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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 22:58
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Published by Occam - dans Novembre 2009
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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 22:55
France

- Antisémites résistants et dreyfusards collabos (Vidéo 15mn40) - une fascinante interview de l'historien Simon Epstein.
http://www.dailymotion.com/video/xbk1rv_antisemites-resistants-et-dreyfusar_animals

- Interview de Freddy Eytan : La politique française dans notre région n'a pas changé fondamentalement mais elle a rompu avec celle du double jeu de Jacques Chirac qui justifiait sa "politique arabe" (Israel Valley) - "Aujourd’hui, Sarkozy peut dire “je suis un ami d’Israël” sans aucune crainte de voir imposer un embargo ou de rompre ses bonnes relations avec le monde arabe".
http://www.israelvalley.com/news/2009/12/20/25671/
   "Ancien diplomate – il fut en poste à Bruxelles et ambassadeur d’Israël en Mauritanie, ancien correspondant de Kol Israël à Paris – Freddy Eytan est intégré aujourd’hui dans le staff du JCPA à Jérusalem, présidé par l’ancien ambassadeur d’Israël à l’ONU Dore Gold. Il a publié de nombreux ouvrages qui sont autant de facettes des relations politiques franco-israélienne. Le dernier en date : "Sarkozy, le monde juif et Israël" publié aux Editions Alphée-Jean Paul Bertrand.
    - Mati Ben-Avraham : Si je vous suis bien, Nicolas Sarkozy marque une rupture par rapport à Chirac quant à Israël. Mais en quoi ? Dans le ton, à la manière de Mitterrand ? Car dans le fond, le président français s’inscrit dans une continuité bien française, même si la rue “arabe” au Quai d’Orsay est moins bruyante aujourd’hui qu’autrefois ?
    - Freddy Eytan : Nicolas Sarkozy est un président atypique et très différent de ses prédécesseurs, et dans la gestion des affaires et dans le style. Contrairement à Chirac, Mitterrand ou Giscard, il dit tout haut ce qu’il pense et ne pratique ni langue de bois ni double jeu. Sa politique étrangère est tracée, cohérente, et claire: un retour par des petits pas, à l’Atlantisme et au Levant... Pour le faire, il bouscule les méthodes de la diplomatie classique. Homme d’action, il est toujours sur le terrain et prône toujours le dialogue. Pour la première fois dans l’histoire de la République, il s’est déplacé, à deux reprises, à Jérusalem, pour mettre un terme à l’opération “Plomb durci” et pour aboutir à un règlement pacifique avec les Palestiniens. Certes, la politique française dans notre région n’a pas changé fondamentalement mais elle a rompu avec celle du double jeu de Jacques Chirac qui justifiait sa “politique arabe”.
    Aujourd’hui, Sarkozy peut dire “je suis un ami d’Israël” sans aucune crainte de voir imposer un embargo ou de rompre ses bonnes relations avec le monde arabe. La preuve, les contrats signés avec les pays arabes sont plus importants que ceux signés dans la même période qu’avec ses prédécesseurs. Ils n’ont pas été signés au détriment d’Israël. En choisissant sagement de séparer le bilatéral de la solution du conflit avec les Palestiniens, la France de Sarkozy marque des points à Jérusalem et dans les capitales arabes. Cette politique favorise l’équilibre et le bon arbitrage. Demain, la France pourra jouer le rôle d’intermédiaire pour une négociation de paix avec les Syriens… et Israël applaudira.
    - MBA : Peut-on conclure, en vous lisant, que Jacques Chirac est marqué par l’histoire du peuple juif, tandis que Nicolas Sarkozy est lui, sinon fasciné, du moins impressionné par le culot israélien qui permet de faire front à toute menace existentielle, tout en développant une société ouverte sur la science, la haute technologie, la démocratie, le monde…?
    - Freddy Eytan : Longtemps maire de Paris, Chirac est un fin connaisseur de la communauté juive et rappelons que c’est bien lui et non De Gaulle ou Mitterrand qui a reconnu la responsabilité de l’Etat français durant la période sombre de Vichy. Sarkozy est né après la guerre et a été bouleversé par la Shoah, lors de sa visite à Yad Vashem. Maire de Neuilly et proche de la communauté, il comprend parfaitement “la double allégeance” des Juifs de France. On peut aimer à la fois sa mère et son père…
    Fils d’émigré et bercé par les valeurs d’un grand-père né juif, Il a toujours été fasciné par la vitalité de la société israélienne, des prouesses d’un petit peuple, d’une jeune nation qui a été forgée par des nouveaux immigrants. Dans ce sens, la démocratie israélienne, son économie, sa haute technologie et ses prix Nobel sont à imiter. Israël qui combat pour sa survie est sans doute un modèle à suivre.
    - MBA : Vous consacrez un chapitre au comportement des médias étrangers en général et français en particulier, dont vous dites qu’il bafoue l’éthique du métier, son honneur même. Mais encore ?
    - Freddy Eytan : Je m’interroge sur la transmission des images, sur la désinformation et la manipulation idéologique et surtout sur le rôle difficile et ingrat du correspondant sur le terrain, face à une rédaction perplexe et se trouvant à des milliers de kilomètres du champ de bataille. J’ai enquêté sur le rôle de la presse dans un pays démocratique devant le fléau du terrorisme. Le rapport Goldstone et les “enquêtes” de la presse suédoise sont des exemples éloquents. Une certaine presse européenne est devenue plus idéologique et plus militante, elle est en fait, influée par des ONG financées par des chancelleries. Elle a brisé l’éthique et a bafoué la déontologie et l’honneur du métier du journaliste.
    - MBA : Un dernier point : votre sentiment profond, en dehors de toute analyse des faits, des discours ?
    - Freddy Eytan : J’ose espérer que ce livre contribuera à une meilleure compréhension de notre situation et approfondira les relations entre les deux peuples. La France de Sarkozy a un rôle légitime à jouer dans notre région. Nous, qui sommes francophones et francophiles, espérons de tout cœur que le président français poursuit sa politique sincère et amicale à l’égard de l’Etat juif et nous prions pour qu’il ne nous déçoive pas comme ses prédécesseurs."

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Israël

- Israël: discussions marathon sur un échange entre Shalit et des détenus palestiniens (AFP) - "le chef d'état-major Gaby Ashkenazi est pour, mais le patron du service de sécurité intérieure, Youval Diskin, est contre".
http://www.lesechos.fr/depeches/monde/afp_00215509-israel--discussions-marathon-sur-un-echange-entre-shalit-et-des-detenus-palestiniens.htm
   "Le cabinet israélien poursuivait lundi soir ses discussions marathon, sous l'autorité du Premier ministre Benjamin Netanyahu, sur un possible échange entre le soldat Gilad Shalit, détenu par le Hamas depuis plus de trois ans et des centaines de détenus palestiniens. Les sept ministres du "cabinet restreint", qui apparaissent divisés, se sont retrouvés à 20H00 (18H00 GMT) dans le bureau de M. Netanyahu, pour la cinquième fois en 24 heures. Ils débattent des conditions d'un échange entre le tankiste israélien détenu dans la bande de Gaza et près de 1.000 prisonniers palestiniens. Cette rencontre pourrait se prolonger jusque tard dans la nuit.
    La télévision publique a précisé que M. Netanyahu s'est engagé à présenter au gouvernement la décision finale de ce cabinet restreint afin que l'ensemble des ministres puissent voter formellement sur un éventuel accord d'échange de prisonniers. [...]
    Selon la radio publique, trois ministres dont Ehud Barak (Défense) sont d'accord pour qu'Israël relâche des centaines de détenus qui seront autorisés à regagner leurs foyers, y compris en Cisjordanie occupée, comme l'exige le Hamas. Trois autres ministres, dont le nationaliste Avigdor Lieberman (Affaires étrangères), sont opposés à cette option. Les haut gradés conviés à ces réunions sont tout aussi divisés, selon la radio: le chef d'état-major Gaby Ashkenazi est pour, mais le patron du service de sécurité intérieure, Youval Diskin, est contre. M. Netanyahu, qui a un poids déterminant dans le choix, s'est jusqu'à présent prononcé contre une telle libération compte tenu du risque, selon lui, que des prisonniers condamnés pour avoir organisé des attentats suicide ne lancent de nouvelles opérations meurtrières après leur élargissement. [...]"

- Affaire Shalit : 4700 réservistes signent une lettre destinée à Netanyahou (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Affaire-Shalit-4700-reservistes-signent-une-lettre-destinee-a-Netanyahou_256596.html
   "4700 réservistes de l'armée israélienne ont signé une pétition qu'ils ont adressé au Premier ministre Benyamin Netanyahou. "Nous vous rappelons que son sort est comme un miroir de l'éthique israélienne", peut-on notamment lire en référence au soldat franco-israélien Guilad Shalit."

- Kadima, nouvelle proie du Premier ministre, Gil Hoffman (JP) - bientôt la fin de Kadima ?
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1261364461250&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Le Premier ministre Netanyahou a obtenu des avancées certaines dans les efforts qu'il déploie depuis trois mois pour convaincre au moins sept membres de Kadima, de scinder le parti et rejoindre les rangs du Likoud. C'est ce qu'ont affirmé des sources proches du Premier ministre dimanche soir. Ces mêmes sources ont confirmé que trois des sept députés seraient nommés ministres du développement du Néguev et de la Galilée, des Retraites, et de Jérusalem. Trois autres seront ministres-adjoints et un dernier présiderait une commission de la Knesset.
    Selon la célèbre "loi Mofaz", au moins sept députés devront se désolidariser du parti pour que la scission soit officielle. "Nous avons parlé à plus de sept députés, et les choses sont complexes, mais il ne fait aucun doute que le changement aura bientôt lieu", a déclaré une source proche de Binyamin Netanyahou.
    Un officiel de Kadima a déclaré que le leader du parti, Tzipi Livni, était "complètement dans le flou" sur la question. Des négociations ont été menées avec 14 des 28 députés Kadima. Plus de sept d'entre eux pourraient quitter le parti si les postes qui leur sont proposés leur conviennent. "C'est déjà la fin de l'histoire", a déclaré l'officiel Kadima. "Le fait que personne n'en ait parlé jusqu'à présent prouve que l'équipe de Netanyahou fait les choses bien. Je vous garantis que ce changement ne tardera pas à venir."
    Un abandon nié par chacun des députés de Kadima mis en cause. "Les gens parlent beaucoup. Evidemment que j'aimerais être ministre du développement du Néguev et de la Galilée, mais je suis à Kadima, un point c'est tout", a affirmé Yaakov Edri. Marina Solodkin, qui jouit de bonnes relations avec Netanyahou et Livni, a déclaré que tout le parti devait rejoindre la coalition et non uniquement certains membres de la faction. Livni, quant à elle, juge que ces propos "ne valent pas la peine d'être commentés", et ne leur accorde que peu de crédibilité."

- Une place Anouar Al-Sadate à Haïfa (Guysen) - on attendra longtemps la place Begin en Egypte !
http://www.guysen.com/news_Une-place-Anouar-Al-Sadate-a-Haifa_256695.html
   "Une place Anouar Al-Sadate, en l'honneur du président égyptien assassiné en 1981, sera inaugurée demain à Haïfa dans le quartier de Ramat Begin."

- Israël: des organes ont été prélevés sur des Palestiniens, Mark Levie (AP) - "les Palestiniens n'ont pas été les seuls concernés par cette pratique" ; "Tout en assurant que tous les prélèvements avaient été autorisés par les familles, le ministère de la Santé a reconnu que "les recommandations de l'époque n'étaient pas claires"."
http://fr.news.yahoo.com/3/20091221/twl-israel-prelevements-organes-951b410.html
   "L'ancien chef du principal institut médico-légal israélien a reconnu que des organes avaient été prélevés sur des corps, notamment de Palestiniens, au cours des années 1990 sans l'autorisation des familles des défunts. Le Dr Jehuda Hiss a fait ces déclarations dans le cadre d'un entretien accordé en 2000 à une universitaire américaine. Nancy Scheper-Hugues a décidé de ne le rendre public que maintenant en raison d'une controverse qui a éclaté l'été dernier à la suite d'un article d'un journal suédois laissant entendre que des soldats israéliens tuaient des Palestiniens pour faire commerce de leurs organes. Des allégations qu'Israël a vivement démenties.
    Des extraits de l'entretien ont été diffusés ce week-end sur la deuxième chaîne de télévision israélienne. Le Dr Jehuda Hiss précise que des cornées ont été prélevées sur des cadavres "de manière extrêmement informelle". "Aucune autorisation n'était demandée à la famille", affirme-t-il. La chaîne affirme que dans les années 1990, les spécialistes de la morgue Abou Kabir prélevaient la peau, la cornée, les valves cardiaques et les os des cadavres de soldats et citoyens israéliens, de Palestiniens et d'étrangers, généralement sans même l'autorisation de leurs familles.
    En réponse à ce reportage, l'armée israélienne a reconnu dans un communiqué l'existence de ces faits. "Ces activités ont cessé il y a dix ans, et cela n'arrive plus", selon Tsahal. Dans son interview, le Dr Jehuda Hiss raconte la manière dont les médecins dissimulaient la disparition de la cornée. "Nous fermions les paupières avec de la colle" et "nous ne prenions pas de cornée quand nous savions que les familles ouvriraient les yeux".
    De nombreux éléments étaient apparus au grand jour lorsque le médecin avait été renvoyé de l'institut en 2004, en raison d'irrégularités sur l'utilisation des organes prélevés. Il avait bénéficié d'un non-lieu et travaille toujours à l'institut. Le Dr Hiss a dirigé l'établissement à partir de 1988. Mais d'après lui, dès 1987, des chirurgiens militaires avaient utilisé de la peau prélevée sur des corps pour des greffes de brûlés. Le médecin affirme qu'il pensait à l'époque que les familles avaient donné leur accord. Les prélèvements auraient cessé en 2000.
    A l'époque de son renvoi, des familles de malades, de personnes et de victimes du conflit israélo-palestinien avaient porté plainte, mais rien ne prouvait la véracité des informations rapportées par le quotidien suédois "Aftonbladet", selon lequel des soldats israéliens auraient tué des Palestiniens pour récupérer leurs organes. Des responsables israéliens ont qualifié l'article d'"antisémite".
    Même si les Palestiniens n'ont pas été les seuls concernés par cette pratique, Nancy Scheper-Hughes a décidé de rendre public cet entretien en raison de la "symbolique" autour du prélèvement de la "peau d'une population considérée comme étant l'ennemi". Tout en assurant que tous les prélèvements avaient été autorisés par les familles, le ministère de la Santé a reconnu que "les recommandations de l'époque n'étaient pas claires"."

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Gaza & Hamas

- L'Egypte construit un mur souterrain à la frontière avec Gaza (Reuters) - Selon le représentant du Caire : "L'Egypte est en droit de protéger ses frontières et cette cause est plus importante que toutes les autres, y compris la cause palestinienne".
http://fr.news.yahoo.com/4/20091221/twl-egypte-gaza-frontiere-bd5ae06.html
   "Des responsables égyptiens ont confirmé lundi la construction par l'Egypte d'une barrière de métal souterraine pour obstruer les tunnels de contrebande à la frontière avec la bande de Gaza. [...]
    Le ministre de l'Intérieur du gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza, Fathi Hammad, a téléphoné à des responsables égyptiens pour leur demander des explications, a fait savoir son porte-parole à Gaza. "Le ministre a exprimé ses préoccupations concernant ce qui se produit à la frontière et demandé une explication à propos de la construction d'un nouveau mur le long de la frontière", a déclaré Ehab Al-Ghsain. Fathi Hammad a dit à ses interlocuteurs que "le vrai danger vient de l'ennemi sioniste et que Gaza n'a jamais représenté un danger pour la sécurité nationale de l'Egypte".
    Dans une interview publiée samedi par le magazine al Ahram al Arabi, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, n'a pas voulu confirmer la construction d'un mur. "Ces histoires de mur ou d'équipement de surveillance reviennent régulièrement mais l'important, c'est que le territoire égyptien soit protégé", a-t-il dit. "Aucun Egyptien ne doit permettre que sa terre soit violée d'une façon ou d'une autre." L'Egypte, a-t-il ajouté, est en droit de protéger ses frontières et cette cause est plus importante que toutes les autres, y compris la cause palestinienne."

- La sanction du Caire, Khaled Abu Toameh (JP) - "une confrontation absolue entre le Hamas et Le Caire affaiblira certainement Moubarak, déjà considéré comme la marionnette d'Israël et des Etats-Unis".
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1261364463902&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "La décision égyptienne de construire un mur souterrain le long de sa frontière avec la bande de Gaza fait ressurgir les tensions entre Le Caire et le Hamas. Selon les leaders du mouvement islamiste, ce mur intègre le désir du président égyptien Hosni Moubarak de punir le Hamas. Il y a plusieurs semaines, le groupe avait refusé de signer un "accord de réconciliation" avec le Fatah, formulé à l'initiative de l'Egypte. Et, à cause de sa préférence pour la médiation allemande, dans les négociations pour l'échange de prisonniers palestiniens avec Israël, le Hamas estime que Moubarak cherche à prendre sa "revanche". Dans les deux cas, le président égyptien se serait senti humilié : il s'agit d'un véritable revers pour le prestige de l'Egypte dans le monde arabe.
    Depuis que le mouvement terroriste a pris le contrôle de la bande de Gaza, en juin 2007, les relations entre le Hamas et Le Caire n'ont fait qu'empirer. Tout a été fait - ou presque - côté égyptien, pour isoler et affaiblir le gouvernement du Hamas dans l'enclave palestinienne. Pour preuve : la fermeture continue du poste frontière de Rafiah.
    Les responsables égyptiens semblent, en réalité, de plus en plus préoccupés par la capacité du groupe à "exporter" son idéologie radicale dans leur pays. La sécurité est renforcée dans le Sinaï, suite à des rapports sur la coopération grandissante entre le Hamas et les membres d'autres groupuscules égyptiens. Le paroxysme de ces tensions a cependant été atteint le mois dernier, lorsque le frère du porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, est décédé dans une prison égyptienne. Le Hamas a immédiatement accusé les services de renseignements égyptiens d'avoir torturé à mort Abou Zouhri. Ces accusations, largement diffusées par les médias arabes, ont plus qu'embarrassé Moubarak.
    Ces derniers jours encore, les miliciens du Hamas ouvraient le feu à plusieurs reprises sur les policiers présents à la frontière égyptienne et les travailleurs participant à la construction du mur. Dans ce conflit, une confrontation absolue entre le Hamas et Le Caire affaiblira certainement Moubarak, déjà considéré comme la marionnette d'Israël et des Etats-Unis."

- Le Hamas persiste et signe : il exige la satisfaction de toutes ses exigences (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Le-Hamas-persiste-et-signe-il-exige-la-satisfaction-de-toutes-ses-exigences_256667.html
   "De source officielle provenant du Hamas, on apprenait lundi que le mouvement islamiste suivait avec attention le débat des ministres israéliens sur les conditions de libération de Guilad Shalit. « Si la famille Shalit désire voir son fils à la maison, il n’y a qu’une seule condition : la satisfaction totale de toutes nos exigences », a déclaré un haut responsable."

- Le Hamas bientôt jugé pour crimes de guerre ? (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Le-Hamas-bientot-juge-pour-crimes-de-guerre-_256658.html
   "L'organisation "Chourat HaDin" a présenté une requête à la Cour suprême israélienne afin qu'elle oblige le procureur général, Menahem Mazuz, à aggraver l'inculpation des terroristes du Hamas qui ont tiré des missiles sur les civils israéliens. L'organisation veut qu'ils soient jugés pour crimes de guerre ou crimes contre l'humanité."

- Karen Abu Zayd : « Malheureusement, l’UNRWA est toujours nécessaire » (Al-Ahram) - la commissaire générale de l'UNRWA rejette les conditions du Qartet pour faire du Hamas un interlocuteur (reconnaissance d'Israël, adhésion aux accords de paix déjà signés, fin de la lutte armée), et refuse de critiquer le blocus égyptien pour mieux accabler Israël, "puissance occupante" à Gaza par un étrange miracle. Interrogation finale du premier hebdomadaire égyptien : comment "soulager le mal qu’Israël inflige sans la moindre pitié au peuple palestinien" ?
http://weekly.ahram.org.eg/2009/977/re72.htm
Traduction :
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7835
   "A la fin de ce mois, Karen Abu Zayd arrive à la fin de son mandat de commissaire générale à l’Office de secours et de travaux des Nations-Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), qui s’occupe du sort de plus de quatre millions de réfugiés palestiniens. [...]
    Abu Zayd reste sceptique sur les possibilités des habitants de la bande de Gaza de pouvoir retrouver quelque chose qui ressemble à une vie normale dans un avenir proche, étant donné le blocus israélien, l’insuffisance de l’aide humanitaire et, comme elle le dit en utilisant des mots soigneusement choisis, « les conditions inéquitables imposées par le Quartet qui laissent la place à bien des points d’interrogation quant à leur compatibilité avec le droit international. » [...]
    Abu Zayd n’accable pas les autorités égyptiennes. « Elles ont aussi leur problèmes, et il est juste de dire qu’elles ne peuvent être tenues de prendre des responsabilités » qu’Israël devrait assumer de toute façon, en tant que puissance occupante. [...]
    Des diplomates arabes qui ont rencontré Abu Zayd reconnaissent qu’elle a fait tout ce qui lui était possible de faire, et plus encore, pour alléger les souffrances des réfugiés palestiniens, se prononçant toujours courageusement en faveur de leurs droits. Ils avouent néanmoins également que les tentatives appliquées et les engagements sincères de cette dame convaincue ne pouvaient à eux seuls suffire pour soulager le mal qu’Israël inflige sans la moindre pitié au peuple palestinien."

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Judée-Samarie & AP

- La "guerre" des microphones à Hébron (Israël-Infos)
http://www.israel-infos.net/article.php?id=5041
   "Suite à l'interruption par la police de la musique à très fort volume, diffusée continuellement du centre juif "Goutnik" de Hébron, consécutivement aux plaintes répétées des Palestiniens, les habitants de la ville des patriarches ont placé des dispositifs d'amplification sur un véhicule qui tourne dans les rues de la ville et "disparait" à l'arrivée des forces de l'ordre. Le porte parole de Hébron, Noam Arnon, a pour sa part déploré la discrimination des autorités qui "ferment les yeux sur les milliers de haut-parleurs disséminés dans tout le pays qui font entendre le muezzin, et de la musique arabe étourdissante"."

- Salam Fayyad considère "très bonne" la croissance économique palestinienne (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Salam-Fayyad-considere-tres-bonne-la-croissance-economique-palestinienne_256591.html
   "Dans une interview donnée au Washington Post, le Premier ministre palestinien a affirmé que la croissance économique palestinienne était "très bonne" au mois d'octobre 2009 l'estimant à environ 8%. A noter que Tony Blair estime possible une croissance à deux chiffres pour l'ensemble de l'année en cours."

- Territoires arabes occupés: le départ d'Israël aggraverait la situation (experts) (RIA Novosti) - "Si nous quittons la Cisjordanie - et je pense qu'il en sera finalement ainsi - elle passera sous le contrôle du mouvement islamiste Hamas, ce qui n'augmenterait pas la sécurité dans la région".
http://fr.rian.ru/world/20091221/185710470.html
   "Le départ d'Israël des territoires arabes occupés, loin de renforcer la sécurité dans la région, créerait de nouveaux problèmes, estime l'analyste politique israélien Yaakov Amidror. Intervenant lundi lors de la conférence "Proche-Orient 2020: un règlement universel est-il possible?", organisée en Jordanie, il a qualifié de "naïve" la thèse très répandue selon laquelle la fin du conflit arabo-israélien constitue un facteur crucial pour la sécurité dans la région. "Pensez-vous réellement que si ce conflit est réglé, Al-Qaïda disparaîtra, les Iraniens cesseront de convoiter le pétrole irakien, les sunnites et les chiites arrêteront de se battre au Yémen et le sang ne coulera plus en Algérie ni au Soudan?", a demandé l'expert israélien. Et de répondre: "Ce sont des balivernes, vous le savez bien".
    Général à la retraite, M.Amidror occupe actuellement des postes clés dans des centres d'analyse prestigieux tels que le Lander Institute et l'Institute for contemporary affairs de Jérusalem. Il est persuadé que la présence israélienne sur les territoires occupés est une condition sine qua non de la stabilité et de la sécurité, un facteur qui profite aussi bien aux Israéliens qu'aux Palestiniens. "Si nous quittons la Cisjordanie - et je pense qu'il en sera finalement ainsi - elle passera sous le contrôle du mouvement islamiste Hamas, ce qui n'augmenterait pas la sécurité dans la région", a affirmé M.Amidror.
    Un autre participant israélien à la conférence, le co-directeur de l'Israel-Palestine center for research and information Gershon Baskin, estime que les parties au conflit n'arriveront pas à trouver une solution diplomatique sans une intervention  plus active de la communauté internationale. "Les Palestiniens ne peuvent pas garantir la sécurité d'Israël et sans cela l'Etat hébreu ne donnera pas de garantie de départ des territoires qu'il occupe. C'est précisément pour cela que le processus de paix engagé à Oslo [en 1993] n'a abouti à rien. Pour obtenir un succès, la communauté internationale doit intervenir massivement, en proposant non seulement des solutions, mais aussi les moyens de les mettre en oeuvre, dont des troupes de paix", a-t-il souligné.
    La conférence internationale "Proche-Orient 2020: un règlement universel est-il possible?" se déroule en Jordanie sur le bord de la mer Morte. Le forum a été organisé par RIA Novosti et le Conseil russe pour la politique extérieure et de sécurité dans le cadre du Club de Valdaï qui réunit des politologues du monde entier."

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Egypte

- Egypte : une nouvelle direction pour les Frères musulmans (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Egypte-une-nouvelle-direction-pour-les-Freres-musulmans_256692.html
   "Les Frères musulmans d'Egypte ont élu aujourd'hui un nouveau bureau exécutif qui est, selon les observateurs, plutôt conservateur."

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Monde arabe

- Un chroniqueur koweitien : "Le cafard sioniste contrôle le monde et suscite la haine de tous à l´encontre des Arabes et des musulmans" (MEMRI) - "il existe un cafard sioniste derrière chaque problème soulevé et créé contre les Arabes".
http://lessakele.over-blog.fr/article-chroniqueur-koweitien-le-cafard-sioniste-controle-le-monde--41577703.html
   "Dans un article intitulé "Le cafard sioniste", paru le 11 décembre 2009 dans le quotidien koweïtien Al-Qabas, le chroniqueur koweïtien Fakhir Hashem Al-Sayed Rajab compare les sionistes à des cafards capables de survivre en toutes circonstances et ne reculant devant rien pour assurer leur propre existence. Il écrit que les sionistes se sont emparés du contrôle du monde et ont suscité la haine de tous à l´égard des Arabes et des musulmans, déplorant que les Arabes n´aient pas adopté une position unifiée face au phénomène. [...]" Extraits :
    - "Je compare le sioniste à un cafard : depuis des milliers d´années, le sioniste de bat pour rester en vie, par tous les moyens possibles."
    - "Les sionistes ont réussi à prendre tranquillement, imperturbablement, le contrôle du monde."
    - "Leur pouvoir, et leurs veines, se ramifient vers le sud, le nord, l´ouest et l´est, et on a appris dernièrement que le lobby sioniste avait infiltré le gouvernement britannique."
    - "Pas un d´entre nous ne nierait qu´il existe un cafard sioniste derrière chaque problème soulevé et créé contre les Arabes, et en particulier contre les musulmans."


