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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 10:24

France


- Contre la haine, résister à l’antisémitisme, Jérôme Fenoglio (Le Monde éditorial) - "Le terrorisme fondamentaliste, dont l’organisation Etat islamique est le dernier avatar, reprend tous les stéréotypes du vieil antisémitisme européen, accommodé à la sauce de l’heure, mélange de théories du complot importées du Moyen-Orient et transportées par Internet. Dans ce fatras idéologique confus, mêlant djihadisme, défense de la cause palestinienne, détestation d’Israël et archétypes racistes, c’est bel et bien la vieille théorie du « complot juif » qui est remise au goût du jour, ce sont les mêmes stéréotypes judéophobes qui finissent par tuer".
http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/14/contre-la-haine_4847229_3232.html
"Nous en sommes donc là. Dans la France de ce début de XXIe siècle, des hommes envisagent de ne plus porter un de leurs signes religieux, une kippa, parce qu’il les désigne comme cible. A Marseille et dans d’autres villes, la peur conduit des familles à appréhender leur vie quotidienne comme une survie en milieu hostile, comme une série de précautions pour temps de guerre : guetter, se cacher, dissimuler ce que l’on est. Nous en sommes donc là : être juif, dans notre pays, est redevenu un risque, qui va en s’aggravant.
C’est ce fait, glaçant, que met une nouvelle fois en lumière l’agression d’un enseignant juif, lundi 11 janvier, à Marseille, par un lycéen kurde se réclamant « de Daech ». C’est la haine implacable de cet adolescent, qui n’a exprimé devant les policiers que le regret de n’être pas parvenu à tuer sa victime, qu’il faut considérer. Sans se laisser distraire par la querelle des signes religieux, qui détourne si fréquemment, en France, des dangers majeurs de notre époque.
Le port d’une kippa, dans les rues de France, est une liberté que garantit notre République. De la même manière que le port du voile islamique ne doit évidemment exposer aucune musulmane à une attaque, verbale ou physique – comme cela arrive, malheureusement, de plus en plus souvent. Demander le retrait de ces signes religieux ne peut constituer une solution, quand ces signes respectent la loi interdisant la dissimulation du visage. Retirer sa kippa, comme vient de le recommander le président du consistoire israélite de Marseille, ne peut être envisagé que comme une précaution face à un danger imminent, nullement comme un remède durable au mal qui croît.
Ce mal, il frappe en France, plus que partout ailleurs en Europe. A Toulouse, en 2012, il portait les traits de Mohamed Merah et a tué trois élèves et un professeur – parce que juifs. A l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, il y a tout juste un an, il a assassiné, par la main d’Amedy Coulibaly, quatre personnes – parce que juives. Quand il ne tue pas, il prend la forme d’agressions récurrentes, physiques ou verbales. Et quand il ne sévit pas sur notre territoire, il est incarné par un Français : Mehdi Nemmouche, auteur en 2014 de la tuerie du Musée juif de Bruxelles.
Ce mal, il faut le considérer pour ce qu’il est : le produit des noces mortelles entre djihadisme et antisémitisme. Le terrorisme fondamentaliste, dont l’organisation Etat islamique est le dernier avatar, reprend tous les stéréotypes du vieil antisémitisme européen, accommodé à la sauce de l’heure, mélange de théories du complot importées du Moyen-Orient et transportées par Internet. Dans ce fatras idéologique confus, mêlant djihadisme, défense de la cause palestinienne, détestation d’Israël et archétypes racistes, c’est bel et bien la vieille théorie du « complot juif » qui est remise au goût du jour, ce sont les mêmes stéréotypes judéophobes qui finissent par tuer.
Ce mal, il est aussi l’expression la plus radicale d’un antisémitisme banalisé, normalisé, qui s’exprime prioritairement dans une frange de la population musulmane, mais aussi ailleurs, notamment chez les inspirateurs de l’extrême droite. Il est la manifestation violente de cette libération d’une parole haineuse, d’une montée de la propagande raciste – dont les musulmans sont les autres victimes. Cette banalisation est l’une des sinistres marques de notre époque, irréductible à telle ou telle explication géopolitique.
Comment résister à cette propagation du mal ? L’Etat joue son rôle, en déployant des moyens importants de protection des Français juifs. Mais, au-delà de cette réponse défensive, la riposte la plus efficace est aussi la plus symbolique. Elle concerne l’ensemble de la société, qui doit manifester une solidarité, sans faille et sans réserve, avec nos compatriotes juifs. Qui doit réaffirmer, face aux tentations de départ, que leur place est en France. Il n’y a pas de meilleure manière de s’opposer aux rêves djihadistes de division des communautés et de guerre civile."

