ne sera possible d’acheminer de l’aide humanitaire à Gaza qu’après contrôle.
    On ignore si le message de l’IHH a été coordonné avec le gouvernement turc mais il s’inscrit dans le tournant récent intervenu dans la politique turque. En effet, des responsables turcs ont fait savoir hier que le gouvernement d’Erdogan s’efforçait d’empêcher le départ de la flottille puisque désormais, Erdogan souhaite se focaliser sur la crise syrienne et non pas sur le dossier palestinien. Le Premier ministre Netanyahu a, pour sa part, envoyé hier un message d’apaisement aux Turcs : « Il y a deux ans, 400 mille touristes israéliens allaient en Turquie mais aujourd’hui, ils vont ailleurs. Nous aimerions réparer ce qui s’est détérioré et rétablir nos relations à leur niveau précédent »."

- Turquie : trois rebelles kurdes tués dans des affrontements (AP) - "Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées depuis 1984 dans le conflit né de la lutte des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) en faveur de l'autonomie". Plus précisément, environ 45.000 morts en vingt ans (plus de cinq fois le conflit israélo-palestinien pour la même période). La communauté internationale n'estime cependant pas du tout "urgent" de sortir de ce "statu quo intenable".
http://fr.news.yahoo.com/turquie-trois-rebelles-kurdes-tu%C3%A9s-affrontements-123808358.html
   "Trois rebelles kurdes ont été tués mardi dans des affrontements avec des soldats dans l'est de la Turquie, a rapporté l'agence de presse officielle Anatolie. Elle a précisé que les combats avaient éclaté près d'un village dans la province de Sivas. L'opération militaire contre les rebelles se poursuivait en cours de journée. Des renforts ont été envoyés dans la région et les troupes étaient soutenues par l'aviation.
    Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées depuis 1984 dans le conflit né de la lutte des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) en faveur de l'autonomie. Leur chef Abdullah Ocalan, aujourd'hui incarcéré, a mis en garde contre une hausse des violences si le gouvernement n'acceptait pas des négociations pour mettre fin au conflit."


Iran

- Iran : être un partenaire du Liban (JP)
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1302257348125&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Le Premier ministre libanais Najib Mikati, qui a annoncé la formation d'un nouveau cabinet dominé par le Hezbollah soutenu par l'Iran, a reçu le soutien de Téhéran. Selon l'AFP, le vice-président iranien Mohammed Reza Rahimi a téléphoné à Mikati pour lui adresser ses félicitations. "La République islamique d'Iran réitère son désir de rester un partenaire du Liban", aurait-il déclaré, "et est prête à mettre en oeuvre les accords signés entre les deux pays". L'annonce de la formation de ce nouveau gouvernement, dominé par les alliés du Hezbollah, a longtemps été repoussée et devrait alarmer les puissances occidentales. [...]"

- Strike? Never say never, Giora Eiland (Ynet) - "The one who can resolve Israel’s dilemma is the US president".
http://www.ynet.co.il/english/articles/0,7340,L-4081916,00.html
   "Meir Dagan, who up until recently served as Mossad chief, said that an Israeli military strike on Iran’s nuclear sites would be a foolish act. Beyond the sense of unease over such decisive views being uttered by such senior ex-official, it would be worthwhile to see whether a strike would indeed be a foolish act under any circumstances.
    Before undertaking a strategic review, we must ascertain whether a military option even exists. The answer to this depends on the defense establishment’s response to four questions. Do our intelligence bodies provide information that is credible enough, so that we know which targets to strike? Would we be able to dispatch a “critical mass” of jets? Will the armaments dropped by these jets penetrate Iranian defenses and cause significant damage? And the fourth, most important question: To what extent will Iran’s nuclear program be thwarted or delayed following such strike?
    I do not know what the latest answers to these questions are. I assume that they are being asked, and I hope that the answers are good enough to make a military strike an option. At the same time it’s clear that even if such option exists, it would not necessarily be wise to utilize it.
    The discussion on the matter to be held one of these days will only take place should the State of Israel face two options only: Accepting the fact that Iran possesses nuclear arms, or attempting to prevent this via an open military operation. There is no arguing that as long as there is a chance to avert Iranian nukes in others ways, whether this is done by us or by others, that would be preferable. The dilemma will only be relevant once we can no longer evade answer A or B.
    The strategic risks inherent in each of these answers are immense, yet can we say today that under any circumstances it would be better for Israel to reconcile itself to the existence of nuclear weapons in Iran over an attempt to utilize a military strike (assuming such option is indeed available)? On this front, as is true in many other areas, one should never say never.
    In the mid 1990s I headed the operational branch at IDF Headquarters. The Oslo process was at its zenith yet nonetheless we prepared contingency plans for a military takeover of the West Bank. One of the generals told me: “Why are we wasting time and effort on this? Do you really think that any government in Israel would ever order the army to retake Nablus and Jenin?” Several years passed, and in April 2002 this is precisely what happened; good thing the army was ready.
    The one who can resolve Israel’s dilemma is the US president. A strike in Iran is not like a strike in Gaza, Lebanon, or even in Syria. The implications of such strike for US interests in the Gulf are such that if America’s president tells Israel’s prime minister that the US would not accept an Israeli strike in Iran, there will be no such strike – regardless of what Israel’s PM and defense minister want. However, it’s entirely unclear whether this is the American message today or whether it would be the American message in the future."


Point de vue

- Extrême gauche, Roger Cukierman (Chronique diffusée sur Judaïque FM 94.8 le 30 mai 2011) - "comment ne voit-on pas que l’antisionisme place les juifs, qui soutiennent dans leur immense majorité l’Etat d’Israël,  en position d’accusé ?"
http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=25171&returnto=accueil/main&artyd=108
   "J’ai évoqué récemment les dangers de l’extrême droite en France et en Europe. Nous savons qu’il y a à l’extrême droite un antisémitisme nourri par deux mille ans de tradition chrétienne fondée sur l’accusation de déicide. Les choses ont changé depuis Jean XXIII et Jean Paul II mais pas encore assez pour éradiquer la haine du Juif. On connaît la définition d’un antisémite : c’est quelqu’un qui déteste les Juifs plus que nécessaire !
    En revanche ce qui est nouveau, et très grave, c’est l’apparition à l’extrême gauche d’un antisionisme virulent qui accuse l’Etat d’Israël de se comporter comme un état fasciste. Les Verts, les partis d’extrême gauche en sont arrivés à soutenir et encourager le boycott des produits israéliens pourtant interdit par la loi, à signer des pétitions  soutenant le Hamas, pourtant considéré par la communauté internationale comme une organisation terroriste, à ne voir dans les Israéliens qu’un peuple qui pratique l’apartheid à l’égard des Palestiniens.
    Lorsque je présidais le CRIF, j’ai été l’objet d’une action en justice intentée par la LCR de M. Besancenot qui considérait que par ma formule d’une alliance brun, vert, rouge dont je redoutais l’influence néfaste, j’accusais ce parti d’antisémitisme. J’ai été heureusement relaxé au terme d’une longue procédure, et malgré le témoignage à charge de M. Stéphane Hessel.
    Mais comment ne voit-on pas que l’antisionisme place les juifs, qui soutiennent dans leur immense majorité l’Etat d’Israël,  en position d’accusé ? Notre solidarité avec ce petit et seul état juif au monde, refuge contre les persécutions dont nous sommes victimes depuis des millénaires, n’est pas seulement une position politique et morale. Et peu importe qu’on soit d’accord ou pas avec la politique suivie par le gouvernement israélien : cette solidarité est pour nous existentielle. Comme le disait Elie Wiesel : je ne vis pas en Israël,  mais Israël vit en moi.
    Alors oui, le danger que représente dans ce pays l’extrême gauche est pour nous l’un des dangers les plus sérieux et les plus immédiats. Il nous place en parias de la république, il nous isole dans la communauté nationale. L’influence de ce courant s’étend bien au-delà de ce que donneraient  à croire les sondages et les élections car il est particulièrement bien implanté dans trois professions essentielles : nombre de journalistes, nombre d’enseignants, nombre de juges adhèrent à ce courant de pensée. Or ces hommes et ces femmes façonnent l’opinion publique. Ils forment notre jeunesse. Ils interprètent le droit.
    C’est d’autant plus grave que l’antisionisme avance caché, certains diraient voilé. Et il donne une sorte de légitimité aux actes antisémites commis notamment par certains jeunes des banlieues issus de l’immigration. On contribue  ainsi à diviser la nation. Si les Juifs se comportent mal, il serait légitime de s’en prendre à eux. Finalement même si au départ cette pensée gauchiste est animée de sentiments généreux et respectables à l’égard des Palestiniens, sans a priori antisémite, bien de bonnes âmes trouvent dans l’hostilité aux Israéliens une manière élégante de cacher des sentiments antisémites. L’antisionisme devient ainsi le nouvel habit de l’antisémitisme dont l’opinion publique peut se repaître en toute bonne conscience.
    C’est sans doute l’explication de l’exclusion de Gilad Shalit dans le décompte quotidien du nombre de citoyens français kidnappés dans le monde qui nous est servi quotidiennement sur les chaînes télévisées. Alors oui, il faut tout faire pour que l’extrême gauche ne puisse pas étendre son influence !"

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Published by Occam - dans Juin 2011
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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 21:13

- The humanitarian crisis of Gaza's Palm Village Resort. The horror! (Elder of Ziyon) - Même si ce parc n'est certes pas représentatif de la richesse des Gazaouis, on peut parier que les soutiens français des flottilles anti-israéliennes ne conçoivent même pas qu'un tel luxe puisse exister dans certaines parties de cette "prison à ciel ouvert".
http://elderofziyon.blogspot.com/2011/06/humanitarian-crisis-of-gazas-palm.html
   "You may think you've seen deprivation in Gaza. You might think you have seen the depths of the humanitarian crisis there. But I must warn you....it gets even  worse than you could ever imagine. Warning: the following pictures may shock and sicken you. I bring you Gaza's Palm Village Resort.
    Most of the photos from this thread. I hope that the planned flotilla members manage to find their way to this incredible example of how Gazans are suffering under blockade. I honestly thought I was seeing photos taken in the Congo."

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 21:12

France

- Un nouveau client en vue pour Maître Vergès ?, Gil Mihaely (Causeur)
http://www.causeur.fr/un-nouveau-client-en-vue-pour-maitre-verges,10234
   "Chaque fois que des Arabes semblent accomplir un exploit extraordinaire, il y a quelqu’un pour expliquer qu’en fait il s’agit d’un complot sioniste, américain, occidental et/ou sarko-atlantiste. Le dernier à se livrer à cet exercice de réductionnisme est Me Jacques Vergès. On aurait pu penser que la défense de ses deux derniers clients – Mouammar Kadhafi et Laurent Gbagbo – exigeait tout son talent et toute son énergie, et bien, on aurait eu tort! Maître Vergès est toujours là, armé de son analyse géopolitique, inchangée depuis un demi-siècle.
    Ainsi dans un entretien publié par le site Investig’Action, Maître Vergès nous explique la situation en Syrie : « Il y a très clairement une tentative de déstabilisation extérieure de la Syrie. Dans ce pays l’Arabie saoudite est à la manœuvre, via les groupes salafistes qu’elle inspire et finance. Et, bien sûr, les Etats-Unis supervisent cette ébauche de guerre civile. Israël, Etat frontalier et ennemi de la Syrie, et qui dispose de services de renseignements et d’action assez performants, est selon moi directement impliqué aussi. Et je n’aurai garde d’oublier le rôle moteur que, joue, sur le plan diplomatique, la France pour discréditer et isoler le régime syrien. »
    Fou, certes, mais loin d’être idiot, Maître Vergès ajoute une goutte de « bon sens » à son analyse : il « ne nie pas pour autant qu’il existe des problèmes sociaux en Syrie. » Or, comme il le dit si bien, qui n’en a pas, des problèmes ? « La France aussi connait de graves problèmes sociaux et l’on peut même dire que la société française est confrontée à un certain nombre de blocages. » Voilà, la Syrie a des problèmes, la France en a aussi et franchement, cher lecteurs, moi aussi j’en ai des problèmes et je parie que chez vous non plus ce n’est pas toujours la grande forme ! Le fait qu’en France, on ne fasse pas appel aux chars Leclerc pour régler ces fameux problèmes est sans doute un détail insignifiant ! Et le maître ajoute pour ceux qui entretiennent encore des doutes : « Quant à moi, je suis très clairement un ami de la Syrie telle qu’elle est. »
    Si j’étais méchant, j’aurais proposé à Jacques Vergès de traduire cet entretien en arabe, de se rendre à Deraa et le diffuser sur le marché. En conclusion, à la place de Bachar el-Assad je ne serais pas rassuré. A l’instar de certains oiseaux, quand maître Vergès plane dans les parages, la fin n’est pas loin."