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Iran

- L'Iran poursuivra ses activités nucléaires de manière "normale" (AFP)
http://www.lesechos.fr/depeches/monde/afp_00215794-l-iran-poursuivra-ses-activites-nucleaires-de-maniere--normale-.htm
   "L'Iran poursuivra ses activités nucléaires "de manière normale" et produira lui-même le combustible nécessaire au réacteur de recherche médicale de Téhéran, a affirmé lundi le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki. "L'activité nucléaire va se poursuivre de manière normale" en Iran, a affirmé le ministre lors d'une conférence de presse à Beyrouth, au terme d'une visite de quelques heures dans la capitale libanaise. [...]"

- Nucléaire iranien : Bernard Kouchner appelle à de nouvelles sanctions (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Nucleaire-iranien-Bernard-Kouchner-appelle-a-de-nouvelles-sanctions_256670.html
   "« La communauté internationale n’a pas d’autre choix que d’imposer de nouvelles sanctions à Téhéran pour son refus de coopérer dans le domaine de son programme nucléaire », a estimé lundi le chef de la diplomatie française."

- Thaïlande : les armes saisies à bord d'un avion étaient pour l'Iran (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Thailande-les-armes-saisies-a-bord-d-un-avion-etaient-pour-l-Iran_256626.html
   "L'avion-cargo nord-coréen intercepté il y a dix jours à l'aéroport de Bangkok, en Thaïlande, transportait des armes destinées à l'Iran, affirme ce lundi le Wall Street Journal. L'Iran s'est pour l'instant refusé à tout commentaire. Les expéditeurs avaient tout fait pour cacher la véritable nature de la cargaison, étiquetant les caisses de ''pièces de rechange pour l'industrie pétrolière''. Bangkok devait être la première station où l'avion devait refaire le plein de kérosène, avant de repartir pour le Sri Lanka, les Emirats arabes unis, et l'Ukraine, avant de finir son trajet à Téhéran."

- Larijani : "L'Iran est fier de soutenir le Hamas" (JP)
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1261364462284&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Le porte-parole du parlement iranien, Ali Larijani, a défendu le soutien que porte son pays au Hamas, lors d'une visite très attendue au Caire, dimanche. Larijani a déclaré au président égyptien Hosni Moubarak que Téhéran "est fier du soutien moral qu'il porte au Hamas." Il a également nié le fait que l'Iran essayait de torpiller les efforts égyptiens pour réconcilier le Hamas et le Fatah. [...]"

- Mullen: ne pas écarter l’option militaire contre l’Iran (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/12/mullen-ne-pas-ecarter-loption-militaire-contre-liran/
   "Le chef d’état-major des armées des États-Unis, l’amiral Michael Mullen, a estimé qu’il ne fallait pas écarter l’option militaire contre l’Iran pour l’inciter à cesser son programme nucléaire même si l’on sait que cette action n’aura qu’un effet limité sur le régime de Téhéran. Mais il a ajouté: « Je pense toujours que les efforts diplomatiques sont le moyen le plus efficace d’instaurer la sécurité dans la région ». Ces considérations figurent dans son rapport annuel sur les priorités nationales. Il a encore précisé que « si le président américain préférait une action militaire, les forces armées des USA devaient être prêtes à intervenir »."

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Europe

- "Arbeit Macht Frei" retrouvée (JP)
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1261364460300&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "La police a retrouvé l'inscription "Arbeit Macht Frei" qui avait été volée vendredi à l'entrée du camp d'Auschwitz après une battue sans répit de trois jours et l'arrestation de cinq suspects. La pièce de fer était scindée en trois morceaux. La porte-parole de la police Katarzyna Padlo a confié à l'Associated Press qu'elle avait été retrouvée dimanche soir au nord de la Pologne. Auschwitz se trouve tout au sud du pays. La police détient cinq hommes de 25 à 39 ans pour interrogatoire à Cracovie.
    Un autre porte-parole de la police, Dariusz Nowak, a déclaré que l'inscription en acier de cinq mètres de long a été retrouvée scindée en trois pièces, chacune contenant un des mots de la phrase tristement célèbre "Arbeit Macht Frei" (Le travail rend libre). La police a refusé de divulguer des informations sur les circonstances dans lesquelles l'inscription a été retrouvée ou de spéculer sur les mobiles des voleurs. Une conférence de presse aura lieu lundi à Cracovie. [...]"

- Les voleurs du panneau d'Auschwitz auraient agi pour l'argent (Reuters)
http://lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41230677@7-37,0.html
   "Les cinq hommes arrêtés pour le vol du panneau de la grille d'entrée du camp d'extermination d'Auschwitz ont agi pour l'argent, a déclaré la police polonaise. La police, qui a retrouvé dimanche le panneau portant l'inscription "Arbeit Macht Frei" ("Le travail rend libre"), a affirmé que les cinq hommes n'étaient pas des néo-nazis. "Nous pouvons dire qu'aucun des cinq n'est membre d'une organisation néo-nazie. Leurs intentions étaient sans l'ombre d'un doute frauduleuses", a déclaré Andrzej Rokita, chef de la police de Cracovie, lors d'une conférence de presse. "Nous pourrons dire plus tard si ce délit a été commandité ou s'ils ont agi de leur propre initiative", a-t-il ajouté. [...]"

- Made in Judée-Samarie, Rebecca Anna Stoil (JP) - ""J'ai le sentiment que Jérusalem-Est est la prochaine étape", a affirmé Tirosh au Jerusalem Post après son entretien avec le diplomate britannique".
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1261364460889&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   ""Tout ce qui dépasse les frontières de 1967 n'est pas Israël". C'est sur la base de cette considération que la Grande-Bretagne a décidé de faire figurer une étiquette sur tous les produits provenant de Judée-Samarie. Après avoir rencontré dimanche soir l'ambassadeur anglais Tom Philips, la députée Ronit Tirosh (Kadima) a accusé la Grande-Bretagne de nuire aux pourparlers de paix en mettant en œuvre cette pratique. Elle a révélé mercredi dernier qu'elle avait lancé une pétition visant à inciter le public à reconsidérer l'achat de produits britanniques. Quarante et un députés de l'opposition et de la coalition l'ont d'ores et déjà signée.
    Cette pétition est une réponse directe à la décision du gouvernement britannique d'indiquer quand un produit provient d'un producteur juif ou arabe de Judée-Samarie. L'objectif : permettre aux consommateurs d'éviter l'achat de produits d'habitants des implantations. Tirosh a affirmé que l'ambassadeur britannique lui avait confié que son gouvernement agissait conformément aux directives de l'Union européenne en ajoutant : "Nous devons être surs de ne pas méprendre les consommateurs."
    Quand Tirosh lui a demandé si ces étiquettes apparaitraient également sur les produits de Jérusalem-Est, Phillips lui a dit qu'il n'avait pas de réponse dans l'immédiat. "J'ai le sentiment que Jérusalem-Est est la prochaine étape", a affirmé Tirosh au Jerusalem Post après son entretien avec le diplomate britannique. Celui-ci lui aurait répété que cette pratique n'était pas un boycott mais permettait simplement une "meilleure transparence" sur la provenance des produits."

- "Les Kapos juifs étaient pires que les nazis" (Israël-Infos)
http://www.israel-infos.net/article.php?id=5043
   "Le procès de John Demjanjuk, qui comparait pour sa participation au meurtre de 27.900 juifs dans le camp d'extermination nazi de Sobibor, lors de la Shoah, s'est rouvert ce lundi après-midi à Munich, après une interruption de trois semaines, survenue deux jours après son ouverture suite à l'état de santé de l'accusé. Au cours de l'interrogatoire d'un des survivants, dont la déposition a été particulièrement dure, l'avocat de la Défense Ulrich Busch - qui avait déjà provoqué l'indignation en affirmant précédemment que Demjanjuk était lui-même un rescapé des Nazis qui l'avaient forcé à faire son "travail" - lui a demandé "s'il n'était pas exact que les gardiens juifs étaient pires que les SS ?". Aux avocats de l'accusation qui, scandalisés, lui ont demandé d'où il tenait ces informations, Busch a reconnu ne pas pouvoir citer de sources fiables, mais leur a lancé : "si vous cherchez sur Google, vous trouverez !""

- Université Libre de Bruxelles: caricature antisémite dans un cortège (Philosémitisme) - voir la caricature ici.
http://philosemitismeblog.blogspot.com/2009/12/universite-libre-de-bruxelles.html
   "Source: antisemitisme.be (Merci à JPD de nous l'avoir signalée)
    Lors du cortège de la Saint-V (Saint-Verhaegen / fête des étudiants de l’Université Libre de Bruxelles), il a été découvert sur le char du cercle de science-politique un dessin véhiculant une vieille caricature antisémite assimilant les Juifs à l’argent, caricature en rupture avec le fil conducteur des caricatures précédentes (critiquant l’islam et la chrétienté)."

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Point de vue

- Comment arrêter l'Iran, Olivier Debouzy (Wall Street Journal) - "il est maintenant nécessaire de prévoir le pire, c'est-à-dire certaines formes de contrainte militaire sur l'Iran" ; "Quand on prépare la guerre, quand on déploie des forces et quand on teste des options militaires, on envoie un message véritable".
http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704541004574599610512260066.html
Traduction Objectif-info :
http://www.objectif-info.com/index.php?id=1304
   "M. Debouzy est avocat. Il était précédemment expert des questions du nucléaire militaire et du renseignement auprès du gouvernement français. Il livre ce texte à titre strictement personnel."
   "[...] L'Iran pourrait s’arrêter au seuil de cette acquisition [de l'arme atomique], en faisant bien comprendre aux spécialistes qu'il a maîtrisé les techniques militaires sans les déployer ouvertement. Aux yeux de l’opinion, cette nouvelle donne ne serait pas une certitude, alors qu’on ferait face effectivement à un arsenal nucléaire tout à fait opérationnel. En termes pratiques, cette dissimulation ne changerait rien. Les décideurs occidentaux sont aujourd’hui à un moment décisif.
    Un premier ministre israélien ne pourrait pas survivre politiquement à l’accession de l'Iran au stade d’état détenteur d’armes nucléaires, que cela soit officiel ou pas. La pression qui pèserait sur le gouvernement israélien pour qu’il fasse quelque chose pour contrecarrer la possession d’armes nucléaires par l’Iran serait si forte qu’il pourrait jouer une carte désespérée, indépendamment des garanties de sécurité que les États-Unis lui offriraient ou pas.
    De même, un président américain (surtout s’il a reçu un prix Nobel) n’échapperait pas à la réprobation collective s’il laissait l'Iran devenir une puissance nucléaire en sous-estimant en permanence sa capacité de masquer ses préparatifs. La crédibilité de la communauté du renseignement serait dévastée, et l'indécision des administrations successives (Clinton, Bush et maintenant Obama) quand il s’agit de mettre un terme à un programme dont on soupçonne l’existence depuis 15 ans et qui est publiquement avéré depuis sept ans, serait considérée comme la manifestation d’un échec de dimension majeure.
    Qui plus est, le message envoyé aux alliés les États-Unis et de l’Occident dans la région du Golfe serait désastreux. Malgré toutes les promesses faites à ces alliés, l'Occident aurait été incapable d’empêcher un état voyou, qui veut déstabiliser leurs sociétés, modifier les équilibres stratégiques au Moyen-Orient et au-delà le marché du pétrole, de se doter d’armes nucléaires propres à lui ôter encore davantage tout souci de mesure.
    Enfin, le régime de la non-prolifération nucléaire qui a été sensiblement affaibli par les simagrées nord-coréennes et les finasseries iraniennes, serait alors au voisinage de l'effondrement. Si l'Iran a des armes nucléaires, des pays comme l'Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, et la Turquie, entre d'autres, seraient irrésistiblement tentés de s’équiper des mêmes armes. La conférence de révision du Traité de non-prolifération nucléaire de 2010 serait réduite à un pantomime stérile, avec à peu près autant d'effet que les tentatives conduites entre les deux guerres mondiales pour empêcher le déclenchement du conflit armé.
    En conséquence, il est maintenant nécessaire de prévoir le pire, c'est-à-dire certaines formes de contrainte militaire sur l'Iran. Il est urgent que les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, et si possible Israël (naturellement de façon discrète avec la possibilité de le démentir), mettent leurs forces en commun et essaient de parvenir à un accord sur la façon d’en finir avec le programme militaire iranien. Ces trois membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU ne doivent pas craindre l'argument déjà avancé à plusieurs reprises par les partisans des Iraniens et les idiots utiles, selon lequel cette tentative ne ferait qu’opposer « l’Occident au reste du monde. » Les trois membres exercerait en fait un mandat implicite au bénéfice de tous les états qui ont renoncé à se doter d’armes nucléaires et qui n’acceptent pas de se voir menacés ou intimidés par des états voyous.
    Comment peut-on s’y prendre ? L'expérience de la crise de Cuba en 1962 constitue un précédent intéressant. L'application de pressions sur les Iraniens comme la prohibition de toute relation commerciale d’importation ou d’exportation par voie maritime et aérienne enverrait un message que Téhéran trouverait sûrement tout à fait démonstratif. De plus, un renforcement de la présence navale occidentale à l'intérieur du Golfe ou à ses abords immédiats ferait comprendre aux Iraniens, sans violer leurs eaux territoriales qu'ils entrent dans une zone dangereuse (eux et tous les états traitant avec eux). En accompagnement de ce lent étranglement, il faudrait prendre des mesures pour décourager les état du Golfe (Dubaï par exemple) de s'engager dans des transactions commerciales ou financières avec l'Iran et pour les encourager à geler les capitaux iraniens dans leurs banques. Il ne devrait pas être trop difficile d’y parvenir, de même que la menace de couper tout état récalcitrant du système international de paiements interbancaires serait suffisamment persuasive dans les circonstances présentes où Dubaï a un besoin cruel d'aide financière internationale.
    Il pourrait être nécessaire d'aller au delà et de recourir effectivement à la force pour empêcher les Iraniens de réaliser leur programme nucléaire militaire. La planification d’une attaque aérienne et balistique massive des installations militaires de l'Iran, que ces sites soient des infrastructures nucléaires avérées ou probables devrait être sérieusement envisagée. Cette planification pourrait être rendue publique, au moins partiellement, pour convaincre l'Iran que l'Occident peut non seulement parler mais également agir. Une telle planification devrait aussi, autant que possible, impliquer l'OTAN, et cibler une zone où il n'est guère douteux que la majorité des missiles et des armes nucléaires iraniens sont localisés (dans la mesure où ces armes ne peuvent pas encore atteindre les États-Unis. ). Les services de renseignement des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France et d’Israël devraient mieux partager leurs résultats, les autres contributions étant aussi bienvenues, de même que toute information communiquée par les mouvements de l’opposition intérieure iranienne.
    Les idée développées ici sont simples, et elles ont été exprimées à maintes reprises par les théoriciens de dissuasion : Quand on prépare la guerre, quand on déploie des forces et quand on teste des options militaires, on envoie un message véritable. La dissuasion est au sujet un dialogue. Il n’est pas sûr que le gouvernement iranien veuille écouter. Mais au moins, il aura été convenablement averti.
    Le moment de la diplomatie est passé. L'Iran doit s’incliner, et rapidement. Si l'Occident n'est pas préparé à le contraindre de tenir ses engagements envers le Traité de non-prolifération nucléaire, cela signifie que ce traité est mort et que les pays du Golfe sont subrepticement mais très réellement abandonnés. Cela signifie également, pour toutes les raisons qu’on voudra, que le régime de non-prolifération est mort. Est ce vraiment ce que nous voulons ?"

- L'affaire Pie XII, Henri Tincq (Slate.fr) - "Jusqu'à la fin de la guerre, ses interventions seront nombreuses, mais elles passent toutes par le canal des chancelleries et des Eglises locales. En protestant publiquement, il se serait privé de la possibilité d'intervenir discrètement et efficacement". Mais "on est très loin du registre prophétique que la dimension d'un tel événement aurait dû exiger: pourquoi Pie XII, à peine élu, n'a-t-il pas dénoncé les crimes de guerre de Hitler? Pourquoi est-il resté muet sur la mise en oeuvre de la «solution finale», alors même qu'il était informé" ?
http://www.slate.fr/story/14681/laffaire-pie-xii-beatification-benoitvi-nazisme
   "[...] La béatification du pape très contesté de la deuxième guerre mondiale n'est donc plus qu'une question de mois. Or, depuis longtemps, la communauté juive presse Benoît XVI et le Vatican de surseoir à cette béatification de Pie XII, dont le pontificat fut entâché, selon elle, par la passivité et les silences du Vatican face à la Shoah.
    Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, espère encore que l'Eglise renoncera à ce projet: «Depuis plus de 40 ans, a t-il dit dimanche 20 décembre, le projet de béatifier Pie XII n'a cessé de susciter controverses et déceptions sur ce qu'il représente symboliquement. Aujourd'hui, la réalisation ou non de ce projet est devenue le symbole de ce que Benoît XVI fera de sa papauté». Le secrétaire général du Conseil central des juifs d'Allemagne, Stephan Kramer, se dit aussi «furieux» et «triste» que le pape ait proclamé «vénérable» Pie XII: «Benoît XVI réécrit l'Histoire sans avoir permis une discussion scientifique sérieuse sur l'attitude de ce pape face au nazisme». La promotion de Pie XII suscite des remous jusqu'en Israël. Dimanche 20, l'Etat hébreu a demandé à consulter les archives historiques du Vatican concernant celui qui dirigea l'Eglise durant la seconde Guerre mondiale.
    De toutes les grandes «affaires» du vingtième siècle, l'attitude de Pie XII et de l'Eglise catholique pendant la guerre est de celles qui ont soulevé le plus d'interprétations polémiques autant qu'apologétiques, de réquisitoires autant que d'hagiographies. A tort ou raison, le nom de Pie XII, élu pape le 2 mars 1939, ancien nonce à Münich et Berlin (1917-1929), ancien secrétaire d'Etat de Pie XI (1922-1939), est devenu emblématique d'une politique vaticane aveuglée par la menace bolchevique, sous-estimant le péril de l'Allemagne hitlérienne, muette face à l'extermination des juifs, crispée sur ses privilèges et ses intérêts de puissance catholique.
    Si des critiques avaient surgi dès son vivant, la polémique est postérieure à la mort de Pie XII le 9 octobre 1958. Ce jour là, aucune voix ne manque pour saluer «le pape de la paix et de l'Europe», comme titre l'éditorial du Monde. Partout il est salué comme un géant, comme «le rempart de la civilisation chrétienne» dans une Europe sortie exsangue de la guerre, en pleine reconstruction politique, économique, morale. «Le monde est maintenant plus pauvre», commente le président Eisenhower à la mort de Pie XII, ami des Américains. Quant à Golda Meïr, ministre des affaires étrangères d'Israël, elle le pleure comme «un grand serviteur de la paix, une voix qui a enrichi notre temps parce qu'elle rappelait des vérités morales au dessus du tumulte des conflits quotidiens».
    Il a suffi d'une pièce de théâtre, jouée en 1963 sur une scène de Berlin, appelée Le Vicaire (Der Stellvertreter), écrite par un jeune dramaturge allemand, Rolf Hochhuth, d'origine protestante, pour que commence la légende noire de Pie XII. Cette pièce met en scène les silences du «Vicaire» du Christ sur la politique nazie d'extermination du peuple juif.
    Deux ans plus tôt, avait eu lieu en Israël le procès Eichmann. Longtemps terrifiés et muets, les langues des survivants de l'holocauste commençaient à se délier. La génération des enfants de ceux qui étaient rentrés des camps ou ne sont pas revenus, de ceux qui avaient collaboré ou résisté commençait à réclamer des comptes. Le monde prenait conscience de la singularité absolue de la Shoah. En faisant le procès du «silence» de l'Eglise, Rolf Hochhuth mettait aussi les Allemands face à leur propre responsabilité: complicité, résistance ou indifférence.
    En 1964, Saül Friedlander, historien israélien dont les parents ont été exterminés à Auschwitz, dans un livre Pie XII et le IIIème Reich, fondé sur les archives allemandes de la guerre, développe aussi la thèse d'un pape obsédé par la menace communiste, jetant son dévolu sur l'Allemagne hitlérienne comme rempart de la civilisation chrétienne.
    D'autres historiens comme Gunther Levi, Jacques Nobécourt, avec plus ou moins de nuances, achèveront de camper le scénario d'une polémique qui n'en finira plus, éclata à nouveau avec la sortie, en 1999, d'un pamphlet du britannique John Cornwell, intitulé Le pape d'Hitler. L'histoire secrète de Pie XII, qui fait du pape Pacelli un antisémite, complice de la politique nazie, et, la sortie en 2002, du film Amen de Costa Gavras accablant pour la hiérarchie catholique, incriminant Pie XII pour sa lâcheté face à la montée du fascisme et aux crimes nazis.
    De quelles certitudes historiques disposons-nous aujourd'hui? Pie XII a rompu le silence à trois reprises. A Noël 1940, il se félicite d'avoir pu «consoler, par l'aide morale et spirituelle ou par l'obole de nos subsides, un nombre immense de réfugiés, d'expatriés, d'émigrants, spécialement parmi les non-aryens». Puis, dans son radio-message de Noël 1942, il évoque «les centaines de milliers de personnes qui, sans aucune faute de leur part, pour le seul fait de leur nationalité ou de leur origine ethnique, ont été voués à la mort ou à une progressive extinction». C'est le début d'un malentendu qui perdure. Aujourd'hui encore, Pie XII se voit reprocher l'absence de référence directe à la responsabilité des nazis dans la déportation de ces centaines de milliers de juifs. Mais ce jour-là, Pie XII croit avoir dit l'essentiel, avoir été compris des chancelleries, des responsables allemands et des juifs. Il estime ne pas pouvoir en dire plus.
    La troisième intervention de Pie XII a lieu devant le collège des cardinaux en juin 1943. Le pape évoque les «supplications anxieuses de tous ceux qui, à cause de leur nationalité ou de leur race, sont parfois livrés, même sans faute de leur part, à des mesures d'extermination». Mais le même ajoute aussitôt. «Toute parole de notre part, toute allusion publique devrait être sérieusement pesée et mesurée, dans l'intérêt même de ceux qui souffrent, pour ne pas rendre leur situation encore plus grave et insupportable».
    Trois interventions, c'est peu, et c'est tout. Le pape s'en tient à des formulations générales, à des appels incantatoires à la justice et à la paix. Il est face à un cas de conscience dramatique: sa protestation publique contre l'Allemagne nazie risque d'entraîner des représailles plus grandes, en particulier dans les Eglises catholiques d'Allemagne et de Pologne. En juillet
1942, après la publication d'une lettre de protestation de l'épiscopat des Pays-Bas, des rafles sèment l'effroi dans les couvents, comme celui d'Echt où est arrêtée la philosophe allemande, juive convertie, Edith Stein, qui sera gazée à Auschwitz et que le pape Jean Paul II a canonisée en l'an 2000.
    Pie XII n'ignore rien de l'ampleur du génocide. Il multiplie les interventions, en vain, auprès des Etats satellites de l'Allemagne pour limiter les effets de la législation antisémite en Hongrie, en Slovaquie, dans la France de Vichy. Doit-il de nouveau parler, être plus direct? A chaque démarche des puissances alliées qui le pressent d'agir, il répond invariablement que les condamnations portées sur les procédés nazis désignent suffisamment leurs auteurs.
    Le 16 octobre 1943, la rafle des juifs de Rome a lieu «sous sa fenêtre», comme l'écrira Ernst von Weiszäcker, l'ambassadeur allemand, qui ajoute que «le pape ne s'est pas laissé pousser à une déclaration démonstrative contre la déportation des juifs de Rome et a tout fait pour ne pas rendre difficiles les relations avec les autorités allemandes». De ce texte, seront tirées des conclusions sur l'insensibilité de Pie XII à la souffrance juive. Faux, répond l'historien Jacques Nobécourt. Le pape n'avait convoqué l'ambassadeur allemand que pour éviter de devoir protester publiquement et son secrétaire d'Etat, Mgr Maglione, l'avait même prié de ne pas transmettre de télégramme de protestation à Berlin. Deux heures plus tard, la rafle est suspendue et 4.000 juifs de Rome trouvent asile dans des couvents et collèges catholiques.
    Cette affaire démontre la méthode du pape Pacelli. Jusqu'à la fin de la guerre, ses interventions seront nombreuses, mais elles passent toutes par le canal des chancelleries et des Eglises locales. En protestant publiquement, il se serait privé de la possibilité d'intervenir discrètement et efficacement. Les démarches diplomatiques sont le plus souvent ordonnées par le secrétaire d'Etat, Luigi Maglione. A Budapest, le nonce Angelo Rotta essaie de sauver des milliers de juifs hongrois en leur distribuant des documents de protection. Le nonce Giuseppe Burzio fait de même à Bratislava en Tchécoslovaquie. Evêques, religieux, religieuses participent à des actions de sauvetage.
    Après la guerre, des témoignages de reconnaissance vont démontrer, y compris en Israël (l'historien Pinchas Lapide, Golda Meïr, etc...), que cette stratégie d'interventions individuelles et secrètes, ainsi que la mise en oeuvre de réseaux catholiques d'assistance et d'éducation, ont permis de sauver des milliers de juifs. Mais, sans s'illusionner sur le crédit international de la parole du pape, on est très loin du registre prophétique que la dimension d'un tel événement aurait dû exiger: pourquoi Pie XII, à peine élu, n'a-t-il pas dénoncé les crimes de guerre de Hitler? Pourquoi est-il resté muet sur la mise en oeuvre de la «solution finale», alors même qu'il était informé par les organisations juives, par les milieux diplomatiques, par les aumôneries militaires, par ses propres attachés de nonciature en Slovaquie, en Hongrie ou à Berlin?
    On ne peut ignorer les centaines d'allocutions de Pie XII dénonçant le nationalisme, le totalitarisme, le mépris des engagements internationaux par le régime nazi. Ni les actions menées à l'initiative du Vatican et de ses représentations dans les pays occupés en vue de sauver des juifs. Personne ne peut non plus rester insensible aux risques de représailles qu'une protestation publique de sa part n'aurait pas manqué de provoquer.
    Mais, tant que les archives sur ce pontificat — dont l'ouverture est réclamée par toutes les organisations juives dans le monde et en Israël — ne seront pas librement accessibles, autrement dit tant que la transparence ne sera pas complète, il restera des doutes et des procès d'intention. Ceux-ci ne ruineront sans doute pas le rapprochement à l'oeuvre entre juifs et chrétiens depuis la guerre, ni la crédibilité des actes de «repentance» de Jean Paul II et de Benoît XVI à l'égard de la communauté juive. Mais ils ne servent pas la connaissance de cette période et n'en finissent pas de maintenir des ambiguïtés inutiles."
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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 00:15
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iPhone launched in Israel - Menachem Jerenberg
http://jerenberg.blogspot.com
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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 00:13
Israël

- Violences à Mea Shearim, Abe Selig (JP)
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1261244339498&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Quelque 150 manifestants haredim (ultra-orthodoxes) se sont retrouvés, dimanche après-midi, au croisement des rues Shivteï Israël et Haneviim, dans le quartier de Mea Shearim de Jérusalem. Au programme : protestations contre le parking municipal de Karta, ouvert pendant Shabbat. D'après la police, un manifestant a été arrêté, vers 16 heures, après avoir attaqué un officier. Deux heures plus tard, les manifestants déplaçaient des poubelles dans la rue pour les incendier. [...]"