- 43 % des juifs déclarent avoir déjà subi une agression antisémite, Cécile Chambraud (Le Monde) - "cette proportion passe de 21 % chez ceux qui ne portent pas la kippa à 77 % de ceux qui la portent régulièrement ou systématiquement".
http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/01/15/47-des-hommes-juifs-declarent-avoir-deja-subi-une-agression-antisemite_4848059_3224.html
"C'est la première enquête de cette envergure auprès des Français juifs et ses enseignements sont dévastateurs. Selon une étude conduite en septembre 2015 par l'IFOP auprès d'un échantillon de 724 personnes se déclarant de confession juive ou ayant au moins un parent juif, interrogées sur plusieurs vagues de sondages, 43 % des sondés affirment avoir déjà été "agressés parce que juifs" (dont 18 % "de nombreuses fois" et 14 % plusieurs fois), 51 % avoir fait "l'objet de menaces parce que juifs" et 63 % avoir été "insultés parce que juifs".
Cette enquête sert de base au livre L'an prochain à Jérusalem ?, de Jérôme Fourquet et Sylvain Manternach (Editions de l'Aube, Fondation Jean-Jaurès, 240 p., 20 euros).
Les pratiquants sont plus souvent victimes de ces faits. C'est notamment le cas des hommes qui portent la kippa (24 % la portent systématiquement ou régulièrement, 35 % de temps en temps ou rarement et 41 % jamais). Ainsi, alors que 47 % des hommes juifs déclarent avoir déjà fait l'objet d'au moins une agression antisémite, cette proportion passe de 21 % chez ceux qui ne portent pas la kippa à 77 % de ceux qui la portent régulièrement ou systématiquement. L'enquête indique par ailleurs que 42 % des juifs se disent non pratiquants, 22 % peu pratiquants, 26 % assez pratiquants et 10 % très pratiquants.
L'une des conséquences de ce climat est la tentation de quitter la France, pour Israël ou ailleurs. Le projet d'émigrer en Israël est directement lié au fait d'avoir subi des actes antisémites : 70 % de ceux qui envisagent sérieusement l'alya ont déjà été exposés à des faits antisémites, contre 25 % de ceux qui n'y ont jamais songé.
Dans la population globale, la tentation d'un départ vers l'étranger, présente chez les plus jeunes, s'affaiblit avec l'âge et l'installation dans la vie familiale et professionnelle. "Pour les juifs, on constate au contraire qu'il n'y a pas de baisse chez les 35-50 ans, qui sont aussi ceux qui s'inquiètent pour leurs enfants", note Jérôme Fourquet."

- Retirer la kippa : "il serait très imprudent d'être si prudent", Raphaël Enthoven (Europe 1, Vidéo 3mn)
http://www.dailymotion.com/video/x3mcryw_retirer-la-kippa-tres-imprudent-d-etre-si-prudent_news