Judée-Samarie

- Samarie : des émeutiers arabes incendient des champs près de Neve Tsouf (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Samarie-des-emeutiers-arabes-incendient-des-champs-pres-de-Neve-Tsouf_316532.html
   "Des émeutiers arabes ont été vus mettant le feu, ce soir, à des champs près de Neve Tsouf dans le conseil régional de Binyamin. Des unités de Tsahal ratissent le secteur à la recherche des incendiaires."


"Processus de paix"

- Netanyahou : Israël prêt à des concessions douloureuses (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Netanyahou-Israel-pret-a-des-concessions-douloureuses_316463.html
   "Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou a affirmé dimanche à Rome qu'Israël est prêt à faire des concessions douloureuses et à être généreux dans des échanges de territoires, à condition que les Palestiniens reconnaissent le caractère juif de l'Etat et renoncent à leurs liens avec le Hamas dans le gouvernement palestinien."
- Netanyahou : j'ai dit aux Israéliens de reconnaître la Palestine (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Netanyahou-j-ai-dit-aux-Israeliens-de-reconnaitre-la-Palestine_316465.html
   "De visite à Rome, le Premier ministre israélien, Binyamin Netanyahou, a affirmé aux médias italiens avoir ''dit à son peuple de reconnaître l'Etat palestinien coexistant au côté d'Israël''. ''J'attends maintenant que Mahmoud Abbas tienne un discours similaire à son peuple'', a-t-il ajouté. Interrogé sur l'attitude qu'il adopterait à l'égard du Hamas si le mouvement terroriste acceptait enfin les conditions du Quartette, il a répondu : ''Ce sera autre chose''."

- Netanyahu warns Palestinian bid for statehood could harm peace efforts (Reuters)
http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/netanyahu-warns-palestinian-bid-for-statehood-could-harm-peace-efforts-1.367465
   "Prime Minister Benjamin Netanyahu reaffirmed Israel's opposition to any bid to win United Nations recognition of Palestinian statehood on Monday and said only direct negotiations could restart the blocked peace process. Speaking after a meeting in Rome with Italian premier Silvio Berlusconi, Netanyahu said any "fiat" issued by the United Nations would hinder the peace process.
    "First, it would violate the agreements between the Palestinians and Israel but it would also harden the Palestinian position because if the UN General Assembly adopts the Palestinian positions in advance of negotiations, why should they negotiate?" he said. "So such a resolution is backed by an overwhelming majority including the leading countries of the world, that could actually push peace back by hardening Palestinian positions, by pushing negotiations further away."
    Netanyahu said both sides needed to compromise but he offered no details. "Peace will only come from negotiations. It will be a negotiated peace. It cannot be imposed from the outside, not by any power and certainly not by one-sided UN resolutions," he told a news conference. [...]"

- Berlusconi : l’Italie s’opposera à la déclaration unilatérale de l’Etat palestinien (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Berlusconi-l-Italie-s-opposera-a-la-declaration-unilaterale-de-l-Etat-palestinie_316503.html
   "Lors de la conférence de presse donnée lundi à Rome à l’issue de sa rencontre avec le Premier ministre Binyamin Netanyahou, le président du Conseil italien Silvo Berlusconi a assuré que l’Italie s’opposera à l’initiative unilatérale des Palestiniens de proclamer un Etat lors de la prochaine assemblée générale de l’Onu, en septembre prochain."

- Palestinian refugees and Arab revolution: The empowerment of Arab society, Yossi Beilin (former minister of justice, currently chairs the Geneva initiative) - "I understood that the Palestinian issue is not just between the Palestinians and us. I realized how deeply the issue is rooted in the Arab consciousness, even among those who are not considered adherents of the Palestinian cause".
http://www.bitterlemons.org/inside.php?id=96
   "It happened during my second visit to Muscat, the capital of Oman, in 1994. It was a time when it looked like everything had changed and the Arab world was ready to embrace us. As deputy foreign minister, I headed a diplomatic delegation intent on building a relationship between the two countries. In the course of my first visit, I had already been to Muscat's unique fish market, so when I was asked where we would like to visit before our first official meeting, I informed the Omani chief of protocol who received me that I would like to show my colleagues the fish market.
    The next morning, several black Mercedes limousines accompanied by endless security guards stopped at the entrance to the market and deposited us, decked out in dark suits at the beginning of the kind of hot day only the Gulf states know how to generate. Under the astonished eyes of the fishermen seated on the floor with their marvelous produce, we walked among the stands until we reached the far end of the market. There, we were approached by a man wearing a suit jacket who was buying fresh fish and was curious to know where we were from. He asked if we were Italian; we replied in the negative. He tried French and was again turned down. At that point I decided that I couldn't permit myself to leave his question unanswered, and with Israeli pride told him exactly who we were.
    His face dropped and paled. He looked at me and launched into a rapid lecture in reasonable English about the Zionist invasion of Palestine in the early twentieth century, the injustice the Jews had inflicted on the Arabs living there, the expulsion of refugees and the need to repatriate them. He even said something about the Arabs not having to pay for the injustices the Germans had inflicted on the Jews. The security detail thought this was altogether too much and pulled him aside. I asked them not to hurt the man.
    At the end of the day, that was the most important event in the entire visit, at least for me. I understood that the Palestinian issue is not just between the Palestinians and us. I realized how deeply the issue is rooted in the Arab consciousness, even among those who are not considered adherents of the Palestinian cause. [...]
    The moment Arab public opinion becomes an important actor than can change regimes, the decision-makers have to pay attention. The demand to solve the Palestinian problem is a broad public demand in the Arab world. From herein, it is impossible to push aside that man wearing the jacket in Oman. His opinion counts. Middle East leaders, whether sincere or cynical in their interest in the conflict, will have to deal with it, pressure for a solution, and no longer suffice with the kind of step they took nine years ago--offering an Arab Peace Initiative without pushing it in any direction.
    The new empowerment of the Arab individual includes the Palestinians. To the distress of the establishment, al-Jazeera broadcasts to nearly every Palestinian home, where the social networks are also very popular. Suddenly it occurs to the grandchildren and great grandchildren of the refugees that previous generations may have failed them by first acquiescing with their situation, then turning to violence and now engaging in sterile diplomacy. They believe they can unsettle Israel by means of a Palestinian Tahrir square. As matters now stand, and assuming no alternative option looks more promising, mass marches to Israel's borders will become the next Palestinian effort."

- Palestinian refugees and Arab revolution: Defend our borders, but make a gesture, Yossi Alpher (former director of the Jaffee Center for Strategic Studies at Tel Aviv University) - "Perhaps, as we justifiably defend our borders against masses of demonstrators, we could offer a guided tour as a gesture to a select few".
http://www.bitterlemons.org/inside.php?id=94
   "The Arab revolutionary wave has already touched the Palestinian issue in more ways than one. The transitional military regime in Egypt has granted Hamas in Gaza greater legitimacy, opened the Rafah crossing and pressed for a Palestinian unity government. Fairly modest demonstrations and exploitation of social media by youth in Ramallah and Gaza clearly exerted additional pressure on the Palestinian leadership to reconcile.
    On May 15 and June 5 we witnessed yet another manifestation, in the form of interaction between the Arab revolutionary spirit and the Palestinian refugee demand for "return". The grandchildren and great-grandchildren of refugees marched on border passages to Israel and in some cases tried to storm border fences. In Syria, the regime manipulated the border disturbances as a cynical provocation to distract public attention from its own atrocities as it suppresses revolution. In other cases, such as Lebanon on June 5, neighboring regimes seemed more intent on preventing provocation. [...]
    We have almost certainly not seen the last of this synergy between Arab revolution and the Palestinian refugee issue. If another intifada breaks out, mass marches on Israel's border fences could be a major new feature of Arab unarmed resistance.
    The tactic, incidentally, is not new. In 1949 or 1950, refugees freshly arrived in the Gaza Strip proclaimed precisely such a "green march" on the Israel border. The IDF threatened in response to open fire, and the refugees backed off. Today, when Arab youth throughout the Middle East have seemingly lost any fear of their oppressive regimes' security forces, it is reasonable to assume that they may lose fear of the IDF as well.
    Even if they are fired upon and killed, refugees storming Israel's border fences do not have the slightest chance of persuading the Israeli public that their demands for both the right of return and physical return itself are justified. Since Israelis and Palestinians first began negotiating the refugee final status issue at Camp David in July 2000, it has become clear to most Israelis that the concept of "return" represents a Palestinian and broader Arab narrative of delegitimizing Israel by locking into a peace agreement the determination that in 1948 Israel was "born in sin". Without reopening here the entire issue of the clash of the two sides' narratives, suffice it to say that the Palestinian demand is a non-starter in Israel and that further attempts to breach Israel's borders will merely reinforce Israelis' perception that they do not have a viable Palestinian partner for a genuine solution of two states for two peoples.
    Yet there will almost certainly be more such breaching attempts, and the question arises, how to deal with them with a minimum of bloodshed and provocation. In this regard, I was intrigued by media accounts of the adventures of one of the Syria-based Palestinian youth who actually managed to breach the Golan fence and evade attempts to apprehend him. With a little help from the local Druze villagers and Arab citizens of Israel, he made his way by bus to Jaffa, where he tried to no avail to find the home his grandparents had fled 63 years earlier. He then turned himself in to the Israeli police--what else could he do?--who handed him to the IDF, which returned him to Syria.
    Is there a potential model here for dealing with future attempts by grandchildren of refugees to enter Israel? After all, almost none of the homes their grandparents left still exist; most of their pre-1948 villages have been erased. Nor, needless to say, does Israel look or behave at all like these youth are taught to believe. Perhaps, as we justifiably defend our borders against masses of demonstrators, we could offer a guided tour as a gesture to a select few. We could try to demonstrate to them that while Israel resettled its own Jewish refugees after 1948 without making a fuss about their rights and their abandoned property, the tragedy of the Palestinian refugees has been cynically exploited and inflated by their Arab hosts. They have nowhere in Israel to "return" to--only to a state of Palestine."


Liban & Hezbollah

- Le Hezbollah en position de force dans le nouveau gouvernement au Liban (AP) - "La composition du nouveau gouvernement est considérée comme presque intégralement pro-syrienne".
http://fr.news.yahoo.com/hezbollah-position-force-nouveau-gouvernement-au-liban-152341882.html
   "Le Hezbollah et ses alliés ont gagné une position de domination sans précédent dans le nouveau gouvernement libanais formé lundi, ce qui accroît l'influence des protecteurs du parti chiite, l'Iran et la Syrie. [...] La composition du nouveau gouvernement est considérée comme presque intégralement pro-syrienne. Le président syrien Bachar el-Assad, qui fait face à une contestation grandissante chez elle, a appelé deux fois les dirigeants libanais pour les féliciter de la formation du gouvernement.
    Saad Hariri, chef du camp anti-syrien, qui a dénoncé la nomination de Mikati comme un coup d'Etat, avait dit qu'il ne ferait pas partie du nouveau gouvernement. Sa coalition anti-syrienne se retrouve désormais dans l'opposition. Selon le système de partage du pouvoir politique au Liban, le président doit être un chrétien maronite, le Premier ministre un musulman sunnite et le président du Parlement un musulman chiite. Chaque confession représente environ un tiers de la population du pays du Cèdre qui compte quatre millions d'habitants. [...]"

- Un gouvernement au Liban après cinq mois de vacance, Sibylle Rizk (Le Figaro) - "Sur les 30 ministres du nouveau gouvernement, le camp emmené par le Hezbollah dispose de 19 portefeuilles" ; "le président syrien, dont le pouvoir est fortement ébranlé, est désormais plus tranquille sur le front libanais puisque ses alliés y sont aux commandes".
http://www.lefigaro.fr/international/2011/06/13/01003-20110613ARTFIG00394-un-gouvernement-au-liban-apres-cinq-mois-de-vacance.php
   "Cinq mois après la chute du gouvernement de Saad Hariri, provoquée par le Hezbollah et ses alliés, le Liban s'est doté lundi d'un nouveau cabinet présidé par Nagib Mikati. Il a fallu beaucoup de patience à ce richissime homme d'affaires pour composer son équipe. Désigné premier ministre le 25 janvier, Mikati a d'abord consacré tous ses efforts à effacer l'image d'«homme du Hezbollah» qui lui colle à la peau en raison des conditions de sa nomination ; puis à reconquérir ses galons auprès de sa communauté, sunnite, rendue furieuse par la mise en minorité de son leader Saad Hariri.
    Le député de Tripoli a ensuite cherché à former un gouvernement d'union nationale incluant des représentants du «14 Mars» (l'ancienne majorité), en vain. Finalement, il lui a fallu doser au millimètre les conditions posées par sa majorité, allant de l'équilibre général des voix - le Conseil des ministres libanais est un organe collégial - jusqu'au plus petit calcul politicien. Sur les 30 ministres du nouveau gouvernement, le camp emmené par le Hezbollah dispose de 19 portefeuilles. Le parti chiite se contente de deux ministères et laisse la part du lion à ses alliés Michel Aoun et Nabih Berri. Les onze autres portefeuilles reviennent à des personnalités proches du président de la République, Michel Sleimane, du premier ministre lui-même, et du leader druze Walid Joumblatt, dont le repositionnement politique a provoqué en janvier dernier le changement de majorité.
    Les calculs des uns et des autres, impliquant parfois des considérations purement familiales, ont été l'obstacle le plus difficile à franchir. Les Libanais, échaudés par des semaines de rebondissements alors que la situation économique du pays ne cesse de se détériorer, n'excluaient pas, lundi encore, un énième échec. Quelques heures à peine après l'annonce officielle de la formation du gouvernement, le druze Tala Arslane a d'ailleurs présenté sa démission, estimant ne pas avoir obtenu le poste que sa communauté méritait. Son geste ne devrait toutefois pas remettre en cause la nouvelle majorité.
    Le seul fait d'avoir réussi à former un gouvernement est une réussite personnelle pour Nagib Mikati qui n'a eu de cesse de rappeler le délai de formation du précédent cabinet : presque six mois. Un délai certes lié aux subtilités du confessionnalisme libanais, mais aussi à des considérations régionales. Le Liban est depuis des décennies la caisse de résonance des rapports de force régionaux et internationaux.
    Les bouleversements que connaît le monde arabe, depuis la révolution tunisienne jusqu'au soulèvement en Syrie, ont forcément des répercussions au pays du Cèdre. Ce n'est probablement pas un hasard si Bachar el-Assad est le premier à avoir félicité son homologue libanais. Selon les analystes à Beyrouth, le président syrien, dont le pouvoir est fortement ébranlé, est désormais plus tranquille sur le front libanais puisque ses alliés y sont aux commandes."