- Muscles de décembre, Stéphane Juffa (Mena) - "L’opération [de gel] en cours, n’en déplaise aux théoriciens de l’antisionisme, persuadés qu’Israël, qui est à peine un Etat à leurs yeux, ne peut prendre de décision constructive que sous la pression internationale, relève d’une prophylaxie à but essentiellement domestique. Netanyahou et Barack entendent faire comprendre à l’opposition d’extrême droite religieuse qui sont les chefs".
http://www.menapress.com/
   "Effervescence en Cisjordanie, où le gouvernement intensifie son action contre les constructions juives illégales, et celles qui ont été entreprises après le décret du gel des implantations. Pour clarifier les choses publiquement, des détails du plan musclé ont été discrètement remis à la presse, dont les organes ont tous fait leur une, ce dimanche matin. Sans entrer dans les détails tactiques de moindre importance, il faut retenir que les "violations documentées"
    Quant à Tsahal, elle constituera un cordon de sécurité et une réserve de renforts autour des sites visés. La présence d’aucun représentant des media ne sera autorisée dans la zone d’isolement ainsi créée. L’Armée versera aussi toutes ses compétences à la réussite des opérations ; y participeront les troupes régulières, les renseignements militaires, le Shin Bet, mais également l’aviation. Cette dernière effectuera des repérages aériens destinés à photographier les violations, à repérer les concentrations d’opposants, les sympathisants qui tenteraient de les rejoindre, de même que les auteurs de violences qui essaieraient de quitter les lieux.
    Les policiers ont reçu des ordres très stricts afin d’intervenir rapidement contre ceux qui s’attaqueraient aux forces de l’ordre, ou qui se livreraient à des actes de sabotage contre leur matériel. Les auteurs de la fuite médiatique mentionnent qu’ils ne possèdent aucune information quant à d’éventuels usages d’armes de la part des opposants au gel, mais que ce scénario ne peut malheureusement pas être écarté. L’un des maîtres mots du plan est "surnombre", l’intention du gouvernement et des forces de sécurité consistant à dissuader les opposants en les noyant, chaque fois, dans une masse de policiers et de soldats.
    Commentant ces mesures, le député de l’Union Nationale (très à droite), Arieh Eldad, professeur de médecine spécialisé dans la chirurgie reconstructrice et les grands brûlés, a déclaré que "les tactiques adoptées en vue du gel des implantations sont comme des viols brutaux". Les critiques fusent également de la part de ministres, même issus du Likoud. Silvan Shalom, vice-premier ministre et ministre chargé du Développement régional, a appelé "à mettre un terme à cette hystérie", ajoutant, "Fous, descendez du toit, il ne se peut pas que nous entrions ici dans une situation de guerre !" La ministre de la Culture et des Sports, Limor Livnat, a interpelé les chefs du cabinet dont elle fait partie : "Quelqu’un aurait-il osé agir de la sorte contre les Arabes-Israéliens, les bédouins ?"
    Au sein de l’équipe dirigeante, c’est le ministre de la Défense, Ehoud Barak, qui attire volontairement le feu sur lui, tandis que Binyamin Netanyahou s’efface un peu, après avoir déclaré le gel et affirmé qu’il serait respecté. Faisant face aux réprobations de la droite, Barak a mis en garde, ce matin, les habitants des implantations contre la possibilité d’un affrontement sur la Rive Occidentale (Cisjordanie). Il a ensuite précisé : "Tout ce qui est nécessaire de la part des leaders de l’Implantation et des habitants des implantations, c’est de respecter la décision du gouvernement relative au gel des nouvelles constructions pendant la période indiquée".
    Le plan divulgué à la presse exposait par ailleurs que les partisans du Grand Israël "considèrent ces évictions comme le début du désengagement (...)". Il semble que cette interprétation ne soit pas dénuée d’un certain fondement factuel. Il règne en effet dans l’air de la région le sentiment qu’un accord est possible avec l’Autorité Palestinienne. Un accord qui s’échafauderait autour de la proposition Olmert-Livni, et des longues négociations avec les Palestiniens qui l’ont précédée (et que nos divers rédacteurs ont régulièrement relatées pour vous dans ces colonnes).
    On reparle beaucoup de cette proposition, ces jours, tant en Israël qu’à Ramallah. Mahmoud Abbas a déclaré qu’elle avait été à deux doigts d’aboutir. Il a dit également, qu’en cas de gel réel, on pourrait faire la paix dans six mois. Dans l’Etat hébreux, le "plan Olmert" recueille régulièrement plus de soixante-dix pourcent d’opinions favorables dans les sondages. On peut en dire, en toute objectivité, qu’il fait office de consensus dans l’opinion pour une paix négociée avec le Fatah ; à la condition, bien entendu, que l’ordre soit maintenu en Judée et Samarie et que les activités terroristes ne reprennent pas. De Netanyahou à Kadima de Tzipi Livni, en passant par les travaillistes de Barak et à gauche d’iceux, tous réalisent que la paix est un objectif stratégique d’Israël, et que le plan en question constitue le meilleur tracé consensuel pour y parvenir.
    Cela explique le déploiement de force voulu par Netanyahou, qui rappelle forcément celui organisé par Ariel Sharon, en 2005, à l’occasion du retrait de Gaza. Des observateurs guidés par leurs émotions ont trop rapidement conclu que le gouvernement de Jérusalem avait cédé à un diktat de Barack Obama. Je suis persuadé qu’ils avaient tort, parce que les stratèges politiques d’ici avaient eu tôt fait d’identifier le nouveau président américain comme un grand toutou, qui aboie très fort mais qui ne mord pas. Netanyahou aurait fort bien pu se contenter de déclarer le gel et d’entreprendre quelques actions médiatisée sans suite pour calmer Washington. J’aimerais bien rencontrer un analyste qui me dise le contraire ; ce, d’autant plus qu’Hilary Clinton était préalablement venue dans l’ex-capitale du roi David ainsi qu’à Ramallah, affirmer aux deux camps que les négociations de paix devaient reprendre sans conditions préalables (sans attendre le gel).
    L’opération en cours, n’en déplaise aux théoriciens de l’antisionisme, persuadés qu’Israël, qui est à peine un Etat à leurs yeux, ne peut prendre de décision constructive que sous la pression internationale, relève d’une prophylaxie à but essentiellement domestique. Netanyahou et Barack entendent faire comprendre à l’opposition d’extrême droite religieuse qui sont les chefs. L’obliger à admettre que c’est le gouvernement légalement élu par le peuple, et non pas par le ciel, qui décidera, au moment opportun, de façon pragmatique, s’il faut se retirer de Cisjordanie et dans quelles proportions.
    Une fois ceci posé, la lecture des tensions actuelles avec les yeshivot ha-hesder, les 46 écoles hilkhatiques dont la plupart des étudiants font une partie de leur service militaire, devient aisée. Il s’agit de savoir qui décide et qui commande. De définir si, comme l’a affirmé un ministre religieux la semaine dernière, le pays devait effectivement être régi par la Torah. Ou par les lois de la Knesset ? De savoir si, à l’armée, c’est l’officier qui donne les ordres, ou le rabbin de la yeshiva. D’éliminer, et jusqu’à l’idée, qu’un soldat peut refuser d’accomplir une mission pour des motifs de foi ou de préférences politiques. [...]
    C’est ceux qu’on appelle les sionistes religieux, ceux qui tentent de composer entre les deux commandants en chef, et qui gèrent les yeshivot ha-hesder, qui font face au dilemme qu’ils devaient inévitablement aborder un jour ou l’autre. C’est leur intégration dans le reste de la société israélienne qui est remise en cause : ils doivent choisir si l’avenir de ce pays se décide au parlement ou dans les cours des grands-rabbins, et leur verdict va profondément influer sur la coexistence entre les laïcs et les pratiquants. Pour l’Etat, la question de la subordination ne se pose pas – ne peut pas se poser – dans l’armée d’un pays, entouré de forces hostiles, appelé chaque décennie à lutter pour sa pérennité."

- Tsahal : il ne s'agissait que d'un brouillon (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Tsahal-il-ne-s-agissait-que-d-un-brouillon_256567.html
   "Après l'avalanche de critiques qui a suivi la divulgation d'un rapport sur les tactiques à suivre pour assurer le gel des constructions en Judée et Samarie, Tsahal a précisé dimanche qu'il ne s'agissait que d'un brouillon préliminaire. "L'armée de défense d'Israël souligne que l'Administration civile, la police israélienne et les gardes frontières sont les autorités qui s'occupent des civils israéliens"."

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Gaza & Hamas

- Tirs palestiniens sur des soldats de Tsahal à Nahal Oz (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Tirs-palestiniens-sur-des-soldats-de-Tsahal-a-Nahal-Oz_256541.html
   "Des Palestiniens ont tiré sur des soldats de Tsahal à Nahal Oz, au niveau de la ligne de séparation entre Israël et la Bande de Gaza. Il n'y a pas de blessés."

- Shalit: les parents implorent Netanyahu (AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/20/01011-20091220FILWWW00115-shalit-les-parents-implorent-netanyahu.php
   "Les parents du soldat israélien Gilad Shalit, entre les mains du Hamas, ont imploré le premier ministre Benjamin Netanyahu de "sauver" leur fils en concluant un accord d'échange de prisonniers avec le mouvement islamiste. "Nous nous adressons à toi dans un cri du coeur de dernière minute. Nous t'implorons de sauver notre fils. Sauve notre fils !", écrivent Noam et Aviva Shalit, dans une lettre remise dimanche au chef du gouvernement.
    "Nous nous adressons à toi, Premier ministre, avant qu'il ne soit trop tard car la négociation est arrivée à un point de non retour. Il n'y a plus que deux options: ou notre fils reviendra à la maison ou bien il sera abandonné au Hamas", plaident-ils. Depuis des semaines, la censure militaire israélienne impose un black-out sur les informations concernant les tractations menées entre Israël et le Hamas par le biais de l'Egypte et d'un médiateur allemand. [...]"

- Dossier Shalit : les négociations achoppent sur 10 terroristes (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Dossier-Shalit-les-negociations-achoppent-sur-10-terroristes_256526.html
   "Des responsables du Hamas ont indiqué au journal saoudien Okaz que les négociation avec Israël en vue de la libération de Guilad Shalit achoppent uniquement sur dix prisonniers palestiniens que Jérusalem refuse de libérer au motif qu'ils constituent un danger pour la sécurité nationale."

- Le Hamas aide les avocats qui engagent des poursuites contre Israël (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Le-Hamas-aide-les-avocats-qui-engagent-des-poursuites-contre-Israel_256551.html
   "Un comité mis en place par le Hamas aide les avocats européens dans leur recherche de crimes de guerre prétendument commis par Israël au cours de l'opération Plomb durci. "Nous avons donné à un groupe d'avocats indépendants en Grande-Bretagne des documents, des informations et des preuves sur les crimes de guerre commis par les dirigeants politiques et militaires israéliens, y compris Tsipi Livni", a déclaré Diya al-Mahdun, le juge à la tête du comité."

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Judée-Samarie & AP

- Près de Jénine : arrestation de 2 terroristes qui détenaient des charges explosives (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Pres-de-Jenine-arrestation-de-2-terroristes-qui-detenaient-des-charges-explosive_256550.html
   "A un barrage de l'armée, près de Jénine, Tsahal a procédé à l'arrestation de 2 Palestiniens qui détenaient des charges explosives dans leurs affaires. Il n'y a pas de blessés."

- Jets de pierres sur des véhicules israéliens dans le Goush Etsion (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Jets-de-pierres-sur-des-vehicules-israeliens-dans-le-Goush-Etsion_256534.html
   "Des Palestiniens ont jeté des pierres sur des véhicules israéliens qui circulaient dans le Goush Etsion. Une femme a été légèrement blessée. Il y a des dégâts matériels."
- Violences en Judée et Samarie (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Violences-en-Judee-et-Samarie_256557.html
   "On signale des jets de pierres près de El Aroub au sud de Bethléhem. Il n'y a pas de blessés, mais des dégâts. Près de Nahliel, des Palestiniens ont lancé des cocktails Molotov et des pneus enflammés sur des véhicules israéliens. Il n'y a pas de blessés."

- Boycott arabe antijuif en Judée-Samarie, Yéochoua Sultan (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/12/boycott-arabe-antijuif-en-judee-samarie/
   "Le responsable de l’économie, au sein de l’AP, Hassan Abou Libda, s’est déclaré déterminé à freiner le passage des marchandises en provenance des implantations juives de Judée-Samarie. Selon lui, ce marché avoisine la somme de 500 millions de dollars par an. De nombreuses familles des localités arabes de la région doivent le maintien de leur niveau de vie à leur travail dans les implantations juives, tout particulièrement dans le secteur de la construction.
    Il a déclaré: « Le ministère de la Santé palestinien a confisqué, en guise de première démarche destinée à faire appliquer cette décision, pour 50 000 dollars de marchandises, qui ont été détruites. (…) Pendant le courant de la semaine, la police des douanes a confisqué sur l’ensemble du territoire des marchandises provenant des implantations juives pour une valeur de 148 248 shekels. » Il n’a pas précisé si les personnes qui détenaient ces marchandises ont été indemnisées."

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Monde arabe

- Près de 140 millions d'Arabes vivent en dessous du seuil de pauvreté (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Pres-de-140-millions-d-arabes-vivent-en-dessous-du-seuil-de-pauvrete_256562.html
   "Un rapport publié dimanche par le Programme de développement des Nations Unies et la Ligue arabe révèle que près de 140 millions d'Arabes vivent en dessous du seuil de pauvreté, et qu'il n'y a eu aucune diminution du taux de pauvreté dans la région arabe pendant les vingt dernières années. De plus, les chômeurs représentent plus de 50 % de la population dans la majorité des pays arabes."

- Yémen: 54 civils tués dans des raids aériens saoudiens, selon les rebelles (AFP)
http://www.lesechos.fr/depeches/monde/afp_00215366-yemen--54-civils-tues-dans-des-raids-aeriens-saoudiens--selon-les-rebelles.htm
   "Un porte-parole des rebelles zaïdites du nord du Yémen a accusé dimanche les forces armées saoudiennes d'avoir mené des raids aériens contre une localité frontalière tuant 54 civils. Ces informations n'ont pu être confirmées de source indépendante. "Un massacre a été commis par les Saoudiens dans le secteur de Razeh dans la province de Saada, ce (dimanche) matin", a déclaré dans un appel téléphonique à l'AFP à Dubaï ce porte-parole se présentant sous le nom de Ali. "La localité d'Al-Nadheer a été la cible de raids aériens et 54 civils, dont des femmes et des enfants, ont été tués", a-t-il ajouté. [...]"

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Europe

- Ashton : un mauvais départ, Herb Keinon (JP)
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1261244342318&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Les relations entre Israël et le nouveau haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, ne présagent pas du meilleur. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a en effet déclaré samedi que l'Union européenne (UE) n'aurait pas plus de succès que Rome à rompre le lien entre les Juifs et Jérusalem. [...] Se référant à la possibilité que les Européens reconnaissent unilatéralement l'Etat palestinien avec Jérusalem comme capitale, Ayalon a prévenu qu'une telle tentative ouvrirait la porte à des actes unilatéraux similaires de la part d'Israël. "L'acceptation de décisions unilatérales modifiera les règles et Israël ne se verra plus obligé de suivre les accords et les arrangements passés depuis les accords d'Oslo", a dit Ayalon. "Israël aura la légitimité d'entreprendre ses actions de façon unilatérale." [...]"

- Pie XII : Israël demande à voir les archives du Vatican (Le Figaro)
http://www.lefigaro.fr/international/2009/12/20/01003-20091220ARTFIG00076-pie-xii-israel-demande-a-voir-les-archives-du-vatican-.php
   "La décision prise samedi par Benoît XVI d'élever au rang de «vénérable», dernier stade avant la béatification, Jean-Paul II et le plus controversé Pie XII, provoque des remous en Israël. Dimanche, l'Etat hébreu a demandé officiellement a consulter des archives historiques du Vatican concernant celui qui dirigea l'Eglise durant la seconde Guerre mondiale.
    En même temps qu'il élevait son prédecesseur, le pape a choisi de faire le même honneur à un personnage plus controversé. Eugenio Pacelli, qui dirigea l'Eglise catholique de 1939 à 1958 sous le nom de Pie XII, est accusé par plusieurs historiens d'avoir été totalement muet sur la question de l'Holocauste, même lorsque les Juifs de Rome furent déportés fin 1943. C'est pour ce motif qu'Israël s'est élevé, en 2008, contre la volonté de Benoît XVI de béatifier Pie XII. Le ministre israélien des Affaires sociales, Yitzhak Herzog, avait alors protesté, estimant que «le projet visant à transformer Pie XII en saint est inacceptable. Durant la Shoah, le Vatican savait pertinemment ce qui se passait en Europe (...) Le pape a gardé le silence et a peut-être fait pire, au lieu de s'élever, conformément au précepte biblique, contre le sang versé». [...]
    Dimanche, Israël a demandé à pouvoir consulter ces archives, qui ne seront normalement ouvertes aux chercheurs qu'en 2013. «Le processus de béatification ne nous regarde pas, c'est une question qui ne concerne que l'Eglise catholique. Quant au rôle de Pie XII, c'est aux historiens de l'évaluer et c'est pourquoi nous demandons l'ouverture des archives du Vatican durant la guerre mondiale», a expliqué le porte-parole des Affaires étrangères Yigal Palmor."
(les bâtiments construits illégalement) seront détruites lors d’opérations coup de poing. Que ce sont les Gardes Frontières, un corps militaire appartenant à la police, qui sont chargés des tâches de destruction et du contact avec les opposants.
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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 11:03
Terrorist-or-militant--BBC-.jpg

Journalite aiguë : maladie de l'âme ou des yeux ?
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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 11:00
France

- Dominique Voynet sur la situation Salah Hamouri (Sénat) (Vidéo 5mn40) - Dominique Voynet, le 15 décembre au Sénat, minimise le cas Shalit (en considérant qu'il "participait à une opération militaire de l'armée israélienne") et demande la libération de Salah Hamouri en défendant son innocence (pour elle, c'est clairement un prisonnier politique). Réponse de Kouchner : "même si nous ne le croyons pas [coupable]" (on se demande bien sur quelle base se fonde ce jugement, à part sur la nature intrinsèquement oppressive des Israéliens), de fait Hamouri a plaidé coupable ; alors que Jérusalem libérera un millier de "détenus" contre Gilad Shalit, nous faisons pression pour obtenir aussi la libération d'Hamouri. Ainsi l'on voit que la France est prête à profiter du chantage du Hamas pour ajouter une pression supplémentaire de son cru. Alliance de circonstance entre une démocratie et une organisation terroriste : pas sûr que la première en ressorte très propre.
http://www.dailymotion.com/video/xbjrf9_dominique-voynet-sur-la-situation-s_news

- Les Verts appuient la marche pour la liberté à Gaza (Communiqué des Verts, 15 décembre)
http://lesverts.fr/article.php3?id_article=4965
   "A l’occasion du premier anniversaire de la guerre israélienne contre Gaza, de nombreuses organisations internationales de solidarité organisent « la marche de la liberté à Gaza » le 1er janvier 2010. Les Verts se joignent à d’autres organisations faisant partie du Collectif National pour une paix juste et durable entre israéliens et palestiniens en France pour soutenir cette action non-violente qui se rendra à Gaza. [...]
    Nous invitons tous les citoyens qui souhaitent de façon pacifique manifester leur soutien avec la population de Gaza et qui demandent la levée du blocus, à se joindre à cette marche. Des représentants des Verts dont Alima Boumedienne (sénatrice) et Jérôme Gleizes (responsable de la Commission transnationale) participeront avec d’autres militants à cet événement."

- Patrick Le Hyaric (directeur de l'Humanité, député européen) au Parlement européen appelle à suspendre l'accord d'assiociation UE/Israël (Vidéo 1mn54) - il appelle aussi à détruire le "mur de la honte" et à libérer tous les "prisonniers politiques".
http://www.dailymotion.com/video/xbjkbx_un-etat-palestinien-et-liberation-d_news

- Les petites manœuvres de France 2 pour sauver le soldat Enderlin, Luc Rosenzweig (Information Juive, décembre 2009) - "Ceux qui contestent le reportage de France 2 sont, pour les dirigeants de la chaîne publique, des excités sionistes extrémistes, des « négationnistes » qui veulent salir la réputation d’un journaliste".
http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-17647-145-7-petites-manuvres-france-2-sauver-soldat-enderlin-luc-rosenzceig.html
   "Cela fait maintenant plus de neuf ans qu’un reportage de France 2, filmé à Gaza par le cameraman palestinien, Talal Abou Rahma, puis monté et commenté par Charles Enderlin, le correspondant de la chaîne en Israël, alimente une polémique médiatique et l’actualité judiciaire. Il s’agit, on l’aura compris, de cette fameuse affaire Al-Dura, où l’on aurait vu, au journal du 20h de France 2, un enfant mourir, à Gaza, dans les bras de son père fauché par des balles en provenance d’une position militaire israélienne, le père étant, lui, grièvement blessé.
    Le retentissement mondial de ces images, et leurs conséquences dans le conflit israélo-arabe (déclenchement de l’Intifada, montée de haine anti-israélienne dans tout le monde arabo-musulman, exécution du journaliste américain, Daniel Pearl, sur fond de photos d’Al-Dura, père et fils) leur confèrent le  statut d’icône d’un moment intense de l’histoire. Aujourd’hui, avec le recul, on peut affirmer qu’à chaque stade de cette affaire, la direction de France 2 a mis tous les moyens en œuvre pour empêcher la vérité de se manifester. Dissimulation des rushes, présentation de « preuves » de blessures  de Jamal Al-Dura qui se révèleront ensuite être dues à d’autres causes, diffamation des contradicteurs, qualifiés « d’extrémistes sionistes », et enfin, sabotage conscient - et organisé ? - d’une commission d’enquête, concédée de mauvaise grâce au président du CRIF, voilà la liste - non exhaustive - des manœuvres de la chaîne publique française pour sauver sa réputation, et le soldat Enderlin du déshonneur professionnel qui l’attend.
    La stratégie de France 2, dans cette affaire, a d’abord été celle du « circulez, y’a rien à voir », lorsque les premiers doutes émis par des militaires israéliens sur l’authenticité de la scène ont été formulés. Ceux qui contestent le reportage de France 2 sont, pour les dirigeants de la chaîne publique, des excités sionistes extrémistes, des « négationnistes » qui veulent salir la réputation d’un journaliste, Charles Enderlin. Ce dernier n’est pas avare de déclarations dans la presse internationale, où il affirme, entre autres, qu’il avait coupé au montage, des scènes d’agonie de l’enfant car elles étaient trop insupportables. Jusqu’au mois d’octobre 2004, la direction de France 2 refusera de montrer ces rushes (images tournées, mais non diffusées) à ceux qui en faisaient la demande, notamment Stéphane Juffa, animateur de Metula News Agency, un site Internet israélien francophone qui avait, le premier, rendu publics ses doutes sur l’authenticité du reportage. Lorsque, en octobre 2004, des journalistes établis, comme le directeur de l’Express, Denis Jeambar, le producteur de documentaires, Daniel Leconte, et moi-même avons émis le souhait de visionner ces rushes, Arlette Chabot, directrice de l’information de France 2, ne put faire autrement que de les présenter.
    Il s’avéra que dans ces 27 minutes d’images, aucune des scènes d’agonie - prétendument insupportables - n’était présente, et qu’au contraire, l’image finale coupée par Charles Enderlin montrait l’enfant, supposé mort, levant la jambe et tournant la tête en direction de la caméra. Par ailleurs, d’autres scènes montrant des manifestants blessés étaient purement et simplement jouées, ce que reconnaissaient même les représentants de France 2 qui assistaient à la projection. Dès ce jour-là, pour mettre fin à la controverse, je suggérai à la direction de France 2 de faire effectuer une expertise médico-légale indépendante de Jamal Al-Dura.
    En lieu et place de cette expertise, Arlette Chabot demanda à Charles Enderlin et Talal Abou Rahma d’aller filmer les cicatrices de Jamal Al-Dura, ce qui fut fait. La projection de ce « reportage » eut lieu en novembre 2004 dans les locaux de France 2, devant des journalistes triés sur le volet. Cette projection eut l’effet escompté : même les plus sceptiques des journalistes présents ne pouvaient nier que le corps de la « victime » présentait des stigmates impressionnants, preuves, selon France 2, des blessures subies le 30 septembre 2000. Parallèlement, France 2 engageait une série de procédures contre des sites Internet qui avaient repris les informations de Metula News Agency. C’est ainsi, qu’en première instance, France 2 parvint à faire condamner pour diffamation Philippe Karsenty, animateur du site Medias-Ratings. Dès lors, pour France 2, cette affaire était terminée, les détracteurs d’Enderlin confondus et condamnés, l’honneur de la chaîne définitivement sauf. Dans cette perspective, l’appel interjeté par Karsenty ne serait qu’une formalité, confirmant le premier jugement et mettant un point final judiciaire à une affaire qui n’avait que trop duré.
    Or, les choses ont tourné autrement. D’abord, face aux nombreuses incohérences de la version de France 2, relevées à l’audience, la présidente de la Cour d’appel exige la projection des rushes à l’audience suivante. La chaîne s’exécute, de mauvaise grâce, présentant au tribunal un film de 18 minutes sur 27, donc amputé de 9 minutes. Les passages coupés étaient ceux où les mises en scène de fausses blessures sur des manifestants étaient par trop flagrantes. D’autre part, un élément nouveau était intervenu entre le procès en première instance et l’appel : un chirurgien israélien d’origine française, le Dr Yehuda David, devant l’utilisation mensongère faite par France 2 des cicatrices de Jamal Al-Dura, se décide à violer le secret professionnel. Il prouve, dossier médical à l’appui, qu’en 1994, il avait pratiqué plusieurs opérations chirurgicales sur Jamal Al-Dura à l’hôpital Tel Hashomer de Tel Aviv, à la suite d’une agression à la hache dont ce dernier avait été victime à Gaza en 1992. Cet élément, s’ajoutant à une expertise balistique accablante pour la thèse de France 2, conduisent la Cour d’appel de Paris à débouter France 2 de sa plainte contre Philippe Karsenty, le 21 mai 2008.
    Pour France 2, c’est la catastrophe : non seulement l’affaire n’est pas close, mais le doute sur l’authenticité du reportage gagne maintenant des milieux qui, jusque là, avaient  accepté la version de la chaîne publique, comme les journalistes Elisabeth Lévy et Gil Mihaely. En juin 2008, ces derniers prennent contact avec Richard Prasquier, président du CRIF, qui organise, le 2 juillet, une conférence de presse où sont présentés des éléments (films, images, témoignages d’experts) qui mettent sérieusement en question la thèse de France 2. Richard Prasquier invite France 2 à constituer, avec le CRIF, une commission d’experts, qui sera à même de faire toute la lumière possible sur cette ténébreuse affaire. Dans un premier temps, Patrick de Carolis rejette cette idée, puis accepte, à contre cœur, cette procédure. En septembre 2008, des réunions sont organisées sous l’égide de Patrick Gaubert, président de la LICRA, entre des représentants du CRIF et de France-Télévisions pour mettre au point un protocole de mise en place et de fonctionnement de cette commission.
    Mais France 2, suivant un adage bien connu de la vie politique française, croit avoir enterré l’affaire en créant  une commission. C’était sans compter avec la ténacité de Richard Prasquier, qui insiste pour que cette commission se mette en place.
    Au bout de plus de six mois d’inaction, et sous la pression de Richard Prasquier, les dirigeants de France-Télévisions affirment qu’ils vont entreprendre les démarches permettant à Jamal Al-Dura de venir en France pour être soumis à des examens médicaux. Les mois passent, et ne voyant rien venir, au mois de juin 2009, Richard Prasquier s’enquiert auprès de Patrick de Carolis de l’avancement de la procédure visant à faire venir Jamal Al-Dura à Paris. Dans sa réponse, datée du 5 août 2009, Patrick de Carolis explique le retard pris dans l’organisation de la venue en France de Jamal Al-Dura par « sa sédentarité contrainte à Gaza », entendez le blocage du territoire par Israël, qui l’empêcherait de venir faire renouveler son passeport à Ramallah. Renseignement pris, il se révèle qu’aucune demande de laissez-passer pour Jamal Al Dura n’a été sollicitée par France 2 auprès de l’administration israélienne. Cette dernière, par la voix du ministère des affaires étrangères, informe Richard Prasquier qu’elle ne mettrait aucun obstacle aux déplacements de M. Al Dura (1).
    Malgré tout cela, au cours de l’été 2009, Charles Enderlin est décoré de la Légion d’honneur, un signe que le pouvoir soutient le journaliste de France 2. Patrick de Carolis, qui brigue un nouveau mandat à la tête de France-Télévisions a pris bonne note de la position officielle. Au diable, donc, les accords avec le CRIF, il faut tenir jusqu’à ce que la Cour de cassation se prononce sur l’arrêt de la cour d’appel, défavorable à France 2,  une décision dont on espère que, cette fois, elle sera conforme aux vœux de la chaîne.
    Comme par hasard,  en septembre 2008, alors que les discussions sur la commission d’enquête entre le CRIF et France 2 vont bon train, une plainte en diffamation est déposée au parquet de Paris par… Jamal Al-Dura contre le journaliste Clément Weill-Raynal et le docteur Yehouda David, qui, dans un article de l’hebdomadaire Actualité Juive, contestent la réalité des blessures prétendument subies par Jamal Al-Dura. Dans cette procédure, Jamal Al-Dura est représenté par Me Orly Rezlan. En dépit de son réel talent, elle aura du mal à faire croire au tribunal et au public que c’est de sa propre initiative que M. Al-Dura, de son domicile de Gaza, a pris la mouche à la lecture d’un article en langue française, paru dans une publication qui n’est pas diffusée dans le territoire… En fait, Charles Enderlin ne pouvait pas attaquer directement Clément Weill-Raynal, par ailleurs rédacteur en chef à France 3,  une entreprise du groupe France-Télévisions. Alors, il instrumentalise Jamal Al-Dura pour régler des comptes qu’il n’ose pas régler à visage découvert… Les avocats de Yehuda David et de Clément Weill-Raynal ne vont pas manquer de demander une expertise médico-légale de Jamal Al-Dura pour apporter des preuves de la bonne foi de leurs clients. S’il est fait droit à cette demande d’expertise, ce sera alors le bout du chemin pour France 2 et Enderlin, et il n’est pas sûr qu’il les mène à la gloire.
(1) Sollicité par nous de répondre aux critiques de Richard Prasquier et de préciser quelles démarches France-Télévisions avait entreprises pour organiser la venue en France de Jamal Al-Dura, son PDG, Patrick de Carolis, a fait répondre par son attachée de presse qu’il ne « commentait jamais  les procédures en cours ». Cela s’appelle, en bon français, se défiler devant des questions gênantes."