- Actes antisémites en France : des hausses souvent liées à l'actualité, Blandine Le Cain (Le Figaro) - "Le début des années 2000 (avec la seconde intifada) a marqué un revirement dans les actes antisémites, qui diminuaient jusqu'alors régulièrement".
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/01/14/01016-20160114ARTFIG00279-actes-antisemites-en-france-des-hausses-souvent-liees-a-l-actualite.php
"[...] Le nombre d'actes recensés par le SPCJ et le ministère de l'Intérieur n'affiche pas une évolution uniforme. Il connaît des pics réguliers, dont l'année 2014 est un exemple particulièrement marquant, avec 851 actes recensés. En septembre 2014, le ministre de l'intérieur s'inquiétait ainsi de cette tendance et du fait que «les niveaux déjà atteints en 2002, 2004 ou 2009» pourraient être atteints. Ces trois années ont en effet été marquées par des hausses importantes d'actes antisémites. À chaque fois, un lien avec des éléments d'actualité, bien souvent au Proche-Orient, a été observé. «Si l'actualité ne saurait constituer le seul facteur explicatif, celle-ci peut constituer un agent amplificateur sur des phénomènes structurels», relevait récemment la commission.
Le début des années 2000 (avec la seconde intifada) a marqué un revirement dans les actes antisémites, qui diminuaient jusqu'alors régulièrement. «À l'exception d'une agression et de deux dégradations imputables à l'extrême droite, les diverses exactions constatées impliquent très fréquemment des acteurs originaires des quartiers dits “sensibles”, souvent délinquants de droit commun par ailleurs, qui essaient d'exploiter le conflit du Proche-Orient», écrivait la CNDH dans son rapport de 2002.
De même, en 2004, la CNDH rappelait que, «comme constaté après les attentats islamistes de 1995 mais surtout avec la flambée de l'année 2000, les auteurs connus des actes visant la communauté juive n'appartiennent plus» à des groupes assimilés à l'extrême-droite, «mais aux milieux d'origine arabo-musulmane». L'année 2004 reste à l'heure actuelle la plus marquée par les actes antisémites, avec 970 actes recensés (contre 601 l'année précédente).
En 2009, «la tendance vers une recrudescence de la violence à caractère antisémite» s'explique également, en partie, par l'offensive de l'armée israélienne (l'opération «Plomb durci») sur Gaza, bien que «ces événements ne devraient pas pour autant suffire à expliquer, à eux seuls, la recrudescence de phénomènes violents», soulignait la CNDH.
Au-delà de la tendance à la hausse, l'analyse du détail des actes antisémites donne un éclairage supplémentaire. En 2014, les actions - un acte ayant donné lieu à une violence concrète, tels que des incendies, des violences ou du vandalisme - ont ainsi augmenté de 130%, là où les menaces - propos, geste menaçant, tract... -, croissent d'environ 90%. L'augmentation se traduit donc également par un violence accrue. [...]
Le SPCJ le souligne : en 2014, un acte à caractère raciste recensé sur deux est classé comme antisémite. Cette proportion, importante, a augmenté sur les trois dernières années, passant d'un tiers à la moitié, pour une population juive d'environ 500.000 personnes en France.
Toutefois, ces comparaisons doivent, là encore, être menées avec prudence. Le SPCJ effectue ce travail de relevé, qu'il confronte désormais avec les chiffres du ministère de l'Intérieur, depuis 1980 et l'attentat de la rue Copernic. La comptabilisation des actes spécifiquement antimusulmans n'existe, quant à elle, que depuis 2011. Ce recensement récent et les moyens encore modestes de sa mise en œuvre ont un impact sur les chiffres collectés, souligne la CNDH, qui insiste sur la nécessité de prendre en compte les autres études qualitatives, au même titre que pour les actes antisémites. [...]"

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Israël

- Breaking the Silence spokesperson's lies refuted by his former army-mates (Elder of Ziyon) - "Avner Gvaryahu is the public face of Breaking the Silence, writing articles in Western media about how immoral the Israeli army is, and relating it to his own army experiences. Now his fellow soldiers wrote a letter saying that he is full of it".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2016/01/bts-spokespersons-lies-refuted-by-his.html


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Intifada ?

- Cisjordanie : un Palestinien attaque un soldat israélien au couteau [jeudi] (AFP) - "L'attaque s'est produite au nord-est de Hébron à l'intersection de Beit Einoun, déjà théâtre de faits similaires mardi".
https://fr.news.yahoo.com/cisjordanie-palestinien-attaque-soldat-isra%C3%A9lien-au-couteau-084653475.html