- Lebanon PM: New government to liberate land under occupation of 'Israeli enemy' (Reuters)
http://www.haaretz.com/news/international/lebanon-pm-new-government-to-liberate-land-under-occupation-of-israeli-enemy-1.367453
   "Lebanon's Prime Minister Najib Mikati announced on Monday a long-delayed new government dominated by allies of Iranian-backed Hezbollah, which is likely to cause alarm among Western powers. Mikati was appointed to form a government after Hezbollah and its allies toppled Western-backed former premier Saad al-Hariri's coalition in January over a dispute involving the United Nations backed tribunal investigating the assassination of statesman Rafik al-Hariri, Saad's father. "Let us go to work immediately according to the principles and basis that we have affirmed our commitment to several times, namely ... defending Lebanon's sovereignty and its independence and liberating land that remains under the occupation of the Israeli enemy," Mikati said at the Baabda Presidential Palace. [...]"

- Gaz : Beyrouth accuse l'accord frontalier israélo-chypriote d'empiéter sur les eaux libanaises (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Gaz-Beyrouth-accuse-l-accord-frontalier-israelo-chypriote-d-empieter-sur-les-eau_316524.html
   "Le ministre libanais de l’Energie et de l’Eau, Gebran Bassil, a affirmé lundi avoir été officiellement informé par l’Association suisse pour le dialogue euro-arabo-musulman (ASDEAM) que l’accord frontalier signé entre Chypre et Israël empiétait de 5 kms sur les eaux territoriales libanaises. "Le Liban doit adresser une plainte immédiate au gouvernement chypriote et aux Nations unies rejetant cet accord qui porte atteinte à la souveraineté libanaise", a indiqué Bassil, en recevant une délégation de l'ASDEAM, qui aide le Liban à constituer un dossier juridique et à faire valoir ses droits sur les richesses pétrolières et gazières découvertes dans le bassin est de la Méditerranée. "Cette affaire est grave et concerne les frontières maritimes entre le Liban et Israël", a souligné le ministre libanais."


Egypte

- Pas d'espions du Mossad en Egypte, Yaakov Katz & Herb Keinon (JP) - "il est possible que Le Caire essaie de creuser les tensions avec Israël avant les élections égyptiennes de septembre prochain". Plus d'infos sur le touriste/espion ici et ici.
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1302257346180&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Israël a nié les accusations égyptiennes selon lesquelles un espion du Mossad aurait été interpellé au Caire, dimanche. L'homme est soupçonné d'avoir tenté de recruter de jeunes Egyptiens pour se retourner contre les autorités locales suite à la chute du président Hosni Moubarak. Selon un haut-responsable à Jérusalem, le ministère des Affaires étrangères "n'a aucune connaissance de cette affaire" et a commencé à se pencher dessus dès les premières publications dans les médias.
    Le suspect Ilan Haïm Grabel, détenu depuis 15 jours, aurait été actif sur la place Tahrir au Caire - foyer des révoltes contre le régime Moubarak, selon une source locale. "Il y était tous les jours, pour inciter les jeunes à se soulever. Il distribuait même de l'argent à certains d'entre eux." L'Egypte annonce régulièrement l'arrestation d'individus soupçonnés de travailler pour le Mossad.
    Si cette dernière affaire doit encore être clarifiée, il est possible que Le Caire essaie de creuser les tensions avec Israël avant les élections égyptiennes de septembre prochain - afin de prendre ses distances avec l'Etat hébreu. Une stratégie qui pourrait être attribuée aux pressions exercées sur le gouvernement par les Frères Musulmans - officiellement reconnus en tant que parti politique la semaine dernière. Selon plusieurs responsables israéliens, le changement récent de l'attitude du Caire à l'égard du Hamas et de la bande de Gaza - souligné par la décision de rouvrir le point de passage de Rafiah - constitue un choix politique destiné à remporter plus de voix islamiques."

- Un agent du Mossad ou une falsification égyptienne ?, Smadar Péri & Itamar Eichner (Yediot Aharonot)
http://www.ambafrance-il.org/REVUE-DE-PRESSE-Lundi-13-juin-2011.html
   "« Une histoire délirante ». C’est ainsi que de hauts responsables politiques israéliens ont qualifié les allégations égyptiennes, selon lesquelles un agent israélien du Mossad aurait été arrêté au Caire. Rendue publique par l’agence de presse égyptienne, l’affaire a été ensuite relayée par d’autres médias. La confusion a régné tout au long de la journée : le matin, il a été rapporté que l’homme interpellé s’appelle Ilan Polard ; plus tard, on l’a appelé « Ilan Goren », tandis que le site internet égyptien Al-Yom al-Sabaa l’a nommé « Ilan Haim Grabil ». Selon toutes les informations publiées, le suspect aurait avoué avoir travaillé pour le Mossad pendant 14 ans mais nierait désormais tout ce qu’on lui reproche.
    Selon des responsables du ministère israélien des Affaires étrangères, les photos diffusées par les médias égyptiens semblent avoir été truquées sur Photoshop ou simplement prises sur le profil Facebook de l’homme que l’on voit dessus. Le ministère israélien indique ne pas être au courant d’un ressortissant israélien porté disparu en Egypte. Pour le bureau du Premier ministre, il s’agit d’une « idiotie, aucun agent n’a été arrêté ». Pour de hauts responsables diplomatiques, c’est une histoire délirante qui rappelle l’information précédemment publiée en Egypte, selon laquelle le Mossad utiliserait un requin pour attaquer des touristes au large du Sinaï afin de porter atteinte au tourisme égyptien. Selon un haut responsable diplomatique israélien, le fait que l’annonce sur l’arrestation de l’Israélien provienne du porte-parole du parquet égyptien est « préoccupant »."


Turquie

- Victoire de l'AKP en Turquie mais sans majorité qualifiée, Seda Sezer & Daren Butler (Reuters)
http://fr.news.yahoo.com/les-turcs-aux-urnes-pour-des-%C3%A9lections-l%C3%A9gislatives-073503174.html
   "Les élections législatives en Turquie ont offert une victoire attendue au parti conservateur AKP du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan qui n'obtient toutefois pas le nombre de sièges requis pour convoquer un référendum constitutionnel. Après le décompte de 99,7 % des bulletins, le parti conservateur est crédité de 49,9% des suffrages, mais cela n'est pas suffisant pour réunir les 330 élus nécessaires sur les 550 que compte le Parlement. Selon les projections, l'AKP devrait obtenir 325 sièges, soit cinq de moins que le nombre exigé pour la convocation d'une consultation référendaire. [...]"
- Recep Tayyip Erdogan remporte une nette victoire aux législatives turques, Guillaume Perrier (Le Monde) - Erdogan : "C'est aussi une victoire pour Jérusalem, pour Gaza et pour la Cisjordanie".
   "[...] Le parti islamo-conservateur, au pouvoir depuis 2002, remporte ses troisièmes élections législatives consécutives et pourra continuer à gouverner avec une majorité stable. "C'est une victoire pour les 74 millions de citoyens turcs", a déclaré M. Erdogan, qui a salué toutes les capitales des pays arabes en révolution. "C'est aussi une victoire pour Jérusalem, pour Gaza et pour la Cisjordanie", a-t-il ajouté.
    Le succès est, en apparence, plus net que les précédents pour le premier ministre. Mais il laisse un goût amer, et la joie, manifestée par ses supporteurs dans les rues d'Istanbul, dimanche soir, a été plutôt retenue. L'AKP n'obtient que 325 sièges de députés, moins que les 341 obtenus en 2007 malgré un suffrage moins favorable. Le scrutin se déroule à la proportionnelle, par listes régionales. [...]"

- Erdogan, le nouvel Atatürk, Ariane Bonzon (Slate.fr) - "Avec Erdogan, c’est la «Turquie réelle» qui est au pouvoir, une Turquie musulmane et sunnite, conservatrice et autoritaire, une Turquie majoritaire et très différente de la Turquie libérale, occidentalisée et minoritaire telle qu’on la voit souvent de Bruxelles ou de Paris".
http://www.slate.fr/story/39375/erdogan-nouvel-ataturk-turquie
   "Pour comprendre pourquoi un Turc sur deux a voté dimanche 12 juin pour le parti de la justice et du développement (AKP), et lui a donné la majorité absolue des sièges  à la Grande Assemblée nationale de Turquie, il suffisait d'écouter dimanche soir le discours prononcé par le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. L’homme est un tribun. Ses diatribes, ses dérapages sont le plus souvent volontaires et très calculés. La campagne électorale a été rude, violente. Mais ce soir, son discours est parfaitement maitrisé et se veut consensuel. Erdogan sait magistralement passer d’un registre à l’autre, de l’émotion à la prédication, de la fierté nationaliste à la solidarité musulmane, de la profession de foi démocratique à l’ordre moral.
    La force des discours de  Recep Tayyip Erdogan, gosse de famille modeste, c’est qu’il y  apparait  tout à la fois comme un «gars normal», un gars qui «nous ressemble» et comme un dirigeant, un chef, qui montre le chemin. Avec Erdogan, c’est la «Turquie réelle» qui est au pouvoir, une Turquie musulmane et sunnite, conservatrice et autoritaire, une Turquie majoritaire et très différente de la Turquie libérale, occidentalisée et minoritaire telle qu’on la voit souvent de Bruxelles ou de Paris. [...] Le parti islamo-conservateur se fait l’écho de cette  Turquie pieuse, traditionnelle et majoritaire qui réclame un nouvel «ordre moral musulman». «Je remercie Dieu pour ces instants, j’espère que Dieu sera à côté de (…) ceux qui ont sacrifié leur vie pour ce moment de démocratie», déclare Recep Tayyip Erdogan. [...]
    Dans son discours, Erdogan s’auto-proclame même, non sans ambiguité, le continuateur de l’œuvre d’Atatürk : «Mustafa Kemal voulait une Turquie moderne, c’est chose faite», dit-il. Le fondateur de la république laïque de Turquie (1923), un «dictateur éclairé», disent parfois ses supporters, reste une figure tutélaire pour les deux camps. [...]
    «La Turquie va représenter un modèle de démocratie pour le monde (…)  Nous sommes un espoir pour ceux qui étaient des victimes et qui vont gagner : de Sarajevo à Damas, de Beyrouth à Istanbul, de la Cisjordanie à Jérusalem et Gaza» ; en inscrivant la victoire de l’AKP dans le contexte plus large des révolutions arabes et du conflit israélo-palestinien, en s’adressant urbi et orbi, bien au-delà des frontières turques à «nos frères» musulmans, Recep Tayyip Erdogan flatte la fibre islamo-nationaliste de ses électeurs. C’est d’ailleurs une salve d’applaudissements et de cris qui a suivi ces propos.
    Plus encore que l’agenda islamiste caché, plus encore que ses dérives autocratiques, c’est ce flirt poussé de Recep Tayyip Erdogan, cette synthèse entre islam et nationalisme à laquelle il tend qui devrait  inquiéter. Car elle pourrait définitivement éloigner la Turquie de l’Union européenne – que le Premier ministre turc n’a quasiment jamais mentionnée ni lors de ses meetings électoraux ni dans son discours dimanche soir. [...]"