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Israël

- Moratoire : Tsahal intervient, Tovah Lazaroff (JP) - "Dorénavant, la police des frontières s'assurera de la destruction des nouveaux bâtiments et évacuera de force les protestataires".
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1261244338915&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "L'armée compte avoir recours à une "puissance paralysante" pour démolir les structures illégales dans les implantations, où certaines constructions se poursuivent en dépit du moratoire de 10 mois décrété le mois dernier.
    Un document de 17 pages élaboré par Tsahal détaille les ordres délivrés par le commandement central suite à l'annonce du gel de 10 mois. Dans le cadre du moratoire, tous les projets immobiliers dont les premières fondations n'avaient pas encore été posées doivent être suspendus pendant les 10 prochains mois. Pourtant de nombreux mitnahalim (habitants des implantations) comptent poursuivre les travaux. Par conséquent, l'armée prévoit actuellement une nouvelle phase de mise à exécution du moratoire : elle passera par la démolition de toutes les structures construites illégalement.
    Au cours des dernières semaines, l'administration civile et la police des frontières se sont rendues dans la plupart des implantations de Judée-Samarie, où les inspecteurs ont distribué les ordres d'arrêt des constructions. Dans la majorité des cas, les habitants ont bloqué leur passage et des affrontements ont éclaté. Dorénavant, la police des frontières s'assurera de la destruction des nouveaux bâtiments et évacuera de force les protestataires. Tsahal sera chargée de sécuriser les lieux. Les soldats n'interviendront que dans les cas de violences extrêmes.
    De leur côté, les mitnahalim estiment que le moratoire constitue le début d'une deuxième vague de désengagement israélien et ils feront tout pour éviter les démolitions, précise le document. Le rapport militaire évoque même, dans les moindres détails, différents scénarios possibles. Il fait également la distinction entre certaines implantations "modérées" et d'autres plus "violentes", telles que Itzhar. Les officiers tenteront, dans un premier temps, de privilégier le dialogue avec les habitants locaux. Mais, si les discussions échouent, une "force paralysante" sera employée. L'armée de l'air sera également impliquée dans les opérations, en effectuant des vols de reconnaissance au-dessus de la région. Par ailleurs, les services de téléphone mobile seront interrompus pendant l'opération et les journalistes n'auront pas la possibilité de se rendre sur les lieux concernés. Des mouvements d'insubordinations sont également prévus dans les rangs de l'armée. [...]"

- Arieh Eldad : les ordres de Tsahal sont déments (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Arieh-Eldad-les-ordres-de-Tsahal-sont-dements_256484.html
   "Le député Arieh Eldad (Union nationale) a déclaré dimanche que les ordres reçus par Tsahal pour la mise en œuvre de la deuxième étape du gel des constructions en Judée et Samarie prouvent la démence du gouvernement. "Les ordres ressemblent à ceux utilisés pour conquérir un pays ennemi", a-t-il précisé."

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Gaza & Hamas

- Une bombe explose près de Gaza (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/12/une-bombe-explose-pres-de-gaza/
   "Une bombe a explosé samedi soir près de la clôture entourant le nord de la bande de Gaza. On ne déplore fort heureusement ni blessés ni dégâts. On ignore comment la charge explosive s’est déclenchée, mais il semble qu’elle ait été placée sur les lieux quelques heures plus tôt."

- Tirs sur des Egyptiens installant une barrière souterraine à la frontière avec la Bande de Gaza (AP) - "les quatrièmes du genre".
http://fr.news.yahoo.com/3/20091219/twl-egypte-palestiniens-1be00ca.html
   "Des coups de feu ont été tirés samedi depuis la Bande de Gaza sur des Egyptiens qui installent une barrière souterraine destinée à empêcher l'acheminement clandestin d'armes et de marchandises via des tunnels vers le territoire palestinien. Aucune personne n'a été blessée dans l'attaque, selon des responsables palestiniens et égyptiens. Mais l'Egypte a renforcé la sécurité dans la zone frontalière à l'issue de ces tirs, les quatrièmes du genre à se produire depuis que des ouvriers ont commencé à installer la barrière métallique il y a plusieurs semaines.
    L'ouvrage renforcerait un blocus imposé à la Bande de Gaza par l'Egypte et Israël à la suite du coup de force du Hamas en juin 2007 dans le territoire. Et pourrait entraîner du même coup une détérioration des relations déjà tendues entre Le Caire et Le Hamas. Un responsable des services de sécurité égyptiens a précisé sous couvert d'anonymat que la quasi-totalité des gardes-frontière, au nombre de 750, avaient été appelés dans le secteur, et que des dizaines de véhicules blindés supplémentaires avaient été déployés près de la frontière.
    Le ministre de l'Intérieur de la Bande de Gaza Fathi Hamad a annoncé dans un communiqué que le Mouvement de la résistance islamique tentait de "contrôler" les tirs. "Le gouvernement confirme qu'il protégera la sécurité de l'Egypte et est en contact avec le gouvernement égyptien", a-t-il déclaré. [...]"

- Abbas : le Hamas est dépendant de l’Iran (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Abbas-le-Hamas-est-dependant-de-l-Iran_256380.html
   "Au cours d’une interview pour Al Ahram ce samedi, le président palestinien Mahmoud Abbas a critiqué le Hamas considéré comme dépendant de l’Iran et responsable de l’échec des discussions sur la réconciliation entre Hamas et Fatah. Mahmoud Abbas a également soutenu que l’Iran avait offert 250 millions de dollars au Hamas pour ne pas signer l’accord de réconciliation."

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Judée-Samarie & AP

- Deux Israéliens blessés par des jets de pierre près de Bethléhem (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Deux-Israeliens-blesses-par-des-jets-de-pierre-pres-de-Bethlehem_256476.html
   "Des Palestiniens ont jeté dimanche des pierres sur des véhicules près de Bethléhem. Deux Israéliens ont été légèrement blessés."

- Sondage : 54% des voix pour Mahmoud Abbas (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Sondage-54-des-voix-pour-Mahmoud-Abbas_256381.html
   "Selon une étude publiée cette semaine par le Centre palestinien Khalil Shikaki, 63 % des habitants de Judée Samarie se sentent en sécurité. Si des élections présidentielles étaient organisées ce jour, le président actuel Mahmoud Abbas obtiendrait 54% des voix contre 38% pour un candidat du Hamas."

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Liban, Syrie & Hezbollah

- Plusieurs attentats du Hezbollah mis en échec ont été la source probable des tensions israélo-libanaises, Amos Harel (Haaretz) - "On pense que des agents iraniens ont prêté leur assistance" à ces tentatives d'attentat.
http://www.haaretz.com/hasen/spages/1136215.html
Traduction Marc Brzustowski :
http://www.aschkel.info/article-les-attentats-dejoues-du-hezbollah-a-la-source-des-tensions-a-la-frontiere-41499663.html
   "La série d’attentats planifiés par le Hezbollah sur des cibles israéliennes en Turquie  qui ont tous pu être déjoués par les forces de sécurité turques, il y a deux mois, est probablement ce qui a causé la tension entre Israël et le Hezbollah tout le long de la frontière libanaise, l’été dernier, avant qu’elle ne retombe. Pour autant qu’on sache, au moins 6 attentats contre des cibles israéliennes à l’étranger ont échoué, en représailles à l’assassinat du dirigeant en chef du Hezbollah Imad Moughniyeh, à Damas, en février 2008, que le groupe attribue à Israël. Il est probable que le nombre exact de tentatives d’attentat qui a été évité représente au moins deux fois ce chiffre. Si ce n’est plus.
    Le mois dernier, le Haaretz avait fait état d’une tentative du Hezbollah d’attaquer des Israéliens en Turquie, comme les médias turcs s'en sont faits l'écho. Le secrétaire du Ministère des affaires étrangères, Danny Ayalon (Yisraël Beitenou), avait même salué la coopération entre les deux pays dans le combat contre la terreur, durant une conférence de presse réunissant des journalistes turcs, et remercié les Turcs pour leur aide dans la prévention des attentats.
    En octobre, les medias turcs rapportaient que les quartiers généraux de la police avaient ordonné aux officiers de police, dans un certain nombre de villes, de se mettre en état d’alerte à cause de tentatives du Hezbollah d’attaquer des cibles américaines et israéliennes en Turquie. On pense que des agents iraniens, se présentant comme des touristes, ont prêté leur assistance à la mise en œuvre de ces attentats ratés. Les attentats planifiés par le Hezbollah, selon les reportages des medias turcs, étaient extrêmement ambitieux et très avancés dans leur préparation, disposant, selon ces articles, de l’assistance d’agents du renseignement syrien et iranien. On soupçonne qu’ils prévoyaient d’attaquer, toutes simultanément, une série de cibles en lien avec Israël et très probablement aussi la communauté juive de Turquie.
    Les forces de sécurité turques ont pris en charge la mise à jour du complot après avoir reçu des informations de la part d’un service de renseignement occidental. Ces attentats ratés peuvent expliquer le nombre de mises en garde qu’Israël a envoyé, depuis août, au Hezbollah, le prévenant de s’abstenir d’actes que le groupe pourrait regretter amèrement. Israël a menacé de répliquer contre le Hezbollah au Liban, si l’organisation commettait une attaque majeure en Turquie (ou ailleurs).
    Depuis la mort de Moughniyeh, le cerveau des opérations terroristes du Hezbollah, dans l’explosion mystérieuse d’une voiture piégée à Damas, les dirigeants du Hezbollah et même les médias iraniens, n’ont cessé, en de multiples occasions, de menacer Israël de venger sa mort. Mais le Hezbollah est empêché d’attaquer Israël sur sa frontière nord et, au lieu de cela, semble avoir concentré ses ressources sur les cibles israéliennes à l’étranger, en recourant aux services du renseignement iranien et des Gardiens de la Révolution.
    En plus des tentatives qui ont échoué en Turquie, les médias internationaux ont mentionné une longue liste d’autres attentats du Hezbollah qui ont été déjoués dans d’autres pays. Considérant que ces pays impliqués ont généralement intérêt à garder ces informations sous le manteau, il est raisonnable de penser que le nombre actuel de cette sorte d’attentats planifiés est bien plus important que ceux dont nous avons eu confirmation."

- Visite de Saad Hariri à Damas (JP) - "Selon l'un de ses proches associés, ce voyage était "très difficile pour lui à un niveau personnel" et impliquait un "énorme sacrifice"."
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1261244339863&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Les bonnes relations entre la Syrie et le Liban renforcent les deux pays ainsi que la position des pays arabes contre Israël qui "continue de violer les droits arabes". C'est ce qu'a affirmé, samedi, le Premier ministre libanais Saad Hariri lors de sa rencontre avec le président syrien Bashar el-Assad.
    Durant un entretien de trois heures, les deux chefs d'Etat auraient également discuté de liens stratégiques entre leurs pays. Le Premier ministre libanais, qui a accusé dans le passé la Syrie du meurtre de son père - l'ancien Premier ministre Rafik Hariri -, s'est rendu à Damas pour la première fois depuis l'assassinat en 2005. Selon l'un de ses proches associés, ce voyage était "très difficile pour lui à un niveau personnel" et impliquait un "énorme sacrifice".
    Hariri, 39 ans, a été chaleureusement accueilli par Assad à son arrivée au palais présidentiel. D'après le conseiller du président syrien, Buthaina Shaaban, les conversations ont été "franches" et ont "permis de surmonter les difficultés qui ont marqué les relations ces cinq dernières années". [...]"

- Hariri à Assad : ''Nos relations contribueront au front anti-israélien'' (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Hariri-a-Assad-Nos-relations-contribueront-au-front-anti-israelien-_256418.html
   "Le Premier ministre libanais Saad Hariri et le président syrien Bachar al-Assad sont convenus d'améliorer les relations et la coopération stratégique entre leur deux pays. Au cours de sa visite à Damas, M. Hariri a précisé : ''Les relations spéciales entre la Syrie et le Liban contribueront au renforcement du front arabe contre Israël''. Ils ont passé en revue durant 3 heures ''l'histoire des relations entre leurs pays et ont examiné les moyens de surmonter les influences négatives qui ont troublé ces relations''."

- Les Juifs du Liban, une partie oubliée de l'histoire du pays, Souâd Belhaddad (Rue89) - « Je me suis rendu compte qu'ils étaient des citoyens libanais au même titre que moi, avec les mêmes droits. »
http://www.rue89.com/2009/12/19/les-juifs-du-liban-une-partie-oubliee-de-lhistoire-du-pays-130563
   "Avant 1948, la communauté juive au Liban comptait quelque 20 000 membres. Aujourd'hui, ils ne sont plus qu'une petite trentaine. Journaliste libanaise, Nada Abdelsamad a recueilli des témoignages pour « Des histoires de Juifs du Liban », titre d'un ouvrage qu'elle vient de publier à Beyrouth. Une démarche rare dans un pays arabe.
    Les Juifs du Liban ? La dernière de ses préoccupations. Journaliste politique, réputée grande professionnelle, Nada Abdelsamad couvre le conflit israélo-palestinien depuis presque vingt ans. Très tôt, durant la guerre civile qui éclate en 1975, elle s'engage professionnellement en faveur d'un Liban multiconfessionnel. Rédactrice en chef à la chaîne New TV, elle devient ensuite correspondante pour la BBC et témoin de chaque nouveau conflit. En 2000, avec émotion, elle assiste à la libération du Sud-Liban, occupé par l'armée israélienne durant 22 ans.
    Elle ne s'était jamais penchée sur la question des Juifs libanais qui, en 30 ans, sont passés de 20 000 habitants à entre 20 et 30 aujourd'hui : « Pour moi, ils relevaient de l'imaginaire. J'en ai toujours entendu parler, mais n'en ai jamais rencontré. Je les jugeais même déloyaux à l'égard du Liban parce que chaque fois que quelqu'un évoquait une amitié avec des Juifs libanais, le récit se concluait de la même manière : ces derniers étaient brutalement partis du jour au lendemain, dans le plus grand secret, sans même informer leurs plus proches. Aucun n'a jamais donné de nouvelles. On supposait qu'ils avaient rejoint Israël. »
    En réalisant une série radiophonique pour la BBC sur les diverses communautés dans son pays, Nada Abdelsamad est passée de la méfiance à la stupéfaction. Première difficulté : interviewer des Juifs Libanais. Elle n'en connaît aucun : « J'ai donc enquêté, par téléphone, au Canada. C'était la première fois que je m'entretenais avec des Juifs libanais. J'ai été profondément touchée de leur amour pour le Liban et de leur désir d'y retourner y passer leur retraite si la situation le permettait. Cela a bouleversé mes repères. Jusqu'à présent, pour moi, l'attachement d'un Juif pour un pays n'était associé qu'à l'Etat d'Israël. »
    Ils lui parlent d'un paradis perdu, après ces deux moments de l'Histoire « qui ont mal tourné » : 1948 et 1967. 1948 correspond à l'exode d'une majorité des Palestiniens chassés de leur terre natale à l'issue de la guerre israélo-palestinienne et 1967 à la guerre des six jours déclarée par l'Egypte au terme de laquelle l'Etat hébreu occupe le Sinaï, le Golan, la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est. Nada Abdelsamad recueille alors le témoignage de Libanais, à Beyrouth, qui ont vécu dans le quartier de Wadi Abou Jamil, le quartier juif de la ville. La plupart exigent l'anonymat et, au micro, expriment une grande nostalgie de leurs anciens amis juifs.
    La journaliste décide d'en faire un livre : « Des Histoires de Juifs du Liban » vient de sortir à Beyrouth, aux éditions El Nahar. Ce sont des histoires de vie émouvantes et dont la réalité de certaines dépasse la fiction. Des histoires de (ex)voisins, de (ex)proches, d'(ex)amoureux que le contexte géo-politique a prétendu rendre ennemis. Des récits qui ont modifié la vision de Nada Abdelsamad : « Je me suis rendu compte qu'ils étaient des citoyens libanais au même titre que moi, avec les mêmes droits. » [...]
    Pour l'instant, les réactions à la publication de cet ouvrage sont positives et les premières ventes décollent : « Certains se sont inquiétés : “Pourquoi ce travail maintenant ? Tu sympathises avec la cause des Juifs ?” Je suppose qu'ils vont changer d'avis après la lecture du livre car pour moi, il ne s'agit pas d'adresser de message idéologique mais de parler d'un passé qui a existé et qu'on ne peut pas prétendre effacer, juste en le niant. Mon travail relève de la mémoire collective du Liban, et non pas d'une position politique, j'insiste sur ce point. D'ailleurs, d'autres m'ont encouragée. » [...]"

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USA

- Les USA refuseraient d'être médiateurs entre Israël et les Palestiniens (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Les-USA-refuseraient-d-etre-mediateurs-entre-Israel-et-les-Palestiniens_256434.html
   "Selon le journal Al Hayyat, les USA auraient rejeté une proposition du président palestinien Mahmoud Abbas de servir de médiateur entre Israël et les Palestiniens durant 10 mois, la période durant laquelle la construction va être gelée en Judée-Samarie. M. Abbas aurait fait cette proposition après avoir lui-même refusé des négociations secrètes avec Israël durant ce laps de temps."

- Etats-Unis : les Américains en faveur d'une opération contre l'Iran (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Etats-Unis-les-Americains-en-faveur-d-une-operation-contre-l-Iran_256470.html
   "D'après un sondage, si le besoin se présentait, une très petite majorité des Américains s'exprimerait en faveur d'un raid militaire contre Téhéran. En effet, selon une étude menée par "The Israel Project", 51% des citoyens américains soutiendraient une telle décision contre 44% qui s'y opposeraient."

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Europe

- La communauté juive d'Italie s'insurge contre l'élévation de Pie XII (Guysen)
http://www.guysen.com/news_La-communaute-juive-d-Italie-s-insurge-contre-l-elevation-de-Pie-XII_256429.html
   "Le grand rabbin de Rome, Riccardo Di Segni, et la communauté juive d'Italie ont critiqué l'élévation par Benoît XVI de Pie XII au rang de ''vénérable'', alors qu'on lui a toujours reproché son silence durant la Shoah. ''Nous ne pouvons en aucune manière nous mêler des décisions internes de l'Eglise, celles-ci concernant sa liberté d'expression religieuse. Si cette décision devait en revanche impliquer un jugement définitif et unilatéral sur l'oeuvre historique de Pie XII, nous répétons que notre évaluation reste critique. La commission qui réunit des historiens du monde juif et du Vatican attend toujours d'accéder aux archives (du Vatican) de cette période. Nous n'oublions pas les déportations de Juifs d'Italie et en particulier le train qui a déporté 1.021 personnes le 16 octobre 1943, qui est parti de la station de Rome Tiburtina pour se rendre à Auschwitz dans le silence de Pie XII'', ont affirmé les dirigeants juifs italiens."

- Elévation de Pie XII : colère aussi chez la communauté juive d'Allemagne (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Elevation-de-Pie-XII-colere-aussi-chez-la-communaute-juive-d-Allemagne_256430.html
   "Stephan Kramer, président du Conseil central des Juifs d'Allemagne, s'est déclaré ''furieux et triste'' que le pape Benoît XVI ait déclaré ''vénérable'' son prédécesseur Pie XII. ''C'est un détournement clair des faits historiques concernant l'époque nazie. Et Benoît XVI réécrit l'Histoire sans avoir permis qu'il y ait une discussion scientifique sérieuse'' sur le sujet, a affirmé M. Kramer."

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Points de vue

- The unique nature of Palestinian antisemitism, Itamar Marcus and Barbara Crook (JP) - "This demonization of Jews as the reason for delegitimizing Israel has been an integral part of Palestinian ideology, voiced by political, academic and religious leaders since the establishment of the PA" ; "This is not merely incitement; this is the foundation of Palestinian ideology. Israel is denied legitimacy and Palestinian victimhood becomes the foundation upon which a Palestinian national identity is created" ; "Because this political goal will exist as long as Israel exists, Palestinian antisemitism will be much harder to uproot".
http://www.palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=1516
   "Palestinian antisemitism has long been recognized as a vehicle of hatred. From academics teaching that Judaism permits murder and rape of non-Jews, to religious leaders teaching that Islam demands the extermination of Jews, Palestinian antisemitism is a compelling force driving hatred and terror. The Palestinian Authority depicts Jews as the archetypal force of evil throughout history. Jews are said to be responsible for all the world's problems: wars, financial crises, even the spreading of AIDS. Jews are a danger to humanity. Whereas this paradigm has been used before, the Palestinians take it a step further, turning demonization of Jews into the basis for Palestinian denial of Israel's right to exist and a central component of Palestinian national identity.
    Because of Jews' evil nature, according to this Palestinian principle, nations of the world have been involved in continuous defensive actions to protect themselves. The antisemitic oppression, persecution and expulsions suffered by Jews throughout history are presented as the legitimate self-defense responses of nations. Ibrahim Mudayris, a PA religious official, delineated this ideology: "The Jews are a virus similar to AIDS, from which the entire world is suffering. This has been proven in history... Ask Britain!... Ask France!... Ask Portugal... Ask czarist Russia - who invited the Jews and they plotted to murder the czar!... Don't ask Germany what it did to the Jews, since the Jews are the ones who provoked Nazism to fight the entire world" (PA TV, May 13, 2005).
    The apex of this Palestinian ideology, and possibly its purpose, is to use this demonization of Jews as the basis for denying Israel legitimacy and to present Palestinians as the ultimate victims. According to this Palestinian model, the Jews, who are said to have no history in the land, would never have considered coming to "Palestine": Europeans created Zionism as the final act in the long series of self-defense measures, to rid themselves of the "burden" of the Jews.
    Political commentator Fathi Buzia recently explained this on official PA television: "Europe, led by Britain, founded Israel... The Jews in the time of Herzl caused European societies to lose sleep. They wanted to be rid of them, and implanted them in Palestine" (PA TV, June 17). Dr Riad al-Astal, a history lecturer at Al Azhar University in Gaza, explained it this way: "In aiding Zionism, Britain's first aim was to be rid of the Jews, who were known to provoke disputes and disturbances and financial crises in Germany, France and other European states" (PA TV, December 28, 2003).
    This demonization of Jews as the reason for delegitimizing Israel has been an integral part of Palestinian ideology, voiced by political, academic and religious leaders since the establishment of the PA. Already in 1998 the official PA daily described both Hitler's attempt to exterminate the Jews and British support for Zionism as defensive measures: "Hitler did not have colonies to send the Jews so he destroyed them, whereas Balfour... [turned] Palestine into his colony and sent the Jews. Balfour is Hitler with colonies, while Hitler is Balfour without colonies. They both wanted to get rid of the Jews... Zionism was crucial to the defense of the West's interests in the region, [by] ridding Europe of the burden of its Jews" (Al-Hayat al-Jadida [Fatah], June 12, 1998).
    This is not merely incitement; this is the foundation of Palestinian ideology. Israel is denied legitimacy and Palestinian victimhood becomes the foundation upon which a Palestinian national identity is created. Therefore, the Palestinian antisemitism construct is so problematic and hard to dislodge. Since the aim of Palestinian antisemitism is not merely to promote hatred, but part of a systematic demonization of Jews to deny Israel's right to exist, proving that Jews are evil has become an element of the ongoing Palestinian narrative.
    Indeed, even in the period of the Annapolis Conference, the PA has never stopped disseminating a steady diet of hatred of Jews and Israelis. It has accused Jews and Israel of spreading AIDS among Palestinians, causing drug addiction among youth, planning to destroy the Aksa Mosque, and murdering Yasser Arafat. Jews are said to have lived in ghettos not because of European hatred, but because they see themselves as superior and do not want to mix with non-Jews, while the Palestinian chief religious justice recently said that the Koran warns of the Jews' inherently evil traits. Zionists are said to have forced Palestinians to undergo "selections" during the War of Independence, whereby the fit were put in labor camps and the unfit killed - some even burned alive. All this and much more, since the renewal of the peace process.
    The tragic reality is that this Palestinian antisemitism and its conclusions may already be ingrained in Palestinian society. During a talk show for teens on official PA TV, a young girl explained the reason Jews live in Israel: "About the problem of the Jewish presence: You'd agree that the Jewish presence in the land of Palestine was nothing but the liberation of all the countries of the world from the source of evil. The evil that is found in the Jews has become a germ among us, which is a cancer that buried us and is still burying. And we are the ones who suffer from this cancer" (PA TV, June 23, 2002). The adult moderator did not correct her. And why should he? She was merely reiterating the basis of Palestinian national identity.
    In other countries, antisemitism has been a tool to promote hatred for a variety of internal reasons. As such, when hatred was no longer necessary, antisemitism as a government policy could be eradicated, as in post-Nazi Germany. But the goal of PA demonization of Jews transcends mere hatred. Antisemitism is its political tool to defame Zionism, deny Israel's right to exist and create victimhood as the glue that cements Palestinian national identity. Because this political goal will exist as long as Israel exists, Palestinian antisemitism will be much harder to uproot.
    If there is ever to be peace in the region, Palestinians must define a new Palestinian national identity - one that doesn't rely on antisemitism and the eradication of Israel's legitimacy as its foundation."