- Pourquoi les camps de réfugiés de Cisjordanie refusent de se joindre à la ‘3e intifada’, Avi Issacharoff (Times of Israel) - "les résidents locaux jouissent d’une des périodes les plus calmes qu’ils ont vécues au cours de la dernière décennie. Et beaucoup ne veulent pas que cela change".
http://fr.timesofisrael.com/pourquoi-les-camps-de-refugies-de-cisjordanie-refusent-de-se-joindre-a-la-3e-intifada/
"Jénine, Cisjordanie – Sous un panneau montrant Saddam Hussein aux côtés de divers shahid (martyrs) bien connus, les résidents du camp de Jénine sont engagés dans un débat houleux. La question est de savoir s’il faut mettre en place une bannière commémorant le « shahid » Nashat Milhem, le terroriste arabe israélien qui a tué trois Israéliens dans une fusillade dans le centre de Tel Aviv le 1er janvier.
Le camp de réfugiés de Jénine est devenu un symbole de la violence au cours de l’opération Rempart en 2002. Ce fut ici que la bataille la plus dure contre l’armée israélienne a eu lieu : 23 soldats israéliens ont été tués, 13 d’entre eux dans le pire incident qui a eu lieu lors de l’opération, et des dizaines de Palestiniens ont été tués.
Les résidents du camp sont à la recherche de nouveaux ‘héros’ depuis mais tout le monde ne se montre pas enthousiaste à l’idée d’accepter un monument pour Milhem. Un employé dans un magasin de vêtements à proximité a affirmé que l’installation d’une telle bannière amènera les troupes israéliennes et le Shin Bet dans le camp. « Pourquoi aurions-nous besoin de cela maintenant ? », s’est-il interrogé.
Après les années difficiles et tumultueuses que le camp a endurées, aujourd’hui, alors même que l’« intifada des couteaux » fait rage ailleurs, les résidents locaux jouissent d’une des périodes les plus calmes qu’ils ont vécues au cours de la dernière décennie. Et beaucoup ne veulent pas que cela change. « Il n’y a pas eu de Juifs ici depuis des mois, et l’Autorité palestinienne n’est pas venue non plus », a déclaré M., un ancien homme recherché qui a purgé une peine de quatre ans dans une prison palestinienne et qui a également été détenu dans une prison israélienne avant cela. « Donc, vous voyez : tout le monde ici est plus calme ». [...]
« Et soyons honnêtes », poursuit-il. « Qu’avons-nous gagné de la Seconde Intifada ? Qu’avons-nous obtenu ? Ceux d’entre nous qui vivent ici dans le camp ont payé le prix le plus lourd. Et qu’est-ce que cela a fait pour nous ? Avons-nous obtenu une représentation au Conseil révolutionnaire [l’un des groupes dirigeants] ou au Comité central [le groupe de direction suprême du Fatah] ? Alors, pourquoi devrions-nous prendre part à cela ? Qu’obtiendrons-nous en envoyant un enfant poignarder quelqu’un avec un couteau ? Juste hier [lundi], quelques adolescents ont essayé de poignarder une personne près de Hermesh. Est-ce que cela a mis quelqu’un en colère ? ». [...]
Beaucoup de gens à Jénine et dans les autres importants camps de réfugiés en Cisjordanie ne croient pas que la flambée de violence de ces derniers mois durera, ou que cela conduira à un changement. Cela est vrai à la fois à Jénine et à Balata, près de Naplouse – les deux camps qui ont joué un rôle de premier plan dans les attaques terroristes et les conflits pendant les deux premières Intifadas.
Tout cela peut avoir à faire avec les processus de changement les plus profonds qui sont en cours dans la société palestinienne, y compris la « distanciation » que les habitants des camps de réfugiés ressentent envers l’Autorité palestinienne et les gens qui vivent dans les villes. Le manque de participation des résidents des grands camps de réfugiés en Cisjordanie est l’une des principales raisons pour lesquelles cette Intifada n’est pas devenue un soulèvement de masse après trois mois et demi avoir commencé et montre même les premiers signes de déclin. Conscient de cela, le Hamas essaie d’intensifier le conflit en se livrant à des fusillades et des attentats-suicides. Mais le nombre d’attaque aux couteaux et à la voiture bélier est en baisse, tout comme le nombre de ceux qui prennent part aux manifestations.
Sabr, un ami de M. et également un ancien homme recherché, tente d’expliquer. « Ici, dans le camp, nous sommes un pays différent », a déclaré Sabr. « Il n’y a pas d’AP ou Abu Mazen (Mahmoud Abbas) ici. Chaque maison dispose d’un shahid ici ou quelqu’un en prison. On m’a tiré dans la jambe. Et tout le monde – ceux qui ont été tués, les prisonniers et les blessés – ont été laissés derrière, oubliés. Nous nous sommes battus et avons payé un prix, et nous avons été oubliés ». [...]
M. cite un ancien dicton à propos de la guerre en nous donnant la version palestinienne. « L’Intifada : les intellectuels la planifient, les pauvres la mènent et les lâches la volent. Et voilà ce qui nous est arrivé. La deuxième Intifada nous a été volée ». « Laissez-nous vivre dans la paix et la tranquillité », a déclaré M.. « Nous ne voulons rien. Nous voulons vivre ensemble avec les Israéliens. Nous n’avons aucun problème avec cela. Ils sont nos cousins. Nous allons vivre avec eux en paix ».
Mais que dire de l’Etat palestinien ? Après tout, l’AP promet qu’il obtiendra la reconnaissance de l’Etat de la Palestine. « L’Etat palestinien est un non-sens », a expliqué Sabr. « Les discussions existent ici depuis 20 ans sans [donner aucun] résultat. Nous sommes toujours sous occupation. Alors laissez-les ouvrir les points de passage frontaliers pour nous, laissez-nous vivre une vie normale, et voilà. En ce qui me concerne, les Juifs peuvent vivre avec moi dans le même bâtiment. Voilà comment nous serons en mesure de vivre à Haïfa et à Tel-Aviv. Je vais vous dire plus que cela. Si les Palestiniens devaient se voir offrir la possibilité de vivre dans un seul Etat avec les Juifs, 95 % diraient oui et signerait. 95 %. Pour que cela se finisse. [Il y en a eu] assez [maintenant] ». [...]
Qu’en est-il de l’Autorité palestinienne ? Sabr passe à l’offensive. « Nous n’avons aucun espoir ou pas confiance en l’AP. Nous sommes malades et fatigués d’eux. Nous avons des problèmes avec eux tout le temps, pas seulement avec les Juifs ». L’ami de Sabr, Yassin interrompt dès que les insultes contre l’Autorité palestinienne commencent à se faire entendre. « Je vais vous l’expliquer », a-t-il débuté. « Ceux qu’Israël a arrêté et libéré – l’Autorité palestinienne les arrête. Et ceux que l’AP libère, Israël les arrête. Comprenez-vous comment cela fonctionne entre eux ? ». [...]"