- Turquie : "Le règne sans partage de l'AKP se poursuit", Marie Simon (L'Express) - "Son discours au balcon prononcé après les résultats avait des accents impérialistes, lorsqu'il a évoqué une victoire non seulement pour la Turquie mais aussi pour le Caucase, les Balkans, le Proche-Orient".
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/turquie-le-regne-sans-partage-de-l-akp-se-poursuit_1001896.html#xtor=AL-447
   "Dominique Schmid, chercheuse à l'Ifri en déplacement en Turquie pour observer le déroulement des élections, analyse les résultats du scrutin et ses conséquences pour la réforme de la Constitution."
   "- Est-ce une victoire écrasante pour l'AKP du Premier ministre Recep Erdogan ?
    - Un Turc sur deux a voté pour lui, avec une petite abstention de 15%. En clair, le règne sans partage du parti au pouvoir se poursuit. L'AKP a même dépassé les 50% de suffrages exprimés pendant les premières heures du dépouillement car il s'agissait du vote de l'Est anatolien et des petits centres urbains où l'opposition reste inaudible et l'AKP est plus fort encore que dans les grandes villes. Ce qui se passe dans le pays ne se limite pas à Istanbul !
    - Comment expliquer ce succès qui ne se dément pas, depuis trois élections ?
    - La Turquie jouit d'une croissance et d'une stabilité économique importante, d'un développement territorial dont l'AKP tire les fruits. A Izmir, bastion kémaliste, par exemple, on a l'eau courante, des universités, des hôpitaux, et ces améliorations sont attribuées au pouvoir, à l'AKP. Dans tout le pays, le parti a un enracinement local fort... qui le rend très audible auprès des électeurs. Même s'il n'est pas responsable de toutes les réussites des pays, des relais locaux lui permettent de tout prendre à son compte.
    Et puis, sur le plan international, l'émergence d'une nouvelle puissante turque sous son impulsion flatte le profil national. Erdogan semble avoir l'intention de tenir encore ce rôle régional fort. Son discours au balcon prononcé après les résultats avait des accents impérialistes, lorsqu'il a évoqué une victoire non seulement pour la Turquie mais aussi pour le Caucase, les Balkans, le Proche-Orient, etc. Quitte à se retrouver face à ses propres contradictions comme dans le cas syrien : la Turquie qui a beaucoup travaillé à légitimer le régime de Bachar el-Assad accueille l'opposition syrienne à Antalya et finit par dénoncer la répression sanglante... [...]"

- Netanyahou tend la main à Ankara (JP)
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1302257347061&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Le Premier ministre a réagi pour la première fois, lundi après-midi, aux résultats du dernier scrutin législatif turc. "Nous devons tout d'abord saluer l'existence d'élections en Turquie", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, à Rome. Au sujet des relations bilatérales israélo-turques, qui se sont progressivement détériorées au cours de la dernière année, Binyamin Netanyahou ajoute : "Nous essaierons toujours de réparer ce qui a été rompu." Il y a quatre ans, "400 000 touristes israéliens se rendaient en Turquie. Nous n'avons aucune raison, ni le désir, de maintenir de mauvaises relations. Nous serions très heureux de pouvoir améliorer cette situation avec le leader qui le souhaitera." [...]"
- Ayalon salue la victoire d'Erdogan, Herb Keinon (JP) - "Israël doit respecter les élections démocratiques de Turquie, tout comme nous nous attendons à ce que les Turcs respectent les choix démocratiques du peuple israélien".
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1302257346428&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Les résultats des élections turques représentent une nouvelle opportunité de réparer les liens entre Jérusalem et Ankara. C'est ce qu'a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, lundi matin, tout en insistant sur la nécessité pour les Turcs d'en faire l'effort. Malgré une détérioration des relations d'amitié que partageaient les deux pays depuis plusieurs années, les liens diplomatiques sont restés inchangés, a-t-il précisé. "Il existe une ambassade turque en Israël et nous avons un ambassadeur à Ankara", a-t-il poursuivi, rappelant ainsi l'absence de délégués turcs au sein de l'ambassade à Tel-Aviv. "Nous ne considérons pas la Turquie comme un Etat ennemi." [...] "Israël doit respecter les élections démocratiques de Turquie, tout comme nous nous attendons à ce que les Turcs respectent les choix démocratiques du peuple israélien", a ajouté le vice-ministre."

- Turquie : élections pluralistes mais des efforts à faire pour renforcer les libertés, selon l'OSCE (AP)
http://fr.news.yahoo.com/turquie-%C3%A9lections-pluralistes-efforts-%C3%A0-faire-renforcer-libert%C3%A9s-063552582.html
   "Les élections législatives de dimanche en Turquie ont été organisées de façon satisfaisante mais le pays doit étendre les libertés pour renforcer la démocratie, a estimé lundi la mission d'observation du scrutin de l'OSCE. [...] Selon les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, le scrutin a été correctement organisé et pluraliste. Mais la délégation de l'OSCE a invité la Turquie a accroître la liberté d'expression et faire en sorte que la presse ne subisse pas de "pressions politiques". Les observateurs ont par ailleurs critiqué le seuil électoral de 10%, qui exclut les plus partis du Parlement et le rend moins représentatif, selon l'OSCE."


Points de vue

- The myth of Zionist racism, Robert S. Wistrich (director of The Vidal Sassoon International Center for the Study of Anti-Semitism at the Hebrew University of Jerusalem) - "During the past decade probably no falsehood has gained greater traction than the big lie that Israel is an apartheid “racist state”."
http://www.ynet.co.il/english/articles/0,7340,L-4081127,00.html
   "It is almost 10 years since the UN-sponsored World Conference against Racism in Durban, South Africa, inaugurated a new stage in the history of “anti-racist” anti-Semitism. The Durban gathering of August 2001, ostensibly devoted to commemorating the struggle against apartheid, was rapidly transformed by the assembled NGOs into a raucous hate-fest against Israel. During the proceedings the Jewish State, to quote Canadian MP Irwin Cotler, found itself singled out as “a sort of modern-day geo-political anti-Christ.” A flood of anti-Semitic slanders mixed with savage criticism of Israel, Iranian-inspired conspiracy theories, leftist anti-Zionism and hecklers ranting at Jews under the banner of human rights, irrevocably poisoned the atmosphere.
    One of the more scandalous and obscene flyers at Durban even bore a picture of Adolf Hitler with the pointed question: “What would have happened if I had won? The Good Things. There would have been no Israel and no Palestinian bloodshed. The rest is your guess.” The NGO Forum also made sure to insert deliberately relativizing references to genocides in general, holocausts (with a small “h”) and, above all, to highlight the “ethnic cleansing” of Palestinians, allegedly perpetrated by Israel. Needless to say, this abysmal spectacle did not deter the UN from making Durban the centerpiece for its future “anti-racism” agenda.
    Under the circumstances, it was perhaps all too appropriate that the keynote speaker for Durban II in Geneva (held on April 20, 2009) was none other than the world’s leading Holocaust denier, Iranian President Mahmoud Ahmadinejad. By some macabre coincidence he spoke at the UN podium on Hitler’s 120th birthday, which also coincided with Holocaust Remembrance Day in Israel. Brazenly abusing the misplaced honor he had been given, Ahmadinejad once again vilified Israel as a “totally racist state,” endlessly ranting on about the “Zionist racist perpetrators of genocide.”
    For the Iranian leadership this is most certainly not a matter of mere rhetoric but a determined geo-political strategy. Hard-core Holocaust denial is an integral part of its policy to delegitimize and dismantle the Jewish State. It is also a thumb in the eye of those nations that helped in its establishment. Some of these more pro-Israel countries, led by Canada and the United States – followed by Australia, New Zealand, the Netherlands, Italy, Germany and Poland – publicly refused to participate in the UN anti-racism charade. Canada and the US have already indicated that they will also be absent from the Durban III masquerade planned for this coming autumn.
    In terms of de-legitimization, however, much of the damage has already been done. During the past decade probably no falsehood has gained greater traction than the big lie that Israel is an apartheid “racist state” – not only towards the Palestinians but in relation to the wider world. In retrospect, this canard can be seen as the greatest single triumph of Soviet propaganda in the mid-1970s, when the USSR and the Arab states masterminded the notorious UN Zionism=Racism resolution.
    Since then (and especially after Durban I), the charge has become solidly entrenched in many Western countries. Despite its obvious mendacity, it underlies the Boycott, Disinvestment and Sanctions (BDS) campaigns against Israel on university campuses in the West and the accompanying “Israel Apartheid Week” events as well as many of the anti-Israel condemnations by NGOs and in the UN Human Rights Council.
    The apartheid analogy and the myth of Zionist racism are classic examples of cynical political warfare aimed purely at stigmatizing or delegitimizing Israel out of existence. Such fabrications totally disregard the context and content of South African apartheid, based on an institutionalized discrimination anchored in a formidable array of strictly enforced racial laws.
    From birth to death it was always skin color and statutory race classification that determined human and civic rights in white-controlled South Africa. The black majority (90% of the population) had no right to vote or to be elected; it could not freely choose its place of residence, work or occupation. Mixed marriages or even sexual relations across the race barrier were criminalized, there were separate benches in parks for whites and blacks, separate buses, hospitals, libraries, restaurants, as well as segregated places of entertainment.
    Any person even casually acquainted with Israel’s vibrant democracy knows that there is not even the remotest comparison between its free and open society and the grim reality of South African apartheid. But then ideological delegitimization and slanderous misuse of the apartheid analogy is not about the “criticism” of Israel, let alone “learning the lessons of history” or achieving freedom for the Palestinians. The objective is not to help solve an intractable national conflict (made even more difficult by the rise of Islamic fundamentalism) but to demonize Israel as the embodiment of ultimate “racist evil” – an accusation designed to remove any moral grounds for its existence.
    Those engaged in de-legitimization initiatives – whether Iran, the Palestinians, Arab states, left-wing militants or members of Western academic elites – are engaged in propaganda and politicide, not the pursuit of truth. And while academics, activists and world leaders attempt to combat this evil, tenaciously pursuing the truth and trying to figure out if and how we can win the war against those who delegitimize Israel, I believe that the current success in defaming Israel is but a Pyrrhic victory. Like the repressive tyrannies and benighted theocracies in the Muslim Middle East, which are slowly crumbling before our eyes, their days are numbered. We will still be here after they are long gone."

- Fighting Israel’s soft war, Manfred Gerstenfeld (Chairman of the Jerusalem Center for Public Affairs) - "All this is part of the largely non-violent war of attrition against Israel. Such an asymmetric war is not winnable with Israel’s current approach".
http://www.ynet.co.il/english/articles/0,7340,L-4081634,00.html
   "A massive fly-in of pro-Palestinian supporters into Ben Gurion airport is the most recently announced anti-Israeli provocation. It is yet another ostensibly non-violent act by some of Israel’s enemies for which authorities will have to find an adequate answer. Israel tries to fight such “non-violent” attacks - which aim to lead to the country’s de-legitimization - on an ad hoc basis as best as it can. The initiative in these provocations always lies with its enemies.
    Their conceptual approach is simple: Non-violent initiatives against Israel that prove largely unsuccessful are abandoned. Those which garner any significant results are repeated. Some protesters managed to crossinto Israel on Nakba day. A few provocateurs were killed, prompting several condemnations of Israel by Western politicians. This result was considered satisfactory by Israel’s enemies, and thus similar efforts were made again on Naksa day.
    In May 2010, a flotilla of terrorist supporters masking as human rights fans was prevented from reaching Gaza. Yet the killing of nine activists, seven of whom had expressed their desire to become martyrs, gave Israel much bad publicity. In view of the global condemnations, a new flotilla with many more ships may arrive in the coming weeks. Some observers claim that regardless how Israel reacts, it will lose in the theater of world opinion. For provocateurs this is an ideal project.
    All this is part of the largely non-violent war of attrition against Israel. Such an asymmetric war is not winnable with Israel’s current approach. There are several reasons for this. The initiative always remains with its enemies, and international law is often interpreted in ways that favor terrorists and provocateurs above democracies. In addition, the unbounded right of free speech includes extreme defamation and major lies, which help Israel’s enemies. Furthermore, the physical risks taken by the anti-Israeli provocateurs are rather minor. If they were to apply these same methods against Muslim countries, many more would die, as we witness in what some diehards still refer to as the “Arab Spring.” There is also an Israeli component that explains why this war is not winnable at present. Israeli governments have understood very little about non-violent war in the post-modern era. Treating these attacks on an ad hoc basis cannot produce satisfactory results.
    After the 2001 United World Conference against Racism in Durban, the policies of systematic de-legitimization of Israel were formulated in a multiple point program. It included the creation of worldwide solidarity against Israel as “a bastion of apartheid,” the use of universal law mechanisms, discrediting the law of return and replacing it with a law of return for Palestinian refugees, reinstating the Arab boycott and trying to impose a much wider international boycott of Israeli activities. The enemies’ aim is that this should ultimately lead to the breaking of diplomatic relations with Israel, while punishing those who maintain such relations. Today this seems like a rather rudimentary approach. It has since been extended in many directions through, for instance, the distortions of the use of language, falsification of history, and intentionally misinterpreting archaeology.
    In principle, each of these methods can, in the present world mood, be used against any democracy. The Danes had a little taste of it after a daily there published the Mohammed cartoons in 2005. However, Israel is by far the main target of non-violent aggression. That puts upon it the highly problematic onus of continuously inventing creative methods to repel these attacks. Much of what is done in this area at present consists of efforts in specific fields. It is to a large extent carried out by private bodies. Some are major Jewish organizations. Others are grassroots groups. Camera, Honest Reporting, the Jerusalem Center for Public Affairs, Memri, Palestinian Media Watch, Scholars for Peace in the Middle East and NGO Monitor are a few of the ones among the many which come to mind.
    Yet even if all these bodies operated in an integrated way, one would still consider the defense system of Israel against this non-violent war akin to Swiss cheese that in many areas has more holes than cheese. The non-violent war is of a different nature than the physical one, but with the similar aim of destroying Israel. As it is a war it cannot be fought by bureaucratic ministries even if combined with private organizations.
    In such war, an intelligence agency must play a far more crucial role. It has to collect systematic information about Israel’s non-violent enemies, analyze their methods and what they may do next, and regularly produce creative ideas to expose and fight the attackers. As in any other field, the knowledge and skills needed to accomplish these tasks only accumulate over the years. This approach should have started - at the latest - in the early 1980s after the war in Lebanon, when de-legitimization of Israel accelerated. None of the successive Israeli governments has properly fought the non-violent war or even understood it in substantial detail. That makes it even more urgent to start dealing with this in a far more systematic way."
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Published by Occam - dans Juin 2011
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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 21:44