- The Israeli settlement construction freeze - Rupture and its rewards, Yisrael Harel (heads the Institute for Zionist Strategy in Jerusalem and writes a weekly political column in Haaretz) - a "reason for the struggle against the freeze is the need to bring fresh blood to the veins of these settlements" ; "There is also a profound ideological reason. When the government issues construction freeze directives targeting only Judea and Samaria, [...] this sends a disturbing emotional and ideological message to the settlers. They view their communities as an integral part of the state of Israel" ; "Nothing will change in the Obama administration's approach ten months from now. There will be more pressure, followed by further freezes" ; "Conceivably, the fathers of this construction freeze--and not only in Washington--concluded that another mass uprooting of settlements is impossible, hence the solution is to atrophy them until they collapse on their own".
http://www.bitterlemons.org/issue/isr2.php
   "The settlement construction freeze imposed by the government in Judea and Samaria has far-reaching practical, political and ideological ramifications.
    Beginning with the practical: despite domestic and international political pressures against the settlements that inevitably generate heavy doubts among prospective settlers, demand for homes in these settlements is great, particularly among the second and third generations of settlers. If we add the security and economic price the settlers in any case pay (financial rewards under the government's "areas of national priority" are a joke in view of the settlers' heavy expenses incurred by their location), we find that the settlement movement is deeply rooted among the Israeli people. There is a strong desire to strengthen that movement so that it cannot again be uprooted like the small Katif enclave in Gaza in 2005.
    Thus, if only to continue to exist, i.e., to prevent another Katif bloc uprooting, the settlers understand that they must bring tens of thousands of new people to the settlements. But that cannot happen without ongoing construction.
    Further, even if, in view of the lessons of Katif, no government is able to remove settlers (there are 300,000 in Judea and Samaria in contrast with some 10,000 in Katif in 2005), they face an additional existential threat: atrophy. Many of the veteran settlements are over 30. Without housing there, the second and third generations will be obliged to live elsewhere and the original settlement is liable to age and eventually disappear. Thus, another reason for the struggle against the freeze is the need to bring fresh blood to the veins of these settlements.
    There is also a profound ideological reason. When the government issues construction freeze directives targeting only Judea and Samaria--something it would not dream of doing anywhere else--this sends a disturbing emotional and ideological message to the settlers. They view their communities as an integral part of the state of Israel; they settled where they did so that these territories would become part of the state.
    Then too, the freeze communicates a strong sense of insult: what leftist or otherwise hostile governments like that of Ariel Sharon and Ehud Olmert (which carried out the Gaza removal, then followed up with unprecedented and brutal force against the youth of Amona) never dreamed of doing is now being implemented by a Likud government for which many of the settlers themselves voted. This, incidentally, explains why in some places, especially secular settlements identified with the Likud, officials sent to enforce the construction freeze encountered a more violent response than in "ideological" settlements.
    PM Binyamin Netanyahu is perceived by settlers and others as a weak figure who succumbs to whoever pressures hardest. The settlers are correct in calculating that their tough response to the freeze, which the media exaggerates in order to prove the settlers are violent, will generate antagonism to the freeze among Likud voters and supporters of other parties in the coalition (including not a few Laborites), thereby obliging Netanyahu to back off. Indeed, the ministerial committee appointed to mollify the settlers and deal with exceptional construction cases has already permitted the renewal of construction of hundreds of dwellings.
    Netanyahu's inclination to fold under pressure generates yet another concern. Nothing will change in the Obama administration's approach ten months from now. There will be more pressure, followed by further freezes. And since there will be no new construction starts during the coming ten months, there can be no second ministerial committee for exceptions. Thus as long as Obama is president, there will be no housing construction in Judea and Samaria despite Netanyahu's reassurances that this is the last and only freeze.
    The settlers, of course, cannot accept this situation. They have ways to melt much of the freeze, at least from the standpoint of political consciousness. Conceivably, with the right approach, they can even transform the freeze into a lever for generating greater momentum of construction than before, while in parallel recruiting more volunteers to strengthen the settler movement. [...]
    Conceivably, the fathers of this construction freeze--and not only in Washington--concluded that another mass uprooting of settlements is impossible, hence the solution is to atrophy them until they collapse on their own. If there is a significant and extended freeze, this could eventually happen. If indeed this is the strategy, the settlers will know in nine or ten months. If the freeze is extended, they can again begin visiting the homes of Likud Central Committee members to confront them with what is already being called "Netanyahu's betrayal". And considering that no Israeli government in the past two decades survived its full four-year term and elections are held every two or three years, Netanyahu does not have the luxury of losing the confidence of his voters.
    Thus it appears that even at the cost of tension with the United States, and probably sooner rather than later, the freeze will fail--like every previous American effort to pressure Israeli governments, right and left, to restrict settlers' lives."
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Published by Occam - dans Novembre 2009
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 21:49
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Publicité iPhone Walla en Israël : "Touchez l'information" !
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Published by Occam - dans Novembre 2009
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 21:47
France

- Colmar : 4 mois avec sursis en appel pour négationnisme et haine raciale sur internet (L'Alsace.fr) - Licra : «la cour de Colmar a stigmatisé l'attitude de certains qui, sous couvert d'un prétendu antisionisme, n'ont comme seul but que de diffuser des messages haineux et antisémites.»
http://www.lalsace.fr/fr/article/2485434,1202/Colmar-4-mois-avec-sursis-en-appel-pour-negationnisme-et-haine-raciale-sur-internet.html
   "La cour d'appel de Colmar a confirmé ce vendredi la peine de quatre mois de prison avec sursis infligée en première instance au responsable du site internet alterinfo.net pour provocation à la haine raciale et contestation de crimes contre l'humanité, a-t-on appris de source judiciaire.
    Comme dans le jugement du tribunal de Mulhouse (Haut-Rhin), le responsable du site Zeynel Cekici a été reconnu coupable de diffamation raciale et religieuse. Il a été de plus condamné en appel à verser conjointement 600 euros de dommages et intérêts aux trois associations qui s'étaient portées parties civiles, l'Union des Etudiants juifs de France (UEJF), à l'origine de la plainte, la Ligue contre le Racisme et l'Antisémitisme (Licra) et J'accuse-Action internationale pour la Justice.
    La Licra s'est aussitôt félicitée de cet arrêt, estimant que «la cour de Colmar a stigmatisé l'attitude de certains qui, sous couvert d'un prétendu antisionisme, n'ont comme seul but que de diffuser des messages haineux et antisémites, en diffusant sur le net des textes que l'on croyait ne plus devoir lire».
    Lors de l'audience à Mulhouse, M. Cekici s'était défendu en affirmant: «On veut nous faire passer pour des antisémites alors que nous sommes simplement antisionistes». Il avait également souligné n'avoir fait que reprendre des articles d'autrui sur son site, qui se présente comme une «agence de presse associative», basée à Mulhouse, avec pour mission «de promouvoir une information alternative aux antipodes des versions officielles». Dans l'un de ces articles, il était affirmé que «l'Holocauste peut avoir été un habillage du vrai caractère de la Seconde guerre mondiale, qui était une attaque par une secte satanique hérétique juive (les banquiers) contre les chrétiens blancs en général»."

- Paris critique l'encerclement du Centre culturel français à Jérusalem (AFP)
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jUjUw_FXz5qgcrl59h4b5PJaFaAw
   "Le déploiement policier israélien jeudi autour du Centre culturel français à Jérusalem-Est était "excessif", a jugé vendredi le ministère français des Affaires étrangères, en indiquant que cet incident ne s'était pas traduit par une convocation à Paris de l'ambassadeur israélien. C'était "un déploiement policier excessif, et doublement excessif", a souligné lors d'un point-presse le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, en évoquant la nature du lieu encerclé, "un centre ouvert et de partage", et de la manifestation culturelle, un festival consacré à Jérusalem. Interrogé pour savoir si la France avait émis une protestation officielle auprès de l'ambassadeur israélien à Paris, en le convoquant au Quai d'Orsay, le porte-parole a répondu: "Non, notre consul général à Jérusalem a dit ce qu'il devait dire à qui de droit".

- Caroline Fourest rencontre Hani Ramadan (Audio 5mn47 --> aller directement à 47 secondes) - une "discussion" passionnante (quoique peu productive !) devant le Centre Islamique de Genève sur : Hassan Al-Bana (fondateur des Frères musulmans et grand-père de Tariq et Hani Ramadan), la Palestine, le Hamas (et le rôle du père des frères Ramadan dans sa création), le totalitarisme dans l'islam.
http://www.dailymotion.com/video/xbj8gq_caroline-fourest-rencontre-hani-ram_news

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Israël

- Lieberman : "La balle est dans le camp des Palestiniens" (JP) - "Il n'y aura pas d'autre main tendue".
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1260930897057&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   ""Israël souhaite s'asseoir à la table de négociations avec les Palestiniens, mais sans qu'aucune précondition ne soit requise", c'est ce qu'a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, jeudi soir, insistant sur le fait que l'ouverture la plus récente consistait en un geste temporaire et tactique. "Dans les faits, cela fait déjà un an et demi que nous ne construisons pas dans les implantations, alors pourquoi prétendre le contraire", s'est exprimé le ministre lors d'une conférence au centre universitaire d'Ariel. "C'est comme en football. Vous faites des gestes stratégiques parfois. Il est clair pour tout le monde que dans dix mois, nous reprendrons les constructions. Quiconque qui comprend un minimum la situation le sait".
    Lieberman a maintenu qu'Israël avait déjà mis en place suffisamment de mesures pour promouvoir une reprise des négociations avec l'Autorité palestinienne, et a appelé à un changement de mentalités. "Le gouvernement actuel a tendu la main aux Palestiniens à plusieurs reprises, notamment lorsqu'il a décidé de retirer les barrages routiers, ou également lors du discours du Premier ministre à Bar Ilan, ou de la décision de geler pendant dix mois les constructions dans les implantations en Judée-Samarie. Nous ne pouvons pas accepter la réalité constante de Mahmoud Abbas, menaçant de démissionner", a déclaré Lieberman. "Il n'y aura pas d'autre main tendue, et nous ne ferons plus aucun geste. Assez des médiateurs et des intermédiaires ! Nous sommes prêts pour un dialogue direct sans conditions préalables. La balle est dans le camp des Palestiniens, nous devons changer de ton", a-t-il insisté.
    Le ministre des Affaires étrangères a souhaité minimiser l'importance du conflit : "cela ne doit pas être le principal sujet, ni en Israël, ni sur la scène internationale. Tout le monde n'est pas préoccupé par ce problème, et notre devoir est de le minimiser, non pas d'en faire un sujet central". "Après tout, il faut apprendre à relativiser : le monde est bien plus préoccupé par les centaines de vies qui s'éteignent dans les attentats-suicides qui tuent des innocents en Irak ou au Soudan", a remarqué Lieberman."

- Jérusalem : manifestation à Sheikh Jarrah (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Jerusalem-manifestation-a-Sheikh-Jarrah_256316.html
   "Près de 150 personnes se sont rassemblées à Sheikh Jarrah afin de dénoncer l’entrée de résidents juifs dans ce quartier."
- Jérusalem : 21 manifestants arrêtés (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Jerusalem-21-manifestants-arretes_256329.html
   "21 manifestants de gauche ont été arrêtés ce vendredi alors qu’ils participaient à un rassemblement à Sheikh Jarah."

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Gaza & Hamas

- Bande de Gaza : des Palestiniens ouvrent le feu à la frontière avec l’Egypte (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Bande-de-Gaza-des-Palestiniens-ouvrent-le-feu-a-la-frontiere-avec-l-Egypte_256339.html
   "Des Palestiniens ont ouvert le feu vendredi sur des employés du bâtiment chargés de construire une barrière entre l’Egypte et la Bande de Gaza."

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Judée-Samarie & AP

- Hébron : des terroristes ont ouvert le feu sur des soldats de Tsahal (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Hebron-des-terroristes-ont-ouvert-le-feu-sur-des-soldats-de-Tsahal_256278.html
   "A Hébron, des terroristes ont tiré sur des soldats de Tsahal postés à proximité du Caveau des patriarches. Il n'y a pas de blessés."

- Judée Samarie : arrestation d’un Palestinien (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Judee-Samarie-arrestation-d-un-Palestinien_256345.html
   "Tsahal a arrêté vendredi un Palestinien en possession de trois bombes et d’un couteau à un check-point près du village de Taisir."

- Manifestation à Naalin (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Manifestation-a-Naalin_256306.html
   "Quelques 60 activistes palestiniens, et militants israéliens de gauche manifestent contre la barrière de sécurité à Naalin. Ils lancent des pierres sur les forces de sécurité israéliennes."

- Marwan Barghouti, l'homme providentiel des Palestiniens?, Benjamin Barthe (L'Express) - "Il y a davantage de partisans de la libération de Marwan dans les rangs de la Knesset que parmi les dirigeants du Fatah".
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/marwan-barghouti-l-homme-providentiel-des-palestiniens_837096.html#xtor=AL-447
   "[...] Homme providentiel, Barghouti? La thèse ne convainc pas toujours. Au Fatah, de nombreux cadres jugent sa gouaille démagogique. "Il y a davantage de partisans de la libération de Marwan dans les rangs de la Knesset que parmi les dirigeants du Fatah", s'amuse Qadoura Fares, l'un de ses lieutenants. "Dans l'hypothèse de primaires, des candidats plus consensuels, comme Nasser al-Qidwa, neveu de Yasser Arafat et ex-ministre des Affaires étrangères, pourraient lui faire de l'ombre", convient l'analyste politique Hani al-Masri.
    Pour cela, encore faudrait-il que Barghouti sorte de la prison de Hadarim, dans le nord d'Israël. S'il compte quelques soutiens au sein du gouvernement de Benyamin Netanyahu, les ministres de droite et d'extrême droite, en majorité, ne semblent guère enclins au pardon. Dans l'attente du dénouement de l'affaire Shalit, l'intéressé dévore des livres. Au pied de son lit, paraît-il, la biographie de l'ex-Premier ministre israélien Ariel Sharon. Celui-là même qui le fit arrêter, un matin pluvieux d'avril 2002."

- Hébron : interdiction de diffuser des chants et prières juives près du Caveau des Patriarches (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Hebron-interdiction-de-diffuser-des-chants-et-prieres-juives-pres-du-Caveau-des-_256283.html
   "Les autorités ont interdit la diffusion par haut-parleur des chants et prières juives sur l'esplande près du Caveau des Patriarches à Hébron."

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Egypte

- Al-Ahram : L'escalade des tensions au Moyen-Orient prouve la véracité du Protocole des Sages de Sion (MEMRI) - "Depuis des siècles, les sionistes ont un plan secret pour renverser les régimes de tous les pays" ; "Ils luttent contre l'émergence de toute excellence ou distinction parmi les ignorants, en se servant de femmes, d'argent, d'intrigues et de complots, toujours dans le cadre d'une sombre machination juive". Et il s'agit du premier quotidien égyptien !
http://www2.memri.org/bin/french/latestnews.cgi?ID=SD270209
   "Le 1er octobre 2009 paraît dans le quotidien gouvernemental égyptien Al-Ahram un article d'Ilham Sharshar, selon qui l'escalade des tensions au Moyen-Orient, et en particulier ce qu'elle appelle l' "inévitable confrontation entre l'Iran et Israël", font partie d'un plan sioniste visant à établir un royaume juif sur le monde, conformément au Protocole des Sages de Sion. Extraits:
    "[...] Ce conflit [entre l'Iran et Israël] a vu le jour ces dernières années, mais s'est propagé dernièrement à une vitesse effrayante. La tension entre ces deux pays s'est accrue, et la pression pour que l'Etat d'Israël soit reconnu comme Etat juif d'une part, et les réprimandes adressées à l'Iran en réaction à ses tentatives pour entrer dans le club nucléaire de l'autre, rendent l'affrontement inévitable, et peut-être même fatal pour les deux parties et pour toute la région.
    Israël tient à demeurer le seul Etat détenant des armes nucléaires, afin de pouvoir contrôler la région et d'utiliser [ces armes] pour extorquer tous ses autres pays. Il est regrettable qu'Israël bénéficie du soutien déclaré et véhément des Etats-Unis, ainsi que du soutien discret et masqué du Conseil de sécurité des Nations unies et de la communauté internationale.
    Bien que nous refusions de reconnaître [la véracité] des Protocoles au moyen desquels les sionistes cherchent à nous duper... et bien que nous refusions d'admettre qu'Herzl fut le Moïse des temps modernes, quiconque suit les tristes événements dans la région ne peut que se référer à ces Protocoles. Chacune des escalades [des tensions dans la région] prouve [la véracité] de chaque lettre et de chaque sous-entendu de ces Protocoles."
    "Depuis des siècles, les sionistes ont un plan secret pour renverser les régimes de tous les pays et les remplacer par [leur propre] régime tyrannique. Ils utilisent tous les moyens pour renverser ces régimes - notamment les monarchies. Ils invitent les monarques à se montrer tyranniques envers leurs peuples, puis poussent les peuples à se révolter contre leurs rois, au prétexte de propager la liberté et l'égalité..."
    "Les sionistes essaient de maintenir une peur et une terreur constantes entre les régimes et leurs peuples et de corrompre les dirigeants. Ils luttent contre l'émergence de toute excellence ou distinction parmi les ignorants, en se servant de femmes, d'argent, d'intrigues et de complots, toujours dans le cadre d'une sombre machination juive. Leurs tentatives sont toujours sournoises ; ils occultent les faits en prétendant à la pureté. Ils considèrent que tous les moyens par lesquels le monde est gouverné aujourd'hui sont corrompus, et qu'il faut les corrompre toujours plus, jusqu'à ce que le moment vienne d'établir le royaume juif [qui règnera sur] le monde entier...
    Les sionistes considèrent comme divine, élevée et secrète l'œuvre des dirigeants, estimant que seule une poignée d'individus qualifiés et expérimentés, qui en ont découvert ses secrets, sont aptes à [diriger]. Ces secrets auraient été déchiffrés par les Sages de Sion, sur la base d'une expérience historique de plusieurs siècles. [Les Juifs] estiment que la politique n'est pas pour les peuples, qui ne sont pas faits pour elle."
    "Même si nous ne croyons pas à ces Protocoles et en leurs objectifs, nous devons essayer de les contrecarrer - non seulement dans le monde arabe et islamique, ou au Moyen-Orient, mais dans tous les coins du globe. Si l'on observe les sombres activités [sionistes] partout dans le monde, on constate, par exemple, que les sionistes détiennent le monopole de l'or, [et que c'est l'or], plutôt que la main-d'œuvre ou les autres ressources, qui [reste] à la base de l'économie mondiale, malgré les crises économiques mondiales qui s'enchaînent... Peut-être que tous ces [événements] … sont la preuve de la véracité des Protocoles et de leur application. En outre, le résultat est conforme à ce qui avait été prévu par [les sionistes], pour que le monde ne trouve jamais le repos"."

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Iran

- Nouvelle génération de centrifugeuses en production en Iran, Parisa Hafezi (Reuters) - "le nouveau modèle de centrifugeuses peut doubler, voire tripler la capacité de production".
http://fr.news.yahoo.com/4/20091218/twl-iran-nucleaire-centrifugeuses-38cfb6d.html
   "L'Iran s'est lancé dans la production d'une nouvelle génération de centrifugeuses dont l'entrée en service est prévue d'ici mars 2011, annonce le directeur de l'agence iranienne de l'énergie atomique. "Nous produisons une nouvelle génération de centrifugeuses baptisées IR3 et IR4 (...) Nous prévoyons de les utiliser d'ici 2011 après résolution des problèmes et des défauts", a déclaré Ali Akbar Salehi, cité par l'agence de presse officieuse Fars. "Nous avons plus de 6.000 centrifugeuses actives", a-t-il ajouté. [...]
    D'après des spécialistes du nucléaire, le nouveau modèle de centrifugeuses peut doubler, voire tripler la capacité de production du modèle P-1, modèle peu fiable datant des années 1970 utilisé jusqu'ici. Suivant son degré d'enrichissement, l'uranium peut servir de combustible pour des centrales nucléaires où à la fabrication de bombes atomiques. [...]"

- L'Irak proteste contre l'occupation d'un puits pétrolier par l'Iran (AFP) - tous les 3 ou 4 mois, les Irakiens et les Iraniens s'approprient symboliquement et alternativement le puits !
http://www.lesechos.fr/depeches/monde/afp_00214886-l-irak-proteste-contre-l-occupation-d-un-puits-petrolier-par-l-iran.htm
   "L'Irak a vivement protesté contre l'occupation vendredi par onze soldats iraniens d'un puits pétrolier dans le sud du pays, dans un secteur disputé de la frontière irako-iranienne, a indiqué à l'AFP le porte-parole du gouvernement. "L'Irak demande à Téhéran de retirer le groupe armé qui a occupé le puits numéro 4, qui a été foré en 1979, et d'ôter immédiatement le drapeau que ces hommes ont hissé car ce qui s'est produit aujourd'hui est une violation de sa souveraineté", a affirmé Ali al-Dabbagh. [...]
    Aucune réaction officielle iranienne n'a été obtenue dans l'immédiat, mais l'agence semi-officielle Mehr a relayé un démenti du secteur pétrolier. "La Compagnie nationale iranienne du pétrole a démenti la prise de contrôle d'un puits de pétrole du champs irakien" de Fauqa, rapporte l'agence.
    Un officier américain a indiqué à l'AFP que l'incident s'était déroulé "sans violence" et a dit espérer qu'il soit résolu "de manière pacifique". "Tous les trois ou quatre mois, des employés du ministère irakien du Pétrole se rendent sur ce puits pour réparer une pompe ou s'occuper de la maintenance. Ils le peignent aux couleurs irakiennes et déploient un drapeau. Ils y passent quelques temps et (...) ils s'en vont", a expliqué le colonel Peter Newell, commandant de la 4ème brigade, de la 1ère division blindée, basée à Camp Adder (300 km au sud de Bagdad). "Dès qu'ils s'en vont, les Iraniens descendent de la colline et repeignent aux couleurs iraniennes et lèvent le drapeau de leur pays. Cela s'est passé il y a trois mois et cela recommencera", a-t-il dit. Selon lui, ce champ se trouve à 500 mètres de la frontière et à un kilomètre d'un fort irakien. [...]"

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Europe

- Auschwitz : la plaque « Arbeit macht frei » volée, Yael Ancri (Arouts 7) - "La direction du musée a remplacé la plaque par une copie préparée à l’avance au cas où une telle éventualité arriverait".
http://www.actu.co.il/2009/12/auschwitz-la-plaque-arbeit-macht-frei-volee/
   "Des inconnus se sont introduits dans la nuit de jeudi à vendredi dans le camp d’extermination d’Auschwitz en Pologne et ont volé la grande plaque placée à l’entrée, portant la sinistre inscription : « Arbeit macht Frei » (le travail rend libre). La police polonaise, qui a ouvert une enquête et utilise des chiens pour essayer de retrouver les voleurs, a précisé que le forfait avait été commis entre 3:00 et 5:00 du matin. La porte-parole de la police a déclaré que les vigiles du musée avaient remarqué vendredi matin la disparition de la plaque et avaient alerté la police.
    Les voleurs ont apparemment dévissé la plaque d’un côté tout en l’attrapant de l’autre pour la décrocher, ils l’ont ensuite traînée jusqu’à un camion qui les attendait et ont pris la fuite, le tout pendant les 6 minutes de changement de garde, lorsque les caméras de sécurité sont éteintes. L’ambassadrice de Pologne en Israël a déclaré qu’il ne s’agissait pas d’un simple acte de vandalisme, mais d’un acte bien préparé perpétré par des gens qui cherchent à éliminer les témoignages de la Shoah. La direction du musée a remplacé la plaque par une copie préparée à l’avance au cas où une telle éventualité arriverait. Pour l’instant la police n’a aucun indice.
    Le président du mémorial de la Shoah à Jérusalem Yad Vashem, Avner Shalev, s’est dit choqué par cet acte. « C’est impensable. Il s’agit d’une escalade du combat de ceux qui veulent ramener l’Europe 70 ans en arrière, à cette époque de destruction et d’assassinat. Je suis convaincu que le gouvernement polonais fera le maximum pour trouver les criminels et les faire juger. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour les aider », a déclaré Shalev. Et d’ajouter : « Il s’agit d’une déclaration de guerre de la part d’éléments que nous ne connaissons pas, mais je suppose qu’il s’agit de néo-nazis qui expriment leur haine des étrangers. Nous appelons tous les éléments éclairés du monde à lutter ensemble contre l’antisémitisme, le racisme et toutes les formes de xénophobie. »
    Le président du Conseil de Yad Vashem, le grand rabbin de Tel Aviv Yaffo, le Rav Israël Meïr Lau, a déclaré que le vol de la plaque « était une démarche de plus de la part des négationnistes qui ne supportaient pas de voir cette plaque. Il s’agit de l’un des symboles restants de la Shoah. » Et d’ajouter : « Tant que la plaque Arbeit macht Frei était placée devant les yeux du million de visiteurs qui viennent chaque année au musée d’Auschwitz, il était plus difficile pour les négationnistes de nier un tel témoignage. »"

- Vol à Auschwitz: Israël se dit "choqué" et dénonce un "acte abominable" (AFP) - la police polonaise privilégie la piste "de vol sur commande d'un collectionneur privé ou d'un groupe de gens".
http://www.romandie.com/ats/news/091218154104.m0aa1d7h.asp
   "Israël s'est dit "profondément choqué" en dénonçant vendredi le vol "abominable" de l'inscription en allemand "Arbeit macht frei" (Le travail rend libre) à l'entrée de l'ancien camp de la mort nazi d'Auschwitz-Birkenau. "L'inscription possède une profonde signification pour les Juifs comme pour les non Juifs en tant que symbole de plus d'un million de vies qui ont péri à Auschwitz", a déclaré le président israélien Shimon Peres lors d'une rencontre spéciale avec le Premier ministre polonais Donald Tusk en marge du sommet sur le climat à Copenhague. "L'Etat d'Israël et la communauté juive internationale vous demandent de tout faire pour retrouver les criminels (responsables) et remettre l'inscription à sa place", a ajouté M. Peres qui s'est dit "profondément choqué", selon un communiqué publié par son bureau à Jérusalem. [...]
    La police polonaise a ouvert une enquête et le voïvode (le préfet) a promis son soutien. Plusieurs dizaines de policiers, accompagnés de chiens, sont sur les lieux. Des barrages de police ont été posés sur les routes de la ville d'Oswiecim. "Toutes les pistes sont possibles, mais nous privilégions celle de vol sur commande d'un collectionneur privé ou d'un groupe de gens", a déclaré à l'AFP Malgorzata Jurecka, porte-parole de la police d'Oswiecim (Auschwitz en polonais). L'Allemagne nazie a exterminé de 1940 à 1945 à Auschwitz-Birkenau environ 1,1 million de personnes, dont un million de juifs."

- L'homme juif écrasé par John Demjanjuk en 1947 a été identifié (Guysen)
http://www.guysen.com/news_L-homme-juif-ecrase-par-John-Demjanjuk-en-1947-a-ete-identifie_256280.html
   "L'homme juif écrasé par John Demjanjuk, qui est actuellement jugé à Munich pour des milliers de meurtres commis à Sobibor, a été identifié. Alors qu'il était chauffeur de camion pour l'armée américaine à Ulm en Allemagne, Demjanjuk a écrasé intentionnellement Moshe Lisogorski. Son fils Shaul a réalisé que l'ancien collaborateurs des Nazis était l'assassin de son père en lisant un article du Jerusalem Post paru la semaine dernière sur ce sujet."