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Gaza & Hamas

- Report: Two Palestinian Youths Killed by Israeli Fire Near Gaza Border [vendredi] (Haaretz) - "Israel's military said Palestinians rushed the border and tried to damage the fence. Soldiers called on them to stop and fired warning shots in the air. When they persisted, troops fired "at rioters posing a threat of infiltration"."
http://www.haaretz.com/israel-news/1.697665

- Gaza : une cour militaire prononce 4 peines de mort pour espionnage (AFP) - "Les quatre condamnés sont notamment accusés d’avoir livré des informations sur les véhicules ou les domiciles de Palestiniens pour aider Israël à les assassiner".
http://fr.timesofisrael.com/gaza-une-cour-militaire-prononce-4-peines-de-mort-pour-espionnage/

- Gaza : un journaliste palestinien détenu par le Hamas affirme avoir été "torturé" (AFP) - "Ayman al-Alul (44 ans), journaliste de l'agence de presse Arab Now, était détenu par les services de sécurité du Hamas depuis le 3 janvier avant sa libération lundi" ; "Il affirme que l'objectif de sa détention est "d'empêcher les critiques contre le gouvernement de Gaza", rappelant qu'il avait été détenu pendant six jours il y a deux ans. Mais Ayman al-Alul se dit déterminé à continuer à communiquer sur Facebook, en modérant cependant ses critiques envers le gouvernement du Hamas".
https://fr.news.yahoo.com/gaza-journaliste-palestinien-d%C3%A9tenu-hamas-affirme-avoir-%C3%A9t%C3%A9-100251232.html

- Gaza farmers expect to export up to 400 tons of strawberries to the West Bank this year (Elder of Ziyon) - "Besides strawberries, Gaza farmers export tons of a cucumbers, tomatoes, eggplant, sweet peppers and zucchini".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2016/01/gaza-farmers-expect-to-export-up-to-400.html

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"Processus de paix"

- PA TV host: The Protocols of the Elders of Zion is authentic Jewish plan (Vidéo 1mn14) - "They are the slayers of the prophets and the slayers of the innocent. There is a falsified Biblical base to their path of blood".
https://www.youtube.com/watch?v=8qjjLcucBps