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- Palestinian statehood: What is the U.N.'s role?, John R. Bolton (former U.S. ambassador to the U.N) - "In fact, a Palestinian statehood resolution will almost certainly wound the United Nations, perhaps gravely, just as for many Americans "Zionism is racism" delegitimized not Israel but the U.N. itself".
http://www.latimes.com/news/opinion/commentary/la-oe-marzook-palestine-20110612,0,4707176.story

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Published by Occam - dans Juin 2011
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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 21:43

France

- Pas de paix avec Israël sans le Hamas, selon d'ex-dirigeants internationaux (AFP) - Sans surprise, Hubert Védrine (avec ses amis) se réjouit de l'introduction du Hamas dans le gouvernement palestinien et appelle les Occidentaux à cesser d'exiger des islamistes qu'ils respectent les conditions du Quartet - dont la reconnaissance du droit d'Israël à exister.
http://www.romandie.com/news/n/_Pas_de_paix_avec_Israel_sans_le_Hamas_selon_d_ex_dirigeants_internationaux100620111606.asp
   "Une paix durable entre Israël et les Palestiniens n'est possible que si le mouvement islamiste Hamas est impliqué dans les efforts en ce sens, affirment 24 anciens hauts responsables internationaux dans une lettre ouverte publiée vendredi. [...] Cet accord [inter-palestinien] ainsi que les changements majeurs survenus au Moyen-Orient offrent une chance aux Etats-Unis et à l'Union européenne de changer de cap, affirme cette missive signée notamment par d'anciens ministres des Affaires étrangères, dont le Français Hubert Védrine, l'Australien Gareth Evans et le Néerlandais Hans van den Broek. [...]
    Israël a dénoncé l'accord Hamas-Fatah en parlant de grande victoire du terrorisme et le président américain Barack Obama l'a pour sa part qualifié d'énorme obstacle à la paix tandis que la France le considère comme un élément favorable. Le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, UE, ONU) a demandé au Hamas de reconnaître l'Etat d'Israël, de renoncer à la violence et de respecter tous les accords internationaux signés par l'OLP. [...]"


Israël

- Stanley Fischer, gouverneur de la banque centrale d'Israël, s'invite dans la succession de DSK au FMI (Le Monde.fr) - "La nationalité israélienne de Fischer pourrait lui valoir une opposition de la part des pays arabes".
http://www.lemonde.fr/dsk/article/2011/06/12/stanley-fischer-gouverneur-de-la-banque-centrale-d-israel-s-invite-dans-la-succession-de-dsk-au-fmi_1535179_1522571.html
   "Le gouverneur de la banque centrale d'Israël, Stanley Fischer, a créé la surprise, en annonçant, samedi, qu'il briguait le poste de directeur général du FMI. Cette candidature s'ajoute à celle du gouverneur de la banque du Mexique, Agustin Carstens, et vient compliquer la tâche de la ministre de l'économie et des finances française. Christine Lagarde se trouvait samedi en Arabie saoudite afin de convaincre du bien-fondé de sa candidature au poste laissé vacant par Dominique Strauss-Kahn accusé d'agression sexuelle sur une employée d'hôtel et arrêté le 14 mai à New York. Cette vacance "a provoqué une occasion extraordinaire et inattendue, une occasion qui peut-être ne se présentera plus jamais, de se porter candidat à la direction du FMI, ce qu'après une longue réflexion j'ai décidé de faire", a expliqué Fischer dans un communiqué.
    Fischer, qui a reçu le soutien du ministre des finances israélien, Yuval Steinitz, a ajouté être conscient du fait qu'il s'agissait d'un processus compliqué et semé de possibles embûches, mais que cela ne constituait pas un obstacle à sa décision. Originaire de Zambie, Stanley Fischer, âgé de 67 ans, a travaillé de 1988 à 1990 comme vice-président et chef économiste à la Banque mondiale, avant de devenir le premier directeur général adjoint du FMI de 1994 à 2001. Il a ensuite "pantouflé" dans le secteur privé en devenant vice-directeur du géant financier Citigroup et président de Citigroup International, travaillant au sein de ce groupe bancaire de 2002 à 2005. Il est considéré comme l'un des artisans de la résistance de l'économie israélienne lors de la crise financière de 2008. Il a procédé à 10 reprises à des relèvements des taux d'intérêt afin de contenir l'inflation et garantir une croissance économique de son pays qui devrait être de 4,5 % en 2011. M. Fisher a dû renoncer à la nationalité américaine pour devenir Israélien en janvier 2005 lorsqu'il a été désigné au poste de gouverneur de la Banque d'Israël, la double nationalité n'étant pas autorisée pour les hauts fonctionnaires.
    La candidature de Stanley Fischer a pourtant plusieurs désavantage à commencer par son âge. Les règlements du FMI fixent à 65 ans l'âge maximum pour être élu au poste de directeur et à 70 ans l'âge maximum pour occuper cette fonction. La nationalité israélienne de Fischer pourrait, d'autre part, lui valoir une opposition de la part des pays arabes. "En raison de mon expérience, je pense que je peux apporter ma contribution au FMI, entité centrale de l'économie mondiale, et aider l'économie mondiale après la crise", a affirmé Fischer, opposé à l'élection d'un Européen à la tête du FMI.
    Fischer peut en revanche compter sur les sympathies américaines ainsi que sur sa proximité avec le patron de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, dont il était conseiller. Pour l'économiste Nouriel Roubini, Stanley Fischer a les qualifications requises pour diriger le FMI mais il s'est déclaré trop tard pour espérer devancer Christine Lagarde. "Stan Fischer ferait un excellent directeur général du FMI. Mais, à ce stade tardif, il ne dispose pas du soutien nécessaire pour réussir", ajoute-t-il. De grands journaux économiques et financiers internationaux, comme le Financial Times, le Wall Street Journal et le magazine Euromoney, l'ont récemment donné favori. Euromoney l'a classé l'an dernier à la première place de son hit-parade des gouverneurs de banques centrales dans le monde. Ce magazine lui a notamment rendu hommage pour sa "prescience". Le magazine Global Finance a également fait les louanges de M. Fischer en lui décernant la note "A" en 2009 et 2010 dans son classement des gouverneurs centraux."

- Un député veut durcir le ton contre les organisations israéliennes de défense des droits de l'homme (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Un-depute-veut-durcir-le-ton-contre-les-organisations-israeliennes-de-defense-de_316344.html
   "Le député Israël Hassson (Kadima) veut empêcher les associations israéliennes de défense des droits de l'homme qui ont participé à la rédaction du rapport Goldstone de l'ONU (qui accusait Israël de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité) de recourir à des jeunes volontaires effectuant leur service civil."


Gaza & Hamas

- Gaza : une délégation des Frères musulmans égyptien assiste aux funérailles du co-fondateur du Hamas (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Gaza-une-delegation-des-Freres-musulmans-egyptien-assiste-aux-funerailles-du-co-_316420.html
   "Les Frères musulmans d'Egypte ont dépêché dimanche une petite délégation dans la bande de Gaza afin d'assister aux funérailles d'un haut dirigeant du Hamas cette semaine. Le co-fondateur du mouvement terroriste du Hamas, Mohammad Sham'ah est décédé vendredi à l’âge de 76 ans, des suites d'un accident vasculaire cérébral."

- Maybe the flotillas should bring cars into Gaza (Elder of Ziyon) - "As a result of Hamas' new car tax, Gaza car dealers refused the latest shipments of automobiles that were supposed to come in through Kerem Shalom".
http://elderofziyon.blogspot.com/2011/06/maybe-flotillas-should-bring-cars-into.html
   "Hamas recently added a 25% tariff on cars and spare parts brought into Gaza through Israel. Some 4000 cars have gone into the supposedly besieged sector from Israel since last year. This is not counting the recent flood of cars being smuggled in from Libya. As a result of Hamas' new car tax, Gaza car dealers refused the latest shipments of automobiles that were supposed to come in through Kerem Shalom. None of the cars scheduled to come in since last Thirsday have been delivered. Sounds like the "humanitarians" have their work cut out for them. Gazans need more cars without the unconscionable tax being placed on them by their, uh, occupiers!"


Judée-Samarie

- Un attentat déjoué en Samarie (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Un-attentat-dejoue-en-Samarie_316387.html
   "Des artificiers de Tsahal ont neutralisé dimanche près de Ramallah un ballon de gaz dissimulé dans un pneu de camion, qui devait servir à un attentat. On ne déplore pas de blessé."

- Heurts israélo-palestiniens en Samarie (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Heurts-israelo-palestiniens-en-Samarie_316297.html
   "Une centaine de Palestiniens ont affronté ce samedi une vingtaine d'habitants juifs près de l'avant-poste de Esh Kodesh en Samarie. Des jets de pierres ont été échangés entre les deux groupes adversaires. Ces heurts ont éclaté après le déracinement de plants de raisin dans une vigne de la localité juive. Tsahal est intervenue pour rétablir le calme."
- Des émeutiers détruisent une vigne, Yéochoua Sultan (Arouts 7)
http://www.israel7.com/2011/06/des-emeutiers-detruisent-une-vigne/
   "Les habitants juifs du point de peuplement de Esh Kodesh se sont rendu samedi après-midi pour prier sur la colline d’Alé Aïn. Ils ont alors été arrêtés. Le Conseil de Benyamin rapporte que des dizaines d’individus, qui ont vu que les forces de l’ordre s’employaient à procéder à l’arrestation des habitants juifs, se sont alors rués sur une vigne, en démolissant la clôture. Ils ont arraché les plants sans se heurter à la moindre opposition ou intervention de l’armée. Les voyous ont donc pu s’adonner librement à leur forfait.
    Le propriétaire d la vigne, Tzviki Strock, s’est rendu dans son verger avec un autre habitant de la localité d’Esh Kodesh. Des soldats qui s’y trouvaient lui ont demandé de partir, l’accusant d’être susceptible de se rendre responsable de provocation. Le propriétaire de la vigne a réussi à faire fuir les émeutiers, mais l’armée lui a alors présenté une attestation montrant que le terrain était considéré comme «terrain militaire interdit au public».
    La mère du propriétaire de la vigne, Ourit Strock, est en même temps la porte-parole du l’organisation pour les droits de l’homme en Judée-Samarie. Elle a déclaré qu’une procédure étrange est imposée aux soldats de Tsahal : «Si des soldats voient qu’un Arabe est attaqué par un Juif et qu’ils ne font rien pour le défendre, ils risquent d’être traînés devant un tribunal du droit commun. Il est absurde que cette procédure fonctionne à sens unique. Tzviki se trouvait au beau milieu de sa vigne, dont l’existence est absolument légale. Et c’est alors qu’il se trouvait chez lui qu’une ordonnance lui a été présentée, faisant de son terrain une zone militaire fermée. Et c’est lui que l’on menace et non pas les dizaines de voyous qui, au même moment, sont en train de lui arracher ses plants.»
    Pour le Comité des habitants de Benyamin, une solution qui pourrait être efficace doit consister à appeler le commandement militaire de la région, et lui faire part de l’indignation du public."

- Un kibboutz construit une ferme pour les Palestiniens à Hébron (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Un-kibboutz-construit-une-ferme-pour-les-Palestiniens-a-Hebron_316340.html
   "Le kibboutz Afikim vient d'entamer la construction d'une ferme laitière pour les Palestiniens qui vivent dans la ville de Hébron en Judée-Samarie, afin de lutter contre la pénurie de lait dans l’Autorité palestinienne."