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Histoire

- Le IIIe Reich et les Arabes, Samuel Blumenfeld (Le Monde) - "A partir de 1938, plusieurs articles parus en Egypte, en Syrie ou en Libye comparent le Führer au prophète Mahomet" ; "l'ouvrage offre un éclairage bienvenu sur les racines de l'actuel conflit israélo-arabe et la persistance de la propagande nazie dans certains mouvements islamistes".
http://lemonde.fr/livres/article/2009/12/17/croissant-fertile-et-croix-gammee-le-iiie-reich-les-arabes-et-la-palestine-de-martin-cuppers-et-klaus-michael-mallmann_1282097_3260.html
   "Il n'existait à ce jour aucune étude globale retraçant l'évolution des relations germano-arabes entre 1933 et 1945, et portant un regard critique sur des positions idéologiques communes et des actions stratégiques concertées durant le deuxième conflit mondial au Proche-Orient. Le travail accompli [dans l'ouvrage Croissant Fertile et Croix Gammée] par deux historiens allemands, Martin Cüppers et Klaus-Michael Mallmann, comble un vide historiographique.
    Leur thèse est simple. Loin d'être un lieu de coexistence entre Juifs et Arabes, la Palestine devient, à partir de 1929, le théâtre d'affrontements sanglants. Une haine commune vis-à-vis du "Yichouv", la minorité juive qui habite la Palestine, fonde une affinité croissante. La politique étrangère allemande soutient indirectement les nationalistes arabes, qui découvrent chez les nazis des alliés susceptibles de les soutenir dans leur combat d'émancipation. Cette alliance stratégique passe par des connivences idéologiques. A partir de 1938, plusieurs articles parus en Egypte, en Syrie ou en Libye comparent le Führer au prophète Mahomet. Al-Husseini, le mufti de Jérusalem, leader des Arabes de Palestine, soutien indéfectible des nazis durant toute la guerre, fait, dès le début des années 1930, référence aux Protocoles des Sages de Sion - un faux document forgé en Russie par la police du tsar.
    Le débarquement de l'Afrikakorps en Libye, en 1941, marque le début de l'intervention directe de l'Allemagne au Proche-Orient. L'objectif est de chasser les Britanniques. Il s'agit aussi - c'est l'un des apports majeurs de cet ouvrage - d'étendre au Yichouv, avec l'aide de collaborateurs arabes, l'extermination commencée en Europe. Les plans sont déjà dessinés. Les nazis ne pourront donner suite à ce projet à cause de l'échec de la bataille d'El-Alamein.
    S'appuyant sur des archives allemandes, Cüppers et Mallmann montrent comment plusieurs des leaders de la population arabe de Palestine, à commencer par le mufti de Jérusalem, furent des protagonistes de ce conflit. Il reste à écrire la version arabe de cet épisode, à partir d'autres archives, mais ce n'est pas l'objet de ce livre passionnant.
    Enfin, l'ouvrage offre un éclairage bienvenu sur les racines de l'actuel conflit israélo-arabe et la persistance de la propagande nazie dans certains mouvements islamistes. Là aussi, le passé permet plus que jamais d'éclairer le présent."

- "Un regard froid sur un système d'une perversité inouïe", entretien avec Laurent Joly (historien) - "au printemps 1942, même un policier allemand de rang subalterne était au courant de la "solution finale"."
http://lemonde.fr/livres/article/2009/12/17/laurent-joly-un-regard-froid-sur-un-systeme-d-une-perversite-inouie_1281804_3260.html
   "Paris, 2 avril 1942. L'inspecteur Louis Sadosky, 42 ans, chef du "rayon juif" à la direction des renseignements généraux (RG) de la préfecture de police de Paris, est arrêté par des SS. Soupçonné d'avoir participé à la surveillance des milieux nazis à la fin des années 1930, il est envoyé à Berlin pour être interrogé par la Gestapo. Relâché au bout de cinq semaines, il rédige pour ses supérieurs un rapport manuscrit de 140 pages, dans lequel il raconte sa détention au jour le jour. Ce témoignage hallucinant vient d'être publié par l'historien Laurent Joly, chercheur au CNRS (Centre de recherche d'histoire quantitative-Caen) et auteur d'une histoire du Commissariat général aux questions juives (Vichy dans la "solution finale", Grasset, 2006). Entretien.
    - Comment avez-vous découvert ce document ?
    - Je suis tombé dessus en épluchant le dossier judiciaire de Sadosky aux Archives nationales, qui fait partie des sources sur lesquelles je travaille dans le cadre de mes recherches actuelles sur le rôle de la préfecture de police de Paris dans les persécutions de juifs pendant la guerre. Il m'est tout de suite apparu que c'était un document exceptionnel.
    - Pourquoi ? Sadosky n'est pourtant pas le seul témoin à avoir évoqué la vie quotidienne dans les geôles de la Gestapo...
    - Certes, mais il se distingue des autres pour une raison fondamentale. La plupart de ceux qui ont témoigné étaient des opposants politiques. C'est donc en tant que victimes qu'ils ont témoigné - comme le communiste Jan Valtin dans Sans patrie ni frontières. Sadosky, lui, n'est pas une victime. Très vite, en effet, les Allemands ont vu qu'ils avaient affaire à quelqu'un de coopératif. Passés les premiers jours, il a été bien traité. D'où la singularité de son regard, celui d'un témoin qui se contente de décrire ce qu'il voit, sans la moindre réflexivité et avec une empathie totale. C'est très rare d'avoir un tel point de vue, aussi froid, sur ce système qui pratiquait la torture, notamment psychologique, avec un degré de perversité inouï.
    - Il y a dans le rapport un passage stupéfiant : la description d'une visite du quartier juif...
    - Pendant cette promenade, le policier qui accompagne Sadosky lui explique qu'Hitler, contrairement à ce qui se dit, ne déporte pas les juifs pour les parquer dans une sorte d'immense ghetto, mais que son intention est de procéder à "la destruction complète et à jamais de la race". Cela confirme qu'au printemps 1942, même un policier allemand de rang subalterne était au courant de la "solution finale".
    - Le fait de le savoir n'a pas empêché Sadosky, de retour à Paris, de continuer à traquer les juifs...
    - Il est même revenu encore plus violent et plus impitoyable vis-à-vis des juifs. Comme si la peur, réelle, qu'il a éprouvée lors de son arrestation par la Gestapo l'avait poussé, ensuite, à se montrer d'autant plus "exemplaire"... On a ici l'exemple type du fonctionnaire devenu "collabo" par obéissance et non par idéologie. Sadosky était quelqu'un à qui ses supérieurs pouvaient tout demander. Sous l'Occupation, il a arrêté des centaines de juifs avec le même empressement que celui qui l'animait dans les années 1930 quand on lui demandait d'accueillir des réfugiés antifascistes susceptibles de donner des informations aux RG. Il le dira d'ailleurs après la guerre : "Le désir d'être bien noté m'a toujours animé"."

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Points de vue

- Finkielkraut-Badiou: le face-à-face, Aude Lancelin (Nouvel Observateur) - Finkielkraut : "il y a, à mon avis, un même aveuglement devant la montée d'une certaine francophobie et devant la montée d'une nouvelle judéophobie. Pour les mêmes raisons : ceux qui ont l'étiquette de dominés sont nécessairement innocents. Quand on s'en prend aux Juifs et qu'on n'est pas un franchouillard, c'est qu'on est victime de la misère sociale ou solidaire des Palestiniens. Nous sommes mis en demeure de ne pas appeler cet antisémitisme par son nom". Badiou : "je me demande simplement si le maintien de cette assignation identitaire [d'Israël] n'est pas plus périlleux aujourd'hui pour les Juifs que la création de cette Palestine binationale pour laquelle je milite depuis longtemps".
http://bibliobs.nouvelobs.com/20091217/16522/finkielkraut-badiou-le-face-a-face
   "Réunis pour la première fois dans la presse, l'auteur d'«Eloge de l'amour» et celui d'«Un coeur intelligent», débattent de l'identité nationale, de la politique sarkozyste et d'Israël. Un affrontement idéologique d'une rare violence, qui a été arbitré au «Nouvel Observateur» par Aude Lancelin, et dont voici le verbatim intégral."
Extrait sur l'islamisme, l'antisémitisme, Israël :
   "Nouvel Observateur - Votre position, Alain Badiou, se caractérise par un universalisme radical, un refus argumenté de faire jouer à toute assignation communautaire un rôle déterminant en matière politique. C'est l'un des points qui vous éloignent le plus d'Alain Finkielkraut, qui au demeurant semble faire une distinction entre la vague d'immigration actuelle et celles qui lui sont antérieures... Pouvez-vous préciser ce différend qui vous oppose tous deux?
    A. Finkielkraut. - Je crois en effet, à la différence d'Alain Badiou, qu'il y a une différence profonde entre les vagues d'immigration antérieures et l'actuelle. Je n'en reste pas moins sensible au risque de stigmatisation. Il faut être attentif à ne jamais généraliser. Un militant d'AC le feu, organisation créée après les émeutes de 2005 a dit : « Je ne suis pas un Français issu de l'immigration, je suis un Français faisant partie de la diversité française. » Cela m'a renvoyé à ma propre situation, puisque je suis à ma manière un Français issu de l'immigration. Mon père est arrivé en France à la fin des années 1920, ma mère en 1948, ce sont deux survivants, mes grands-parents on été déportés de Bordeaux, après avoir été dénoncés par un passeur. Mon père a été déporté aussi. Le contentieux avec la France dans ma famille était lourd. Bien sûr. Il y avait chez mes parents une certaine distance. Et en même temps jamais je ne pourrai reprendre à mon compte une phrase pareille. Car c'est une manière de dire : la France en moi, c'est moi. Non. La France c'est quelque chose qui m'est donné en partage. Elle s'est proposée à moi, et c'est sa grandeur, comme une patrie adoptive. La France c'est une langue dans laquelle j'ai grandi. Une culture que j'ai faite mienne. L'école ne m'a rien proposé d'autre et je ne lui demandais rien d'autre.
    Aujourd'hui, le concept de diversité change complètement la donne. Tout se passe comme si la seule communauté qui n'avait pas sa place dans notre monde, c'était la communauté nationale : celle-ci devrait se dissoudre au profit des groupes, des minorités, des communautés qui aujourd'hui vivent en France. Si l'identité d'une nation c'est la diversité de ses composantes, alors il n'y a plus d'identité et la France n'est plus un sujet historique, mais un objet sociologique, et c'est une grave inconséquence, de la part du gouvernement, de jouer, comme il le fait, sur les deux tableaux. Je pense profondément que la France ne doit pas être une auberge espagnole où chacun apporte son manger. Le sentiment que j'éprouve c'est un patriotisme de compassion. La tendresse, comme disait Simone Weil, pour une chose belle, précieuse et périssable. Et j'aimerais que ce sentiment soit un peu plus partagé. [...]
    Un article du « Monde », journal soucieux s'il en est d'éviter les stigmatisations, citait récemment les propos du maire de Cavaillon, ville où règne une violence endémique. Les employés municipaux ont reçu des déchets venus d'une tour. On leur a crié : « Putains de Français, continuez à nettoyer notre merde ! ».
    A. Badiou. - Mais bien sûr ! Des histoires de ce genre,  les bons blancs français bien intégrés en ont à la tonne sur les Africains ou les Algériens comme autrefois ils en avaient sur les Juifs ou les « levantins ». Quelle vérité ? Quelle importance ?  Les Suisses qui votent contre les minarets n'ont jamais vu un Arabe de leur vie. C'est une construction idéologique cette affaire-là. Vous êtes en train de construire idéologiquement les musulmans comme ont été construits les Juifs dans les années 1930. C'est ça que vous êtes en train de faire, avec les mêmes épithètes : des gens qui ne sont pas vraiment de chez nous, qui nous haïssent secrètement ou publiquement, qui constituent une communauté fermée, qui refusent de s'intégrer dans l'Etat français, etc. etc. Et vous croyez que vous allez faire ça innocemment ? Eh bien vous vous trompez. Il y aura des gens pour se servir de cette pseudo construction intellectuelle. Car la situation est grave. Mais elle n'est pas grave comme vous pensez.
    Ce n'est pas l'identité française qui est menacée, elle en a vu d'autres l'identité française. Ce qui est menacé c'est le minimum de cohésion interne et populaire qui évitera que tout cela se termine un jour ou l'autre par la domination sans partage de forces sinistres. Je sais très bien, Alain Finkielkraut, que vous ne rallierez pas ces forces, mais vous serez en coresponsable. On ne peut pas introduire en politique des désignations identitaires de ce type sans que cela ait des conséquences gravissimes. Vous le savez parfaitement. Il n'y a pas de « problème immigré » en France, il n'y a pas de « problème musulman », pas plus qu'il n'y avait de « problème juif » dans les années 1930. Pourquoi utilisez-vous votre intelligence et votre talent à participer à la construction absolument fantasmatique de ce genre de « problème » à partir d'incidents qu'on peut toujours découvrir, si on ne les invente pas ? Les antisémites aussi  trouvaient des « incidents », il y avait toujours un Juif qui avait dit ou fait ci ou çà.
    On ne peut pas jouer avec ce genre de chose. Le capitalisme est un système précaire, on va être dans des contextes de crise, de guerre, et la tentation du bouc émissaire va ressurgir avec force. Et quel sera le bouc émissaire dans l'Europe d'aujourd'hui ? Quel sera-t-il ? Sinon ceux qu'on appelle les musulmans, les gens du Maghreb, les Africains ? Ce sera eux. C'est inévitable, c'est gros comme une maison. Et vous serez coresponsable de cela. Je le regrette vivement pour vous, parce que cet avenir n'est pas très loin. Quand on commence à « vérifier » l'identité française, tout devient possible.
    N. O. - Alain Badiou porte à votre égard une accusation pour le moins grave... Qu'avez-vous envie de lui répondre ?
    A. Finkielkraut. - L'accusation formulée à mon endroit est scandaleuse, mais je vais essayer de ne pas m'énerver. Je vais simplement dire que nous ne tenons pas pour réelles les mêmes choses, Alain Badiou et moi. Nous ne nous faisons pas la même idée du réel. Je me suis très récemment affronté avec l'extrême-droite et j'étais assez seul car toute une partie de la gauche a rejoint sur ce point Marine Le Pen. C'est l'affaire Polanski, bien sûr. On a vu le fascisme procéder comme à l'habitude, en désignant une cible à la vindicte populaire, en créant une victime sacrificielle, accusée de viol de petite fille. Et la gauche n'y trouvait rien à redire. Pourquoi ? Parce que cet homme faisait partie à ses yeux de la caste dominante. Et que donc il devait payer. « Ceux qui s'en prennent aux tournantes dans les banlieues ne devraient pas plaider l'indulgence pour la jet set », a-t-il été dit, et peu importe les faits. Peu importe que l'acharnement de la justice américaine contre ce petit « polak » n'ait rien à voir avec son délit et tout avec sa notoriété.
    La comparaison que vous faites entre les Juifs et les Musulmans pourrait aussi me faire sortir de mes gonds. Je vous répondrai simplement ceci : il y a, à mon avis, un même aveuglement devant la montée d'une certaine francophobie et devant la montée d'une nouvelle judéophobie. Pour les mêmes raisons : ceux qui ont l'étiquette de dominés sont nécessairement innocents. Quand on s'en prend aux Juifs et qu'on n'est pas un franchouillard, c'est qu'on est victime de la misère sociale ou solidaire des Palestiniens. Nous sommes mis en demeure de ne pas appeler cet antisémitisme par son nom.
    A. Badiou - Ca n'a jamais été mon cas. Dès les premières pages de « Circonstances III », j'ai dit qu'il existait un antisémitisme arabe, qu'il fallait y prêter la plus grande attention, et qu'en aucun cas je ne pactiserai ni de près ni de loin avec ça. Donc je me sens tout à fait extérieur à ce procès. Ce que je dis est d'une autre nature. L'extrême droite européenne s'est construite depuis maintenant des décennies sur l'hostilité par rapport aux musulmans, à ce qu'elle nomme l'islamisme. Vous contribuez à alimenter cette hostilité en disant que ces « musulmans », ces africains,  ne sont pas, du  point de vue de la « civilisation », exactement comme nous. Ils ne sont pas intégrables. Ils nous haïssent. Le fait que les Juifs faisaient partie de « l'anti-France » était un argument fondamental de l'extrême droite dans les années 1930. Je ne vois pas pour le moment de différence de principe entre les mécanismes intellectuels au nom desquels vous êtes en train de vous inquiéter de cette présence de masses populaires pauvres islamisées dans notre pays et la manière dont a été construite de toute pièce la stigmatisation des Juifs, lesquels constituaient aussi, massivement dans les pays de l'Est, mais ici même dans les ateliers de confection, des gens pauvres exposés à la stigmatisation.
    A. Finkielkraut. - Le racisme anti-arabe me paraît évidemment inqualifiable, comme toutes les autres formes de racisme. Mais l'antiracisme d'aujourd'hui est comme le communisme d'autrefois : un système d'explication du monde, inoxydable et indéfiniment reconductible. Quand Diam's chante :
« Ma France à moi,
elle parle fort,
Elle vit à bout de rêve.
Elle vit en groupe, parle de bled.
Elle déteste les règles.
Elle sèche les cours, le plus souvent pour ne rien foutre.
Le BEP ne permettant pas d'être patron, alors elle se démène et vend de la merde à des bourges »
, l'idéologie antiraciste voit dans cet hymne à l'incivilité et à la bêtise une réponse à la xénophobie ambiante. Or la France profonde et prétendument raciste porte aux nues Rama Yade, Yannick Noah et Zidane ! Nous ne vivons pas dans une période raciste de l'histoire de France, ce n'est pas vrai.
    A. Badiou. - Mais quand le gouvernement est une saloperie, vous devenez francophobe à la fin des fins... C'est bien normal ! Les Communards se reconnaissaient dans le drapeau rouge, pas dans le drapeau tricolore, qui était celui des Versaillais, des gens qui ont laissé 20.000 morts ouvriers sur le carreau. Vous ne voulez pas employer le vocabulaire de la guerre mais ces gens-là nous font la guerre. Ce sont eux les ennemis, et pas les ouvriers, qui sont les principales victimes de ces gens-là. Sarkozy c'est tout de même pire qu'un ouvrier malien balayeur ! Si quelqu'un est en rupture avec tout ce que ce pays peut avoir d'estimable, c'est le premier, et pas le second. Quelle pensée pauvre, faite pour les journaux réactionnaires à sensation, que de faire croire que l'islamisme est  notre adversaire capital. Encore une fois vous vous laissez prendre dans la fausse contradiction : capitalisme mondialisé ou islamisme. Ce n'est pas du tout le monde réel, ça. Pour moi l'islamisme, ce sont des groupuscules fascistes, je ne vois aucun inconvénient à dire ça. Je n'ai aucune espèce de complaisance pour ces gens-là et je les tiens pour absolument nuisibles.
    A. Finkielkraut. - Il faut écouter Lévi-Strauss : « En dépit de son urgente nécessité pratique et des fins morales élevées qu'elle s'assigne, la lutte contre toutes les formes de discrimination participe de ce mouvement vers une civilisation mondiale destructrice de ces vieux particularismes auxquels revient l'honneur d'avoir créé les valeurs esthétiques et spirituelles qui donnent son prix à la vie.» Je pense qu'il y a une dimension d'universalité dans la civilisation française, mais il y a aussi un particularisme qui mérite d'être préservé. Et en effet, je rejoins Alain Badiou sur ce point, l'islamisme est loin d'être la seule force dissolvante.
    A. Badiou. - Ma théorie générale des vérités c'est justement ce point-là : que toute vérité se construit dans la particularité.
    N. O. - Alain Badiou, vous avez affirmé avoir publié « Circonstances 3 » car vous étiez, je cite, « consterné de voir le mot " juif " mêlé par des intellectuels au soutien qu'une large partie de l'opinion accorde désormais à des politiques fondées sur un nationalisme étriqué , voire un racialisme... ». Alain Finkielkraut, niez-vous qu'il y ait bel et bien pu y avoir une instrumentalisation de ce type au profit de politiques réactionnaires ?
    A. Badiou. - Je faisais allusion à l'enchaînement qui a conduit à dire qu'anticapitalisme et antiaméricanisme participaient nécessairement de l'antisémitisme...
    A. Finkielkraut. - Il ne me semble pas que la politique française actuelle soit racialiste. C'est ce que je disais tout à l'heure au sujet de René Char et Camus. Le modèle de la résistance ne vaut pas pour la situation que nous vivons. D'ailleurs le Président tire toutes ses références de la Résistance...
    N. O. - Et au même moment il a pour proche conseiller politique l'ancien rédacteur en chef de « Minute », intellectuel d'extrême-droite notoire, auquel il affirme lui-même devoir une large partie de sa victoire présidentielle en 2007...
    A. Finkielkraut. - Je fais partie de ceux qui ont été heurtés par la lecture de « Circonstances III » et en même temps je ne veux pas faire de procès en antisémitisme à Alain Badiou, car je sais ce que c'est qu'être victime de l'accusation de racisme. Parlant de l'horreur nazie, vous écrivez : « On devrait plutôt tirer de ces massacres illimités la conclusion que toute introduction emphatique de prédicats communautaires dans le champ idéologique politique ou étatique qu'elle soit de criminalisation ou de sanctification expose au pire. » Et voilà ce que j'aimerais répondre. J'ai pensé à une phrase de Wladimir Rabbi écrite en 1945 : « Nous avons été réintégrés dans notre condition d'hommes libres mais nous ne pouvons pas oublier que nous avons été la balayure du monde : contre nous, chacun avait licence. » Eh bien la majorité des survivants en ont tiré la conclusion suivante : « Plus jamais ça, plus jamais nous ne serons la balayure du monde ; nous allons quelque part sur la terre retrouver toutes nos prérogatives de peuple. » Ce quelque part, c'est Israël.
    Vous entendez le ça du « Plus jamais ça » d'une tout autre oreille, Alain Badiou. Pour vous, c'est la division du même et de l'autre qui expose au pire. C'est l'affirmation de l'identité qui conduit à l'exclusion et à son paroxysme exterminateur. Vous plaidez donc pour une humanité que ne romprait aucune séparation intérieure, et vous ne reconnaissez de légitimité qu'aux Etats cosmopolites « parfaitement indistincts dans leur configuration identitaire ». La conclusion implicite, c'est que les sionistes sont les mauvais élèves d'Auschwitz, voire les perpétuateurs de la politique hitlérienne. Cette insinuation est très douloureuse, et d'autant plus injuste que ceux qui en Israël militent pour l'émancipation des Palestiniens sont des patriotes sionistes attachés au maintien du caractère juif et démocratique de leur Etat.
    A. Badiou. - Ma position ne remet aucunement en question l'existence de l'Etat d'Israël - bien au contraire. Deux éléments ont conduit à cette situation de Guerre de Cent Ans à laquelle on assiste.  L'« exportation » de cette question par les Européens après la guerre, façon commode de s'en laver les mains, combinée à la tension que devait fatalement produire l'introduction du prédicat identitaire juif dans la constitution même de cet Etat. Comment s'en sortir désormais ? Eh bien je me demande simplement si le maintien de cette assignation identitaire n'est pas plus périlleux aujourd'hui pour les Juifs que la création de cette Palestine binationale pour laquelle je milite depuis longtemps, et qu'Hannah Arendt appelait déjà de ses vœux."
[...]"
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 23:19
Olmert-s-peace-plan.jpg

Le plan de paix proposé par Ehoud Olmert à Mahmoud Abbas en septembre 2008. Il est resté sans réponse.
http://www.haaretz.com/hasen/spages/1135699.html
   "Olmert wanted to annex 6.3 percent of the West Bank to Israel, areas that are home to 75 percent of the Jewish population of the territories. His proposal would have also involved evacuation of dozens of settlements in the Jordan Valley, in the eastern Samarian hills and in the Hebron region. In return for the annexation to Israel of Ma'aleh Adumim, the Gush Etzion bloc of settlements, Ariel, Beit Aryeh and settlements adjacent to Jerusalem, Olmert proposed the transfer of territory to the Palestinians equivalent to 5.8 percent of the area of the West Bank as well as a safe-passage route from Hebron to the Gaza Strip via a highway that would remain part of the sovereign territory of Israel but where there would be no Israeli presence.  [...]
    The implementation of the Olmert plan would require the evacuation of tens of thousands of settlers and the removal of hallmarks of the West Bank settlement enterprise such as Ofra, Beit El, Elon Moreh and Kiryat Arba, as well as the Jewish community in Hebron itself. [...]
   
Olmert's office said in response to the disclosure of the plan: "On September 16, 2008, [Olmert] presented Palestinian Authority President Abu Mazen [Mahmoud Abbas] a map that had been prepared based upon dozens of conversations that the two held in the course of the intensive negotiations after the Annapolis summit. The map that was presented was designed to solve the problem of the borders between Israel and the future Palestinian state. Giving Abu Mazen the map was conditioned upon signing a comprehensive and final agreement with the Palestinians so it would not be used as an 'opening position' in future negotiations the Palestinians sought to conduct. Ultimately, when Abu Mazen did not give his consent to a final and complete agreement, the map was not given to him."
    Olmert's office also told Haaretz that "naturally for reasons of national responsibility, we cannot relate to the content of that map and the details of the proposal. At the same time, it should be stressed that in the details contained in your question, there are a not inconsiderable number of inaccuracies that are not consistent with the map that was ultimately presented. [...]"
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Published by Occam - dans Novembre 2009
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 23:16
France

- La France veut la libération de Salah Hamouri (Arouts 7) - Kouchner est prêt à s'aligner avec le Hamas pour faire monter le prix de Gilad Shalit ! Profiter d'une prise d'otage par une organisation terroriste pour obtenir la libération d'Hamouri au lieu d'en discuter entre Etats démocratiques français et israélien, est-ce digne ?
http://www.actu.co.il/2009/12/la-france-veut-la-liberation-de-salah-hamouri/
   "Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a déclaré que la France continuerait à faire pression sur Israël pour que Salah Hamouri, un terroriste palestinien ayant également la nationalité française, soit libéré dans le cadre de la transaction devant permettre le retour de Guilad Shalit. Hamouri purge une peine de prison depuis 2005 après avoir comploté pour assassiner le mentor de Shass le Rav Ovadia Yossef. Kouchner a déclaré qu’après avoir purgé quatre ans sur les six ans de prison qui lui ont été assignés, Hamouri devrait être libéré. Il y a quelques temps, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a précisé que Hamouri n’était pas inclus dans la transaction."

- Des affiches de Salah Hamouri brandies en pleine réunion du Conseil régional d’Ile-de-France (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Jerusalem-9-manifestants-palestiniens-arretes-lors-de-heurts-avec-la-police_256183.html
   "En préalable à la présentation du budget 2010 « Actions internationales et européennes » du Conseil régional d’Ile-de-France, le groupe CACR (Communiste-Alternative citoyenne-républicain), a dédié son intervention au prisonnier franco-palestinien, Salah Hamouri. Des élus de ce même groupe ont ensuite brandi des affiches de soutien à ce prisonnier pour demander sa libération, se faisant prendre en photo, sous l’œil d’un exécutif régional muet. Sylviane Tropper, conseillère régionale, s’étonne que cette opération de communication ait eu lieu au sein de l’hémicycle régional, en pleine séance budgétaire."

- Le centre culturel français de Jérusalem encerclé par la police israélienne (AFP) - le consul général de France, pour justifier l'implication politique de l'AP dans la capitale israélienne : "Nous sommes ici pour exprimer notre soutien à la culture palestinienne".
http://www.lesechos.fr/depeches/monde/afp_00214394-le-centre-culturel-francais-de-jerusalem-encercle-par-la-police-israelienne.htm
   "Des policiers israéliens ont encerclé jeudi matin le Centre culturel français à Jérusalem-Est, où ils étaient apparemment venus interpeller la co-organisatrice palestinienne d'un évènement culturel dans le cadre d'un festival consacré à Jérusalem, selon un diplomate français. La police israélienne a entouré l'entrée du bâtiment et procédé à des vérifications d'identité, sans pénétrer à l'intérieur, selon un photographe de l'AFP. L'incident a pris fin au bout d'une heure.
    Le conseiller culturel du Consulat général de France, Benoît Tadié, a confirmé à l'AFP que la police avait demandé si Rania Elias, co-organisatrice de l'événément, était présente sur les lieux. Celle-ci est sortie par une porte arrière du bâtiment. Une cinquantaine de personnes, y compris des responsables de l'Autorité palestinienne, se trouvaient au centre culturel pour cette manifestation organisée dans le cadre du festival "Jérusalem, capitale arabe de la culture 2009". Rafic al-Husseini, directeur de cabinet du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a quitté le centre avant l'arrivée de la police, a précisé M. Tadié.
    "Nous sommes ici pour exprimer notre soutien à la culture palestinienne", a affirmé le consul général de France à Jérusalem, Frédéric Desagneaux, pour expliquer les raisons pour lesquelles cette manifestation s'était tenue dans un institut français. [...] "Toute activité politique, culturelle ou économique de l'Autorité palestinienne est interdite à Jérusalem-Est", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld. [...]"