- Palestinian girl’s hate speech: “The Jews killed Arafat” (PMW) - voir la vidéo ici.
http://www.palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=16903
"A young Palestinian girl expressed her belief that “the Jews killed Arafat” last week on the official Palestinian Authority TV children’s program Children’s Talk. Her father had taught her that “Arafat wanted to fight in order to free Palestine, and suddenly the Jews killed him and he died as a Martyr,” she said. The TV host immediately confirmed this to be true:
"- Official PA TV host: “What do you know about Yasser Arafat? You were not born yet when he died as a Martyr (Shahid). Did your father tell you a lot about him?
- Girl: “Yes.”
- Official PA TV host: “Very nice. What did he tell you about him?
- Girl: “Yasser Arafat wanted to fight in order to free Palestine, and suddenly the Jews killed him and he died as a Martyr.”
- Official PA TV host: “My dear, may Allah have mercy on his soul and on the souls of all our Martyrs. It is happening at the moment to all of our Martyrs. But he [Arafat] was the leader and the symbol... Yasser Arafat is a legend, a special man. His wish was to die as a Martyr, and he did indeed die as a Martyr. However, when the occupation understood that he would not give up on his great dream, which was the liberation of Palestine, unfortunately they killed him.” [Official PA TV, Jan. 8, 2016]
Click to view [...]"

- Fatah official: US created ISIS as part of “American infernal plot” (PMW) - "ISIS is an American product, necessary for the establishment of an Islamic state in order to justify the existence of a Jewish state, in which there is no place for Palestinians."
http://www.palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=16909
"During an interview with the Iraqi paper Al-Mashriq, Fatah Central Committee member Abbas Zaki described what he called "the American plot" in the Arab region. Zaki claimed that the US has destroyed some Arab states and denied others help in order to weaken them so they would be unable to tackle Israel: "The American plot began by targeting the heart of the Arab nation, by destroying Iraq and Syria, and weakening Egypt... The strong Arab states did not receive support that would enable them to deal with Israel and stop its spread on Arab land." [Al-Mashriq (independent Iraqi newspaper), Jan. 10, 2016]
Zaki called this a "infernal plot to dismantle the Arab nation, split it, and kill its spirit of solidarity." The next step in the American plan was, according to Zaki, to create ISIS and with it an Islamic state, whose existence would then serve as the ultimate justification for the need to establish a Jewish state - with no Palestinians: "ISIS is an American product, necessary for the establishment of an Islamic state in order to justify the existence of a Jewish state, in which there is no place for Palestinians." [...]"