- Trois constructions illégales doivent être démolies dans un avant-poste (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Trois-constructions-illegales-doivent-etre-demolies-dans-un-avant-poste_316353.html
   "L'administration civile doit démolir d'ici 45 jours 3 constructions illégales dans l'avant-poste de Migron, dans la région de Binyamin."

- Judée-Samarie : la Cour suprême ordonne l'arrêt de la construction de dizaines de structures dans l'implantation d'Ofra (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Judee-Samarie-la-Cour-supreme-ordonne-l-arret-de-la-construction-de-dizaines-de-_316424.html
   "La Cour suprême a ordonné l'arrêt de la construction de dizaines de structures dans l’implantation d'Ofra, en Judée-Samarie. Selon les pétitionnaires, représentants des résidents palestiniens de la région, ces structures sont des maisons privées construites sur des terres destinées à des bâtiments publics. Ils ont également demandé au tribunal, qui a rejeté cette dernière requête, de démolir ces constructions."

- Mohamed Dahlan s'en prend à la direction du Fatah (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Mohamed-Dahlan-s-en-prend-a-la-direction-du-Fatah_316298.html
   "Mohamed Dahlan, qui fut jadis l'homme fort du Fatah à Gaza, brise le silence et s'en prend à la direction du mouvement de Mahmoud Abbas, après en avoir été éloigné. Dans des vidéos diffusées sur YouTube et Facebook, il qualifie notamment ses détracteurs d'être des ''démons'', en employant un terme utilisé dans le Coran. Dahlan vit en exil depuis plus de 6 mois et a été démis de ses fonctions du Fatah après avoir été soupçonné de diffamation contre le chef de l'Autorité palestinienne."
- Mohamed Dahlan exclu du Fatah (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Mohamed-Dahlan-exclu-du-Fatah_316363.html
   "Le Comité central du Fatah a décidé l'exclusion de l'ex-homme fort de la Bande de Gaza Mohamed Dahlan, visé par une enquête interne pour "corruption et meurtre", selon l'un des membres du Comité."


Accord Hamas/Fatah

- Fayyad candidat au poste de Premier ministre du gouvernement d'union palestinien (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Fayyad-candidat-au-poste-de-Premier-ministre-du-gouvernement-d-union-palestinien_316331.html
   "Le Fatah a choisi son actuel Premier ministre Salam Fayyad pour être candidat au poste de chef du gouvernement palestinien de transition qui va être formé, après la réconciliation Fatah-Hamas, jusqu'aux prochaines élections."

- Palestiniens : le Hamas rejette la candidature de Fayyad comme Premier ministre (AFP)
http://www.lesechos.fr/economie-politique/infos-generales/monde/afp_00351572-palestiniens-le-hamas-rejette-la-candidature-de-fayyad-comme-premier-ministre-175473.php
   "Le Hamas a rejeté la candidature de Salam Fayyad au poste de Premier ministre du gouvernement de transition palestinien, présentée par son rival du Fatah, a indiqué dimanche un porte-parole du Hamas à Gaza. "Le Hamas a déjà informé le Fatah au cours de leur dernière réunion (le 16 mai au Caire) qu'il rejette le choix de Salam Fayyad pour diriger le nouveau gouvernement", a déclaré à l'AFP ce porte-parole, Sami Abou Zouhri. "La désignation de Salam Fayyad par le comité central du Fatah n'est qu'une nomination du Fatah et tout chef de gouvernement doit être choisi par consensus et non, évidement, par l'une des deux parties", a souligné M. Abou Zouhri.
    Le mouvement Fatah du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a décidé, lors d'une réunion de son comité central samedi soir, de désigner M. Fayyad comme candidat au poste de Premier ministre du gouvernement de transition. Economiste indépendant qui a la confiance de la communauté internationale, Salam Fayyad est actuellement le Premier ministre de l'Autorité palestinienne. Le Fatah et son rival du Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir à Gaza, doivent se retrouver mardi au Caire pour discuter de la formation du prochain gouvernement interpalestinien. Le Fatah et le Hamas ont conclu fin avril un accord pour la formation d'un gouvernement composé de personnalités indépendantes en vue d'élections d'ici un an, soldant plus de quatre ans de divisions."

- La candidature de Fayyad complique les discussions Hamas-Fatah, Nidal al-Moughrabi (Reuters) - le Hamas "accuse le Premier ministre de coopérer avec Israël dans l'application de l'embargo sur la bande de Gaza".
http://fr.news.yahoo.com/la-candidature-fayyad-complique-les-discussions-hamas-fatah-121744840.html
   "[...] "Il est certain que nous n'accepterons pas Fayyad, ni comme Premier ministre d'un gouvernement d'union, ni comme ministre au sein de ce gouvernement", a déclaré Salah al Bardaouil, un haut responsable du mouvement islamiste. [...] Pour justifier le rejet de la candidature de Fayyad par le Hamas, Bardaouil accuse le Premier ministre de coopérer avec Israël dans l'application de l'embargo sur la bande de Gaza et de partager la responsabilité de l'arrestation de dirigeants et militants du Hamas en Cisjordanie ces dernières années. Le haut responsable du Mouvement de résistance islamique a également mis en garde contre toute nomination qui pourrait être considérée par l'autre partie comme une provocation.
    Djamal Mhesen, membre du comité central du Fatah, a de son côté fait valoir que son parti cherchait un Premier ministre capable d'obtenir un soutien international, un dirigeant "dont le travail sera de mettre fin au blocus de Gaza, pas de provoquer un autre blocus en Cisjordanie"."

- Palestinian unity in peril as Hamas rejects Fatah's Fayyad as PM (AP)
http://www.haaretz.com/news/international/palestinian-unity-in-peril-as-hamas-rejects-fatah-s-fayyad-as-pm-1.367233
   "[...] Hamas' opposition to Salam Fayyad's nomination marked a key setback in the reconciliation process, which aims to form a caretaker government until elections are held next year. Since the rival factions announced their reconciliation pact last month, aiming to end a four-year rift, they appear to have made little progress in implementing the program. [...] Officials close to Abbas said they believe Hamas' announcement was not final and expressed hope they would still be able to get Fayyad's appointment approved. Hamas has floated several names but not yet announced a formal candidate. [...]"

- « L’échec de l’union palestinienne pourrait relancer les pourparlers de paix » (Juif.org)
http://www.juif.org/diplomatie-moyen-orient/153495,l-echec-de-l-union-palestinienne-pourrait-relancer-les-pourparlers.php
   "Un haut fonctionnaire du gouvernement du premier ministre Benyamin Netanyahou a abordé dimanche les problèmes en cours entre le Fatah et le Hamas dans la finalisation d’un accord pour un gouvernement palestinien d’union nationale, en disant que si la réconciliation ne se concrétise pas, cela pourrait conduire à des pourparlers entre Israël et l’autorité palestinienne. Le responsable a fait ces commentaires aux journalistes voyageant avec le premier ministre en Italie. Il a indiqué qu’il existe des tensions au sein de l’autorité palestinienne sur la question de la demande faite par la communauté internationale de renommer le premier ministre palestinien Salam Fayyad à son poste dans un gouvernement d’union, et que le Hamas accepte les trois conditions du Quartet : reconnaître Israël, renoncer à la violence et respecter les accords existants. [...]"


"Processus de paix"

- AP : se baser sur le plan de partition de 1947 ?, Khaled Abu Toameh (JP)
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1302257344773&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "L'Autorité palestinienne (AP) envisage de demander à l'ONU de mettre en œuvre la résolution 181, qui appelle à la partition de la Palestine mandataire entre Juifs et Arabes, si les Etats-Unis empêchent les plans palestiniens de demander une reconnaissance de leur Etat à l'ONU en septembre, selon un haut responsable de l'AP. Le négociateur palestinien Nabil Shaath a indiqué que demander la mise en oeuvre du Plan de partition de 1947 était l'une des options que les Palestiniens envisageaient à la lumière des menaces américaines d'utiliser leur droit de veto contre leur initiative de septembre. Shaath affirme qu'en dépit de cette menace, l'AP est déterminée à poursuivre sa quête devant l'ONU en septembre.
    Ses déclarations, publiées par le journal Al-Hayat basé à Londres, interviennent alors qu'en privé, certains responsables palestiniens évoquent un abandon du plan de demander une reconnaissance unilatérale à l'ONU sur les frontières d'avant 1967. Il déclare que le Plan de partition appelait à la création de deux Etats, "mais Israël a anoncé son indépendance unilatéralement et a été reconnu par l'ONU". Il remarque que le Kosovo a fait la même chose en dépit de l'opposition de la Serbie. "Même si les Etats-Unis utilisent leur veto, il y aura 131 membres des Nations Unies qui reconnaîtront la Palestine", indique-t-il. "Les Etats-Unis ne pourront empêcher ces pays de nous traiter comme un Etat"."

- Ayalon met en garde les ambassadeurs africains contre les risques d'une reconnaissance d'un Etat palestinien à l'ONU (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Ayalon-met-en-garde-les-ambassadeurs-africains-contre-les-risques-d-une-reconnai_316416.html
   "Le vice-ministre des Affaires étrangères israélien Danny Ayalon a déclaré, au cours d'une réunion avec les ambassadeurs de 10 pays africains, que le vote en faveur de la reconnaissance d'un Etat palestinien à l'ONU équivaut à un "vote pour les conflits". Ayalon a également appelé tous les pays à adopter un comportement responsable vis-à-vis de cette question."

- Palestinian statehood: What is the U.N.'s role?, John R. Bolton (former U.S. ambassador to the U.N) - "Some argue that there is precedent, citing General Assembly Resolution 181 of 1947, which endorsed a plan to partition the former British League of Nations mandate into Jewish and Arab states, and a "special international regime" for Jerusalem. They should read what the resolution actually says".
http://www.latimes.com/news/opinion/commentary/la-oe-marzook-palestine-20110612,0,4707176.story
   "An aversion to reality can be a powerfully destructive force. Its most visible manifestation in international affairs lies in trying to create political "facts on the ground" through the United Nations. Accordingly, it is no surprise that the Middle East, one of our most intractable problems, provokes so much U.N. activity, even though the real-world consequences are so limited.
    The next episode of reality avoidance is the near certainty that, this fall, the General Assembly will vote to recognize a Palestinian state, possibly also declaring that state's borders with Israel to be the 1967 lines (actually, just the Green Line marking the 1949 cease-fire positions). Absent dramatic action by Washington, perhaps 150 or more of the U.N.'s 192 members, including many nominal U.S. allies, will vote in favor.
    Will such a resolution actually make any difference? Is it political theater, or something to take seriously? While a General Assembly convulsion would be largely symbolic, symbols can have consequences if you accept their underlying mythology. How will Israel respond? How should the United States respond?
    First, neither the Security Council nor the General Assembly has the legal authority to declare statehood. The U.N.'s website says candidly that the world body "does not possess any authority to recognize either a state or a government." Attempting to ram such a declaration through is not merely improper but destructive of the U.N. itself.
    Some, however, argue that there is precedent, citing General Assembly Resolution 181 of 1947, which endorsed a plan to partition the former British League of Nations mandate into Jewish and Arab states, and a "special international regime" for Jerusalem. They should read what the resolution actually says. Like all assembly resolutions, it is not legally binding. It simply "recommends" the partition plan in question, and "requests that the Security Council take the necessary measures" to implement it. The council never adopted the plan. Although the Jewish leadership accepted it, the Arabs did not, and a multi-front Arab assault followed. End of precedent.
    While the foregoing international law arguments are complex and probably have eternal life, they will settle nothing today. Perhaps the most reality-averse idea of all is believing the League of Nations' or the U.N.'s actions more than 50 years ago reveal a solution for today. Resolving the Arab-Israeli dispute is ultimately a matter of power and political resolve now, not ambiguous precedents and musty resolutions. If dust-gathering texts from the past could determine the outcome now, what logic requires us to go back merely a few decades? Why not go back millenniums for even more compelling authority?
    Second, whatever serious political work at the U.N. is done by the Security Council, where the veto of the five permanent members -- the United States, France, China, Britain and Russia -- gives them predominance. For decades, this has aggravated Third World nations, the largest of which alternate between advocating the abolition of the veto or themselves becoming permanent members. If the U.N. is ever to play a constructive role in the Arab-Israeli dispute, it will be through the Security Council, not the General Assembly.
    The council and the assembly jointly decide on the admission of new members to the U.N. Because the U.N. Charter provides that only "states" can be members, a decision to admit "Palestine" would obviously mean that those supporting membership considered "Palestine" to meet the charter's statehood requirement. Last year, many believed the Obama administration might not veto a Palestinian membership application, and the original Palestinian strategy was indeed to convene the council to seek U.N. admission, or at least declare a Palestinian state. The outcry from President Obama's political opponents, and even from otherwise supportive Democrats, punctured that balloon, thereby prompting statehood advocates' switch to the General Assembly's almost uniformly anti-Israel, anti-U.S. majority. This is the true indicator of reality aversion.
    Finally, if the president chooses to stand by and let a resolution happen, rather than taking dramatic diplomatic action such as threatening to cut off U.S. contributions to the U.N., the proper U.S. response is to ignore whatever passes. When the General Assembly adopted the infamous "Zionism is racism" resolution in 1975, Ambassador Daniel Patrick Moynihan responded: "The United States rises to declare that it does not acknowledge, that it will not abide by and that it will never acquiesce in this infamous act." That's a good place to start here as well. We should simply disregard the outcome, and tell the world so at every opportunity. Israel and whoever else stands tall and votes against the resolution in that very lonely General Assembly room should do the same.
    The reality is that the controlling U.N. approach to this dispute is grounded in the decisions made after the 1967 and 1973 Arab-Israeli wars, namely Security Council Resolutions 242 and 338. These "land for peace" resolutions make no mention of "the 1967 borders" or any other specific line, and for very compelling reasons. Those who drafted these texts understood full well that the 1967 lines could never meet Israel's legitimate quest, in 242's words, "to live in peace within secure and recognized boundaries free from threats or acts of force." It has been America's consistent policy to support those Israeli aspirations, and should remain so today.
    Taking assembly recommendations to heart can only cause problems. True, a massive majority supporting Palestinian statehood will constitute yet another assault on Israel's legitimacy and its security needs. And while that vote is likely to be frustrating and bitter, it is best to treat it like the grass we tread beneath our feet.
    In fact, a Palestinian statehood resolution will almost certainly wound the United Nations, perhaps gravely, just as for many Americans "Zionism is racism" delegitimized not Israel but the U.N. itself. Perhaps that risk will awaken our excessively multilateralist administration to the dangers of acquiescing in the Palestinian proposal. Does Obama believe that further discrediting the U.N. is really in our interest? [...]"