- Comparé à Pierre Laval, Eric Besson porte plainte contre Jean-Christophe Cambadélis (AFP)
http://lemonde.fr/politique/article/2009/12/17/compare-a-pierre-laval-eric-besson-porte-plainte-contre-jean-christophe-cambadelis_1282402_823448.html
   "Eric Besson a décidé de porter plainte contre Jean-Christophe Cambadélis, membre de la direction du PS, et Gérard Mordillat, romancier et cinéaste, a annoncé jeudi 17 décembre le ministère de l'immigration dans un communiqué. La plainte vise des propos publics des deux hommes "assimilant l'action" du ministre "et celle des agents de son ministère aux heures sombres du régime de Vichy et à l'entreprise criminelle d'extermination des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale", selon le communiqué. M. Besson "entend, à l'avenir, poursuivre systématiquement en justice tout propos similaire", avertit le texte.
    Jean-Christophe Cambadélis s'est "réjoui" de cette plainte. "Je me réjouis de pouvoir faire la démonstration publique que le ressort de l'évolution de Besson est le même que celui qui anima [Pierre] Laval", président du Conseil sous la IIIe République, a affirmé le député de Paris à TF1 News.
    Le 1er décembre, Jean-Christophe Cambadélis avait comparé dans une interview à Libération le ministre de l'immigration avec l'un des principaux artisans de la politique de collaboration sous Vichy : "Pour moi, c'est Pierre Laval. A gauche, il n'a jamais été reconnu. Mais comme il s'estime plus intelligent que les autres, il finit par démontrer qu'il peut l'être à gauche comme à droite. Sans aucun état d'âme", avait déclaré le député socialiste."

- François Fillon : "la burqa n’est pas bienvenue en France" (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Francois-Fillon-la-burqa-n-est-pas-bienvenue-en-France-_256197.html
   "Lors d’une visite à Marseille, ce jeudi après-midi, le Premier ministre français, François Fillon, a déclaré que la burqa n'avait pas sa place en France. "Le président s'est exprimé de façon très claire. Il a dit, et je partage cette opinion, que la burqa n'est pas la bienvenue en France", a t il dit."

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Israël

- L'ancien Premier ministre Olmert aurait proposé d'étendre la bande de Gaza (AP) - "Il aurait présenté sa carte à Mahmoud Abbas en septembre 2008", sans obtenir de réponse d'Abbas.
http://fr.news.yahoo.com/3/20091217/twl-israel-palestiniens-gaza-olmert-951b410.html
   "L'ancien Premier ministre israélien Ehoud Olmert aurait proposé aux Palestiniens d'étendre la bande de Gaza d'une centaine de km2 sur le territoire israélien, en échange de certaines implantations de Cisjordanie, croit savoir le quotidien "Haaretz". Il aurait également offert 227km2 de terre près de la Cisjordanie, dans le désert de Judée, selon le quotidien publié jeudi. Le président palestinien Mahmoud Abbas a confirmé que Olmert avait fait d'autres propositions, mais "Haaretz" précise que sa version s'appuie sur des sources ayant eu des informations détaillées sur les propositions d'Olmert. Au total, l'ancien Premier ministre cherchait à récupérer 6,3% de la Cisjordanie, où vivent 75% des 300.000 habitants israéliens. Il aurait présenté sa carte à Mahmoud Abbas en septembre 2008, proposition à laquelle il n'aurait pas répondu, mettant fin aux négociations."

- Jérusalem : jets de cocktail molotov (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Jerusalem-jets-de-cocktail-molotov_256216.html
   "Un cocktail Molotov a été lancé vers le point de rencontre de la route 4 et la route 443 au nord de Jérusalem. Aucun blessé ou dégât n'a été signalé mais l'incident a perturbé lourdement le traffic."

- Le mont des Oliviers sous haute sécurité, Matthew Wagner (JP) - "Début décembre la pierre tombale du Rabbi de Lalov, décédé la veille de Yom Kippour, avait été brisée par des vandales à coups de marteaux. La police soupçonne les résidents locaux arabes d'en être responsables" ; "Certains familles ont peur de se rendre au mont des Oliviers".
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1260930889343&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Les visiteurs du mont des Oliviers ne doivent pas craindre d'être attaqués par la population arabe locale, et les tombes de leurs proches ne doivent pas courir le risque d'être vandalisés. Telles sont les dernières déclarations du rabbin en charge des lieux saints, Shmouel Rabinovitz. "Nous avons enfin trouvé une solution au problème actuel du vandalisme et de la violence", a-t-il poursuivi.
    En effet, le conseil des ministres sera invité à voter, dimanche, le transfert de la responsabilité de la sécurité sur le mont des Oliviers au ministère de la Construction et du Logement. En plus des caméras de sécurité et des patrouilles régulières de la police, le ministère fournira un budget spécial destiné à l'emploi d'une société privée de sécurité qui maintiendra une présence constante sur la colline. Début décembre la pierre tombale du Rabbi de Lalov, décédé la veille de Yom Kippour, avait été brisée par des vandales à coups de marteaux. La police soupçonne les résidents locaux arabes d'en être responsables.
    "[...] la situation est devenue impossible", ajoute Attias. "Certains familles ont peur de se rendre au mont des Oliviers. Quand des cimetières sont profanés à l'étranger, cela devient rapidement une affaire internationale qui requiert l'intervention du ministère des Affaires étrangères. Mais, quand ça se produit ici, personne ne réagit"."

- Affrontements à Talmon (JP)
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1260930890256&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
   "Des affrontements ont éclaté jeudi matin entre des gardes frontières et des habitants d'implantations à Talmon après l'arrivée d'agents de l'administration civile. Ils devaient veiller à la bonne application du gel de dix mois des constructions en Judée-Samarie, annoncé le mois dernier. Des dizaines de résidents locaux et d'activistes de droite ont tenté de bloquer l'entrée de Talmon aux inspecteurs. D'après la radio, six personnes ont été arrêtées, dont quatre mineurs. Les pneus d'une voiture de police ont été crevés. Les inspecteurs ont finalement réussi à entrer dans l'implantation.
    Les mitnahalim (habitants des implantations) ont affirmé que les gardes frontières avaient fait preuve de force excessive. Une femme a eu une crise d'asthme. De son côté, l'inspecteur général de police, Doudi Cohen, s'est plaint de la violence des assaillants : "On constate un regain de violence envers les policiers et les agents de la force publique derrière la façade d'une protestation légitime et de la liberté d'expression (…). La violence et les dommages matériels causés seront sévèrement sanctionnés par les autorités juridiques", a prévenu Cohen. [...]"

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Gaza & Hamas

- Des Palestiniens tirent sur des travailleurs égyptiens près du point de passage (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Des-Palestiniens-tirent-sur-des-travailleurs-egyptiens-pres-du-point-de-passage_256233.html
   "Des Palestiniens armés ont ouvert le feu sur des travailleurs égyptiens qui construisaient une barrière destinée à empêcher la contrebande entre l'Egypte et la bande de Gaza. Selon les rapports, les tirs auraient eu lieu près du point de passage de Rafah. Des forces de sécurité égyptiennes ont été dépêchées en renfort."

- Le chef des Renseignements égyptiens s'en prend au Hamas (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Le-chef-des-Renseignements-egyptiens-s-en-prend-au-Hamas_256154.html
   "Selon la chaîne Al Jazira, le général Omar Souleimane, chef des Renseignements égyptiens a vivement critiqué le Hamas et son chef, Khaled Mechaal, lors d'une réunion il y a une semaine et demi. ''Nous ne travaillons ni chez le Hamas, ni chez Mechaal'', aurait-il affirmé. Il a accusé le Hamas d'avoir violé tous les accords signés avec le Caire, ce qui a humilié l'Egypte."

- Israël a transféré à Gaza un appareil détectant la grippe A (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Israel-a-transfere-a-Gaza-un-appareil-detectant-la-grippe-A_256166.html
   "Israël a transféré mercredi au ministère de la Santé à Gaza un appareil servant au dépistage de la grippe porcine, ainsi que de médicaments pour un bébé de quelques jours malade du coeur."

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Judée-Samarie & AP

- Un véhicule israélien caillassé près de Bethléhem (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Un-vehicule-israelien-caillasse-pres-de-Bethlehem_256234.html
   "Des Palestiniens ont jeté des pierres sur un véhicule israélien au sud-ouest de Bethléhem. Il n'y a pas eu de blessé, mais la voiture a été endommagée."

- Abbas: Jérusalem est à nous et le restera toujours (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/12/abbas-jerusalem-est-a-nous-et-le-restera-toujours/
   "Dans un discours prononcé à Shehem, le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a réaffirmé que « Jérusalem resterait à jamais la capitale de la Palestine et de la nation arabe et musulmane ». Il a ajouté: « Personne ne pourra rivaliser avec nous dans ce domaine. Jérusalem est à nous et le restera toujours »."

- Un habitant du Goush Etzion arrêté pour avoir tiré sur un Palestinien (Guysen) - c'était il y a deux ans.
http://www.guysen.com/news_Un-habitant-du-Goush-Etzion-arrete-pour-avoir-tire-sur-un-Palestinien_256238.html
   "La police de Judée et Samarie a arrêté jeudi un habitant du Goush Etzion soupçonné d'avoir tiré sur un jeune Palestinien qui aurait jeté des pierres sur sa voiture près de l'implantation de Tekoa il y a deux ans."

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Egypte

- Omar Suleiman se rendra en Israël, Smadar Péri et Itamar Eichner (Yediot Aharonot)
http://www.ambafrance-il.org/spip.php?article7434
   "Le ministre égyptien des Renseignements, le général Omar Suleiman, qui est aussi chargé du dossier Guilad Shalit, devrait venir dimanche à Jérusalem, à l’invitation du Premier ministre Netanyahu. Au cours de cette visite, il rencontrera le Premier ministre Netanyahu, le ministre de la Défense, Ehud Barak, le directeur du Mossad, Meir Dagan, et, semble-t-il, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman.
    Au Caire on affirme que le général Suleiman s’entretiendra de « dossiers bilatéraux » et n’est pas « porteur de nouvelles » concernant l’accord sur Guilad Shalit. « Pour faire bouger les choses, il faut qu’une décision politique soit prise à Jérusalem, car le Hamas n’a pas l’intention de modifier la liste des prisonniers à libérer », ont affirmé des sources égyptiennes.
    Un autre sujet qui sera évoqué lors des entretiens est le mur souterrain que construisent les Egyptiens le long de « l’axe Philadelphie », pour empêcher la contrebande vers la bande de Gaza. Le général Suleiman pourrait se rendre aussi dans les territoires palestiniens."

- Un soldat égyptien tué à la frontière (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/12/un-soldat-egyptien-tue-a-la-frontiere-2/
   "Le corps d’un soldat égyptien tué par balles a été découvert jeudi à côté de la frontière avec Israël. La police égyptienne suppose que le soldat, un jeune homme de 20 ans, a été abattu par des trafiquants ou des réfugiés essayant de s’infiltrer illégalement en Israël. De leur côté, les policiers égyptiens ont tué au moins 16 réfugiés depuis le début de l’année et 28 l’an passé."

- Le parlement égyptien appelle au boycott des banques suisses (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/12/le-parlement-egyptien-appelle-au-boycott-des-banques-suisses/
   "Le parlement égyptien appelle les hommes d’affaires arabes et musulmans à boycotter les banques suisses. Il s’agit d’un geste de protestation contre une décision des autorités helvétiques, qui suite à un référendum, ont interdit la construction de minarets. Une délégation de parlementaires égyptiens envisagent de se rendre en Suisse pour rencontrer les membres du parlement."

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Turquie

- Ehud Barak, invité officiellement en Turquie (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Ehud-Barak-invite-officiellement-en-Turquie_256189.html
   "Le ministre de la Défense Ehud Barak a été officiellement invité à se rendre en Turquie le mois prochain. Barak a reçu l'invitation de l'ambassadeur de la Turquie à Israël quand les deux hommes se sont rencontrés, ce jeudi matin. Ehoud Barak a remercié l'ambassadeur et a déclaré qu'il acceptait cette invitation. "La Turquie est une puissance majeure de la région et nos relations sont importantes à tous égards", a-t-il déclaré."

- La diplomatie turque à la mode ottomane, Ariane Bonzon (Slate.fr) - "«Les Arabes? on ne peut pas leur faire confiance!», me confiait crûment un général turc à la retraite, dans les années 90. Or depuis une dizaine d'années, sous la pression européenne, l'Etat-major a dû réduire son champ de manœuvres" ; "Le Premier ministre turc est en train de voler à l'ennemi perse l'exclusivité de la critique vis-à-vis d'Israël, et de gagner... la popularité arabe qui va avec" ; "la Turquie veut liquider le PKK, inscrit par l'Union européenne sur la liste des organisations terroristes. Elle doit donc obtenir l'accord de Téhéran et de Damas qui gardent la main sur le mouvement séparatiste".
http://www.slate.fr/story/14555/la-diplomatie-turque-la-mode-ottomane
   "[...] Sommes-nous [...] en train de «perdre la Turquie», ainsi que certains le suggèrent à Washington et à Paris? Troublée par la politique américaine dans la région, dépitée par les rebuffades de l'Union européenne, la Turquie privilégierait désormais le monde arabe et musulman, au premier rang desquels ses bien peu fréquentables voisins syriens, iraniens et même libyens, ainsi que la Russie et le Caucase.
    Ce n'est pas 2002, l'arrivée au pouvoir du gouvernement du parti de la Justice et du développement (AKP), musulman-conservateur, qui marque le tournant de la politique étrangère turque. Mais 1998, avec le Premier ministre de l'époque Bulent Ecevit, un laïc social-démocrate, et Ismaïl Cem, un Turc d'origine juive, aux commandes des affaires étrangères. Cette année-là, une énorme brèche s'ouvre dans la mentalité d'assiégés qui a longtemps déterminé les orientations turques. La Syrie vient d'expulser l'ennemi numéro 1 d'Ankara, Abdullah Ocalan, le chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ouvrant ainsi la voie à la normalisation entre les deux Etats. [...]
    Comme ce fut le cas pour les réformes en matière de démocratie et de Droits de l'Homme, le mouvement est donc lancé avant l'arrivée au pouvoir de l'AKP. De la même façon, le gouvernement de Tayyip Erdogan l'amplifie et l'étend. «Plus qu'un véritable dessein, plus qu'un supposé projet établi à l'avance par l'AKP, la nouvelle politique étrangère de la Turquie est avant tout une affaire de conjoncture», explique l'éditorialiste turc et fils de diplomate Semih Idiz. «La Turquie ne tourne pas le dos à l'Ouest, ce sont plutôt les nouvelles réalités de l'après-guerre froide et de la politique américaine dans la région, l'attitude de la Russie et la démocratisation de la Turquie qui modifient la donne», explique Soli Ozel, non sans un certain sens de la litote. Car lorsque ce chroniqueur turc dit «démocratisation de la Turquie», il signifie surtout «affaiblissement du pouvoir des militaires».
    L'armée turque a en effet longtemps considéré la politique étrangère comme son «domaine réservé». D'où son positionnement fermé et défensif, hérité de la guerre froide, vis-à-vis des pays voisins hostiles à cette Turquie, alliée des Etats-Unis et d'Israël. «Les Arabes? on ne peut pas leur faire confiance!», me confiait crûment un général turc à la retraite, dans les années 90. Or depuis une dizaine d'années, sous la pression européenne, l'Etat-major a dû réduire son champ de manœuvres. Il reste influent mais n'a plus l'exclusivité de la politique étrangère, laquelle, plus volontariste, porte désormais aussi la signature des civils.
    Le premier d'entre eux se nomme, justement, Ahmet Davutoglu, l'homme à l'agenda voyageur. Universitaire, il fut, dès 2002, le conseiller diplomatique très écouté des Gül (ancien ministre des affaires étrangères et actuel président turc) et Erdogan. Nommé ministre des affaires étrangères en mai dernier, Davutoglu est perçu comme l'artisan du renouveau diplomatique turc qu'il définit lui-même comme celui «de la conciliation et de la paix». Sa ligne — «profondeur stratégique» et «zéro problème» avec les voisins des anciennes marches de l'Empire — lui vaut parfois l'étiquette de «néo-ottoman», même s'il la réfute.
    «Ahmet Davutoglu est un musulman pratiquant, avec ce mélange de romantisme, de moralisme et de souci de la justice que présentent parfois certains croyants, explique Beril Dedeoglu, universitaire spécialiste des relations internationales à l'université francophone de Galatasaray. Il a donc, comme au temps de l'Empire ottoman, l'envie d'étendre l'influence régionale de la Turquie aux autres pays musulmans. Mais ce n'est pas une démarche impérialiste, l'idée c'est d'être le grand frère pour la région, un peu comme votre président Nicolas Sarkozy aimerait que la France le soit pour l'Union européenne!» [...]
    Le Premier ministre turc est en train de voler à l'ennemi perse l'exclusivité de la critique vis-à-vis d'Israël, et de gagner... la popularité arabe qui va avec. Ce qui n'est pas nécessairement négatif pour la coopération américano-turque dans la région. [...]
    Autre intérêt propre à la Turquie, la question kurde, omniprésente. Car la Turquie veut liquider le PKK, inscrit par l'Union européenne sur la liste des organisations terroristes. Elle doit donc obtenir l'accord de Téhéran et de Damas qui gardent la main sur le mouvement séparatiste et comptent également des minorités kurdes. Trouver une solution au «problème kurde», c'est garantir la stabilité de la région. [...]
    Pour le reste, Ankara n'a pas encore fait la preuve de l'efficacité réelle de sa diplomatie. Sa médiation entre la Syrie et Israël n'a pas donné de résultats, ce qui explique entre autres l'amertume colérique de Tayyip Erdogan à l'égard des dirigeants de Tel-Aviv. De même l'indulgence turque à l'égard de l'Iran est loin de s'être traduite par un assouplissement des positions de Mahmoud Ahmadinejad. En bref, beaucoup de discours, ce qui n'est pas rien dans une région où les mots comptent mais beaucoup de gesticulations aussi, une sorte de bric-à-brac d'initiatives et de contacts en coulisses.
    [...] Ahmet Davutoglu n'avait peut-être pas tout à fait bien pesé les effets de son activisme sur les Européens. Soucieux de pacifier la région et de restaurer la fierté nationale mise à mal par Bruxelles, le ministre turc des Affaires étrangères veut montrer que la Turquie joue dans la cour des grands, comme l'Allemagne ou la France et qu'à ce titre l'Union européenne, et Paris au premier rang, ne peut plus la traiter par-dessus la jambe. Quitte à contrarier ou concurrencer certaines ambitions diplomatiques françaises, en Syrie notamment.
    Or, du côté européen, c'est le nouveau flirt poussé de la Turquie avec des régimes islamistes ou dictatoriaux qui mobilise presque toute l'attention et n'est pas loin de produire l'effet inverse: il inquiète. [...]"

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Monde arabe

- Yémen: raids simultanés contre Al-Qaïda, au moins 28 extrémistes tués (AFP) - "les bombardements qui visaient le camp d'entraînement avaient débordé "par erreur" sur le village d'Al-Maajala, en faisant état d'une cinquantaine de morts dont un nombre indéterminé de civils". Mais c'est marrant l'AFP préfère titrer sur les "extrémistes tués" plutôt qu'avec quelque chose du genre : "Un raid yéménite sur un village fait une cinquantaine de morts". Je connais des pays qui aurait subi un traitement journalistique moins favorable.
http://www.lesechos.fr/depeches/monde/afp_00214204-yemen--raids-simultanes-contre-al-qaida--au-moins-28-extremistes-tues.htm
   "Les forces de sécurité ont tué jeudi au Yémen au moins 28 membres d'Al-Qaïda et capturé 17 dans des opérations simultanées qui ont permis de déjouer des attentats suicide contre des intérêts étrangers, selon le ministère de la Défense. L'offensive la plus importante a visé un camp d'entraînement d'Al-Qaïda dans la région d'Abyane (480 au sud-est de Sanaa), et selon des responsables locaux, les bombardements aériens ont atteint "par erreur" un village voisin du camp, faisant un nombre indéterminé de morts parmi la population civile. [...] Un responsable local contacté par téléphone par l'AFP a affirmé que les bombardements qui visaient le camp d'entraînement avaient débordé "par erreur" sur le village d'Al-Maajala, en faisant état d'une cinquantaine de morts dont un nombre indéterminé de civils. Ce bilan n'a pu être confirmé officiellement. [...]"

- Jusqu'à 34 membres présumés d'Al-Qaïda tués au Yémen (AP) - "des civils [ont] été pris dans l'offensive gouvernementale: plusieurs maisons ont été détruites dans le bombardement, et d'autres investies par erreur par l'armée. Selon un témoin, sept cadavres de femmes et d'enfants ont été pour l'instant extraites des décombres". Néanmoins, on attendra longtemps avant d'entendre qualifier l'offensive yéménite de "disproportionnée" ou d'"indiscriminée".
http://fr.news.yahoo.com/3/20091217/twl-yemen-terrorisme-al-qaida-1be00ca.html
   "Les forces de sécurité yéménites ont attaqué plusieurs cachettes et camp d'entraînement d'Al-Qaïda au Yémen jeudi, tuant 34 membres présumés du groupe terroriste, y compris quatre futurs kamikazes, et en arrêtant 17 autres. Selon le chef de la sécurité de la province d'Abyan (sud de Sanaa), Saleh el-Shamsy, un bombardement aérien suivi d'une intervention au sol ont causé la mort de 30 militants présumés.
    Un autre responsable et des témoins ont ajouté de leur côté que des civils avaient été pris dans l'offensive gouvernementale: plusieurs maisons ont été détruites dans le bombardement, et d'autres investies par erreur par l'armée. Selon un témoin, sept cadavres de femmes et d'enfants ont été pour l'instant extraites des décombres. Ces informations n'ont pas pu être confirmées de sources indépendantes. [...]"

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Iran

- Obama : ''Je ne peux empêcher indéfiniment des frappes israéliennes sur l'Iran'' (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Obama-Je-ne-peux-empecher-indefiniment-des-frappes-israeliennes-sur-l-Iran-_256130.html
   "Selon des hauts fonctionaires à Jérusalem, le président américain Barack Obama dans ses échanges avec son homologue chinois Hu Jintao, aurait déclaré que les États-Unis ne seraient pas en mesure d'empêcher Israël d'attaquer les installations nucléaires iraniennes encore longtemps."

- Netanyahou et Barak, dans le viseur de l'Iran (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Netanyahou-et-Barak-dans-le-viseur-de-l-Iran_256157.html
   "Des opposants iraniens en exil à Paris ont confié au journal koweïtien A-Siassa que les Renseignements iraniens ont établi une liste de personnalités politiques arabes et étrangères à éliminer en cas d'attaque contre les sites nucléaires iraniens. Binyamin Netanyahou et Ehoud Barak seraient sur cette liste, ainsi que des hauts responsables britanniques, français, koweïtiens et saoudiens."

- L’Iran suscite de vives inquiétudes et rend caduque l’offre de l’AIEA, Jean Tsadik (Mena) - Avec l'essai du missile Sejil 2, Téhéran a "dépassé ses maîtres coréens" ; "ça n’est pas uniquement le sud de l’Europe qui est menacé par l’avancée militaire des ayatollahs, mais, à très brève échéance, le vieux continent tout entier" ; "les démocraties de la planète ne pourront plus empêcher les mollahs, au risque de déclencher un conflit atomique, de devenir une grande puissance régionale" ; "le moment n’est plus à l’offre de l’AIEA ni aux sanctions économiques, aussi péremptoires qu’elles puissent être".
http://www.menapress.com/
   "Le lancement, cette semaine, du nouveau missile iranien Sejil 2 (Terre cuite en français) provoque de très grandes inquiétudes dans le camp occidental et en Israël. Tout d’abord, parce que cet essai a été couronné de succès : ça n’est pas la déclaration triomphante de la télévision iranienne qui fait foi, mais le suivi du tir par les satellites. Ensuite, ce qui éveille les craintes des analystes, ce sont les caractéristiques de la fusée persane. Il s’agit d’un engin, dérivé des technologies russe et nord-coréenne, mais qui dénote d’avancées considérables.
    Ainsi, le Sejil, contrairement à son prédécesseur le Shihab-3, est propulsé par du carburant solide. Cela le rend nettement moins vulnérable aux attaques aériennes, en ce sens que le missile ne doit plus être rempli juste avant son lancement, lors d’une phase de préparation qui le rendait très repérable par les satellites et donc vulnérable. Remplis de propulsant solide, transportés par des camions-rampes de tir, il va être possible, pour Téhéran, de les disposer dans des régions accidentées, de les y dissimuler dans des abris naturels, d’en changer à volonté, tout cela rendant beaucoup plus délicates leur localisation et leur annihilation. Et puis, le Sejil est une fusée à deux étages, non plus trois, ce qui est unique à ma connaissance pour un missile de moyenne portée, et qu’il faut considérer comme un témoignage de maturité scientifique des ingénieurs iraniens.
    Le doute n’est plus permis, la "République" Islamique contrôle désormais son processus de conception et de fabrication de missiles. Elle a, dans ce domaine, cela ne souffre aucun doute, dépassé ses maîtres coréens. Cela démontre également que la théocratie des ayatollahs est parvenue à se doter d’un cadre de scientifiques de très haut niveau, et, partant, d’instituts et d’académies capables de les former.
    Non moins inquiétante est la marge de développement de la technologie enceinte dans le Sejil. Capable aujourd’hui de couvrir une distance de l’ordre de 2 000 kilomètres, suffisante pour frapper Israël, les pays arabes, les bases militaires américaines ainsi qu’une portion non-négligeable de la Russie, ce missile dispose d’une marge considérable d’extensibilité de sa portée. A ce titre, les commentateurs non-spécialistes qui se focalisent sur le risque encouru par l’Etat hébreu sont dans l’erreur. De l’avis que nous partageons avec les meilleurs experts dans le domaine, en l’espace de quelques mois seulement, Téhéran pourra, sans avoir à surmonter de difficultés majeures, transformer le Sejil en missile balistique de portée intermédiaire. Plus clairement énoncé, à partir du nord-ouest de la Perse, ça n’est pas uniquement le sud de l’Europe qui est menacé par l’avancée militaire des ayatollahs, mais, à très brève échéance, le vieux continent tout entier. Que cela soit proprement posé : le développement de ce programme ne vise pas principalement Israël.
    Les Iraniens ont maintenant dépassé le stade où ils étaient contraints de bricoler des missiles balistiques étrangers. Ils peuvent actuellement placer des satellites sur orbite, ce qui implique qu’ils ont développé, en plus de la technologie de base, des moyens sophistiqués de guidage et de suivi, leur permettant de stabiliser un objet sur une orbite précise, ou de le précipiter sur une cible éloignée avec exactitude.
    Replacé dans le cadre de l’effort stratégique global des Iraniens, cela signifie que, sous peu, l’Occident, s’il ne fait rien de concret pour l’empêcher, va se retrouver avec des dizaines de porteurs de charges nucléaires pointés sur lui, disséminés dans les montagnes du vaste territoire perse. Si on en arrive là, les démocraties de la planète ne pourront plus empêcher les mollahs, au risque de déclencher un conflit atomique, de devenir une grande puissance régionale et, c’est un corrélatif qui est en train de prendre forme, de se muer, avec l’idéologie qu’ils véhiculent, en chefs de file de l’islam mondial.
    Les leaders des Etats concernés ont presque tous souligné la dangerosité représentée par le récent essai du Sejil. Ils appellent à la prise de sanctions contre Téhéran. Les Etats-Unis sont allés plus loin, aussi bien sur les plans politique que militaire : leur parlement a décrété une loi provisionnant des sanctions contre les entreprises étrangères qui approvisionnent l’Iran en carburants raffinés. Et, concurremment au tir perse, l’Armée américaine s’est livrée sur son sol à un exercice inédit d’interception de missiles spécifiquement iraniens.
    A l’international cependant, la Chine bloque toujours l’acceptation du train de sanctions "déterminantes" au Conseil de Sécurité. Le Président Obama, à l’issue de ses entretiens avec son homologue chinois Hu Jin tao, le mois dernier à Pékin, a bien cru qu’il avait réussi à convaincre son interlocuteur. Pour ce faire, il n’avait d’ailleurs pas mâché ses mots, puisque, selon les révélations d’officiels israéliens produites ce matin par Haaretz, Barack Obama aurait informé Hu "qu’il ne pourrait plus empêcher très longtemps les Israéliens de s’en prendre aux installation nucléaires iraniennes".
    Mais quinze jours après cette visite, les Occidentaux ont dû déchanter, en remarquant que les signes de bonne volonté affichés par Pékin ne cristallisaient pas un changement radical de politique à l’égard des Ayatollahs, mais uniquement un geste d’hospitalité dans la tradition orientale. C’est d’autant plus fâcheux que c’est la Chine qui présidera en janvier le Conseil de Sécurité, et qui conditionnera l’ordre du jour des débats. On pourrait devoir attendre la présidence de la France, en février, pour que la proposition de sanctions soit soumise aux votes.
    En un temps où chaque jour compte, l’Arabie Saoudite, aussi concernée qu’Israël par les événements et parfaitement consciente des considérations qui composent de cet article, a proposé à Pékin de remplacer son approvisionnement en brut en provenance d’Iran. Riad a offert aux Chinois un engagement de sa part sur le long terme, pour des quantités égales et à un prix moindre, dans une tentative de les infléchir. Les Chinois, qui dépendent aujourd’hui des livraisons iraniennes, ont toutefois rejeté l’offre saoudienne, pour des raisons qu’ils n’ont pas précisées.
    De toute façon, le moment n’est plus à l’offre de l’AIEA ni aux sanctions économiques, aussi péremptoires qu’elles puissent être. Ce, parce que la proposition de Mohammed ElBaradei avait été présentée avant le lancement du Sejil, et aussi, avant la révélation, par le Time londonien, des essais par les Perses du système de mise à feu de leur bombe atomique. Parce que la proposition de l’AIEA ne limite en rien le développement des missiles ni la fabrication de LA bombe, ni même l’enrichissement d’uranium par le régime de Khamenei. Elle se borne à rendre inutilisables 1 200 kilos d’uranium faiblement enrichi, ce qui, en regard de la situation, est absolument insuffisant.
    Quant aux sanctions, si dures pourraient-elles être en février 2010, elles ne dissuaderaient pas les guides de la Révolution d’abandonner leur rêve de puissance, à quelques encablures de l’objectif. Les civils iraniens seraient seuls à souffrir, et alors, en quoi cela les changerait-il de leur quotidien ?" (suite payante)