- Rabin Would Not Have Supported the Positions of Today’s Israeli Left, Morton A. Klein & Daniel Mandel (Algemeiner) - "Why? For an answer, go no further than Rabin’s last speech to the Knesset, delivered on October 5, 1995, just one month before his murder, in which he outlined in considerable detail his peace vision".
http://www.algemeiner.com/2016/01/15/rabin-would-not-have-supported-the-positions-of-todays-israeli-left/
"What would have happened if Israeli Prime Minister Yitzhak Rabin hadn’t been murdered? Would history have been altered?
Not according to former IDF Intelligence chief and Labor Party frontbencher Amos Yadlin, who said the following last week. “He would have lost the elections in any event to Binyamin Netanyahu in ’96. The public atmosphere in the country was that the Oslo process failed, the terror attacks of [Islamic] Jihad and Hamas were unacceptable and Rabin himself would have reconsidered Oslo. I have no doubt that he lost his trust, if he even had it, in Yasser Arafat.”
Yet, whether or not Yadlin is correct — and he might well be — Rabin’s murder actually did alter history. It created a mythology on which subsequent Israeli leaders have acted, or felt obliged, to act. One need only read the pronouncements of some avowedly left-wing American Jewish groups last November on the twentieth anniversary of Rabin’s murder to see that mythology in full flight.
For example, J Street: “We stand for the legacy of Yitzhak Rabin — responsible leadership, bold vision, pursuit of peace. The current Israeli government has ignored that legacy.” Indeed, J Street, American Friends of Peace Now, the New Israel Fund, Ameinu, T’ruah and Partners for Progressive Israel, and Living Rabin’s Legacy produced a ‘Statement of Principles,’ calling upon American Jews and Israelis to “recommit to carrying out Rabin’s legacy.”
This legacy was not defined by the Statement’s framers, but there is little mystery surrounding their meaning: the cause of creating a Palestinian state alongside Israel. This might be regarded now as undebatable, given that the defunct Oslo peace process commenced under Rabin’s stewardship, but this is not so.
Why? For an answer, go no further than Rabin’s last speech to the Knesset, delivered on October 5, 1995, just one month before his murder, in which he outlined in considerable detail his peace vision:
- No fully sovereign Palestinian state: “We would like this to be an entity which is less than a state, and which will independently run the lives of the Palestinians under its authority.”
- No total withdrawal from Judea and Samaria and thus a return to the pre-June 1967 borders: “The borders of the State of Israel, during the permanent solution, will be beyond the lines which existed before the Six Day War. We will not return to the 4 June 1967 lines.”
- No withdrawal from the Jordan Valley: “The security border of the State of Israel will be located in the Jordan Valley, in the broadest meaning of that term.”
- Establishing, not uprooting, settlement blocs, like the Gush Katif bloc in Gaza (subsequently uprooted by former Prime Minister Ariel Sharon): “The establishment of blocs of settlements in Judea and Samaria, like the one in Gush Katif.”
- Not removing any settlements before concluding a full peace agreement with the Palestinians: “…we came to an agreement, and committed ourselves before the Knesset, not to uproot a single settlement in the framework of the interim agreement, and not to hinder building for natural growth.”
- Israeli retention of full security control of the borders with Egypt and Jordan: “The responsibility for external security along the borders with Egypt and Jordan, as well as control over the airspace above all of the territories and Gaza Strip maritime zone, remains in our hands.”
Yet, since that date, Rabin’s successors have agreed to Palestinian statehood, albeit with limitations on its sovereignty; uprooted Jewish communities in Gaza and the West Bank without first securing a peace settlement; proposed near-total Israeli withdrawal to the pre-June 4, 1947 lines; relinquished control over the Gaza/Egypt border, and more — without having succeeded in securing peace. In short, Rabin’s successors have been considerably less cautious and more concessionary than he.
Would Rabin have gone further, had he lived, as his successors have done? Not according to Yadlin. Nor according to his daughter Dalia, who said in 2010 that, “Many people who were close to father told me that on the eve of the murder he considered stopping the Oslo process because of the terror.” [...]"

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Syrie

- Israeli Diplomat: Iran Wants to Turn Syria Into a Base for Attacking Israel (CAMERA) - "by incorporating part of Syrian into the Iranian state, Tehran would gain “a strategic foothold along Israel’s northern border”—a possibility which Dore Gold said Israel “cannot accept”."
http://blog.camera.org/archives/2016/01/israeli_diplomat_iran_wants_to.html

- L'armée américaine reconnaît de nouvelles victimes civiles lors de frappes en Irak et Syrie (AFP) - "Le Centcom, le commandement militaire américain au Moyen-Orient, a indiqué vendredi dans un communiqué que cinq bombardements en Irak et Syrie entre avril et juillet dernier avaient "probablement provoqué la mort de huit civils et blessés trois autres personnes". La coalition ne reconnaît les victimes civiles de bombardements qu'après des mois d'enquête. Elle avait déjà reconnu la mort de quatre civils en mars à un point de contrôle à Hatra, en Irak et celle de deux enfants en novembre à Harem, en Syrie. [...] Mais la coalition est accusée de sous-évaluer les pertes civiles provoquées par ses bombardements. L'ONG Airwars basée à Londres, qui compare et compile les informations publiquement accessibles, estime que ces pertes pourraient en réalité se chiffrer en centaines, voire dépasser le millier".
https://fr.news.yahoo.com/pentagone-reconna%C3%AEt-huit-nouvelles-victimes-civiles-lors-frappes-160030836.html