Syrie

- Tsahal : les chiffres des victimes de la Naksa ''gonflés'' (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Tsahal-les-chiffres-des-victimes-de-la-Naksa-gonfles-_316313.html
   "Selon les premiers éléments de l'enquête menée par Tsahal sur les violences ayant émaillé les manifestations de la Naksa la semaine dernière à Majdal Shams, dans le Golan, les chiffres des victimes ont été ''gonflés''. Les responsables sécuritaires repoussent les critiques émises récemment à l'intérieur même et à l'extérieur de l'armée. Le chiffre de 23 morts, avancé par les Syriens, ne correspond pas à la réalité. Selon Tsahal, 8 à 10 manifestants ont été tués à Quneitra par les mines qui ont explosé après le jet de cocktails Molotov. A Majdal Shams, l'armée a repéré les organisateurs d'émeutes qui ordonnaient d'empêcher la Croix Rouge d'accéder aux blessés, et de repousser les Casques bleus de l'UNDOF, venus sur place. Tsahal estime plausible que des blessés ont succombé car ils n'ont pu être soignés à temps."

- IDF not expecting additional border riots, Hanan Greenberg (Ynet) - "After 37 years we are witnessing a change in the Syrian reality."
http://www.ynet.co.il/english/articles/0,7340,L-4080651,00.html
   "IDF officials postulated Saturday that the violent protests that took place on 'Nakba Day' and 'Naksa Day' respectively are not likely to reoccur in the near future, though the army is maintaining a state of alert.
    The 'Naksa Day' protests, they add, were not a battle for Palestinian right of return but rather an organized attempt by the Syrian regime to deflect attention from its brutal crackdown on anti-government protesters. The Syrian authorities hired transportation for 'Naksa Day' protesters and made sure that no military checkpoints would be in place to stop them. The 'Nakba Day' riots that preceded them, during which 150 Syrian civilians infiltrated the border, provided a good foundation for the second round, officials say.
    For this reason, they add, the army was well-prepared for the second onslaught and the 'Naksa Day' riots ended with few casualties. "We know where each bullet hit. The fire was very selective and controlled," one IDF source said, adding that 23 dead was not a high number. The army says 8-10 of these victims were killed by mines that exploded when protesters threw firebombs at Quneitra crossing.
    In addition, officials reiterated the explanation that many were wounded and may have even died because protesters did not allow the Red Cross to reach the victims. The officials back their claim by citing the condemnation offered up by Palestinian organizations against Syrian-affiliated Palestinian groups such as the Popular Front for the Liberation of Palestine, which they see as responsible for the casualties. Families of the victims have also condemned these groups for putting their loved ones at risk for political gain. Hamas leaders have also been blamed.
    "After 37 years we are witnessing a change in the Syrian reality," a senior IDF official said. "There is loss of control, a shrugging off, and this could lead to disturbing events along the border." However military officials do not believe this will last. They also cite the relative lack of violence along the Lebanese border as proof that the IDF has succeeded in warding off threats."

- Syrie : L'usine nucléaire liée à trois autres installations (JP)
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1302257344918&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "La centrale nucléaire syrienne de Deir al-Zor était liée à trois autres usines dans le pays, selon le journal Al-Hayat basé à Londres, qui cite des extraits d'un rapport de l'Agence Internationale à l'Energie Atomique (AIEA) publié dimanche. Celui-ci ne donne pas de détails concernant ces équipements ni leurs emplacements. Le rapport affirme également que les autorités syriennes ont importé beaucoup de matériel destiné à des "activités nucléaires" entre 2002 et 2006 sous le prétexte qu'il était destiné à des "objectifs civils".
    La Syrie a pris de nombreuses mesures pour dissimuler l'usine suspecte de Deir al-Zor. Selon le rapport de l'AIEA, les autorités syriennes ont soutenu que les résidus d'uranium trouvés près de l'usine provenaient des "missiles israéliens" qui ont tenté de la détruire. Le rapport conclut que l'usine syrienne était semblable au réacteur nucléaire nord-coréen de Yongbyon, utilisé par le gouvernement de ce pays pour tester des armes nucléaires avant que l'AIEA ne l'oblige à le fermer."

- Syrie : le régime reste déterminé à mater dans le sang toute contestation (AFP) - "Quand on rentrait dans les maisons, on mitraillait tout le monde dedans : les grands comme les petits" ; "Ils mettent des snipers sur certains points en hauteur (...), et quand les soldats ne tirent pas (sur les contestataires), ils les abattent".
http://www.lesechos.fr/economie-politique/infos-generales/monde/afp_00351567-syrie-le-regime-reste-determine-a-mater-dans-le-sang-toute-contestation-175468.php
   "Les témoignages sur les exactions du régime de Bachar al-Assad se multipliaient samedi, alors que les forces de l'ordre appuyées par des hélicoptères ont tué au moins 25 civils lors d'énormes manifestations hostiles au régime vendredi à travers le pays. [...] Vendredi, la répression a été particulièrement violente à Maaret al-Nouman, localité proche de Jisr al-Choughour (nord-ouest), où une dizaine de civils ont été tués par les soldats qui ont tiré sur des dizaines de milliers de manifestants, selon des témoins et des militants. Des témoins et des militants ont raconté que des hélicoptères de l'armée avaient tiré sur la foule à Maaret al-Nouman. [...]
    Un jeune appelé, Tahal Al-Loush, a raconté le "nettoyage" d'Ar-Rastan, une ville de 50.000 habitants dans la province de Homs (centre) : "On nous a dit qu'il y avait là-bas des hommes armés. Mais (...) il s'agissait de simples civils. On nous a dit de leur tirer dessus. Quand on rentrait dans les maisons, on mitraillait tout le monde dedans : les grands comme les petits". "Ils mettent des snipers sur certains points en hauteur (...), et quand les soldats ne tirent pas (sur les contestataires), ils les abattent", a ajouté un autre déserteur, Ahmed Khalef. [...]
    Depuis le 15 mars, la répression du mouvement de contestation a fait plus de 1.200 morts, entraîné l'arrestation d'au moins 10.000 personnes et la fuite de milliers d'autres, selon des ONG. Environ 4.600 Syriens se sont réfugiés en Turquie, et des milliers d'autres étaient massés le long de la frontière, prêts à franchir la ligne de démarcation en cas d'attaque mais hésitant encore à devenir des exilés."


Egypte

- L'Egypte dit avoir arrêté un espion israélien (AP) - "Ce n'est pas la première fois qu'un étranger est arrêté pour espionnage depuis la fin du régime Moubarak mais c'est la première fois que ce serait un agent israélien".
http://fr.news.yahoo.com/legypte-dit-avoir-arr%C3%AAt%C3%A9-espion-isra%C3%A9lien-164411901.html
   "Les autorités égyptiennes ont affirmé dimanche détenir et interroger un agent israélien soupçonné d'être un espion. Il aurait tenté d'influencer les manifestants lors du mouvement de contestation à l'origine de la chute du président Hosni Moubarak en février. [...] Le porte-parole du parquet, Adel el-Saïd, a déclaré que le suspect avait été arrêté dimanche et était interrogé par des procureurs de la sûreté de l'Etat dans un hôtel du Caire. Ils ont ordonné son maintien en détention pour 15 jours afin d'enquêter. Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor, a affirmé ne pas disposer d'information à ce sujet.
    Ce n'est pas la première fois qu'un étranger est arrêté pour espionnage depuis la fin du régime Moubarak mais c'est la première fois que ce serait un agent israélien. Le mois dernier, un diplomate iranien a été interpellé mais il a bénéficié de l'immunité diplomatique et a quitté Le Caire. En ce qui concerne le suspect israélien, Adel el-Saïd a affirmé dans un communiqué publié sur Internet sur sa page Facebook que des documents du renseignement montraient qu'il collectait des informations sur les manifestations et voulait provoquer des troubles afin "de nuire aux intérêts politiques, économiques et sociaux et d'avoir une influence négative sur le cours de la révolution". D'après ces documents, le suspect serait un soldat israélien ayant participé à la guerre contre le Hezbollah au Liban en 2006. Il y aurait été blessé.
    Une source judiciaire ayant requis l'anonymat a déclaré que l'espion présumé était arrivé en Egypte en tant que journaliste peu après le début des manifestations le 25 janvier. Il aurait passé la plupart du temps sur la place Tahrir, épicentre de la révolution au Caire. Le parquet le soupçonnerait d'avoir payé des contestataires pour causer des frictions avec l'armée et des tensions entre musulmans et chrétiens, mais des manifestants l'auraient signalé au renseignement égyptien. Cet Israélien aurait ensuite été photographié dans le quartier pauvre d'Imbaba, où des chrétiens coptes et musulmans emmenés par des salafistes ultraconservateurs se sont affrontés dans des émeutes qui ont fait 15 morts."
- Un membre du Mossad arrêté au Caire ?, Yéochoua Sultan (Arouts 7)
http://www.israel7.com/2011/06/un-membre-du-mossad-arrete-au-caire/
   "Les médias égyptiens ont annoncé dimanche qu’un agent israélien aurait été appréhendé par les services de sécurité de ce pays. Selon les sources d’information, il aurait tenté de fomenter des révoltes contre le pouvoir, qui a lui-même renversé le président Moubarak. A Jérusalem, on dément l’information : «Tous les mois ou tous les deux mois, il y a une information de ce genre. C’est une nouvelle infondée et il est regrettable que l’on cherche de la sorte à alimenter une image négative et hostile d’Israël.»"

- Egypte : arrestation d’une cellule terroriste somalienne qui planifiait des attentats contre Israël (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Egypte-arrestation-d-une-cellule-terroriste-somalienne-qui-planifiait-des-attent_316412.html
   "Les autorités égyptiennes ont fait subir un interrogatoire à sept membres d'une cellule terroriste somalienne présumée, accusée de planifier des attentats contre des intérêts occidentaux en Egypte et en Israël. Les autorités ont arrêté le mois dernier au Caire, Youssef Ahmed Hassan, un Somalien qui voyageait avec un faux passeport marocain, a indiqué un responsable égyptien. Son arrestation a conduit à la capture et la détention des autres membres du groupuscule. Les terroristes souhaitaient établir des contacts avec des groupes islamistes en Egypte avant "d’entrer en territoires palestiniens pour mener des attaques contre Israël"."

- 'Grow a beard' ["faites pousser la barbe"] campaign shows Egypt rift, Ashraf Madbouly (The Egyptian Gazette) - "Such a campaign indicates a radical change in Egypt after the toppling of an authoritarian regime, obviously indicating an unbalance in favour of religion in the Egyptian street, according to analysts".
http://213.158.162.45/~egyptian/index.php?action=news&id=19114&title=%27Grow%20a%20beard%27%20campaign%20shows%20Egypt%20rift
   "As the revolutionaries have been organising million-strong protests in Al Tahrir Square to press for their unfulfilled demands via social networking websites, the Salafists are now doing the same to persuade other Muslims to grow beards and be more pious. These Salafists are calling for a million men to be bearded before the holy fasting month of Ramadan which starts in August. Their campaign is a very controversial one, showed how wide the gap is between Islamists and secularists in the post-Hosni Mubarak Egypt. Such a campaign indicates a radical change in Egypt after the toppling of an authoritarian regime, obviously indicating an unbalance in favour of religion in the Egyptian street, according to analysts.
    "This freedom is a fruit of the January 25 revolution. In the presence of the [now disbanded] State Security Police under Mubarak, asking Egyptians to grow beards was like dreaming of touching the moon," says Sheikh Safwat Hegzai, a Salafist cleric. He argues that this campaign is something normal, resulting from the freedom gained after toppling an authoritarian regime. "I would like to see a similar campaign for a million women to wear the niqab [full-face veil]," Hegazi adds. [...]"