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Europe

- La ministre européenne des Affaires étrangères : Jérusalem-est est un territoire occupé, Israël doit s’abstenir de démolir les maisons de Palestiniens, Akiva Eldar (Haaretz) - après un si brillant discours, des députés européens ont logiquement demandé des sanctions contre Israël. Merci Mme Ashton, votre mandat commence bien !
http://www.ambafrance-il.org/spip.php?article7434
   "Dans son premier discours en tant que nouvelle ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne, Catherine Ashton a vivement critiqué « l’occupation israélienne ». La politicienne britannique, qui était auparavant commissaire européen pour le commerce, a déclaré hier que, du point de vue de l’UE, « Jérusalem-est est considérée, comme la Cisjordanie, comme un territoire occupé ». Mme Ashton a réclamé d’Israël la levée immédiate du blocus de Gaza et a rappelé que l’UE s’oppose à l’existence de la barrière de séparation comme aux démolitions de maisons et aux expulsions de Palestiniens à Jérusalem-est.
    Elle a qualifié la décision israélienne de geler partiellement la construction dans les implantations de « premier pas », alors que les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Union en avaient parlé comme d’un « pas positif ».
    Plusieurs députés européens ont réagi aux propos de Catherine Ashton en appelant à prendre des sanctions contre Israël et à suspendre l’accord d’association entre Israël et l’UE."

- Le ministre lituanien des Affaires étrangères : "la décision de geler les implantations partiellement et temporairement est un signal positif" (Guysen)
http://www.guysen.com/news_Le-ministre-lituanien-des-Affaires-etrangeres-la-decision-de-geler-les-implantat_256206.html
   "Le ministre lituanien des Affaires étrangères, Vygaudas Ušackas, a déclaré, ce jeudi après-midi, lors du Forum diplomatique de Herzliya, que son pays "se félicite de la décision du gouvernement israélien de geler les implantations partiellement et temporairement et y voit un signal positif". "Nous espérons que des mesures supplémentaires seront prises par toutes les parties pour reprendre les pourparlers de paix", a-t-il ajouté."

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Grande-Bretagne

- Pétition pour un boycott des produits britanniques (Arouts 7)
http://www.actu.co.il/2009/12/petition-pour-un-boycott-des-produits-britanniques/
   "L’attitude de la Grande Bretagne suscite l’indignation en Israël. Trente neuf députés ont signé cette semaine une pétition dans laquelle ils appellent les Israéliens à envisager de boycotter les produits provenant de Grande Bretagne ou fabriqués en Israël par des compagnies britanniques. L’initiative de cette démarche revient à Ronit Tirosh (Kadima) qui voulait réagir à la décision des Britanniques de marquer les marchandises provenant des « implantations ». Le président de la Knesset Ruby Rivline a décidé de transmettre cette pétition à son homologue britannique."

- Les ennuis de Tsipi Livni en Grande-Bretagne, David Ruzié (professeur émérite des universités, spécialiste de droit international) - "Une initiative gouvernementale britannique est d’autant plus souhaitable que la justice britannique a souvent surpris dans ses appréciations".
http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=16302
   "[...] on ne pouvait pas s’attendre à l’outrecuidance d’un magistrat britannique, qui n’hésitait pas, il y a quelques jours, à émettre un mandat d’arrêt à l’encontre de Tsipi Livni, qui était ministre des affaires étrangères en exercice au moment de cette opération. Car les juges britanniques, recrutés parmi les avocats réputés, ayant une longue pratique judiciaire (sans commune mesure avec les conditions de recrutement des juges en France), sont censés connaître le droit, qu’il soit national ou international.
    Et ce juge aurait donc dû savoir qu’il n’y a pas tellement longtemps la Cour internationale de justice (C.I.J.) avait, dans un litige opposant la République démocratique du Congo (R.D.C.) (ex-Congo belge, puis Zaïre) à la Belgique, considéré que le ministre des affaires étrangères de la RDC alors en exercice, Yerodia Ndombasi, pouvait se prévaloir d’une immunité de juridiction, en tant qu’il représentait son Etat (CIJ, arrêt du 14 février 2002, dans l’affaire du mandat d’arrêt du 11 avril 2000). Or Tsipi Livni est dans le même cas.
    (Notons au passage que si une telle immunité ne peut certainement pas être revendiquée par des chefs militaires, la question de l’immunité d’autres ministres n’a pas été, à notre connaissance, encore été tranchée par la jurisprudence internationale – la question de l’immunité d’un ministre de l’intérieur est en cause dans une affaire pendante devant la C.I.J. entre le Congo et la France).
    Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons écrit, en début d’année, sur les abus auxquels aboutit la notion de « compétence universelle », au nom de laquelle certains Etats s’arrogent le droit de poursuivre devant leurs tribunaux des étrangers accusés pour des faits commis à l’étranger et dont auraient été victimes d’autres étrangers. Autrement dit certains Etats s’attribuent une compétence juridictionnelle à l’égard de faits et de personnes sans lien avec eux, ni de nationalité, ni de résidence.
    Au lendemain du scandale provoqué par les poursuites engagées en Belgique en 2001 contre Ariel Sharon, alors Premier ministre d’Israël, la loi belge de 1993, étendue en 1999, a été, comme nous l’avons indiqué, modifiée en 2003 pour exiger désormais un « lien de rattachement » avec la Belgique (nationalité ou résidence) pour autoriser des poursuites. La loi espagnole qui était comparable à la loi belge a également été modifiée dans le même sens par le Parlement en juin 2009. Déjà, une enquête dirigée contre Mr Ben-Eliezer, ministre de la défense israélien à l’époque des faits, et 6 autres dirigeants politiques ou militaires, pour un bombardement intervenu à Gaza en 2002, avait été classée au début de l’année par l’Audiencia Nacional, la juridiction suprême pénale espagnole.
    Mais en dépit de certaines promesses gouvernementales déjà anciennes, la législation britannique repose encore sur cette notion très controversée de « compétence universelle », qui n’a pas été modifiée. Ehoud Barak a eu, lui, plus de chance que Tsipi Livni – encore que a priori il ne puisse pas se prévaloir d’une immunité juridictionnelle en tant que ministre de la défense – et plusieurs généraux israéliens ont dû quitter précipitamment le sol britannique et d’autres ont dû renoncer à y venir.
    Les excuses du ministre britannique des affaires étrangères sont inopérantes en la matière. En revanche, il serait temps, comme David Milliband s’y est engagé, de rechercher « de façon urgente » le moyen de modifier la législation « afin d’éviter des cas similaires à l’avenir ». Car au nom de l’indépendance de la justice les autorités gouvernementales ne peuvent pas s’opposer à l’ouverture de poursuites et l’émission d’un mandat d’arrêt à la suite d’une plainte dirigée contre X ou Y, « criminel de guerre » supposé. Or il est choquant que la loi actuelle permette à des magistrats subalternes d’émettre de façon presque arbitraire des mandats d’arrêt, notamment contre d’honorables Israéliens.
    Une initiative gouvernementale britannique est d’autant plus souhaitable que la justice britannique a souvent surpris dans ses appréciations. Ainsi, il y a peu, elle a mis dix ans pour autoriser l’extradition en France de Rachid Ramda, commanditaire des trois attentats meurtriers commis à Paris en 1995, notamment à la station du RER St-Michel. Les juges britanniques se méfiaient des juges français... Bref, « la réponse du berger à la bergère »..."

- Une vérité qui gêne, Andrew Roberts (historien) - "Lors de la Seconde Guerre Mondiale, la Luftwaffe a tué 50 000 Britanniques lors du Blitz. La réplique alliée fut de tuer 600 000 Allemands, soit douze fois plus, ce qui est légèrement disproportionné [...]. Qui sommes-nous donc pour faire la leçon aux Israéliens sur la proportionnalité à laquelle devraient satisfaire leurs répliques ?" Un excellent aperçu historique des relations tumultueuses entre Londres et Jérusalem.
http://www.spectator.co.uk/melaniephillips/5620681/an-inconvenient-truth.thtml
Traduction Jean Szlamowicz :
http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-17622-145-7-verite-gene-attitude-anti-israelienne-irredentiste-grande-bretagne-andrec-roberts.html
   "Honorables Lords, Mesdames et Messieurs,
    C’est un grand honneur que d’avoir été invité à m’adresser à vous, spécialement en ce 60e anniversaire de l’AIA, et j’aimerais profiter de cette occasion pour parler des relations entre la Grande-Bretagne et Israël, et tenter de les débarrasser de quelques-uns des mythes dont elle est affublée.
    Parce qu’il me semble que, sans nier l’indéniable teneur étatique de la déclaration d’Arthur Balfour (novembre 1917), qui promettait « un foyer national pour le peuple juif », il ne faudrait pas en déduire que la Grande-Bretagne ait jamais été plus qu’un compagnon des beaux jours en ce qui concerne les aspirations nationales juives. La fameuse déclaration avait au moins en partie pour but de conserver l’appui des Juifs d’Europe de l’Est et de Russie à la Grande Guerre après la Révolution bolchevique, et la formule d’« Etat Juif », qui avait la préférence de Chaim Weizmann (« un Etat juif ») fut rejetée par le Foreign Office. David Ben-Gourion écrivit à l’époque : « la Grande-Bretagne a fait un geste magnifique […]. Mais seuls les membres du peuple hébreu peuvent transformer ce droit en un fait tangible. C’est à eux seuls, avec leur corps et leur âme, leur force et leurs ressources, qu’il incombe de construire leur foyer national et de réaliser leur renaissance nationale ».
    Comme prévu, lors de la Conférence de Versailles et des assemblées secondaires qui suivirent jusqu’en 1922, alors même que la Grande-Bretagne s’était vu confier le Mandat de la Ligue des Nations pour la Palestine, le foyer national juif ne fut pas établi. Durant la période du Mandat britannique, on a pu observer des tensions entre le Commonwealth Office, responsable de l’administration de la Palestine, qui voulait le réaliser dans la ligne de la Déclaration Balfour (malgré ses propres contradictions), et le Foreign Office, qui craignait que la création de facto d’un Etat juif suscite l’opposition des Arabes. En 1937, la commission Peel avait recommandé de mettre fin au Mandat et de partager la Palestine entre un Etat arabe et un Etat juif, incluant des transferts de 225 000 habitants arabes en provenance de Galilée, ce que Ben-Gourion avait salué en remarquant que cela « pourrait nous offrir quelque chose que nous n’avons jamais eu, même quand nous étions indépendants à l’époque du Premier et du Second temple ». Malgré cela, les Arabes et le 20e Congrès Sioniste rejetèrent les recommandations de la commission Peel, au grand soulagement du Foreign Office, dont l’opposition se focalisait sur le fait que la chose était estimée irréalisable.
    Au lieu d’un Etat juif, il y eut le célèbre Livre Blanc de 1939, qui limita sérieusement l’immigration juive en Palestine précisément au moment où les Juifs en avaient le plus besoin, à l’heure de la Solution Finale. Un plafond maximal de 75 000 Juifs fut fixé pour la période fatale de 1940-1944 - et ce chiffre devait aussi inclure les réfugiés d’urgence. Le Livre Blanc fut publié le 9 novembre 1938, le jour même où se produisaient les horreurs de la Nuit de Cristal en Allemagne. Il fut approuvé par le parlement en mai 1939, deux mois pleins après l’occupation de la Tchécoslovaquie par Hitler. Le Guardian de Manchester a décrit ce vote comme « la condamnation à mort de dizaines de milliers de Juifs d’Europe Centrale », sur le simple plan numérique, ce chiffre étais probablement sous-estimé. Malgré le vote du Parti Travailliste visant à abroger le Livre Blanc en 1945, le secrétaire d’Etat travailliste aux Affaires étrangères, Ernest Bevin, ennemi acharné d’Israël, le reconduisit, et il ne fut jamais abrogé jusqu’à la proclamation de l’Etat d’Israël.
    Fin avril 1948, Bevin ordonna que les positions arabes de Jaffa soient protégées contre les Juifs, « à tout prix », et quand l’indépendance israélienne fut effective, le mois suivant, les forces britanniques qui quittaient le pays remirent parfois des positions militaires fortifiées et stratégiques de première importance aux cinq armées arabes qui envahissaient alors Israël, la plus efficace d’entre elles étant d’ailleurs commandée par un Britannique, Sir John Glubb. Ensuite, la veille du Nouvel An de 1948, le gouvernement britannique promulgua un ultimatum menaçant Israël de guerre s’il ne cessait pas ses contre-attaques des forces égyptiennes dans la bande de Gaza et le désert du Sinaï. La Grande-Bretagne fut le seul pays de l’ONU à venir en aide à l’Egypte, dans cette affaire.
    On comprendra donc aisément la nécessité de la création de l’Anglo-Israel Association par le brigadier général Sir Wyndham Deedes, quelques semaines seulement après que la Grande-Bretagne eut enfin reconnu Israël, en 1949, des mois après l’Amérique, la Russie et d’autres Etats. Il y avait encore un énorme ressentiment contre la Guerre d’Indépendance. Au mieux, Israël ne pouvait guère être considéré que comme un casse-tête par le Foreign Office ; et pire encore, contrairement à ses voisins, Israël n’avait pas de pétrole. Sept ans plus tard, la crise de Suez n’avait rien arrangé. La manière dont Israël avait étroitement collaboré aux plans britanniques pour écraser Nasser aurait dû le rendre cher au Foreign Office, mais, bien sûr, cela n’a pas été le cas.
    Quand, en mai 1967, Nasser annonça le blocus du Détroit de Tiran, fermant ainsi l’accès, vital pour Israël, vers l’Orient, ceux qui étaient censés garantir l’accès à ces eaux internationales, et notamment les Britanniques, n’eurent pas de réaction rapide ni décisive. Et bien que Harold Wilson fût fier de ses positions pro-israéliennes, son secrétaire d’Etat, George Brown, et le Foreign Office ne s’y conformaient pas. En plus de sa tiédeur durant la Guerre des Six-Jours, la Grande-Bretagne aggrava son attitude en soutenant la résolution 242 qui, au final, demandait à Israël de se retirer « de territoires occupés » — la résolution étant si mal formulée par le Foreign Office, qu’Arabes et Israéliens continuent encore aujourd’hui de se disputer à propos de son interprétation.
    La Guerre de Kippour en octobre 1973 permit de constater un positionnement encore plus partisan du Foreign Office en faveur des Arabes et contre les Juifs. En décrétant un embargo sur les armes à l’encontre des deux belligérants, le gouvernement Heath a, en fait, empêché Israël de se procurer des pièces de rechange pour les chars Centurion de Tsahal, tout en permettant que la Jordanie en achète, sous prétexte qu’elle n’était pas — officiellement du moins — partie prenante au conflit. Les pilotes d’hélicoptères égyptiens ont même continué de s’entraîner en Grande-Bretagne, le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Sir Alec Douglas-Home, se contentant d’expliquer laborieusement à l’ambassadeur israélien qu’il valait mieux qu’ils s’entraînent en Grande-Bretagne plutôt que de se battre sur le front. Heath refusa même aux cargos américains apportant des équipements à Israël d’atterrir et de faire le plein de carburant dans nos bases de Chypre.
    Dans les années 1980, Margaret Thatcher a paru apporter une chaleur retrouvée aux relations anglo-israéliennes. Députée de Finchley [circonscription qui compte une importante communauté juive, NdT], son éducation méthodiste était en consonance avec les valeurs juives et elle fut la plus philosémite des parlementaires britanniques depuis Churchill. Pourtant, elle fut elle-même entravée par le Foreign Office, en particulier en matière de coopération pour le renseignement avec le Mossad. John Major a certes envoyé une unité SAS [Special Air Service, forces aériennes d’interventions spéciales britanniques, NdT] pour localiser et détruire les batteries irakiennes de missiles Scud, qui avaient pris Israël pour cible durant la première Guerre du Golfe, mais il s’agissait, avant tout, d’empêcher Israël de répliquer, ce qui risquait de causer le délite
ment de la coalition arabe contre Saddam.
    Après le 11-Septembre, Tony Blair a semblé apprécier la manière dont Israël menait, en première ligne, la guerre contre le terrorisme, et c’est ainsi qu’il a courageusement refusé de condamner l’intervention israélienne au Liban. Mais depuis, les interventions britanniques dans le cadre des négociations européennes avec l’Iran concernant ses ambitions nucléaires se sont montrées franchement pitoyables. [...]
    tant donné qu’il y a 22 ambassadeurs britanniques dans les pays arabes et un seul en Israël, il est peut-être naturel que le Foreign Office soit plus spontanément pro-arabe que pro-israélien. Il y a parfois eu d’excellents ambassadeurs britanniques en Israël. Cela a été le cas de votre président, Sir Andrew Burns, qui occupait ce poste au début des années quatre-vingt-dix. Et il y a également eu d’excellents ambassadeurs israéliens en Grande-Bretagne, c’est même le cas actuellement avec Ron Prosor. Reste que de telles personnalités luttent contre le courant, car le Foreign Office part du principe que les relations de la Grande-Bretagne et d’Israël devraient être constamment subordonnées aux relations avec les autres Etats du Moyen-Orient, en particulier ceux qui sont riches en pétrole, même s’ils ont un comportement des plus abominables en matière de droits de l’homme, de persécution des chrétiens, d’oppression des femmes, de châtiments corporels moyenâgeux, et ainsi de suite.
    Il me semble qu’il s’agit là d’une forme sous-jacente de racisme. La pensée du Foreign Office est que les Juifs sont censés se conduire correctement parce qu’ils sont comme nous. Et il ne faudrait rien reprocher aux Arabes, parce que eux ne sont pas comme nous. C’est ainsi que dans le domaine militaire, on attend toujours d’Israël qu’il se comporte beaucoup mieux que ses voisins, et qu’on le critique très durement, avec une hypocrisie consommée, quand dans le feu du combat pour la survie de la nation, il lui arrive de ne pas y parvenir. Le problème occupe tous les partis politiques aujourd’hui, et il en a toujours été ainsi. William Hague a demandé à Israël d’adopter une réaction proportionnée face au Hezbollah au Liban en 2007, comme si une réplique proportionnée avait jamais permis de remporter la moindre victoire contre des fascistes. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, la Luftwaffe a tué 50 000 Britanniques lors du Blitz. La réplique alliée fut de tuer 600 000 Allemands, soit douze fois plus, ce qui est légèrement disproportionné, mais c’est précisément cela qui a puissamment contribué à la victoire. Qui sommes-nous donc pour faire la leçon aux Israéliens sur la proportionnalité à laquelle devraient satisfaire leurs répliques ?
    Face au parti-pris anti-israélien massif qui est celui de nos médias si progressistes et de la BBC, il est fréquent, en Grande-Bretagne, d’oublier de se demander ce que nous ferions si nous devions affronter une telle situation. La population du Royaume-Uni est de 63 millions d’habitants, soit 9 fois la population d’Israël. En juillet 2006, pour prendre un exemple au hasard, le Hezbollah a franchi la frontière du Liban, pénétré en Israël, tué 8 soldats en patrouille et kidnappé 2 autres. Cet été-là, le Hezbollah a tiré 4 000 roquettes Katiouchas sur Israël, causant la mort de 43 civils. Pour donner une idée proportionnelle à l’ordre de grandeur britannique, en multipliant par 9, imaginons quelle serait notre réaction si une organisation terroriste basée à Calais envoyait 36 000 roquettes vers le Sussex et le Kent, tuait 387 civils britanniques, après le meurtre dans une embuscade de 72 soldats britannique et le kidnapping de 18 autres ? J’imagine que le gouvernement remuerait ciel et terre pour protéger les sujets britanniques dans de telles circonstances, et ce ne serait que normal. Pourquoi Israël devrait-il se conduire différemment ?
    Depuis que le brigadier général Deedes a fondé l’AIA en 1949, il ne s’est pratiquement pas écoulé une année où l’orateur n’ait pas dit qu’Israël traversait une crise. Et parfois, il s’agissait de crises qui concernaient l’existence même d’Israël, comme en 1956, 1967, 1973 et, comme aujourd’hui, face à la menace nucléaire iranienne. Et à présent, alors que Barack Obama semble être le président américain le moins pro-israélien depuis Eisenhower, les dangers sont encore plus évidents. Car il ne fait aucun doute qu’Obama ne fera rien pour empêcher Ahmadinejad - sans doute le plus virulent et le plus dangereux ennemi des Juifs depuis la mort d’Adolf Hitler - d’acquérir l’arme nucléaire.
    Aucun d’entre nous ne peut prétendre savoir ce qui attend Israël, mais si Israël décide de lancer une frappe préventive contre cette menace - de la même manière que Nelson avait préventivement coulé la flotte danoise à Copenhague, ou que Churchill avait préventivement coulé la flotte de Vichy à Oran -, l’Etat juif ne peut s’attendre qu’à une condamnation de la part du Foreign Office. Il devra néanmoins ignorer de telles critiques parce que, malgré tout le travail accompli par l’AIA depuis 60 ans, travail qui est d’une nécessité encore plus importante aujourd’hui, la Grande-Bretagne n’a jamais été davantage qu’un ami des beaux jours pour Israël.
    Même si l’histoire ne se répète pas, elle donne parfois une impression de déjà-vu et si le témoignage de l’Histoire a la moindre valeur, c’est de témoigner de  ceci : Pour éviter la menace d’un second Holocauste, on ne peut compter que sur Israël pour agir de manière décisive dans le meilleur intérêt des Juifs."

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Monde

- L'Indonésie boycotte les compagnies israéliennes (Guysen)
http://www.guysen.com/news_L-Indonesie-boycotte-les-compagnies-israeliennes_256175.html
   "Le ministère indonésien des Télécommunications a annoncé qu'il enquête sur des entreprises de télécommunications qui font des affaires avec Israël. Ce communiqué survient au lendemain du boycott d'Amdocs dans un appel d'offres local, car ''ses propriétaires sont israéliens''. Propos rapportés par le Jakarta Globes."

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Histoire

- Churchill comprit la centralité de l'antisémitisme dans l'idéologie nazie (Philosémitisme) - "Churchill avait si bien perçu la centralité terrifiante de l'antisémitisme dans l'idéologie nazie que Hitler renonça finalement à venir parler avec lui en 1932".
http://philosemitismeblog.blogspot.com/2009/12/churchill-comprit-la-centralite-de.html
   "Source: Le Figaro Littéraire - extraits d'un texte ("Winston Churchill, le guerrier visionnaire" d'Éric Roussel sur les « Mémoires de guerre, tome I (1919-1941) » de Winston Churchill, traduit, présenté et annoté par François Kersaudy. Editions Tallandier, 448 p, 29 €.
    "La supériorité de Churchill ne tient pas, comme on a souvent tendance à le croire, à sa seule énergie, mais à son intelligence du phénomène hitlérien. Dès 1925, il avait lu Mein Kampf et avait été convaincu de tenir entre ses mains le nouveau « coran du fanatisme de la Guerre », porteur d'un message redoutable, quoique confus et verbeux. D'emblée, la vraie raison de la haine de Hitler à l'égard des Juifs lui devint évidente : le Führer avait le culte de la force brutale, régénératrice à ses yeux. Pour lui, l'être humain n'était rien d'autre qu'un animal supérieur condamné à lutter à mort pour survivre. Les Juifs, incarnation par excellence des valeurs universelles, représentaient à ses yeux des agents de désintégration à éliminer d'urgence.
    Churchill avait si bien perçu la centralité terrifiante de l'antisémitisme dans l'idéologie nazie que Hitler renonça finalement à venir parler avec lui en 1932. Cet été-là, l'homme d'État britannique se trouvait en Allemagne afin de visiter les lieux où jadis s'était illustré son ancêtre, le duc de Marlborough, dont il préparait la biographie. Dès son arrivée, un envoyé officieux du Führer s'était manifesté avant de se volatiliser rapidement. « C'est ainsi qu'Hitler perdit son unique chance de me rencontrer », conclut superbement le mémorialiste.
    La grande force de Churchill tenait aussi à son optimisme résolu. Jamais il n'envisagea le triomphe du national-socialisme, jamais il ne douta de la capacité de ses compatriotes à se reprendre face à un danger mortel. « Lorsque vous parlez de guerre, devait-il déclarer très crânement à Ribbentrop, ambassadeur du Reich à Londres en 1937, il ne vous faut pas sous-estimer l'Angleterre. C'est un curieux pays, dont peu d'étrangers parviennent à comprendre la mentalité. Qu'une grande cause s'offre à son peuple et vous verrez de combien d'actions inattendues seront capables ce même gouvernement et la nation britannique ! »""
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Published by Occam - dans Novembre 2009
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