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Iran

- L'Iran organise un nouveau concours de caricatures niant la Shoah (i24)
http://www.i24news.tv/fr/actu/international/moyen-orient/99075-160114-l-iran-organise-un-nouveau-concours-de-caricatures-niant-la-shoah
"L'Iran a annoncé qu'il allait organisait une nouvelle édition du concours de caricatures niant la Shoah, deux semaines avant les célébrations de la Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité. Le concours, organisé par la ville de Téhéran, appelle les caricaturistes du monde entier à envoyer des œuvres satiriques, niant la Shoah.
Selon les organisateurs, le but du concours est de mettre en évidence le "deux poids deux mesures" dans le monde, en référence au soutien du droit de caricaturer le prophète musulman Mahomet, dont la représentation est interdite dans l'islam. La compétition, qui se tiendra en juin 2016, devrait attirer les dessins d'artistes de 50 pays, a indiqué en l'agence de presse officielle iranienne le mois dernier. Le prix du concours passera par ailleurs de 11.000 euros à 46.000 euros [...]"

- Nucléaire iranien : "les sanctions seront levées aujourd'hui" (AFP)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/01/16/97001-20160116FILWWW00037-nucleaire-iranien-les-sanctions-seront-levees-aujourd-hui.php
"Les sanctions contre l'Iran "seront levées aujourd'hui", a déclaré ce samedi matin le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif dès son arrivée à Vienne, a rapporté l'agence Isna. "Aujourd'hui, c'est un bon jour pour le peuple iranien et les sanctions seront levées", a déclaré Zarif qui a ajouté qu'il s'agissait aussi d'un bon jour "pour la région" et "pour le monde".
En effet, les deux principaux artisans de l'accord nucléaire iranien, le secrétaire d'Etat américain John Kerry et son homologue iranien doivent se retrouver ce samedi à Vienne pour y finaliser la mise en oeuvre de ce texte qui prévoit la levée des sanctions internationales frappant Téhéran. Zarif doit participer à une cérémonie pour l'annonce de la mise en oeuvre de l'accord nucléaire. Cette cérémonie doit avoir lieu samedi selon les médias iraniens qui n'excluent cependant pas qu'elle se tienne dimanche. [...]"

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Histoire

- Palestinian recalls 1948: "They didn't expel us" (Vidéo 40 secondes) - "A short clip from the documentary "Udna-Return- Al Lajjun". The interviewer presses an elderly Palestinian to recall how he and his fellow villagers were expelled, the elder firmly maintains that they were not expelled but left of their own accord".
https://www.youtube.com/watch?v=4jRMtLAf2tY
- MUST WATCH: 1948 Palestinian: “We Fled..They Didn’t Expel Us”, Aussie Dave (Israellycool) - "As renowned Israeli historian Benny Morris has noted, while there were expulsions (as can happen during wartime with a hostile population), many of the 700,000 Arab refugees were ordered or advised by their fellow Arabs to abandon their homes. There were also those who fled in fear"; "An admission by the elderly man that they fled in fear due to the “real war” going on, and his insistence about this despite the interviewer (his grandson) trying to get him to say they were expelled".
http://www.israellycool.com/2016/01/13/must-watch-1948-palestinian-we-fled-they-didnt-expel-us/

- Persecution of Jews in Muslim countries, 1841 (Elder of Ziyon) - From The History of the Hebrew Nation: From Its First Origin to the Present Time By Rev. Joshua William Brooks, 1841: "In the year 1823, at the same Damascus, all the Jews suspected of having property were thrown into prison, and compelled to pay forty thousand purses or lose their heads. At Safet, in 1834, their houses were stripped, and great personal cruelties inflicted upon them, for the like purpose of extorting money; and generally in Syria they were compelled to work for the Turks without payment, being bastinadoed if they remonstrated. The lowest fallaah would stop them when travelling, and demand money as a right due to the Musselman; which robbery was liable to be repeated several times a day upon the same Jew"; "The occupation of Syria by the Egyptians did not mitigate the hard condition of the Jews of Palestine' They were still defrauded and insulted; the commonest soldier would seize the most respectable Israelite, and compel him by blows to sweep the streets, and to perform the most degrading offices. The contempt indeed in which they are held by Mahometans, however difficult to be accounted for, exceeds that which they have experienced in Christian lands. In the East they are truly become a proverb, the term Jew being applied despitefully, as the most reproachful and degrading known".
http://elderofziyon.blogspot.fr/2016/01/persecution-of-jews-in-muslim-countries.html

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