Turquie

- Erdogan en lice pour un nouveau succès électoral en Turquie, Simon Cameron-Moore & Ibon Villelabeitia (Reuters) - "L'enjeu de ces élections n'est pas de savoir qui gagnera, mais si l'AKP obtiendra une majorité suffisamment solide pour réécrire la constitution".
http://fr.news.yahoo.com/les-turcs-aux-urnes-pour-des-%C3%A9lections-l%C3%A9gislatives-073503174.html
   "Les électeurs turcs se rendent aux urnes ce dimanche pour un scrutin législatif qui devrait accorder un troisième mandat au Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et lui donner l'occasion d'amender la Constitution. Le Parti de la Justice et du Développement (AKP), au pouvoir depuis 2002, est promis à obtenir la majorité absolue au Parlement pour la troisième fois consécutive. Son succès s'appuie sur l'essor de l'économie turque et sur les mutations de la société, particulièrement sur les questions liées à la place de l'islam et à la laïcité. La seule incertitude porte sur l'ampleur de sa victoire, dont dépendra l'avenir de la Turquie, pays de 74 millions d'habitants que Recep Tayyip Erdogan, à 57 ans, a déjà considérablement transformé en près de dix années de pouvoir. [...]
    Le parti a besoin d'au moins 330 élus pour organiser un référendum sur une modification de la Constitution. S'il obtient une majorité des deux tiers (366), un référendum ne serait plus requis. "L'enjeu de ces élections n'est pas de savoir qui gagnera, mais si l'AKP obtiendra une majorité suffisamment solide pour réécrire la constitution", résume Sinan Ulgen, du Centre d'études économiques et de politique étrangère basé à Istanbul. [...]"
- L'AKP d'Erdogan vers un large succès électoral en Turquie, Seda Sezer & Daren Butler (Reuters)
http://fr.news.yahoo.com/les-turcs-aux-urnes-pour-des-%C3%A9lections-l%C3%A9gislatives-073503174.html
   "Les premiers résultats des élections législatives en Turquie confirment dimanche que le parti conservateur AKP du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan s'achemine vers un succès très confortable. Après dépouillement de 50% des bulletins, le Parti de la Justice et du développement recueille 53% des voix, selon les chaînes de télévision, ce qui offrira à son chef de file un troisième mandat de quatre ans à la tête du gouvernement. Le principal parti d'opposition, le Parti républicain du peuple (CHP, centre gauche) obtient 23,6% des suffrages et la troisième force politique du pays, le parti du Mouvement nationaliste (MHP) est crédité de 13% des voix, précise la chaîne Haberturk. [...]
    Les projections des télévisions prévoient qu'il obtiendra à nouveau quelque 331 élus, ce qui permettra à Erdogan de disposer de la majorité nécessaire pour convoquer un référendum sur une nouvelle Constitution. S'il obtient une majorité des deux tiers (367), un référendum ne serait même plus requis. [...] Erdogan assure que la nouvelle Constitution s'appuiera sur des principes démocratiques et pluralistes, mais ses détracteurs dénoncent ses tendances autocratiques et lui prêtent l'ambition de se hisser plus tard au poste de chef de l'Etat dans le cadre d'un système présidentiel renforcé. Les opposants critiquent aussi l'usage répandu des mises sur écoute, la détention de journalistes critiques, la corruption et un fossé croissant entre riches et pauvres. [...]"


Iran

- Iran : Israël constitue une menace grave pour le Proche-Orient (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Iran-Israel-constitue-une-menace-grave-pour-le-Proche-Orient_316370.html
   "Au cours de la Deuxième Conférence sur le désarmement international à Téhéran, le ministre des Affaires étrangères iranien Ali Akbar Salehi a indiqué qu'Israël constitue une grave menace pour le Proche-Orient. Il a également accusé les Etats-Unis de fournir à leur allié israélien des armes de destruction massive."
- Téhéran demande un contrôle sur le "nucléaire israélien" (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Teheran-demande-un-controle-sur-le-nucleaire-israelien-_316397.html
   "« Personne ne contrôle le programme nucléaire israélien alors que la République islamique iranienne, qui veut utiliser l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, est poursuivie sans arrêt par la communauté internationale et fait l’objet de sanctions », a déclaré dimanche le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akhbar Salhi. « Nous savons parfaitement que le régime sioniste possède la bomme atomique », a-t-il ajouté."

- Des opposants arrêtés lors d'une manifestation à Téhéran (Reuters)
http://fr.news.yahoo.com/une-manifestation-lopposition-dispers%C3%A9e-%C3%A0-t%C3%A9h%C3%A9ran-154210406.html
   "Les forces de sécurité iraniennes ont procédé à des arrestations de manifestants qui se sont rassemblés dimanche à Téhéran pour marquer le deuxième anniversaire de la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad, rapportent des sites d'opposition. Des témoins ont précisé que plusieurs milliers de membres des forces de l'ordre avaient été déployés dans la capitale iranienne. "Les forces de sécurité ont attaqué la foule à l'aide de matraques électriques (...) dans la rue Vali-e Asr pour disperser les manifestants", précise le site Sahamnews. [...]"


USA

- Sondage : les Américains de plus en plus pro-israéliens (Philosémitisme) - "82% des Américains déclarent qu'Israël est un ami et/ou un allié des États-Unis".
http://philosemitismeblog.blogspot.com/2011/06/sondage-les-americains-de-plus-en-plus.html
   "Sources : CNN et le Jerusalem Post (CNN poll shows rise in American sympathy for Israel)
    Selon un sondage effectué par CNN révèle que le sentiment pro-israélien chez les Américains a augmenté par rapport à celui de 2009. 82% des Américains déclarent qu'Israël est un ami et/ou un allié des États-Unis. 67% éprouvent de la sympathie pour Israël, alors que 16% se disent favorables aux Palestiniens. Les résultats démontrent que le sentiment pro-israélien est en hausse. Lors d'un sondage similaire réalisé en 2009, 60% avaient exprimé de la sympathie pour Israël et 17% pour les Palestiniens."


Europe

- Des centaines de militants pro-palestiniens manifestent contre un match de handball Suède vs Israël (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Des-centaines-de-militants-pro-palestiniens-manifestent-contre-un-match-de-handb_316414.html
   "Quelque 150 manifestants pro-palestiniens se sont rassemblés dimanche à l'extérieur d'un stade sportif en Suède qui accueille un match de handball opposant la Suède à Israël. Le porte-parole de la police, Mats Trulsson, a affirmé que les protestataires ont lancé des appels au boycott contre Israël."

- Jewish Community ‘disappointed’ over Muslim apology, Michael Sandelson (The Foreigner, journal norvégien en ligne) - une étude montre qu'à Oslo 33% des agressions racistes sont antisémites, contre 5% visant les musulmans, ce qui provoque l'emportement du représentant des organisations musulmanes.
http://theforeigner.no/pages/news/jewish-community-disappointed-over-muslim-apology/
   "The current row started on Tuesday, after Oslo municipality presented a report charting racist and anti-Semitic attitudes amongst 7,212 pupils in 48 secondary schools. Results show 33.3 percent of Jews experience harassment between two and three times per month, compared with 5.3 percent of Muslims. According to Vårt Land, Ervin Kohn of Oslo’s Jewish Community (DMT) was discouraged by the report. Despite the high figures, however, Secretary General of umbrella organisation Islamsk Råd Norway (IRN), Mehtab Afsar, claims, “it’s really the Muslims that are given a hard time, and charting Muslim harassment is well overdue.”
    The day after the report came out, pro-integration network LIM (Likestilling, Integrering, Mangfold) said it encourages all actors to fight against what it views as increasing anti-Semitism in Norway. At the same time, it was openly critical to Mr Afsar’s statements. “Unfortunately, it seems as though IRN neither intends to recognize or take the problem of anti-Semitism seriously. Secretary General Afsar would rather focus more upon intimidation of Muslims.”
    In a further development in what was becoming a growing rift between two ethnic minorities IRN issued a press statement yesterday, also censuring its own Secretary General, saying, “We wish to state once and for all that we clearly distance ourselves from all types of bullying and harassment, including anti-Semitism. IRN apologises that some individuals have tried to turn a general societal problem into a particularly Muslim one,” it continues. “I cannot see that IRN takes anti-Semitism seriously when reading this press release,” says Mr Ervin Kohn."


Histoire

- Reclaiming a historical truth, Efraim Karsh (research professor of Middle East and Mediterranean studies at King's College London) - "The deliberate depopulation of Arab villages and their transformation into military strongholds was a hallmark of the Arab campaign from the onset of hostilities".
http://www.haaretz.com/print-edition/opinion/reclaiming-a-historical-truth-1.366893
   "I agree with Shlomo Avineri, in his op-ed "Zionism needs no propaganda" (Haaretz English Edition, May 23), that the tragedy befalling the Palestinian Arabs in 1948 was exclusively of their own making, and that there is therefore "a grave moral defect in the Nakba discourse."
    I am surprised, however, by his assertion that "despite decades of research, to this day no document or broadcast has been found confirming ... [any order] by the Arab leadership for the population to leave." This claim couldn't be further from the truth. While most Palestinian Arabs needed little encouragement to take to the road, large numbers of them were driven from their homes by their own leaders and/or the "Arab Liberation Army" that had entered Palestine prior to the end of the Mandate, whether out of military considerations or in order to prevent them from becoming citizens of the prospective Jewish state. Of this there is an overwhelming and incontrovertible body of contemporary evidence - intelligence briefs, captured Arab documents, press reports, personal testimonies and memoirs, and so on and so forth.
    In the largest and best-known example of Arab-instigated exodus, tens of thousands of Arabs were ordered or bullied into leaving the city of Haifa (on April 21-22 ) on the instructions of the Arab Higher Committee, the effective "government" of the Palestinian Arabs. Only days earlier, Tiberias' 6,000-strong Arab community had been similarly forced out by its own leaders, against local Jewish wishes (a fortnight after the exodus, Sir Alan Cunningham, the last British high commissioner of Palestine, reported that the Tiberias Jews "would welcome [the] Arabs back"). In Jaffa, Palestine's largest Arab city, the municipality organized the transfer of thousands of residents by land and sea; in Jerusalem, the AHC ordered the transfer of women and child

ren, and local gang leaders pushed out residents of several neighborhoods, while in Beisan the women and children were ordered out as Transjordan's Arab Legion dug in.
    Avineri mentions the strenuous Jewish efforts to persuade the Haifa Arabs to stay but not the AHC's order to leave - which was passed on to the local leadership by phone and secretly recorded by the Haganah. Nor does he note the well-documented efforts of Haifa's Arab leadership to scaremonger their hapless constituents, reluctant in the extreme to leave, into fleeing. Some Arab residents received written threats that, unless they left town, they would be branded as traitors deserving of death. Others were told they could expect no mercy from the Jews.
    In the words of a British intelligence report: "After the Jews had gained control of the town, and in spite of a subsequent food shortage, many would not have responded to the call for a complete evacuation but for the rumors and propaganda spread by the National Committee members remaining in the town. Most widespread was a rumor that Arabs remaining in Haifa would be taken as hostages by [the] Jews in the event of future attacks on other Jewish areas: and an effective piece of propaganda with its implied threat of retribution when the Arabs recapture the town, is that [those] people remaining in Haifa acknowledged tacitly that they believe in the principle of a Jewish State."
    Nor was this phenomenon confined to Palestinian cities. The deliberate depopulation of Arab villages too, and their transformation into military strongholds was a hallmark of the Arab campaign from the onset of hostilities. As early as December 1947, villagers in the Tul Karm sub-district were ordered out by their local leaders, and in mid-January Haganah intelligence briefs reported the evacuation of villages in the Hula Valley to accommodate local gangs and newly arrived ALA forces.
    By February, this phenomenon had expanded to most parts of the country, gaining considerable momentum in April and May as Arab forces throughout Palestine were being comprehensively routed. On April 18, the Haganah's intelligence branch in Jerusalem reported a fresh general order to remove the women and children from all villages bordering Jewish localities. Twelve days later, its Haifa counterpart reported an ALA directive to evacuate all Arab villages between Tel Aviv and Haifa in anticipation of a new general offensive. In early May, as fighting intensified in the eastern Galilee, local Arabs were ordered to transfer all women and children from the Rosh Pina area, while in the Jerusalem sub-district, Transjordan's Arab Legion ordered the emptying of scores of villages.
    To sum up, Zionism needs no propaganda to buttress its case, yet the historical truth needs to be reclaimed after decades of relentless distortion."

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Published by Occam - dans Juin 2011
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